Bonjour chez vous ! du 27 janvier 2026
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Questions et réponses
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- 0:22OuverteRéponse directe
Les Républicains sont-ils les principaux perdants de la séquence politique et budgétaire en cours ?
- 1:40OuverteRéponse directe
Les députés votent l'interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans. Quels sont les effets de ce texte ?
- 5:14OuverteRéponse directe
Quelle est la situation météo dans le Finistère ?
- 7:50OuverteRéponse directe
Quelle place pour l'écologie dans nos villes ?
- 8:44RelanceRéponse directe
Sur les peufs, vous avez porté leur interdiction. Pourquoi l'interdiction de la commercialisation ne fonctionne-t-elle pas ?
- 9:48FerméeRéponse directe
L'interdiction des réseaux sociaux aux mineurs de moins de 15 ans va arriver au Sénat. Vous allez la soutenir ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:04InvitéFait
« Les députés donnent leur feu vert à l'article 1er qui prévoit que l'accès à un service de réseau social fourni par une plateforme en ligne soit interdit aux mineurs de moins de 15 ans. »
- 2:13InvitéFait
« Mes chers collègues, ce texte ne prétend pas tout régler, mais il assume une responsabilité. »
- 2:44InvitéFait
« Le vrai sujet, c'est comment est-ce qu'on arrive à réguler les réseaux sociaux, à réguler l'algorithme et à jouer un rapport de force avec les applications pour qu'elles soient plus protectrices de l'ensemble des individus et en particulier des mineurs qui sont les plus vulnérables. »
- 3:01InvitéFait
« C'est une loi qu'on appelle loi d'affichage. »
- 3:28InvitéFait
« Emmanuel Macron souhaite qu'il passe en procédure accélérée pour que l'interdiction entre en vigueur dès la rentrée prochaine. »
- 3:47PrésentateurFait
« Les deux lois fin de vie, droit à mourir et soins palliatifs, seront soumises demain après-midi à un vote définitif des sénateurs. »
- 4:01InvitéFait
« Il ne pensait pas que c'était de l'ecstasie et affirme l'avoir versé dans un verre la veille des faits pour lui, sans le boire. »
- 4:48InvitéFait
« Je suis candidat à cette primaire et à travers elle, je suis candidat à la présidence de la République française. »
- 5:23InvitéFait
« En ce moment même, il ne pleut pas, mais il a plu cette nuit, il va pleuvoir un peu plus tard dans la journée. »
- 5:34InvitéFait
« Les sols sont saturés, mais aussi du niveau de la marée, parce que quand la marée est basse, les fleuves s'écoulent plus facilement dans la mer. »
- 8:50InvitéFait
« Moi, j'ai porté le fait de les interdire auprès des jeunes. »
- 9:09InvitéFait
« Donc ça veut dire que l'interdiction de la commercialisation, elle ne fonctionne pas ? »
- 9:51InvitéFait
« C'est un texte qui est important, même s'il n'est pas du tout suffisant. »
- 11:04InvitéFait
« Je pense que c'est un faux-nez. »
- 12:57InvitéFait
« Ce qui s'est passé à l'étranger, il n'y a pas de dérive à l'étranger. »
- 19:01PrésentateurFait
« Ces restrictions, c'est par exemple interdiction de circuler du lundi au vendredi de 8h à 20h, sauf les jours fériés. »
- 20:24InvitéChiffre
« C'est la troisième cause de mortalité évitable en France. »
- 20:28InvitéChiffre
« 48 000 morts qui meurent de l'alcool et 75 000 du tabac. »
- 35:22InvitéFait
« il va falloir pleuvoir davantage en hiver et moins en fin de printemps ou en été »
- 37:06InvitéFait
« il y a des aquifères qui ont des réserves d'eau sur 10 000 ans »
- 37:11InvitéFait
« une fois qu'on l'a vidé, il faut attendre 10 000 ans pour que ça se régénère naturellement »
- 43:36InvitéFait
« dans mon village ça dépend toujours des situations géographiques spécifiques »
- 43:45InvitéFait
« on a pris soin de l'eau depuis mille ans »
- 44:08InvitéFait
« on sait empiriquement par savoir vernaculaire que si tel terrain est mouillé ça veut dire que la source est en forme »
- 44:51InvitéFait
« il existe encore en France 30 000 sections de communes qui sont des sortes de communes qui fonctionnent hors du droit administratif »
- 50:11InvitéFait
« la prise de conscience est quand même assez importante »
- 53:30InvitéFait
« c'est un grand classique de l'approche que peuvent avoir ces développeurs néoliens »
- 55:50InvitéFait
« oui oui c'est ça »
- 1:01:32InvitéFait
« depuis 18 ans j'ai une légitimité »
- 1:01:33InvitéFait
« le projet le plus solide »
- 1:02:13InvitéFait
« la vie en entreprise c'est aussi de la politique »
- 1:04:15PrésentateurFait
« ces travaux permettront de réduire largement les vitesses et hauteur d'eau lors des prochaines crues »
- 1:05:15InvitéFait
« cette nouvelle doctrine centrée sur la nature est loin d'être une simple volonté politique »
- 1:05:38InvitéFait
« c'est une hérésie d'opposer l'aménagement du territoire avec l'écologie »
- 1:07:38InvitéChiffre
« il y a 7 français sur 10 qui nous disent qu'ils craignent d'être personnellement touchés par un événement climatique »
- 1:07:44InvitéChiffre
« il y a même 3 français sur 10 qui disent qu'ils pourraient déménager pour aller dans une commune moins exposée aux risques climatiques »
- 1:10:55InvitéChiffre
« 23% des français considèrent qu'il est un bon président »
- 1:11:10InvitéFait
« Emmanuel Macron a pris du retrait par rapport à la scène nationale »
- 1:13:43InvitéChiffre
« 33% de Français qui considèrent qu'il est un bon Premier ministre »
- 1:16:04InvitéChiffre
« 8% uniquement des Français considèrent que les républicains sont sortis renforcés de la séquence »
- 1:17:53InvitéChiffre
« 63% des Français estiment que Les Républicains est un parti qui n'est pas utile à la vie politique »
- 1:20:28InvitéChiffre
« 44% des Français uniquement qui disent c'est un parti qui représente bien la droite »
Temps de parole
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Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. Public Sénat, en partenariat avec la presse régionale, vous propose Bonjour Chez Vous. Bonjour à tous, très heureuse de vous retrouver en ce mardi 27 janvier pour faire le tour de l'actualité au plus près de chez vous. On regarde ensemble le programme. Les Républicains sont-ils les principaux perdants de la séquence politique et budgétaire en cours ? C'est ce que révèle notre baromètre mensuel Odoxa pour Public Sénat et la presse régionale. Analyse dans une heure avec l'éditorialiste Nathalie Moret et le sondeur Erwann Lestron. Et puis tous les mardis jusqu'au municipal, notre éclairage sur les grands enjeux de cette élection.
Aujourd'hui, quelle place pour l'écologie dans nos villes ? Dans une demi-heure, on recevra le philosophe Gaspard Koenig, son dernier livre, une histoire de campagne municipale sur fond, de crise de l'eau et aussi le récit de nos contradictions. On en parle avec lui. Autre sujet écologique qui fait débat dans nos villes, les zones à faible émission. Le Parlement, envisagé de les enterrer cette semaine, vote finalement reporté après les municipales. Recul écologique ou mesures sociales, la sénatrice écologiste Anne Suiris est notre invitée dans quelques instants.
Et puis à l'une de nos régions, nous retournerons à Trèbes dans l'Aude, frappée par une crue mortelle en 2018 et qui s'est reconstruite pour vivre avec les aléas climatiques. Voilà pour le programme. On est ensemble pendant une heure et demie. Bonjour chez vous. On commence avec les repères de l'actualité. Bonjour Stéphane Duguay. Bonjour Auriane, bonjour à tous. À la ligne de ce mardi 27 janvier, les députés qui votent donc l'interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans.
Oui, après une séance jusqu'au bout de la nuit, le texte proposé par le groupe macroniste, soutenu par le gouvernement qui l'a modifié, a été adopté, notamment après la validation de l'article clé de cette proposition de loi, le récit de Clémentine Louis. 116 voix pour, 23 contre.
Les députés donnent leur feu vert à l'article 1er qui prévoit que l'accès à un service de réseau social fourni par une plateforme en ligne soit interdit aux mineurs de moins de 15 ans. Mes chers collègues, ce texte ne prétend pas tout régler, mais il assume une responsabilité. En l'adoptant, la France fera un choix clair, celui de placer la protection de l'enfance au-dessus des intérêts économiques, celui d'affirmer que la liberté n'existe pas sans limite lorsque les plus vulnérables sont en jeu.
La rapporteuse du texte, Laure Miller, détaille en longueur les effets néfastes des réseaux sociaux sur les mineurs. Et si le constat est partagé par l'ensemble de l'hémicycle, l'interdiction stricte ne convainc pas une partie de l'aile gauche. Les députés socialistes, eux, ont préféré s'abstenir.
Le vrai sujet, c'est comment est-ce qu'on arrive à réguler les réseaux sociaux, à réguler l'algorithme et à jouer un rapport de force avec les applications pour qu'elles soient plus protectrices de l'ensemble des individus et en particulier des mineurs qui sont les plus vulnérables.
Côté insoumis, les députés ont voté contre.
Ils dénoncent une loi qui n'est faite que pour se donner bonne conscience. C'est une loi qu'on appelle loi d'affichage. Elle veut se donner bonne conscience, mais nous savons très bien qu'elle n'aura pas d'impact réel. Aujourd'hui, vous savez, les établissements, à travers les règlements intérieurs, ont tout à fait la possibilité d'interdire les écrans et les téléphones dans les établissements. D'ailleurs, c'est déjà le cas. Mais encore faut-il que l'éducation nationale arrête d'utiliser Pronote, qui met les enfants dans une addiction aux consultations d'écran. Le texte sera examiné au Sénat le mois prochain.
Emmanuel Macron souhaite qu'il passe en procédure accélérée pour que l'interdiction entre en vigueur dès la rentrée prochaine.
L'actualité parlementaire du côté du Sénat, cette fois, c'est aussi la fin de l'examen du texte pour renforcer les soins palliatifs. Une loi plus consensuelle que l'autre texte sur l'aide à mourir, alors qu'une dizaine de départements ne disposent pas d'unités de soins palliatifs en France. Les deux lois fin de vie, droit à mourir et soins palliatifs, seront soumises demain après-midi à un vote définitif des sénateurs. Joël Garriot, devant la justice, accusé d'avoir drogué la députée. Sandrine Jossot. Oui, l'ancien sénateur a plaidé la maladresse au tribunal. Il ne pensait pas que c'était de l'ecstasie et affirme l'avoir versé dans un verre la veille des faits pour lui, sans le boire.
Incompréhensible, a jugé le président du tribunal. À la barre, Sandrine Jossot a raconté à nouveau sa nuit d'horreur. Elle, qui venait célébrer la réélection de Joël Garriot en 2023, avait fini par quitter précipitamment son domicile, prise de palpitations et de malaises, avant de découvrir à l'hôpital qu'elle avait été droguée à l'ecstasie en buvant une coupe de champagne. François Ruffin se lance dans la course à la présidentielle. Une course qui en passera d'abord par la primaire de la gauche, organisée le 11 octobre prochain. Sans LFI et Raphaël Glucksmann qui refusent d'y participer. Ancien député insoumis, passé dans le groupe écologiste.
François Ruffin a annoncé donc hier son intention d'être candidat chez nos confrères de libération et de TF1.
Je suis candidat à cette primaire et à travers elle, je suis candidat à la présidence de la République française. Enfant, je ne me rêvais pas président, mais je me sens habité par mille voix, mille visages. Je sais pourquoi je me bats, voilà pourquoi je suis candidat.
Et puis la situation météo toujours compliquée en Bretagne, la région toujours en alerte orange crue. On va aller dans le Finistère. Bonjour Maël Decalan, merci beaucoup d'être avec nous. Vous êtes le président d'hiver droite du département du Finistère. Quelle est la situation ce matin ? Est-ce que l'épisode plus vieux est toujours en cours ?
Alors en ce moment même, il ne pleut pas, mais il a plu cette nuit, il va pleuvoir un peu plus tard dans la journée. Si vous voulez, les inondations chez lui dans le Finistère sont facteurs à la fois des précipitations, et il a beaucoup plu depuis maintenant une vingtaine de jours, de sorte que les sols sont saturés, mais aussi du niveau de la marée, parce que quand la marée est basse, les fleuves s'écoulent plus facilement dans la mer. Du vent aussi, quand le vent souffle au sud, les rivières, les fleuves ne parviennent pas, là aussi, à s'écouler dans la mer.
Et donc au moment où nous nous parlons, la situation est sous contrôle, parce que la marée est basse, et parce qu'il a plu un peu moins que prévu cette nuit. Néanmoins, il y a plusieurs centaines d'habitants qui sont inondés depuis maintenant plusieurs jours, et la situation reste très fragile, parce que je le disais, les sols sont complètement saturés.
Est-ce que vous êtes inquiet des heures des jours à venir, ou est-ce que vous pensez que le pic de l'épisode est passé ?
Non, on est très vigilants, parce que la Bretagne, si vous voulez, le Finistère, en ont vu d'autres. On est une terre qui est à la fois résiliente et qui, je crois, est bien préparée. On a plusieurs centaines de pompiers, qui dépendent du département, qui sont à pied d'œuvre. On a tous les agents des communes, des routes. Donc si vous voulez, la situation, elle est sous contrôle.
Néanmoins, le Finistère est assez vulnérable sur le plan des inondations, pour la raison que j'exposais, c'est-à-dire que la Bretagne, c'est un grand massif de granit, sur lequel l'eau circule assez vite vers la mer, et quand l'eau ne parvient pas à s'écouler vers la mer, toutes les villes qui sont en bord de côte peuvent être inondées. Donc la situation, au moment où nous nous parlons, à l'exception de quelques communes, dans lesquelles plusieurs centaines d'habitants sont touchés, je pense aux communes de Quimperlé, de Morlaix, de Quimper, la situation globalement est sous contrôle.
On a des interventions des pompiers qui se chiffrent en dizaines, et pas en centaines ou en milliers, comme ça a pu être le cas ailleurs en France. Néanmoins, chaque épisode pluvieux, et il y en a encore un certain nombre qui sont annoncés, se traduit par une inondation, dès lors que les sols sont complètement saturés. J'ajoute que les grandes marées reviennent, de sorte que grande pluie plus grande marée égale grosse inondation. Donc on est extrêmement vigilants pour que tout ce qui peut être fait, pour venir en aide aux habitants, puis pour essayer de limiter les dégâts causés par ces inondations, le soit.
Merci beaucoup. Merci Maëlle de Calon d'avoir été avec nous depuis Quimper, président d'Hiverdroite du département du Finistère. Merci à vous. On va revenir sur ces actualités. Bonjour Anne Suiris. Bonjour. Merci beaucoup d'être notre invitée, sénatrice écologiste de Paris. On va parler de la campagne des municipales à Paris. Mais d'abord, on regarde, comme tous les jours, la une de la presse régionale. On en a sélectionné trois. D'abord la une de la dépêche, les mineurs privés de réseaux sociaux.
Avec le vote de l'Assemblée nationale d'interdiction de l'accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans, la France pourrait devenir l'un des tout premiers pays occidentaux à instaurer une telle restriction, avec un texte qui soulève toutefois de lourdes questions sur la mise en œuvre. La deuxième une salle de presse Océan, c'est Joël Guerriot. Je m'en veux, déclaration de l'ancien sénateur, jugé à Paris pour avoir drogué à son insu Sandrine Jossot, la députée de Loire-Atlantique. Il a tenté hier de s'expliquer. Et puis la dernière une, c'est celle du progrès sur les peufs interdites, mais toujours là, interdites à la commercialisation en France il y a un an.
Les cigarettes électroniques jetables sont toujours accessibles aux jeunes consommateurs. C'est le cas à Lyon, dit le progrès. Elles sont aussi nocives pour la santé que pour l'environnement. De quelle une avez-vous envie de nous parler ? Sur les peufs, par exemple, parce que les peufs, on les a effectivement. Moi, j'ai porté le fait de les interdire auprès des jeunes. Et en fait, mon fils m'a dit qu'à 16 ans, il m'a dit, devant le lycée, tout le monde fume des peufs. Il n'y a zéro problème pour en avoir. Donc ça veut dire que l'interdiction de la commercialisation, elle ne fonctionne pas ? Ça n'a pas du tout fonctionné. Donc il va falloir regarder à quel niveau ça s'est passé.
Parce qu'en fait, il y a quand même un sujet. Alors on sait aussi que les industriels sont très agiles. Donc il suffit de faire des peufs avec une fois… Enfin, en fait, on peut recharger une fois et c'est encore permis. Mais du coup, il va falloir faire des lois agiles aussi. Enfin, si c'est comme ça, je veux dire. Et puis, il y a le problème du contrôle. C'est-à-dire arriver aussi à faire un contrôle efficace. Et ça, ça veut dire des moyens pour le faire, évidemment. Un mot juste sur l'interdiction des réseaux sociaux aux mineurs de moins de 15 ans. Ça a été voté hier par les députés. Ça va arriver au Sénat. C'est un texte que vous allez soutenir ? Tout à fait.
C'est un texte qui est important, même s'il n'est pas du tout suffisant. Il va falloir aussi éduquer les jeunes, surtout à se servir des réseaux sociaux, à contrôler les sources. Et ça, il doit y avoir un vrai travail avec l'éducation nationale, je pense, qui, pour l'instant, n'est pas assez fait pour pouvoir vivre avec. Il y a essayer de vivre sans, en tout cas, d'une certaine manière et jusqu'à un certain âge. Mais il y a aussi à vivre avec. C'est notre société. Et vivre avec, c'est de l'éducation et une parole partagée. Pour l'instant, ça n'est vraiment très peu fait. Vivre avec, ça ne veut pas dire accepter tout.
Ça veut dire vraiment avoir une réflexion sur la manière dont on vérifie les choses et on ne se laisse pas manipuler par l'information. Toute cette éducation-là, qu'on a pu faire un moment donné avec la télévision, il va falloir le faire avec les réseaux sociaux. Le Sénat qui, de son côté, a examiné hier le texte sur les soins palliatifs dans une ambiance plus apaisée que lors de l'examen du texte sur l'aide à mourir. Est-ce que vous comprenez la majorité sénatoriale de la droite et du centre qui considère les soins palliatifs comme un préalable à l'instauration d'une aide à mourir ? Je vais vous dire un truc un peu cash. Je pense que c'est un faux-nez.
C'est-à-dire que la réalité, c'est qu'ils ne voulaient pas de la deuxième loi. Donc voilà, c'était ça l'histoire. Faire dire, quand on examine cette loi sur la fin de vie, qu'il y a un préalable qui doit être les soins palliatifs quasiment opposables et ensuite, pendant l'examen des soins palliatifs, dire que ça ne doit pas être opposable, il y a un mensonge quelque part. Donc c'est ça quand même le sujet. À un moment donné, il aurait fallu regarder l'ensemble de ces deux lois de manière apaisée et comme ça a été dit par une partie de la majorité sénatoriale, en son âme et conscience, plutôt que sur des stratégies, j'allais dire, un peu politiciennes parfois.
Pour vous, ils ont fait de la politique, la majorité sénatoriale ? Oui, parce que sinon, vous savez, on a travaillé à la Commission des Affaires Sociales sur ce texte. La majorité sénatoriale avait proposé un texte sur lequel on n'est pas tout à fait d'accord de notre côté chez les écologistes, mais sur lequel on pouvait suivre éventuellement, en tout cas en pouvant en discuter. Et puis après, on a vu le groupe LR lui-même détricoter complètement ce qui avait été travaillé par LR lui-même Vous vous attendiez ? Est-ce que ça sort de détricoter en séance ? Non, pas du tout, parce que moi je pensais qu'on était en train de créer un chemin et en fait le chemin a été barré.
Voilà, donc ça c'était un règlement de compte interne carrément à LR. Vous voyez, ça c'est pas bien. J'allais dire, franchement c'est pas bien. On aurait dû être capable de faire autre chose que ça. Mais vous entendez leurs arguments sur les dérives que pourrait entraîner cette instauration d'une aide à mourir ? Écoutez, oui. En disant, il faut regarder ce qui s'est passé à l'étranger, dans les pays où l'euthanasie a été instaurée notamment, on a peur des dérives. Est-ce que ça c'est quelque chose que vous pouvez comprendre ? Deux choses différentes. Ce qui s'est passé à l'étranger, il n'y a pas de dérive à l'étranger. Donc moi j'aimerais bien qu'on me prouve quelle dérive.
Il se trouve que, évidemment, vous avez des gens qui seront toujours contre. C'est aussi une question de religion, une question de philosophie. Enfin bon, ça, moi je peux l'entendre. D'avoir peur de l'autre côté de dérive possible dans une atmosphère à l'économie et aussi de financiarisation de la santé, c'est aussi entendable. Ça veut dire qu'il faut mettre vraiment des garde-fous très attentifs et beaucoup d'informations, beaucoup de collégialité, beaucoup de transparence et beaucoup de manières de vérifier et de contrôler. Mais une fois qu'on a fait ça, c'est possible.
Or là, à chaque fois, il était voté contre l'information, pour redonner du tout pouvoir aux médecins et pas être dans la collégialité. Donc vous voyez, tout ça est contradictoire. Donc oui pour les garde-fous, oui pour créer un chemin, non pour quelque chose qui finalement est complètement contradictoire et qui est vraiment la manière dont le texte est sorti finalement de cet examen. Anne-Curice, tous les mardis, on s'intéresse à un enjeu de l'élection municipale. Aujourd'hui, quelle place pour l'écologie dans nos villes ? C'est le thème de cette émission. ZFE, trois lettres devenues célèbres. Les zones à faible émission font l'objet de débats politiques.
Un vote aurait dû avoir lieu cette semaine au Parlement pour les enterrer. Mais hier soir, Stéphane, coup de théâtre. La suppression de ces aides à feu va encore attendre un peu. Et oui, Auriane, une décision du gouvernement visiblement mal à l'aise avec cette suppression des zones à faible émission, reconnaissable avec les vignettes critères que ces zones-là demandent aux automobilistes de poser sur leurs voitures. Normalement, le texte qui contient cette mesure devait donc être voté définitivement aujourd'hui à l'Assemblée nationale, jeudi au Sénat. Mais le gouvernement en a décidé autrement et a reporté le vote. Écoutez le ministre chargé des Relations avec le Parlement.
Ce texte ne va pas passer. Et donc, plutôt que d'envoyer un texte, pardon de le dire de manière un peu triviale, au casse-pipe, à l'Assemblée nationale, il nous semblait plus opportun d'essayer de trouver un accord en amont avant d'amener ce texte. Et pour cela, il fallait décaler et le Sénat et l'Assemblée pour qu'il n'y ait pas de vote dans aucune des deux chambres. Sur les conclusions en CMP, l'objectif, c'est clairement d'amener ce texte le plus vite possible au vote. Mais il y a un point de boulecage, la ZFE, et nous allons essayer d'accompagner les parlementaires pour trouver un compromis. Comment ?
Allez-y, Stéphane. Pardon, Anne-Louise, on va détailler comment cette mesure s'est retrouvée dans ce texte et ce que c'est concrètement les ZFE. Mais est-ce que c'est une bonne nouvelle que le gouvernement reporte ce vote ? Alors, oui, c'est une bonne nouvelle parce que ce texte, il devient un texte fourre-tout pour tous les petits mécontentements et pour toutes les petites options, encore une fois, un peu politiciennes. Mais ensuite, est-ce que c'est bien de le reporter ? Dans le sens, il faudrait non seulement le reporter, il faudrait arrêter de le penser comme ça, et surtout réfléchir plutôt que d'enlever les ZFE, qui sont deux choses.
D'abord, une obligation de l'Europe, parce qu'il y a quand même des taux qu'on dépasse et une question de santé publique. Et puis, il y a une question aussi qui se pose avec les ZFE, qui est les inégalités sociales face aux ZFE. Donc, cette question-là, on peut l'accompagner. Au lieu de se dire, on interdit ou on fait, on peut aussi accompagner. C'est ce que le gouvernement, j'espère, en reportant, va faire. Comment on en arrive à cette situation ?
Alors, un attelage assez farfelu, Auriane, parce que cette suppression des ZFE, elle est contenue dans un texte qui concerne un tout autre sujet, la simplification de la vie économique, inspirée d'ailleurs par des travaux du Sénat, spécifiquement sur le sujet des entreprises. Après son adoption ici au Sénat, il a été examiné par les députés. Et c'est là qu'un amendement LR et du RN qui prévoyait la suppression des ZFE a été adopté, avec des voix du RN, de LR, mais aussi du camp macroniste, certaines voix, et de LFI. La suppression a ensuite été maintenue en commission mixte paritaire la semaine dernière au grand dame d'Olivier Rietman, sénateur LR.
Il n'est pas contre les aménagements des ZFE, contre réfléchir à cette question, mais pour lui, ça n'a pas sa place dans ce texte dédié aux entreprises.
Je pense que si on veut supprimer les ZFE, il faut un texte qui aille sur la suppression des ZFE, que le débat ait lieu, il a eu lieu à l'Assemblée nationale, il n'a pas eu lieu au Sénat, et que ce texte suive son chemin législatif, mais que ça ne peut pas être dans un texte sur la simplification des normes pour les entreprises, et un texte qui est très attendu pour les entreprises. Donc on met un bâton dans les roues à l'avancement de ce texte.
Vous êtes d'accord avec ça, Anne Suarez ? Si on veut parler des ZFE, il faut un texte spécifique sur les ZFE ? Oui, il faut un texte spécifique sur les ZFE, et puis il faut une discussion, et il faut que le gouvernement prenne sa responsabilité. Enfin, quand même, on sait que M. Macron tenait à ses ZFE, c'était une bonne chose, mais après, en même temps qu'il les a mis en place, enfin, en tout cas, il a souhaité les mettre en place, en même temps, il a supprimé toutes les aides pour la transition de véhicules les plus polluants. Donc vous voyez, si vous voulez, ce n'est pas possible de faire ça, un moment donné où les Français sont dans une situation d'inégalité majeure et le font savoir.
Donc je trouve que dans ce cas-là, on est là, nous, politiques, pour essayer de trouver des solutions et résoudre les problèmes d'inégalité. Ce n'a pas été le cas. Donc j'espère que s'il y a un texte spécial sur les ZFE, il y aura aussi une réflexion sur les inégalités, en particulier géographiques. Et on l'entend, la suppression ne fait pas consensus, parce que vous le rappeliez, Anne Suiris, c'était une mesure emblématique du premier quinquennat d'Emmanuel Macron. Tout à fait. Dès 2019, Oriane, une mesure renforcée ensuite en 2021 avec la loi Climat et Résilience pour lutter contre la pollution de l'air qui, rappelons-le, tue chaque année 40 000 personnes.
Les zones à faible émission, elles concernent normalement toutes les agglomérations de plus de 150 000 habitants. La loi leur demande de surveiller la qualité de l'air dans l'air de ces habités, ces agglomérations, et de prendre des mesures de restriction de circulation pour celles où la pollution de l'air est la plus élevée et dépasse ses seuils. Ces restrictions, c'est par exemple interdiction de circuler du lundi au vendredi de 8h à 20h, sauf les jours fériés. Donc le week-end, on peut circuler. Et ça concerne 40 agglomérations au 1er janvier 2025. Et sur ces 40, seuls deux, Paris et Lyon, sont obligés de restreindre les véhicules classés critères 3, 4 ou 5 ou les non-classés.
Ceux-là, c'est ceux qui ont été mis en circulation avant 1997. Et d'ailleurs, on voit sur cette carte qu'à part dans ces agglomérations-là, toutes les agglomérations n'ont pas encore mis en place ces ZFE. En tout cas, c'est en réflexion et les mesures ne sont pas les mêmes dans toutes les agglomérations. Une des critiques, on en parlait au début de cet entretien, c'est l'accompagnement de ces mesures, notamment la métropole du Grand Paris qui demande à l'État de mieux accompagner les automobilistes. Vous pensez que sur ce sujet-là, qu'est-ce qu'il faut faire ? Est-ce qu'il faut que le gouvernement fasse des prêts à taux zéro comme le demande la métropole du Grand Paris ?
Alors, l'accompagnement, ça peut être la question d'un accompagnement pour changer de véhicule. Mais c'est aussi, c'est beaucoup d'autres choses. C'est aussi d'avoir des transports en commun qui permettent, oui, de faire de l'intermodalité, c'est-à-dire de pouvoir prendre d'autres moyens de transport, en tout cas, de ne pas prendre sa voiture absolument tout le temps. Ça peut être aussi de se dire que quand, pour les travailleurs, on peut avoir des mesures spécifiques. Vous voyez, c'est vraiment une pensée fine de cette question-là. En revanche, c'est une vraie question de santé publique.
C'est-à-dire, quand on dit 40 000 morts par an, vous voyez, quand on meurt, c'est 48 000 morts qui meurent de l'alcool et 75 000 du tabac. C'est la troisième cause de mortalité évitable en France. C'est absolument essentiel et quand on dit, parce que c'est aussi les plus pauvres qui subissent cette mortalité. Donc, vous voyez, il faut aussi avoir cette pensée-là. Et puis, il faut arrêter avec cette fausse idée de dire que dans les campagnes ou là où il y a les plus pauvres personnes, eh bien, elles seront soumises aux ZFE. Ça n'est pas vrai.
Ces restrictions ne sont que pour les grandes villes, vous l'avez dit, de 150 000 personnes et plus, et notamment celles qui sont au-dessus des 16, c'est-à-dire Lyon et Paris, qui ont mis en place ces ZFE. Donc, il faut aussi défaire des fausses idées qui existent. Justement, on va parler de Paris puisque la campagne des municipales va son plein. Les écologistes qui se sont alliés avec le candidat Emmanuel Grégoire qui rassemble écologistes, socialistes, communistes. On va pour cela retrouver Jacques Paquier. Bonjour Jacques. Merci beaucoup d'être avec nous. Jacques, directeur de la rédaction du journal du Grand Paris. Vous allez interroger Anne-Curice sur ces municipales.
Oui, bonjour Auriane, bonjour Madame la Sénatrice. Oui, je voulais avoir votre avis. On le demandait hier à Catherine Dumas sur le dernier sondage qui est paru, donc dont je rappelle les principaux chiffres. Il est paru dimanche dans Le Parisien. Il place Emmanuel Grégoire à 32% au premier tour. Rachida Dati à 28. Emmanuel Grégoire, donc le candidat de l'Union, Auriane l'a rappelé, gagne deux points par rapport au précédent sondage d'il y a 15 jours. Mais le sondeur analyse que le candidat de l'Union de la gauche ne ferait pas le plein des voix ni de celle d'Anne Hidalgo ni de celle de David Béliard lors du précédent scrutin dont il perdrait un quart des voix de ces deux candidats.
comment vous analysez ce sondage qui a aussi pour particularité d'indiquer qu'il est probable ou possible que jusqu'à 5 listes se maintiennent au second tour rendant l'élection du prochain maire de Paris particulièrement indécise.
David Béliard qui est le candidat écologiste. Allez-y Anne-Ferise. Oui, écoutez, moi je trouve que d'abord on voit que la dynamique est bonne pour la gauche les écologistes là même si on n'est encore pas au compte le compte n'est pas là mais en tout cas c'est une bonne dynamique.
Cette union elle vient d'arriver elle est quand même toute récente elle s'est faite fin décembre donc elle est toute récente je pense qu'il y a aussi une difficulté à avoir une campagne visible en ce moment on est depuis un certain nombre de mois complètement engloé dans des questions nationales qui fait que en réalité les gens au niveau parisien qui est quand même très imbriqué dans les questions nationales c'est beaucoup des votes nationaux aussi que se font actuellement parce qu'on ne voit pas forcément les candidats même Mme Dati on ne la voit pas franchement je pense que c'est pour ça d'ailleurs qu'elle va s'y mettre complètement pour pouvoir essayer de remonter l'abarquement.
Une fois qu'on a dit ça ça ne veut pas dire qu'il ne faut pas essayer de faire mieux là-dessus pourquoi est-ce qu'il n'y a pas le plein des voix je pense qu'il y a en tout cas au moins de raisons la première qui est peut-être que l'écologie n'est pas assez au centre des débats parce que évidemment on voit qu'il y a beaucoup de critiques écologiques en France mais au niveau parisien quand même il y a eu une ville qui s'est quand même apaisée beaucoup sur les questions et il y a eu une demande d'écologie à Paris qui est quand même assez manifeste je ne vais pas en parler à mon avis et pour l'instant une erreur qu'il faudra j'espère pouvoir remonter parce que c'était le cas de monsieur Delanoé c'était le cas de madame Hidalgo à toutes les élections depuis 2020 même quand madame Hidalgo avait fait l'objet de basse clash et de difficultés elle l'a toujours revendiqué et ça a fait plutôt remonter les choses parce que je pense que la ville apaisée était et moins polluante parce que en fait beaucoup moins polluée a été un des enjeux majeurs je pense que ça il va falloir le montrer et puis la question aussi sociale des inégalités sociales à Paris qui est de plus en plus importante notamment à cause de Airbnb et des problèmes de logement je pense que c'est un sujet majeur sur lequel il va falloir revenir de manière importante et qui a du coup des impacts très différents entre la droite et la gauche sur cette question là mais moi je suis assez positive en tout cas sur l'issue de cette question même si effectivement il y a plus peut-être de candidats c'est normal on change de maire aussi que d'habitude Jacques vous avez une question sur l'écologie justement
Oui justement puisque vous l'évoquiez en creux certains conseillers de Paris ont signé une tribune hier parue dans Mediapart dans laquelle ils estiment qu'il ne faut pas je les cite dissoudre l'écologie de rupture à laquelle ils sont favorables dans une sociale écologie qui serait une forme d'écologie moins radicale qu'incarnerait l'union de la gauche dès le premier tour ils considèrent ces élus que l'union de la gauche dès le premier tour est un mauvais calcul notamment parce qu'elle prive le candidat de la gauche uni au second tour des réserves de voix des écologistes comment vous vous situez Mme Suiris dans ce débat là
écoutez c'était la question qui a été posée par PLM donc la nouvelle PLM c'est Paris-Lyon-Marseille qui instaure justement une élection un peu plus directe du maire absolument c'était donc c'est une loi qui favorise les gros candidats c'est-à-dire les candidats soit les plus connus qui ont du coup qui nous ont amené pour la première fois à faire une alliance de premier tour même si après on en faisait au deuxième tour en tout cas premier tour et qui du coup ne nous a pas permis d'avoir complètement nos couleurs en tout cas de manière peut-être plus autonome mais plus affirmée mais vous savez je pense qu'il y a une demande en France actuellement vraiment d'union et d'arrêt des débats des combats permanents où personne ne comprend plus rien y compris parfois à l'intérieur de la gauche je vous parlais d'à l'intérieur de la droite tout à l'heure sur un nombre de questions sur les soins palliatifs et la fin de vie mais là c'est à l'intérieur de la gauche et donc je pense qu'on a eu raison de tenter et c'est ce qu'avait essayé de faire David Béliard depuis le départ d'abord de le faire sur l'ensemble de l'arc comme le NFP de la gauche et d'avoir une alliance du PS jusqu'à LFI ça n'a pas été Vous l'appelez encore ?
Est-ce que dans l'entre-deux-tours vous les écologistes vous allez pousser Emmanuel Grégoire à une alliance avec la France insoumise ?
Écoutez, nous on est pour une alliance de la gauche en général vous l'avez vu aussi au niveau national bon maintenant on fait avec la réalité c'est-à-dire qu'il se trouve quand même que LFI n'a pas voulu non plus s'allier on parle toujours du PS qui ne veut pas s'allier mais c'est les deux bouts qui ne veulent pas s'allier on n'est pas non plus des magiciens donc à un moment donné l'important c'est que Paris reste à gauche j'espère que des alliances vont pouvoir se faire en tout cas soit au deuxième tour soit de fait sur la politique qu'on mènera à gauche c'est ça le plus important à mon avis pour les parisiens si l'on en croit les sondages et Jacques les a rappelés votre principal adversaire la principale adversaire d'Emmanuel Grégoire c'est Rachida Dati Rachida Dati qui a fustigé hier soir les deux mandats d'Anne Hidalgo on va l'écouter
ça ne va plus à Paris ça c'est le premier constat qui est unanimement reconnu y compris par la majorité actuelle les candidats parce que c'est la même équipe qui se représente disent c'est vrai on a eu des ratés la mobilité à Paris pourquoi c'est le chaos dans l'espace public d'abord il y a une politique idéologique on oppose les mobilités et ça c'est le bilan de 20 ans de la gauche qui est au pouvoir aujourd'hui donc c'est pour ça que moi je me dis ils se représentent ce sont les mêmes par quel miracle vont-ils changer la politique actuelle donc ça ne peut que s'aggraver elle parle de chaos
écoutez moi je la laisse parler ce que je vois elle a tort dans ce qu'elle dit oui elle a tort dans ce qu'elle dit enfin regardez Paris Paris est une ville beaucoup plus apaisée qu'elle ne l'a été avec on parlait de santé publique tout à l'heure avec vraiment une diminution de la pollution manifeste ça veut dire des maladies des enfants ça veut dire aussi une ville qui est retournée dans l'intergénérationnel notamment pour les enfants enfin je veux dire non oui elle a tort dans ce qu'elle dit bien entendu après qu'il y ait encore des problèmes à résoudre bien entendu enfin la politique c'est pas un acte magique donc il faut tout le temps améliorer il y a des choses à regarder notamment les conflits entre les piétons les cyclistes les automobilistes et sur ce quoi on doit travailler et retravailler pour pacifier cet aspect là qui doit être peut-être avec un certain nombre de solutions en tout cas qu'on peut mettre en place il n'y a pas à nier les choses mais en tout cas vous la redoutez vous la redoutez Rachida Dati comme adversaire ça c'est faux ben oui parce que vous voyez bien que là elle fait quand même elle a un score déjà important puis qu'elle est c'est une femme connue une femme politique connue donc oui bien entendu et puis qu'on est dans une situation vous savez où les gens sont en colère au niveau national ils ont tout le temps envie de donner des coups de pied donc si le coup de pied ça passe par l'arme d'Ati ça risque d'être le cas mais vous savez je pense quand même que là les gens voient quand on voit la dynamique que peut-être que la vraie transformation de la vie elle se fait de l'autre côté c'est même pas peut-être je pense que c'est ça qu'on est en train de voir et qui fait que on a peut-être pas énormément de réserves de voix mais quand même et que même la multiplication vous savez des petits candidats c'est pas un mauvais signal ça montre qu'il y a un vrai débat politique Merci beaucoup d'abord merci Jacques Paquet une journal du Grand Paris dix ans après sa naissance une métropole a parachevé une sur la métropole du Grand Paris merci Jacques d'avoir été avec nous et merci Anne-Curis Merci à vous d'avoir été notre invité pendant cette première demi-heure Stéphane on se retrouve dans 20 minutes nous ?
Oui avec la revue de presse on parlera de l'interdiction des réseaux sociaux comment réagissent les collégiens la voix du Nord est allée poser la question à des collégiens Et tout de suite on va accueillir l'invité de notre entretien c'est le philosophe Gaspard Koenig qui nous rejoint Bonjour Gaspard Koenig Merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation vous êtes philosophe écrivain auteur de ce livre À quoi c'est aux éditions de l'Observatoire on va le voir on est ensemble pendant 20 minutes pour un entretien en partenariat avec la presse régionale représentée par Christelle Bertrand du groupe La Dépêche Bonjour Christelle Bonjour Auréanne Bonjour Gaspard Koenig Bonjour Gaspard Koenig on traite aujourd'hui de la question de l'écologie dans les municipales votre livre se déroule dans un village normand sur fond bataille municipale au cœur de ce sujet la question de la ressource en eau de la crise de l'eau d'abord pourquoi avoir choisi le roman pour traiter ce sujet ?
D'abord je pense que le roman aujourd'hui doit s'emparer des sujets de la société comme il a toujours fait en fait dans son histoire il est là pour parler du monde et ensuite pour présenter toute sa complexité c'est-à-dire que quand on écrit un essai il faut faire ci il faut faire ça ça c'est pas bien mais là en fait on peut faire varier le thème en fonction des personnages se laisser surprendre soi-même à des objections à des réactions les exagérer pousser jusqu'au bout certains raisonnements démarches comportements surtout les incarner dans des personnages que le lecteur va suivre et que l'écrivain aussi suit parce que l'eau c'est pas seulement une question de politique publique c'est une question mythologique c'est la pureté la purification le lien l'angoisse aussi parce que dans les légendes normandes de l'eau que j'ai été recherchée pour ce livre il y a aussi l'eau maléfique l'eau qui vous tue les tétards qui viennent attraper les pêcheurs qui les emmènent au fond des rivières les nymphes qui se promènent la nuit moitié bienveillantes moitié maléfiques donc c'est d'ailleurs ça qui est intéressant aujourd'hui c'est ce chiasme entre la gestion très techno-administrative de la ressource en eau et le côté très anthropologique poétique de cette ressource qui continue à nous toucher et à nous habiter Est-ce qu'en utilisant justement le roman vous cherchez aussi à provoquer une prise de conscience sur la question de l'eau ?
D'abord une prise de conscience pour moi-même c'est-à-dire que dans les livres que j'écris autour des quatre éléments la terre, mus, l'eau puis ensuite on finira avec l'air et le feu j'espère moi ça me permet de découvrir beaucoup de choses parce que la terre jusqu'à présent c'était juste le trottoir sur lequel je marchais j'ai découvert ce que c'était en écrivant un mus qu'un sol vivant première biomasse du monde en écrivant à quoi j'ai découvert que l'eau ne coule pas magiquement du robinet je ne m'étais pas vraiment posé la question mais d'où vient l'eau comment circule-t-elle est-ce qu'on a vraiment raison de la mettre dans tous ces tuyaux et donc à chaque fois pour moi c'est un voyage et une découverte aussi
Vous pensez que ça joue aussi dans la crise de l'eau c'est-à-dire vous le dites l'eau elle coule du robinet et donc du coup dans notre inconscience c'est une ressource infinie ?
Complètement aujourd'hui enfin je veux dire moi le premier on appuie sur un bouton ça vient tout seul c'est quand même très peu cher et donc il n'y a pas tellement aujourd'hui encore la conscience du problème de la quantité de la qualité de l'eau de la pollution de l'eau commence à émerger et puis à chaque fois qu'on cherche une molécule on en trouve et les gens commencent à se demander quel filtre il faut acheter d'ailleurs le marché des filtres est en pleine expansion et bon c'est quelque chose quand même d'assez existentiel parce que si on n'a plus confiance dans son eau on n'a plus confiance dans l'ensemble des institutions au fond tout s'écroule un peu parce que ça c'est vraiment la ressource première que la société doit assurer mais la quantité d'eau on considère encore que c'est quelque chose d'un peu lointain on voit parfois passer des choses à la Martinique ou dans les Pyrénées-Orientales et puis on se dit que ça reste assez loin
c'est à peine chez nous
et c'est pour ça que j'ai voulu situer l'action en Normandie d'abord c'est très crédible puisque les rapports du GIEC et de sa déclinaison régionale le GIEC normand montre que on s'avance vers des sécheresses pluriannuelles qui causeront qui peuvent causer des ruptures d'approvisionnement en eau y compris dans le bocage normand parce que c'est pas parce qu'il pleut beaucoup qu'on a toujours de l'eau c'est une question de géologie quand c'est du granit l'eau va très vite à la mer il n'y a pas peu de réserve mais c'est ça qui est assez paradoxal parce que c'est des régions qui sont plutôt concernées par les inondations que par le manque d'eau donc ça vous avez choisi sciemment cette région pour faire prendre conscience que tout était concerné alors c'est vrai c'est-à-dire si ça se passe en Normandie ça peut se passer partout deuxièmement il faut comprendre que les inondations et les sécheresses vont ensemble c'est pas de phénomène qui s'oppose ce que nous disent les scientifiques c'est qu'il va pas forcément moins pleuvoir en net en volume de précipitation mais en revanche les saisonnalités vont être beaucoup plus accentuées donc pour aller très vite il va falloir pleuvoir davantage en hiver et moins en fin de printemps ou en été et dans certaines régions en fait ça peut être dramatique parce que ce genre de c'est pour ça qu'on appelle ça souvent le dérèglement climatique puisque le réchauffement climatique c'est que ce dérèglement du cycle de l'eau perturbe complètement la manière dont les systèmes hydrologiques sont organisés depuis des millénaires les rivières les nappes qui communiquent et tout d'un coup le circuit n'est plus le même et donc nous nos villages nos villes ils se sont installés là où il y avait de l'eau si maintenant le système hydrologique change il va falloir migrer y compris au sein d'un territoire comme la France c'est pour ça que je m'enseigne à un moment donné dans le livre alors c'est plutôt à travers l'imaginaire d'une préfète qui prépare le pire et qui se dit mon Dieu mais il va falloir déplacer tous ces gens qui sont sur le granit sur des régions où il y a de la craie où il y a des nappes et donc il va falloir préparer les gymnases il va falloir préparer des évacuations parce qu'on ne se rend pas encore compte de ce que c'est que d'évacuer une ville parce qu'elle n'a plus d'eau on est passé très proche au cap à Téhéran à Ankara aujourd'hui dans le bocage normand en 2022 on était à quelques jours de la rupture d'eau pendant la sécheresse et on n'a pas encore vraiment vécu ça mais c'est un drame humanitaire colossal parce que plus d'eau c'est trois jours d'espérance de survie
la semaine dernière l'ONU publie un rapport qui dressait un bilan catastrophique en ce qui concerne justement la gestion des ressources en eau douce à l'échelle globale les auteurs de ce rapport ils vont jusqu'à parler de banqueroute de faillite hydrique est-ce que nous français vous avez l'impression qu'on prend suffisamment au sérieux cette crise à venir ?
alors c'est un rapport qui est particulièrement frappant parce qu'ils disent c'est pas une crise de l'eau parce qu'une crise c'est quelque chose qu'on peut surmonter avec la liste de petites mesures qu'il faut à la fin il faut faire ça ils disent une banqueroute c'est que voilà c'est irréversible et ils actent du fait que la circulation de l'eau douce dans le monde est totalement désorganisée il faut comprendre qu'il y a des aquifères qui ont des réserves d'eau sur 10 000 ans et qu'une fois qu'on l'a vidé il faut attendre 10 000 ans pour que ça se régénère naturellement donc à l'horizon de temps humain effectivement la situation est irréversible aujourd'hui maintenant ce qui est aussi intéressant c'est que dans le cas de l'eau et c'est pour ça que j'ai vraiment voulu axer ce roman sur la question du local et du rural dans le cas de l'eau contrairement à celui par exemple des émissions carbone l'action locale est possible pour faire avec ce qu'on a mais prendre soin de l'eau qui tombe prendre soin la retenir et la retenir c'est pas forcément faire des méga-bassines c'est aménager son territoire reméandrer ses rivières créer des fossés des baissières des talus de sorte que l'eau de nouveau méandre à travers le sol prenne le temps et que quand on l'utilise on puisse aussi alors l'utiliser peut-être plus parcimonieusement l'utiliser en se la partageant de manière plus intelligente en en discutant et puis ensuite la rendre au sol c'est-à-dire lui faire faire plusieurs cycles et ça ça n'arrivera pas et c'est pour ça aussi que c'est intéressant que ce livre sorte tout à fait par hasard mais avant les municipales ça n'arrivera pas si on ne parle pas de l'eau c'est-à-dire que pour que l'eau circule il faut que la parole circule et que c'est la première ressource sur laquelle l'humanité s'est organisée démocratiquement pour réfléchir à la meilleure manière d'en assurer la pérennité Alors avant de parler de politique en écrivant ce livre vous avez étudié le problème de l'eau vous avez aussi étudié les réactions humaines face à une pénurie comment réagissent les gens est-ce qu'on est plutôt dans l'entraide est-ce qu'on est plutôt dans le chacun pour soi j'imagine qu'une telle pénurie d'une matière aussi vitale que l'eau ça provoque des comportements tout à fait particuliers C'est pour ça que le roman était une matière formidable c'est que j'ai suffisamment incarné chacun de mes personnages pour ensuite les mettre devant la situation et voir comment ils réagissaient quasiment de manière expérimentale sans vraiment avoir d'idées préconçues et ce que découvre la mère du livre qui est très idéaliste qui dit justement qu'à ce discours qui peut paraître un peu bobo un peu éloigné des réalités en disant on va prendre soin de notre eau on va revenir à la source des anciens parce que souvent le néo-rural qui arrive est encore plus rural que le rural encore plus tradit que le tradit veut tout refaire bien comme les anciens alors que les anciens en fait s'en foutent et d'ailleurs dans le livre il y a l'ancienne qui est Pierrette qui a 80 ans qui a encore l'accent normand et qui elle s'en moque complètement qui considère que le progrès c'est très bien qui n'a aucune envie de revenir à la ferme des années 50 qu'elle a connues donc je mets aussi en place ces complexités-là et l'absence de solutions binaires et donc cette mère-là elle va très vite être dépassée par l'égoïsme des habitants parce qu'au début tout le monde est content de faire cette espèce de mouvement collectif et puis très vite tout le monde reprend son chemin et notamment Maria a une expérience un peu traumatique c'est la permanence de mairie et pour écrire ce livre j'ai suivi des mères ruraux dans leur quotidien effectivement la permanence de mairie c'est pour moi l'équivalent du confessionnal à l'époque moderne c'est-à-dire qu'on voit vraiment le pire de la nature humaine les gens n'ont plus aucune pudeur par rapport à leurs propres égoïsmes et dénoncent très joyeusement leurs voisins et demandent que l'arbre bicentenaire soit coupée parce que les glands tombent sur le gazon bien tondu voilà donc ça c'est c'est une réalité c'est-à-dire que ce livre est vraiment tout sauf idéaliste au contraire il rentre avec un certain cynisme une certaine crudité un peu comme Zola dans la terre aussi sur un village de la Beauce dans vraiment le pire des comportements humains mais justement ensuite en se disant que si ces gens-là arrivent à s'organiser contraints et forcés en fait par la situation de la ressource l'urgence ça veut dire que c'est une bonne nouvelle pour tout le monde et que tout le monde peut y arriver et c'est vrai que dans les cas de grandes catastrophes humanitaires les moments où l'État disparaît complètement lors des grandes inondations des tremblements de terre notre contrat social classique voudrait que ça soit la guerre de tous contre tous et ce qu'on voit souvent apparaître c'est tout à fait l'inverse c'est des phénomènes
de solidarité mais est-ce que quand même l'eau ça va pas être sujet de conflit dans les années à venir c'est un énorme
c'est déjà un énorme sujet de conflit d'ailleurs les agences de l'eau avaient mis au point je crois déjà des années 70 des parlements de l'eau justement c'est pas un hasard parce que l'eau a toujours été une ressource voilà une ressource à la fois mythologique et démocratique maintenant vraiment la question c'est à travers quelle institution on l'organise c'est-à-dire est-ce qu'on attend que ça soit les règlements et le préfet qui nous disent toi t'as droit à ci toi t'as droit à ça par exemple aujourd'hui en Ile-et-Vilaine il y a toute une polémique parce que les décisions du sage qui est le sage S-A-G-E c'est pas le grand sage mais enfin c'est un petit sage quand même puisque c'est disons une sorte de réunion des utilisateurs de l'eau qui avaient décidé qu'il ne devrait plus y avoir de pesticides épandus uniquement sur les zones de captage pour éviter d'avoir à dépolluer ce qu'on a pollué après cette décision vient d'être contestée par le préfet et donc on voit là que la logique communautaire vient en tension avec une logique d'Etat donc pour vous c'est pas à l'Etat d'organiser la gestion de l'eau et le partage de l'eau j'ai peur qu'en fait l'Etat soit le plus lié en fait aux intérêts particuliers et bien justement c'est de voir naître alors c'est un peu utopique mais en même temps c'est des choses qu'Elena Rostrom une économiste prix Nobel a décrite à la fois à l'échelle historique le long de l'histoire de l'humanité et aussi aujourd'hui dans le reste du monde c'est de créer des institutions beaucoup plus souples probablement plus locales que les grands parlements de l'eau au niveau par exemple des sous-bassins versants comme je mets un peu en scène à la fin du livre où l'ensemble des parties prenantes parviennent à s'assembler pour justement s'engueuler et finir dans cette espèce de parole et sur la question de l'eau agissent des lobbies très puissants que ce soit les lobbies agricoles que ce soit les lobbies industriels est-ce qu'il y a quelqu'un d'autre que l'Etat qui pourra avoir un poids suffisant pour dire l'eau se répartit de telle et telle manière et vous ne pouvez pas la capter entièrement pour vos besoins et les besoins de vos filières et vous savez on m'a parlé avant d'écrire ce roman j'en avais eu la première idée il y a plusieurs années déjà quand je discutais avec un élu corse un élu de montagne qui était extrêmement en colère contre le transfert de la compétence eau des communes aux intercommunalités et ce qu'il disait c'est dans mon village ça dépend toujours des situations géographiques spécifiques mais c'est un village de montagne et puis évidemment l'interco c'est la côte et donc il dit mais moi dans mon village en fait on a pris soin de l'eau depuis mille ans justement pas forcément à travers des décisions ni municipales ni le marché mais en s'organisant en commun donc par exemple il y a un canal et puis il y a des tours d'eau qui sont distribués qui sont discutés chaque année mais donc on va discuter aussi de quelle culture il est raisonnable de faire étant donné la situation hydrique qu'on connaît parce qu'on sait empiriquement par savoir vernaculaire que si tel terrain est mouillé ça veut dire que la source est en forme que sinon ça veut dire qu'on va avoir des problèmes à partir de la mi-juillet et donc ça c'est des connaissances qui ne sont pas forcément formalisables mais qui néanmoins sont très puissantes parce qu'elles sont empiriques et qu'elles se sont transmises de génération en génération et il disait mais est-ce qu'il est concevable que cette eau dont nous prenons soin serve maintenant parce qu'on est rattaché à l'interco et au grand système de tuyauterie à alimenter les piscines des vacanciers de la côte certainement pas mais c'est aussi la preuve à l'envers que dans certains cas et à certaines échelles ces modes d'organisation un peu autogérés peuvent fonctionner et c'est ça la grande force d'Elinor Ostrom c'est de montrer que l'autogestion a marché marche encore il existe encore en France 30 000 sections de communes qui sont des sortes de communes qui fonctionnent hors du droit administratif
Mais votre livre c'est aussi un peu quand même la critique du centralisme d'une gestion d'une vision technocratique du pouvoir et de l'affrontement finalement entre les décisions prises par nos dirigeants et la réalité du terrain
Dirigeants politiques et économiques oui je mets en scène Martin Jobard qui pour les aficionados c'est le neveu de Jobard l'agriculteur du MUS qui est devenu Énarque qui est responsable du bureau O au ministère de l'Environnement et vous ne deviendrez jamais où est le ministère de l'Environnement c'est la tour séquoia à la défense il est quand même il pensait moi j'ai découvert en tout cas en écrivant ce livre et ce que je voulais vraiment montrer c'est que Martin il est bien intentionné il n'est pas corrompu il est honnête il a vraiment le souci comme on dit souvent du bien commun de l'intérêt général le sens de l'état etc mais au début en fait son discours très plein évidemment de sigles d'acronymes que les autres ne comprennent pas est complètement décalé par rapport à la réalité du terrain mais en même temps n'est pas complètement absurde parce qu'il leur dit des choses que les autres refusent d'écouter et qu'ils vont payer très cher parce que s'ils refusent de se raccorder et qu'il y a une sécheresse ils ne vont pas pouvoir mutualiser l'eau avec les villages d'à côté et donc cette logique centralisatrice ingénioriale elle a aussi sa raison d'être et j'espère que Martin est justement un personnage complexe bon j'avoue qu'au début je me suis fait plaisir et j'ai pas mal il a pris cher mais petit à petit
Il vous a été inspiré par des mères que vous avez rencontrées ?
Pour écrire mes livres je baroute beaucoup je prends plusieurs mois pour à la fois lire et étudier la question mais surtout aller sur le terrain voir des sources voir des usines d'eau des grandes et des petites voir des maires ruraux voir des préfets des hauts fonctionnaires voilà donc toute la galerie de portraits du livre c'est évidemment pas inspiré de tel ou tel c'est des synthèses mais j'essaye d'être de coller au réel je pense que le roman doit coller au réel et notamment mes dialogues sont souvent relus par les acteurs eux-mêmes donc les dialogues du bocage par exemple ont été relus par un ami qui est éleveur de brebis pour voir si ça collait à la manière dont on parle je trouve ça vraiment important de faire ressortir il existe encore en France non pas des dialectes ou des patois qui en Normandie ont à peu près disparu mais des manières de manier la langue qui sont très différentes et d'ailleurs au début il y a cette espèce de mousson d'énormes orages qui tombent sur le village depuis plusieurs jours et les normands n'ont plus de mots pour le nommer alors même qu'ils en ont 25 de la drache à la bernodée dans leur vocabulaire et là tout d'un coup c'est quelque chose qu'on ne peut pas nommer donc quelque chose qu'on ne peut pas nommer c'est quelque chose d'extrêmement inquiétant de vertigineux parce que tout d'un coup c'est l'inconnu le non familier
Est-ce que l'écologie politique elle a encore un poids aujourd'hui selon vous ?
Je pense qu'elle a un poids factuel sur le champ électoral mais je pense qu'en se politisant l'écologie perd la vaste majorité de ses électeurs potentiels aujourd'hui quand on demande aux gens qu'est-ce que vous pensez de l'écologie les réactions sont souvent très négatives en revanche il y a eu un sondage récent qui leur demandait s'ils voyaient sur leur territoire des problèmes liés au changement climatique et s'il fallait agir si c'était urgent et les réponses sont majoritairement oui donc en fait il y a une écologie assez enfin je veux dire il y a un sentiment d'urgence écologique qui est aujourd'hui partagé tout simplement parce que la réalité s'impose et hélas l'écologie politique ne représente pas cette aspiration et je pense qu'il y a une et par ailleurs les partis classiques un peu par en miroir on refuse désormais d'en faire un sujet et je pense qu'il y a là alors cyniquement un potentiel électoral mais profondément un besoin existentiel de reprendre au sérieux la question écologique et d'en faire une question absolument centrale du débat public qui hélas n'apparaît absolument plus dans les débats sur le budget vous disiez dans une autre interview on ne devrait même parler que de ça tellement c'est important et on assiste pourtant à un recul de la conscience écologique chez nos concitoyens comment vous l'expliquez ?
d'abord encore une fois je différencie le discours théorique et puis la conscience de terrain et moi j'ai un peu l'impression quand même pour être optimiste que c'est le champ du signe c'est-à-dire que quand une cause devient vraiment centrale tout d'un coup elle grite c'est-à-dire que tant que l'écologie s'était restée sur le gâteau tout le monde disait oui on va faire un peu d'écologie la droite disait on va faire des petits trucs mais maintenant que c'est une question clé qui nécessite un changement de paradigme ça devient quelque chose d'inquiétant en fait parce que ça touche à nos vies quotidiennes oui parce que ça remet vraiment en cause la manière dont notre vie notre économie notre société est organisée et donc cette espèce de backlash comme on dit trahit au fond à mon avis le fait que la bascule est proche de même qu'on a commencé à s'exciter pour la peine de mort dans les années 70 à 10 ans de son abolition qu'on a commencé à contester le suffrage universel dans les années 40 à quelques années de sa mise en place parce que quand un sujet devient très important forcément les forces un peu conservatrices ou simplement traditionnalistes un peu inquiètes se tapent dessus Une loi sur l'eau va arriver prochainement en débat à l'Assemblée nationale est-ce que vous en attendez quelque chose et si oui quoi ?
Moi je pense que d'abord la prise de conscience est quand même assez importante donc plus on en parle mieux c'est mais je pense que la clé c'est quand même de décentraliser ce mot et maintenant totalement épuisé Tari lui-même mais de vraiment redonner une autonomie de gestion sur des ensembles qui font sens au niveau hydrologique je parlais du sous-bassin versant c'est-à-dire qu'aujourd'hui les communautés de communes ou même les syndicats d'eau sont sur des territoires qui ne sont pas absolument palliés aux logiques de l'eau et qu'il faut essayer de repenser la gouvernance de l'eau c'était d'ailleurs la conclusion de ce rapport de l'ONU sur le terrain en la faisant coïncider avec le flux même de la ressource voilà et donc en disant très concrètement et c'est ce qui se passe à la fin du livre le village en amont et le village en aval doivent se parler parce que c'est la même eau qui transite et ça nous rappelle à quel point l'eau est un lien un lien parce qu'on boit toujours la même eau il y a toujours le même nombre de molécules H2O dans le monde et que comme disent les hydrogéologues dans leur moment de relâche et de plaisanterie l'eau qu'on boit dans ce verre c'est l'eau qu'a vu Jules César parce qu'il y a tellement de molécules d'eau dans une goutte d'eau que statistiquement il y en a quelques-unes qui se retrouvent dans ce verre
Vous êtes lancé dans la présidentielle en 2022 Gaspard Koenig est-ce que vous avez envie d'y retourner ?
Non pas du tout je crois que la leçon d'abord c'était une expérience formidable instructive et gai mais qui m'a bien fait comprendre que les deux métiers sont vraiment totalement incompatibles et que quand on fait de la politique et c'est très bien d'en faire et c'est très noble on doit quand même suivre un certain Sillon qui est totalement antagoniste avec la créativité
Et un mandat local ça vous tente ?
dans les communs plus que dans les mairies donc quand la gouvernance de l'eau sera réformée je viendrai débattre avec mes concitoyens dans les grandes assemblées communales pour régler les problèmes les yeux dans les yeux
Merci beaucoup merci Gaspard Koenig d'avoir été notre invité je rappelle le titre de votre livre À quoi ?
C'est aux éditions de l'Observatoire Merci beaucoup d'avoir été avec nous Christelle la une de la dépêche sur tout autre sujet tout autre sujet les mineurs privés de réseaux sociaux c'est l'interrogation à la une de la dépêche après le vote hier à l'Assemblée Merci beaucoup à tous les deux on va continuer d'aller voir nos élus tout de suite c'est l'info dans nos régions L'info dans nos régions c'est du côté de la Charente-Maritime 44 millions d'euros c'est la somme énorme que réclame un développeur allemand d'éoliennes au village de Puy-Roulant et à une cinquantaine de propriétaires de parcelles Motif il leur reproche d'avoir renoncé à un projet d'implantation et on va aller à Puy-Roulant Bonjour Thierry Giraud merci beaucoup d'être avec nous vous êtes le maire sans étiquette de Puy-Roulant disait en Charente-Maritime une entreprise allemande d'éolienne vous demande donc plus de 40 millions d'euros comment on en est arrivé là monsieur le maire ?
Oui bonjour à toutes et à tous comment on en est arrivé là et bien je pense que c'est un grand classique de l'approche que peuvent avoir ces développeurs néoliens puisque c'est comme ça qu'ils se présentent c'est juste pour dire alors c'est vrai que la somme peut paraître énorme et lée et même intimidant voire terrorisante pour certains je suis un maire élu déjà plus quelques temps c'est ce qui peut-être fait qu'on tient un peu le cap c'est juste pour rappeler que à la campagne on m'y ira on n'a pas forcément les moyens de faire de l'idéologie mais c'est juste pour essayer de dire comment ça se passe l'installation de ces énergies renouvelables à la campagne et c'est ni plus ni moins que du démarchage avec un prétexte qui est celui de la transition écologique et en particulier énergétique
ça veut dire quoi juste monsieur le maire pardon ça veut dire que compte tenu du système du mode de fonctionnement concernant l'implantation de ces éolèmes une commune comme la vôtre un maire comme le vôtre vous n'êtes pas forcément suffisamment armé pour connaître pour comprendre toutes les subtilités de la chose
c'est surtout qu'on n'est pas accompagné et on lâche ces entreprises dans les territoires ruraux où la misère nous est quotidienne et quelque part avec un discours où on nous promet de décrocher la lune c'est l'expression qu'on emploie souvent chez nous et bien on se laisse séduire par leurs arguments et finalement on finit par on finit par céder et signer des autorisations parce qu'au départ les autorisations c'est que pour des études ne vous inquiétez pas à tout moment vous pourrez revenir en arrière et malheureusement quand on s'engage on commence et bien on ne peut pas on ne peut pas s'arrêter en cours de chemin c'est ce qu'on a remarqué
vous avez eu le sentiment d'avoir été floué vous avez eu le sentiment d'avoir été floué
oui oui oui c'est ça oui oui c'est ça et il y a un autre aspect c'est que les choses ont changé parce que c'est un vieux projet quand ils sont venus il n'y avait pas d'éoliennes c'est certain on n'avait pas d'a priori en plus on sortait d'un autre projet départemental parce que c'était le sujet précédent sur l'eau nous il y avait un grand retenu d'eau qui était prévu on a rasé un village et un hameau donc c'était plutôt catastrophique et on ne s'en est jamais sorti et quand ce promoteur éolien arrive il arrive sur un terrain qui est propice à ce qu'on soit réceptif à ses arguments et donc on n'a pas d'a priori on est même plutôt bienveillant c'est vrai que l'argument de participer à la transition écologique est quelque chose qui est entendable et c'est ce qu'on a fait sauf que depuis depuis notre petite église située sur un promontoire il faut le dire on aperçoit une centaine d'éoliennes donc les choses vont changer les machines ont grandi et d'autant que souvent c'est ce qui est repris aussi oui mais vous êtes bien content que ces machines produisent de l'électricité pour vous oui oui elles en produisent mais elles en produisent nous on est des tout petits consommateurs elles en produisent énormément et à quel moment ça s'arrête l'installation de ces machines parce que quand on est déjà dans un secteur à une centaine d'éoliennes visibles est-ce qu'on ne peut pas retenir l'idée que la saturation peut être arrivée
merci beaucoup merci monsieur le maire merci Thierry Giraud d'avoir été avec nous maire depuis Roland c'est en Charente-Maritime merci beaucoup Stéphane on va regarder nous ce qui est à la une de la presse régionale et après le vote de l'Assemblée nationale hier sur l'interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans il reste des questions oui que se pose la voix du Nord en une ce matin comment va-t-on surveiller son application à cette loi la question est posée par des collégiens du Nord interrogés par le quotidien ils passent entre 3h pour Thomas 12 ans et 4h30 pour Emma le nez sur leur téléphone chaque jour alors qu'est-ce qu'ils y voient des trucs sur Macron et des recettes de cuisine répond Elohan photo à la pluie du président avec ses lunettes de soleil aviateur quand Pablo 14 ans est déjà nostalgique en cinquième il faisait partie des seuls 3 élèves de la classe à ne pas avoir de téléphone alors cette loi votée à l'Assemblée hier n'a pas fini son périple parlementaire et le président de la République aimerait l'avoir appliqué dès le 1er septembre mais les parents sont sceptiques cette loi peut être bien pour les générations futures mais pour les générations actuelles c'est trop tard lamentation d'Aurélie une maman qui ajoute scroller c'est une perte de temps et ça abrutit voilà qu'il dit le procès de l'ancien sénateur Joël Gariot c'est à la une de la presse au séance ce matin oui il est accusé d'avoir drogué à son insu la députée de Loire-Atlantique Sandrine Jossot avec de l'ecstasie pour la violer à la barre hier Sandrine Jossot racontait à nouveau sa nuit d'horreur venue fêter la réélection du sénateur en 2023 dans son appartement à Paris elle arrive dans son appartement où il est seul et en jogging il trinque au champagne puis elle sent son coeur battre très vite avant de prendre la fuite de son domicile Joël Gariot s'est expliqué il y avait bien quelque chose dans son verre mais c'était pour lui il se l'était versé la veille pour faire passer une crise d'angoisse de l'ecstasie finalement il n'avait pas bulle vert et l'avait rangé au placard l'ancien sénateur s'en est sénateur assure aussi qu'il n'avait pas d'intention sexuelle je suis un imbécile dit-il à la barre le président du tribunal juge ses explications incompréhensibles et puis alors une histoire c'est la Nouvelle République qui se sent plagiée ce matin et pas par n'importe qui Auriane puisqu'ils se sentent plagiés par Gabriel Attal et son parti celui fondé par Emmanuel Macron en 2016 demain l'ancien Premier ministre va changer le nom de sa formative organisation politique qui s'est appelé En Marche mais aussi La République En Marche Renaissance qui a fait partie de la coalition Ensemble quand le groupe à l'Assemblée s'appelle Ensemble pour la République pas de quoi perturber le fonctionnement des rotatifs de la Nouvelle République écrit le directeur de la rédaction Luc Bourriane d'autant que le parti va s'appeler comment Auriane Nouvelle République L'hommage est embarrassant même si la timidité d'Atal est émouvante poursuit le journaliste puisque l'ancien ministre de l'éducation n'a pas pris le soin de prévenir le journal qu'il allait emprunter un bout de son nom mais il a consulté des juristes timides mais prudent s'amuse Luc Bourriane Un gros bout quand même Un gros bout de son nom Allez on ouvre tout de suite notre page consacrée à la campagne des municipales les infos de la campagne et on verra notre reportage dans quelques instants On commence donc par les infos Stéphane Médic et Sassi qui rallie Benoît Payan sur la liste du printemps marseillais Oui une annonce faite hier soir Auriane dans un lieu symbolique celui où Médic et Sassi avait appelé de ses voeux la marche blanche en hommage à son petit frère tué en novembre probablement pour à l'intimider Médic et Sassi lui qui est identifié comme fer de lance de la lutte anti-narcotrafique et du soutien aux familles il avait déjà perdu son grand frère dans un règlement de compte on ne sait pas à quelle place il figurera sur la liste de Benoît Payan mais il sera au cœur du dispositif a dit le maire sortant aux côtés de Médic et Sassi alors que le militant était entouré de ses gardes du corps La campagne à Paris et le candidat Horizon soutenu par une partie de Renaissance Pierre-Yves Bonazel qui s'exprime Tout à fait ce matin sur Sud Radio il critique la candidate LR Rachida Dati et l'appelle à débattre sur le terrain des idées on l'écoute
Je ne suis pas là pour faire perdre je suis là pour gagner je suis lu de Paris depuis 18 ans j'ai une légitimité le projet le plus solide une équipe compétente et je mène campagne et je mène campagne pour convaincre et pour gagner
A la une de la Charente maritime cette question peut-on être élu maire sans aucune expérience politique la Charente libre C'est la une consacrée ce matin par la Charente libre donne la parole à ces novices en politique qui s'attaquent à des communes dirigées par le même maire depuis plusieurs années ils y croient dur comme fer Fabienne Doucet veut prendre la couronne c'est une ville de 7500 habitants gouvernée depuis 18 ans par Jean-François Doré les différents novices interrogés dans les pages de la Charente sont dans l'associatif chef d'entreprise la vie en entreprise c'est aussi de la politique explique le candidat outsider Amarton qui cite pêle-mêle politique d'achat gestion de projets ressources humaines comme autant de compétences à faire valoir est-ce que ça inquiète les maires sortant ces candidats novices à vaincre sans péril on triomphe sans gloire répond Patrick Bory maire sortant Amarton élu depuis 31 ans voilà qui donne le ton de la campagne Auriane effectivement et on continuera à suivre ces infos ces anecdotes de campagne tous les jours dans cette émission on continue à parler des municipales et le thème de notre émission aujourd'hui quelle place pour l'écologie dans nos villes avant d'en parler avec nos éditorialistes c'est l'heure de notre reportage en région en 2018 la ville de Trèbes dans l'Aude avait été victime d'une crue mortelle faisant six disparus sur la commune et détruisant de nombreux bâtiments aujourd'hui des travaux sont en cours pour limiter les dégâts en cas de prochaine crue le mot d'ordre ne plus vivre contre la nature mais au contraire réapprendre à vivre avec elle on regarde ce reportage il est signé Clément Guillaume
six morts et des bâtiments en bordure de fleuve totalement détruits dont une école et une cinquantaine de maisons en octobre 2018 la ville de Trèbes était frappée de plein fouet par les inondations l'Aude était passée de 35 cm de hauteur à plus de 7,50 m en une nuit l'eau est montée à cette hauteur elle était à cette hauteur là on voyait à peu près
Paul Mailleu venait d'emménager à Trèbes s'il a pu garder sa maison après 6 mois de travaux cet épisode n'en reste pas moins traumatisant en se replongeant dans ses photos les souvenirs remontent
ça a été une grosse épreuve une grosse grosse épreuve on ne le souhaite à personne il y a des gens qu'on connaissait qu'on croisait qui ont perdu la vie et quand même ça il ne faut plus que ça arrive
alors pour éviter qu'une telle catastrophe se produise à nouveau d'importants travaux d'élargissement du fleuve sont en cours depuis plusieurs mois dirigés par le syndicat mixte des milieux aquatiques et des rivières du département à terme ces travaux permettront de réduire largement les vitesses et hauteur d'eau lors des prochaines crues réduisant ainsi la vulnérabilité du territoire on a redonné un espace à la rivière donc on voit bien le fleuve est là-bas et donc il faut imaginer en cru tout cet espace qui est désormais libéré
et qui pourra faciliter les écoulements dans la traversée urbaine à notre aide l'idée directrice de ce projet c'est de vivre avec la rivière les années d'après-guerre ont vu une urbanisation se produire et se développer trop proche des rivières et finalement le changement climatique a accentué a aggravé les événements pluvieux et a révélé une trop grande proximité des constructions une fois le terrassement des berges de l'eau de terminé ces espaces seront aménagés en zone de détente et de loisirs pour les habitants sans plus aucun bâtiment amélioration du cadre de vie des Trébéens et réduction des risques climatiques pour Éric Ménassi maire de la Commune cette nouvelle doctrine centrée sur la nature est loin d'être une simple volonté politique ses travaux étaient une nécessité 2018 a été avant tout une prise de conscience cette prise de conscience elle a été très forte par rapport à ce climat qui change et à la nécessité que nous avions à aménager notre territoire c'est une hérésie d'opposer l'aménagement du territoire avec l'écologie avec le développement économique je crois que le développement du territoire ne pourra pas se faire sans un développement économique et que le développement économique ne pourra pas se faire sans un développement du territoire harmonieux les aménagements
d'un coût total de 2 millions d'euros financés entre autres par l'Etat la région et le département doivent se terminer au printemps prochain mais ils semblent déjà porter leur fruit mi-janvier Trèbes a été frappé par un important épisode méditerranéen mais les réalisations en cours sur la rive droite du fleuve ont permis de contenir ses effets et limiter les dégâts et on va revenir sur cette question écologique et sa place notamment dans la campagne des municipales bonjour Nathalie Moret merci beaucoup d'être avec nous journaliste politique pour les journaux les journaux régionaux du groupe Ebra les journaux de l'Est de la France merci Nathalie d'être là bonjour Erwan merci également d'être avec nous directeur conseil à l'institut de sondage Odoxa on a vu ce reportage à Trèbes dans l'autre qui se reconstruit après de gelantes inondations est-ce qu'aujourd'hui Erwan quand vous interrogez les français ils ont conscience de ce dérèglement climatique et comment ils le voient est-ce que c'est un sujet d'inquiétude est-ce que pour eux c'est irréversible est-ce qu'on peut encore faire quelque chose
oui ça fait partie des choses qui inquiètent beaucoup les français on avait mené une grande consultation au mois de septembre pour ici le réseau local des ex-France Bleue et de France 3 Régions et ce qu'on observait c'est qu'aujourd'hui les perturbations climatiques ça a été un accélérateur de préoccupations écologiques des français très schématiquement si je demande aux français s'ils veulent qu'on lutte pour la protection de l'environnement dans leur commune ça arrive assez bas dans un sondage en revanche si je leur dis il faut adapter votre commune pour mieux se protéger face aux événements climatiques là ça inquiète tout le monde parce que depuis quelques années il y a une multiplication des événements climatiques des incendies des orages des épisodes de sécheresse des canicules tout ça est devenu très concret pour les français aujourd'hui il y a 7 français sur 10 qui nous disent qu'ils craignent d'être personnellement touchés par un événement climatique il y a même 3 français sur 10 qui disent qu'ils pourraient déménager pour aller dans une commune moins exposée aux risques climatiques parce que il y a les canicules il y a les orages il y a les inondations mais il y a aussi l'érosion du littoral dans les zones côtières les incendies particulièrement craints en Occitanie et en tout cas tout ça c'est perçu comme des vecteurs de menaces pour la qualité de vie des habitants et le maire est l'acteur de confiance sur ces sujets parce qu'il est celui qui connaît le mieux la commune qui saura le mieux l'adapter aux risques climatiques en tout cas c'est une inquiétude très forte des français et ça touche tout le monde c'est vrai qu'à la différence de la protection de l'environnement les personnes âgées sont très préoccupées de cette question des perturbations climatiques parce que ça les touche notamment parce qu'ils sont sensibles aux canicules mais les personnes mal logées également parce que quand on est mal logé on est dans un logement qui résiste moins bien au grand froid ou aux grandes chaleurs en fait ça concerne tout le monde c'est transpartisan et c'est une grande préoccupation actuelle avec la multiplication des événements climatiques
et l'écologie qui sont un thème également de municipal Nathalie
oui alors c'est un thème de municipal ça n'a notamment été beaucoup rappelez-vous en 2020 lors de la précédente élection municipale où il y avait eu énormément de nouvelles villes pour dans l'escarcelle d'Europe Ecologie Les Verts à l'époque pourquoi ?
parce qu'on était dans un moment où effectivement le dérèglement climatique devenait beaucoup plus visible où il y avait eu des événements climatiques forts on était à l'époque des grandes marches pour le climat et un an après le bon score de Yannick Jadot aux européennes en 2019 où il avait fait 14% on avait vu arriver une espèce de vague verte aux municipales qui correspondait effectivement à ce climat-là j'allais dire climato-inquiet je ne sais pas si le terme existe effectivement des villes comme Lyon comme Bordeaux comme Strasbourg Besançon etc étaient passées du côté des Verts de façon totalement inaperçue là aujourd'hui six ans après on voit que le climat sans jeu de mots est un peu différent et effectivement les gens sont peut-être moins sensibles au climat mais justement parce que l'inquiétude j'allais dire mais ça veut dire que la vague verte dont vous parlez elle pourrait refluer en remars ça c'est la crainte effectivement d'un certain nombre de villes écologistes qu'effectivement le fait que le climat soit une inquiétude mais j'allais dire moins forte qu'un certain nombre de choses comme basiquement l'insécurité le narcotrafic l'accès aux soins j'allais dire et puis aussi que les villes vertes aient mis en place des choses pour lutter contre les dérèglements climatiques c'est que l'inquiétude c'est que effectivement certaines perdent les villes ça on verra il est sans doute un peu trop tôt pour le savoir parce qu'on est moins dans la campagne électorale mais ça on va le voir dans le mois qui vient puisqu'il reste 50 jours
et on va continuer évidemment à balayer ces enjeux des municipales tous les mardis la semaine prochaine on parlera des questions de santé d'accès aux soins c'est l'heure de découvrir notre baromètre mensuel Odoxa pour Public Sénat et la presse régionale on commence comme tous les mois par la cote de popularité de l'exécutif on commence par Emmanuel Macron Erwan plus 2 ce mois-ci
23% des français considèrent qu'il est un bon président c'est deux points de plus mais ça reste extrêmement bas c'est vrai que depuis maintenant un an et demi qu'il y a eu cette dissolution cette nouvelle composition de l'Assemblée nationale qu'Emmanuel Macron a pris du retrait par rapport à la scène nationale on voit qu'on ne peut pas du tout parler de chiracisation de sa cote de popularité ça reste englué à un niveau très bas et c'est plutôt étonnant d'ailleurs parce que sur l'international au cours des dernières semaines que ce soit sur le Mercosur ou sur la position vis-à-vis de la politique de Donald Trump et au Venezuela et au Groenland il a plutôt eu des prises de position fermes et conformes aux attentes des français donc ça ne remonte pas ce que ça raconte c'est qu'il y a une détestation très forte des français pour Emmanuel Macron qui reste extrêmement élevé et qui fait écran à tout le reste alors évidemment on est loin des 55% de français qui avaient une bonne opinion de Jacques Chirac en janvier 2006 à un an et quelques de la fin de son deuxième mandat on est plutôt sur le même niveau que les 22% de français qui considéraient que François Hollande était un bon président au début de l'année 2016 alors après Hollande il a été face au débat sur la déchéance de la nationalité et la loi travail donc tout ça a tiré sa cote de popularité vers le bas mais pour l'instant on est quand même sur un niveau très bas et ça ne remonte pas pour Emmanuel Macron
et malgré ces derniers jours ce bras de fer Nathalie avec Donald Trump où Emmanuel Macron était plutôt soutenu sur le plan national de manière transpartisane
et moi je vais voir le verre plutôt à moitié plein moi je trouve que 23% c'est-à-dire avec une légère hausse de 2% dans la période actuelle après quasiment 9 ans et une usure du pouvoir et une détestation très forte partout comme vous l'avez indiqué je trouve que c'est plutôt un bon indicateur pour lui le fait qu'il soit à 23% et qu'il y ait plus de objectivement je pense que la séquence internationale le sert et je pense qu'il faudrait effectivement qu'il reste là-dessus c'est-à-dire dès qu'il rentre dans l'équation nationale on voit qu'à chaque fois dans vos différents baromètres dès qu'il met j'allais dire son attention sur la scène nationale on voit que la détestation est telle qu'il le paye au niveau de sa popularité en revanche quand il a un rôle plus j'allais dire international il y a un petit effet drapeau qui fait qu'on se retourne et on redonne confiance au président dans un contexte d'instabilité très forte et d'angoisse très forte par rapport notamment à la politique de Donald Trump
et c'est l'effet inverse pour Sébastien Lecornu Sébastien Lecornu qui perd deux points de popularité et qui également on va en parler perd trois points dans le palmarès de l'adhésion comment vous l'expliquez Erwan ?
Alors vous avez trouvé que je suis sévère avec Emmanuel Macron et plutôt bienveillant avec Sébastien Lecornu mais à 33% de Français qui considèrent qu'il est un bon Premier ministre alors même qu'il vient de faire passer un budget que les trois quarts des Français considèrent comme mauvais pour la France via le recours à l'article 49.3 que les Français trouvent injustifié et considèrent comme un passage en force démocratique finalement perdre deux points c'est plutôt une manière de limiter la casse très significativement on se rappelle combien le 49.3 a coûté à Elisabeth Borne en popularité combien le budget 2024 a coûté son poste à Matignon à Michel Barnier finalement la casse est plutôt limitée on reste sur un nouveau bas mais on rentre dans une période qui va être extrêmement apaisée pour Sébastien Lecornu parce que finalement le plus dur de son passage à Matignon avec l'adoption du projet de loi de financement de la sécurité sociale et du budget 2026 le plus dur est quand même derrière lui aujourd'hui il a réussi à trouver des équilibres qui lui ont coûté un peu d'ailleurs quand il a baissé c'est auprès des sympathisants LR auprès des sympathisants Renaissance c'est plutôt dans ces populations là qu'il a baissé ce mois-ci parce que peut-être que les concessions ont été trop importantes en tout cas il rentre dans une période il sort de la zone de turbulence avec un niveau de popularité qui reste quand même satisfaisant pour un Premier ministre surtout dans les conditions actuelles de polarisation de la vie politique
tout comme lui voilà il ne paye pas trop
ça veut dire qu'il ne paye pas trop le 49.3 le budget ça veut dire que je pense que les Français lui sont grés d'être un acteur d'une relative stabilité au niveau national donc il a réussi son pari il a réussi son pari et là on voit maintenant qu'il essaye de se défaire de ce monsieur budget et de ce monsieur moine soldat on l'a dit la semaine dernière quand il est allé en déplacement pour annoncer un certain nombre de mesures sur le logement d'autres devraient suivre sur d'autres thèmes comme ça qui sont très concernants tout l'enjeu pour lui maintenant c'est de j'allais dire devenir Premier Ministre et de ne plus simplement être le monsieur qui à la tête du gouvernement fait passer le budget
Alors on a parlé de Sébastien Lecornu mais le thème du baromètre ce mois-ci c'est qui perd qui gagne après cette séquence politique et budgétaire le budget le 49.3 et alors Erwan on voit que les grands perdants finalement ce sont les républicains
Oui tout à fait c'est vrai qu'on a demandé aux Français pour chacune des formations politiques si selon eux elles sortaient plutôt affaiblies ou plutôt renforcées par la séquence politique les républicains c'est ceux qui arrivent en dernier 8% uniquement des Français considèrent que les républicains sont sortis renforcés de la séquence c'est un constat qui est partagé par les sympathisants LR mais c'est vrai que c'est une séquence qui a été un peu une double peine pour les républicains avec à la fois le fait qu'ils ne pèsent plus dans la décision au sein du pouvoir et que pour autant au nom de la stabilité ils sont obligés de rester quand même dans cette majorité présidentielle élargie c'est-à-dire qu'ils diluent leur ADN dans la majorité présidentielle ils sont probablement comptables des choix qui ont été faits et pour autant ils n'ont plus leur mot à dire voire même ils se sont fait un peu dépasser par le parti socialiste au jeu des concessions donc oui nécessairement ils sont perdants c'est le RN c'est intéressant de le noter qui apparaît comme le plus gagnant alors la première info c'est quand même qu'aucun parti ne sort gagnant il n'y en a aucun qui a plus de 30% de français qui considère qu'il sort renforcé de la séquence ça ça va avec un sentiment qui monte beaucoup dans nos enquêtes à un angle à présidentiel c'est la décrédibilisation générale de la classe politique mais en revanche quand on regarde le parti qui sort le plus renforcé selon les français c'est le RN 30% d'entre eux considèrent qu'il sort renforcé de la séquence peut-être que cette attitude distante et sans tumulte sans soutien à la majorité présidentielle qui est décriée lui redonne du crédit on verra dans les prochaines semaines et puis il n'y a pas le qui arrive si ça se transforme en intention de vote
on va parler du RN pardon mais pour continuer sur les LR quel bilan ils peuvent tirer de cette séquence c'est-à-dire qu'on peut faire commencer au moment où Bruno Retailleau a quitté le gouvernement jusqu'à aujourd'hui pas de vote de la censure sur le budget est-ce que finalement ils apparaissent comme un parti à la ligne politique un peu floue ?
C'est un euphémisme Oriane il y a un chiffre dans votre enquête qui m'a vraiment interpellé 63% des Français estiment que Les Républicains est un parti qui n'est pas utile à la vie politique et comme si ça ne suffisait pas 43% des sympathisants de droite et du centre pensent que ce n'est pas un parti d'avenir ce qui est assez étonnant c'est qu'on peut se demander comment ça se fait que les partis Les Républicains prennent à ce point cher dans la séquence alors que le parti socialiste qui a obtenu plus de choses finalement s'en sort mieux en fait je pense que c'est parce que le parti LR est plus entre deux chaises que le PS parce que le PS apparaît vraiment comme un parti qui est de l'opposition et qui négocie les choses alors que les Républicains là où c'est plus difficile c'est qu'ils ont des postes importants au gouvernement ils ont six ministres au gouvernement donc c'est plus difficile d'apparaître comme un parti d'opposition quand vous êtes au gouvernement Même si c'est six ministres suspendus ça entretient encore ce flou ?
Mais qui sait que Annie Gennevard est suspendue des LR qui le sait alors que de toute façon on sait qu'elle reviendra naturellement faire la campagne présidentielle LR du candidat qui sera choisi donc non ça j'allais dire c'est un artifice cette suspension donc ça illustre bien que tout ce qui se passe aujourd'hui aussi dans la campagne présidentielle et j'attire votre attention sur ce qui s'est passé sur la partielle législative de Haute-Savoie pardon cette partielle qui est donc cette circonscription de Haute-Savoie où il y avait une partielle dimanche dernier est une circonscription qui appartient à la droite depuis 1958 il n'y a pas d'électeur de gauche dans cette circonscription et qu'est-ce qui s'est passé le candidat LR a perdu plus de la moitié des voix par rapport à la législative de 2024 donc en 18 mois ils ont perdu plus de la moitié des voix et c'est le candidat ciotiste de l'UDR qui en profite et qui arrive largement en tête avec 45% des voix et qui siphonne totalement les voix de LR donc on voit bien qu'il y a un phénomène de vastes communicants entre les LR et l'extrême droite que je mets totalement en lien avec votre sondage et qui doit inquiéter et je pense que ça inquiète très fort le parti Les Républicains parce que nous sommes à moins de 50 jours des municipales est-ce que ce qui s'est passé en Haute-Savoie va se reproduire dans les villes moyennes et dans les petites villes dans 50 jours c'est vraiment la question qui se pose aujourd'hui pour le parti Les Républicains Oui et c'est vrai qu'on a dans le sondage aussi 44% des Français uniquement qui disent c'est un parti qui représente bien la droite ils étaient 57% à le penser à la fin de l'année 2017 où c'était les Républicains étaient quand même le moteur de la droite française ça n'est plus le cas aujourd'hui par exemple si on regarde ce qu'ont voté en 2022 les électeurs de François Fillon en 2017 ils étaient 20% du corps électoral et bien il y en a 40% 40 sur 100 d'entre eux qui se sont dirigés vers Emmanuel Macron 20 uniquement vers Valérie Pécresse 20 vers Marine Le Pen et 10 vers Éric Zemmour c'est un parti qui a été triplement siphonné et sur sa gauche par Renaissance et sur sa droite par Reconquête et le RN Renaissance qui par exemple aujourd'hui est devant LR chez les 65 ans et plus qui était quand même un soutien inconditionnel de la droite traditionnelle française et c'est vrai qu'aujourd'hui il y a la question de la transformation de tout ça au municipal parce qu'il a été dépassé par des partis mais qui sont des partis forts sur le plan national mais faibles sur le plan local ce qui est tout le contraire des républicains aujourd'hui qui sont majoritaires dans les villes moyennes françaises on va voir justement ça va être intéressant de voir au municipal si cette emprise des LR sur le cadre municipal se maintient ou si comme en Haute-Savoie il y a une grande difficulté à se maintenir à un haut niveau dans les villes pour les républicains mais on sait que les municipales sont quand même une élection de sortant donc ça ne pourrait pas leur être totalement défavorable on verra ce que ça donne ça va être intéressant justement de voir s'il y a un remplacement et par renaissance d'une part on l'a vu à Paris et par le RN on le voit notamment sur la côte sud-est où le RN est en train de supplanter les républicains il peut y avoir un enjeu sur les conquêtes effectivement
et en Haute-Savoie où Laurent Wauquiez et Bruno Retailleau se sont affichés unis pour le coup pour aller défendre la candidature du candidat
vous appuyez là où ça fait mal quand même
82% des français dans ce sondage jugent que les LR ne sont pas unis ah bon ?
oui non vous appuyez là où ça fait mal parce qu'effectivement en Haute-Savoie c'est la première fois que Bruno Retailleau et Laurent Wauquiez s'affichaient ensemble dans un meeting de soutien à un candidat donc on voit qu'à ce moment-là ça rend la défaite du candidat LR encore plus prégnante donc effectivement c'est dur et oui je pense que si les français sont aussi durs avec les LR c'est que leur ligne est totalement floue ainsi que vous l'indique Yoriane et on voit bien que le parti est extrêmement divisé entre la ligne incarnée par Bruno Retailleau qui est sénateur et ancien ministre de l'Intérieur et celle du patron des députés Laurent Wauquiez on voit bien qu'à chaque fois Laurent Wauquiez s'agace des gens qui sont au Sénat et en dehors qui voudraient voter la censure Laurent Wauquiez qui essaye de se racheter une image et qui essaye justement de jouer plutôt la voix et la posture de la responsabilité et de la stabilité politique à la sortie c'est pas lisible et effectivement c'est payé cash par le parti dans son ensemble
Et Aaron vous le disiez à contrario le parti qui sort le moins perdant de cette séquence c'est le Rassemblement National
Oui mais avec on est toujours sur une espèce de prolongement de la stratégie de la cravate à l'Assemblée Nationale c'est-à-dire que c'est une absence de soutien au gouvernement dont on dit qu'on est une opposition mais sans tumulte à la différence de la France insoumise on défend les choix parce que on défend des choix économiques parce que finalement ils coûteront aux Français sur le long terme donc ils restent sur leur ligne sans faire de tumulte et de débordement ça reste quelque chose de très intéressant pour leur électorat ils conservent leur socle électoral on le voit sondage après sondage Jordan Bardella reste ce mois-ci en tête de notre palmarès de personnalité 37% Marine Le Pen deuxième à 34% et après le troisième c'est Édouard Philippe avec Gabriel Attal ils sont à 30% donc il est quand même loin devant les...
Après il y a une espèce de quatuor macroniste j'allais dire Édouard Philippe Gabriel Attal Sébastien Lecornu Gérald Darmanin
Voilà mais on a quand même le RN à un vrai cran devant la part de personnes qui disent qu'ils les soutiennent elle est bien supérieure quand on regarde les candidats RN aux autres donc il y a vraiment un socle qui est extrêmement constitué on approche par contre et des municipales et des présidentielles où Jordan Bardella arrivant en favori naturel de l'élection présidentielle va peut-être être un peu plus mis sur le grill par les oppositions en tout cas ça va être intéressant de regarder tout ça ça va être intéressant de regarder aux municipales aussi s'il n'y a pas à nouveau un effet brebis galeuse parmi les candidats du RN qui viendrait décrédibiliser le mouvement qui n'en a pas besoin dans la période mais on sait que ces événements-là où on voit qu'on a des candidats qui ont eu des sorties racistes qui ont eu des sorties antisémites comme ça a pu revenir par le passé et bien souvent ça crée une décrédibilisation qui coûte au RN donc bonne tenue à l'Assemblée nationale qui profite aux partis pour autant ça risque d'être peut-être compliqué s'il y a des candidats inappropriés une fois encore aux élections municipales
ça peut être quoi gagner en perdant les municipales pour le RN
les municipales pour les municipales pour l'instant le RN a le vent dans le dos parce que pour la première fois depuis longtemps ils présentent énormément de lits il y en a près de 650 de mémoire avec la possibilité réelle de gagner des grandes villes ils ont déjà Perpignan en 2020 ils avaient obtenu cette première ville de plus de 100 000 habitants il y a des réelles chances pour eux de gagner une ville comme Toulon qui a déjà été Front National par le passé et de gagner des villes comme Nîmes et puis après il y a énormément de villes moyennes mais des villes moyennes qui sont de 80 000 50 000 habitants qui pourraient basculer dans l'escarcelle du Rassemblement National donc j'allais dire que quelques semaines avant les municipales c'est eux qui ont le vent dans le dos plus que d'autres partis
Un mot Nathalie je le disais sur le quatuor qui suit Edouard Philippe Gabriel Attal Sébastien Lecornu Gérald Darmanin la campagne pour 2027 est lancée ?
Elle va être lancée tout de suite après les municipales parce qu'imaginez qu'Edouard Philippe ne gagne pas le Havre ce serait très problématique pour lui on sait que dans ce quatuor là Gabriel Attal qui est déjà de plus en plus actif et qui organise ce soir un grand événement à Paris a lui aussi envie de partir très vite et devrait pourrait déclarer sa candidature à la présidentielle assez vite après les municipales donc oui dès le soir du 20 de mars soir du second tour c'est parti pour la présidentielle
Merci à tous les deux Allez on va terminer par l'histoire du jour c'est une histoire qu'on aurait préféré pas raconter pour le coup après 17 ans d'existence la chaîne Weo a cessé d'émettre dimanche Weo c'était la télévision locale du Nord en proie des difficultés financières affaiblie par la perte de subvention de la région des Hauts-de-France elle a été placée en liquidation judiciaire et ses 14 salariés licenciés une autre histoire un peu plus joyeuse c'est celle de télé Mille Vaches c'est la télé du Limousin au cœur de la Creuse de la Corrèze de la Haute-Vienne c'est la deuxième plus vieille télé associative de France elle a lancé un appel aux dons qui a dépassé ses espérances 30 000 euros récoltés de quoi tenir une année supplémentaire c'est la preuve de l'attachement des habitants à leur territoire et Nathalie je profite de votre présence un pour remercier la presse régionale les télévisions locales d'apporter évidemment leur précieux concours à cette émission et puis pour rappeler évidemment l'importance de la presse régionale au cœur de nos territoires et des récits de notre vie quotidienne merci beaucoup merci à tous les deux merci à tous de nous avoir suivis on vous souhaite une très bonne journée on se retrouve demain pour un grand débat avec quatre maires autour des enjeux de ces municipales le débat à suivre dans cette émission ce sera à 8h très bonne journée à demain Public Sénat en partenariat avec la presse régionale vous a proposé Bonjour chez vous
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