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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 13 novembre 2023 5 min

Déficit de l'Assurance maladie : « Ces chiffres rendent urgente la recherche de soutenabilité »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

car oui les difficultés existent et des fragilités redoutables persistent le contexte macro-économique sera marqué cette année encore par la pression inflationniste et par une dégradation des comptes de la sécurité sociale notamment ceux de la branche maladie même si nous sommes passés de l'an dernier de 22 milliards d'euros de déficit à un peu moins de 9 milliards en 2023 cette inflation touche notamment les établissements de santé plusieurs d'entre vous ont me faire part des inquiétudes concernant les hôpitaux de vos départements et évidemment toutes les fédérations hospitalières ont eu l'occasion de s'exprimer sur ce sujet j'ai déjà eu l'occasion de dire et je vous assure que le gouvernement y est particulièrement attentif et y compris d'ici la fin de l'année c'est qu'il ne doivra pas laisser ses établissements dans l'impasse je m'en suis ouvert très directement auprès de la totalité des fédérations d'établissements de santé qui sur cette question évidemment tire la sonnette d'alarme et surtout grâce à un travail conjoint partage aujourd'hui l'estimation des coût et de l'impact de l'inflation je le disais le déficit de la branche maladie s'élève cette année à environ 9 milliards d'euros en baisse par rapport à celui constaté en 2022 mais ces chiffres restent importants et sont tirés par le fort le très fort dynamisme des dépenses de santé notamment en ville qui rendent urgente la recherche de soutenabilité c'est la condition incontournable de la pérennité et de l'ambition de notre modèle social fondé sur la solidarité sur un modèle assuranciel c'est pour répondre à cette double exigence d'ambition et de soutenabilité que le gouvernement vous présente dans ce projet de loi d'une part et en premier lieu une rectification de longame de 2023 à hauteur de 2,8 milliards d'euros cette rectification permet principalement d'intégrer la les revalorisations salariales et la dynamique des soins de ville je connais vos préoccupation à ce sujet et je souhaite progressivement que nous puissions refaire de l'ondame un outil de pilotage et non un outil de constatation de la dépense et il nous revient en effet de mieux la suivre de mieux la conduire et la maîtriser d'autre part le Gouvernement présente un Onam pour 2024 en hausse de 3, 2 % hors dépenses lié à la crise sanitaire un chiffre qui est bien supérieur contrairement à ce que je peux entendre dire parfois à l'inflation prévisionnelle soit une progression globale des moyens de 8 milliards d'euros en 2024 hors covid 8 milliards d'euros j'ai eu l'occasion de le rappeler c'était encore le budget du ministère de la Justice il y a 2 ans cette progression elle est par nature du coup totalement incoh cohérente avec ce qu'on peut entendre parfois autour de la présentation de nom d'âme d'austérité en particulier cette progression importante de l'ONDAM permet de compléter de près de 1,5 milliards d'euros les revalorisations engagées par le le segégur afin de mieux reconnaître et de mieux rémunérer de manière pérenne l'engagement des professionnels des des établissements sanitaires et médicausaux mais Aurore berger y reviendra qui travaille la nuit le weekend et les jours fériers le gouvernement continue ainsi d'investir avec ambition dans l'avenir du système de santé et dans les ressources humaines mais cette augmentation des moyens doit être gagée en partie par de nouvelles mesures de maîtrise de la tendance de progression de la dépense publique l'objectif est de l'ordre de 3,5 milliards d'euros de maîtrise sur le tendentiel de dépenses et le terme d'fficience ne doit pas être tabou la ligne de crête est tu elle n'est pas facile à tenir mais je dois aussi dire ici que la seconde idée que porte ce gouvernement et ENF plus exactement contre laquelle je m'élève en faux parce que elle elle n'est pas l'engagement du gouvernement ce serait qu'on laisse filer les dépenses et qu'on a pas d'objectif de maîtrise de la de finance de la dépense publique j'ai entendu plusieurs déclarations à ce sujet cet objectif important nous l'atteindrons grâce à des efforts de modération des volumes et des baisses de prix des produits de santé pour freiner la hausse de ce poste de dépenses et que le débat parlementaire permettra j'en suis sûr d'enrichir avec notamment un amendement que le gouvernement présentera mais il y en aura-t-il d'autres sur la substitution des médicaments biosimilaires par le pharmacien cet objectif de maîtrise de la dépense il sera aussi tenu par des efforts d'efficience et de pertinence prévu dans ce texte et ces efforts seront également au cœur de la négociation conventionnel la lettre de cadrage que j'ai adressé au directeur général de la CNAM le mentionné très explicitement et enfin des efforts de responsabilisation des assurés avec vous le savez des mesures en matière de régulation des arrêts de travail ou de plus grandes associations des mutuels notamment sur les soins dentaires