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InterviewRMC — Face à Face (sur Podcast)· 17 juin 2020 43 minContradictoireActualité / polémiqueSantéSécuritéTravail & emploiÉconomie & entreprises

Bourdin Direct du 17 juin - 8h/9h

Au micro : Jean-Jacques BourdinSource d'origine 3 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 35 %Attaque 38 %Défensif 27 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 22:16OuverteRéponse directe

    Quelle est votre réaction face à la résurgence du Covid en Chine ?

  • 24:28OuverteRéponse directe

    Faut-il assouplir les règles sanitaires dans les écoles ?

  • 26:10OuverteRéponse directe

    Que pensez-vous des violences lors des manifestations de soignants ?

  • 26:22OuverteRéponse directe

    Que pensez-vous de l'interpellation violente de l'infirmière ?

  • 28:53OuverteRéponse directe

    Le gouvernement doit-il donner plus de moyens aux forces de l'ordre ?

  • 28:53OuverteRéponse directe

    Est-ce que le gouvernement doit donner plus de moyens aux forces de l'ordre pour réprimer la violence ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:16InvitéFait
    « Édouard Philippe a dit entendre parfaitement les revendications. »
  • 3:24InvitéFait
    « C'est aujourd'hui que l'Assemblée nationale examine un projet de loi organisant la sortie de l'état d'urgence sanitaire le 10 juillet. »
  • 4:08InvitéChiffre
    « Il réduirait d'un tiers la mortalité chez les malades du Covid placés en réanimation. »
  • 10:56PrésentateurFait
    « Il ne m'a pas dit non, il ne m'a pas vraiment dit oui mais j'ai senti que l'État était sur le point de céder sur ces fameux 300 euros. »
  • 12:34InvitéFait
    « L'hôpital public n'a pas redémarré. Il est sur deux cylindres. Deux sur quatre cylindres. »
  • 18:05PrésentateurChiffre
    « Le marché du neuf il fait moins 50%. »
  • 18:08PrésentateurChiffre
    « Le marché de l'occasion il ne fait plus que moins 25%. »
  • 18:21PrésentateurChiffre
    « 3000 euros pour l'achat d'un véhicule thermique diesel et essence. »
  • 22:49PrésentateurFait
    « On a une très faible circulation du virus et c'est parce qu'on a une très faible circulation du virus qu'on peut passer l'île de France en zone verte. »
  • 23:25PrésentateurFait
    « On ne pourrait pas revivre un reconfinement je ne vois pas comment notre société pourrait revivre un reconfinement. »
  • 23:44PrésentateurFait
    « Grâce au confinement on a pu réduire le pic épidémique et on n'a pas eu des situations de tension comme on l'a pu le connaître malheureusement dans d'autres pays. »
  • 26:35PrésentateurFait
    « Une femme qui est en train de lancer des projectiles sur la police que le policier a été blessé. »
  • 27:17PrésentateurFait
    « On a rendu hommage à deux policiers c'est la fameuse tuerie de Magnanville. »
  • 28:39PrésentateurFait
    « Si on veut continuer à recruter aussi des policiers et des gendarmes dans notre pays il faut à la fois évidemment de l'exemplarité dans la police mais il faut aussi que nous citoyens et que nous qui avons accès à la parole et bien on les soutienne. »
  • 29:19PrésentateurChiffre
    « on aura recruté dans le mandat 10 000 policiers et gendarmes »
  • 29:35PrésentateurFait
    « il y a eu des programmes immobiliers massifs et majeurs pour renforcer les conditions de vie et d'accueil de nos policiers et de nos gendarmes »
  • 30:10PrésentateurFait
    « Christophe Castaner annonce la fin de l'utilisation de la technique d'interpellation clé d'étranglement »
  • 32:10PrésentateurPromesse
    « le président de la République a pris un engagement très fort qui était de dire que si des personnes étaient appréhendées et étaient en train d'essayer de demander un statut de réfugié politique et bien ils ne l'obtiendraient pas »
  • 35:53PrésentateurChiffre
    « Nous on l'a augmenté de 2 milliards d'euros par an »
  • 36:10PrésentateurChiffre
    « On va supprimer un tiers de la dette de nos hôpitaux c'est-à-dire 13 milliards d'euros qui vont être rendus à nos hôpitaux »
  • 41:39PrésentateurFait
    « il serait risqué de continuer avec un Premier ministre qui a démontré une totale loyauté et solidité »

Temps de parole

  • Présentateur38 %
  • Présentateur 232 %
  • Invité13 %
  • Invité 28 %
  • Auditeur3 %
  • Invité 33 %

0,9 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez RMC. Mercredi 17 juin, l'info sur RMC. 8h02, merci d'être avec nous. C'est Céline Kalman qui est là pour les dernières informations. Céline, bonjour.

0:12
Invité

Bonjour Jean-Jacques, bonjour à tous. Une femme en blouse blanche, violemment interpellée, tirée par les cheveux en marge de la manifestation parisienne. Les images tournent en boucle. L'infirmière est toujours en garde à vue. Dans ce journal, un témoignage RMC, celui du père du jeune Tchétchène dont l'agression est à l'origine des violences ces derniers jours à Dijon. L'homme appelle au calme. Et puis, une lueur d'espoir dans le traitement contre le Covid. L'OMS parle de percée scientifique. Un médicament réduirait la mortalité des patients gravement atteints. Bienvenue à tous sur RMC. C'est l'image qui a enflammé les réseaux sociaux.

Hier soir, une scène qui a marqué les esprits et qu'il faut resituer dans son contexte. Celle d'une femme en blouse blanche, violemment interpellée, tirée par les cheveux en marge de la manifestation des soignants à Paris. Il s'agit d'une infirmière de 50 ans, arrêtée notamment pour avoir jeté des projectiles sur les forces de l'ordre. Hier soir, une trentaine de personnes se sont spontanément réunies devant le commissariat où elle a été placée en garde à vue près de la place des Invalides où cette soignante a donc été interpellée. Thomas Chupin. Il est 5h moins le quart hier soir. Fin de manifestation. Cela fait de nombreuses minutes que des casseurs font face à la police.

Et au milieu, une blouse blanche, une femme qui jette des projectiles maladroitement sur les forces de l'ordre qui les insultent. Et finalement, les policiers interviennent. Interpellation musclée, l'infirmière ne se laisse pas faire. Elle est tirée par les cheveux et mise à terre. S'il vous plaît ! Images qui ont choqué Lucien, proche de la famille. Ce qui m'a vraiment surpris, moi, c'est la violence de l'interpellation. Elle est à genoux. Je ne vois pas ce qu'elle pouvait faire pour se défendre et ce qui les mettait en danger. Il faisait partie d'une trentaine de personnes qui se sont rassemblées hier soir devant le commissariat où l'infirmière a été emmenée.

Elle a travaillé pendant trois mois pour aider les gens qui subissaient le Covid. Elle l'a elle-même subie. Aujourd'hui, elle est interpellée pendant une manifestation où elle demande de sauver l'hôpital public. Moi, ça me crève le cœur. Je ne vais pas vous mentir. Infirmière à Villejuive, dans le Val-de-Marne. Elle a reçu le soutien de la CGT locale. Benjamin Amar en est le porte-parole. Elle reconnaît avoir jeté des choses, des projectiles sur la police. Elle en est navrée. Donc, nous, on est là pour dire un petit peu d'indulgence. Une infirmière de 50 ans, si à un moment, elle a la colère qui l'envahit comme ça, il faut qu'on se pose les bonnes questions.

Un des policiers atteints par les projectiles lancés par l'infirmière devrait déposer plainte aujourd'hui. 32 personnes ont été interpellées à Paris. Des affrontements également à Lille, Toulouse et Nantes. Des violences qui rappellent des scènes d'avant la crise du Covid-19. Pour le sociologue Jean-François Amadieu, ces violences étaient à craindre après plusieurs mois sans manifestation.

2:37
Présentateur

On s'attendait depuis longtemps à une reprise de manifestations agitées avec un retour de militants, black blocs, comme on dit, de l'ultra-gauche, de gilets jaunes radicalisés. Le fait que pendant plusieurs mois, il n'y ait plus de manifestations fait que là, l'occasion se présente. Il semble bien qu'il se crée une sorte de convergence qui pourrait d'ailleurs prendre beaucoup plus d'ampleur, diriger contre les forces de l'ordre. Peut-être là un élément nouveau par rapport à ce qu'on a connu à proprement parler depuis deux ans.

3:10
Invité

Au total, 250 manifestations. La plupart se sont déroulées dans le calme, il faut le souligner. Édouard Philippe a dit entendre parfaitement les revendications. Hier soir, il a de nouveau promis une réponse massive et très significative. C'est aujourd'hui que l'Assemblée nationale examine un projet de loi organisant la sortie de l'état d'urgence sanitaire le 10 juillet avec une période transitoire jusqu'à l'automne. L'inquiétude ce matin en provenance de la Chine, Pékin quasiment coupé du monde, résurgence des cas de Covid une centaine en cinq jours. Résultat, les deux aéroports de la ville annulent plus d'un millier de vols.

Pékin demande à ses habitants d'éviter les voyages non essentiels en dehors de la ville et toutes les écoles sont à nouveau fermées. L'inquiétude en Chine, mais l'espoir en provenance du Royaume-Uni. Des chercheurs ont peut-être trouvé un remède miracle, un corticoïde qui réduirait considérablement la mortalité chez les patients les plus graves. Florian Chevalet. Son nom, le dexamétasone, un médicament de la famille des stéroïdes. Il réduirait d'un tiers la mortalité chez les malades du Covid placés en réanimation. Lors de son audition par l'Assemblée nationale hier, le directeur de la Santé, Jérôme Salomon, n'a pas caché son enthousiasme.

4:17
Présentateur

La dexamétasone qui est pour la première fois une molécule qui semble donner vraiment des résultats tout à fait significatifs sur la mortalité et en particulier la mortalité des patients les plus graves.

4:25
Invité

Autre bonne nouvelle, la molécule est ancienne, peu coûteuse et accessible. Elle a déjà été utilisée durant la crise sanitaire. C'est le cas du professeur Jean-Michel Constantin, le chef du service de réanimation de la Pitié Salpêtrière à Paris, décrit des résultats spectaculaires sur beaucoup de ses patients. Pour nous, c'est une vraie bonne nouvelle

4:40
Présentateur

parce que ça nous pousse un peu plus dans ce qu'on avait testé, dans le sentiment qu'on avait. On a une preuve. Aujourd'hui, ce corticoïde devrait donc être prescrit plus souvent et plus tôt

4:50
Invité

dans le traitement du Covid-19.

4:51
Présentateur

Tout de suite, ça va être très utile au Brésil, en Amérique latine, là où ça flambe. Ce sera utile en France si jamais il y a une deuxième vague, qu'elle soit dans quelques semaines ou à l'automne ou plus tard. Pour connaître les résultats précis de l'étude, il faudra encore attendre sa publication complète.

5:05
Invité

RMC, 8h07, la soirée a été calme à Dijon. Le gouvernement a répondu aux violences de ces derniers jours. 150 gendarmes déployés en plus. Un témoignage, RMC à présent, celui du papa du jeune Chen Chen de 16 ans, blessé il y a une semaine. C'est son agression qui a tout déclenché. Son papa appelle ce matin à la fin des affrontements. Maxime Brandstatter et Nicolas Trenot l'ont rencontré pour RMC. Le visage émacié, Zélim Rahn est encore traumatisé par le passage à tabac de son fils de 19 ans dans son propre quartier.

5:35
Présentateur

Il était menacé en mort, mais on a reçu un coup de crosse depuis qu'il s'allait sur la tête. Je ne veux pas parler de ça. Mon fils, il est quelqu'un de sportif. Rien à voir avec le droit.

5:48
Invité

Suite à l'agression, près de 200 tchétchènes sont venus de toute la France et d'Europe pour venger son fils aîné. Zélim Rahn a perdu le contrôle des événements.

5:56
Présentateur

Les gens sont venus spontanément. C'est la solidarité. C'est toujours comme ça chez nous. C'est plus dur à dire d'arrêter de venir. Et après, ce qui est passé, ce n'est pas une bonne image pour notre ville.

6:12
Invité

Le réfugié politique tchétchène lance un appel au calme avec plusieurs membres de sa communauté et Yunus, un jeune Turc venu apporter son soutien. Des vidéos pour chauffer l'atmosphère sur les réseaux sociaux, il faut l'arrêter que ce soit turc, tchétchène, arabe, parce qu'on est tous des frères, on vit tous ensemble. Il ne faut pas inciter à la haine, c'est tout. Ils ont tous les deux partagé un moment de réconciliation hier soir avec d'autres musulmans de la région dans une mosquée de la ville pour sceller un semblant de paix dans le quartier. L'agresseur de Marin va-t-il être libéré aujourd'hui en novembre 2016 à Lyon ?

Marin, 20 ans, était tabassé à coups de béquille pour avoir défendu un couple qui s'embrassait dans la rue. Marin a aujourd'hui de très lourdes séquelles neurologiques. Son agresseur avait été condamné à 7 ans et demi de prison en 2018. Il y a deux mois, il a fait une demande de libération conditionnelle. La cour d'appel de Lyon doit donc se tuer aujourd'hui. Cyprien Pézryl. De l'inquiétude pour Audrey Sauvageon, la mère de Marin, elle craint que l'agresseur de son fils sorte de prison en ayant réalisé moins de la moitié de sa peine.

7:07
Auditeur

À mon avis, il n'a pas encore compris la gravité des choses et ce n'est pas pour tout de suite et ce n'est pas en essayant de sortir tout le temps au plus tôt qu'on comprend et qu'on prend conscience des choses. Une décision de justice a été prise il y a maintenant deux ans. On aimerait juste qu'elle s'applique en fait et pouvoir passer notre énergie à autre chose.

7:22
Invité

Sauf que l'avocate de l'agresseur l'assure, son client a changé. Des lettres d'excuses écrites à Marin, un diplôme d'électricien obtenu pendant son incarcération. Bref, de quoi se réinsérer dans la société mais pas suffisant pour Audrey Sauvageon. Elle appréhende la décision de la cour d'appel.

7:35
Auditeur

On a l'impression d'être impuissants. Quelque chose ne nous appartient plus, clairement, ce n'est plus entre nos mains. Je n'ai pas voulu me pencher sur les recours. C'est peut-être une espèce de superstition. Je préfère penser et me dire que la décision sera la bonne, que ce sera une décision cohérente avec tout ce qui s'est passé jusqu'à maintenant.

7:53
Invité

Depuis sa sortie du coma, Marin suit de longues séances de rééducation, anormales, mais craint désormais une chose, de retomber sur son agresseur dans la rue. Football, la Bundesliga et la Liga ont repris. La première ligue redémarre aujourd'hui. À Caen, le grand retour de la Ligue des champions. Le PSG et Lyon, seuls clubs français encore en lice, sont impatients de connaître leur futur calendrier européen. Loïc Braillet, c'est aujourd'hui que l'UEFA va enfin lever le voile sur la fin de saison européenne.

8:19
Présentateur

Lorsque la crise du Covid-19 frappe le foot européen à la mi-mars, il reste 4 huitièmes de finale retour à jouer, dont le fameux Juventus-Turin-Lyon. Ces 4 matchs doivent être reprogrammés les 7 et 8 août. Place ensuite pour les 8 équipes restantes au tour à élimination direct sur un seul match et non plus en match aller-retour. Tout se tiendrait en 10 jours. Les quarts de finale du 12 au 15 août, les demi-finales les 18 et 19 août et la finale le dimanche 23 août. Pour faciliter et limiter les déplacements à partir des quarts de finale, tous les matchs se joueront dans une seule ville, Lisbonne au Portugal qui dispose de deux grands stades et où l'épidémie a été plutôt bien maîtrisée.

L'UEFA espère pouvoir en plus accueillir du public et a prévu le même modèle pour la Ligue Europa dont la formule finale, elle, devrait se tenir à Francfort en Allemagne.

9:03
Invité

Notez qu'il ressort le Bayern Munich a remporté un 30ème titre en championnat sans spectateur, sans public non plus l'US Open qui aura bien lieu du 31 août au 13 septembre ce sera à huis clos.

9:13
Présentateur

Quelle tristesse ces spectacles sportifs sont les spectateurs. Mais alors quelle tristesse. Bien, il est 8 ans, oui, j'espère que le public va pouvoir revenir à la fin du mois de juillet. D'ailleurs, finale Coupe de la Ligue, Coupe de France, on espère avec des spectateurs. Nous verrons bien. Il est 8h11, docteur François Salacas est avec nous, neurologue à l'hôpital de la Pitié-Salle-Pétrière à Paris, membre du collectif Interhôpitaux. Bonjour, docteur Salacas, merci d'être avec nous. On se souvient de votre interpellation d'Emmanuel Macron. Ça a fait le tour de toutes les images, télévision et les réseaux sociaux. Mais parlons de ce qui s'est passé hier partout en France.

Je dis bien partout en France, il y a eu des rassemblements de personnels soignants qui se sont dans l'ensemble fort bien passés avec des images formidables de fraternité entre le personnel soignant et les forces de l'ordre et le grand public. François Salacas, c'est d'abord cela que vous retenez de cette journée d'hier.

10:13
Invité

Ah oui, je pense que c'est vraiment une réussite. 18 000 personnes à Paris et sur l'ensemble de la France des rassemblements qui ont été à la fois avec très nombreux mais aussi avec une ambiance très claire que le soutien de la population, de la société civile, je ne sais pas, de notre État républicain pour les soignants, il est total. Il est total et je pense que les citoyens auront du mal à accepter un échec des négociations actuelles sur les salaires. Alors justement,

10:42
Présentateur

le Ségur de la santé, point d'étape demain, moment très important. Lundi matin, j'étais avec Gérald Darmanin, le ministre des Comptes Publics. C'est lui qui tient la bourse et je lui ai insisté sur les 300 euros. Il ne m'a pas dit non, il ne m'a pas vraiment dit oui mais j'ai senti que l'État était sur le point de céder sur ces fameux 300 euros François Salacas. Que savez-vous ? Je suis désolé

11:08
Invité

pour votre émission, je n'ai pas de délit d'initié et je ne peux pas vous annoncer ici, c'est dans la poche. Ce qui est très clair, c'est que je pense que le timing, c'est-à-dire le fait qu'on aboutira à quelque chose dans une quinzaine de jours, ça c'est à peu près certain. Ce qui est moins certain, c'est le niveau et le périmètre d'application de ces augmentations de salaires et je pense qu'il va falloir bien calibrer comme disent les technocrates parce que si on est en dessous et je ne donnerai pas de chiffres ici et si on est en dessous, là la colère va être terrible parce que la colère elle est accumulée.

11:38
Présentateur

Il faut que le gouvernement l'entende, les 300 euros, c'est indispensable pour calmer la juste colère du personnel soignant qui est moins bien payé à l'hôpital public en France que dans les autres hôpitaux des pays d'Europe.

11:55
Invité

François Salacas. Oui, c'est ça qui se passe. Je ne voudrais pas qu'on oublie quand même les autres piliers du Ségur parce que le pilier rémunération est extrêmement important et c'est là-dessus. Mais c'est le premier pilier. C'est le premier pilier et il est peut-être

12:09
Présentateur

le plus avancé. Après, il y a 300 euros rémunération. Je vais y revenir. Mais 300 euros pour qui ? Pour les infirmiers, infirmières évidemment mais pour tout le personnel soignant de l'hôpital. C'est ça l'idée.

12:19
Invité

C'est-à-dire que l'idée c'est qu'un hôpital ça ne tourne pas que avec des infirmières et des aides-soyants. Donc le périmètre d'application il doit être plus large. Ce que je veux juste faire comprendre à l'ensemble de la population c'est qu'à l'heure où je parle l'hôpital public n'a pas redémarré. Il est sur deux cylindres. Deux sur quatre cylindres. C'est-à-dire que la capacité qu'on a à hospitaliser les patients n'a pas repris. Pour une raison simple c'est que les carences de personnel qui existaient avant la crise du Covid n'ont pas été modifiées.

Donc ça veut dire que là si on n'a pas une politique extrêmement volontariste pour embaucher rapidement à l'hôpital public on ne redémarrera pas et on ne fera pas face ni à une deuxième vague. C'était un fusil à un coup le Covid. Il faut être très clair là-dessus. Donc ni à une deuxième vague ni même à la prise en charge standard des patients qui ont besoin de l'hôpital public. Et pour embaucher vite il faut augmenter les salaires et deuxième chose il faut permettre aux personnels de travailler dans des conditions d'effectifs qui ne soient pas indignes et qui ne soient pas en conflit avec leurs valeurs. Les personnels qui travaillent à l'hôpital public ils ont des valeurs.

13:20
Présentateur

Mais ils ont des valeurs vous venez de prononcer un mot que j'aime ils ont des valeurs professionnelles une éthique professionnelle pendant cette crise sanitaire ils ont retrouvé ces valeurs ils ont retrouvé ce goût ce goût du travail ce goût de ce travail qu'ils aiment ils se sont battus et tout à coup on retournerait en arrière après ce qui s'est passé ça sera encore pire

13:48
Invité

la colère sera encore pire absolument c'est un ascenseur émotionnel et je pense qu'ils ne le supporteront pas et il y aura des grands brûlés de la crise du Covid si jamais il faut finalement reprendre le business as usual à l'hôpital public ça c'est pas admissible donc je pense vraiment que le gouvernement n'a pas le droit à l'erreur et je pense qu'il a intérêt à très bien calibrer ces augmentations de salaire et qu'on puisse réembaucher une réorganisation de l'hôpital oui alors là quand on parle de réorganisation c'est toujours très compliqué il y a une chose très simple c'est la gouvernance c'est-à-dire finalement qui dirige l'hôpital pour l'instant et depuis 10 ans c'est les directeurs administratifs qui ont l'oeil rivé sur le budget et tout le reste est une variable d'ajustement quand je dis tout le reste c'est-à-dire la mission principale de l'hôpital c'est-à-dire le soin ça c'est fini il n'est plus admissible qu'on gouverne l'hôpital en fonction d'objectifs budgétaires simplement avec une tarification à l'activité qui fait que finalement ce qui est important pour un directeur d'hôpital ce n'est pas la qualité des soins je suis désolé de le dire mais nous n'avons pas actuellement la communauté des soignants n'a pas les mêmes objectifs que les directeurs d'hôpitaux il faut le dire ce n'est pas politiquement correct donc je le dis ici nous n'avons pas les mêmes objectifs et il faut que la gouvernance change et pour ça il faut bien sûr que les médecins réaccèdent au poste de décision de l'hôpital mais pas que les médecins les médecins ne sont pas tout seuls il y a des personnels paramédicaux ce qu'on appelle des infirmières des cadres des cadres qui sont là pour organiser l'équipe de soins et si on ne les fait pas remonter au plus haut niveau de la gouvernance mais ce n'est même pas la peine de penser que dans un hôpital moderne on va pouvoir redémarrer il faut redémarrer avec des moyens avec un changement de gouvernance et la belle énergie qu'a décrit le président de la république en disant c'est formidable cette belle énergie du Covid il ne faut pas la laisser retomber mais tout est dans ses mains tout est dans ses mains tout a été dit par notre collectif je redis au passage il n'y a aucune honte à être syndiqué mais le collectif interhôpitaux ce n'est pas un syndicat c'est un collectif et qui s'est constitué sur des valeurs et sur une énergie que je qualifierais l'énergie du désespoir c'est-à-dire que si on ne sauve pas l'hôpital public maintenant

15:55
Présentateur

c'est fini oui mais docteur François Salacasse justement je vais terminer avec ça je n'ai pas voulu commencer avec ça mais quand vous voyez des heurts qui se sont produites hier à Paris ça vous met en rage j'imagine qu'on vienne abîmer parce qu'il y avait beaucoup d'infirmières beaucoup de personnels soignants je crois dans la rue

16:15
Invité

si on regarde un peu la sociologie de cette manifestation c'est très important de dire que les premières étaient peut-être très médicales celle-là a été très paramédicale avec beaucoup d'aides soignantes beaucoup d'infirmières pour une raison simple c'est que je pense que le personnel hospitalier croit au fait qu'on va pouvoir effectivement obtenir quelque chose de significatif et de digne première chose deuxième chose il y avait beaucoup d'usagers et partout en France et y compris dans Paris nous sommes allés au contact des usagers vous savez les applaudissements là on est venu les provoquer finalement parce qu'on a besoin des usagers si on n'est pas soutenu par l'ensemble de la population ça ne fonctionnera pas pour ce qui est des black blocs franchement moi je pense que c'est un non-événement dans une manifestation les black blocs sauf à dire qu'il faut que les chaque fois qu'il y a une manifestation ils sont là maintenant voilà donc la question de savoir c'est à qui on en service en en parlant

17:05
Présentateur

oui merci docteur François Salacas vous êtes neurologue je le rappelle l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris membre du collectif Interhôpitaux merci et nous attendons avec impatience les résultats déjà le point d'étape demain sur le Ségur et puis les décisions qui seront prises par le gouvernement les 300 euros c'est indispensable il est 8h20 vous êtes sur RMC dans deux minutes qu'allons-nous faire ?

17:29
Invité

on va parler d'un autre secteur à qui le gouvernement a promis des milliards d'euros le marché automobile mais oui ça repart en particulier l'occasion beaucoup plus que le neuf Guillaume Paul est avec nous dans une minute sur RMC

17:41
Auditeur

RMC 6h 9h Bourgain Direct

17:43
Présentateur

Guillaume Paul est avec nous ça va Guillaume ? ça va bien Jean-Jacques si nous parlions de l'automobile poussons la porte des concessions automobiles est-ce que la reprise est là ? il y a beaucoup de monde dans les concessions automobiles beaucoup de monde qui viennent mais pour acheter quoi ?

des véhicules d'occasion ah bah oui on n'achète pas de neuf c'est la petite lueur d'espoir alors les chiffres sur 5 mois le comité des constructeurs nous dit sur 5 mois le marché du neuf il fait moins 50% le marché de l'occasion il ne fait plus que moins 25% ça repart il ne fait plus que moins 25% ça monte ça monte on achète beaucoup et ça s'accélère au mois de juin alors qu'est-ce qui fait qu'on va vers le marché de l'occasion ?

bah évidemment la prime à la conversion vous savez qu'elle a été annoncée parce que pour la première fois elle a été étendue au marché de l'occasion 3000 euros pour l'achat d'un véhicule thermique diesel et essence vous avez des sites spécialisés Aramis Auto qui vous dit je fais 20% de mon activité avec la prime en ce moment ça fait des véhicules évidemment qui sont encore plus abordables que d'habitude et qui sont disponibles plus vite vous n'avez pas besoin de les attendre des semaines en concession là ils sont là tout de suite ces véhicules oui Aramis Auto donc vous le dites c'est 20% de mon activité avec cette prime en ce moment avec cette prime bah oui cette prime elle marche fort comme quoi comme quoi la prime à la conversion joue et puis il y a aussi le fait qu'il y avait de gros stocks d'invendus même avant la crise mais c'est ça aussi qui pousse les concessionnaires à faire des rabaises c'est que leur parking déborde parce que je vous rappelle ce qui s'est passé en début d'année 1er janvier Bruxelles impôts avaient des normes environnementales beaucoup plus contraignantes aux constructeurs donc qu'est-ce qu'ils ont fait parce qu'on avait vu venir le coup jusqu'à la fin décembre ils ont immatriculé pas vendu mais immatriculé des tonnes de véhicules en se disant c'est pas grave on va les mettre en concession et puis en 2020 on les vendra moins cher mais c'est pas grave ça a toujours ça de prix et puis on les a vendus un petit peu janvier-février et puis mars le confinement est arrivé on est en juin et ils se retrouvent avec des centaines de milliers de véhicules qui ont zéro donc il y a des affaires à faire oui zéro kilomètre mais déjà considéré comme de l'occasion et qu'il faut écouler parce qu'on considère qu'un véhicule qui reste un mois sur le parking d'un concessionnaire il perd 2% en moyenne de sa reprise mais oui c'est ça ça se déprécie avec le temps donc ces véhicules d'occasion de quelques mois ils partent comme des petits pains et alors les sites vous disent on vend aussi à l'inverse des véhicules qui ont plus de 15 ans 16 ans on recommence à les vendre parce que aussi ceux-là ne sont pas chers et ça répond à une préoccupation du moment donc ce marché de l'occasion c'est la petite lueur d'espoir qui va sans doute aider le marché auto à redémarrer plus vite mais ça c'était prévu de toute façon évidemment merci beaucoup Guillaume merci d'être avec nous le matin merci à toute l'équipe Mathieu Rouault depuis 4h30 avec Anaïs Castagna Cantavinet évidemment aussi qui est là tous les matins et puis nos équipes du standard les équipes techniques tout le monde Charles Magnin bien sûr vous êtes avec nous le matin vous avez l'habitude 32 16 vous appelez c'est notre lien nous serons là demain évidemment sur MC Découverte vous êtes avec nous nous sommes avec vous dans un instant je suis avec Aurore Berger c'est très intéressant Aurore Berger est députée La République En Marche des Yvelines porte-parole du groupe La République En Marche de l'Assemblée Nationale et surtout proche du Premier Ministre Édouard Philippe nous allons parler de toute l'actualité avec elle il est 8h28 merci RMC BFM TV RMC BFM TV dans quelques minutes RMC Vaud'indirect Les infos Pierrick Bono Pierrick

20:58
Auditeur

bonjour Bonjour Jean-Jacques bonjour à tous un débat qui s'annonce agité à l'ordre du jour de l'Assemblée examin par les députés d'un projet de loi qui doit organiser la sortie de l'état d'urgence sanitaire le 10 juillet avec une période transitoire jusqu'à l'automne durant laquelle des restrictions seront encore possibles les oppositions dénoncent un état d'urgence qui ne dit pas son nom dans l'ensemble l'ambiance était plutôt bon enfant mais voilà quelques centaines de casseurs qui n'avaient rien à voir avec le secteur hospitalier sont venus perturber hier à Paris et à Nantes la mobilisation des soignants qui réclamaient davantage de moyens au gouvernement plusieurs dizaines de milliers de manifestants un peu partout en France 18 000 selon la CGT à Paris et ces images de violences à l'arrivée du cortège aux Invalides les craintes d'une deuxième vague en Europe ravivées ces dernières semaines par ces derniers jours par la situation en Chine Pékin annonce ce matin que les deux aéroports de la capitale ont annulé plus d'un millier de vols après un rebond du nombre de cas Pékin en alerte après que plusieurs foyers de contamination ont été identifiés ces dernières heures 137 nouveaux cas en 6 jours d'où l'inquiétude des autorités chinoises dans deux minutes sur RMC BFM TV la députée en marche Aurore Berger elle est l'invité de Jean-Jacques Bourdin ce matin

22:04
Présentateur

RMC Bourdin direct

22:06
Auditeur

Jean-Jacques Bourdin

22:06
Présentateur

Notre invitée Aurore Berger bonjour vous êtes députée de la république en marche des Yvelines porte-parole du groupe la république en marche à l'Assemblée nationale Aurore Berger avant de revenir sur les revendications des soignants du personnel soignant quelques mots sur le Covid-19 en Chine on commence à s'inquiéter à nouveau à Pékin pas dans toute la Chine mais à Pékin j'ai eu beaucoup de messages d'auditeurs qui s'inquiètent en France qui nous disent ce matin sur RMC qui nous disent mais attention est-ce qu'on va revivre un reconfinement est-ce qu'un reconfinement est possible en France ?

Alors je ne peux pas vous répondre en vérité vous savez beaucoup de ceux qui sont souvent exprimés ont été ensuite démontis sur beaucoup de sujets sur le Covid ce qui est certain c'est qu'aujourd'hui on a une très faible circulation du virus et c'est parce qu'on a une très faible circulation du virus qu'on peut passer l'île de France en zone verte et qu'on peut reprendre une vie qui est de plus en plus normale habituelle à question de la réouverture notamment des écoles des lieux culturels par contre on le dit faible circulation ne veut pas dire que ça ne circule plus du tout et donc le maintien des fameux gestes barrières qu'on s'est tous appropriés est absolument nécessaire il faut qu'on garde absolument cette vigilance on ne pourrait pas revivre un reconfinement je ne vois pas comment notre société pourrait revivre un reconfinement ce qui est certain c'est que notre société elle a tenu grâce au confinement oui ça c'est ce que vous disent aussi les médecins c'est à dire qu'à un moment les moments de tension qui auraient pu exister sur le nombre de lits de réanimation notamment et bien grâce au confinement on a pu réduire le pic épidémique et on n'a pas eu des situations de tension comme on l'a pu le connaître malheureusement dans d'autres pays donc en vérité je dois être honnête ce matin je ne peux pas vous répondre à cette question et personne ne peut le faire parce que personne ne peut prédire une deuxième vague épidémique souvent ceux qui prédisent une deuxième n'avaient pas vu la première donc je pense qu'il faut juste sauf qu'aujourd'hui on est mieux armé qu'avant pour faire face à une nouvelle vague épidémique on est mieux armé en termes de logistique et on a vu à quel point aussi nos soignants et je pense qu'on va j'imagine qu'on va en reparler ont été particulièrement en capacité d'être réactifs d'être agiles pendant la crise alors encore un mot tout de même on attend les précisions du ministère de l'éducation nationale il faut absolument que les enfants retournent à l'école vous êtes sur ce terrain là vous Aurore Berger je suis sur ce terrain là et j'invite les parents est-ce qu'il faut encore assouplir les règles sanitaires alors elles vont l'être le nouveau protocole sanitaire va apparaître ce matin de manière à assouplir les règles parce que dans les petites communes les écoles rurales notamment je suis élue dans le territoire rural donc je vois bien les difficultés que ça peut engendrer avoir 4 mètres carrés par enfant vous ne pouvez pas accueillir tout le monde donc là évidemment les règles vont être assouplies il y aura des distances encore à respecter des gestes barrières à respecter mais je le dis surtout aux parents qui peuvent nous écouter ce matin nous avons besoin que les enfants reviennent à l'école c'est un enjeu pédagogique c'est un enjeu de sociabilisation qui est majeur on ne peut pas avoir des enfants qui pour certains d'entre eux n'auront plus eu aucun contact pour plein de raisons économiques culturelles d'équipement avec le monde éducatif pendant plusieurs mois là on a l'opportunité qu'ils reviennent on va avoir aussi la mise en place de dispositifs spécifiques pendant les vacances pour permettre à ceux qui ont peut-être été plus fragilisés pendant la crise et bien de pouvoir continuer à avoir accès à l'éducation pendant les mois de juillet et d'août les communes sont très engagées sur le sujet le ministre Jean-Michel Blanquer et il faut vraiment que les parents comprennent que c'est l'intérêt des enfants je peux très bien comprendre les inquiétudes au départ qui ont fait que les parents n'ont pas osé remettre leurs enfants immédiatement à l'école mais là c'est un impératif les enfants doivent revenir Aurore Berger les soignants manifestation rassemblement de soignants en province et à Paris nous avons vu des images bien différentes des images de fraternisation entre des soignants des policiers de très belles images en province notamment et puis nous avons vu aussi à Paris notamment ces images d'affrontements avec la police que retenez-vous de cette journée ?

Déjà ceux qui ont cassé et notamment dans les images violentes qu'on a pu voir à Paris ce n'est pas les soignants il peut toujours y avoir une ou deux personnes isolées il peut toujours y avoir un ou deux débordements Que pensez-vous de cette infirmière qui a jeté des pierres sur la police et qui a été interpellée d'une manière assez violente et qui s'est retrouvée qui est toujours en garde à vue d'ailleurs ?

J'en pense que je vois une femme qui est en train de lancer des projectiles sur la police que le policier a été blessé qu'il a d'ailleurs porté plainte puisqu'il a été vraisemblablement violemment percuté je crois que ce n'est pas anodin de jeter des projectiles contre nos forces de l'ordre quand je vois le débat qu'on a depuis des semaines où on mélange tous les sujets où on mélange la question de la lutte contre le racisme sur laquelle on doit être implacable avec la question des méthodes de maintien de l'ordre dans notre pays ce qui n'a rien à voir donner le sentiment que notre police serait une police raciste serait une police violente on ne peut pas accepter de laisser dire ce genre de choses c'est faux nous avons des forces de l'ordre dans notre pays qui se lèvent chaque matin avec un seul objectif qui est de nous protéger il y a quelques jours dans les Yvelines vous savez on a rendu hommage à deux policiers c'est la fameuse tuerie de Magnanville Magnanville c'est quoi ?

c'est un jeune couple de policiers qui vient être brutalisé massacré à leur domicile devant les yeux de leur enfant de trois ans et demi c'est ça aussi la peur que vivent nos forces de l'ordre dans notre pays c'est ce qu'ils me disent par exemple quand on visite un commissariat on dit vous savez nous nos voitures on les gare pas juste à proximité du commissariat parce qu'on n'a pas envie qu'elles soient repérées et parce qu'on n'a pas envie qu'on vienne nous chercher dans nos domiciles donc quand il y a et s'il y a à un moment des gestes malheureux s'il y a parfois de la violence elle doit être sanctionnée mais je ne supporte plus qu'il y ait une forme je ne sais pas d'espèce de bien-pensance qui ne s'empare où tout d'un coup ça fait bien de dire que notre police on l'entend dans les manifestations on l'entend maintenant on le lit sur des murs on était des millions à marcher après les attentats à dire justement notre reconnaissance et notre admiration de nos forces de l'ordre on chantait avec Renaud j'ai embrassé un flic et je n'étais pas dit que Renaud chante ça à un moment il l'avait reconnu d'ailleurs dans sa vie donc à un moment qu'est-ce qui s'est passé pour qu'on considère qu'il est de bon ton aujourd'hui de dire qu'on déteste la police moi je suis fière de notre police républicaine je suis fière de nos gendarmes et je pense qu'on devrait tous le dire parce qu'encore une fois on n'est pas nombreux à mon avis à accepter de faire ce qu'ils font si on veut continuer à recruter aussi des policiers et des gendarmes dans notre pays il faut à la fois évidemment de l'exemplarité dans la police mais il faut aussi que nous citoyens et que nous qui avons accès à la parole et bien on les soutienne et je crois que ça c'est notre responsabilité Est-ce que le gouvernement doit donner plus de moyens aux forces de l'ordre pour réprimer la violence ?

Je crois qu'il y a déjà eu des moyens qui ont été augmentés il y a eu à la fois un des recrutements on va atteindre à la fin du quinquennat le niveau de recrutement et de nombre de policiers qu'on avait au début du quinquennat Nicolas Sarkozy donc c'est dire la décroissance très importante qui a existé du nombre de forces de l'ordre on aura recruté dans le mandat 10 000 policiers et gendarmes à la fois pour renforcer les équipes et puis pour avoir cette fameuse police de sécurité du quotidien qui permet de lutter systématiquement dans nos communes dans nos villages contre les incivilités et l'insécurité donc déjà la première chose de donner des moyens c'est les moyens de recruter et ça c'est le cas des questions aussi immobilières il faut voir dans quel état était et sont parfois encore un certain nombre de nos commissariats nos gendarmes qui sont logés dans les casernes où on voit la difficulté parfois immobilière qui existe donc là aussi il y a eu des programmes immobiliers massifs et majeurs pour renforcer les conditions de vie et d'accueil de nos policiers et de nos gendarmes mais oui mais il y a aussi une incompréhension une incompréhension de la part des policiers et des gendarmes eux-mêmes Aurore Berger lundi dernier mardi matin même ici même le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner annonce la fin de l'utilisation de la technique d'interpellation clé d'étranglement et puis pression des syndicats de policiers il revient sur sa décision bon il nous dit que c'est encore permis tant qu'il n'y aura pas une autre technique vous voyez ces attermoiements ces hésitations ces changements de décision ça ne facilite pas les choses et ça met les policiers en colère Aurore Berger la colère je crois que la colère est aussi due à un discours ambiant que je dénonçais il y a quelques minutes qui est qu'à un moment il y a cette facilité à dire en permanence que l'on désigne à la vindicte populaire des policiers et qu'on fait des amalgames qui n'ont pas lieu d'être encore une fois tout ce discours a quand même commencé en mélangeant des sujets est-ce qu'on n'est pas en train de réagir en fonction de ces discours justement influencés par ces discours mais il y a plusieurs choses vous-même le gouvernement je ne pense pas à les tenir et je ne crois pas que le gouvernement les tiennent Laurent Nunez était encore hier à Dijon pourquoi il est allé à Dijon déjà pour soutenir les forces de l'ordre parce qu'il y a eu là aussi un discours qui est faux qui était de dire que les forces de l'ordre n'étaient pas présentes dès le vendredi 12 juin les forces de l'ordre elles étaient là elles ont appréhendé elles ont interpellé mais elles ont interpellé qui ?

elles ont appréhendé qui ? mais elles ont interpellé et appréhendé un certain nombre de personnes un seul Tchétchène n'a été appréhendé oui mais vous savez très bien que beaucoup de vidéos circulent combien de maghrébins des quartiers maghrébins ou pas d'ailleurs ont été interpellés ?

vous savez Jean-Jacques Bourdin sur ce sujet vous savez déjà un que la justice a été saisie et donc il y a des enquêtes judiciaires qui sont ouvertes qu'il y a puisqu'il y a eu énormément de vidéos malheureusement qui ont circulé alors les vidéos elles sont impressionnantes elles sont spectaculaires elles sont surtout intolérables la voiture notamment qu'on a vue mais il y a aussi du coup un certain nombre de personnes qui sont identifiables et donc c'est là-dessus que la justice travaille avec la police de manière à pouvoir les identifier d'autre part le président de la République a pris un engagement très fort qui était de dire que si des personnes étaient appréhendées et étaient en train d'essayer de demander un statut de réfugié politique et bien ils ne l'obtiendraient pas parce qu'à un moment statut de réfugié politique c'est un statut qui est essentiel pour des personnes qui sont elles-mêmes en danger et on ne veut pas que ce statut soit dévoyé par des gens qui ne le méritent pas c'est des gens qui font une expédition punitive et qui demanderaient en même temps le statut de réfugié politique sans jamais affronter la police les Tchétchènes jamais ils n'ont jamais affronté la police expédition punitive on est d'accord en berger mais pourquoi est-ce que pas de policiers il y avait très peu de policiers ils ne sont pas intervenus vendredi soir ils ne sont pas intervenus ils sont intervenus vendredi il y a eu des policiers évidemment dès vendredi et il y a eu ensuite des renforts ils ont laissé les Tchétchènes agir samedi soir les policiers parce qu'ils n'avaient pas les moyens d'empêcher les Tchétchènes les policiers ont agi autant qu'ils l'ont pu face vous l'avez vu à des images qui sont spectaculaires et d'une rare violence on a maintenant 150 forces mobiles qui ont été mobilisées et le ministre Laurent Munez l'a redit hier de manière très claire ce dispositif restera le temps qu'il faudra de manière à ce que le calme revienne à Dijon et ce type de dispositif sera déployé partout où ce sera nécessaire sur le territoire est-il possible de désarmer en partie la police comme le demande Jean-Luc Mélenchon mais est-ce qu'il a envie justement qu'on continue à avoir des événements comme ceux qui se sont passés à Dijon vous m'interrogez tout à l'heure sur les images de la manifestation où en effet il y a eu aussi ces moments de fraternité entre ceux qui incarnent le service public dans notre pays c'est-à-dire à la fois les hospitaliers qui manifestaient et les forces de l'ordre qui étaient là pour encadrer j'ai vu aussi par exemple des ambulanciers remercier les forces de l'ordre publiquement en disant vous nous avez protégés vous nous avez protégés de ceux qui ont voulu s'infiltrer de ceux qui ont voulu aussi nous-mêmes essayer d'attenter à nos vies et de nous blesser c'est ça aussi qui s'est passé hier alors on peut toujours isoler une ou deux vidéos on ne sait pas d'ailleurs toujours ce qui se passe juste avant juste après on peut malheureusement commenter les violences qui ont existé parce qu'il y a eu des violences hier notamment aux Invalides mais il y a eu aussi ces moments de fraternité qui rappellent aussi le rôle essentiel de notre police républicaine qui était de permettre ces mobilisations ces manifestations et de les protéger Orberger les soignants demandent ont manifesté et dans les rassemblements à Paris ou en province beaucoup d'infirmières d'infirmiers d'aides-soignants moins de médecins mais beaucoup ce personnel qui s'est battu contre le Covid-19 ce personnel qui attend maintenant des conclusions du Ségur et qui attend ce point d'étape demain est-ce que ces personnels notamment infirmières aides-soignantes personnelles de l'hôpital seront augmentées de 300 euros par mois ?

Alors je ne peux pas vous dire le montant parce que ça c'est le ministre de la Santé qui l'annoncera ce que je peux vous dire c'est qu'ils seront augmentés il y aura une revalorisation des salaires et pour ceux qui travaillent à l'hôpital et pour ceux qui travaillent en EHPAD Est-ce que vous avez conscience que s'ils ne sont pas augmentés de 300 euros la situation va s'aggraver ?

Écoutez encore une fois je ne suis pas ministre de la Santé Non mais je vous pose vous vous êtes député Aurore Berger C'est qu'il va falloir qu'on soit à la hauteur de l'engagement exceptionnel de nos soignants et donc être à la hauteur de l'engagement de nos soignants c'est revaloriser leur salaire Oui revaloriser Là tout le monde est d'accord et je crois que les français seront d'accord aussi sur le sujet mais vous savez on a beaucoup augmenté le budget de l'hôpital depuis 2017 mais je pense que c'est assez important de le rappeler Même si on a baissé le budget de la santé Non attendez Il y a quelque chose de technique dans notre pays depuis 1996 qui dit qu'on fixe en fait une règle de dépenses c'est-à-dire que chaque année on dit on ne peut pas dépenser plus que cette somme-là pour à la fois toute la partie hospitalisation et puis tous les soins que vous faites en ville Nous on l'a augmenté de 2 milliards d'euros par an 2 milliards d'euros par an ça c'est l'engagement supplémentaire On a dit aussi une chose très importante sur la dette de nos hôpitaux Les hôpitaux dans notre pays étaient pour certains très endettés Quand vous êtes endettés ça vous empêche d'investir tout simplement On va supprimer un tiers de la dette de nos hôpitaux c'est-à-dire 13 milliards d'euros qui vont être rendus à nos hôpitaux pour leur permettre d'investir et je pourrais continuer sur les investissements qui ont été faits Donc il y a à la fois l'urgence et la nécessité à la fois des investissements il y a l'urgence de la revalorisation des salaires et puis il y a quelque chose aussi que nous ont dit les soignants qui étaient très significatifs pendant la crise c'est finalement pendant la crise on a été plus agiles on a eu moins de carcans administratifs bureaucratiques et certaines choses qui ne pouvaient pas exister on a réussi à les conduire donc on a aussi ça c'est sur quoi on doit s'interroger sur l'organisation bureaucratique aussi qui existe et qui parfois sclérose nos hôpitaux publics et les empêche de travailler et ça a été l'inverse pendant la crise ils sont sentis plus libres et ils ont le mieux de travailler les 300 euros c'est un point clé j'en ai tout à fait conscience pour le personnel soignant le ministre en a tout à fait conscience il a travaillé toute sa vie à l'hôpital je sais et encore quand il était député il tenait à faire ses gardes à l'hôpital donc il connait par coeur le personnel hospitalier il est l'un des leurs et je crois que c'est aussi important dans la perception qu'il en a je voulais vous poser une question sur le débat autour d'une forme de révisionnisme pourquoi dites-vous halte au révisionnisme on voit des statues qui pourraient être déboulonnées est-ce que d'abord déboulonner une statue ça fait avancer le débat sur le passé colonial de la France mais je crois que le passé il faut l'affronter parce que vous vous arrêtez où on va déboulonner des statues on va dénommer des rues prenons un exemple qui n'est pas dans notre pays prenons l'exemple là on a commémoré les 75 ans de la libération des camps d'Auschwitz-Birkenau est-ce qu'il faudrait détruire ces camps qui sont aussi des lieux essentiels pour affronter le passé pour affronter la mémoire avoir des statues c'est pas uniquement pour honorer c'est aussi pour dire ça a existé et on va être en capacité nous de permettre l'éducation de nos enfants parce qu'on va leur transmettre cette mémoire on va pouvoir affronter ensemble ce passé et si on croit que c'est parce qu'on va déboulonner une statue qu'on effacera un passé qu'on estimerait aujourd'hui peu glorieux parce que c'est plus simple aussi de juger aujourd'hui ce passé à la lumière de ce que l'on connaît je crois qu'on se trompe profondément et ce révisionnisme moi il m'inquiète parce que je ne sais pas jusqu'où il pourrait aller quand on voit qu'en Martinique il y a quelques semaines on a fracassé des statues de Victor Schollcher Schollcher c'est celui qui a permis qui a signé le décret d'abolition de l'esclavage et on détruit ces statues en disant oui mais il n'a pas été le seul à permettre cela oui il n'a pas été le seul mais est-ce que ça veut dire qu'il faudrait oublier son rôle à lui fondamental et je crois que tout ça c'est extrêmement pernicieux comme débat et surtout ça n'a pas de fin parce qu'on aura tous autant que nous sommes des voix différentes des avis différents sur ce qui mérite d'être retenu ou non de notre passé et moi je pense que notre passé c'est un bloc qu'il faut l'assumer qu'il faut l'affronter qu'il faut s'y confronter si besoin parce que sinon on ne saura pas d'où on vient et on ne sera pas en capacité d'aller mieux dans ce pays Aurore Berger vous venez d'un mouvement politique héritier du général de Gaulle du gaullisme Marine Le Pen sera sur l'île de Sein pour commémorer l'appel du 18 juin du général de Gaulle elle se dit gaullienne et non gaulliste comment réagissez-vous ?

Je crois qu'il faudrait revenir aux fondamentaux de ce qu'est l'extrême droite et de ce qu'est l'héritage du Front National au Rassemblement National qui n'ont jamais été des gaullistes qui ont même combattu de manière très claire le général de Gaulle donc je veux bien qu'elle essaye de s'approprier les différentes mémoires de notre pays moi je suis ravie qu'on veuille s'approprier le général de Gaulle il n'appartient pas à un parti politique le général de Gaulle il n'appartient à tous les français N'a-t-elle pas le droit aussi de changer d'avis d'opinion et de faire référence à Charles de Gaulle ?

Qu'elle dénonce dans ces cas-là celles et ceux qui ont fondé le parti auquel elle appartient et dont elle a hérité jusqu'au patronyme qu'elle dénonce son père et qu'elle dénonce la manière avec laquelle il a été d'une virulence inouïe à l'encontre justement du gaullisme et à l'encontre du général de Gaulle on ne peut pas en permanence essayer de s'approprier des mémoires sans être au clair avec qui on est et d'où on vient et l'extrême droite ne s'est jamais fondée dans le respect du gaullisme bien au contraire donc je crois qu'une clarification à minima dans ces cas-là s'imposerait plutôt qu'une tentative de récupération c'est pas plus glorieux que la récupération qu'elle a tenté de faire hier à Dijon en allant souffler sur les braises vous avez d'un côté vous le disiez Jean-Luc Mélenchon qui dit désarmons la police formidable comme ça nos forces de l'ordre n'auront plus les moyens d'agir de nous protéger et d'être protégés eux-mêmes et vous avez de l'autre côté Marine Le Pen qui elle n'a qu'une envie et qu'une hâte c'est d'aller souffler sur les braises parce qu'elle attend et elle espère le chaos dans le pays c'est ça c'est cet étau-là dans lequel certains aimeraient nous prendre et je crois qu'on doit avoir au milieu et être nombreux à affirmer une voie républicaine et une voie de raison face en ce moment à une forme de déraison qui peut s'emparer du pays alors j'ai deux dernières questions les retraites est-ce que ce sujet va revenir sur le tapis avant la fin de l'année avant la fin de l'année pour des raisons d'agenda parlementaire je ne peux pas vous répondre ce que je sais c'est que cette réforme on l'a portée pendant ces trois dernières années et je ne pense pas que la crise vienne remettre en question les fondamentaux de cette réforme est-ce que oui ou non on veut avoir enfin de la visibilité je ne peux pas vous dire si elle le sera mais moi je pense que ce serait utile qu'elle le soit bien et puis dernière question concernant Edouard Philippe je sais que vous êtes proche d'Edouard Philippe est-il plus risqué pour Emmanuel Macron de continuer avec Edouard Philippe ou de nommer un nouveau Premier ministre qu'en pensez-vous ?

il serait risqué de continuer avec un Premier ministre qui a démontré une totale loyauté et solidité le choix du Premier ministre il n'appartient pas au revoir berger il appartient à une seule personne dans notre pays qui est le Président de la République le Président de la République vous souhaitez qu'Emmanuel Macron garde Edouard Philippe ce que je sais c'est que nous avons un Premier ministre qui est apprécié des Français qui est solide qui est loyal qui est apprécié par sa majorité parlementaire mais quel que soit le choix du Président il lui appartient et à lui seul et le Premier ministre lui-même l'a rappelé hier mais est-ce que vous souhaitez qu'il reste Premier ministre tout simplement ?

je crois qu'il est clair dans mes propos que vous voyez bien à la fois l'admiration que j'ai pour le Premier ministre que nous avons aujourd'hui dans notre pays et je crois que dans des périodes qui sont des périodes de crise qui sont des périodes de tension il a démontré sa totale solidité vis-à-vis des Français donc vous souhaitez qu'il reste humilité mais aussi loyauté mais ça c'est vous qui en dédigez si vous voulez on va avoir un petit bandeau en disant la porte-parole dit que donc moi c'est pas mon sujet tout simplement la porte-parole vous dit que le Premier ministre est loyal solide et qu'il l'a totalement démontré dans les différentes crises qu'on a vécues et que le choix appartient au Président de la République et à lui seul c'est qu'il ne sera pas candidat à la présidence de la République si j'ai bien compris je crois que c'est très clair en effet il a démontré sa loyauté encore une fois bien merci beaucoup d'être venu nous voir ce matin il est 8h54 vous êtes sur RMC et BFM TV et BFM TV