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AutreC dans l'air (sur YouTube)· 3 octobre 2024 8 minContradictoireFond programmatiqueBudget & impôtsRetraitesÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Budget 2025 : que prépare Michel Barnier ? - Reportage #cdanslair 02.10.2024

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Comment les agences de notation ont-elles perçu la trajectoire économique annoncée par le Premier ministre?

  • 6:00RelanceRéponse directe

    Même s'il n'est pas comptable des engagements d'E.Macron?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00M.BarnierPromesse
    « Ce partage de l'effort nous conduira à demander une participation au redressement collectif aux grandes et aux très grandes entreprises, qui réalisent des profits importants. »
  • 2:00G.AttalPromesse
    « moins de dépenses et certainement pas plus d'impôts. »
  • 3:00M.BarnierPromesse
    « Je pense que la situation dans laquelle nous sommes requiert un renouveau du dialogue social et une relation exigeante et constructive avec l'Etat. »
  • 4:00P.DessertineChiffre
    « On est largement en déficit excessif! 5 %, c'est mauvais! »
  • 5:00N.Saint-CricqFait
    « Il a dit que le fait d'indexer les pensions de retraite sur l'inflation n'était pas une variable d'ajustement. »
  • 6:00G.MackeChiffre
    « 60 milliards, on n'a jamais fait ça, et de très loin! »

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

- C.Roux: Il y a aussi un rapport de force politique. Il ne surjoue pas une situation meilleure que prévu, en tout cas.

Petit à petit, c'est une méthode qui se dessine. C'est un Premier ministre contraint d'éviter les clivages trop marqués, un M.Barnier qui se pose en homme de l'écoute et du compromis.

Mais hier, il a également montré qu'il était capable de s'affranchir de son flegme savoyard pour distribuer des coups de griffe. - Hier, à l'Assemblée nationale, c'était son moment, sa vision, son discours et une certaine façon de le dire. Qui êtes-vous, M.Barnier?

Que préparez-vous? D'abord, il a été question d'efforts. - M.Barnier: Ce partage de l'effort nous conduira à demander une participation au redressement collectif aux grandes et aux très grandes entreprises, qui réalisent des profits importants.

Cette exigence nous conduira également à demander une contribution exceptionnelle aux Français les plus fortunés. - Face à M.Barnier, les anciens de Matignon, de l'Elysée, les anciens ministres...

Toute une Assemblée nationale divisée, où chacun cherche sa place et à exister. - G.Attal: Mesdames et messieurs, sur le chemin de la réduction des déficits, nous devons agir avec méthode, et certainement pas au prix de nos emplois, de notre croissance et de notre prospérité.

C'est pourquoi la bonne méthode selon nous est la suivante: moins de dépenses et certainement pas plus d'impôts. - M.Barnier: Monsieur Attal, je serai très attentif à vos propositions d'économies supplémentaires, très attentif!

Pour faire face à un déficit que j'ai trouvé en arrivant... - Un à un, les présidents de groupe à l'Assemblée réagissent au discours du Premier ministre. - M.Panot: Après avoir vidé les caisses de l'Etat, vous voilà à dire aux Français qu'ils doivent payer.

Voilà devant nous le pire gouvernement des réactionnaires. - E.Ciotti: Finalement, la seule information concrète de votre discours, c'est la hausse des impôts. - Le Premier ministre le sait: sa façon de répondre est une manière d'affirmer un style et sa méthode, avant son discours et après son discours.

Le moment est très politique. - M.Barnier: Je vais vous dire une chose, madame la présidente...

Plus vous serez agressive, plus je serai respecté. Monsieur Ciotti, je vous connais depuis longtemps. Je n'ai pas envie de faire de polémique avec vous.

Et puis, je n'ai pas le temps, voilà! - Pendant ce temps, à l'appel des syndicats, des manifestations ont lieu dans toute la France pour des hausses de salaires, pour l'abrogation de la réforme des retraites, bref pour se faire entendre. - M.Barnier: Je pense que la situation dans laquelle nous sommes requiert un renouveau du dialogue social et une relation exigeante et constructive avec l'Etat. - Une main tendue aux syndicats et une volonté revendiquée de rupture avec la méthode des gouvernements précédents.

Les partenaires sociaux semblent apprécier, tout en restant mobilisés. ... - S.Binet: La CGT appelle à amplifier la mobilisation dans les entreprises et dans les branches pour gagner une augmentation de tous les salaires, une augmentation de pensions de tous les retraités qui n'ont pas été augmentées. - Mais ce ne sera pas pour tout de suite.

Le gouvernement de M.Barnier l'a annoncé en début d'après-midi: les pensions de retraite ne seront pas revalorisées avant le 1er juillet. - C.Roux: Vous avez désormais la possibilité de nous poser des questions en vidéo, en scannant le QR code à l'écran.

La toute première nous vient de Marseille. Question. - Comment les agences de notation ont-elles perçu la trajectoire économique annoncée par le Premier ministre? - C.Roux: Les agences de notation ont-elles réagi? - P.Dessertine: Pas pour le moment.

Il est clair que ce qui se passe sur les finances publiques françaises est quelque chose que les agences de notation vont regarder avec attention. Elles peuvent réagir à tout moment. On pourrait dégrader la note française d'un seul coup.

C'est super risqué sur l'aspect finance mondiale. On fait quand même très attention. Les agences sont aussi des acteurs centraux dans la manière dont est gérée la dette mondiale.

Donc elles sont très prudentes. Là, il est évident que la dégradation est un élément absolument pas pris en compte par les agences jusque-là. Je vous assure que personne ne le savait.

On a eu des études en juin. Les agences ne peuvent pas se permettre qu'on leur dise: "En fait, vous saviez très bien." D'autre part, la trajectoire annoncée, le retour à 5 % en 2025...

On est largement en déficit excessif! 5 %, c'est mauvais! On va voir comment vont réagir les agences dans quelques jours. - C.Roux: On l'a Compris: c'est très mauvais.

L'alerte a été clairement énoncée par le Premier ministre hier. Comment dégager 60 milliards? On va commencer au registre des économies.

Une mesure a été annoncée, un peu surprenante. Ce sont les retraités. Au final, il y a eu une annonce aujourd'hui. - N.Saint-Cricq: Ca a été officiellement dit par E.Macron.

Il a dit que le fait d'indexer les pensions de retraite sur l'inflation n'était pas une variable d'ajustement. Et là, au lendemain du discours de M.Barnier, on apprend que, finalement, ça va être dans 6 mois, une économie de 3 milliards.

M.Barnier avait dit qu'il présenterait le travail. Mais l'impression que la vérité du lundi est le mensonge du mardi, et réciproquement...

C'est quelque chose de difficile. - C.Roux: Même s'il n'est pas comptable des engagements d'E.Macron? - N.Saint-Cricq: Evidemment, mais la parole de l'Etat, ça veut dire quelque chose.

Après, on va dire que les retraités sont mieux traités en France que dans d'autres pays...

Simplement, le discours de politique générale, c'était hier. Si ça doit être toute la semaine un nouveau truc...

Cette mesure, elle est pour tout le monde. Elle n'est pas que pour les retraités les plus fortunés. Elle n'est pas dispatchée en fonction du niveau de revenus.

C'est quoi, le prochain? - C.Roux: Juste, c'est décalé de 6 mois.

C'est de la trésorerie? - G.Macke: Effectivement, pendant les mois de janvier à juin 2025, on va payer l'équivalent de 2 % de moins que ce qu'on aurait dû payer, puisqu'on ne va pas prendre en compte l'inflation.

Cet argent est gagné définitivement. En revanche, on ne va pas pouvoir reproduire ça très souvent. Il faut se faire une idée. 60 milliards, on n'a jamais fait ça, et de très loin!

Le plus dur qu'on ait fait comme durcissement budgétaire, que ce soit hausses d'impôts, recherche d'économies, tout compris, c'est peut-être 15-20 milliards. Quand on dit 60 milliards, on va faire tout! - C.Roux: C'est la rigueur? - G.Macke: Oui.

Je ne vois pas d'autres mots. 60 milliards en un an, il va y avoir une rigueur. Par rapport à tout ce qu'a pu dire la parole de l'Etat, représentée précédemment par E.Macron, notamment sur la stabilité fiscale...

Tout ça, il faut juste faire une croix dessus.