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interviewThinkerview (sur YouTube)· 13 mars 2019 96 min

Société à bout de souffle ? Aymeric Caron [EN DIRECT]

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] Em Caron, bonsoir. Bonjour. Bonsoir SVW.

Euh nous vous recevons pour une chaîne internet qui s'appelle Syerview. Merci. Nous sommes en direct.

On vous reçoit dans le cadre de votre livre Utopia 21 et de trois autres sujets. Est-ce que vous pouvez vous présenter succintement ? Succintement ?

Oui, je suis un être humain qui a 47 ans et puis français d'après en tout cas notre registre des nationalités et j'ai travaillé 20 ans comme journaliste avant de commencer à écrire des livres, ce que je fais maintenant depuis quelques années. Et par ailleurs, je crois qu'on peut dire que je suis assez engagé dans la défense des du vivant en général et des animaux en particulier. journaliste qui faisait quoi ?

Comment va l'état de la presse ? Votre avis sur la presse ? Quelle question ?

La presse, je sais pas, disons que je la reconnais pas vraiment par rapport à à celle que je dans laquelle j'ai baigné quand j'ai commencé ce métier il y a 25 ans. En plus, j'étais journaliste télé, alors tout a changé terriblement. Euh je risque de dire des banalités hein, de constater que tous les grands médias sont détenus par des grands groupes financiers qui ont forcément une influence sur la ligne éditoriale de ces grands médias que donc il faut se méfier sur la lecture des événements qui nous y est donné.

On a par ailleurs des médias juste à côté qui essayent de subsister, qui font un travail formidable euh qui sont des médias euh qui eux justement essaie d'être indépendants et euh bah parmi lesquels médias partent bien évidemment, mais on pourra en citer d'autres arrêt sur image ou alors des des des boîtes de prod aussi qui font des choses bien. Il y a des niches aussi hein, par exemple euh cache investigation. Voilà, on a des émissions comme ça même sur le service public qui qui sont vraiment d'intérêt public.

Mais c'est compliqué, c'est compliqué. Il y a quand même une voix unique dominante qui se fait entendre dans l'ensemble des médias français et on le voit très bien l'occasion des des gilets jaunes. Donc je pense en plus que cette unicité est en train de se renforcer depuis quelques années.

Les gilets jaunes, ils ont été traités comment ? Ça a été un traitement sain de l'information neutre qui présentait les faits qui ne présentait uniquement que les faits. Bah vous venez de démontrer que c'est marrant comment on peut être journaliste et afficher une neutralité mais qui n'est que d'affichage puisque votre question contient déjà une réponse.

Si vous me la posez avec ces mots-là, c'est que non. Les gilets jaunes n'ont pas été présentés de manière très objective. Il y a une certaine image d'eux qui a été véhiculée.

Il y a eu bien évidemment comme dans tout mouvement un peu improvisé, mouvement social improvisé, pas vraiment maîtrisé avec des énergies non pas contraires mais en tout cas différentes qui s'agrègent et des motivations parfois différentes qui s'agrègent. Il y a eu des dérives, des débordements, mais on est quand même bien obligé de constater que les médias ont surtout insisté sur ces dérives ou ces débordements qui d'après ce que moi j'ai pu en voir puisque je pas fait moi-même de reportage dessus. Donc je me contente d'avoir un avis sur ce que j'ai vu euh par les médias.

Donc c'est c'est pas forcément une analyse extrêmement approfondie. En tout cas, j'ai l'impression que ces débordements à chaque fois étaient le fait de quelques individus mais était pas représentatif d'un mouvement. Et surtout on a pu constater quand même que les médias focalisaient à chaque fois sur ces quelques incidents pour laisser croire qu'ils étaient représentatifs de des valeurs portées par le mouvement alors qu'il n'en était rien.

C'est-à-dire que je crois que c'est un mouvement extrêmement important qui dit des choses très fortes sur l'état social de notre pays avec des gens qui descendent dans la rue parce que vraiment ils sont désespérés. Désespérés au sens étymologique. Ils n'ont plus d'espoir.

C'est qu'est-ce que je peux faire moi aujourd'hui et demain ? Qu'est-ce qui va se passer pour moi ? Il me manque 200 300 € pour finir le mois parce que j'ai dû payer j'ai dû payer le FU, j'ai dû payer l'électricité, j'ai dû payer la cantine de mes enfants et c'est des gens qui disent quelque chose de très important et les médias c'est vrai ont vachement axé sur la question des violences qui qui est une qui d'ailleurs question qui n'est pas tout à fait éclairc dans un certain nombre de cas.

Qui a été auteur de ces violences ? Euh est-ce que c'était vraiment des gilets jaunes ? quel genre de gilet des jaunes et cetera et cetera.

Et surtout on voit qu'en face la question des violences policières a mis beaucoup de temps à à atterrir dans dans le débat public. C'estàd que c'est on commence enfin à en parler un petit peu et heureusement et là c'est intéressant, on a vu un travail citoyen. Ça c'est Vous me posez une question il y a quelques instants sur l'état du journalisme aujourd'hui.

C'est intéressant quand il y a le journalisme citoyen qui arrive et qui permet de faire avancer certains sujets. Je pense au travail de David Dufren notamment, mais qui lui-même a repris le travail de de beaucoup de de de de gens, de citoyens qui étaient dans la rue, des gilets jaunes, pas des gilets jaunes, en tout cas des gens qui filmaient ce qui se passait et qui tout à coup ont permis de voir la répression policière, une répression complètement inédite dans ce pays, en tout cas dans l'époque moderne sur les 30 dernières années avec un sentiment d'impunité incroyable appuyé par le gouvernement qui a vraiment vraiment donné tous les gages pour que pour que les autres en face se sent libre de faire ce qu'ils voulaient enfin en face que le tout ce que les policiers puissent faire ce qu' ce qu' ce qu'ils avaient envie de faire. Euh et on a quand même pour répondre à votre question initiale le sentiment quand on écoute une fois plus j'aime bien cette petite musique dominante l'idée on a quand même le sentiment que que que les médias mainstream ont voulu nous donner l'image vraiment de de de de voyou de voyou en train de vouloir déstabiliser gratuitement quasiment le pays.

Euh donc avec des enfin avec des des des penseurs médiatiques aussi qui en ont rajouté une couche là-dessus. Enfin penseur médiatique patenté. Patenté.

Oui. Non, je vais pas citer le nom. Enfin, on les reconnaîtra.

Quand on voit euh Nicolas Dupignan se clasher sur c'est la 5 H avec la journaliste, comment elle s'appelle ? Ellisabeth Lemoine. Exactement.

Et si je peux vous filer un coup de main, n'hésitez pas. Ouais. On regarde pas la télé en fait.

Donc euh il y a juste vous faites de la télé un peu quand même. Ouais. On fait un peu de la radio pirate mais avec des images.

Ouais. C'est de la télé. Ouais.

C'est juste un autre canal de diffusion que que le canal classique. Ouais. Ouais.

C'était ça la nouvelle télé. Peut-être. C'est peut-être vous qui êtes en train de l'inventer en fait.

Ouais. avec euh Marc Hullman qui nous a beaucoup aidé avant euh qu'il claque. On lui on lui dédie un peu euh notre chaîne.

Je sais pas si vous connaissez Marc Hulman. Euh donc Nicolas Duponignon qui se clashe en disant voilà euh vous les laquers du pouvoir, je résume trivialement trivialement les laquers du pouvoir on sait bien que pour qui vous roulez. Hm.

Euh une idée là-dessus, une pensée, une analyse, une critique. C'est légitime, c'est pas légitime, c'est une stratégie à la Trump, c'est une stratégie, c'est c'est épuisant, c'est tout est gênant dans cette séquence. Tout est gênant.

Ce qui est gênant, c'est le ton employé par du poignant qui est quand même un type du système qui a fait quand même toute sa carrière dans un comment dirais-je dans un écosystème politique extrêmement conservateur qui en a bien profité et qui maintenant prend son indépendance effectivement en s'appuyant sur des mécanismes qu'on a vu ailleurs. J'ai pas envie d'utiluer le mot populisme parce que il est égalodé, on sait même plus trop vraiment ce qu'il veut dire. Magogue, c'est plus compliqué que ça en fait.

Moi je crois que l'un des gros soucis aujourd'hui c'est on a vraiment un débat politique idéologique et complètement caricatural avec oui alors d'un côté on aurait les populistes de l'autre côté on aurait les démagogues, on aurait les humanistes, les pas humanistes, on aurait les racistes, les pas racistes. Je pense que tout est beaucoup plus compliqué que ça et que chacun est sommet de se ranger dans une catégorie et de dire vous l'êtes vous êtes ça alors oui ou non. Il doit assumer un truc au contraire de pas du tout.

Et je pense que cette obligation de catégorisation est en train de nuire complètement au débat et la qualité de la pensée et de la réflexion. Donc démagogue non si lorsque Dupon Aignant dit que les médias aujourd'hui sont dominés par une certaine pensée, on peut pas lui donner tort. Je viens moi-même de le dire il y a quelques il y a quelques minutes.

Après, il y a une manière de le dire. Dire de de gens qui vous invitent sur la plate, vous êtes les laqués du je sais pas si c'est le mot qu'il a employé. C'est pas ça mais ça ressemblait mais enfin le le souvenir que j'en ai, je l'ai pas j'ai pas pris cette séquence par cœur non plus mais c'est quelque chose une espèce de virulence de ce que je n'aime pas c'est la forme la manière de dire les choses.

Je pense qu'on doit essayer de conserver toujours une forme d'élégance et de respect de l'autre même lorsqu'on lui reproche quelque chose ou qu'on veut entamer un débat contradictoire assez fort. et Yach du poignant un mépris total à ce moment-là en tout cas dans le souvenir que j'ai de cette cette séquence de gens qui l'invitent et ces gens qui invitent du poignant sont sans doute pas d'accord avec lui mais c'est vrai il faut reconnaître qu'il l'invite quand même donc déjà c'est c'est une politesse qu'on doit rendre en face il peut en revanche exprimer l'idée que son interlocuteur je crois qu'il s'adressa à Patrick Cohen selon lui défend des points de vue qui sont des points de vu dominants et qui sont des points de vue macronistes il peut très bien le dire calmement gentiment en disant regardez vous venez de dire ceci Vous venez de dire cela. Moi j'ai déjà eu Patrick Cohen en face de moi plusieurs fois et on est en désaccord sur un symptôme de sujet.

Ça s'est toujours très bien passé. J'ai et je lui ai toujours dit que j'étais pas d'accord ou que sur sur tel point il se trompait complètement selon moi parce qu'il était dans une vision complètement arriérée des choses et cetera. Donc ce qui est dommage, c'est que du poignet met le doigt sur un truc intéressant car je crois en effet que lorsqu'on voit comment fonctionne le service public aujourd'hui, on peut s'interroger sur l'indépendance de service public à l'égard du pouvoir, notamment parce que tous les directeurs sont nommés euh pas directement ou indirectement, c'est indirect maintenant, mais enfin on sait très bien les circuits, comment ça fonctionne sont nommés par avec l'aval en tout cas du gouvernement donc la directrice de France Télévision mais on peut aller voir la même chose à Radio France et cetera tout Ça, ce sont des ce sont des gens qui tournent, ce sont des amis d'amis qui étaient d'abord dans des cabinets ou ou dans des dans des grandes entreprises qui dépendent de l'État.

Enfin, c'est son et puis ensuite, il nomme des gens qui sont des gens de confiance, politiquement de confiance. Donc, il serait aujourd'hui complètement euh faux d'affirmer que les France Télé, en tout cas les médias nationaux sont indépendants du pouvoir en place. Ça n'est pas vrai.

Ça n'est pas vrai. Donc on peut très bien le dire calmement, gentiment en rappelant les les circonstances de nomination d'un tel ou un tel sans pour autant devenir méprisant. Voilà le monde Xavier Niel qui dit "Quand les journalistes m'ennuient, je prends des parts dans le canard et il m'ennuie moins et m'ennuie plus." Bah au moins c'est à la méie de la franchise.

Je crois que c'est un vieux procédé. Les chaînes infos au départ, pourquoi elles ont existé ? Je crois que la première c'était LCI pour TF1.

Ensuite dans l'ordre, je crois qu'il y a eu Ité pour Canal. Ensuite BFM qui qui appartient aussi au groupe RMC. Maintenant, il y a l'IB aussi, mais ça c'est c'est différent.

Enfin, c'est le groupe Drahi. Au départ, c'est des chaînes infos, c'est des instruments de pouvoir. L'idée, c'est ça.

L'idée, c'est on va faire venir des hommes politiques sur notre plateau. On aura une chaîne sur laquelle on pourra faire venir en permanence des hommes politiques ou des influenceurs politiques et puis on pourra discuter avec eux, on pourra prendre un café juste avant l'émission et cetera et cetera. Euh, il y a toujours une volonté, enfin voilà, d'assaut et cetera.

Il y a il y a cette volonté en effet de gens de pouvoir d'argent d'investir dans de la presse pour ensuite travailler les réseaux d'influence. Kretinski par exemple, c'est ce qu'il fait avec Marianne, avec Marianne et plein d'autres journaux, plein d'autres médias aujourd'hui. Donc là, on est sur un homme d'affaires étranger qui veut investir dans les médias aujourd'hui.

C'est pas par amour de la presse. Le monde aussi, c'est c'est bien évidemment pour favoriser ses affaires. On va on va euh changer de sujet mais en fait c'est connecté.

On va parler d'Utopia 21. Votre bouquin, ça parle de quoi votre bouquin ? Vous l'avez pas lu ?

Si, on l'a lu. Mais comment vous le décriviez ? Comment décriveriez-vous votre livre ?

Comment je décrirai ce livre ? Bah, en fait, j'ai toujours été euh depuis que je suis ados, j'ai toujours été passionné, fasciné par le mot utopie. Ce livre est parti de là.

Euh et en j'avais été interpellé par le titre d'un livre de René Dumont au titre des années 70 qui avait écrit un livre qui s'appelait l'utopie ou la mort. René Dumont premier candidat écologiste à l'élection présidentielle en 1974. Je trouve ce titre formidable l'utopie ou la mort et c'est sont deux mots enfin une expression l'utopie ou la mort qui m'est resté vraiment ancré dans le cerveau toute ma vie depuis que je suis ados. qui m'a guidé d'ailleurs dans beaucoup de mes choix et j'avais envie de de travailler sur ce mot d'utopie après un livre qui s'appelait antispéciste qui lui était consacré au droits des animaux, au droits du vivant, à l'écologie et j'avais envie sur mon pour mon prochain livre de travailler autour de cette question d'utopie parce qu'il me semblait qu'on était entré dans une ère qui se refusait de rêver.

Euh le rêve est empêché aujourd'hui. Il est empêché par les dirigeants politiques. Il est empêché par la quasi majorité des gens que vous vous croisez dans votre vie, dans votre vie professionnelle.

Et on en a eu l'illustration. C'est drôle parce que lorsque j'écrivais le livre euh donc j'avais déjà moi cette thématique euh je me suis retrouvé pendant la campagne présidentielle et à ce moment-là ça a été le moment où Amon a a remporté la primaire et on a commencé attendre dans les médias les mes fameux médias dominant mais donc France Télé mais tous les autres aussi ça peut être le Figaro ça peut être Libération et cetera on s'est mis à entendre des journalistes nous expliquai qu'aujourd'hui en France deux gauches s'opposaient une gauche réaliste qui était incarné par Manuel Vals et une gauche utopiste. La gauche réaliste de Manuel Vals, c'est celle qui fait des alliances en Espagne avec alors c'était pas encore le cas à l'époque mais c'est celle qui disait "Ah là les étrangers attention notre pays on peut pas on peut pas." C'était celle qui disait bah oui euh je sais pas enfin vous connaissez le programme de de Val, c'était un programme finalement très à droite sur la finance.

Il faisait ben non on peut pas augmenter les on peut pas augmenter les salaires, on peut pas ceci. Oui, il faut donner plus aux entreprises. Enfin bon et puis la gauche utopiste, c'est celle qui réfléchissait au revenus au revenus minimum.

C'est celle qui réfléchissait à la à la diminution du temps de travail. C'est celle qui réfléchissait à l'écologie, qui disait comment on peut intégrer vraiment l'écologie pour en faire quelque chose euh un vecteur important de la réflexion politique. Donc et les médium commencé à nous expliquer donc la gauche utopiste c'était Benoît Amon parce que lui réfléchissait à ces thèm là et d'autres mettaient aussi Mélenchon là-dedans.

Donc des gens qui disaient par exemple faut limiter les revenus, il faut augmenter les impôts des plus riches. Voilà, ça c'est des utopistes pour les médias mainstream. Et c'est très drôle parce qu'en réalité ça corroborit tout à fait ce que moi j'essayé d'expliquer dans ce livre.

L'utopie est empêchée. Le rêve mais par utopie par rêve c'est quoi ? C'est simplement volonté d'un mieux d'un changement.

D'imaginer un autre système de société qui aille à contre-courant de celui dans lequel on évolue aujourd'hui. Donc on est entouré d'empêcheur de rêver, d'empêcheur d'imaginer. Et euh je pense que c'est tout le contraire du progrès humain qui au contraire a toujours été motivé uniquement par des rêveurs.

C'est-à-dire que il y a des gens à jour qui dont la voix s'est élevée dans la société pour dire "Mais voyez, on vit avec ça mais ça ça va pas du tout du tout." Alors ça peut être plein de choses dans le dans le Utopiage. Je prends plein d'exemples.

Ça peut être les premières premières femmes qui se sont dit "Mais pourquoi j'ai pas le droit de vote ?" qui ont dit "Pourquoi j'ai pas le droit de travailler ?" Les premières personnes qui se sont je sais pas quelqu'un comme Schelcher en France qui s'est battu pour l'abolition de l'esclavage, c'est c'est c'est Simon Veille qui se bat pour pour l'IVG. tous les gens pour les premiers Harv Milk pour pour les droits des homosexuels aux États-Unis, tous ces gens qui à un moment porté un combat qui semblait quasi perdu d'avance parce qu'il allait tellement à contre-courant des habitudes idéologiques de la société dans laquelle il s'exprimait, euh tous ces gens étaient des rêveurs, des utopistes à qui on a dit "Mais laisse tomber, tu arriveras jamais, c'est comme ça, c'est comme ça." Bon et ça ça me ça me fascine tous ces gens qui ont été capables souvent au nom de beaucoup de sacrifices euh qui ont été capable de faire fi de tous ces empêcheurs de rêver.

Et aujourd'hui, je crois qu'on est arrivé à un stade à une société où euh de toutes parts, on nous explique qu'il ne faut surtout plus rêver. Les gilets jaunes, c'est ça hein. On en revient à nos discussions d' 15 minutes.

Il y a des tas de gens qui tombent de partout, des gens qu'on entend dans les médias qui s'prit pour expliquer mais non, on peut pas. Qu'est-ce qu'il réclame ? Ils veulent quoi ces gens ?

Ils veulent quoi des des référums, des référendums d'initiative citoyennes ? Mais pourquoi faire ? Mais ils s'en fous et cetera et cetera.

Rien ne va. Rien va. Donc moi, je réfléchissais à cette question de l'utopie et puis je me suis dit qu'est-ce qu'on peut faire aujourd'hui sur l'utopie ? et et en faisant mes recherches, en lisant beaucoup de livres, ce sont comme ça que je travaille, je lis beaucoup sur le thème sur lequel je vais écrire, je suis retombé sur le livre Utopia de Thomas Mor 500 ans.

Ouais. Qui ce effectivement avait été publié en 1516 et c'est Thomas Mort qui a inventé le mot utopie. Euh et à l'époque où je j'écrivais ce livre, on était en 2016 au moment où j'ai commencé à réfléchir à ce livre.

Et donc je c'est fou quoi, il y a 500 ans pile mais année à une année près, il y a 500 ans tout pile le mot Utopie a été inventé. C'est dingue. Qu'est-ce qu'il en reste aujourd'hui ?

On en est où ? Et euh lui de Thomas Mor c'était quoi ? C'était ça partait d'une expérience vécue réelle où il racontait que lui Thomas Mor avait était en dans ce qui est aujourd'gique.

Il était en Flandre en mission en Flandre et puis qu'il avait été rencontré un ami et puis cet ami lui avait présenté un voyageur un navigateur et et c'est là qu'on rentrait dans l'imaginaire dans le réciit parce que dans la vie de Thomas Mor il se trouve qu'il était vraiment allé en Flandre en mission à cette période là de sa vie. il avait vraiment été chez l'ami cite dans le livre, sauf qu'il n'avait jamais rencontré bien évidemment le le navigateur en question puisque c'était un personnage inventé et que ce navigateur revenait d'une île appelé Utopia qui était une île où les gens étaient parfaitement heureux parce que cette île était régie par un gouvernement idéal et le livre et le récit de ce qui se passe sur cette île. C'est également dans ce livre une il y a aussi la première partie du livre est une critique du régime euh qui est alors en place en Angleterre à l'époque.

Thomas Mor est aussi un critique de son époque tout en étant un homme politique de son époque. Bref, et je me suis dit c'est drôle, on a qu'à imaginer que euh il faudrait réécrire en fait faire un un séquel, on dirait aujourd'hui à à ce livre vieux de 500 ans. Qu'est-ce qui se passe aujourd'hui sur Utopia 500 ans après sa découverte ?

Et j'ai donc décidé de réécrire le Thomas Mort de l'époque avec un livre qui comprend une partie qui est une partie très critique de ce qui se passe aujourd'hui dans notre société. Puis une partie qui décrit exactement, j'ai retrouvé dans mon livre un descendant du navigateur imaginaire évidemment qui avait rencontré Thomas Mor et moi je rencontre un de ses descendants qui m'ont raconte lui aussi ce qui a évolué sur l'île d'Utopie depuis 500 ans. Donc quel est le gouvernement idéal ? toujours l'île du du bonheur absolu pour tous, mais comment ce bonheur est réalisé aujourd'hui ?

Et euh et il y a euh dans ce livre Utopia 21 euh des propositions, des des des idées concrètes à mettre en place. Je voulais pas que ce soit un livre simplement de critique. On va y venir. 500 ans après le le gouvernement idéal, le bonheur, c'est quoi ?

C'est une excellente question. Je crois que c'est le gouvernement a pris quelle quelle forme ? C'est une c'est un c'est une un gouvernement basé sur la religion, c'est basé sur Non, sur l'île d'utopie, il y a pas de religion.

Enfin si, les gens peuvent une religion s'ils veulent, mais la religion prend enfin place extrêmement marginale parce que comme je l'explique dans le livre, c'est une théocratie, c'est pas une théocratie, c'est une dictature, c'est pas une dictature non, c'est une démocratie très très démocratique, la plus démocratique possible. Euh alors c'est il y a beaucoup de choses à il y a beaucoup de choses à imaginer. Euh d'abord effectivement c'est un une société dans laquelle la religion a quasiment disparu parce que les gens se sont rendus compte que tout était extrêmement irrationnel dans les dans les croyances religieuses par définition.

Ça fait pourquoi la religion ? La religion c'est il y a plusieurs fonctions. Vous avez un ami imaginaire, vous croyez à quelque chose ?

Moi euh est-ce que je crois en quelque chose ? Non. Non, je crois pas.

Je crois pas en Dieu. Je crois pas je crois pas en l'au-delà. Je crois pas en une en un monde parallèle.

Je crois pas qu' reste quoi que ce soit architecte. Non. Alors, l'histoire du grand architecte, c'est encore autre chose.

Euh, une espèce de dessin de la nature. Alors là, pour ce fait vraiment partie, moi je suis absolument passionné par ces questions de mon dernier livre s'appelle vivant et mais d'ailleurs, je me posais déjà ces questions un peu dans antispécie, c'est-à-dire que je m'intéresse réellement à la question de l'apparition de la vie et la question de l'évolution de la vie. Ça c'est quelque chose qui je pense que c'est aujourd'hui mon questionnement principal.

C'est d'ailleurs ce qui a beaucoup évolué dans ma vie depuis depuis 20 ans parce que pendant des années, j'étais c'est pour ça que j'ai du mal aujourd'hui à redevenir journaliste comme je je le je l'ai été pendant longtemps. C'est qu'aujourd'hui les questions qui m'intéressent le plus c'est des questions qui n'ont plus grand chose à voir avec mon métier de journaliste. Si ce n'est que j'essaie d'y appliquer des méthodes de journaliste.

C'est vraiment la question du du questions auxquelles on ne peut pas répondre par définition. C'est c'est comment et pourquoi on est là ? Qu'est-ce qui fait que la vie est apparue ?

Quels sont les mécanismes biologiques qui nous ont permis d'évoluer jusqu'à ce que nous sommes aujourd'hui et vers quoi la vie va nous amener ? Vers quoi ces ces mécanismes de vie vont vont nous amener ? Est-ce qu'il y a un un grand architecte de tout cela ?

Euh non, je ne le crois pas. Mais en même temps, c'est ça qui est absolument passionnant et et et vertigineux comme question, c'est effectivement celle de la question des origines. Je pense que la question la l'une des questions les les plus importantes qui soit pour chacun d'entre nous, c'est la question des origines, des débuts.

C'est d'ailleurs ça c'est un des choses que je raconte dans Utopia, c'est que la question qu'on doit tous se poser tout le temps est celle du début sur toute chose. Quand est-ce que ça a commencé et pourquoi ça a commencé ? C'est tout.

Ce soit dans dans les relations humaines, que ce soit dans l'histoire, que ce soit vous prenez un fait par exemple, un fait d'actualité, un fait historique. Chaque fois, vous êtes obligé de vous demander pour le comprendre quel est son début et vous rendez compte queon n'est jamais d'accord sur le début de ce fait. Ça c'est quelque chose qui me passionne aussi parce que si on ne comprend pas son début, on ne peut pas comprendre les causes et les responsabilités.

Or, je pense que pour moi le le souci principal de l'humanité aujourd'hui en globalité, mais aussi le souci de tout être humain, c'est la question de la responsabilité. C'est-à-dire c'est ce qui c'est une question qui est complètement éludée aujourd'hui qui est d'ailleurs complètement relié à la question de l'écologie parce que la question de l'écologie c'est la question de la responsabilité que l'on pose à chacun d'entre nous et qu'on essaie d'ériger en question de société. Mais on s'éloigne.

Mais j'adore ça. Mais la question temp on a il y a pas de Non parce que là on peut parler extrêmement longtemps de tout cela. Pour revenir à la question de l'architecte, c'est vrai que il y a quand même un mystère qui euh qui remonte à 13,67 milliards d'années en arrière qui est ce mystère du bing bang, c'est-à-dire comment on peut partir d'une petite boule d'énergie de la tête d'une épingle pour arriver à la création de l'univers tel qu'on le connaît aujourd'hui euh avec ces millions ces centaines de millions d'étoiles. de de système enfin de système solaire de galaxie.

Donc c'est absolument passionnant. Alors est-ce que vraiment tout ça est le fruit du hasard ? Est-ce qu'il y a quelqu'un derrière qui régit tout cela ?

J'en sais rien. J'ai aucune j'ai aucune réponse à ça. Revenons à nos moutons. l'écologie, ce qui se passe, la politique de Macron en écologie de rugie, le grand débat autour de ces questions là, c'est de la branlette, c'est une façon d'accaparer le débat, d'accaparer le micro, l'image, de justifier son salaire, de de justifier sa position, de faire semblant de trouver des solutions.

L'écologie c'est c'est l'adversaire idéologique de Macron. C'est c'est ça pas l'air ce que de de penser Yannick Jadou. Il pense pas ça.

Il veut être l'incarnation de l'écologie gouvernementale. C'est autre chose. On parlait de Macron.

L'écologie pour moi, c'est aujourd'hui le seul projet politique valable mais c'est un projet politique révolutionnaire. Pour moi, il y a eu deux grandes idéologies politiques qui sont affrontées depuis 200 ans. Il y a eu le socialisme et un certain nombre de déclinaisons du socialisme et puis a eu le capitalisme ou le libérisme.

Sachant que les choses sont plus compliquées puisqu'on peut avoir un capitaliste socialiste, un capitalisme socialiste. Mais en gros, alors on va dire plutôt le libéralisme économique et le socialisme avec des tas de déclinaisons. Le socialisme aujourd'hui en tant que projet politique est mort.

Il est décédé avec la chute du mur de Berlin en 89. Euh donc aujourd'hui, on a un seul projet politique dominant sur l'ensemble de la planète, c'est le libéralisme économique avec la forme qu'on connaît aujourd'hui en France, le néolibéralisme. Pourquoi ?

Pourquoi ? Quoi ? Pourquoi ?

On a ça en en ligne de mire. Pourquoi ? Ouais.

Pourquoi le c'est c'est le le le alors là il faut il faut interviewer des des des historiens de de de l'histoire politique et de l'histoire des idées. Là on en a pour au moins 2 heures. Bah parce que c'est c'est la question des rapports de force.

Il est il est à partir du moment où où où la guerre euh idéologique qui a dominé depuis des années, c'est celle effectivement en fait les on pouvait pas gagner. C'est-à-dire quand je dis on, c'est-à-dire les défenseurs d'une certaine vision de la société du partage, la société de de l'empathie, la société en fait on pourrait dire une société issue du programme des jours heureux, c'est-à-dire le programme des jours heureux, c'està-dire le programme du conseil national de la résistance après la guerre qui qui avait rêvé justement parce que ça c'était une belle idée après la seconde guerre mondiale où on s'est rendu compte que national de résistance, ce sont des hommes des femmes, beaucoup d'hommes euh issu d'horizon de de d'univers politique assez divers mais qui ont su s'unir parce que lorsqu'ils ont constaté l'horreur absolue que représentait la seconde guerre mondiale avec des exactions impensables des des des des degrés d'inhumanité inimaginable, ils se sont dit qu'il fallait revenir à l'essentiel. Ils ont su justement mettre de côté des des différences anecdotiques pour imaginer un programme où les êtres humains ensemble vivrait autour de magnifiques valeurs comme la solidarité, comme l'entraide, le respect de l'autre et cetera.

Et c'est du Conseil national de résistance que son né la sécurité sociale, l'idée de la retraite, enfin tout ce qui a fondé notre modèle social, tout ce qui est remis en cause aujourd'hui. Sauf que ces belles idées généreuses, elles ont été complètement combattues par le néolibéralisme qui ne pouvait que gagner pour une bonne et simple raison, c'est que les tenants de de ce libéralisme économique sont des tricheurs. Par définition, si vous jouez un jeu avec quelqu'un qui triche, vous allez perdre.

Les gilets jaunes, ils ont perdu. C'est ces gens voulu toujours respecter les règles du jeu, embêter personne. Je sais pas s'ils embêtent personne.

Ilsembêtent un certain nombre de personnes en tout cas, mais ils sont perdus parce qu'ils sont bien trop faibles. Parce qu'ils n'ont pas de ils sont bien trop faibles en terme de nombre. Ils n'ont pas de il y a pas de de de cadre fort.

C'est tout ça est très dispersé. En plus le gouvernement il ils ont été ils ont même pas été malins. C'était c'était juste extrêmement basique à faire.

Mais ils l'ont fait, c'est divisé pour mieux régner. Ils sont bien évidemment pressés de d'approcher certains de ces gilets jaunes, de leur faire miroiter un certain nombre de choses, de les inviter à l'Élysée, leur faire croire qu'il y avait quelque chose en commun à faire. Enfin, c'était c'était à la fois extrêmement euh facile et et cousu de fil blanc, mais ça a fonctionné.

Mais c'est normal puisque'en face on a des politiques non professionnelles. On a juste des gens pleins de bonne foi et et et tandis que chez Macron ce sont des spécialistes du mensonge de l'entoureloupe. Ce sont plus des gens issus pour la plupart de du monde de de l'entreprise donc avec habitué aux règles de la concurrence la plus féroce ou sans état d'âme où il y a pas de il y a pas d'éthique.

On a aujourd'hui au gouvernement des gens qui font de la politique sans éthique. Donc le néolibérisme n'a pas d'éthique en réalité. Et voilà exactement la raison pour laquelle ce mouvement ne pouvait que gagner.

Sauf que il arrive aujourd'hui à un stade où il est à bout de course, il peut pas aller plus loin. Il a épuisé toutes les ressources qui ont lui ont permis euh de grossir de grossir et devenir et de devenir ultra dominant. Et c'est pour ça qu'on est dans cette période de crise, c'est-à-dire que pour que ce système fonctionne, il faut quand même qu'il y ait l'adhésion des masses et ce qui fait d'ailleurs de du néolibéralisme un totalitarisme.

Parce que le totalitarisme se définit notamment pas que mais Anna Rent en a bien parlé son histoire des totalitarisme se définit notamment par une adhésion un peu aveugle des masses. C'est-à-dire, c'est une idéologie dominante qui détient tous les leviers du pouvoir avec l'assentiment plus ou moins plus ou moins marqué des des masses euh sans possibilité d'expression d'une d'une idéologie contraire. En ce sens, le néolibéralisme est un totalitarisme.

Moi, j'appelle ça un totalitarisme soft parce que contrairement au aux deux autres totalitarisme historique identifié, à savoir le le fascisme et le stalinisme, euh bon, il envoie pas encore de manière très directe les gens en prison ou les fait pas disparaître si sils sont trop véhémments. Quoique, et ça ça fait rebondir un certain nombre de personnes. ce qu'on voit aujourd'hui dans les manifestations à la mer dont les policiers se comportent avec les foules est pour moi un signe absolument dramatique d'une évolution des choses justement c'est-à-dire ce totalitarisme soft est en train justement je pense de commencer à montrer son vrai visage.

On arrive dans une phase de répression. C'est-à-dire que le simple fait d'organiser des élections constamment, de rassurer les gens en leur permettant d'avoir accès à la consommation, au au produits derniers cris, c'est ça, c'est comme ça qu'on en dort les masses aussi hein. Et ben même ça ça commence à plus tout à fait fonctionner.

Les gens se réveillent, les gens comprennent, les gens voient que ça marche pas en fait. Euh mais je sais plus ce que ce quiétait votre question. Le néon libéralisme.

Euh ah oui donc je vous dis en tout cas deux idéologies fortes socialisme, libéralisme et cetera. les deux. Donc l'une a échoué dans les années 80, en tout cas à montrer après des expériences ratées en URSS ou en Chine par exemple qui sont les deux les deux expressions les plus emblématiques d'une forme de socialisme qui en réalité n'a jamais été du socialisme euh mais qui a qui ont été des dictatures et le socialisme n'est pas censé être une dictature euh ou le communisme non plus.

Euh en tout cas, ensuite, il y a eu aujourd'hui on assiste en direct à l'échec du néolibéralisme et on est dans une phase de vide idéologique extrêmement fort, d'où le désespoir, d'où la nécessité d'une utopie. Et et je pense, pardonnez-moi, je termine juste là-dessus, que si parlez autour de vous, je interrogez les gens de votre entourage, les gens dans la rue en une journée, demandez-leur seulement vous êtes heureux, tu es heureux ? Tu vas bien ?

Tu vas bien ? Il y a au moins trois personnes sur qu vont commencer dire non ça va pas ça va pas parce que parce que le travail parce que le machin il y a une morosité aujourd'ui qui s'incit qui était pas celle qui dominait lorsque j'avais même 15 ans. Pourtant déjà, c'était pas c'était pas l'époque la plus la plus heureuse qui est connue la France les années 80.

Mais ceci dit, les années 80, il y avait encore justement ce truc de c'était les années tapis, les années de allez, on ose tout euh les mecs qui qui ont pas de complexe, eux qui vont y arriver, la vie est belle. C'était des années finalement pleines de couleur dans tous les sens du terme, même le sens littéral et et d'une certaine manière, il y avait de l'espoir, même si c'était un espoir déraisonnable mais bon, il était là, il y a même plus l'espoir aujourd'hui. C'estàdire que dans les années 80, les couleurs c'était du du du jaune du jaune éclatant, du rose fuchia, des trucs comme ça.

Ça pétait ça pétait aux yeux. Aujourd'hui, on est dans du gris et du gris clair et du noir. Ah oui, ici aussi par exemple.

C'est où le fuchia ? C'est où le jaune fluo ? Voilà, c'est comme ça seriew, vous vous refassiez votre plateau.

Et en tout cas, il faut retrouver ces couleurs. Il faut retrouver ces couleurs. Et euh pour moi, il y a que l'écologie comme projet politique, comme projet de société, comme projet philosophique qui est capable de nous redonner ses couleurs.

On va y revenir. Euh Macron, il a quand même des électeurs. C'est il en a pas tant que ça.

Bah, il a au moins 20 % de la population qui a voté pour lui. Non, 17 %. Euh alors, faudrait que je reprenne mes comptes.

Vous avez les vous avez les chiffres euh de demander à la communauté de nous fa checker avec Capitaine Fact de mémoire. Euh ouais. Alors, attends.

De mémoire, il y a un électeur sur 5 au premier tour qui a voté pour lui à peu près. Euh non, un votant, un votant sur 5 mais c'est beaucoup moins en terme de d'électeurs, c'est-à-dire de gens inscrits sur la ligne les listes électorales, donc ça fait moins de 20 %. Mais il y avait un truc intéressant, c'est qu'on demandait on avait demandé aux gens à la sortie des urnes euh pour tous les pour tous les candidats pour lesquels ils avz voté, est-ce que vous avez voté par adhésion vraiment ou juste parce que vous pensez que c'est celui avec le qui ça se passera le moins mal quoi ou est-ce que vraiment vous adhérez à ces idées ?

Et et et je crois que pour les électeurs de Macron, il y a que 30 % des gens qui avaient voté pour Macron premier tour qui a répondu que vraiment c'était un vote d'adhésion. Pour le reste, tous les autres, c'était un vote de calcul. Donc on part de 20 % des gens qui ont mis un bulletin dans l'urne et on constate que en réalité il y a que 30 % d'entre eux de ces 20 % qui ont voté vraiment disant "Ce mec est génial." Donc on arrive je crois peut-être à 10 % en réalité des des électeurs.

Donc c'est pas énorme et et surtout ce qui est frappant c'est que il apporté un modèle il y a quand même aujourd'hui deux modèles politiques quand même qui qui s'opposent très fortement. Il y a le modèle libéral et le modèle antilibéral. puisque l'économie c'est un petit peu ce qui aujourd'hui détermine définit tout dans notre manière de vivre ensemble.

Je le regrette, je le déplore. Je pense que c'est pas là qu'on devrait mettre le curseur. Ça devrait être l'économie devrait simplement être un moyen au service de l'humanité.

Alors aujourd'hui, ce sont tous les hommes qui sont mis au service de de l'économie. C'est la croissance. Oui, mais croissance ou pas croissant. se trouve que c'est aujourd'hui a une obsession de la croissance parmi les les les politiques dominants.

Mais l'économie initialement ne devrait être qu'un outil pour nous permettre de vivre ensemble, de produire ce dont on a besoin pour se se nourrir, s'habiller, pour se loger. Mais c'est pas comme ça que ça se passe aujourd'hui. L'économie est devenue le graal, est devenu le cœur du réacteur.

On ne pense qu'économie, on ne réfléchit que par l'économie. alors que ça n'a absolument aucun sens. La seule vraie question et on parle on en parlait tout à l'heure, c'est effectivement celle du bonheur.

Est-ce que nous sommes heureux ? C'est quoi être heureux ? Comment être heureux en tant qu'individu ?

Et quel est notre rôle aussi sur cette planète en tant qu'individu, en tant qu'espèce ? Et ça c'est ce sont des questions qui sont vêtement négligées par les physiques. Mais elle est juste là la question. le jour où on crève.

La seule question à mon avis qui nous je dis à mon avis parce que je ne suis bien évidemment pas encore parvenu à ce moment mais j'imagine que la seule question qui nous traverse l'esprit à ce moment-là c'est est-ce que j'ai été heureux ? Est-ce que j'ai bien fait ? Est-ce que ça a été utile ?

Bon ça fait trois questions. Euh mais c'est ces questions là qu'on se pose. On se dit pas combien j'ai sur mon compte en banque ou alors si on se pos qu'on a tout raté qu'on a rien compris.

Donc on a entretenu dans cette illusion que l'économie est celle qui doit tout déterminer. qui doit tout déterminer dans nos vies, mais c'est une c'est une illusion totale absolue au service de ceux qui s'en foutent plein les poches parce que c'est ce qui les rend heureux. Mais là, on s'éloigne de votre question qui était et je me souviens plus.

Bon, on est rentré dans une phase de divagation intense. Non, pas de divagation, de digression. De digression.

On n pas encore divagué. Euh, on était à l'électorat de Macron. Ah oui, l'électorat de Macron.

Ah bah voilà. Ben on en revient. Et j'expliquais donc que Ben non, on y arrive, on y arrive.

Euh et j'expliquéis simplement que Macron défendait un modèle qui s'appelle le modèle libéral. Et pendant cette campagne euh présidentielle, ils étaient deux à défendre ce modèle libéral. C'était Macron et Fillon.

Tous les autres de l'extrême droite à l'extrême gauche à peu près disaient "Non, non, ce modèle libéral qui nous a amené là où nous sommes aujourd'hui avec ce chômage entre 6 et 9 millions selon les comptes la manière qu'on a de compter euh de français euh avec euh toutes les injustices sociales, avec les 1 % les plus riches qui s'enrichissent de plus en plus, avec le nombre de milliardaires qui augmente, avec la répartition des richesses de plus en plus inégal et cetera et cetera. C'est le modèle libéral qui nous a amené là. Donc il y avait quasiment tous les candidats qui disaient "On ne veut plus de ce modèle qui est le modèle par exemple qui domine aujourd'hui les institutions européenne." Il n'y avait que deux candidats qui défendaient ce modèle.

C'était Fillon et Macron puisque on aurait pu avoir chez socialistes Vals qui défendait du modè. Il avait été viré. Il avait été viré et puis les les les sympathisants socialistes avaient dit "Non non, on préfère Amon qui lui est antilibéral." Et donc on se retrouve avec seulement deux candidats libéraux.

Et au premier tour, ces deux candidats libéraux lorsque vous mettez leur voix ensemble font 44 % des suffrages exprimés, ce qui veut dire à peu près, je crois 33 % des électeurs. Donc on a un/ers des électeurs seulement, 44 % des exprimés qui disent "On veut un modèle libéral et pourtant" donc c'est la minorité et pourtant c'est un candidat libéral qui a été élu. Donc c'est bien la preuve que la démocratie chez nous ne fonctionne pas.

La majorité des Français ne voulaient pas un président qui continue à promouvoir le modèle libéral et qui continue àer les plus gros entrepreneurs et les plus gros et les banques. Donc l'électorat de Macron, c'est des Benet qui ont voté pour Non mais alors ça j'aime pas. Je t'insulte personne.

Je dis pas Benet. Je dis pas je je supporte pas. Je je je lis constamment dans la presse sur les réseaux sociaux.

A du diable. Non non mais je lis même un avant de venir chez vous, je lisais sur Twitter un philosophe un autre philosophe médiatique qui parlait deel à quelqu'un d'autre sur Twitter qui vous êtes un imbécile qui qui était Non je vais pas citer de nom parce que ça va si on donne des noms. Ah d'accord.

Ben là en l'occurrence, je pense c'était Raphaë qui disait à quelqu'un "Je mot doit être parce qu'une fois plus je l'ai pas pris" mais en gros ça c'est quelque chose qui était "Vous êtes un imbécile." Je crois que c'était ça. Euh j'espère que je cite bien et si je cite mal je m'en excuse par avance mais je crois vraiment que c'est ça.

Euh non enfin pourquoi insulter quelqu'un avec lequel on est en désaccord, avec lequel on a éventuellement un conflit ? Je je je déteste ça. Donc les gens qui ont voté pour Macron ne sont pas des bonnés.

Ce sont des gens qui pensent sincèrement que soit ils pensent ces gens pensent sincèrement que Macron est l'homme qu'il faut aujourd'hui la tête du pays et c'est leur droit et moi je pense qu'ils ont tort. Soit ce sont des gens qui ont compris que Macron était le candidat qui allait le mieux défendre leur intérêt. Donc ce sont tous ceux aujourd'hui qui détiennent tous les leviers du pouvoir.

Les foulards rouges c'est quoi ? Je sais pas. Non je sais pas.

J'ai pas je suis comme ça mais je j'ai pas j'ai pas d'avis sur eux. J'ai j'ai j'ai lu ce qui se dit sur je pourrais avoir une sortie comme ça qui paraît très très spirituelle sur les foulards rouges. J'en sais rien.

J'ai pas bien compris ce que c'était. On va vous parler d'utopie et de réalisme puis on va enchaîner sur l'écologie. On est dans une société avec une crise énergétique probable avec un épuisement des ressources certain.

On est sur une économie qui est sur une fonction exponentielle avec un comportement prédateur sur tout ce qui bouge, ce qui vit, qui a des poils ou qui peut se faire exploiter. Et et et on a des politiques qui font un peu un phénomène de cavalerie. Comment entretenir une utopie ?

Est-ce que Est-ce que notre système qui nous a mené aujourd'hui à vivre tous comme des rois pratiquement ? Pas tous. Non non pas surtout pas je parle je parle pas du tiers monde pour eux on les voit jamais en France.

Ouais mais mais vous avez raison il y a dans les pays qu'on appelle développés en effet eu des habitudes de vie qui nous semblent complètement normal et qu'il va falloir complètement repenser. C'est très drôle parce que je me permets de de pas maintenant. Et donc le le on est mais si je veux c'est mon interview et j'ai été très gentil, j'ai j'ai laissé un petit peu partir êtes très gentil dans la vie et donc le Non et ça suffit maintenant il est pas content parce que je casse son image.

C'est quelqu'un de gentil. Voilà donc le le on on se retrouve sur un problème qui est inextricable euh difficilement ralentissable. C'est c'est compliqué compliqué de le ralentir.

Est-ce que la fuite en avant du néolibéralisme n'est pas la seule porte de sortie ? C'est-à-dire pour une élite pour eux euh c'est pousser la machine jusqu'au bout et partir dans l'espace comme certains films de science-fiction nous l'ont déjà expliqué. Oui.

C'était ce très beau film. Je crois c'était Élyséum je crois qui il est génial ce film. Il dit quelque chose de tellement vrai, c'est-à-dire que les riches vont aller habiter dans un endroit protégé.

C'était c'est l'utopie des riches. Je pense que c'est le monde vers lequel on se dirige. C'est extraordinaire, moi je trouve la la littérature de d'anticipation.

Je trouve qu'on y lit tellement de choses qui ont été écrites il y a 50 ou 60 ans et qui sont en train de se réaliser. C'est c'est formidable. C'est moi je je pense que les les les auteurs de SF, les bons auteurs de SF, des gens comme Isaac Assassimov, des gens comme Dick et cetera, R Bradbury, Bradbury sont des gens sont sont ceux qui ont réussi à penser notre société bien mieux que que les écrivains et les philosophes depuis un siècle. vraiment ils ont mieux compris les choses tout simplement parce qu'ils sont beaucoup plus intéressés à l'humain et à ce qui les entoure que la plupart de ceux qui écrivent aujourd'hui et qui prétendent nous donner des leçons sur le monde.

Donc petite aparté encore petite digression mais en tout cas euh mais bien sûr c'est ça qui est en train de se dessiner aujourd'hui. un monde où les riches, les plus riches, les 1 % les plus riches vont pouvoir eux continuer à respirer de l'air non pollué, devoir de l'eau saine, manger sainement et cetera, partir dans des lieux non pollués en vacances, habiter dans des zones non polluées tandis que tous les pauvres eux se prendront toute la merde dans la gueule. Voilà, tout en accaparant les tous les revenus, le maximum de revenus, ce qui est bien évidemment corrélé puisque c'est parce qu'ils ont tous les revenus qui vont pouvoir s'offrir tous ces services qui permettront de rester de rester en vie le plus longtemps possible en bonne santé.

Euh vous parliez de crise des ressources ? Oui, il y a en fait aujourd'hui la logique de l'exploitation qui est poussée à son paroxisme. On exploite tout ce qu'on peut exploiter, tout.

On essaie de se faire de l'argent sur absolument tout. L'idée même de gratuité n'est plus n'est même plus quelque chose qui est considéré. C'est-à-dire que celui qui fait quelque chose de gratuit et considéré comme un bon là je vais utiliser ce mot c'est une attaque personnelle.

C'est quoi ? Parce que nous on est en gratuit nous les gens nous financent que par don. Non c'est surtout pas une attaque parce que moi je je je trouve que c'est ça la solution dans voilà on en revient au livre dans Utopie.

J'imagine ou c'est trop fort. Vous êtes trop fort. Je sais que c'est c'était le but he de votre question.

Euh j'imagine une société où la gratuité est quelque chose de répandu pour beaucoup de choses en tout cas pas pour tout parce que j'imagine que l'argent je fais pas partie de ceux qui disent qu'il faut absolument supprimer l'argent parce que je pense que l'argent a en plus de ces fonctions originelles euh qui ont été définies déjà par Aristote à l'époque, c'est-à-dire unité de compte euh euh unité de de de valeur, moyen de de paiement, euh moyen d'échange. Justement, c'est quelque chose de très utile l'argent et ça peut même ça peut même limiter la consommation le fait de donner des salaires qu'on dit tiens si tout à coup tout était gratuit comme parce que sur l' Thomas Mort tout était gratuit. Je dis bah non, c'est un défaut si tout est gratuit parce que ça veut dire que chacun il reste précipité pour consommer un maximum puisque tout serait apporté.

Donc c'est bien aussi d'avoir dire de limiter des revenus qui nous qui limitent donc la capacité d'avoir des d'avoir des choses. Euh mais pardon, pourquoi je vous par Excusez-moi, en fait tellement de digressions que j'en oublié à chaque fois les questions. Euh là la question était sur même vous vous savez plus euh je ne sais plus de quoi on parlait.

Pourquoi je vous parlais de l'argent ? Pourquoi je vous parlais de l'argent ? En fait vous en foutez, il s'en fout.

C'est c'est pas bien. Je ne sais plus. Bon, on va trouver une autre question.

Voilà, on revient on revient à la soutenabilité sociétale, l'argent moyen de stocker de la calorie, d'échanger les entre les gens. Ouais. Euh, on a on a ce ce 1 %.

Je sais pourquoi. Je finis ma question. l'interview la plus décousue de Syerview, c'est avec moi.

Non, j'imaginais en revanche dans Utopia qui est la gratuité, pardon, voilà la gratuité pour un certain nombre de choses et je trouve que les les biens culturels par exemple en font partie. On devrait trouver des capacités de financer les journaux mais aussi des sites comme le vôtre ou en tout cas des des choses qui font partie de la culture, faire en sorte que toutes ces choses-là soient accessibles comme des comme des biens essentiels. C'est-à-dire que dans une la société que j'imagine, l'État qui récolte les impôts, dans ma société idéale, on paye toujours des impôts. l'État a bien besoin d'argent pour vivre et pour faire fonctionner la société, pour faire fonctionner les hôpitaux, les routes, tout ce dont nous servons tous les jours.

J'imagine qu'il trouve les moyens de faire en sorte qu'un certain nombre de services sont complètement gratués. Alors bien évidemment, on déprivatise tout ce qui est lié au vivant, hein. Plus plus de brevet sur le vivant.

L'eau, elle est gratuite, c'est pas normal qu'on paye l'eau, par exemple. Mais de la même manière, j'imaginais que chaque citoyen peut avoir accès à des journaux gratuitement, un certain nombre de journaux. Donc on finance la presse, on aide ses journaux à vivre, on paye les abonnements au au passe.

Non non, ça avait raison. Vrai, c'est que l'État paye beaucoup donne beaucoup d'argent à beaucoup de journaux. Le monde le monde et toutes les l'oligarchie touche, on est tout à fait d'accord.

Sauf que c'est pour l'instant c'est que dans un sens et puis l'État ne fait pas vivre tous les médias. Il en fait vivre beaucoup ceci dit mais pas forcément les les petits indépendants ceux qui nous on a pris 50000 € pour les 6 derniers mois c'est vrai pour payer des techniciens ça va c'est c'est enfin 6 mois oui ça fait à peu près 10000 balles par mois bon mais en revanche et vous un système de gratuité mais que qui est pas forcément le plus simple à faire vivre j'imagine. J'imagine en tout cas compliqué.

Ouais voilà votre monde idéal on régule les naissances. Ouais, en tout cas, on on se pose la question. Je n'ai pas parce que je ne suis pas un spécialiste de la question, je n'ai pas imaginer très concrètement comment on s'y prenait parce qu'il y a tous les équilibres à réinventer.

C'est-à-dire qu'on sait très bien que il y a des endroits de la planète où on fait plus d'enfants que d'autres. En revanche, la question euh du nombre d'habitants sur cette planète est une question essentielle euh à laquelle refuse de réfléchir pour l'instant les politiques. Alors même que euh les 15000 scientifiques qui avaient lancé un appel très important il y a maintenant près de 2 ans dans une tribune qui a été diffusée dans 184 pays avait placé la question démographique au cœur de leur préoccupation.

Il faut quand même se souvenir qu'en en 1800, il y avait 1 milliard d'habitants sur terre. en 1800 1 milliard, nous sommes aujourd'hui 7 milliards et demi. Euh lorsque je suis né, il y avait 3 milliards et demi d'habitants sur terre.

C'estàd que la population mondiale a doublé depuis ma naissance exponentielle. Si ça continue comme ça, bon alors les prévisions sont variables. On prévoit à peu près 10 milliards de personnes en 2100, mais certaines prédictions vont jusqu'à 15 milliards.

On sait pas en fait. d'illion le nombre le comment d' 10 500 millions ? Ah oui, parce que on va tous mourir.

Bah je sais pas si on mais euh ça pose un problème énorme. On est trop nombreux sur cette planète, on est trop dans les grandes villes. Ça pose tous les problèmes évidemment de pollution mais de vivre ensemble aussi.

Plus on est les uns sur les autres. Ça fait partie, ça c'est des questions de naturaliste en tout cas de d'étologiste. C'est-à-dire l'être humain est un animal.

On sait très bien que les toutes les populations animales s'autorégulent, qu'elles ont besoin toutes d'un minimum d'espace pour vivre, que chaque individu de chaque espèce a besoin d'un minimum d'espace pour vivre, pour ne pas rentrer en situation de conflit, pour préserver les ressources et cetera. Ça une question que nous humains ne nous ne nous posons absolument pas pour l'instant. Il faut se la poser.

Donc bien évidemment, ça veut dire réfléchir au nombre d'enfants que l'on fait. Se poser la question également des échanges sur la PN. C'est pour ça moi je crois à la à l'abolition des frontières euh à terme.

Ça veut pas dire qu'il restera pas des frontières administratives basiques pour organiser les échanges ou les lieux de vie. Bien évidemment, il peut y avoir des échelons comme des régions, comme des États et cetera, mais pas des lieux fermés, des lieux d'échange. Les réfugiés climatique, on sait très bien maintenant que ça va être des centaines de millions de personnes dans les décennies qui viennent.

Des centaines de millions de personnes dans les décennies qui viennent. Aucun état, aucun gouvernement ne veut réfléchir sérieusement à la question. Il y a la Hongrie qui commence à mettre des barbelés.

Il y a les États-Unis qui mettent des murs. Pour l'instant, tout va dans le sens contraire. les seuls qui réfléchissent, c'est pour aller dans le sens contraire et dire je me barricade chez moi.

C'est exactement l'inverse qu'il faut faire. Il faut que l'humanité c'est une unité. Enfin, c'est ça peut paraître extrêmement banal de dire c'est kit.

Ouais. Ouais. Enfin, c'est une réalité.

C'est une unité qui ensuite s diversifiée. Euh le Mustaapien, enfin notre origine se trouve en Afrique, vous le savez. On vient tous d'un petit groupe de quelques milliers de personnes en Afrique qui a quitté l'Afrique il y a quelques dizaines de milliers d'années.

C'est tout récent. Et puis ensuite ça a colonisé l'ensemble de la planète en prenant on a pris des formes un peu diverses mais on est tous issus exactement des mêmes ancêtres, des mêmes cousins. Et je ne comprends pas cette notion.

La notion d'altérité est très importante dans la mesure elle nous permet nous parce que c'est un peu notre paradoxe. C'està-dire que nous en tant qu'individu, on doit s'affirmer. Le malheur de chacun d'entre nous est notamment issu du fait de ne pas être reconnu en tant qu'individu.

On est malheureux dans sa vie si euh notre employeur ne nous reconnaît pas nos mérites professionnels. Si on n pas quelqu'un qui nous aime dans notre vie quotidienne, soit de la famille, soit sa femme, son mari. C'estàdire quelqu'un qui nous reconnaît une qualité en tant qu'individu.

C'est le c'est l'un des profes de l'être humain. C'est la raison pour laquelle une société qui uniformise tout et qui oublie de vous penser en tant qu'individu est une société qui ne peut créer que du malheur. Mais en même temps, c'est la c'est c'est cette double énergie qu'il faut gérer et il faut une équation qu'on doit résoudre.

En même temps, il faut comprendre l'unité profonde de l'espèce humaine et que nous sommes tous fondamentalement les mêmes. Toi, tu as lu Christ Murti toi. Non, mais c'est et c'est c'est euh mais j'ai lu plein d'autres penseurs qui qui disent des choses un peu similaires.

Et donc je trouve que le le modèle politique dominant aujourd'hui dans les pays occidentaux, on le voit avec Trump, on le voit en France aujourd'hui parce qu'en réalité lorsqu'on agrège les voix, on voit bien que c'est un un modèle très conservateur aujourd'hui qui domine qui domine le le les idées. cette idée. Ah là là, on se réfugie derrière notre tradition, on se on se referme chez chez nous, on se recroque vie sur nous-même, tout ça va complètement à rebour de notre histoire, notre histoire sur le long terme.

Je j'ouvre une parenthèse pour la communauté. Allez chercher sur YouTube ou sur un autre autre plateforme, vous tapez Krishna Murti OU 1985. Vous allez trouver une une conférence de pour la remise de la médaille de la paix l'ONU. parenthèse fermée.

Continue. Il se la pète un peu. C'est curv parfois c'est une blague.

Tu vas pas faire le mal longtemps. Bon, on va passer aux questions internet. Euh Mathieu, alors le libéralisme uniformise et en même temps valorise l'individualisme.

Est-ce contradicto est est-ce en contradiction une contradiction ? Bah c'est c'est drôle parce que c'est vraiment relié à ce que on se disait à l'instant. Euh c'est euh c'est une contradiction euh disons que est-ce que c'est une Oui, c'est une forme de contradiction.

Je sais pas, j'essaie de réfléchir. Oui, parce que souvent je mets beaucoup de temps avant de répondre aux questions. Ça tombe bien ici.

On est tranquille, on a le temps. Le libéralisme en tout cas tel qu'il s'exprime aujourd'hui est un modèle qui qui dit à chaque individu fais ce que tu veux pour y arriver. Oublie toutes les règles, fonce, écrase les autres.

Donc je crois que là où il y a uniformisation, c'est dans cette règle-là tout simplement que ensuite par des par mécanismes économiques très classiques, on se retrouve avec des des agrégats économiques très forts, très puissants qui se développent. Ce qui fait que puisque ça en fait c'est c'est très enfin je réfléchis le le libéralisme économique ne protège pas l'individu ne protège pas du tout l'individu c'est tout le contraire puisqu'il n'y a pas de règle il y a pas de règles pour le protéger et ça va permettre simplement à certains d'accumuler de plus en plus de puissance de moyens d'argent et cetera pour dominer tous les autres c'est ça le principe même du du libéralisme. Et donc de ce fait, ça empêche la conservation ou l'émergence de tous les modèles alternatifs.

Donc c'est un système qui nie complètement l'individu en réalité. Donc il y a peut-être une liberté illusoire au début en disant parce que souvent quand je réfléchis c'est je suis comme certains présentateurs de JT, je regarde en l'air. Non, c'est c'est qu' on des grands cheveux.

À qui pensez-vous ? Non non, le libéralisme donne une illusion de liberté. première, mais c'est une illusion.

Tout est faux parce qu'en réalité ça vous empêche d'être vraiment fondamentalement original. Ça vous empêche euh de de développer des modèles qui n'appartiennent qu'à vous-même. Ça ça détruit toute possibilité de choix très rapidement euh de choix de travail, de choix de loisirs, de de euh de choix de vie tout simplement.

Autre question internet. Il y a aussi des utopies technophiles. Le rêveur, les rêveurs ne sont pas forcément du bon côté.

Si point d'interrogation le transhumanisme par exemple Laurent Alexandre et tout ça. Pensez-vous qu'on peut avoir une connaissance infinie dans un monde fini ? Une croissance pardon.

Pensez-vous qu'on peut avoir une croissance infinie dans un monde fini ? N'est-ce pas une utopie ? Ah non, ben la croissance j'en parle, c'est c'est l'une des plus grandes utopies.

Alors, on revient aussi à des thèmes du livre qui est que l'utopie n'est pas du tout du côté où l'on pense. C'està-dire que si l'utopie parce qu'on il y a plusieurs manières de définir le mot utopie en gros deux sens à ce mot. Soit c'est le sens littéraire, une utopie et un système de société jugée idéale.

Donc c'est c'est un système politique. Par exemple, la République de Platon est une utopie. L'utopie de Thomas Mor, c'est une utopie par définition.

Donc c'est on imagine comment vivraient les hommes avec certaines règles. On appelle ça une utopie. Et puis l'utopie, telle qu'on l'entend aujourd'hui devenu un nom commun étant un rêve, une idée qui vous guide mais qui est complètement irréaliste, quelque chose qui est déconnecté de la réalité. pas et c'est surtout comme ça qu'on emploie ce mot aujourd'hui.

Et en ce sens, le système dans lequel on vit aujourd'hui est une utopie totale puisque c'est une on est dans un système politique et économique qui méprise complètement les faits, c'est-à-dire par exemple la crise écologique. C'està-dire qu'on est aujourd'hui avec des politiques qui euh surexploitent toujours le vivant en oubliant tous les signaux d'alerte qui sont reçus de manière hebdomadaire. On est dans un système qui ignore la misère sociale, le malheur des des citoyens.

Donc on est dans une utopie totale. À chaque fois, on compte mais tout va bien et c'est le meilleur système possible. Donc c'est ça l'utopie.

L'utopie, le mensonge est là et la croissance par exemple est par définition une utopie. C'est parce que le le l'internaute qui nous pose la question effectivement a tout résumé parce que les ressources sont limitées. La taille de la planète est limitée.

Cette planète on a on en aacune. L'astrophysicien Stephen Hawking disait euh qu'il nous faudrait trouver une nouvelle planète d'ici 500 ans euh parce qu'on l'aura complètement bousillé la nôtre. on aura tout exploité, surexploité.

Et donc et c'est là l'une des limites fondamentales du libéralisme, c'estàd cette idée de croire que il faut toujours produire plus, produire plus, produire plus, produire plus pour créer l'économie dans laquelle nous serons tous heureux. Ça n'est plus possible aujourd'hui et c'est une utopie de croire que qu'on peut continuer à avoir la croissance comme une espèce d'étoile du berger. C'est pas possible.

Alors pourquoi tous les politiques brandissent la croissance ? Parce que nos politiques ont tous été formés. D'abord la plupart de nos politiques sont issues des mêmes milieux sociaux très favorisés.

La lesquel bah les ce sont souvent ce sont souvent des gens qui ont fait des études supérieures qui ont des regardz la composition de l'Assemblée nationale vous verrez. Ce sont des des hommes blancs un peu gros. Ah, vous avez remarqué que avec Macron, ils ont maigri ils ont les dents qui qui ont poussé.

Je sais pas. Mais en tout cas, il y a il y a dans les codes Macron l'idée que le le le l'élu macroniste doit avoir l'air un peu en forme, pas trop vieux et un peu et aller à la salle de sport de temps en temps. Mais euh non, il y a que nos hommes politiques ont tous été formatés dans les mêmes écoles et dans les mêmes formations.

Et ces formations, ces écoles sont complètement ignorantes des réalités du monde. Ce sont des écoles de gestionnaires qui fonctionnent sur de vieux modèles. Et par exemple, Macron est complètement inculte en réalité de de de la réalité de cette planète aujourd'hui.

Le monde de Macron, c'est ce qu'il a vu, les gens qu'il côtoi qu'il côtoi depuis ses études et jusqu'à aujourd'hui sont des financiers, des banquiers, des chefs d'entreprise mais pas des petites entreprises, des des gens méritants qui qui qui suent toute l'année pour gagner un petit bénéfice. Il y a aussi beaucoup de fils d'eau parce que ça c'est très français, beaucoup moins américain mais très français chez nous. C'est le népotisme et népotisme familial très important, l'héritage.

Donc euh les gens qui ne dominent ne côent pas toute la journée que des gens qui vont extrêmement bien, qui gagnent beaucoup d'argent euh et qui sont à milieu des problématiques réelles de notre planète aujourd'hui et de 90 % des gens qui l'habitent. C'est raison pour laquelle ils sont incapables d'imaginer d'autres modèles. D'autant que ils sont avec des gens qui leur demandent toujours de prolonger certaines politiques ou d'en mettre en place d'autres qui vont être à leur avantage.

On fait quoi ? On leur coupe la tête. Non non non, moi je suis pas je suis pas un révolutionnaire sanguinaire, je suis vraiment un partenant de la nonvolence.

Donc je voudrais anesthésie avant décharge une petite décharge. C non je crois vraiment au alors il y a de je ne sais pas la colère à un moment s' enfin à un moment je sais même les gens les plus raisonnables effectivement peuvent tout à coup éclater se mettre très fortement en colère parce qu'ils ont sentiment que que qu'ils sont pas entendus qu' qu'il y a rien que la raison permet de faire avancer et cetera. J'espère qu'on en arrivera pas là, mais j'ai bon espoir.

J'ai enfin j'ai bon espoir, j'ai pas bon espoir. Je suis très pessimiste sur les sur les sur les décennies à venir. Je vois que tu te frottes les yeux, tu arrives à dormir avec J'ai l'espoir j'ai j'ai l'espoir que que qu'un mouvement puisse émerger.

Il est en train d'émerger dans la société mais simplement il y a beaucoup de gens qui essayent de l'étouffer. Ce mouvement par les voies démocratiques va pouvoir imposer des nouvelles règles. Mais je crois que je je vais rappelle ça de mon vivant.

Je crois hélas qu'on va d'abord passer par des crises majeures euh qui vont être extrêmement destructrices, des crises sociales, des crises sanitaires, des crises environnementales. Je crois qu'il va y avoir des émeutes. Euh euh enfin il y a plein de choses, il y a plein de choses pas enfin ça c'est les collapsologues qui en parleront mieux que moi, mais je suis pas mais j'ai voilà, il faut quand même que je continue à à entretenir un certain espoir, notamment celui que qu'on peut essayer de faire avancer les idées, même si je dois avouer que je suis de plus en plus pessimiste et de plus en plus réaliste.

Je sais pas si je suis réaliste. J'essaie de l'être lorsque je je parle de quelque chose. J'essaie toujours d'appuyer ma pensée non pas sur une croyance, donc sur quelque chose d'irrationnel, mais sur des faits scientifiques que je crois énormément à aux apports de la science dans la réflexion politique.

La science au sens très large du terme, je pense que c'est elle qui doit nous expliquer quelles sont les mesures à prendre et la science et la philosophie qui qui faut qui doit fonctionner de paix. L'éthique, la morale, c'est quoi pour toi ? L'éthique et la morale, bah d'abord, c'est quelque chose de fondamental.

Je suis très très conscient pour ça. Et euh l'éthique, c'est ce qui devrait guider chacun d'entre nous. Alors officiellement nous explique que c'est vachement bien les lois par exemple c'est une expression de l'éthique.

Alors les lois c'est ce qui fait société. Donc on pourrait considérer que l'éthique et la morale c'est ce qui nous fait homme et ce qui nous permet de vivre ensemble. Puis en même temps, tout est fait pour nous détourner de l'éthique et de la morale.

Et en tout cas, la plupart des lois qui sont mises en place ne ne respecte pas finalement cette éthique et cette morale dont on nous explique pourtant quel est notre ciment, quels sont notre ciments. L'éthique, c'est tout simplement donner un sens à notre vie en établissant une échelle de valeur à laquelle on va essayer de se conformer lorsqu'on a des choix à faire. Pour moi, c'est le plus important.

C'est-à-dire que rien na de sens. C'est-à-dire gagner 10000 balles ou 20000 balles à la fin du mois. Combien tu gagnais chez ?

Je gagnais les deux premières années, je gagnais 1300 € brut par émission. Il rigole. Et la dernière année 1500 par émission brute.

Donc quand il y a pas d'émission, on n'était pas payé évidemment. Donc euh oui, c'était c'est des il faut être très honnête, c'est très bien payé par rapport à beaucoup de gens sur euh en France, mais c'est pas les sommes euh démesurées que certains ont pu imaginer, mais voilà. En tout cas, toute somme gagnée en étant pas fier du travail qu'on qu'on a qu'on a fait pour acquérir cette somme pour moi me paraît inintéressante.

C'està dire que l'éthique c'est être contente de ce qu'on a fait dans sa journée lorsqu'on se couche. C'est de dire tiens j'étais fidèle à moi-même j'étais fidèle à un certain nombre de valeurs, je ne me suis pas trahi. C'est essayer de se dire quel être humain je je dois être si je veux que cette humanité aille dans le bon sens.

Est-ce que j'y arrive ou pas ? On sait tous, on a tout, on s'est tous tu à des moments de notre vie. On a été obligé parce qu'on est bien obligé de bouffer, on est bien obligé de travailler.

On a tous accepté de se taire devant un chef qui qui nous insupportait, dont on savait qu'il avait tort, dont onapréciait pas les méthodes, dont onapréciait pas les objectifs. Et on se sittu. Et je pense que c'est l'une des énormes difficultés aussi qui nous tiraille, c'est réussir à à exister, à vivre tout simplement, à faire vivre sa famille tout en respectant les valeurs auxquelles on croit fondamentalement, mais en ayant les moyens de les imaginer aussi ces valeurs parce que tout est fait pour nous les faire oublier qu'on doit avoir des valeurs et qu'on doit avoir une éthique.

Autre question internet. Pourquoi l'écologie ne serait pas un nouveau totalitarisme ? Elle peut l'être.

Le totalitarisme, c'est en réalité une manière d'imposer une idée à des gens qui n'y croient pas, qui n'en veulent pas, qui ne peuvent pas la réfuter, qui ne peuvent pas faire des contrepropositions. L'idée n'est pas d'imposer un nouveau modèle de société à des gens qui le réprouvent complètement. L'idée, c'est simplement de réussir à convaincre la majorité des gens de manière complètement démocratique que pour l'intérêt de tous, il y a des nouveaux choix de société à faire.

Et l'idée c'est d'avoir les moyens d'expliquer cela. Dans le livre, j'explique par exemple, si on prend le nucléaire, il y a un sondage récent qui disait que 47 % des Français souhaitent la fermeture des centrales. Bon, est-ce qu'ils ont raison ?

Est-ce qu'ils ont tort ? Le minimum serait aujourd'hui qu'on a un débat démocratique sur la question, un grand débat. Si la moitié des Français aujourd'hui considèrent que le nucléaire c'est plus la solution.

Si la moitié des Français considèrent que le nucléaire c'est plus la solution, mais ils sont pas au courant. Non. Voilà.

On sait rien. Peut pas faire qu'on peut pas faire autrement. Qu'on peut pas faire autrement.

Si si, on peut faire autrement. Comment ? Bah, on développe pas les énergies renouvelables.

Après, on peut prendre chacune des énergies renouvelables. Le cas des éoliennes, par exemple, c'est pas la même chose que le solaire. Il y a des d'autres problématiques sur les éoliennes qui n'existe pas pour le solaire.

Il y a de la géothermie, il y a la biomasseque. Il y a beaucoup de choses à mettre en place, à imaginer. Ce sont des programmes ambitieux, audacieux qui nous demandent une réelle volonté gouvernementale qu'on a absolument pas en France puisqu'il y a 40 ans, on a fait le choix du nucléaire, qu'on a tout misé là-dessus et que maintenant on est super emmerdé parce qu'en plus des mantelés des centrales ça coûte super cher et que mais en revanche ce qui est intéressant c'est d'avoir ce débat d'avoir des vrais débats, expliquer le vrai coût du nucléaire en France en incluant notamment celui du diamantellement des centrales ou de des mises aux normes au bout de 40 ans et cetera.

Ce qui n'est absolument pas fait. Ce que je veux simplement expliquer, c'est qu'il y a sur beaucoup beaucoup de sujets la nécessité de permettre à chaque citoyen d'avoir toutes les informations qui permettent de se faire son idée. Sur un sujet que je connais bien et et qui me touche au plus haut point, c'est celui des droits des animaux, donc celui de l'alimentation.

Il y a beaucoup de contre vérité aujourd'hui qui sont véhiculé par les instances gouvernementales, les instances sanitaires. Par exemple, l'idée, si vous allez aujourd'hui dans les école, il est écrit dans les recommandations gouvernementales qu'il faut qu'il y ait des protéines animales dans les menus des enfants. Des protéines animales, c'est faux.

Faut pas de protéine animale pour être en bonne santé. Donc mais simplement c'est écrit parce que ça répond au besoin de de lobby puissant en France. L'agriculture en l'occurrence.

Le salon de l'agriculture, tu as kiffé ? Bah non. Pourquoi tu voudrais que j'ai kiffé ?

Non mais qu'est-ce que tu veux ? C'est une grande foire. C'est très compliqué l'histoire des agriculteurs.

Je ne suis pas contre les agriculteur pour moi. C'est une c'est J'ai même envie que dans mon je pense c'est un combat mais oui, on va dire combat en tout cas dans ma mes préoccupations pour pour les animaux pour pour l'antispécisme, j'aurais vraiment envie de travailler avec les agriculteurs dont beaucoup d'entre eux sont des victimes du système actuel. Les paysans meurent depuis 40 ans.

Le nombre de paysans en France a été diminué par 4 depuis 40 ans. Paysans hein, le paysan en tant que tel est a quasiment disparu, a été remplacé par des ouvriers, par des employés de l'industrie, mais en été le paysan lui-même aujourd'hui a complètement disparu. Tu sais très bien les les éleveurs sont des gens qui pour la plupart d'entre eux gagnent extrêmement mal leur vie.

C'est chez a culteur qu'on a le taux suicide le plus élevé dans toutes les de toutes les professions en France. Euh c'est en plus l'agriculture est un métier qui est et l'élevage en particulier qui qui ne vit que par les subventions subvention européennes. C'est un système qui marche complètement sur la tête qu'il faut complètement revoir.

Comment ça se fait que les agriculteurs bio, ils reçoivent pas leur subvention depuis un certain nombre d'années ? Et j'en sais rien moi. Non mais je sais pas.

Question d'internet. Comment comment se passer des engrais organiques qui fournissent que que fournissent les animaux ? Comment sortir du modèle polyculture élevage dans les cycles agronomiques sont efficaces ?

Je te refais la question. En gros, c'est ce qu'on a besoin. Ça c'est peut-être la question qui dit que il y a des gens qui pensent qu'on a absolument besoin d'élever des animaux.

Véganisme égal engrais chimique. Voilà, c'est ça. Non, pas forcément.

Pas du tout. Il y a des euh des méthodes tout à fait naturelles. D'abord, il y a des engrais verts, c'est-à-dire un certain nombre de de végétaux que l'on fait pousser sur les champs et qui en fait fertilise les sols.

Ça c'est des vieilles méthodes très naturelles. On connaît beaucoup comme ça d'engravert. Euh ensuite si vraiment imaginons, je vraiment plus court pour cette cette question.

Imaginons qu'on ait vraiment besoin des animaux pour fertiliser. Bon, d'accord. Vous savez, les troupeaux, ils ont pas été inventés par l'homme, hein.

Les troupeaux, ils existent depuis euh des millions d'années, depuis que les animaux euh existent, depuis que les gros animaux existent. Bah d'accord, bah conservons quelques troupeaux, enfin conservons les troupeaux de toute façon. Mais par contre, on est pas obligé de les tuer les animaux pour autant.

C'estàd qu'on va voir des troupeaux à Versailles. Pourquoi pas ? D'ailleurs, il y a déjà des troupeaux à Versailles.

Alors, que fait-on ? Mais il y a des troupeaux à Versailles et des troupeaux de mouton, par exemple. Ouais, clairement.

Ouais. Euh, mais c'est vrai. Ouais.

Non mais c'est c'est que fait Ouais ouais avec des avec des sertes écossais aussi euh que fait-on des animaux d'élevage aujourd'hui ? Non non mais des vrais moutons hein c'est pas une blague. C'était pas c'était pas une métaphore.

Quand vous êtes balé dans le parc du château, vous pouvez voir les petits troupeaux de mouton pardon avec des certains écossais. Non non des vrais moutons, des animaux avec de la laine. Alors qu'est-ce qu'on fait des élevages d'animaux des qu'est-ce qu'on fait aujourd'hui des animaux d'élevage ?

On les lâche ? On fait quoi ? On ouvre les barrières.

On les laisse en liberté. Euh, on fait quoi ? D'abord, il y a beaucoup trop d'animaux d'élevage aujourd'hui sur cette planète qui prennent énormément énormément de place.

Euh je suis en train de de me remémorer les chiffres, je voudrais pas vous dire de bêtises. Euh sur la biomasse des mammifères aujourd'hui sur cette planète, 60 % c'est des animaux d'élevage, 36 % c'est des humains et 4 % seulement ce sont des animaux sauvages. C'estàd qu'on a complètement détruits.

Tu tu comptes ce qu'il y a dans les sols aussi ou la biomasse animale ? Non, je te parle non, je te parle de biomasse non je parle uniquement je te parle uniquement des mammifères, la biomasse des mammifères. Il y a beaucoup beaucoup trop de toute façon d'animaux d'élevage aujourd'hui qui sont élevés pour nourrir les hommes.

On fait quoi ? On arrête de les produire. C'est pas compliqué.

C'estàd que ce sont des animaux qui ne naissent que pour finir dans nos assiettes. L'espérance de vie d'une vache, c'est combien de temps ? 15 ans à peu près, ça peut arriver à 18 ans.

Donc pendant 15 ans, on fait du baby sitting de vaches. Bah, on les produit plus. C'està-dire qu'en gros les vaches avant c'était des oroc he c'était là.

Mais les animaux n'ont pas besoin de nous. Pourquoi faire du babysitting de vache ? Les animaux n'ont pas besoin des êtres humains.

Les animaux non humains, j'entends. Les animaux ont été domestiqués il y a les premiers il y a 15000 ans environ. Euh les chiens en l'occurrence euh enfin les loups qui sont devenus des chiens.

Mais 15000 c'est rien sur l'échelle de de de l'histoire de la vie. Ces animaux vivaient très très bien sans nous et ils continueront à vivre sans nous. Après, il y aura des réserves naturelles dans lesquelles on pourra les laisser en paix tranquillou. on pourra avoir des relations euh bénéfiques euh dans un certain nombre de cas avec quelques animaux avec lesquels on pourra continuer à avoir euh des relations quotidiennes.

Il se trouve que effectivement aujourd'hui il y a par exemple des chiens de compagnie ou des chats de compagnie dont on peut imaginer continuer euh à s'occuper parce que la relation est bénéfique. Si effectivement le chien est heureux, le chat est heureux, pourquoi pas ? Pourquoi s'en priver ?

Mais tous ces animaux-là n'ont rien à faire dans notre contact direct. Ce sont des animaux qui vivent sans nous. En principe, le chien le chien c'est du moins le loup s'est rapproché de l'homme pour bénéficier de ses reste.

Ouais. Et et c'est la raison pour laquelle je dis que dans certains cas de figure, je ne fais pas partie des végan qui disent "Nous ne devons plus avoir aucun rapport avec les animaux non humains." Plus de chien de traîneau, plus d'équitation.

Non non non, bien sûr, bien sûr. Puisque là ce sont des esclaves, ils sont exploités ces animaux-là. Alors, il y a des cas où c'est limite parce que on peut considérer qu'il y a un service rendu.

Il faut être tout à fait honnête. Si on prend l'exemple des chats, un un chat de compagnie euh qui vit dans votre maison, à qui vous allez Pourquoi il se marre ? Je pense au chat de ma belle- sœur.

Alors euh à qui vous ouvrez le matin la la la porte, qui rentre le soir et cetera. Bon bah s'il est pas écrasé par nature, il a une expérience de vie peut-être de 15 ans ce qui est super chouette. Or, c'est vrai que les études montrent que si vous laissez ce chat en totale liberté, c'estd sans aucune enfin, il est en liberté mais si vous le laissez vraiment complètement indépendant de de de toute interaction humaine, un chat sauvage, il a peut-être que 5 6 ans de vie de moyenne de vie parce qu'il y a beaucoup de risques de maladie de de de de voilà de qu' lui arrive qu'il soit écrasé et cetera et cetera.

Donc parfois effectivement cette idée de protection peut être intéressante pour certains animaux. Alors, question internet. N'est-ce pas politiquement plus efficace de se battre contre l'élevage industriel que contre l'élevage tout court ?

Ce sont deux combats qui se rejoignent à un moment mais qui sont pas les mêmes. C'est-à-dire que les ceux qui sont nombreux aujourd'hui à lutter contre l'élevage industriel disent "Bah moi, je veux une viande de qualité. Je veux une viande de qualité.

Je veux pas qu'il y ait une antibiotique dans ma viande. OK ? Et puis bon, l'animal s'il peut avoir été pas trop maltraité, c'est mieux.

D'accord. Très bien. Oui, c'est mieux.

C'est mieux un élevage qu'on va qualifier de de de familial, c'est mieux effectivement qu'un grand hangar dans lequel des des bêtes s'entassent qu'un élevage intensif. Bien sûr, c'est mieux. Mais il n reste pas moins vrai que l'animal est toujours tué au bout de 6 mois ou de 4 mois et cetera.

Or, c'est pas le combat des antispécistes. Nous, le combat qui est le nôtre est celui qui consiste à dire tout être vivant sensible qui né sur cette planète a le droit. de vivre.

Donc une vache doit pas être tuée enfin en l'occurrence souvent les vaches. Les vaches en fait leur vie est plus compliquée que ça puis d'abord elles produisent du lait pour nous pendant font des pendant quelques années avant de avant d'être envoyé. Mais les veaux les veaux c'est quelques mois par exemple.

Bon ben ce veau il doit pas être tué au bout de quelques mois pour nous ce même s'il est super bien nourri gambade le cochon même chose le cochon il a pas être tué au bout de 6 mois. La chasse euh chasse une hérésie aujourd'hui. Alors euh imagine-toi l'humain qui produit un peu de pinard dans ses vignes.

Il se lève un matin et il y a un troupeau de sanglier, une harde de sanglier qui lui a ruiné Ouais. son pinard. Euh on fait quoi ?

On on régule, on discute avec le sanglier, on va boire un coup, on on laisse les loups les loups vont autoréguler les sangliers. On fait quoi d'abord ? effectivement une grande place à l'autorégulation, c'està dire que la nature s'est autorégulée pendant prédateur quand même.

On réintroduit des prédateurs, on fait quoi ? Ce sont des questions qu'il faut se poser effectivement. Recréer des équilibres que nous avons nous-mêmes euh l'homme fait partie de nous éliminé.

Est-ce que l'homme l'homme est un loup pour le sanglier ? Est-ce que l'homme est un loup pour le sanglier ? Non.

L'homme est est fait partie de cet équilibre avec une place à part. C'està dire que c'est le seul animal sur cette planète aujourd'hui qui a le pouvoir de vie et de mort sur tout ce qu'il entoure. C'est le seul.

Ça lui confère une responsabilité particulière, celle justement de prendre soin du vivant. Toi, tu as pas discuté avec le chat de ma belle- sœur. Parce qu'il tue des souris, c'est ça ?

Il veut être maître du monde. Autre question d'internet. Pourquoi accepter la prédation du loup et pas celle de l'homme ?

Mais parce que nous ne sommes pas des loups, comme nous ne sommes pas des souris, comme euh nous ne sommes pas des éléphants, les antispécistes ne disent pas tous les animaux sont égaux en terme d'intérêt, en terme de capacité. Ils disent tous les animaux non humains sensibles et les humains ont les inclus dedans, ont on ont le droit le même droit à vivre, à exister, à ne pas souffrir. Voilà.

Ensuite, nous avons tous des caractéristiques différentes et comme je viens de le dire, l'homme est non seulement l'espèce dominatrice aujourd'hui dominante, mais en plus c'est l'espèce animale qui a les caractéristiques cognitives les plus développées et notamment le sens de la morale et de l'éthique. La morale et l'éthique sont présentes également chez d'autres espèces animales, même chez les rats par exemple, on a découvert l'entrée, le sens de la justice ou de l'injustice, l'empathie. On a découvert tout ça chez chez des animaux dont les rats.

Bon, mais chez ces chez c'est chez l'homme que ses caractéristiques sont les plus développées. Et ça Darwin l'avait déjà expliqué au 19e siècle dans un livre qui s'appelle la descendance de l'homme. Il avait déjà dit que les qualités morales est ce qui était apparu en dernier chez les animaux qu'il appelait lui supérieur.

Et il expliquait ce que que la morale, il parle bien de morale, que la morale allait se développer de plus en plus était devenu aujourd'hui un élément qui permettait l'évolution de notre espèce. Question internet, tu as fini ? Oh non, je pourrais parler un quart d'heure mais vas-y.

Vy. En tant en tant que militant antispéciste, puis-je avoir un lombri compost de la poudre de verre de terre ? Bah non.

D'accord. Et à l'ombre compose des verrs de terre qui s'occupent de faire les esclaves pour décomposer. Là, on parle de de de verre de terre vivant dans la deuxième C'est ça.

Récompost, c'est alors je je c'est c'est les verres de terre qui Oui, c'est ça. Est-ce que si ils sont morts mais ça aucun intérêt. Ils sont pas son dans une boîte.

Ils sont dans une boîte, ils s'occupent de de recycler les les déchets. D'accord. Donc des verrs de terre vivants qui Oui, ça pourquoi pas.

Moi ça me moi ça ne me pose pas de problème à partir du moment où un verre de terre n'est pas privé de moi ce qui m'ennuie c'est comment il est stocké dans cette boîte et qu'est-ce qui lui arrive si cette boîte n'est pas vendu et pendant le le comment il est c'est ça qui je connais pas du tout ce système donc je je voudrais pas m'engager l'idée de se dire on on importe des verrs de terre dans sa terre pour les faire travailler à sa terre c'est différent parce que il est pas vraiment esclave simplement on le change de territoire mais on lui donne le même espace qu'il aurait eu là si si on avait pas bougé son espace de naissance mais ce qui m'ennuie dans ce système Mais je n'en ai pas la certitude. C'est la possibilité qu'on prenne des verrs de terre quand il vous compa dans une petite boîte qu'on met dans un supermarché qu'on attend. C'est pas ça j'imagine, c'est pas possible parce que si on fait ça les ils vont ils vont crever.

Donc en tout cas qu'on déplace des verrs de terre pour les les mettre dans un terrain où leur travail va être utile, ça ne me gêne pas. Autre question internet. Que pensez-vous de la viande de synthèse ?

Ça ne me gêne pas. Je sais que c'est quelque chose qui est euh décrié par les adversaires des végans qui disent "Mon dieu, regardez, euh les véganfent un système euh alimentaire complètement pas naturel au service des grandes entreprises qui veulent justement investir le le territoire de la viande de synthèse. Moi, je je m'en moque.

Je suis pas sûr que soit très utile parce que les végan qui s'y connaissent un peu arrivent très très bien aujourd'hui à se nourrir sans avoir recours. Forcément, ça n'existe pas encore, en tout cas, c'est pas encore commercialisé, c'est beaucoup trop cher sans sans avoir recours à ça. Maintenant, si ça peut aider un certain nombre de personnes qui sont vraiment aujourd'hui accroch qui aimeraient arrêter mais voilà et qui ont trop pris l'habitude de de cette la viande et qui se sentent rassurés par le fait d'avoir de la viande dans leur assiette mais simplement c'est la viande de synthèse qui n'a pas fait souffrir d'animal, pourquoi pas ? peut être ça peut être en tout cas dans une phase de transition ça peut être un un peu comme un patch euh un patch pour arrêter de fumer.

Est-ce que Est-ce que tu as vu le le la vidéo satirique qui s'appelle la boucherie éthique ? Alors on m'a beaucoup parlé mais je j'ai très honnêtement je l'ai jamais regardé mais je sais just fait au moins 10 personnes qui m'en parlent. Autre question d'internet.

Est-ce que le trappeur inuite qui pratique un rituel pour retirer la flèche de la bête qui l'a tué et qui rend hommage à l'âme de cet animal ne respecte pas finalement plus cette bête dans son animalité que l'éleveur le plus bio. Ouais. La lalie si dans la mesure où on considère que l'inuite ce qui est pas plus forcément vrai aujourd'hui n'aurait pas d'autres choix pas d'autres solutions pour continuer lui-même à vivre que d'enlever une vie.

C'est parce que il est il vit dans un milieu tel que bah son seul choix est de tuer cet animal. Et s'il le fait avec respect parce que c'est lui euh c'est lui qui meurt ou c'est c'est c'est cet animal. Enfin effectivement et de toute manière je peux comprendre ça j'en parlais dans un de mes hypnothèques qu'à une certaine époque de notre vie on était obligé de tuer des animaux comme par exemple pour tout simplement avoir moins froid pour prendre la peau pour se la mettre sur les épaules quand il fait mo- 10°gr dans certaines régions.

Je comprends que les humains aient eu besoin certain moment de leur histoire de le faire. Il se trouve simplement que nous sommes entre joint dans une phase où nous n'avons absolument plus besoin de tuer des animaux pour nous vêtir, pour nous nourrir et cetera. Est-ce qu'il y a encore des régions où c'est absolument obligatoire pour des populations de le faire ?

Je ne le pense pas. Je pense que même les inuites aujourd'hui, on peut les alimenter en produits. Véan.

Bah ouais. Tes chaussures, elles sont en cuir végétal ? Ouais, c'est on peut on cite pas la marque.

Bah, c'est surtout que je la connais pas. C'est un site allemand. Je peux les enlever pour regarder ce qui est J'ai acheté ça sur internet par un site allemand sur un site allemand végan.

Euh antispéciste versus tradition française. Comment le faire entrer un minimum dans la dans les consciences ? Genre la la tradition gastronomique française une bonne un peuf bourguignon, un poulet homorit un agneau de 7.

La tradition n'a aucun intérêt. C'estàd que je suis toujours assez effaré de d'entendre des gens aujourd'hui brandir le mot tradition pour justifier certaines pratiques. Corriida, tradition.

Ben non, en plus c'est même pas une tradition française d' Corida, donc c'est complètement faux. Euh la tradition c'est une habitude prise par un groupe d'humain à un moment donné de leur histoire. Beaucoup de traditions reposent sur des croyances, sur des méconnaissances aussi.

Et ce n'est pas parce que il y a une pratique à un moment donné notre histoire qu'on doit la continuer tout le temps. Ce qui doit guider nos actions, c'est simplement le fait de savoir si cette action est raisonnable ou pas, si elle est justifiée ou pas. Si on découvre tout à coup que quelque chose qu'on avait l'habitude de faire a des conséquences absolument dramatiques, néfastes ou immorales, il est logique d'arrêter.

Donc c'est le cas de la corida. euh la viande, par manger de la viande, et ben on découvre aujourd'hui des choses sur les animaux qu'on ne savait pas avant sur leur intelligence, leur sensibilité. On découvre aujourd'hui des qu'on a des possibilités de se nourrir complètement différentes et on change la tradition.

Vous savez que euh pendant des euh pendant des des années en France, par exemple, traditionnellement pendant la nuit de la Saint-Jean, on clouait des chats aux portes, on les brûlait. C'est la tradition. Bah, on a arrêté.

Tiens, voilà. Que pensez-vous des mouvements citoyens et étudiants pour le climat ainsi que les projets comme l'affaire du siècle ? Bah, je ne peux qu'être très enthousiasmé par tout ça.

Est-ce que la non violence protège les puissants ? C'est une excellente question. Ça les ça les aide en tout cas.

Oui, ça les aide. C'est c'est on en revient aussi à quelque chose qu'on a abordé tout à l'heure sur pourquoi les libéraux gagnent parce que ce sont des tricheurs. Vous avez dans une rue un non violent qui tout à coup se confronte à un type sur armé ou un type qui sort de son cours de de karaté et qui va en découdre.

Bon bah, on a une chance sur deux que non, pas une chance sur deux, on a 9 chances sur 10 que le type qui sait se battre et qui a envie de se battre et ben sorte sorte de cet échange bénéficiaire. Ou alors il faut que le nonvolence soit très très très convaincant, mais il part en tout cas avec un sacré désavantage. Euh plutôt molotof ou cacatof ?

Et ben Kacatof, que pensez-vous de la montée de la violence d'État et de la réaction face aux demandes de l'ONU à la France usage du LBD, ben c'est plutôt qu'est-ce que je pense du mépris total des autorités françaises ou des commentateurs que l'on sur les chaînes info par rapport au jugement qu'imit aujourd'hui l'ONU à notre égard enfin en tout cas à l'égard de nos dirigeants. C'est-à-dire qu'on est aujourd'hui vraiment pointé du doigt comme étant comme étant en pleine dérive et je suis heureux qu'il a des instances internationales qui soient là pour le signaler. Malheureusement, ça n'aura aucun effet parce qu'il y a une forme d'arrogance totale de notre gouvernement à l'égard de tout ça.

J'ai posté une vidéo qui était d'ailleurs celle de une relayée par David Dufren il y a de tr jours sur Twitter. Je voyais un jeune homme qui qui marchait avec un tambour. Ça m'a Mais ça m'a ça m'a c'est pire que révolter.

C'est une action isolée ça. Non non c'est pas isolé. C'est pas isolé.

C'est pas isolé. C'est il y en a tous les enfin il y a des des dizaines et des dizaines et des dizaines de vidéos de les vidéos des lunettes par terre. Non j'ai vu les c'était le même jour.

Donc je termine sur cette histoire de vidéo euh et et on voit donc un jeune homme comme ça qui tape sur son tambour tranquillement dans sa rue pour manifester. Voilà. Puis des cestes qui arrivent, qui le prennent violemment, qui lui cassent son tambour, qui qui le mettent à terre mais comme c'était un délinquant, comme s'il venait d' il les avait provoqué avec un tambour, faut pas déconner.

Ouais, mais là je me suis dit et j'ai écrit "Arrêtons de arrêtons de nous gargariser avec Rousseau et Hugo mais il y a quelque chose, je blague". Enfin, ça c'est quelque chose ça me ça me retourne vraiment mais quand je dis que ça me retourne, ça me déprime au plus haut point. C'est-à-dire qu'on est censé être le pays de Hugo.

On est les gens, on brandito. Regardez. Alors, c'est super.

Alors, les misérables, c'est joué à Broadway, c'est génial. On est fier de ça. Mais mais en fait, on les supporte plus les Gavroches aujourd'hui.

On n'en veut pas dans notre pays. Et le discours de Hugo aujourd'hui, plus personne n'en veut en réalité, parmi ceux qui nous dirigent. Une question.

Avez-vous vu le débat de Derugie pour répondre aux plaintes de l'affaire du siècle ? Que pensez-vous des propositions gouvernementales sur le climat et la consommation de viande en particulier ? À suivre tout de suite, si la non violence prend parfois des limites, quand est-ce que la violence s'impose ?

H vous parlez de décisions raisonnables. Pour qu'elle alors pour qu'elles soit raisonnable, ne faut-il pas qu'elle soit partagée par le plus grand nombre ? Non, pour qu'elle soit raisonnable, elle doit pas être partagée par le plus grand nombre parce que la raison en fait, c'est ce qu'on essaie de d'éterrer, c'est ce qu'on essaie de de mettre au jour, mais euh parfois on on passe à côté de la raison pendant des siècles.

Euh la manière dont on a perçu par exemple euh la planète Terre dans le système solaire ou voilà jusqu'à Copernic, on pensait que que que c'est le le c'était la terre, le centre du monde et que et que le soleil tournait autour de la terre. Et donc on était à côté de la raison. Bon euh donc on peut être très très raisonnable en en minorité.

En revanche, je dis que l'idéal serait de convaincre le plus grand monde possible de suivre une voie raisonnable. Je ne sais pas si c'est facilement réalisable. On on y est parvenu.

On peut quand même être assez optimiste lorsqu'on regarde l'histoire de nos sociétés depuis de millénaires. On voit quand même que sur de très nombreux sujets, nous avons progressé. Nous avons, comme j'aime à dire augmenté nos sphères de considération morale.

Nous l'avons étendu à quasiment tous les individus alors que initialement beaucoup des individus étaient exclus cette sphère de considération morale à savoir les femmes, les homosexuels, les les les personnes de couleur, les personnes de certaines religions et cetera et cetera. Donc on peut considérer qu'avec le temps, avec la discussion, on arrive quand même à aller vers un certain progrès moral. Est-ce que tu as des sujets à aborder qu'on a pas abordé ? plein.

Euh, on est là pour 3 jours. Euh euh, on arrive à la fin de de notre émission. Euh euh on a fait combien de temps ?

Aucune idée. Et on arrive à la fin de notre émission. Alors, ils s'en fout de mes questions.

Ouais. Le le Non, parce que j'ai j'ai cru comprendre qu'il y avait pas de durée vraiment. Euh ouais, mais comme tu es arrivé avec tr quart d'heure de une demi-heure en retard, c'est compliqué.

Et non mais ça n'a pas eu d'influence sur la durée de notre interview, rassure-moi. Non, ça donc c'était juste un petit tacle de fin pour dire que je suis arrivé avec 3 minutes de retard. Combien tu as dit combien tu as dit ? 30 minutes de retard.

Bon, je déteste ça. On sait pas en plus voilà, on a fait une interview normalement mais le donc 1h et dem c'est pas mal parce que il paraît que c'est vrai que quand tu aimes pas, tu vires au bout d'un quart d'heure, 20 minutes. Non, c'est pas quand j'aime pas, c'est quand tu arrives en retard et que tu joues ta diva, tu dégages.

Et et j'ai joué ma diva. Non non non. Ben 1hure et ça va.

Tu veux rester une demi-heure de plus ? Non pas du tout. Je trouve que c'était très bien justement.

J'allais te dire c'est super, on a vachement parlé. Ouais. Bah arrête de me déconcentrer là en fait c'est ça.

Il aime pas déstabilisé. C'est c euh la dernière question qui n'est pas une question, c'est laisser un conseil pour les jeunes générations et euh donc si tu as un conseil à laisser une bouteille à la mer, quelque chose d'impérissable. Et moi, je vais te poser une question juste juste pour pour moi.

Est-ce que tu connais le poème Le Reniement de Saint-Pierre qui se termine par Certes, je sortirai quant à moi satisfait d'un monde où l'action n'est pas la sœur du rêve. Puisse puisse-je user du glève et périr par le glève. Saint-Pierre a renié Jésus, il a bien fait.

Tu peux envoyer ton conseil pour les jeunes générations. Euh c'est compliqué. J'aime pour donner des conseils.

Non, c'est vrai, c'est très Non, non, la seule la seule chose c'est pas un conseil et je ne peux déjà je passe mon temps à me demander si je fais bien. Alors, aller donner un conseil aux autres. Quand j'écris des livres, j'expose toujours une vision des choses qui est la mienne en me demandant si je peux la partager avec d'autres.

J'ai pas la prétention de penser enfin si quand j'en parle, je dois forcément avoir un souci d'universalité, surtout ce que je parle d'éthique, des droits des animaux. Mais de là à donner des conseils, non ? Le seul conseil que ce que j'aimerais c'est que chacun vraiment mette le mot éthique au cœur de chacune de ces décisions.

Ça change tout. S'il y a un conseil, c'est de savoir dire non. C'est-à-dire qu'en gros, on je pense qu'on n'est pas du tout éduqué dans le bon sens.

On nous apprend à être poli. C'est bien la politesse. J'ai déploré en début d'interview que certains ont manqué même pour exprimer leur désaccord.

Vous apprend être soumis. Oui, bien sûr. L'école, c'est l'école de la soumission, celle à laquelle vont nos enfants aujourd'hui.

Cette école commence pas à la maternelle parce qu'on a là encore des méthodes pédagogiques encore de développement personnel, mais dès le collège, ça devient l'école de la soumission. On nous apprend une forme de respect qui, j'adore le respect, tu as compris dans les rapports humains. En revanche, je crois que on doit tous être élevés avec la capacité à contredire, à mettre en question ce qu'on nous dit comme une vérité.

On doit être tous habitués, éduqués à interroger cette vérité qu'on nous présente comme telle. Savoir dire non. Je pense que notre liberté, elle est là aujourd'hui dans un univers où une société où nos libertés sont de plus en plus restreintes.

Il nous reste une petite marge, c'est celle qui consiste à dire "Je refuse cela". Et je crois que la vie se fait beaucoup plus par refus que par acceptation. Caron, merci.

Merci à vous pour votre accueil. [Musique]

Société à bout de souffle ? Aymeric Caron [EN DIRECT] — Aymeric Caron · Pourquijevote