La France paie une immigration incontrôlée ! - Philippe Ballard (CNEWS)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 16 %Attaque 61 %Défensif 23 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 81 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 4:19OuverteRéponse partielle
Il faut les laisser monter sur Paris ou pas ?
- 7:28RelanceRéponse directe
Vous voulez quoi ?
- 8:30RelanceRéponse directe
Pourquoi vous n'arrivez pas à donner du pouvoir et de la sécurité à nos agriculteurs ?
- 11:54OuverteRéponse directe
Pourquoi la gauche ne réagit pas sur ces influenceurs ?
- 23:17RelanceRéponse directe
Est-ce que Rima Hassan valide ce qu'elle dit ?
- 29:35OuverteRéponse directe
Est-ce que vous dites bravo à Bruno Rotaillot ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:24Invité politiqueFait
« « Mais en fait, en France, Paris n'a plus la main, c'est à Bruxelles que ça se passe, ils en ont contre le Mercosur. » »
- 0:34Invité politiquePromesse
« nous on est pour sortir l'agriculture de ces accords de libre-échange, et puis pour le reste, les renégocier. »
- 0:59Invité politiqueFait
« toutes les dispositions qui étaient de bonnes dispositions, et on l'avait dit, on les avait votées, qui étaient contenues dans le budget, étaient définitivement abandonnées. »
- 1:10Invité politiqueFait
« Mme Genevard d'ailleurs, la preuve en est, c'est qu'elle a dit que tout ça allait rentrer en application le 1er janvier »
- 5:29Invité politiqueChiffre
« C'est 100 000 exploitations agricoles qui vont disparaître dans les 10 années. »
- 5:56Invité politiqueFait
« Le GNR, c'est le gasoil non routier que les agriculteurs réclamaient. Pas de problème, c'est passé par ordonnance à Bercy le 31 décembre. »
- 10:28Invité politiqueFait
« Trois influenceurs algériens qui ont été arrêtés en France en quelques heures »
- 10:46Locuteur non identifiéFait
« A l'issue de sa garde à vue, l'Algérien sous OQTF Zazu Youssef est poursuivi pour apologie publique d'un acte de terrorisme »
- 15:14Invité politiqueChiffre
« Deux sur trois sont sous OQTF. »
- 20:45Invité politiqueFait
« c'est un accord qui a été signé en 1968. »
- 28:40Invité politiquePromesse
« Il va diffuser une circulaire de politique pénale d'ici dimanche avec des mesures fermes. »
- 50:44Invité politiqueFait
« Les dealers n'ont pas peur. »
- 53:20Invité politiqueFait
« Terreos, qui est un grand groupe coopératif, qui profite justement du Mercosur en produisant du sucre au Brésil pour beaucoup moins cher. »
- 53:53Invité politiqueFait
« ils vont se retrouver en redressement judiciaire, c'est à dire qu'ils risquent de perdre leur ferme, leur tracteur, leur matériel »
- 54:24Invité politiqueChiffre
« il y a quand même 4 blindés comme ça, c'est 400 torres, un centaure ça vaut 700 000 euros, il y en a 6 en France »
- 54:34Invité politiqueChiffre
« il y avait à peu près 80-90 hommes pour à peu près 80 paysans et 50 tracteurs »
- 54:40Invité politiqueFait
« s'il y avait autant de moyens donnés dans les cités pour arrêter les dealers, on n'en serait pas là »
Temps de parole
- Philippe Ballard71 %
- Présentateur17 %
- Locuteur non identifié3 %
- Locuteur non identifié 22 %
- Locuteur non identifié 32 %
≈ 0,9 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Philippe Ballard, c'est assez étonnant de voir quand même les forces de l'ordre, à quel point elles sont déployées sur place. C'est l'histoire qui se répète parce qu'on avait ces mêmes images il y a un an, on se souvient du salon de l'agriculture, c'était en février, avec le, on va dire, Chahut, pour rester poli qui a entouré la visite d'Emmanuel Macron. Mais on pourrait revenir 5 ans, 10 ans, 15 ans, 20 ans en arrière, ce sont les mêmes images. Moi j'écoutais CNews, vous faisiez un reportage auprès de ces agriculteurs qui disaient « Mais en fait, en France, Paris n'a plus la main, c'est à Bruxelles que ça se passe, ils en ont contre le Mercosur.
» Parce que c'est l'Union Européenne qui a négocié ce nouvel accord, il y en a eu d'autres, nous on est pour sortir l'agriculture de ces accords de libre-échange, et puis pour le reste, les renégocier. Mais tant qu'on n'a plus la main, ben voilà ce qui se passe. Et alors, il faut quand même rajouter une chose, c'est que, alors le bloc central, je ne sais plus comment on doit l'appeler, enfin bon, ceux qui soutenaient M. Barnier et qui soutiennent M.
Bayrou, ont menti aux agriculteurs quand même, en laissant croire que parce qu'il y avait eu la motion de censure, toutes les dispositions qui étaient de bonnes dispositions, et on l'avait dit, on les avait votées, qui étaient contenues dans le budget, étaient définitivement abandonnées. C'est complètement faux. Ça sera repris, on va les voter, et ils ont menti, Mme Genevard d'ailleurs, la preuve en est, c'est qu'elle a dit que tout ça allait rentrer en application le 1er janvier, je pense à la transmission d'entreprises notamment, ou aux calculs pour les retraités. On sait que les retraites agricoles sont très faibles, c'était calculé sur les 25 meilleures années, ça sera le cas.
Donc ils ont menti aux Français. Est-ce qu'il faut les laisser monter à Paris ? Moi j'ai envie de leur dire, ils ont un tel degré d'exaspération, que c'est comme une cocotte minute, il y a un moment où il faut que la vapeur a... Mais là regardez, on est en train de voir ces images en direct là, par exemple, regardez ce blindé, quand même, on met des blindés, là on est en direct d'Orvaux, où il y a nos envoyés spéciaux, c'est dans l'Essonne. Et c'est assez impressionnant, Anthony Samama quand même, de voir ce blindé de la gendarmerie qui est mis en place, et il y a beaucoup d'endroits comme ça où ils sont déployés sur les routes ?
Effectivement, la gendarmerie doit assurer l'ordre, même si je sais que les agriculteurs souhaitent respecter les règles, ils le font généralement très bien, a priori ils ne devraient pas avoir de débordement. Je souhaite revenir quand même sur deux points. Le premier point, c'est la raison profonde qui génère cette colère-là, c'est les normes qui étouffent nos agriculteurs.
Il faut bien se mettre à la place des agriculteurs qui aujourd'hui doivent respecter un certain nombre de normes qu'on leur impose, qui ne sont pas imposées à leurs voisins européens notamment, ou du monde entier, et qui pour le coup ont des produits qui sont sur notre marché, qui ne respectent pas le même degré d'exigence. Il faut faire souffler un grand vent de liberté en France pour tous les entrepreneurs, pour tous les agriculteurs. Ça dépasse plus largement le cas de l'agriculture. Et je souhaite revenir aussi sur le Mercosur. Vous disiez à l'instant effectivement que ces manifestations sont notamment générées par le Mercosur.
C'est un des sujets sur lesquels il y a une forme d'unanimité de la classe politique en France. Ça se joue d'ailleurs à l'échelle des pays... Ce qui provient, c'est pas la France qui décide. C'est pas la France qui décide. Mais on voit bien malgré tout une des conséquences de la censure qui a été votée contre le gouvernement Barnier. Qu'est-ce qui s'est passé ? Le gouvernement Barnier est tombé. Quelques jours à peine après, Ursula von der Leyen s'est rendue en Amérique latine pour signer cet accord de Mercosur, justement dans le dos de la France, alors qu'Emmanuel Macron... Alors elle fait quand même, hein ? Non, je ne crois pas. Vous croyez qu'elle attendait...
Je crois qu'elle a profité, effectivement, du manque... Mais la voile de stabilité... Moi, je pense que vous savez qu'elle n'en a rien à faire de la voile de la France et que ça, c'est une excuse qu'on se donne en France en disant, ah ben oui, la censure, machin... Moi, je crois que ça... C'est la vérité, elle avait prévu un rendez-vous avec Michel Barnier deux jours avant qui a été annulé, justement, parce que son rendez-vous est tombé, parce que le gouvernement est tombé. Alors, juste, attendez, Guillaume Roubault-Cafi, il faut les laisser monter sur Paris, les agriculteurs ?
En tout cas, moi, ce que je veux dire par rapport à cette mobilisation du mouvement social, qui est complètement légitime, parce que, franchement, quand on regarde la situation... Je crois qu'on est tous d'accord là-dessus, oui, tout à fait. Mais néanmoins, il faut quand même se rappeler ce qu'a été la gestion des mouvements sociaux depuis un petit bout de temps, parce que vous vous dites, c'est surprenant de voir des blindés. Moi, j'ai fait les manifs des retraites, je peux être le seul, tout à la table, avoir fait les manifs des retraites. Les manifs des retraites, je peux vous assurer que des blindés, on en avait. Donc, si vous voulez, moi, c'est pas nouveau.
Malheureusement, on a bien une politique qui est très brutale vis-à-vis du mouvement social. Là, il n'y a pas de brutalité. Là, elle est impressionnante. Non, non, on va dire que c'est impressionnant, mais pas brutale. Il n'y a pas eu de brutalité. Alors, attention. Espérons que ça ne le devienne pas. Mais en tout cas, une politique de force et de méfiance grande par rapport au mouvement social et par rapport à des revendications qui sont fortes. Ma question, c'était, il faut les laisser monter sur Paris ou pas ? Pour moi, en tout cas, la vraie question, c'est est-ce qu'il faut répondre ou pas aux aspirations du monde agricole ? C'est pas évident. Personne ne le fait.
Mais ma question sur Paris, mais ça, écoutez, moi, j'ai pas d'avis très précis. Ça va, c'est qu'il faut les laisser ou pas ? Ce qui est certain, c'est que... C'est important quand même, parce que eux, c'est ce qu'ils réclament. Pour l'instant, ils veulent aller à Paris. Ils ont demandé, il y a quelques instants, ils ont demandé au gouvernement, ils ont dit donnez-nous un point de chute à Paris où on se réunit tous parce qu'on veut être là, on veut être à Paris. Le gouvernement dit non. Et ils disent, les agriculteurs, si vous ne nous donnez pas de point de chute, attention, ça risque de se tendre parce qu'on va passer. Je vais vous dire les choses.
Franchement, cette question rurale, c'est pas une question qu'on découvre au Parti communiste. Bien sûr, bien sûr. Mais personne n'a des cours. Personne, sauf que l'augmentation des retraites, en l'occurrence, les quelques mesures sociales qui ont pu être obtenues, c'est André Chassaigne, notre président de groupe, qui les a obtenues avec les lois à Chassaigne. Et nous, on pense qu'il faut aller plus loin sur la question des prix. Parce que vous dites, il faut tout déréguler. C'est pas ça le problème seulement. Le problème, c'est que les autres ont beaucoup dérégulé et qu'il y a donc une concurrence qui est absolument déloyale. C'est ça le problème. Et le problème aussi, c'est les prix.
Les prix, il faut des offices, des prix pour permettre que, quand on travaille, on puisse être payé. C'est ça une des grandes questions. Et ça, je vous assure que si on dit, on se lance dans une grande politique en faveur d'un renouveau du monde agricole, parce que c'est quoi l'avenir si on ne fait rien ? C'est 100 000 exploitations agricoles qui vont disparaître dans les 10 années. C'est ça en le cas. Les mesures pour les agriculteurs qui étaient prévues justement par le gouvernement Baragné, qui a tombé, qui donc n'ont pas pu être mis en place. Les retraites, les retraites, c'est l'occurrence. C'est moins augmenté. C'est complètement faux.
La preuve en est, moi je vous renvoie aux déclarations de Mme Gennevard il y a quelques jours, ministre de l'Agriculture, qui a dit pas de problème, tout ce qui concerne notamment les mesures fiscales qui ont été censurées, elles vont quand même être mises en place le 1er janvier. Le GNR, c'est le gasoil non routier que les agriculteurs réclamaient. Pas de problème, c'est passé par ordonnance à Bercy le 31 décembre. Donc tout ça, c'est du flanc, c'est du pippo. Il va y avoir un budget qui va être revoté, rediscuté et ces mesures sur l'agriculture, nous les avons votées et on va aller voter. Rachida Kaoud, quand même, quel échec pour le gouvernement ?
Quel échec pour le gouvernement, les gouvernements, parce qu'il y en a eu, Dieu sait combien, 4 en 1 an, 4,5. Quel échec pour Emmanuel Macron que vous défendez ?
C'est sûr que la seule chose qui a changé, c'est justement le changement de tous ces premiers ministres, déjà depuis un an. Alors aujourd'hui, la colère des agriculteurs est justifiée. La colère des agriculteurs concerne évidemment toute la classe politique française. Ça n'est pas du tout, en fait, on va dire... Enfin, il y a des gens qui décident, c'est les gens qui sont au pouvoir, c'était Emmanuel Macron depuis 4 ans, excusez-moi. Alors, je vais vous dire, les mêmes causes produisent les mêmes effets. Donc aujourd'hui, la stabilité politique, avec, encore une fois, vous avez un député autour de la table, cette incapacité, si vous voulez, à se mettre d'accord...
Enfin, la stabilité politique, ça a un an, Rachida Kaoud. À se mettre d'accord... Rachida, ça a un an ! Ah non ! Mais Jean-Marc, des politiques... Ça fait des années que les agriculteurs se peignent. ... de nos agriculteurs, qui aujourd'hui sont quand même, eh bien, au cœur même du système. N'oublions pas qu'ils nous nourrissent aujourd'hui, qu'ils sont... Non mais d'accord, une fois que vous avez dit ça, qu'est-ce qu'on fait pour les aider ? Vous avez soulevé un point très intéressant, c'est que les intermédiaires font que notre monde agricole est en train de mourir à petit feu. Et la loi Egalim, alors, qu'est-ce qu'elle a donné ? Le vrai sujet est celui-ci.
Mais on est d'accord, mais juste...
Mais attendez, mais Rachida Kaoud, vous êtes au pouvoir !
Et alors, vous voulez quoi ?
On veut que vous résolviez les problèmes !
Mais quand vous avez une stabilité... Mais la stabilité, c'était il y a un an, les agriculteurs, ils étaient déjà dans la rue il y a un an, vous n'avez rien fait pour les aider ! Vous avez des partis politiques qui sont en train de tuer la France, Oh, ça c'est la nouvelle excuse ! Mais je n'ai rien avancé ! Mais oui, mais oui, c'est la nouvelle excuse ! Ce qui tue l'agriculture française, l'industrie française, c'est votre grille de lécure ! Alors, Philippe Ballard, Philippe Ballard a voulu que c'est nous en faut !
Vous avez une grille de lécure, vous êtes néolibéral. Et je vais vous dire ce qui arrive dans le monde agricole. Ça date, la jeunesse, c'est 1992. Pourquoi je dis ça ? Parce que moi, j'étais journaliste à l'époque, j'ai suivi la réforme de la PAC. Parce que les Américains, notamment, ont dit « Vous subventionnez votre agriculture, c'est pas possible ! » Donc, il y a eu un type qui s'appelait Mac Chary, commissaire européen, qui a négocié pour tous les pays de l'Union Européenne avec les Américains. Et il a mis l'agriculture française à genoux. Et ce Mac Chary, il est, six mois plus tard, il bossait dans une firme multinationale agroalimentaire américaine. Ça, c'est votre grille de lécure.
Vous êtes des néolibéraux.
Alors, pourquoi vous n'arrivez pas à donner du pouvoir et de la sécurité à nos agriculteurs ? Mais c'est vous qui êtes au pouvoir, enfin ! Mais on est chez les dingues, là ! Excusez-moi ! Il y a des propositions de loi qui sont faites ça. On verra ce que ça donne. Pourquoi on ne vote pas pour la sécurité de nos agriculteurs ? Aujourd'hui, on peut tourner en boucle ce sujet.
Mais vous aviez la majorité, là ! Excusez-moi, mais à un moment, vous avez eu la majorité dans ce pays. Vous avez eu la majorité à l'Assemblée dans ce pays. Il fallait faire passer les textes.
Nous sommes dans une instabilité politique, avec des partis politiques qui tirent la couverture. On a compris que ça, c'était la carte instabilité, maintenant que vous allez nous sortir à chaque fois.
On va faire le CNews Info. On reviendra sur les agriculteurs. Enfin, on suit ce qui se passe, bien évidemment. On y reviendra en 11h30. On va voir comment la situation évolue, s'ils arrivent à venir sur Paris ou pas. On va faire le CNews Info. Ensuite, on parlera de ces fameux influenceurs algériens qui sont en train, justement, de tenter de mettre la pagaille en France. On va essayer de comprendre qui les téléguides. Tout de suite, le CNews Info. Il est signé Sommayal Abidi.
Vous en parliez à l'instant, Jean-Marc. C'est probablement l'image de cette matinée face à face tendue entre les agriculteurs bloqués aux portes de Paris et la police, comme vous pouvez le voir sur ces images. Objectif de cette opération, dénoncer les promesses non tenues de l'État et faire entendre leurs revendications. Les partis politiques reçus à Bercy pour discuter du budget 2025. Marc Fénaud du Modem est arrivé aux alentours de 9h ce matin. Cet après-midi, ce sera le tour du patron des socialistes Olivier Faure qui lui est attendu à midi au ministère de l'Économie et des Finances. Objectif affiché, 50 milliards d'euros d'efforts budgétaires en 2025.
Et puis, ça souffle fort sur une partie du territoire en cause de l'arrivée de la tempête floriane. Au total, 17 départements étaient placés en vigilance orange pour vent violent. Conséquence, la SNCF a pris des restrictions de circulation pour toute la journée.
11h03 sur CNews, merci d'être en direct avec nous. On va donc parler de ces influenceurs algériens qui ont été interpellés. Trois influenceurs algériens qui ont été arrêtés en France en quelques heures montrant la détermination de Bruno Rotaillot de mettre fin à ces menaces, à ces insultes insupportables. Rappel des faits.
Ils se présentent comme influenceurs et sont désormais dans le viseur de la justice pour leurs déclarations tenues sur les réseaux sociaux. A l'issue de sa garde à vue, l'Algérien sous OQTF Zazu Youssef est poursuivi pour apologie publique d'un acte de terrorisme commis au moyen d'un service de communication au public en ligne. En attendant d'être jugé le 24 février prochain, il a été placé en détention provisoire.
Pour Imad Tintin, lui aussi algérien et sous OQTF, contrairement aux réquisitions du parquet de Grenoble, il a été placé sous contrôle judiciaire en attendant d'être jugé en comparution immédiate ce lundi pour provocation directe à un acte de terrorisme commis au moyen d'un service de communication au public en ligne. C'est notamment grâce à l'activiste politique algérien Shaoqui Benzera que les autorités ont été alertées. Même cas également à Montpellier où le maire Michael Delafosse et le préfet de Lérault ont réalisé un signalement suite à la publication d'une vidéo sur TikTok d'un homme utilisant le pseudo Ami Boilem DZ.
Ce dimanche, il a été interpellé et placé en garde à vue pour provocation publique et directe et non suivi des faits à commettre un crime. Ces trois influenceurs encourt jusqu'à 7 ans d'emprisonnement et 100 000 euros d'amende.
Alors Guillaume Roubault-Caffi, porte-parole du nouveau Front populaire, Parti communiste, on entend c'est peu la gauche là-dessus. – Pourquoi ? – Je ne sais pas, c'est la question que j'allais vous poser. – Non, non, non, écoutez, il n'y a aucune espèce d'ambiguïté. D'ailleurs, on n'a pas la gauche, Michael Delafosse, que je sache, il est à la tête d'une union de la gauche avec des communistes qui sont dans le gouvernement. – Donc c'est quoi votre regard sur tout ça ? – Écoutez, quand il y a vraiment des propos lamentables et honteux qui sont tenus, il faut être particulièrement ferme. Et c'est ce qu'a fait en l'occurrence Michael Delafosse.
– Et Bruno Retailleau, donc vous dites que bravo Bruno Retailleau. – Bravo, bravo tout le monde, je veux dire, parce qu'ils vous disent, quand en l'occurrence les propos lamentables sont tenus, il faut être ferme. Et tout le monde l'est. – Qui les téléguides, ces gens-là ? – Ah ben ça, moi je ne suis pas enquêteur, vous êtes enquêteur, vous le savez, mais moi je ne le suis pas. – Mais vous n'avez pas d'idée ? – On a tous des idées, mais pour l'instant, entre l'idée…
– Alors, on n'est pas au bisco, c'est clair, mais je pose la question, est-ce que vous pensez que c'est indépendant, chacun est indépendant et fait ça un peu dans son coin, ou vous pensez qu'il y a une stratégie pour déstabiliser certaines choses en France ? – Moi je n'ai pas d'élément là-dessus, ce qui est certain, c'est qu'il y a des tensions qui sont extrêmement fortes aujourd'hui entre l'Algérie et la France, pour toute une série de raisons. Je ne sais pas si cette affaire a un lien, en tout cas ce que je sais, c'est que les propos qui ont été tenus, et tous les propos de ce type qui seront tenus, il faudra les condamner avec la plus grande fermeté.
– Alors, on va écouter, si vous le voulez bien, le lanceur d'alerte, parce qu'il y a un homme en fait qui a désigné, qui a montré ce qu'il se disait, parce que c'était un peu perdu sur les réseaux sociaux, cet homme s'appelle Shaoui Benzera, lanceur d'alerte à l'origine de l'arrestation de ces trois influenceurs, et écoutez ce qu'il dit, il était sur ces news et il s'exprime.
– Je dois vous le dire, et je cesserai de le répéter, qu'il faudrait s'intéresser à la campagne, à la grande, très grande campagne de solidarité avec Zazu Youssef, qui a appelé à des attentats le premier, il y a une grande vague de solidarité, bien sûr, solidarité avec lui, des attaques contre moi, et je vais vous préciser une chose, vraiment, qui fait froid dans le dos, l'écrasante majorité de tout ce que je reçois comme menace ne vient pas de l'Algérie, ils sont sur le sol français, et c'est par milliers d'attaques.
La solidarité aussi, elle s'exprime beaucoup plus depuis la France, les plus de 400 000 abonnés de Zazu Youssef, les plus de 70 000 du deuxième individu, ils sont bien sûr en écrasante majorité sur le sol français aussi. Donc il y a bien sûr un grand danger, il faudra arrêter avec cet aveuglement de ne pas vouloir affronter la réalité, de se dire, non, c'est limité, c'est quelques individus.
Non, le régime algérien a fait une grande compagnie qui était orchestrée par des relais médiatiques en France, par des influenceurs qui sont par milliers, il y en a les plus visibles qui sont par centaines, mais il y a des milliers aussi de sous-officiers, disons, dans le marché de l'influence pour le régime algérien.
Il est courageux ce garçon, parce qu'il parle, Philippe Ballard, il a le courage de parler, il parle à visage découvert, il dénonce, donc c'est vrai qu'il prend clairement un risque, et ce qu'il dit n'est pas rassurant, parce qu'il dit, ils sont des centaines au moins, il parle même de milliers, ils sont des milliers, en France, sur le territoire français, en fait, a œuvré un peu en sous-marin, c'est ce qu'il dit. Malheureusement, ce n'est pas surprenant. Pour fixer un peu les esprits quand même, imaginez un Français établi en Algérie qui sur les réseaux sociaux appellerait au meurtre de responsables algériens.
Mais là, on paye, un, une immigration complètement à contrôler, le rôle de l'Algérie, enfin moi je veux bien, mais on va y revenir quand même, les OQTF, parce que ces personnes-là sont sous OQTF. Deux sur trois sont sous OQTF. Oui, mais ça ne sera pas exécuté, je veux dire, pourquoi ? Parce qu'il y en a qui ont des enfants qui sont nés en France. Donc tant qu'on ne changera pas la législation, on ne pourra pas les expulser. Et puis il faut que l'Algérie veuille les reprendre. C'est passé consulaire. Et là, moi je vous renvoie à un papier qui date à peu près il y a un mois ou deux mois de l'ancien ambassadeur de France en Algérie.
Voilà, ce n'est pas quelqu'un qui aura un rassemblement national et qui donnait des pistes, ça tombe bien, c'est celle que nous prenons, notamment la mononclatura algérienne qui vient se faire soigner gratis en France. Plus de visa, il reste chez eux. On vers 850 millions, c'est dans le budget, puisqu'on parlait du budget il y a quelques instants, à l'Algérie, fini. Les transferts privés, Western Union et autres, on bloque, mais on va voir Bruxelles en disant maintenant la coopération entre l'Union Européenne et l'Algérie, stop, on arrête.
Et ainsi on arrivera peut-être, on peut l'espérer, s'il n'y a pas un bras de fer de toute façon, on n'y arrivera pas avec l'Algérie afin qu'ils reprennent leurs ressortissants. Et puis point central, parce que là je vous disais, effectivement l'Algérie peut délivrer un laisser-passer consulaire, mais celui qui va être expulsé parce qu'il a des enfants nés en France, il va aller à la Cour Européenne des Droits de l'Homme, à la Cour de Justice de l'Union Européenne, et là, ça sera bingo, il sera obligé de revenir en France.
Donc tant qu'on ne réformera pas notre Constitution pour nous mettre à l'abri de ces jurisprudences de la Cour Européenne des Droits de l'Homme, de la Cour de Justice de l'Union Européenne, on n'y arrivera pas. Donc ce que fait M. Rotaillot, pour finir, c'est bien, mais c'est insuffisant. Question Rachida Kahout, aujourd'hui, il y a une manipulation de la part de l'Algérie ?
Déjà, ce que je tiens à dire, pour moi, c'est quand même une nouvelle forme de terrorisme. Et effectivement, la question sous-jacente, quand on appelle au crime, c'est une nouvelle forme de terrorisme, il faut le dire. Après, maintenant, il y a une question sous-jacente. Demain, c'est les 10 ans de Charlie,
doucement avec le terrorisme. C'est que la mort. Ce n'est pas extrêmement grave, le terrorisme, c'est l'événement.
Je vous le dis, et je vous le répète, et on en parlera encore dans quelques mois, et ça sera avéré. C'est une nouvelle forme de terrorisme. Avec une question sous-jacente, c'est effectivement, est-ce qu'il n'y a pas un État derrière qui manipule ? C'est la question qu'on pose. Qui l'est-il égile ? Voilà, donc ça, c'est une vraie question. Aujourd'hui, on est en mesure, si vous voulez, de se poser la bonne question, à savoir, est-ce que l'État algérien n'est pas en train de manipuler, suite aux déclarations du président Tebboune, qui a dit effectivement qu'aujourd'hui, nous avons un problème avec la France.
Mais d'en arriver là, aujourd'hui, vous avez effectivement, et vous avez soulevé deux points très importants, il va falloir trouver effectivement des solutions pour les OQTF qui ne sont pas exécutées. C'est inadmissible. Je pense que tous les téléspectateurs qui nous écoutent, justement, se posent cette question en disant, non, mais attendez, c'est une aberration, mais on est chez les fous. On est chez les fous. C'est-à-dire que vous avez un OQTF qui est là, qui est en train de faire une propagande d'un pays étranger, probablement, encore une fois, et qui en plus menace les Françaises et les Français sur leur propre territoire, alors qu'il n'a aucune légitimité à être sur le territoire.
Donc là, je suis entièrement d'accord. Il y a un moment, en fait, en réalité, il va falloir... Non, justement, exécuter les OQTF, on a des moyens de pression qu'on peut mettre en place. Donc vous rejoignez Philippe Ballard, là ? Vous rejoignez Philippe Ballard ? C'est une question qui n'a même pas, en fait, à être discutée. C'est-à-dire qu'il faut exécuter les OQTF, bien sûr que oui. Donc une personne qui n'a rien à faire... Non, ce n'est pas ça.
La question, c'est sur les moyens de pression. Vous rejoignez Philippe Ballard en disant qu'il faut augmenter les moyens de pression sur l'Algérie, par exemple.
Moi, je dis que les moyens de pression doivent être augmentés envers tous les pays en sont ressortissants et bien tous les OQTF. Je ne vais pas se reparler de l'Algérie, là.
Il n'est pas pris revenir sur les accords de 1970. Alors, attendez, parce que je... Il y a un boulevard en ressortissant algérien qui sont en France. Alors, attendez, parce qu'on va continuer à avancer parce qu'il y a d'autres choses à voir. Anthony Samama, vous pensez qu'il y a manipulation ? En tout cas, c'est un phénomène très inquiétant. Ce qu'on voit, c'est la partie émergée de l'iceberg. Il y en a sans doute beaucoup d'autres qui sont dans le même cas. Là, il n'y en a que trois, mais ces personnes sont suivies par des centaines de milliers de followers chacun. Donc, il y en a sans doute beaucoup qui professent ce type de menaces sur les réseaux. Il faut être extrêmement vigilant.
Ce que je tiens à rappeler aussi, c'est en effet la stratégie dans laquelle Emmanuel Macron s'est fourvoyé, il faut le rappeler, entre le Maroc et l'Algérie. Tout ça naît malgré tout d'un choix qu'a fait Emmanuel Macron en 2017 où il a plutôt favorisé l'Algérie avant de changer son fusil d'épaule il y a quelque temps quand il a reconnu la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental. Je dirais justement du non-choix plutôt d'Emmanuel Macron parce que j'ai un peu le sentiment qu'il veut plaire à tout le monde. Et en vouloir en plaire à tout le monde, on ne plaît à personne. Il a quand même, il s'est quand même mis à dos les Marocains pour tout le temps. C'est ça.
Et après, il s'est mis à dos les Algériens. Les Algériens. Et aujourd'hui, en effet, on voit bien qu'il faut se rappeler des déclarations du président Hebboune qui avait dit suite à cette reconnaissance de la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental la France payera et l'Algérie fera tout pour faire payer la France. Je tiens à souligner aussi que Boilem Sansal, il faut le rappeler, est aujourd'hui entre les mains du régime algérien emprisonné à son grand âge un immense écrivain français. Et il y a une mobilisation qui est dense pour le libérer. On voit bien que là aussi...
Et juste, si je peux faire une petite parenthèse, je regrette par exemple qu'Emmanuel Macron n'ait pas parlé des otages, que ce soit Boilem Sansal parce qu'il est français et aujourd'hui, il est détenu et des otages israéliens, franco-israéliens qui sont également détenus. C'est un peu dommage de ne pas en avoir parlé lors de ces voeux mais c'est juste une petite parenthèse. On voit toute une série de répercussions suite à cette dénonciation de cette souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental et la réponse, si j'ose dire, de l'Algérie.
Il faut quand même comprendre que ce qu'il y a au cœur, parce qu'on parle des OQTF, ce qu'il y a au cœur quand même de la relation bilatérale entre la France et l'Algérie, c'est un accord qui a été signé en 1968. On ne pourra pas se libérer de ce joug-là si on n'arrive pas à revenir sur cet accord de 68. Je voudrais également qu'on réécoute le lanceur d'alerte. Ce fameux lanceur d'alerte qui s'appelle Chouaki Benzera. C'est lui qui, je vous le rappelle, a désigné ces trois influenceurs algériens et puis qui a un vrai regard sur ce qui se passe. Il dit en particulier, par exemple, que l'antisémitisme n'est pas assez relevé dans les propos.
Et puis il parle de quelqu'un de chez vous, Guillaume Roubault-Koachy. Ben oui, vous êtes toujours NFP, nouveau front populaire, de Rima San. Il en parle à la fin de son intervention. Rima San qui est emblématique du nouveau front populaire. On écoute. Concernant Zazou Youssef, l'antisémitisme dans ses propos n'a pas été pris en considération.
Moi, quand j'avais, parce que c'était moi qui avais pris les passages en question, j'avais fait exprès de prendre ce passage où il disait on va vous enterrer concernant les opposants au régime algérien avec les juifs, si ça, ce n'est pas de l'antisémitisme, si ça, ça ne doit pas être qualifié comme cela, c'est qu'il y a un problème de décryptage à la fois de la justice, des services de renseignement, des services de sécurité qui font un grand travail, mais vu les milliers de menaces, d'attaques, de propos antisémites, bien sûr, il faudra aussi agir autrement au niveau de la législation.
Il faudra que la classe politique française, notamment, moi, je vois par exemple l'extrême gauche et parfois aussi la gauche qui ne réagit pas. Pour eux, ce qui se passe, c'est tout à fait normal. Pour eux, il y en a qui avaient qualifié l'Algérie de mec des révolutionnaires et de la liberté. Rima Hassan pour ne pas la citer.
Donc, est-ce qu'elle peut nous dire, est-ce qu'elle peut nous expliquer comment peut-on, comment un parlementaire français peut qualifier un régime militaire comme le régime algérien qui emprisonne, qui emprisonne en ce moment Bouhlam Sonsal, un très grand écrivain francophone, juste pour avoir exprimé des idées qui emprisonnent des centaines, des centaines d'Algériens, de jeunes que je connais personnellement et elle, elle dit mec des révolutionnaires et de la liberté. Donc, c'est à la classe politique française aussi d'assumer, de sortir de l'aveuglement et de sortir aussi parfois de la complicité, souvent de la complicité, de la gauche et de l'extrême-gauche avec le régime algérien.
Guillaume Roubocafi, porte-parole du nouveau Front populaire. Est-ce que Rima Hassan, est-ce que vous validez ce que dit Rima Hassan ? Écoutez, en tout cas, ce qui est certain, c'est que le régime actuel d'Algérie, le qualifié de mec des libertés, c'est une formule que je ne reprendrai pas du tout parce que ça n'a aucun sens. Vous savez, en plus, nous, au Parti communiste, on est très lié à un parti qui s'appelle le PACS parce que le Parti communiste algérien s'est retrouvé interdit et donc, on sait très bien ce que c'est qu'en l'occurrence, les libertés politiques en Algérie aujourd'hui, malheureusement, elles sont très insuffisantes et c'est un problème très lourd.
Donc elle dit des conneries, Rima Hassan ? Si elle a dit ça, je ne l'ai pas entendu mais c'est complètement infondé, c'est sûr, ça n'a aucun sens. En tout cas, moi, je ne m'y absocie absolument pas. Mais c'est quand même compliqué d'être porte-parole du Nouveau Front populaire, d'avoir Rima Hassan dans son sein qui dit des choses aussi sérieuses, aussi graves et encore, c'est qu'une partie, on pourrait citer tout le reste mais bon, on ne va pas le refaire, on l'a déjà fait. C'est quand même gênant.
Ça dépend de ce qu'on parle, si on parle du programme, c'est-à-dire ce sur quoi on s'est mis d'accord du Nouveau Front populaire, c'est-à-dire un programme et dans le programme, c'est-à-dire pas marqué. Elle n'est pas porte-parole du quoi que ce soit. Non, mais elle est quand même chez vous. Elle est de la France Insoumise, moi, je suis au Parti Communiste, elle est dans le programme et moi, je défends le programme.
Non, mais à chaque fois, on est majoritaire, on a gagné les élections, on est le Nouveau Front populaire et tout à coup, quand vous avez quelqu'un de ce Nouveau Front populaire qui dit quelque chose qui ne vous voit pas, vous dites, « Ah oui, mais eux, c'est la France Insoumise et moi, je suis le PC. » Quoi, le Nouveau Front populaire ? C'est une alliance électorale de briques et de brocs ? De crise, non ? Autour d'un programme qui est rédigé et qui est écrit. Nous, ce que nous avons en commun, c'est le programme. Après, chacun est différent en dehors du programme.
Clairement, vous êtes en train de me dire, Guillaume Roubocachy, vous êtes en train de me dire qu'en tant que porte-parole du Nouveau Front populaire, vous ne vous sentez pas impliqué par les propos de RIMAS. Non, tout comme j'imagine que quand vous faites alliance avec M. Ciotti qui défend l'attente à 67 ans, j'imagine que vous considérez que ce n'est pas pareil. J'imagine, M. Ballard. Je crois que c'est à 65 ans. J'imagine, j'imagine. On peut faire des alliances avec des gens différents. Oui, avec des gens différents, mais on est sur des sujets graves. Nous, la différence... On est sur des sujets libertés. On n'est pas sur 64 ou 67 ans qui est un sujet salarié que 67 ans, c'est rien.
Attends, je vais finir ma phrase. C'est un sujet sérieux et important. Là, on est sur des gens qui sont emprisonnés, sur des gens qui meurent. Donc voilà, on est quand même sur des échelles un peu... Je disais que nous, on a un programme, on est des gens différents. J'ai compris. Vous, je ne sais pas quel est le programme commun qu'il y a entre M. Ciotti et vous. Je pense que 90% des choses, ils sont à peu près d'accord. À part sur les retraites. Vous avez remarqué dans la... Je voudrais qu'on revienne à ces influenceurs algériens et ce qui est clair que c'est...
Si aujourd'hui, il y a autant d'actions qui sont menées contre eux, c'est grâce à Bruno Retailleau qui a décidé de marquer le terrain. Thomas Bonnet, bonjour. Journaliste politique à CNews. C'est clair que Bruno Retailleau, il signe vraiment tout ce qui est fait autour de ça. Oui, absolument. C'est lui qui est à l'origine de ces trois interpellations. Il a à chaque fois communiqué très largement sur ses réseaux sociaux avec cette mention de rien laisser passer. On comprend bien la valeur d'exemple que peuvent avoir ces arrestations.
Et on voit que Bruno Retailleau, il fait preuve d'une extrême fermeté, mettre fin à ce qui est tout simplement intolérable, c'est-à-dire des discours de haine véhiculés sur les réseaux sociaux par des ressortissants étrangers qui pour certains sont même frappés d'OQTF. Donc, il est tout à fait naturel que le ministre de l'Intérieur s'empare de ce sujet. On constate quand même que ça n'avait pas été le cas jusque-là. Donc, tant mieux si Bruno Retailleau prend le sujet à bras-le-corps. On note aussi d'ailleurs qu'il remercie dans ses messages à chaque fois les magistrats, ce qu'il ne faisait pas forcément avant. Évidemment, maintenant, il y a un nouveau garde des Sceaux.
Ils sont au diapasement. Mais on voit là aussi une grande différence, c'est que Gérald Darmanin n'a pas la main totalement sur son administration. La justice en France, elle est indépendante. Et lorsqu'un juge des libertés demande qu'un des mises en cause ne soit pas placé
en détention provisoire mais sous contrôle judiciaire, on constate, là encore, les faiblesses parfois de notre État pour répondre à ces discours de haine.
Il y a aussi un autre ministre qui est impliqué parce qu'il y a un volet diplomatique et vous en avez parlé dans cette affaire, cette question de nos relations avec l'Algérie. On a d'un côté le président Tebboune qui a un discours déliqueux contre la France et puis de l'autre on a un discours timide pardonnez-moi du terme mais de la part des autorités françaises concernant l'Algérie. On a entendu le mot de doute prononcé hier
par Jean-Noël Barraud. On attendrait quand même une prise de position
plus forte du chef de l'État
sur le sujet. Alors ça tombe bien, il réunit aujourd'hui les ambassadeurs à l'Élysée, il va parler de politique internationale. Pourquoi pas parler de nos relations avec l'Algérie ? Est-ce qu'il n'est pas temps
d'entamer ce fameux bras de fer que certains réclament ? Et quand je dis certains, c'est aussi dans le camp du président de la République, Édouard Philippe par exemple, lui aussi il veut remettre en cause les accords de 1968. Donc il y a une volonté, est-ce qu'elle sera suivie par Emmanuel Macron maintenant ? C'est toute la question. Et Thomas, vous parliez de l'accord qui a l'air de régner entre Gérald Darmanin et Bruno Rotaillot. Malgré tout, on est en train de se dire que ce que fait Bruno Rotaillot aujourd'hui, c'est que Gérald Darmanin ne l'a pas fait avant.
Donc voilà, c'est-à-dire que plus il fait de choses Bruno Rotaillot, plus on se dit que Gérald Darmanin il n'a pas fait tout ce qu'il fallait faire. Évidemment, on peut s'amuser à comparer les décisions de Gérald Darmanin et celles de Bruno Rotaillot. Il faut quand même reconnaître que Gérald Darmanin lorsqu'il a été ministre de l'Intérieur a lui aussi fait part d'une certaine volonté politique pour davantage de fermetés. Il a lancé la loi immigration d'ailleurs qu'il a écrite en grande partie avec Bruno Rotaillot.
Donc Gérald Darmanin n'a pas été inactif pendant son mandat mais c'est vrai qu'on a sans doute passé un palier avec Bruno Rotaillot et c'est tout à fait intéressant que Gérald Darmanin soit désormais de l'autre côté côté de la justice parce qu'on a bien compris que les deux vont devoir marcher de pair jusqu'à présent c'est le cas avec les limites que je vous ai exposées. À Gérald Darmanin maintenant devrait il va diffuser une circulaire de politique pénale d'ici dimanche avec des mesures fermes. Il va demander au procureur d'avoir des mesures fermes des réponses fermes en matière de délinquance notamment sur le narcotrafic. On attend de voir là aussi. Merci beaucoup.
Thomas Bonnet journaliste politique à CNews. Philippe Allard vous dites bravo parce que là c'est vrai pourquoi ça n'a pas été fait avant parce que c'est influenceur moi ça me gêne un peu c'est des voyous bon appelons les influenceurs parce que quand on a 400 000 abonnés on a une influence c'est à ce niveau-là. Et puis c'est insuffisant pourquoi ? Parce que ça revient sur ce que je dis tout à l'heure. Non mais d'accord s'ils sont condamnés et je pense qu'ils devraient être condamnés mais ils ne seront pas expulsés. Oui c'est plus ratailleux d'ailleurs. Tant qu'on ne change pas la constitution c'est politique c'est un choix politique même M.
Barnier dans la campagne des primaires pour l'élection présidentielle avait dit tant qu'on ne change pas la constitution on n'y arrivera pas donc c'est insuffisant. Non mais il n'y a pas de... Vous allez vous arrêter en cours de route. Ma question c'est est-ce que vous dites bravo à Bruno Rotaillot ? Bravo enfin mais ce n'est pas suffisant.
Non mais ce n'est pas suffisant parce que justement aujourd'hui il y a une problématique qui est fondamentale c'est comment on va gérer ces réseaux sociaux. Les réseaux sociaux aujourd'hui sont un danger c'est indéniable. Par exemple là on parlait de cet influenceur de ces influenceurs peut-être qu'ils agissent en loup solitaire en fait et ils sont en train d'embarquer finalement tout un pays parce que c'est des suppositions qu'on fait c'est ce qu'on a en train de dire. Non mais attendez ce sont les réseaux sociaux le problème aujourd'hui parce qu'on n'identifie pas qui sont les personnes qui sont derrière des profils. Aujourd'hui on voit...
Là ils montrent son visage ils montrent leur visage ils ne sont même pas anonymes alors excusez-moi. Aujourd'hui on voit leur visage mais finalement c'est beaucoup plus simple quand on est caché derrière son téléphone derrière son appareil. Non mais attendez justement on ne sait pas où vous êtes. Vous savez où il est vous ?
Ils sont interpellés dans un capital reste. Ils sont en France mais vous ne savez pas dans quelle région de France. ça c'est facile vous faites la même adresse IP vous avez tout de suite vous avez même leur adresse précise.
Un sujet qui est très important c'est comment on va réguler contrôler nos réseaux sociaux.
Oui mais ça il est temps aussi c'est pareil enfin excusez-moi mais on ne se réveille pas à 11h23 le 6 janvier non mais on ne s'en occupe pas. 2025. Mais c'est vous qui êtes au pouvoir Rachida juste à la fin.
Il faut s'en occuper. Il fallait le faire.
7 ans depuis 2017. Il fallait le faire. Malik Bezou est en direct avec nous. Bonjour. Merci d'être en direct avec nous. Vous êtes spécialiste de l'islam en France et de ses représentations sociales dans la société française. Je ne crois pas dire de bêtises en disant que vous êtes né de parents issus de l'immigration algérienne c'est ça ? Tout à fait. Quel regard vous avez sur ce qui se passe ?
Écoutez, j'ai entendu les propos tenus par ces influenceurs je mets des guillemets parce que c'est une influence extrêmement négative vous l'aurez compris je dirais même catastrophique je pense que si vous me demandez qu'est-ce que je pense du fait que le ministre de l'Intérieur a décidé de poursuivre ces individus je pense que c'est tout à fait justifié et nécessaire parce que les propos j'ai écouté un petit peu ce que disaient ces personnes c'est absolument catastrophique c'est dramatique nous avons des individus qui contribuent à la France orange mécanique on a en France toute une partie de la population notamment celle issue d'Afrique qui est en perte identitaire qui cherche ses repères bref et on a des individus qui travaillent sur cette fragilité qui utilisent cette fragilité fragilité pour influencer mais dans le sens le plus dramatique le plus catastrophique on est au-delà du séparatisme on est carrément dans l'instation à la haine à la violence on est dans quelque chose d'absolument dramatique inquiétant avec votre connaissance avec votre connaissance est-ce que vous pensez que ce sont des gens seuls ou ce sont des gens téléguidés parce que c'est pas du tout la même chose c'est très grave si c'est un pays si c'est un état qui décide d'utiliser des gens qui sont en France pour tenter de déstabiliser la France c'est autrement plus grave écoutez je ne peux évidemment pas répondre à cette question parce que nul ne sait si ce sont des comportements individuels autrement dit des faits divers mais extrêmement inquiétants ou s'il y a derrière une main étrangère ça évidemment j'ai pas de réponse en revanche je me dis quand même que s'il y a une manipulation on aurait pu choisir enfin on aurait pu choisir des individus un peu plus comment dirais-je j'allais dire un peu plus malins un peu plus ayant un discours un peu plus fin là on est carrément dans un discours mais hallucinant de violence verbale c'est quelque chose qui est tellement j'aurais tendance à dire que c'est plutôt des faits divers inquiétants qui donnent le temps et qui indiquent que nous avons une société qui est dans une forme de déliquescence une perte de repères totale mais je peux pas répondre fondamentalement en même temps j'entends ce que vous dites Malik Bizou et je serais plutôt d'accord avec vous sur le fait que c'est des individus qui sont pas fins voilà on va pas employer des mots un peu plus violents mais on les pense simplement il y a l'un d'entre eux par exemple il y a 400 000 abonnés 400 000 donc ça veut dire que des individus pas fins sans réflexion vulgaire qui prêchent la haine ils arrivent à fédérer autour d'eux 400 000 personnes écoutez c'est ça que nous inquiétons presque et parce que ce que vous dites est un indicateur j'allais dire mathématique une mesure statistique de la déliquescence de notre société vous avez invité il y a peu dans vos plateaux le grand historien Jean-Christian Petitfils que j'adore que j'estime et qui fait un travail remarquable d'historien malheureusement aujourd'hui toute cette jeunesse française qu'elle soit d'origine africaine ou pas est déconnectée de cette histoire de France et donc on est dans une perte de repère généralisée maintenant si vous prenez la partie de la population française qui est d'origine africaine et maghrébine la fragilité est encore plus grande parce qu'à ça s'ajoutent les questions religieuses les questions identitaires etc et donc il n'est pas étonnant que toute cette jeunesse là une partie en tout cas importante aille non pas vers la science vers la connaissance vers le savoir vers la finesse mais vers des choses brutales violentes parce que nous sommes dans une société qui génère ça les réseaux sociaux ont largement malheureusement contribué à cet état de déliquescence donc vous faites un constat je le partage merci beaucoup merci d'avoir été avec tout on va continuer à suivre et un d'entre eux passe d'ailleurs au tribunal cet après-midi un de ses influenceurs donc on va suivre et on va voir
une enquête en cours
mais il y en a un qui est au tribunal cet après-midi et on va voir à quoi il va être condamné en comparution immédiate ça va être intéressant de savoir s'il est incarcéré tout de suite ou si on le remet en liberté s'il a du sursis donc on va suivre ça bien évidemment un mot sur Gérald Darmanin quand même on change de sujet mais voilà vous allez voir qu'on n'est pas très loin puisqu'il était ce matin chez nos confrères de Hertel et il a parlé des prisons et c'est vrai qu'on se pose beaucoup de questions sur les prisons sur la façon dont les choses se passent en prison on a par exemple parlé des téléphones portables dans les prisons et on a demandé à Gérald Darmanin finalement pourquoi est-ce qu'on n'arrive pas à réguler ça ces téléphones portables dans les prisons écoutez sa réponse
ils sont très ingénieux il faut 500 millions d'euros de plus pour mettre du brouillage techniquement dans toutes les prisons françaises nous n'avons pas la capacité technique de brouiller toutes les prisons françaises aujourd'hui parce que par ailleurs vous brouillez également les gens qui habitent tout autour au Beaumet à Marseille il y a des maisons tout autour si vous habitez près des Beaumet vous n'auriez pas envie de pouvoir passer vos conversations téléphoniques et quand bien même vous brouillez des téléphones ils peuvent passer par d'autres moyens technologiques pour pouvoir contourner ce brouillage c'est pas si simple la République est battue c'est pas si simple pour l'instant la République est en échec sur cette question
alors c'est important la République est en échec Philippe Ballard bah oui quel aveu mais alors qu'ont fait les prédécesseurs de M. Darmanin on pense à Dupond-Moretti enfin tous ceux qui l'ont précédé lui on pourrait faire le bilan aussi de M.
Darmanin ministre de l'Intérieur submersion migratoire en continu restons sur le sujet restons sur le sujet là il parle vrai quand même il parle vrai excusez-moi il reconnaît bah oui mais enfin qu'est-ce qu'ils font au pouvoir ces gens-là parlons mais enfin il y a un moment de stop il y en a marre donc bon ils sont là ok pour combien de temps j'en sais rien il parle de 500 millions pour faire des pour des brouillages pour des brouillages en disant 500 millions c'est énorme alors oui quand on est à 3300 milliards de dettes à la limite 500 millions on se demande mais 500 millions c'est la moitié de l'A.M.E.
l'aide médicale d'État pour les clander ça ça y est tout de suite qu'est-ce qu'ils font au pouvoir ces gens-là il n'y a pas de problème qu'est-ce que vous répondez à Philippe Allard qui vous dit qu'est-ce qu'ils font au pouvoir ces gens-là
non mais si je vous entends en fait donc en fait ils font rien du tout ils sont assis là quand on veut le bilan c'est facile quand on n'a pas de proposition si si on en a je viens d'en faire une vous avez donc Darmanin qui lui pour le coup a l'expérience ça veut dire qu'aujourd'hui s'il en est là à proposer des solutions c'est que automatiquement si vous voulez il y a quand même un parcours avec des remontées et aujourd'hui on essaye d'y apporter des solutions les prisons aujourd'hui deviennent de véritables écoles du crime d'accord avec ces téléphones qui on se demande comment et bien ils pénètrent dans ces établissements la semaine dernière ils en ont arrêté ça rentrait par les cantines c'était caché dans la nourriture pourquoi cette passoire donc la vraie question à se poser c'est pourquoi et comment en fait on a cette passoire ça veut dire qu'il y a une faille dans le système c'est soit au niveau pénitentiaire que ça se passe il est quand même légitime de se poser la question de savoir s'il n'y a pas des convenances il y a un moment je vais vous dire c'est plus attendez juste une chose
Emmanuel Macron avait promis combien de places de prison pendant sa campagne électorale
bah écoutez vous savez ce sont justement les maires les maires républicains les maires de droite d'extrême droite qui n'acceptent pas la construction de prison après moi je ne suis pas pour cette politique là moi je suis exactement pour des peines courtes sur des prisons justement et bien au niveau local
je peux me permettre amicalement de vous donner un petit conseil passez dans l'opposition parce que vous avez de super constats et en fait vous nous expliquez que tout ce qui est fait depuis 7 ans ne marche pas monsieur Morandini c'est le constat que je fais c'est très bien non mais ils sont justes ils sont justes vos constats sont justes simplement non mais justement c'est ce que je dis mais ils sont relevés
sur le terrain je suis factuelle
vos constats sont justes simplement vous nous expliquez que depuis 7 ans c'est une cata absolument pas donc passer dans l'opposition ce sera plus simple Gérald Darmanin autre extrait ou cette fois alors lui aussi il est comme vous il nous explique que dans le ministère de la justice rien ne va en matière de lutte contre la drogue
nous avons une justice qui contrairement à ce qu'on peut penser parfois ne manque pas d'avoir la main lourde sur les trafiquants de stupéfiants mais dont la plupart des personnes par manque d'audience c'est à dire par manque de comparution et de jugement mettent beaucoup trop de temps à être jugés il y a des affaires criminelles à Paris c'est 11 années d'attente pour être jugés et deuxièmement sont libérés de leur détention provisoire parce que nous ne sommes pas capables de faire de l'audiencement dans la justice rien ne va dans le ministère qui m'appartient sur cette question de la drogue
vous entendez le ministre maintenant il nous dit Anthony Samaba il nous dit rien ne va dans le ministère on pense qu'il en fait la drogue c'est dingue au moins en tout cas effectivement il a un contact qui est juste moi j'ai dit le parler vrai vous voyez le type que j'ai fait le parler vrai du ministre effectivement moi je tiens quand même à souligner le travail formidable de Bruno Rotaillot sur cette question du narco-banditisme parce que c'est de ça dont il s'agit il a proposé une loi alors sous le gouvernement précédent de Michel Barnier avec Didier Migaud j'ose espérer que cette même loi contre le narco-banditisme sera portée avec Gérald Darmanin pour lutter contre ce phénomène qui est sans doute le numéro 1 en termes de menaces aujourd'hui en France qui a des volets de corruption on voit des agents publics qui se font de plus en plus corrompre on voit la violence débridée avec des assassinats qui sont commandités depuis les prisons on voit les prisons qui ne tiennent plus avec de la drogue de l'argent des téléphones qui passent comme des passoires pas possibles dans nos prisons donc je tiens à souligner le volontarisme et le travail formidable de Bruno Rotaillot main dans la main avec Gérald Darmanin et enfin depuis très longtemps on a un couple justice et ministère de l'intérieur qui va dans le même on va continuer à parler de tout ça dans un instant juste après la pub et le CNews Info on va vous raconter une histoire d'ailleurs après la pub qui est sur Alice c'est un homme qui a dénoncé des dealers ça s'est passé à Ivry-sur-Seine il a dénoncé des dealers la police est venue elle a intervenu les dealers sont toujours libres et cet homme est obligé de quitter la France parce qu'il est menacé par les dealers désormais l'histoire est totalement dingue et puis on refera un petit point en fin d'émission sur les agriculteurs pour savoir où ils en sont à tout de suite après la pub et après le CNews Info
une fois stérilisé votre chat peut garder son poids idéal et ça se voit mais le fait qu'il puisse avoir des troubles urinaires ne se voit pas forcément Ultima chat stérilisé aidez-le avec ceux qui se voient et ceux qui se voient moins pourquoi ce client du bistrot régent aime tant la fameuse sauce Charmelsia et bien on pourrait lui demander peut-être parce qu'elle est onctueuse parce qu'elle est montée au beurre au dernier moment parce qu'elle est bonne tout simplement
formule à 15,90 euros midi et soir tous les jours dans toute la France
bistrot régent le restaurant tout simplement
et aussi en province un convoi d'agriculteurs mène une opération escargot dans le Rhône sur l'A450 comme vous pouvez le voir sur ces images objectif d'énoncer les promesses non tenues de l'Etat et faire entendre leurs revendications Marine Le Pen poursuit son déplacement Mayotte nous pouvons sonner la cloche pour rappeler aux gouvernants les promesses qui ont été faites a-t-elle déclaré après avoir visité une maternité la présidente du groupe RN à l'Assemblée a d'ailleurs appelé je cite à combler les besoins des personnels soignants au sein de l'établissement et puis les secours israéliens annoncent trois morts et sept blessés dans des tirs près d'un village de Cisjordanie de son côté de Sahel précise que des hommes armés ont ouvert le feu sur un bus et des véhicules civils
11h35 sur ces news merci d'être en direct avec nous on reviendra dans un instant sur ce que vous disiez Sommayal Abidi bien évidemment avec ces agriculteurs mais tout d'abord je voulais vous parler de cette histoire hallucinante cette histoire qui se passe à Ivry-sur-Seine où un homme est menacé de mort par des dealers parce qu'il a fait son devoir de citoyen il a signalé que des squatteurs cachaient de la drogue aujourd'hui cet homme est obligé de quitter la France c'est son avocat qui le raconte vous allez l'entendre il est obligé de quitter la France parce qu'il est menacé par ces dealers qui sont eux toujours en liberté histoire folle qu'on vous raconte c'est dans cet immeuble d'Ivry-sur-Seine que la police a saisi le 24 décembre dernier plus de 10 kilos de cannabis à l'origine de cette perquisition la découverte par l'un des locataires de l'immeuble que l'appartement qu'il soulouait servait à un trafic de drogue il prévient la police mais quelques heures après la saisie il est la cible de menaces de mort de la part des dealers qui lui réclament 300 000 euros il décide alors de porter plainte accompagné de son avocat
pendant qu'il était devant les enquêteurs à déposer plainte il recevait encore des menaces de mort avec un numéro de téléphone qui s'affichait et j'ai alors suggéré ainsi que mon client aux enquêteurs de procéder à une interpellation parce que les personnes qui menaçaient mon client ignoraient que la police avait déjà réalisé une perquisition et pensaient que c'était mon client qui avait volé les stupéfiants
seulement ni les enquêteurs ni le procureur de la république n'ordonnent l'interpellation des dealers une décision incompréhensible pour maître Adrien Gabot qui déplore une situation traumatisante pour son client
mon client regrette presque d'avoir saisi la police et en plus a dû quitter la France pour se protéger
selon maître Adrien Gabot le parquet de Créteil ne lui a pas non plus donné d'informations histoire totalement incroyable on est en direct avec maître Fabien Guérini qui est avocat au barreau de Toulon bonjour maître merci d'être en direct avec nous est-ce qu'aujourd'hui il y a des lois des textes de loi qui protègent c'est le lanceur d'alerte parce que c'est une forme de lanceur d'alerte quand il dit il y a de la drogue qui est dans l'appartement parce qu'on a l'impression qu'une fois qu'on est allé voir la police qu'on a dénoncé ces gens-là cet homme est un peu laissé laissé à lui-même et dépourvu de moyens
bonjour Jean-Marc bonjour à tous et à toutes effectivement c'est un sujet majeur parce que lorsque l'on dépose plainte lorsqu'on prétend être victime on met sa confiance dans les services de police et de la justice et comme le disait le ministre de la justice ce matin le problème c'est qu'en la matière les moyens manquent et effectivement les délais de traitement en termes d'instruction d'enquête et ensuite de poursuite pénale sont extrêmement longs et la difficulté c'est que pendant ce temps-là les victimes sont susceptibles effectivement d'éprouver notamment en matière de trafic de stupéfiants une rencontre avec les dealers et le quotidien devient difficile donc je compatis effectivement avec ce monsieur qui a dû je dirais faire confiance à la justice qui aujourd'hui est obligé de partir du territoire national espérer que son dossier avance suffisamment rapidement pour pouvoir imaginer que les dealers soient mis hors de cause et qu'ils soient pas en danger pour le reste du temps
vous vous rendez compte que ça veut quand même dire le message que ça envoie quand même c'est qu'il faut surtout pas dénoncer c'est qu'il faut surtout pas si on voit du trafic de drogue si on voit des dealers parce qu'autrement on est obligé de quitter le pays on en est là cet homme est obligé de quitter la France parce qu'il est menacé il y a un truc qui va pas parce qu'en Italie par exemple où ils ont été confrontés énormément au trafic de drogue également par exemple les lanceurs d'alerte on va les appeler comme ça pour simplifier les lanceurs d'alerte sont protégés est-ce que c'est le cas en France
non ils ne le sont pas directement parce qu'effectivement on n'a pas les moyens de les protéger ce qui peut permettre de garantir une certaine sécurité c'est le secret de l'instruction mais la difficulté c'est que la victime lorsqu'elle est identifiable par effectivement celui qui est accusé risque de subir des représailles
d'accord donc en gros le message qui est envoyé c'est taisez-vous et dites rien quoi
non
c'est joué comme ça
c'est un message terrible pour les victimes pour les citoyens puisque le problème c'est que n'importe qui qui aurait connaissance ou qui serait effectivement témoin d'une situation serait amené à le dénoncer je dirais par bon sens et par civisme mais la difficulté c'est les conséquences de celui qui assume son courage
bon merci M.
Fabien Guérini c'est pas encourageant tout ça Guillaume Roubault-Cachy c'est pas très encourageant quand même c'est pas un message très positif qu'on envoie là mais écoutez ça dit beaucoup de choses en réalité ça dit des choses sur l'état de la police dans notre pays ça dit aussi des choses sur le narcotrafic parce que malgré tout derrière tout ça il faut se poser la question de pourquoi certains quartiers parfois certains endroits sont gangrénés par ces questions les réponses ne sont pas toujours évidentes il y a des questions de police il y a des questions de sécurité il y a aussi des questions plus profondes de notre société et de son fonctionnement donc là-dessus je crois quand même qu'il faut aussi regarder si on parle de narcotrafic par exemple quelles sont les filières parce que moi je veux bien mais en l'occurrence je sais bien qu'il peut y avoir d'un peu de production parfois qui peut être faite en France même mais il y a parfois des réseaux internationaux qui existent et est-ce que vraiment on s'attèle à lutter contre ça ça juste Guillaume ça on en a beaucoup parlé mais là non mais on est sur un axe un peu différent là c'est quelqu'un qui dénonce parce qu'il entend peut-être dans les médias les gens qui disent on est tous responsables il faut dénoncer qui dénonce et qui se retrouve lui victime et obligé de quitter le pays et c'est peut-être il faut aussi peut-être modifier un peu les lois je parlais de l'Italie Anthony Samama peut-être pour qu'on protège ces gens-là Exactement on a une inversion totale des rapports des valeurs entre la victime et le délinquant la victime devient délinquant la victime devient coupable et le coupable devient la victime on croit rêver on marche sur la tête je crois qu'il faut en effet renforcer considérablement les lanceurs d'alerte ou ceux qui prennent des risques pour appeler la police moi j'ai beaucoup je suis en charge de la sécurité dans le 15e arrondissement j'ai beaucoup de personnes qui me disent on n'ose pas appeler le 17 justement parce qu'on a peur derrière d'être dénoncé parce qu'on a peur des représailles quand on voit ça on les comprend quand on voit ça on les comprend en effet et donc il faut assurer en effet l'anonymisation des appels au 17 et derrière aussi s'assurer de la protection de ceux qui permettent de démanteler des risques et de faire tomber des délinquants
Oui mais C'est vous, bonjour ça va ?
Non, non, non non, non non, j'écoute religieusement parce que du coup je me dis que il ne faut pas confondre en fait le sens civique avec la délation le sens civique c'est dire où est le criminel montrer le violeur etc ça c'est un sens civique donc j'aimerais autour de cette table et aussi auprès de tous les téléspectateurs qui nous écoutent et bien leur dire que c'est important de faire partie de cette chaîne qui dénonce bien sûr et qui montre où est le criminel où est le tueur le violeur etc la délation c'est en temps de guerre c'est dire où sont les juifs par exemple il y a une grande différence donc le sens non mais là le monsieur a fait son devoir de citoyen il a fait son devoir de citoyen moi je l'ai lancé comme ça c'est ce que j'ai dit c'est tout à nous de le protéger d'être à la hauteur et effectivement de le protéger et de protéger tous ceux justement qui font tout simplement leur fonction de faire en sorte
que ben oui c'est au législateur les législateurs c'est vous je rappelle ça je veux vous avez pas entendu ça pour les dealers c'est ça parce qu'on n'est pas encore au pouvoir on appelle ça faire une rachidacahout c'est pas moi je suis au pouvoir et c'est pas moi le fond du problème c'est que les dealers n'ont pas peur les dealers n'ont pas peur sinon on n'en serait pas là voter les lois votez oui bah on est 123 avec nos aléasotis en 43 mais quand on sera majoritaire oui oui je peux vous dire que là c'est le nouveau fond populaire qui est majoritaire non même pas il n'y a jamais eu
de proposition de loi dans ce sens
il y a eu un rapport du Sénat parce qu'effectivement c'est la recouvre qui est derrière qui date du printemps dernier et il y a des mesures parce qu'en fait on confond un peu c'est les repentis par exemple qu'il faut notamment protéger il faut pratiquer la saisie confiscatoire et puis on sait très bien que les têtes de réseau sont à l'étranger à Abu Dhabi Dubaï c'était dans la c'est là il faut aller l'étoper un point quand même rapidement on a quand même des agriculteurs qui sont en train de monter sur Paris comme Sébastien Delogu qui dit qu'il faut quand même légaliser le cannabis et derrière permettre aux dealers d'être les représentants et les commerçants de ce trafic là ça aussi ça permet à des gens derrière de libérer les espaces Allez on va avancer on va parler des agriculteurs en début d'émission on va parler de ces barrages d'agriculteurs qui se multiplient autour de la capitale la police la gendarmerie très présente on a vu tout à l'heure on était en direct on a vu des blindés qui étaient sur place on part tout de suite en direct au barrage à Orvaux c'est dans l'Essonne nous attend Régine Delfour avec les images d'Olivier Gangloff bonjour Régine on a le sentiment finalement que la situation est totalement bloquée et que les autorités ont réussi à empêcher les agriculteurs pour l'instant de monter sur Paris ils sont dans quel état d'esprit ?
Justement Jean-Marc nous sommes avec Sébastien Hérault qui vous êtes maraîcher à Andordonne à Bargerac plus précisément vous êtes parti hier c'est ça ?
Tout à fait je suis parti hier matin pour arriver sur les coups 17h, 17h30
Plus de 600 kilomètres pour venir ici mais pour quelle raison ?
Mais tout simplement ici c'était une étape un point d'étape pour monter ensuite sur Paris et donc aller voir les parisiens pour discuter de nos problématiques et rencontrer aussi quelques politiques et surtout nous ce qu'on attendait c'était beaucoup moins de mépris la part de nos ministres qui ne nous ont pas appelés qui ne nous ont pas répondu on va dire depuis hier quoi
Et donc nous comme nous sommes arrivés en fait on a vu vous étiez en train de discuter avec les forces de l'ordre là en fait là vous ne pouvez pas aller sur Paris donc il y a une autre décision qui a été prise
Oui on dissout le mouvement donc là sur Orvaux dans l'Essonne et donc le convoi de tracteurs et de voitures par direction Artenay à la sucrerie Terreos qui est un grand groupe coopératif qui profite justement du Mercosur en produisant du sucre au Brésil pour beaucoup moins cher et donc et surtout qui ne s'est pas battu pour la filière Betterave notamment sur les néonicotinoïdes
Et je discutais aussi j'ai changé avec vous et je vous disais mais pourquoi dans une semaine vous allez être reçu par le Premier ministre vous allez être à Matignon pourquoi faire cette action maintenant et vous m'avez dit qu'il y avait vraiment des difficultés pour beaucoup
Il y en a beaucoup qui sont au fond du trou au fond du baquet il y en a dans une semaine un mois on a discuté courant mars même pour certains ils vont se retrouver en redressement judiciaire c'est à dire qu'ils risquent de perdre leur ferme leur tracteur leur matériel et bien sûr ça joue aussi sur une vie de famille et des fois c'est ça qui entraîne aussi les suicides en agriculture
et voir donc ce blindé ces forces de l'ordre qui sont quand même un petit peu partout autour des champs pour vous empêcher de vous rendre à Paris vous êtes dans quel état d'esprit ?
Franchement dégoûté pas aigri mais complètement dégoûté quand on voit les moyens et ça je voudrais quand même que les français le sachent il y a quand même 4 blindés comme ça c'est 400 torres un centaure ça vaut 700 000 euros il y en a 6 en France et donc voilà quoi 400 torres il y avait à peu près 80-90 hommes pour à peu près 80 paysans et 50 tracteurs c'est une honte s'il y avait autant de moyens donnés dans les cités pour arrêter les dealers on n'en serait pas là et surtout moi je pense aujourd'hui à Mayotte s'il y avait eu autant de moyens donnés on n'en serait pas là non plus
Merci beaucoup monsieur Hérault donc Jean-Marc vous l'avez donc compris ici à Orvaux le mouvement va être levé puisqu'il n'y a aucune possibilité de rejoindre Paris ils vont donc à Artenay où il y a cette coopérative sucrière et là pour dénoncer le Mercosur
Merci beaucoup Régine Delfour avec les images d'Olivier Ganglouf donc avec cette information certains agriculteurs décident de ne plus aller sur Paris parce qu'ils sont bloqués par les forces de l'ordre on l'entendait Philippe Ballard effectivement on se dit que la situation est compliquée pour eux et ça risque de tourner en eau de boudin c'est à pleurer moi je suis tout coeur avec eux et puis pour répondre à la première question que vous vous posez au début de l'émission enfin quand on voit les Centaures c'est le véhicule que l'on voit franchement encadrer 60 tracteurs ça ne devait pas être compliqué ils auraient pu remonter à Paris encadrés par les forces de l'ordre tranquillement après ces 60 là il y a plusieurs points quand même donc ils sont un peu plus nombreux d'après ce que j'avais appris voilà il faut peut-être arrêter d'en kikiner les agriculteurs Rachida Kahout c'est une façon de dégoûter les agriculteurs vous avez entendu ce monsieur qui dit voilà il n'en peut plus
les agriculteurs l'ont dit ils manifestent donc pacifiquement ils veulent se faire entendre ils veulent que justement nous soyons près d'eux pour pouvoir les accompagner dans cette grande crise c'est une crise qui aujourd'hui est insupportable après bon les moyens qui sont mis en place c'est des moyens dissuasifs pour pas qu'il y ait une débandade pour pas que ça ne parte dans tous les sens c'est pas contre les agriculteurs c'est vraiment pour les ils se tiennent bien les agriculteurs honnêtement ils se sont toujours très bien tenus en plus ils le disent ils disent que nous on est là pour manifester pacifiquement on veut se faire entendre on n'a pas le choix aujourd'hui nous sommes en train de mourir nos exploitations sont en train d'être complètement détruites aujourd'hui on perd nos emplois nous ne vivons plus justement de notre travail
on est très déçus effectivement de voir que les agriculteurs finalement ils sont coincés ils sont obligés de faire demi-tour merci beaucoup
Philippe Ballard