Covid-19: la politique du gouvernement était-elle raisonnable?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
François-Xavier Bel-Ami pendant la crise sanitaire vous avez été de ceux qui ont plutôt critiqué la politique sanitaire et notamment le Pass le Pass sanitaire européen je crois que vous avez voté contre au nom de la défense des libertés j'ai eu souvent à la Finkielkraut en colère alors il râlait contre moi parce que c'était assez d'accord avec vous mais voilà comme j'ai pas je moi je ne débat pas avec elle a un fil que le crotte c'est bien que vous ayez ce débat entre vous et donc à l'infini que le compte vous vous considériez que la politique sanitaire était une bonne chose et qu'il convenait peut-être de voilà de limiter les les libertés pour une période temporaire puisque on était dans une situation exceptionnelle il est vrai que le gouvernement instauré l'état d'exception mais il n'a pas fait on se frottant les mains en se disant je vais pouvoir exercer enfin l'intégralité de mon pouvoir de ma puissance parce que je ne désire que ça je suis un Léviathan empêché et maintenant ligoter et maintenant voilà les liens se desserrent fais ce que je veux j'emmerde tout le monde non ce que ce gouvernement fait comme les autres ce qu'il veut c'est assuré le bien-être de ses concitoyens donc de voir fermer les les magasins de voir freiner la croissance c'était pour lui un véritable crève-cœur il l'a fait pour empêcher que pour pour arrêter la contamination et pour qu'on en arrive jamais ou en tout cas le moins possible à faire le tri dans les hôpitaux entre les malades celui-là on va le soigner parce que il est encore jeune et vigoureux Finkielkraut avec toutes ces maladies c'est pas la peine il a déjà bien vécu non le gouverneur français n'a pas fait ça et il est vrai que je ce qui me surprend c'est que cela même qui si vous voulez s'inquiète de voir la logique des droits individuels détruire l'esprit républicain et bien dénonce la politique sanitaire menée par le gouvernement comme une atteinte au liberté alors peut-être à certains moments est-il allé un peu trop loin mais nous étions dans une situation d'incertitude tout le monde tâtonnait et les gouvernements qui ont choisi une autre politique liberté individuelle ça a donné quoi ça a donné bolsonaro au Brésil et des dizaines sinon des centaines de milliers de morts de même aux États-Unis dans certains états donc je crois à cet égard que la politique menée en France était tout à fait raisonnable ce que vous allez juger cette politique raisonnable François-Xavier belamier est-ce que vous étiez indifférent au sort d'Alain Finkielkraut ou pas nous tenons à l'infini creuse qui a encore beaucoup de livres à publier et beaucoup de choses à nous dire mais non il me semble que cette politique était effectivement déraisonnable je ne mets pas toutes les mesures dans ni tous les moments dans le même panier parce que le premier confinement effectivement ressemblait à cette situation d'incertitude que vous avez décrite et dans un moment d'incertitude il fallait bien sûr prendre des mesures quelques draconiennes qu'elle puisse être pour éviter le pire et souvent la politique c'est d'abord cela pas seulement chercher le meilleur mais évitez le pire maintenant j'ai été pour ma part profondément révolté en effet par le Pass sanitaire qui n'est pas exactement la même chose que ce premier confinement d'abord parce qu'il était absolument déraisonnable du point de vue même de l'épidémiologie et d'ailleurs je crois que quelque chose de très grave c'est passé dans ce moment qui est le mensonge public des autorités les plus importantes et qui a été d'ailleurs aujourd'hui encore n'a jamais été reconnu comme tel et pourtant c'est très grave quand le Premier ministre de la France est venu sur le plateau du journal télévisé nous dire que si on était vacciné on ne pouvait plus contaminer personne et que c'était le principe du pas sanitaire il mentait puisque nous le savons très bien des gens qui étaient vaccinés pouvaient parfaitement être contaminé et être contagieux et en fait paradoxalement on a fait une faute contre la science elle-même le vaccin avait une utilité manifeste pour prévenir les formes graves du virus et donc il fallait bien sûr faire en sorte que les gens qui étaient susceptibles de faire des formes graves du virus soit vaccinés et de de ce point de vue là le procès qui a été fait aux gens qui se sont opposés à ces mesures d'être des antivaxins étaient un procès malhonnête intellectuellement mais le propre du vaccin c'est de ne pas lui demander ce qu'il ne donne pas or le vaccin n'empêchait pas d'être contaminé n'empêchait pas d'être contagieux de ce point de vue là totalement déraisonnable était la politique de vaccination générale qui a été jusqu'à vacciner des enfants de moins de 10 ans dont tout le monde savait parfaitement qu'il ne pouvait pas faire de formes ils ont pas menti délibéré ils ont cherché à faire le mieux et peut-être qu'ils n'ont pas complètement réussi mais on peut je veux dire on ne peut pas se servir du savoir à qui depuis leur pour condamner leurs intentions mais le savoir était déjà à ce moment-là disponible et quoi ne serait-ce que le savoir de qui faisait des formes graves parce qu'on s'en est rendu compte tout de suite pour le coup et je crois pour terminer que dans l'équilibre général des décisions politiques qui imposent parfois des discernements difficiles un élément central consiste à ne pas renoncer malgré tout à des principes essentiels le confinement a été supporté par tous les Français et de ce point de vue là il y avait ici une expérience justement de la communauté civile qui affronte ensemble un danger lorsque nous sommes rentrés dans la logique du pas sanitaire et on l'a vu jusque dans les déclarations du président de la République qui disait qu'il voulait emmerder les non vaccinés je crois que là on est sorti très très loin d'une politique sanitaire en été en réalité complètement tombé dans une logique du bouc émissaire qui n'avait rien à voir avec une véritable tentative de prévention je termine en disant qu'il y a quelque chose comme un précédent pour moi absolument terrible un précédent qui venait rompre avec ce que le président de la République lui-même avait promis en disant trois mois plus tôt avant le Pass sanitaire que jamais le vaccin ne serait un moyen de discriminer les gens et c'était d'ailleurs ce que préconisait aussi l'organisation mondiale de la santé je ne suis pas des sources ou des obsédés antifax vous n'êtes pas les composition elle-même et les sources publiques les plus importantes reconnaissaient la nécessité de ce principe fondamental nous sommes rentrés dans une logique qui encore une fois sans aucune espèce de justification épidémiologique parce que le vaccin n'empêchait pas d'être contagieux nous sommes rentrés dans une logique qui fait et qui fait d'ailleurs toujours aujourd'hui puisqu'il y a encore aujourd'hui des gens qui sont suspendus de leur métier des soignants des pompiers parce qu'ils ne sont pas vaccinés alors qu'encore une fois on a demandé on a demandé aux infirmières de et aux personnels soignantes ce vacciner on a demandé alors on a demandé à des soignants malades du covid qui était atteint du virus de venir travailler dans les hôpitaux mettant en danger effectivement pour le coup des gens qui sont susceptibles d'être particulièrement vulnérables alors que des gens qui sont en parfaite santé mais qui simplement ne se sont pas fait vacciner parce qu'encore une fois je comprends moi je dois dire je comprends un jeune de 20 ans un jeune soignant un jeune infirmier une jeune je comprends pas mais qu'est-ce qu'il va lui arriver mais le principe du vaccin on va tous été revenons à la rationalité des djokovics revenons à la rationalité scientifique le principe du vaccin c'est un choix de bénéfice et de risques aucun oui pharmaceutique aucun produit pharmaceutique n'est dépourvu de risque le moindre médicament le moindre cachet de doliprane que vous avez les et suivi d'une notice d'effet indésirables potentiels c'est quand même complètement fascinant c'est fascinant que sur ce sujet on est perdu la raison au point de faire comme si il pouvait y avoir un produit médical qui n'est absolument aucun effet secondaire possible vous avez perdu la raison à l'infini des Viki il a un large sourire quand je vous écoute donc je suis un contre deux je l'accepte quatre fois et franchement j'ai pas eu peur des effets secondaires je me suis pas posé de questions je pense franchement que il y avait il y a les les raisons de persuader le le soignants de ne pas se faire vacciner alors qu'on travaille soi-même dans un hôpital me semble incomplète incompréhensible [Musique]
François-Xavier Bellamy