LCI Midi du mercredi 5 août 2026
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Bonjour mesdames, messieurs et merci d'être sans cesse plus nombreux à nous rejoindre à médiale à suivre LCI. Trois grands sujets au cours de ces 2h et dem d'information. D'abord, la DZ Mafia a-t-elle été décapitée ?
Vous rappelez de la DZ Mafia ? Un de ses fondateurs a été arrêté en Algérie. Les coulisses de la collaboration avec l'Algérie entre la France et l'Algérie.
Un mandat d'arrêt d'abord et puis une opération algérienne. Nous verrons comment les choses peuvent évoluer. Puis nous nous poserons cette question.
Est-ce que nous pouvons venir à bout de ces organisations qui sont des organisations criminelles ? L'Ukraine sans défense KF bombarder. Les civils tombent des morts des blessés chaque jour. record de bombardement russe sur la capitale ukrainienne en juillet et puis euh le dossier douloureux des expulsions en France.
Pourquoi les maires et les propriétaires se sentent complètement impuissants, abandonnés en dépit d'une évolution favorable de la loi ? Je vous parlerai également d'un choc de prix que je prédis depuis quelques semaines maintenant à la rentrée avec Nicolas Chaban. Nicolas Chavan, vous savez c'est c'est qui le patron l'identité de ces produits que vous trouvez dans la grande distribution aujourd'hui nous nous interrogerons sur les conséquence par exemple de la de la sécheresse.
Mais pour commencer, laissez-moi vous présenter ceux qui sont avec moi en plateau. Bruno Pomard, président du STK initiative sécurité intérieure. Bonjour Bruno, vous êtes un ancien instructeur du du raid et puis Guillaume Billet, vous êtes journaliste police justice pour TF1 et LCI.
Nous allons commencer par euh nous intéresser à ce qui s'est passé en en Algérie. Alors pour euh tout de suite poser les faits, je me tourne vers Brandon Warret. Bonjour Brandon.
Bonjour Pascal. Heureux de vous revoir parmi nous également. Depuis plusieurs semaines, l'ombre de la DZ mafia est apparue dans nombreuses affaires.
On l'a beaucoup évoqué d'ailleurs avec notre service police justice. Plusieurs dossiers dans lesquels ce groupe criminel marseillais pourrait bien être impliqué. Exactement avec un premier dossier parlant qui nous emmène dans le département du gare.
Dans la nuit du 20 au 21 juillet dernier, cet homme, le maire d'Alè Christophe Rivin 60 ans, est exfiltré en pleine nuit par les hommes du raid à la demande du ministre de l'intérieur Laurent Lunez. Quelques jours plus tôt, le maire évoque que son épouse rentre à son domicile, découvre des tags sur la clôture des murs de sa maison avec trois éléments dans une boîte aux lettres. Il y a deux balles, deux balles de 9 mm.
Vous allez les découvrir avec notamment une lettre une lettre signée la DZ Mafia. Vous la voyez ici en cause sa politique sécuritaire qui semble gêner les narcotrafiquants. Mais malgré ses menaces de mort réitéré visant le maire d'Alè, il le dit à notre micro de TF1 et LCI, il ne faut surtout pas céder.
Écoutez, je me dis qu'on a franchit peut-être un pas aujourd'hui euh dans les menaces et donc je pense avant tout à mon épouse qui est traumatisée, ça va très très loin quand ça touche la la sphère privée et surtout la famille qui n'a qui n'a qui n'a aucune responsabilité. Les intimidations aujourd'hui ne peuvent pas gagner. Quelques heures plus tard, il y a une vidéo publiée qui dure environ 2 minutes.
D'hommes faisant partie visiblement de de la mafia, vous les voyez ici, ils réagissent, ils remettent en cause les menaces soi-disant faisant partie de ce groupe criminel marseillais. Ils réagissent. Écoutez, il y a quelques jours de cela, un mère a été victime de menaces et d'intimidation, un acte lâche et au fait par des personnes voulant nuir à la société, rabaissant la moralité française, mais surtout en visant le groupe de la dés.
Nous condamnons fermement cet acte de faire et nous sommes en aucun cas responsable de cet acte criminel. Voilà. Bonne et puis d'autres personnalités sont concernées.
D'abord, il y a d'autres affaires et puis des personnalités un tout petit peu plus connues. Oui, beaucoup plus célèbres notamment le premier rappeur français à atteindre les 10 millions d'albums vendus. Le voici, le rappeur marseillais Jul qui dit lui aussi avoir été victime donc de la mafia.
Il y a aussi un cas beaucoup plus préoccupant. Nous sommes 48h seulement après le cas du M d'Alè. Regardez cette femme influenceuse, star de la téléréalité.
Carla Morau au 3 millions d'abonnés sur Instagram. Nous sommes à Marseille. Sa voiture est incendiée devant le domicile de sa mère avec des éléments retrouvés notamment.
Il y a un téléphone et puis une lettre demandant notamment un paiement. Une enquête est ouverte par le parquet de Marseille. Les investigations sont confiées à la BRB, brigade de répression du banditisme de Marseille.
Merci beaucoup. Brandon. Frédéric Saliba, journaliste spécialiste du narcotrafic est également avec nous.
Il est l'auteur de Cartel voyage au pays des narcos. C'est aux éditions du du rocher. Je vais essayer de vous donner avant d'échanger, je vais essayer de vous donner quelques éléments de plus sur ce MI Laribi.
Donc il serait parmi les membres fondateurs de la DZ Mafia. Il a été interpellé en Algérie. Pourquoi en Algérie ?
Bah parce qu'il s'y trouvait et il a été placé sous contrôle judiciaire. On va s'interroger pour savoir si le contrôle judiciaire algérien est aussi rigoureux que euh le nôtre. Au départ, un mandat d'arrêt euh international qui avait été délivré par la France, une opération sur laquelle on reviendra qui s'appelle Octopus qui avait euh qui s'était traduite par une espèce de coup de filet, hein, un grand un grand coup de filet au mois de mars, 26 personnes euh arrêtées.
Donc cette personne est le fondateur de ce groupe dans le 15e arrondissement de Marseille il y a quelques années maintenant. Euh il est le l'initiateur, enfin le c'est lui qui invente avec d'autres d'ailleurs ce qu'on a appelé de façon extrêmement cynique la technique du barbecue. C'est-à-dire qu'on prend quelqu'un un gang adverse he membre d'un gang adverse, on le met dans le coffre d'une voiture, on met le feu à la voiture.
Voilà, euh il est arrêté et il est arrêté et en 2015, il est condamné à 10 ans de prison. il va sortir avant ces 10 ans de ces 10 années de prison en 2021 et il va ensuite s'exiler en en Algérie. J'aimerais savoir euh Bruno Pomard pour pour commencer, vous qui êtes un ancien du RA, comment ce type de de d'opération a été rendu possible ?
Et puis la première question que je me pose, c'est est-ce que le retour de coopération entre la France et l'Algérie est pour quelque chose ? Alors, on peut penser, vous avez raison puisque rappelons-nous que Laurent Nunis est parti en Algérie il y a quelques temps. Est-ce que c'est il y a une relation de cause à effet ?
On peut le penser, hein, parce que les relations se sont plutôt assouplies. Euh c'est un peu le comportement qu'à notre ministre intérieur par rapport au comportement qu'a eu Bruno Rotaillot auparavant. Donc est-ce que ça a une une incidence ?
On peut le penser effectivement, mais il y a surtout cette coopération qui est essentielle et on le voit encore une fois, la DZ mafia est en train d'être impacté considérablement depuis pas mal de temps avec évidemment le l'aide du ministère de l'intérieur et de tous les services. Je pense à la l'ex Junalco qui est devenu le Pnaco, le parquet national anticorruption organisé qui a euh qui a permis de mobiliser l'ensemble des services de l'État et de et de travailler de façon efficace pour aider le FAST, les services qui sont sur le terrain. Je pense à la BRI, à tous ces services qui travaillent du matin au soir et je pense que le résultat est est effectif et on le voit avec cette arrestation.
Guillaume B, est-ce qu'on est à peu près certain que ce MDI Laribi est le fondateur ou un des fondateurs de la DZ Mafia et est-ce qu'il en est toujours un des dirigeants aujourd'hui ? Alors, il est considéré comme étant l'un des premiers membres fondateurs de de cette organisation avant qu'elle ne s'étende au-delà de Marseille, au-delà des bouches du rô à toute une grande partie du du territoire aujourd'hui et qu'il prennent la fuite en en Algérie après sa condamnation dont on a parlé à l'instant et la peine de prison qu'il avait purgé pour cette alors il a pas purgé jusqu'au bout hein, il a il a bénéficié d'une libération anticipée puisque 2015 10 ans ça devait nous amener en 2025 et il sort en 2021. Oui, comme toutes les peines de prison qui sont rarement purgées en intégralité, il y a des remises de peine qui peuvent intervenir, il y a des libérations anticipées qui peuvent intervenir.
Donc ça c'est relativement classique. Mais enfin, on parle pas d'un voleur à l'étalage là, on parle de de quelqu'un qui qui est quand même très dangereux. Oui, mais ce sont les règles pénitentiaires qui s'appliquent à à au condamnés.
Euh sa fuite en Algérie, c'était sans doute une manière pour lui euh de poursuivre euh ses activités criminelles euh à l'abri euh de de la police et de la justice française. On a parlé tout à l'heure, Bruno Pomar le soulignait, l'intervention, le voyage de de Laurent Lunez euh en Algérie pour remettre de l'huile dans les rouages dans cette collaboration entre les deux pays. Il y a aussi eu le déplacement du garde des saut Gérald d'Armanin qui qui s'est rendu sur place au mois de mai également dans cette perspective parce que de l'autre côté de la Méditerranée, il y a une dizaine de de suspects importants qui franco-algériens qui sont visés par les autorités judiciaires dont ce fameux MDI Laribi.
Et d'ailleurs le garde des saut a a souligné ses félicités de cette arrestation ce matin. Il a réagi sur ses réseaux sociaux. Bon, est-ce que euh on peut espérer quelque chose de la collaboration avec l'Algérie ?
On rappelle une règle de base d'abord Guillaume qui est que l'Algérie n'expulse pas ses propres ressortissants. Oui, ça c'est la règle. Euh si ce n'est Mais ça se négocie ou pas ?
Ça peut faire l'objet de négociation. Il a la double nationalité mais euh c'est euh j'ai envie de dire c'est un double tranchant. C'est-à-dire que il a nationalité française et nationalité algérienne.
Donc si l'Algérie euh décide qu'elle ne va pas l'expulser et qu'elle souhaite le le juger sur son territoire, à ce moment-là, il faudra ce qu'on faire ce qu'on appelle une procédure de dénonciation, c'est-à-dire que la France transmet ses éléments, son dossier judiciaire à la justice algérienne pour que l'Algérie le juge sur son territoire. Ça c'est une possibilité. Donc il y a des négociations qui peuvent intervenir savoir de quel côté de la Méditerranée il sera finalement jugé.
Frédéric Saliba, journaliste spécialiste du narcotrafic hein. Je rappelle votre ouvrage Cartel Voyage au pays des Narcos aux éditions du du rocher. Euh est-ce que c'est un gros coup euh pour vous ?
Alors oui, dans un sens où TI est quand même un gros poisson. On en a beaucoup entendu parler dans l'actualité puisque la DZ Mafia a quand même changé un petit peu la la physionomie du crime organisé en tout cas sur le plan de de du recours à la violence mode de gestion de territoire et aussi dans le dans le fait de développer et Mily Laribi a participé donc à ce cette montée de gamme on peut dire de de dealers marseillais de point deal qui en fait à l'occasion d'un d'un développement du du narcotrafic ont commencé à gérer des tonnes des tonnes de hachich mais pas que aussi à diler donc de la cocaïne et ont profité de ce boom de la de la de la vente de cocaïne et qui a en effet donc transformé un gang local en une organisation beaucoup plus structurée à l'échelle donc de la de la France. Euh mais c'est pardon euh pardon de vous interrompre Frédéric, mais c'est ce qui est frappant euh aujourd'hui, c'est c'est la capacité de ce type d'organisation à à prospérer.
On est parti on est parti d'une organisation dans le 15e arrondissement de de Marseille et puis probablement dans le département des bouches du Rô. Alors, il y a des étapes intermédiaires, hein. Euh ceux qui connaissent Marseille voi où se trouve le 15e arrondissement, 15e 16e, c'est notamment les quartiers nord, c'est pour ça je me trompe pas.
Bon ensuite bah il y a l'agglomération de Marseille, les les bouches du rô, la région. Il y a eu des il y a eu des bras de fer, alors des bras de fer meurtrier, hein, à Grenoble. Il y a eu des morts quand même au cours des derniers mois des dernières années, Grenoble, Lyon et cetera et cetera.
On a affaire à une espèce d'armée, une armée de des ombres aujourd'hui là. Frédéric Saliba. Non.
Alors, je pense que l'expression est un peu exagérée. Non, justement alors on a alors je la retire. On a ce mythe un peu en France du d'une organisation criminelle structurée et qui aurait donc pyramidale et structuré.
C'est un réseau, c'est un réseau donc avec des têtes de réseau qui sont importantes et est une tête de réseau très importante dans son évolution et le fait qu'il se soit réfugié en fait en Algérie pour continuer en fait des des exportations en fait de à distance hein donc en France en faisait en effet un narcotraafiquant qui prenait un certain volume, qui avait pris un certain volume. Ce qu'il faut comprendre quand même, c'est que cette arrestation, elle arrive dans un cadre de de cission de querelle intestine à l'intérieur de la des mafia avec l'émergence donc de groupes qui revendiquent en fait de prendre la tête un petit peu de ces de ces réseaux et donc était dans une situation de fragilité. Alors je vous interrom une seconde Frédéric parce que ce que ce que vous dites fait réagir Bruno Pomard.
Oui oui non mais je je oui je partage tout à fait des a nouvelles génération comme le disent et et dans ce qui s'est passé à l'est ce qui s'est passé avec les youtubeurs et cetera, effectivement on peut s'interroger euh sur euh est-ce qu'il y aurait une influence ailleurs que la DG DZ mafia euh canal historique on peut l'appeler comme vous savez les au temps des Corsees. On peut se poser la question effectivement parce que la DZ Mafia canal historique a a un vrai business en place international qui leur rapporte beaucoup d'argent. On sait on dit qu'en France c'est entre 7 et 9 milliards.
C'est un nombre de alors c'est pas les sols. 7 et 9 milliards c'est c'est le volume d'affaires du trafic de drogue en France. Tout à fait.
Bon et tout ça ça fait vivre évidemment beaucoup de monde hein. On dit qu'il y a 200000 personnes. On a 20000 personnes en CDI enfin CDI on pense que ça pourrait être ça. 5000 qui seraient des des chefs de réseaux locaux et cetera.
Donc tout ça ça fait une véritable entreprise internationale qu'on a envie de faire vivre. Donc c'est pour ça que les donc il y aurait une nouvelle génération et on essaie de comprendre ce qui se passe en coulisse. Il y a un bah moi ce que je retiens là de ce que vous avez dit les uns et les autres, c'est que le retour de coopération avec l'Algérie, le fait qu'on se parle aujourd'hui avec les Algériens a joué un rôle de il y aurait une situation de de concurrence entre la nouvelle génération et les les les plus anciens.
Moi moi ce qui me ce qui m'inquiète un tout petit peu Guillaume Bier, c'est que je me dis on arrive à organiser le trafic de drogue y compris en prison. Alors, pourquoi ne pas le faire en l'Algérie qui est pas une prison ? Ah oui, mais depuis l'Algérie, depuis d'autres pays du golf, on sait qu'il y a des trafiquants de droit qui s'étaient réfugiés à Dubaï notamment où il a aussi fallu euh accélérer, renforcer la coopération judiciaire pour essayer de de procéder à des interpellations et des extraditions.
Euh donc ça ça a déjà été fait, mais ces luttes, elles sont euh propres au au trafic de drogue, surtout à cette échelle. La la DN mafia s considérée aujourd'hui comme la plus grosse organisation criminelle basée sur le trafic de drogue en France. Ça génère des profit colossaux en dizaines voire centaines de millions d'euros.
Ouais. Il y a effectivement par nature des luttes internes pour le pouvoir, pour le contrôle de cet argent, pour le contrôle du marché avec une organisation qui en plus élargit ses activités puisque'au départ c'était une mafia concentrée sur le trafic de drogue et qui aujourd'hui revendique des extorsions de fonds sur des personnalités telles qu'on l'a évoqué, mais aussi sur des petits commerçants. Enfin voilà.
Alors je je le précise à chaque fois mais je crois que c'est c'est important de le redire. Le le trafic de drogue, c'est un un marché de l'offre et de la demande. Il y a toujours de la demande.
Il y a des il y a des consommateurs. Alors, il y a des gens qui considèrent que c'est pas très grave d'acheter quelques grammes de ceci ou de cela. Et ce qu'il faut euh dire, c'est ce que vous venez de dire, c'est que ce trafic, l'argent de ce trafic alimente ensuite d'autres trafics, le trafic d'armes, le trafic d'êtres humains et cetera et euh contribue à la à la constitution de pôle criminel euh multiactivité, multiservice dans le dans le pays.
Ce qui fait que peut-être un jour ces positions là ne seront plus contestables par la par la société. On voit bien la on voit bien, je sais qu'on est on va avoir un petit débat là-dessus. Bon, je j'espère que vous avez raison et moi tort hein en substance mais quand quand je vois la quantité d'argent brassé par par ce type d'activité, je je me dis que ce sera compliqué à à renverser.
Euh oui, c'est une organisation qui s'installe, qui se labellise même. D'ailleurs, certains utilisent l'appellation des N mafia alors qu'ils n'en font pas partie pour essayer d'aller extorquer des petits commerçants par exemple, il débarquent dans un commerce et se prétendre membre de la DZ mafia, c'est une marque. Donc oui, c'est devenu un label. c'est devenu un label de par euh sa sa puissance sa puissance financière euh sa puissance criminelle euh par les règlements de compte armé qu'elle qu'elle organise.
Voilà, c'est un label, c'est une marque euh presque déposée qui fait peur et dont certains utilisent usurpent le nom, on pourrait dire. Bon, je je vous je vais vous donner la parole dans une petite seconde, mais bon euh pour alimenter votre point de vue euh Bruno, je voulais revenir sur l'opération Octopus, coup de filet au mois de mars. Alors, tout ceci euh une longue démarche.
C'est c'est la la construction d'une contre-attaque par les autorités. Le juge d'abord les juges considèrent ont considéré au mois de mars dernier qu'il fallait passer à une étape supérieure. Donc, mobiliser des moyens additionnels, les moyens de l'armée, de la gendarmerie et cetera.
Résultat, coup de filet, 26 personnes ont été arrêtées. Les juges d'instruction donc ont pris la mesure de la de la situation. Mais euh la crainte que j'ai, comme je vous l'indiquais, c'est le volume d'affaires.
Et je voulais qu'on réécoute ensemble ce que dit le président de la République à ce sujet. Le président de la République, Emmanuel Macron, il dit enfin moi je dis en tout cas la même chose que lui. Je dis que s'il y avait pas de demandeurs, s'il y avait pas de client, il y aurait pas de trafic.
Moi, je n'ai pas arrêté les messages de dire il faut aller taper aux porte-monnaaies de ceux qui en détiennent et des consommateurs parce que si on responsabilise pas les consommateur et je le dis solennellement ce soir, s'il y a pas de consommateur, il y a pas de trafiquant. Bon, ça me paraît de tomber sous le sens Bruno Pomard. Oui, ça tombe sous le sens quand on sait une société où où nombre de nos concitoyens ont des problèmes psychologiques de de de pas d'emploi, de problèmes personnels et cetera et qui s'en donnent malheureusement à la drogue comme certains se donnent d'ailleurs à la à la religion extrême.
Je pense à l'islamisme. Voyez un peu ça où ça peut comme Carl Marx vous vous pensez que la religion c'est l'opium du peuple. Oui, ça pourrait ça pourrait non mais ce que je crois réellement c'est que la France est capable de combattre ce sujet-là.
On l'a vu en Colombie d'ailleurs hein, vous savez Pablo Escobar, le narcoétat colombien euh Pablo Escobar a pris la main sur l'État à un moment donné quasiment et on a vu où ça a fini. En Italie, c'est la même chose. Je pense qu'on est capable encore une fois d'être d'être réactif et de de travailler là-dessus parce que l'État met du temps à réagir.
Pourquoi ? Parce que l'État c'est une grande machine. Vous en doutez bien, Laurent Nunes, le premier comme Gérald Armanen ont envie que les choses avancent vite mais on a affaire à un état avec des règles, des lois et cetera.
On voit bien d'ailleurs quand on veut faire voter une loi même sur la sécurité, sur la loi Ripost et cetera, on nous fout des centaines d'amendements et et malheureusement tout ça ça retarde le travail de nos opérateurs sur le terrain. Donc il ce travail est mené, on l'a vu avec le le Pnacour, le parquet national anticorruption organisé qui qui criminalité organisée pardon, qui fait un travail considérable, renforcement de l'opasse, renforcement d'OPJ, ben tout ça avance les les prisons d'autres sécurité, c'est une réponse réelle. On isole totalement ces types-là.
Alors que certains nous expliquent, maintenant les avocats nous disent bah, il faudrait leur donner un peu plus de nom. Il faut les enfermer totalement, pas leur permettre de de pouvoir Guillaume, ce qu'il faut souligner, c'est que cette opération Octopus dans laquelle un mandat d'arrêt international a été délivré contre Medil Hariby, c'est une opération, c'est une enquête sur l'aspect blanchiment sur c'est un travail d'enquête sur l'argent de la DZ mafia, pas directement sur le trafic de drogue. C'est par cet aspect-là que les magistrats de Marseille et les gendarmes ont décidé de de d'attaquer l'organisation.
Avec ce coup de filet, 900 gendarmes avaient été mobilisés, une quarantaine d'interpellations menées euh à cette époque et 26 personnes mise en examen. Côté fiscal comme rappelons-nous El Capon bien sûr les assassinats d'Capon. Bon rien mais la fiscalité bou on non mais c'est toujours la fiscalité le le comptable c'est un et c'est pour ça que c'est important de réunir l'ensemble des des services pour être beaucoup plus efficace.
Juste en quelques secondes Frédéric Saliba pour pour conclure refermer cette cette page. Est-ce que on a toutes les raisons ? Moi, j'ai plutôt envie de donner de bonnes nouvelles, hein.
J'ai pas envie de donner de mauvaises nouvelles et puis comment dire de constater l'échec ? Non. Est-ce que vous pensez que nous avançons favorablement la France hein dans la lutte contre le trafic de drogue ?
Alors oui, soit restons optimiste. Oui, en effet, il y a une prise de conscience du côté du gouvernement et il y a des outils qui se mettent en place et vous vous l'avez tout à fait euh euh Bruno Pomar la la l'a signalé. Euh il y a ce parquet, il y a ces quartiers de haute sécurité, enfin bref, le le gouvernement bouge.
Cela dit, est-ce que ça suffira ? dire que quand on voit l'explosion en fait du du narcotrafic évidemment des arrestations comme cell de de Laribi ou d'autres évidemment sont importantes et sont nécessaires parce que dès qu'on on baisse la garde évidemment il y a une infiltration et le crime organisé augmente. Cela dit, ne nous leurons pas.
Euh la France est un énorme consommateur de drogue. La DZ Mafia n'est pas la seule organisation en France. Elle a donc comme je le disais un réseau qui est en train de se structurer, qu'il faut combattre mais il ne faut pas combattre que la DZ mafia.
Il y a d'autres organisations encore plus importantes notamment les mafias italiennes qui font déverser des tonnes de cocaïne sur le territoire français. Bon aujourd'hui, on évoque on évoque la DZ mafia aujourd'hui parce qu'on a cette information. Merci beaucoup Frédéric Saliba.
Je renvoie à nouveau à votre ouvrage pour ceux qui s'y intéressent cartel voyage au pays des Narcos c'est pardon je dis des excellence en bouquin excellent bouquin dit un connaisseur Bruno Bruno Pomard donc c aux éditions du du rocher ces chiffres hein aussi toujours se rappeler de la taille du marché essayer de faire des comparaisons on échangeait tout à l'heure un peu avant l'antenne Bruno hein on se disait entre 7 et 10 milliards d'euros chaque année c'est plus que le marché des lunettes le marché de l'optique en France qui qui a un marché déjà très très sérieux et puis à l'échelle du monde selon l'université McGill au au Canada c'est 300 milliards de dollars. Je sais pas si vous rendez compte de ce que ça représente. C'est une c'est une véritable industrie et donc il faut reculer devant aucun moyen.
Alors faut rester dans le cadre des procédures républicaines bien sûr mais aucun moyen pour lutter contre le trafic de drogue. Trafic de drogue c'est des de la production, c'est des régions émétrices, c'est de la logistique, c'est du dégroupage, c'est de la consommation locale. Le dégroupage, c'est ce qu'on a aujourd'hui dans les dans les quartiers, la revente notamment et donc ça suppose effectivement un un effort considérable.
Merci Guillaume Billet, journaliste police justice TFA LCI. Merci Bruno Poomard et à nouveau Frédéric Séba. Deuxème grand sujet de l'actualité aujourd'hui l'Ukraine 8300 bombes planantes au mois de juillet sur Kiev.
Des bombes russes, c'est un véritable record. Nous allons évoquer la situation sur place. la ville de Kiev, les Ukrainiens qui ne se défendent plus, qui ont du mal à se défendre aujourd'hui contre ces attaques massives de missiles euh qui viennent de la de la Russie.
Pourquoi ? Bah parce qu'il manque des armes pour se défendre. Il manque des contreunitions si vous voulez aujourd'hui.
Guillaume Tac est actuellement à Kiev. Guillaume, comment est perçue la situation aujourd'hui dans la ville ? une ville qui est bah sous le feu permanent de l'artillerus.
Oui, comme vous pouvez imaginer, la situation évidemment est très difficile pour la population civile de la capitale ukrainienne. On a encore une nuit de bombardement très intense. C'est 24 missiles balistiques qui ont été tirés plus quatre missiles de type decon, donc des missiles hypersoniques et et selon les autorités ukrainiennes, pas un seul n'aurait été intercepté.
Alors, la population malheureusement est forcée de de s'adapter en conséquence. Il faut savoir qu'il y a euh environ une semaine, lors d'une des attaques précédentes, c'était plus de 50000 personnes ici à Kev qui avaient trouvé refuge dans les stations de métro, sans compter évidemment les abris plus de de fortune, les caves ou autres. Et et ce cette nouvelle attaque malheureusement euh illustre encore une fois la pénurie désormais critique de missiles pour les les batteries patriotes qui sont véritablement le seul moyen dont dispose l'Ukraine pour arrêter les missiles balistiques russes.
Donc si rien n n'est fait et si aucune solution n'est trouvée pour résoudre ce problème, il y a fort à parier que malheureusement le bilan humain s'alourdit en conséquence dans les semaines à venir. Merci. Merci beaucoup Guillaume.
Nous avons des images en direct. D'ailleurs, les les frappes russes la nuit dernière sur l'Ukraine, sur Kiev notamment, laisse des traces. Vous voyez ?
Alors euh les Russes tirent un peu à l'aveuglette, hein. Ça tombe parfois sur des habitations, parfois au milieu des rues et puis quelquefois là, comme on l'a à l'image sur des entrepôts euh et l'Ukraine effectivement n'a plus les moyens de se défendre aujourd'hui parce qu'il manque euh les contemesures. Hélène Bonet est avec nous, journaliste du service international LCI TF1.
Cyril Géliipter, vous êtes historien. Merci d'être avec nous. Spécialiste des questions du renseignement et puis François Chauvancy, mon général.
Bonjour Pascal. Bonjour cher François. Heureux de vous accueillir tous les trois.
De quel type de munition parlons-nous là quand on évoque ces euh contre-mesure qui manquerait à l'Ukraine ? Essentiellement des missiles antiaériens antibalistiques en particulier. C'est-à-dire que les drones sont pris en considération par les forces ukrainiennes, donc à destruction de l'ensemble des drones.
Mais les missiles qui vont à plusieurs fois la vitesse du son avec une précision quand même relativement importante passe à travers je dirait la couverture anti-aérienne ukrainienne qui s'appuie sur deux grands types d'armement. D'abord les systèmes patriotes, il y en a 10 aujourd'hui en disposés sur le territoire ukrainien et les deux systèmes SMTP SATP qui sont les services les systèmes antiaériens franco-italiens et qui ont été aussi livrés au aux Ukrainiens. Alors maintenant, pourquoi l'Ukraine est en rupture de stock ?
Parce qu'on ne lui en livre plus. Est-ce que d'abord est-ce que l'Ukraine en produit ? L'Ukraine n'en produit pas.
Elle voudrait bien, elle a demandé au président Trump que ça soit possible de fabriquer sous licence, de produire sous licence ce type de missile. Euh alors, Trump a dit "Oui, on va voir ça avec nos industriels." Mais la réponse il y a 2 tr jours, c'est non, on le fera pas parce que il y a aussi des secrets industriels en type d'armement et n'oublions pas quand même que les États-Unis ont le monopole aujourd'hui sur ce type d'armes et que c'est un moyen de pression euh important parce que ce sont les armes livrées également à Israël sont les mêmes, hein.
Voilà. Et et on peut dire aussi que toutes ces ces missiles patriotes qui assurent cette couverture antiérienne contre des missiles balistiques sert aussi dans le golfe. Il y a pas qu'avec Israël.
Donc et la production annuelle je dirais aujourd'hui al en 2015 la production annuelle de missile patriote c'était en gros 270 par an. En 2025, on est passé pour les États-Unis, hein, tout compris, hein, aux États-Unis, on est passé à 650 et là, depuis depuis 3 4 jours, un nouveau contrat vient d'être signé avec les industriels euh de 58 milliards d'euros 58 milliards d'euros pour arriver d'ici 6 ans à en produire 2000 par an. Voilà où on en est aujourd'hui.
Donc quand on voit la consommation actuelle américaine dans le golf mais ou finalement ukrainienne en Ukraine, pour tirer un missile balistique avec un un missile patriote, a priori on dit qu'c le système en place, il faut deux missiles euh antimiss enfin deux antimissiles pour un missile. Quand vous en tir 28 comme ça a été le cas dans les chiffres annoncés pour cette nuit, ça veut dire qu'il y a au moins 56 qui sont partis sils avaient été là. Donc vous voyez bien qu'il y a une attrition complète de des capacités.
Alors, dernier point, euh l'Allemagne fabrique sous licence euh un modèle de missile patriote. Le type, je dirais c'est le pack 2. Voilà.
Euh mais c'est pareil, ça ne sera pas en production réelle avant 2027-202 aussi euh pour approvisionner les différentes systèmes patriotes. Conclusion Hélène Bonet, la nuit dernière 17 morts, le bilan a peut-être d'ailleurs évolué hein, c'est 17 morts, des dizaines de de blessés. Alors, sur le plan politique, ça doit être très compliqué pour Vladimir Zelenski d'accepter l'idée que au fond, le territoire ukrainien est complètement ouvert aujourd'hui euh et que c'est une espèce de loterie.
Vous couchez le soir, vous savez pas exactement si vous réerez le lendemain matin, vous et vos enfants. Oui, mais je lisais alors parmi les commentaires qu'on pouvait voir hier soir sur internet, il y avait "Mais que fait Zelenski Il y avait il y avait aussi ce type de commentaire là, même si je pense que les Ukrainiens globalement comprennent où est le problème et que il va pas se résoudre du jour au lendemain. Mais oui, ça ça pose un problème, ça va poser de plus en plus un problème parce que là, on est en plein été, il y a déjà des morts, des blessés et on voit qu'il il y a plus d'interception.
Imaginez cet hiver quand ces missiles vont s'abattre sur le système énergétique ukrainien. Euh on a déjà vu que l'hiver dernier, il faisait extrêmement froid, que ça avait été très dur, il y avait des évacuations. C'est Je sais pas si c'est vous qui aviez témoigné à l'époque, mais bon, en tout cas des journalistes du service international, ils faisaient 3 ou 4 degrés.
Oui. Oui. 3 ou 4 degrés dans les logements.
Il y il y avait plus de les les gens dormaient avec des couvertures ne des parcas. Oui. Oui.
Oui. C'est il y avait des points aussi de des euh je ne sais plus comment ils appelaient ça, des points de rassemblement où il y avait quelques générateurs pour essayer de réchauffer les gens. Mais mais beaucoup de gens avaient évacué Kiev notamment.
Donc ça ça pose problème. Et sur la question des des intercepteurs qui manquent, l'un des objectifs de l'Ukraine, c'est de pouvoir se construire un système antibalistique ukrainien avec l'aide des Européens. Donc il y a une coalition qui a été lancée officiellement il y a 2 semaines avec des Européens, donc des pays et des entreprises pour essayer à partir de ce que possède déjà l'Ukraine et bien d'ajouter les systèmes de radar de guidage nécessaire pour que ce projet puisse naître au plus tôt l'année prochaine.
Donc vous voyez qu'on y est pas. Chiter Oui, il faut alors je crois comprendre j'avais une autre question mais je vous laisse répondre. comprendre que les Russes enfin c'est ce qu'ils affirment, auraient aussi ciblé non seulement le secteur énergétique ukrainien cette nuit, mais aussi on en parle moins le système hydraulique, donc l'eau.
Donc ce qui alors on s'attaque dans une guerre, on s'attaque aux commodités. les les les commodités, c'est euh ce dont euh la société a besoin pour vivre, c'est l'eau, le gaz, l'électricité, c'est tout ça. Surtout que si vous tapez sur l'électricité, donc vous mettez à mal l'industrie.
Bien sûr, c'est aussi euh c'est euh c'est non seulement le chauffage pour les habitants, mais c'est aussi euh l'aspect économique. C'est la capacité de production de l'industrie ukrainienne qui s'est beaucoup développée d'ailleurs pendant cette cette période de guerre. Mais la la question que je voulais vous poser comme comme historien, c'est en en puisant dans vos dans vos souvenirs d'études euh peut-on Non mais peut-on peut-on durablement accepter ?
Peut-on être témoins passif pendant longtemps d'une situation dans laquelle au fond vous avez un pays aujourd'hui qui est totalement à la mercie d'un d'un autre et qui plus d'un pays qui est plutôt agresseur ? Alors, je vais être un peu cynique. Je vous dirais que c'est toujours une question d'intérêt.
C'est-à-dire que vous allez avoir des conflits, c'est à l'autre bout du monde, on en parle pas, on nintervient pas. Exemple type quand vous aviez le Darfour. Autre exemple, vous avez une guerre civile, c'est en Birmanie.
Alors, je crois que c'est le Myanmar, la presse française n'en parle pratiquement pas. Mais l'Ukraine, c'est déjà plus frontalier de nous. Donc évidemment, ça ne laisse pas un un différent problème.
Un euh euh aussi bien Hélène que Girin le Chauvancy l'ont rappelé euh les problèmes de livraison de matériel. Euh de les questions de coût, je vous donne un exemple très simple. Je revoyais un rapport du congrès recherche service.
C'est le le service d'analyse du congrès américain qui citait les chiffres suivants pour une seule batterie de tade avec 192 intercepteurs, le coût c'est 2,60. Ce serait ce serait 2,73 milliards de dollars. Oui, c'est considérable.
Voilà. Et pour l'entretien annuel d'une seule batterie, une nouvelle fois 32,5 millions de dollars. Je crois que alors je parle ici sous le contrôle du général Chuvany et d'Hélène.
Euh je crois que le budget américain est augmenté de 60 ou 80 milliards pour la défense. Ça ouis. Alors le président américain a fait voter c'est ça demandé a demandé en tout cas ou il a demandé 60 milliards de crédits supplémentaires au Congrès.
Bah pour Oui. pour financer sa guerre à lui. C'est plutôt la guerre du du golf.
Ça impliquera, si jamais hypothèse les américains veulent fournir plus d'équipements, cela impliquera une nouvelle rallonge budgétaire forcément. Est-ce que Mais est-ce que est-ce que sur le sur le plan de la diplomatie, alors la diplomatie est corrélée à l'industrie, c'est ce que vous nous avez dit là général souven, il y a la capacité de production, il y a d'abord he la volonté qu'on peut avoir de donner un coup de main à un camp contre l'autre pour éviter euh j'imagine que y compris pour les États-Unis, une victoire trop facile de la Russie aurait des conséquences et des conséquences négatives. Mais donc il y a des limites politiques, il y a des limites industrielles.
Comment aujourd'hui aider Kief à se défendre ? C'est difficile à dire parce que ça fait quand même 5 ans qu'ils sont aidés et qu'ils tiennent d'abord. D'abord ils tiennent par eux-mêmes quand mme pas l'oublier et que maintenant il y a effectivement N'oubliez pas les 90 milliards d'euros attribués question 60 pour le m il faut qu'on accepte chaque jour pour ça il faut qu'on accepte chaque jour à la télévision là de faire un décompte macabre.
Vous avez 20 30 40 50 personnes. Vous avez une famille qui a été fauchée. Vous avez une école qui a été touchée des gosses qui sont à l'hôpital et cetera.
Il faut qu'on accepte ça. Je vais peut-être pas vous répondre la manière dont que vous attendez. En temps de guerre, on peut dire ce que l'on veut.
Les civils ne sont pas à l'abri. Seul problème, c'est que en Europe, en Occident, depuis des dizaines d'années, c'est le discours que l'on tient. Pas de mort civile pendant une guerre. il n'y a que des militaires qui peuvent mourir.
Ce que nous a appris la guerre en Russie euh parce queon l'a vu que c'était pas vrai et nous nous savons que c'est pas vrai. Mais dans le discours occidental, je dirais presque des droits de l'homme de dire ce n'est pas possible parce que les textes interdisent des civils. On parlera surtout d'ailleurs du de ce monsieur qui a été poursuivi par un drone hein.
Exactement le la caractéristique c'est il faut on se voit on s'est voilé la fête pendant une dizaine d'années en disant on s'apprit d'ailleurs le droit international ben le droit international sans la force n'est rien c'est une réalité comme on n pas fait le choix d'être fort et ben on devient faible dans l'application des principes qu'on a pas arrêté de mettre en avant en croyant que ces principes allaient arrêter la guerre mais quand vous avez un état qui estime qu'il est nécessaire pour lui de faire la guerre qui trouve ça légitime même si c'est illégal et ben il fait la guerre c'est ce qu'on voit depuis maintenant 5 an que ce soit d'ailleurs aussi bien la Russie que les États-Unis et qui disent il le faisait un petit peu avant quand même he si on estime qu'on doit on est légitime pour le faire on le fait et quel que soit finalement le coût même s'il y a une certaine du côté occidental on a une tendance à faire attention quand même aux pertes civiles ce n'est pas une finalité ne l'oublions jamais Cyril Gélippter je comme nous le disait un jour un intervenant lors d'une conférence en petit comité compté grosso modo je ne sais plus ce qu'il disait un mois et demi 2 mois c'est le temps qu'il faut pour s'adapter face aux nouvelles capacités adverses bon donc je suppose que l'Ukraine va se être justement se se dire bon nous n'avons pas l'état, nous n'avons pas les patriotes, comment on fait ? Il faut créer nos propres systèmes pour essayer de les intercepter. Donc là, ça va être le travail par exemple d'entreprise du type prom FirePoint qui sert en fait pour moi de cash sexe aux relations avec les pays occidentaux parce qu'ils sont très liés à une société qui qui a une coquille vide qui s'appelle Milanon.
J'ai eu à travailler dessus. Ils utilisent des équipements qui sont étrangers. Euh, ils ont acheté auprès des Tècs.
Je là, ce que je vous dis, c'est uniquement en cherchant dans les Alors, ce que vous me dites, c'est que la la l'Ukraine va trouver les les solutions qu' a il y a un écosystème industriel aujourd'hui. L'Ukraine va trouver les solutions. Alors, je sais pas si elle va trouver mais il est certains qui vont chercher parce que ils n'ont pas le choix.
C'est une question de de vie ou de mort de survie. H donc y compris en utilisant les industriels occidentaux euh pour leur venir en aide. Bon euh moi c'est que je vois.
Alors je je vais vous emmener à Kramatorque cette fois-ci vous allez voir que la défense parfois c'est beaucoup de technologie mais la la défense d'un territoire ça peut être aussi des choses un peu simples, peut-être un peu triviales pour un pour un militaire. Marion Cotonov, notre envoyé spécial se trouve sur place. Donc Cramatorx, c'est une ville qui est passée de 150000 à 50000 habitants en en quelques mois.
Et c'est une ville qui est protégée aujourd'hui par quoi ? Ben, je vous le donne en 1000 par défilet. Reportage Marianne Cotonov et son équipe.
Des dizaines de kilomètres de route entre Carif et Cramatorsque sous des filets antidrones. Sur le bas côté, des voitures calcinées, des maisons et des bâtiments en ruine. Cette route est devenue tellement dangereuse qu'onattache plus nos ceintures de sécurité pour pouvoir sortir de la voiture très vite au cas où il y aurait un drone.
Nous avons pu le vérifier avec ce drone intercepté à seulement quelques mètres de nous. Ces attaques de drone, Kramatorsk les subit depuis longtemps, mais la situation empire. La majorité de la ville se trouve maintenant et bien sous ces filets de protection.
Quand nous étions venus il y a 1 an et bien tout ça n'existait pas. Olena a ouvert son salon de thé il y a 1 an après avoir fui Constantinevska. La présence des filets ne la rassure pas vraiment.
Les drones FPV explosent, trou les filets et passent. Natalia vient de revenir après 3 mois d'absence. Elle découvre sa ville sous filet.
Je les prends en photo comme ça si je pars ailleurs, j'aurai un souvenir. Je pourrais montrer aux gens ce que la Russie nous fait. Avant 2022, Kramatorsk comptait 150000 habitants.
Aujourd'hui, ils sont 50000. Vitalie lui a décidé de rester. Je suis né ici, j'ai grandi ici et je vis ici.
Survivre est le mot exact. Alors, la particularité la particularité chère Hélène Bonet de ces filets, c'est que ils sont français. Vous vous montriez une photo.
Le président Zelinski. Oui. Avec un je pense doudoune sans manche.
Un anorac sans manche. Voilà. avec marqué dessus.
Tout commence en Finister. Pourquoi ? Parce que parmi les donc les Ukrainiens récupèrent énormément de matériel.
Il y a pas que la France mais en France notamment, il y a les pêcheurs bretons qui ont fait parvenir près de 280 km de filets de pêche pêche usager à l'Ukraine pour justement qu'il puisse installer ces filets et se protéger des drones. Donc en fait, vous voyez, c'est c'est aussi le le système d la la résilience ukrainienne de réussir à récupérer et recycler ce matériel pour s'en servir de protection. François Chauvancim en général en ça marche pour les les drones mais pas beaucoup plus.
Enfin est-ce que ça d'abord est-ce que c'est une bonne idée en temps de guerre ? Il faut être capable de s'adapter on meurt. Euh donc euh Oui.
Bah oui, c'est voilà, c'est la survie et je pense que euh je dirais que la capacité d'innover que nous comme nous ont montré les Ukrainiens depuis le début de cette guerre, elle est réelle. C'est l'adaptation pour survivre. Et là, ils ont trouvé une solution qui est forcément qui pourrait faire sourire mais qui mé ne fait pas sourire du tout parce que d'abord euh c'est très rudimentaire.
Ben, il y a pas besoin de faire de la haute technologie pour ça parce qu'on voit bien que la haute technologie a quelques difficultés pour finalement euh supprimer toute la menace drone. En revanche, ces filets permettent d'une part de sécuriser des voies routières, euh de faire exposer les petits drones euh qui pourraient frapper ces véhicules et je pense aussi ça contribue à une forme de sur deux points au profit de la population. Un, ça sécurise quand même des voies d'accès mais aussi ça montre aux Ukrainiens qu'ils sont capables de faire face et finalement de pouvoir pas vivre normalement mais de dire bon oui il y a des drones oui on a on a su répondre même si c'est pas parfait et je pense ça fait partie aussi je dirais du de du renforcement psychologique des Ukrainens des régions concernées.
Bien retenez ceci les filets que vous voyez là ces filets qui protègent la ville de Cramators. des drones, des petits drones viennent pour partie. Euh Hélè du du du finistère, ce sont des pêcheurs hein qui les utilisent et donc bah ils trouvent une deuxième vie.
Ils ont une deuxième vie pour protéger des vies humaines. La guerre c'est aussi l'ensemble des forces russes aujourd'hui. Alors nous avons des chiffres assez précis sur l'engagement de la Russie.
Regardez par exemple le nombre de soldats russes qui se trouvent en Ukraine. Alors vous avez deux catégories. Vous avez en bas en bas de ce de ce de ce graphique, vous avez un trait en rouge, en rose et puis un autre en en jaune.
Donc vous avez d'un côté des soldats qui sont des soldats contractuels. Alors je vais vous donner quelques éléments. Vous avez vu que leur leur nombre a beaucoup augmenté.
Vous allez comprendre pourquoi ces soldats contractuels sont payés environ 1800 € par mois. L'équivalent de 1800 € par mois. Ce qui représente un un salaire élevé en en Russie.
En en revanche en jaune, voyez sur cette courbe le nombre de mobilisés bah la mobilisation c'est la conscription. Non, non, parce qu'il n'y a pas de consret en Ukraine, il y a que des volontaires. Alors là, on parle des Russes mais effectivement, il peut y avoir malgré tout des gens qui sont mobilisés.
Alors, donc quel est quel est le euh le sens profond de ce mot ? Je ne suis pas capable de le de le dire. 1200 soldats qui eux sont payés 170 € par mois.
Ce qui fait que c'est le chiffre du haut. Euh les forces totales ont augmenté mais François Chauvan, si la Russie perd chaque année, retenez ceci aussi, c'est déterminant, la moitié de ces troupes d'actifs engagé sur le terrain. Oui.
Alors moi, je suis très dubitatif sur tous les chiffres annoncés parce qu'ils ne sont pas annoncés d'abord par les Russes, ils sont annoncés par les Ukrainiens, sont annoncés par les Américains. Quand on me dit 30000 morts par mois sur le terrain, 1000 par jour. Oui, ça fait quand même pas mal, hein.
Je je demande même comment une armée pourrait fonctionner avec de telles pertes, voyez. François peut-être mort, blessé ou disparu. Ça peut être les trois.
Peut-être qu'on va parler de 1000 victimes par jour, non ? Oui. Alors, c'est alors je reviens sur les chiffres.
Les chiffres, personne n'est capable de les confirmer, sauf en les affirmant. C'est ce qu'on entend depuis des semaines. Il y a 300 par mois qui meurent.
Et n'oubliez pas aussi une ce que disait le Sirski, l'ancien chef d'étatmajor ukrainien. Mon objectif tuer plus que ceux qui sont recrutés tous les mois. Ça, on avait des chiffres sur le recrutement mensuel.
Je pense ils sont peut-être fiables du côté russe, on disait qu'il y avait 300 hommes recrutés par mois pour aller en Ukraine. Maintenant, les pertes, c'est un autre sujet. Euh, d'abord euh le jour où on me donnera aussi les pertes ukrainiennes pour comparer.
Euh ça permettra de mieux voir le rapport de force. Ça n'enlève rien au fait que le bilan comptable russe est probablement lourd. Ah, il est lourd.
Il est lourd. Il y avait l'année dernière, on en était d'après des chiffres un peu plus officieux à en gros entre 130000 et 150000 tués. euh russe contre environ 70000 60000 70000 Ukrainiens toujours sous réserve hein c'est des bon là on avait un chiffre qui était à peu près je dirais vérifié notamment par des ONG notamment du côté russe qui avaient analysé les notices nécrologiques et qui permettent d'avoir quelque chose d'à peu près approchant non pas la vérité mais un peu plus objectif le reste on est dans des chiffres propagand quelle quelle armée pourrait tenir avec 30000 morts ou blessé ou disparu par mois c'est ça fait 360 600 par an et sur sur 4 ans vous êtes à 1 million et quelqu François j'ai envie de vous renvoyer à vos livres d'histoire combien de soldats russe tué pendant la deuxème guerre mondiale non mais la question n'est pas là parce que on a les chiffres là nous sommes en temps de guerre nous sommes en temps de guerreù on annonce des chiffres d'un côté pour dire que l'autre n'y arrivera pas hein je ne dis pas qu'on va y arriver je dis simplement moi les chiffres aujourd'hui moi je vois sur le terrain vous prenez la carte d'WISW vous voyez bien que les combats ont bien lieux SW vous avez la bataille de caniska à 35 km de Cramator dont on vient de parler où les Russes avancent petit à petit mais ils sont toujours là ils sont toujours en train de combattre comme dans d'autres points de sur la ligne de front même si c'est une ligne de front qui n'est pas qui ne bouge pas beaucoup mais là vous avez un vrai combat pour la dernière forteresse ukrainienne.
On va nous faire aussi après Bmou, on va parler aussi Adviska les dizaines de milliers de morts. Voilà, la question est quel est le résultat final qu'il y ait un problème sans doute de recrutement au bout d'un moment au bout de 4 et demi de guerre en Russie. C'est évident c'est évident.
Et on parle de la mobilisation et comme on parlait de mobiliser tout le ch mobilisé me surprend énormément. D'abord, il y a une mobilisation qui a eu lieu. Quand vous avez sorti les chiffres, je dirais, du paiement mensuel de la solde.
En fait, c'est sans doute parce que ces personnes-là sont occupées ou mobilisé en Russie et pas en Ukraine. Peut-être d'ailleurs dans les quatre blesses occupés en Ukraine parce que c'est considéré comme territoire russe. Peut-être qu'il serait employé là sous réserve.
Et je crois que voilà, il faut être très très pr je je voulais qu'on fasse un point là-dessus. Le les sources c'est les sources que des chiffres que je vous donne, c'est le grand continent. hent une publication relativement sérieuse.
Bon voilà, vous êtes abonnés, on est tous abonnés. Tous ceux qui s'intéressent à l'actualité internationale sont abonnés au grand continent. C'est c'est quand même des sources très sérieuses.
Il y a des éléments très très documentés mais effectivement en période de guerre, c'est un peu ce que je retiens de votre intervention, il faut se se méfier des échos et des contrechos. D'ailleurs, il y a quelques jours, Volodimir Zenski a donné un chiffre sur les pertes russes, mais en tout en précisant qu'il voulait pas donner de chiffres sur les pertes ukrainiennes, justement pour pas donner d'indication à l'ennemi sur en était l'armée ukrainienne et dans sa capacité aussi de de régénération. Je voulais je voulais simplement qu'on dise deux mots.
Euh vous pouvez d'ailleurs vous exprimer sur le sujet des ingérences russes en France. Une espèce de prolongement quand même du des échanges que nous nous avons autour de de cette table. Ce fameux groupe Storm 15 16 qui est évoqué très régulièrement qui l'a été d'ailleurs ce matin par Raphaël Gluxman qui était l'invité de nos confrères de RTL.
Pourquoi Gluxman ? parce que c'est une des cibles de ce groupe des influenceurs russes et pas le seul hein. Édouard Philippe a été également montré du doigt.
Il y a tout un tas de vidéos vraies et fausses qui circulent et votre votre réflexion cher François m'amène à en faire une autre. Il faut être très vigilant quand on est en période de guerre. Alors nous on n'est pas confronté directement à la logique des morts hein.
On n pas chaque jour à faire le décompte macabre des morts comme c'est le cas en Ukraine. En revanche, il faut être vigilant sur les informations, y compris les informations de caractère politique économique qui circulent aujourd'hui. Je vous rappelle que les réseaux sociaux fonctionnent en l'absence de modération. vous regardez TikTok euh s' a de l'autre côté quelqu'un qui a envie de vous tromper, on peut pas l'en empêcher.
Enfin en tout cas, il y a pas de réglementation de régulation aujourd'hui comme elle s'impose aux médias d'ailleurs que nous sommes qui imposerait à TikTok de filtrer, de vérifier les informations qui sont diffusées. Donc nous sommes parfois un peu naïfs, un peu crédules, en tout cas directement exposés. Et donc Cyril Gitterre, la réflexion que je me fais c'est euh en temps de guerre, quoi qu'il arrive euh méfiance, méfiance, méfiance.
Mais en tant de paix aussi, c'est-à-dire, on est bien d'accord, vous savez le Non, mais vous allez nous ruiner le moral. Allez, allez. Ouais.
Euh vous savez, je vous donne un exemple très bête, mais par exemple le comme le raconta un ancien de la DGSE dans un ouvrage euh quand l'Afghanistan a été contrôlé par les Taliban jusqu'à 2001, une des informations des informations qui circulaient, c'était les talibans je crois coupe les mains des petites filles qui mettent du vernis et lui-même de dire bah j'avais grâce à mes sources, j'avais identifié que c'était de l'intox qui venait des services iraniens. Voilà donc c'est pas la désinvention méfier. Vous vous avez vous avez cet exemple effectivement oui, je le connaissais pas.
Vous nous apprenez quelque chose. On passe précisément à l'autre sujet international du jour, l'Iran. Écoutez ce que dit Donald Trump.
Alors, il faut l'écouter chaque jour. C'est un peu comme une sorte de modulo. C'est une symphonie, ça change parfois les grro vivassau.
Enfin, tous ces éléments. Écoutez ce que dit Donald Trump, mais on a peut-être de bonnes nouvelles à vous annoncer sur le front iranien. Peut-être que le D3 d'Ormous ouvrira sous 24 heures, chers amis.
Le D3 d'Ormous va être rouvert très bientôt, sinon ils vont en prendre plein la figure et là le D3 sera rouvert. On va lancer une attaque d'une ampleur considérable, la plus grande depuis la Seconde Guerre mondiale. J'accueille Chirly Sidbon, journaliste à France 24.
Bonjour, merci d'être avec nous. Et donc au au même au même moment donc euh que Donald Trump affirme que le D3 va rouvrir très bientôt, il y a un autre euh son de cloche, en tout cas un autre écho euh côté euh américain dont il faut tenir compte peut-être c'est euh la prudence de son de son entourage notamment de son ministre de l'économie et des finances. Écouté des progrès ont été réalisés dans ces pourpler mais aucun accord définitif n'a été conclu.
Nous espérons que cela se fera très prochainement. Nous sommes en discussion avec les Iraniens et je pense qu'il y a une chance que nous parvenions aujourd'hui ou demain à un accord. Bon voilà, il y a les deux.
Il y a l'argent euh d'un côté le ministère et finances et puis la diplomatie. Euh est-ce que est-ce que cette idée chéri bon d'une ouverture sous 24 heures alors de principes ouverture de principes vous paraît sérieuse ? Alors, il y a il y a des discussions qui sont réelles puisque euh Oman et les négociateurs iraniens disent voilà se parlent activement et disent qu'ils avancent euh vers une une entente notamment sur les routes de passage, sur les conditions mais 24 heures en effet pour la réouver. on peut prendre une un accord de principe sous 24 heures puis ensuite il y a effectivement et on va l'évoquer tout à l'heure là cette espèce de rétro planning de 60 jours parce qu'il y a des étapes diverses he il faut déminer créer des canaux des voies de circulation et donc tout ça va va prendre beaucoup de temps.
Enfin, on est chaque jour, on commente les déclarations de de Donald Trump, on s'en étonne parfois, quelquefois on s'en amuse aussi. Est-ce que là, en particulier, on peut considérer qu'il y a des discussions qui sont sérieuses ? Oui, pas avec Washington, mais mais Washington est totalement absent.
Ils sont sans doute derrière. C'est une façon d'éviter le blocage qui semble toujours là entre les positions et les lignes rouges des Américains et les lignes rouges des des gardiens de la révolution et de tous les négociateurs du côté iranien. Pour éviter ce blocage, pour essayer de trouver une porte de sortie, les Américains, les Iraniens, les médiatrices, tout le monde essaie de trouver une autre voie et peut-être que cette voix est trouvée.
En tout cas, il tente peut-être de pouvoir réouvrir ce passage sans que les Américains puissent donner leur véau puisque ne sont pas impliqués directement. Donc, ils font pas de concession puisqu'ils ne sont pas directement impliqués. Mais ça permet d'avancer.
Peut-être qu'une une fois qu'on les deux parties auront trouvé les vois et moyens d'un d'un accord, on peut s'imaginer qu'il y a derrière possiblement un phénomène d'entraînement. Non, tout à fait. C'est difficile quand quand vous avez deux parties parce que là, pardon, c'est la géographie qui fait le la diplomatie et l'histoire lirant d'un côté au nom de de l'autre.
Si si les deux parties se mettent d'accord pour gérer leur proximité, les Américains auront du mal à détricoter qui que ce soit d'ailleurs aura du mal à détricoter un accord de cette nature. Non François ? Alors moi, bon alors je sais qu'on parle surtout la proposition la dernière au nord les Iraniens pour partir du golf au sud pour revenir dans le golf.
Ça veut dire que Oman et Iran et l'Iran se mettent d'accord pour mettre sous contrôle le détroit d'Ormous pour le bénéfice des deux États. Oublions d'abord un petit détail, c'est qu'entre les deux zones territoriales de part et d'autre, il y a une zone internationale sur laquelle ni l'un ni l'autre ne pourrait avoir une autorité. Or, on nen parle pas.
Or, l'objectif c'est bien l'un et l'autre de faire payer une taxe. Voilà, on le voit bien. Vo regardez.
Alors, ben vous vous voyez, on joint l'image à la parole au milieu. C'est ça la magie de la télé en gros 3 km hein, où les navires passaient jusqu'à présent sans problème. C'est ça.
Il y a dans le texte anglais inbound, outbound, c'est-à-dire le le entrant et sortant. C'est ce qui est l'objet d'un deal à 60 jours. Traficant entrant, le passage par le nord.
Le nord, c'est bande d'Arabas, c'est la République islamique d'Iran. Le sud, ce sont les eaux territoriales de Doman. J'ajoute, puisque vous l'évoquez François, que pendant ces 60 jours euh de calendrier vers une sortie de crise définitive, il n'y aurait pas de péage, pas de droit de trafic et qu'on utiliserait en effet.
Non, il joue un peu sur les mots quand vous voyez ce que disent les les les ceux qui sont proches de de ces ces négociations mais qui restent anonyme ces sources anonymes. Il parlent pas de de frais, il il parle de frais de service, sécurité, euh environnement. Qu'est-ce que Est-ce que c'est une façon de déguiser euh le fait d'installer des Non, ça ça l'a été.
Poursuivez François en l'occurrence avant cit gratuit. Bah oui. Donc de toute façon, quel que soit le mot qu'on utilisera, on va payer.
Et la question qui se pose, est-ce que Donald Trump a dit il en était pas question ? Qu'est-ce qu'il va faire ? Le président Macron a rappelé au nom de l'Europe quand même qu'il éit hors de question de payer quoi que ce soit pour franchir le T3 d'ormous.
Qu'est-ce qu'on fait ? Donc il y a un arrangement, je dirais, entre deux États voisins avec Oman qui joue un double jeu. Très nettement, n'oublions pas quand même qu'Oman a été bombardé dès le début de la guerre par les Iraniens sous prétexte qu'il y avait des Américains à Oman.
Mais je crois pas qu'il y a de base américaine à un moment il y avait une un poste d'écoute des Britanniques mal mais dans les années 80 je sais pas si c'est toujours en poste. Donc on est bien dans une situation où finalement Oman cherche à tirer son épingle du jeu, cherche des revenus supplémentaires et la question entre cet arrangement entre ces deux États, quelle va être la position d'une part des États-Unis et d'autre part de la communauté internationale Pardon ? Entre les deux là, si on peut remontrer cette carte, entre les deux, il y a les eaux internationales.
C'est un peu comme une route nationale. Vous avez en haut et en bas des autoroutes. Pourquoi je prends cette image ?
Parce queon paye l'autoroute de façon générale. Au milieu vous avez la nationale. Le type qui prend la nationale peut pas être arrêté.
Non. Ah bah je pense qu'il y en a qui ont l'intention d'arrêter de de nationaliser en quelque sorte un national et de faire payer quelque chose. En fait, vous avez euh tel qu'on comprend les choses à la tête d'aujourd'hui, il n'y aura plus de passage au niveau international.
Ça sera réparti entre l'Iran et Oman. Ça veut dire que eux deux, ces deux états, vont gérer les flux maritimes. Surtout que sur le plan du droit international, c'est impossible hein.
La situation que vous décrivez, c'est impossible. C'est plus compliqué puisque l'Iran de mémoire n'a pas signé la convention sur je crois que c'est le droit de la mer de 92. Donc quelle année ? 85 85 Alors, j'ai j'ai un doute sur la date mais du coup ça ça ne lui est pas applicable, ça ne lui est pas opposable.
C'est premier problème. Deuxème problème, vous parlez de Oman. Oroman a sert depuis très longtemps d'intermédiaire entre les pays occidentaux, l'Israéli et les Iraniens.
Donc quand vous me dites accord éventuel avec Oman, euh je me demande si Oman ici ne cherche sert pas de cache sexe à des à des pays occidentaux voir peut-être des pays du monde arabe, il de t manière finalement accepterait les exigences iraniennes. Très bien. Très bien.
Question. Mais mais non, parfait. Je je prends tout ce que tout ce que vous me dites, mais j'ai j'ai toujours pas compris comment on peut euh empêcher des navires d'utiliser les eaux international.
Vous me dites, non mais vous vous me dites. Oui, oui, ça j'ai bien compris. Les assureurs sont très nerveux quand vous avez une acceptance.
Les assureurs comme la Lloy typiquement sont très nerveux parce que ça coûte cher d'assurer un navire. Donc il faut il faut éviter les risques et s'il voit que c'est une zone sensible où le navire va se faire tirer dessus, va se faire attaquer, donc les primes à l'assurance augmentent. Voilà et vous avez de quoi [ __ ] par terre littéralement des secteurs économiques.
Bon très bien. Alors il y a peut-être une arme une arme cachée dans l'armoire, c'est celle des outils. Je vous emmène au Yémen.
Alors elle est ressortie très régulièrement. Vous avez remarqué les les outils pendant quelques semaines, tout est calme et cetera et puis d'un seul coup pouf, c'est pas les Iraniens sont très bons, vous savez, pour faire augmenter la tension quand il le faut, puis la faire redescendre. Enfin, ce sont des négociateurs très forts, il faut jamais les sousestimer un peu inventé la diplomatie.
Nous allons retrouver à DOA notre envoyé spécial qui évoque la situation des outils notamment la stratégie des outils, c'est Margot Péry. Nouvelle incidence. Cette nuit en mer rouge.
Un navire saoudien visé par plusieurs missiles balistiques. Ce sont les outils. Cette milice pro iranienne qui revendique l'attaque depuis fin juillet.
Ils affirment avoir mis en place un blocage contre l'Arabie Saoudite et c'est d'ailleurs le 8e navire visé de la sorte. La raison et bien tout simplement depuis le blocage et le verrouillage du D3 d'Ormous. L'Arabie Saoudite qui est, je vous le rappelle, le premier exportateur de brut au monde a trouvé une alternative afin d'assurer ses exportations mondial.
Il passe par la mer rouge et le D3 de Babel Mandeb. Une alternative qui ne plaît pas aux rebelles yéménites. Les outils qui affirment vouloir tout faire pour bloquer ces passages.
C'est vrai. Alors là, j'ai une carte une carte que j'aimerais qu'on qu'on conserve. Voyez, c'est la carte de l'Iran.
Vous voyez Hormous, vous voyez Babel Mandeb, c'est je ferme la porte et les fenêtres hein. C'estàd que j'empêche j'empêche le le la libre circulation des flux. Bon, très bien, moi je comprends tout ça.
Est-ce que malgré tout les Iraniens ne sont pas d'accord ? Puisque manifestement Arakchi dit ce qui est en train de se passer formidable. Enfin, je vais à grand trait hein.
Nous allons trouver un accord sur le rétablissement de la circulation à Ormouse. Oui. Oui.
Il c'est ce qu'il dit euh aujourd'hui. Oui. Oui.
Oui. Ben en théorie selon leur leur ligne rouge et leurs intérêts, évidemment qu'ils ont eux tout ils peuvent tout faire tourner dans leur sens. Si le blocage continue, il montre qu'il maîtrise.
Si finalement un accord est trouvé, il ils vont essayer de garder la main malgré tout et de montrer tout ce qu'ils ont accompli. Les finalement le temps joue en leur faveur. Donc lui il peut dire "Oui, notre objectif finalement c'est de réouvrir." Mais dans quelles conditions ?
Pour eux en payant la une taxe ou lorsque chaque bateau passe pour eux c'est quand même une réouverture. Mais sous leurs conditions en ayant alors c'est c'est une réouverture gagnante. Voyez deux fois gagnante.
D'abord parce qu'ils sont capables d'exporter leur propre pétrole. J'imagine que ça fera les affaires de leurs clients. La Chine en particulier, mais pas pas seulement.
Alors le l'Iran produit du pétrole et du gaz et le gaz c'est important parce qu'il y a des sous-produits du gaz. Euh mais l'Iran pense aussi probablement que euh c'est le plus patient qui finira par l'emporter. Et j'aimerais avoir votre avis sur ce paris, le pari des dirigeants iraniens, c'est de dire le prix de l'essence va devenir tellement insupportable.
Ah oui, c'est peut-être pris par le petit bout de la lorniette, mais c'est c'est comme ça souvent que les opinions basculent. Euh le prix de l'essence va devenir insupportable aux États-Unis, François Chauvancy, pour euh les automobilistes qui vont obliger Trump euh à baisser pavillon. B, c'est une possibilité.
Mais est-ce qu'on en est déjà là ? Je pose la pose la question. Le débat sur le prix de l'essence enfin du carburant aux États-Unis et dans le débat depuis enfin dans un sujet depuis longtemps hein.
Et on voit bien quand même que Donald Trump fait ce qu'il peut pour atténuer je dirais les conséquences de la guerre en Iran sur le prix du galon hein aux États-Unis. Maintenant est-ce que c'est il il est jusqu'à 6 dollars le galon en Californie hein ? C'est c'est considérable.
Il était vendu 250 hein. Même pour nous ça préfère rêver même pour nous même 6 dollars le galon. Ouais, enfin on pas des voitures qui consomment 16 L au 100.
C'est vrai aussi. Oui, enfin on va pas débattre de ça. Non, c'est pas le sujet.
Tout oui, c'est un moyen de pression ind direct. Alors, je suis d'accord avec vous sur un point au moins, c'est que les Iraniens jouent sur la durée du conflit pour épuiser, je dirais psychologiquement s'ils y arri assez vite de tout hein. Donc il y a il y a il y a un jeu sur la durée, une stratégie sur la durée de la part des Iraniens et de l'autre côté, on a Donald Trump qui peut à nouveau dire que je vais vous bombarder pendant 10 à 14 jours pour obtenir satisfaction.
Voilà, donc on est entre les deux. Euh, sachant que en fait de part et d'autres, même si je pense que Donald Trump serait prêt à faire des concessions parce qu'il veut se sortir de ce guépied hein, justement pour des raisons y compris de de carburant aux États-Unis et puis des Iraniens qui sont jusqu'au bouthistes qui sont complètement radicaux dans leur position avec sans doute des luttes de faction en terme de gouvernance et peut-être un enjeu existential. Oui.
Et non, pour les deux d'ailleurs pour les les deux groupes de radicalisés, os dire, ou de radicaux, falloir choisir le terme, hein. Mais en tout cas de cause, on a des passes d'ar-nous d'où ils viennent tous ces gens-là. Ces gens-là, ce sont des gens qui ont fait la guerre contre l'Irak dans les années donc 70-80.
Ce sont des anciens combattants en quelque sorte, des jeunes anciens combattants devenus vieux aujourd'hui qui ont été complètement dans le pouvoir, vivant dans le pouvoir et éduqués dans l'anti-américanisme et la guerre contre le grand Satan. Finalement, si on on écarte les questions politiques, les questions économiques, c'est le grand combat qu'ils attendaient. Enfin, nous allons pouvoir affronter le grand Satan et le battre.
Et je crois que ça c'est mon avis la plus grande des motivations qu'ils ont aujourd'hui pour poursuivre, je dirais ce refus de négocier. Alors, cher licile quand on est dans une démocratie parce que il y a l'opinion, il faut rendre des comptes à l'opinion. Mais euh est-ce que Trump ne s'est pas finalement résolu à enregistrer un résultat médiocre aux élections ?
Je l' même pas sûr d'ailleurs que ce soit le cas parce que les Américains peuvent décider sur la base d'autres éléments que le prix de l'essence et soutenir soutenir un président qui au fond tient bon peut-être et puis peut-être que ça sa vision va au-delà encore. Évidemment que tout le monde parle des des midterms, mais lui il veut trouver un moyen ou à long terme une solution et là il est bloqué. Et tout le monde parle du fait que cette guerre est non seulement coûteuse, impopulaire, mais que les armes américaines, les munitions euh s' moindrisse.
Et finalement, ça a un effet, les Américains disent pas sur cette guerre, mais sur d'autres guerres, sur d'autres capacités, sur d'autres conflits. Ça a coûté 50 milliards, je crois autour de 50 milliards d'euros l'addition, ça doit être mais c'est ça alimente l'industrie américaine. C'est que l'État l'État fédéral achète des des armes et des munitions aux industriels américains.
C'est j'allais dire c'est du bon PIB. Ça dépend le le la vitesse d'utilisation des des munitions parce que lorsqu'on voit les chiffres qui sortent aujourd'hui, ça commence peut-être un peu inquiéter même si qui même si les responsables disent qu'il y a aucune raison de s'inquiéter. On peut se poser des questions sur le le temps euh que cette guerre va encore durer et ses effets sur euh les capacités américaines.
Puisque vous êtes expert des renseignements, que disent les renseignements au président Trump en ce moment ? Je vous demande pas d'être dans le secret mais vous pouvez vous imaginer enfin vous êtes familier de ce monde là. Oui, mais ce qui m'inquiète toujours justement, c'est que Trump a nommé non pas des spécialistes en ren enseignement ou bien des diplomates, il a nommé des partisans, des copains.
Voilà. Et ça c'est toujours le problème. Comment vous présentez l'information au président ?
Qu'est-ce que vous dites ? Qu'est-ce que vous voulez terire ? Or, Trump, la fâcheuse tendance c'est que quand vous lui dites quelque chose qui ne lui plaît pas pour lui tout de suite c'est fake news et cetera et cetera.
Donc je pense que les responsables du renseignement évitent de lui transmettre certaines choses. Ça c'est ça et ça c'est toujours problématique. Quand vous voulez quand on quelqu'un dit ce que vous voulez entendre, quand vous voulez complaire le au président, vous lui dites ce qu'il a envie d'entendre.
Vous savez ce qu'il a envie d'entendre et vous lui dites. Enfin, c'est une c'est une c'est une folie, c'est une dinguerie. C'est c'est une bêtise de taille parce que ça ça conduit toujours à faire des erreurs.
Je vous donne un exemple historique. Charles 10, je crois qui qui s'est fait désinformer par ses renseignements généraux et qui avait pris les fameux décrets dit enfin ses lois de d'amour, je sais plus qui instaurait la corsure donc révolution, il se fait renverser en 1830. Oui, c'est ça la question.
Bon, dernier très rapidement, il n'y a pas que le pétrole comme je le rappelle, l'aluminium. Euh le cours pour donner un idée 27 février dernier c'était 3000 304 dollars la tonne si je ne me souviens bien. C'est remonté ensuite à 4 à plus de 4000 et là c'est redescendu à 3400 or l'aluminium tout ce que vous fabriquez avec par exemple les canettes et cetera, votre portable peut-être ça un ça impact aussi sur la vie.
Il n'y a pas que le pétrole et le gaz. Bon, il y a quand même le pétrole comme chaque jour, je consulte en direct les le cours du pétrole et puis je je vous le donne. Oui, mais regardez aussi sur le long terme, c'est-à-dire comment il épis ou de moins moin 2 64 % là c'estàd qu'il a encore baissé.
On est à 80 dollars. Je je fais le paris qui avant vendredi, il sera en dessous de la barre des 80 dollars. La communauté financière ne s'inquiète pas.
Les acheteurs, le marché du pétrole est relativement tranquille. Bon, tout ça pour dire que euh si le prix euh du litre de super ou du litre de gazol ne baisse pas très rapidement, euh c'est que il y a un vrai problème quand même dans la transmission des prix. Merci beaucoup à tous les trois d'être venu.
Euh merci cher consœur, chercide bon, journaliste à France 24, Cyril Gélipter, vous êtes docteur en histoire, expert du renseignement et François Chauvancy. François Chauvancy, vous êtes comme moi, on est des meubles dans la maison, on vous présente même plus tant qu'on nous époussette de pas. Ça va bien ?
Nous allons évoquer la sécheresse. Pourquoi la sécheresse ? Parce qu'elle a un prix, le prix de la sécheresse.
Je vais recevoir d'abord Guillaume Vosnica, monsieur Météo chez nous et puis Nicolas Chaban entrepreneur français fondateur de C'est qui le patron. On va commencer par cette illustration. Pourquoi la sécheresse ça coûte cher ?
Bah parce que les conditions de culture dans le domaine de l'agriculture notamment sont beaucoup plus mauvaises. Regardez cet exemple extrait d'un reportage de TF1 et LCI sur un produit de saison qu'on met beaucoup sur la table d'été, le melon. D'ordinaire, il est l'un des fruits les plus résistants à la chaleur.
Mais face à ce mois de juillet record, même le melon charanté n'arrive pas à tenir le coup. Il a mûri trop rapidement et il est restait tout petit. Plus petit mais aussi plus jaune, moins sucré.
Les melons de cette exploitation ont pris des écoutes soleil irréversible. C'est du melon de catégorie, on peut pas le vendre en premier choix. Donc il y a une armement de perte par rapport à ça. 10 à 15 % de perte sur une vingtaine d'hectares de melon.
Nicolas Chavan, bonjour. Merci d'être avec nous. Je le disais, vous êtes entrepreneur, vous êtes fondateur de ce ce produit qui est juste devant vous là.
C'est qui ? C'est qui le patron ? Il y a du lait, il y a du beurre, il y a des œufs.
Il y a 21 produits maintenant. Il y a 2 Vous avez 20 l'assortiment, c'est 21 produits. Très très bien.
Bon et puis Guillaume Vochnica est là parce qu'on évoque la la météo. La météo, ça peut être le meilleur ami ou le pire ennemi de l'agriculture, hein. Euh on on n'aime pas les grands coups de vent.
L'agriculture n'aime pas les grands coups de vent, les grandes sécheresses, les inondations. Donc l'agriculture, elle a été conçue pour vivre dans une France à quatre saisons avec des productions saisonnalisées précisément. Et donc la question que je me pose aujourd'hui, c'est d'abord pour les producteurs parce que je voudrais qu'il en reste, je rappelle très régulièrement une règle économique de base, Nicolas, quand il y a plus de rémunération du producteur, il y a plus de producteur, c'est tout bête.
Donc si ceux qui produisent aujourd'hui ne sont pas en état de le faire dans des conditions normales, bah ils risquent de disparaître. Et moi je suis frappé par exemple par l'absence de salade en ce moment sur le marché. Ouais.
Beaucoup d'eau manque donc évidemment peu de salade, les légumes sont directement frappés. Je me permets de compléter ce que vous avez très justement dit. On passe sous la barre en France parce que ça va éclairer tout ce qu'on va se dire.
On est passé sous la barre des 349000 exploitations contre 1500000 il y a 70 ans. Faut faut se rendre compte que c'est 27 euh exploitations qui mettent la clé sous la porte tous les jours. Dans ce contexte-là, ils sont très silenciers les producteurs mais ils sont en train d'arrêter de se décourager parce que on va l'expliquer mais dans les cours de ferme et dans les champs, dans les étables, c'est un drame inédit cette canicule et évidemment cette sécheresse.
H donc oui, les salades et bien d'autres produits. Alors Guillaume euh je j'évoque les les salades les les tomates. Alors on les cultive en serre hein.
Aujourd'hui, on a une très belle filière de production en serre en France qui fait de la tomate cerise, qui fait de la On a ressuscité les tomates d'entemp mais on a besoin Ouais, elles sont parfaites, hein. On a on a besoin d'eau et puis on a besoin d'équilibre euh météorologique, j'allais dire d'équilibre climatique. Quelles sont les conditions de cette fin d'été ?
Comment pouvez-vous les imaginer pour les produits de saison, les fruits et les légumes notamment ? Ben, c'est compliqué car depuis la fin du printemps déjà, pardon, déjà les agriculteurs, les cultivateurs on ont des problèmes depuis quelques années. C'est sur nos hivers qui sont beaucoup trop humides.
Donc, ils entrent dans leur terre beaucoup plus tard au printemps. Donc, déjà, ils prennent du retard sur leur culture, sur leur production. Ça c'est déjà le premier problème.
Cette année, ça a été encore le cas. On avait de nombreuses inondations début du mois de mars, puis est arrivé le mois d'avril et là le robinet s'est arrêté subitement. Depuis nous avons un manque d'eau qui est très très important.
Ça a été le cas en mai mais ça été encore plus le cas en juin. - 50 % de pluviométrie, - 70 % mois de juillet et ça continue au mois d'août. Là Metéo France a annoncé hier que nous étions à des niveaux records de sécheresse.
On bat 1976, on bat 2022, on bat 2025. Donc ça c'est du jamais vu. Et quand on regarde ce qui va se passer ces prochaines semaines, bah malheureusement on ne voit pas de changement euh de circulation atmosphérique.
En clair, on aura toujours cet anticyclone qui va faire barrage aux pluies. Et donc ça veut dire que la fin d'été va être dans la lignée de ce que l'on a connu jusqu'à présent, très sèche, trop sèche. Nicolas.
Et voilà ce qui se passe. Et évidemment ça va continuer très concrètement parce que les marchés, ceux qui nous font des œufs, du lait, euh de la viande, ils le font pour nous tous, hein. Rappelons-nous que nos assiettes dépendent tellement de ce métier.
Le jour où il y a plus assez de producteurs en France, c'est bien tous euh les autres secteurs qui vont devenir compliqués à gérer. Cette nourriture, elle est précieuse, il faut qu'on la protège. En ce moment, un exemple, Hugo producteur de haricot vert d'loise a arrêté de ramasser parce que ça ne pousse plus à partir de 30°gr stabilisé, ça pousse plus.
Il y a un effet chaleur plus un effet vent qui fait cet effet de séchoir qui bloque absolument tout. Autre point, les calibres, préparons-nous. On va avoir dans les rayons la taille la taille des petits euh voilà des petits calibres.
Petite parenthèse que ça nous rappelle aussi que ce qu'on appelle les gueules cassé c'est fruit des légumes avec des petits défauts ou des petits calibres normalement on les mange pas. Vous verrez que cette année on va être très heureux de les trouver qu'on se rappelle lorsque je l'espère ça reviendra à la normale qu'ils existent et que il faut pas qu'on les les mette de côté. Euh les pommes de terre on est moi j'ai eu des photos là on nous les a envoyé c'est ce sont des tout petits toutes petites pommes de terre.
Il va falloir qu'on se rende compte, nous les consommateurs, je pense qu'on est assez réveillé, mais l'État doit se réveiller d'une situation qui devient absolument inédite et dramatique. Ceux qui nous nourrissent tous les jours, en plus d'être fragilisé depuis des années par des rémunérations pas suffisantes, sont impactés, bien d'autres professions le sont, on en a conscience, mais eux très directement. Et quand vous avez 30 % de lait en moins que vous vendez déjà pas très bien, 15 % ou 14 % d' en moins, voilà ce que évidemment la sécheresse et la canicule impact.
Vous êtes encore plus fragile dans l'anonymat de ces soirées de et de de ces de ces repas en famille. Il y a des gens qui sont en train de se dire "On arrête ce métier. La passion c'est une chose mais à un moment donné c'est une voilà donc il faut que je crois on prenne conscience et peut-être que d'abord il ils se plaignent rarement hein quand tu fais 7 jours sur 7 dans le lait du lundi au dimanche tu es pas habitué à à te plaindre et tu demandes pas une une semaine de congé en plus il faut qu'on s'occupe d'eux au-delà de leur demande." Alors on va être on va être très clair et très direct.
Il faut privilégier les produits français. Euh c'est ça va pas doubler le le le volume d'achat, ça va pas doubler le ticket de caisse, mais vous voyez par exemple ce lait là que vous avez de devant vous euh avec une juste rémunération du producteur. Enfin, revenons à cette idée simple, hein.
Si vous n'êtes pas payé, vous arrêtez de bosser. Bah les producteurs, c'est exactement la même chose. On est à quoi ?
On est à 35 40 centimes du litre aujourd'hui. On l'achète à quel prix le le pour le producteur ? Bien pour le producteur ça rajoute 14 centimes sur 1 L de lait chaque centime c'est 5000 € par an pour lui.
On n pas cons c'est considérable. Voilà il y a un effet multiplicateur pour nous c'est 5 € par an à rajouter. 5 € vous achetez des tomates françaises, vous achetez peut-être des produits français en moins grande quantité mais vous voulez vous d'abord il y aura pas de gaspillage, ça c'est le premier point.
Puis de deuxième point ben vous allez rendre un service à vous-même. Vous vous rendez service à vous-même parce que il faut qu'on conserve des filières de production. Il y a parfois d'ailleurs des conséquences un peu inattendues à cette sécheresse.
Euh moi je suis très consommateur de fromage. J'aime beaucoup le le fromage. Oui, il y a nos amis de Saint nectèes en Auverge.
Vous savez que pour avoir l'appellation Saint nectère, il faut 160 jours de pâure par ça veut dire que les bêtes sont allestives, il faut qu'elles restent, faut qu'elles mange de l'herbe pendant 160 jours. Quand il y a plus d'herbes, qu'est-ce qu'on fait ? Bah, on leur donne du fourage.
Mais il y a un risque, c'est de perdre la OP, c'est c'est de perdre l'appellation 5ctire. Même chose euh dans le département cher à mon cœur du du Cantal euh avec euh secours extrême touche aussi les éleveurs, les fromager. Ces vaches dans le Cantal n'ont plus d'herbes à pâturer.
Laurent est obligé d'acheter beaucoup plus de foin que d'habitude. C'est difficile de le chiffrer mais d'emblé je pense que c'est 25 à 30000 € de plus que pour acheter la marchandise. Problème, le foin altère légèrement le goût de certains fromages.
Pire encore, il est interdit de produire du salaire sans que les vaches n'aient pasé à l'air libre. 8 éleveurs sur 10 ont donc été obligés d'arrêter sa production comme Laurent qui l' a remplacé par du Cantal. Donc on perd 15 à 20 % de valeur.
Donc l'idée c'est d'essayer d'anticiper la date si au printemps il fait un peu plus chaud pour gagner un peu de pâturage au printemps. Près de la moitié des cahiers des charges de fromages AOP sont actuellement en cours de révision pour s'adapter aux contraintes causées par le réchauffement climatique. Alors tiens une question simple Nicolas Shaban, est-ce qu'il faut changer un peu les AOP, les assouplir ?
Dans ce cas-là, évidemment franchement là il va falloir qu'on sorte de la vision un peu bureaucratique administrative. Là, on est dans une dimension vitale, hein. Ceux qui ne nourrissent tous les jours, ceux qui font cette qualité, c'est évidemment pas de leur faute si une canicule jamais vu et une sécheresse battre pays.
Donc, il faut qu'on devienne intelligent. Partons du bon sens, sortons des règles administratives. C'est une très belle occasion cette année et peut-être que ça nous donnera envie de continuer ainsi parce que encore une fois cette nourriture faite près de chez nous, c'est pas le travail des producteurs, c'est pas un métier isolé de nos propres vies, c'est directement eux qui remplissent nos assiettes.
Il y a pas 36 solutions. Ou c'est cette nourriture qu'on protège près de chez nous ou alors c'est des importations. Et dans le contexte géopolitique actuel, évidemment le bateau du bout du monde qui serpente entre de plus en plus de conflits, c'est compliqué de parier sur lui.
Ne parions pas sur lui. On a des gens près de chez nous, merveilleux, qui sont passionnés. Il faut que les leurs enfants reprennent les fermes.
C'est un patrimoine collectif qu'on doit protéger. On le fait nous consommateurs. C'est incroyable de voir les ventes de produits solidaires s'envoler.
Que le gouvernement, l'État rejoigne ce bon sens collectif et cette bienveillance. Guillaume Vosnika, c'est une des activités l'agriculture. Alors, agriculture élevage, c'est directement lié à notre environnement.
D'abord, c'est un drôle de métier. C'est un drôle de métier parce que vous ne il y a peu de métiers dans lesquels vous ne savez pas à l'avance euh quelle sera la rémunération de votre production. En général, quand on met sur le marché, je pas des produits manufacturés, on sait que ça va se vendre tel prix, que il y a un coût de production, il y a un prix de vente et et donc il y a un petit bénéfice.
On essaie de faire en sorte qu'il y ait toujours un bénéfice. Là, vous avez affaire à des gens qui continuent de bosser en en sans avoir la certitude qu'ils seront payés et parfois en perdant de l'argent. Parfois en perdant de l'argent.
C'est vrai que l'agriculteur a toujours été le métier le plus météoensible depuis la nuit des temps. Et ça, les agriculteurs ont toujours su s'adapter avec ces quatre saisons, cette variabilité des années meilleures, des années moins bonnes pour euh les cultures, pour parfois la céréale, pour euh pour parfois le le maréchage. Mais là, depuis quelques années, on se rend compte que c'est tous les ans où il y a des problèmes et qui parfois se répètent.
Cette année, on est vraiment le témoin parfait. Ça a commencé dès le mois de mai. J'ai mon meilleur ami qui est maréché en Vendé.
Première canicule fin mai. Bon comme tous les ans, la première arri, ils se disent on va y arriver, on va passer ce cap. Sauf que ça a recommencé en juin, puis en juillet, puis en août.
Et là, on ne peut plus rien faire. Les salades, on en parlait au-delà de 27 28°gr quand vous avez en plus ce vent très chaud, les salades, elles finir elles finissent par cuire, par cuire, pardon. Et puis il y a aussi avec ce climat qui change l'arrivée de nuisible qu'il n'y avait pas par le passé.
Oui. Qui parasite la production. Exactement. parce que c'est un qui vient d'Amérique du Sud et qui se plaît maintenant dans nos contrées.
Bon, est-ce qu'il faut s'attendre à un coup d'inflation à la rentrée ? Parce qu'il faut le dire clairement. D'abord, moi j'ai toujours incité ceux à qui je m'adresse à à réinvestir dans notre assiette parce que c'est notre santé, c'est du bien-être, c'est tout ce qu'on aime en France en tout cas.
Mais est-ce qu'il faut s'attendre quand même à un petit coup de chaud sur les étiquettes à la rentrée ? Évidemment, évidemment, sans doute, mais encore une fois pour des bonnes raisons et ne vivons pas ça comme une espèce de décision comme ça qui viendrait. Donc c'est pas une punition.
C'est bien les gens qui tous les jours nous nourrissent et bossent dur pour nous nourrir qui ont certainement besoin de revenus supplémentaires. Mais il y a une condition que nous on place en tant que consommateur, c'est qu'on soit bien sûr que les centimes peut-être qu'on va voir apparaître dans les rayons aillent bien jusqu'au producteur parce qu'il est pas question il y a un risque. Ben bien sûr comme à chaque fois nous on pardon on reparle 2 minutes de cette aventure mais qui je le rappelle ne distribue pas de dividende.
C'est une aventure où l'argent repart vers le producteur. Merci de de pouvoir amener cette brique de lait pour la montrer. Cette aventure-là le le le il y a eu 28 centimes d'augmentation depuis le Covid et la guerre en Ukraine.
Nous consommateurs, on a demandé où aller chaque centime. On peut dire d'industriels et fabricants peuvent le faire que sur ces 28 centimes d'augmentation 15 centimes sont allés au producteur, leur coût de production ont explosé. 13 centimes sont allés à la à la lettterie. pas un centime vers ces kill patrons qui en avait pas besoin et pas un centime vers la grande distribution.
Qu'est-ce qui s'est passé ? Parce qu'on savait où aller notre argent. Les ventes se sont envolées.
Donc s'il y a un peu d'inflation pour les producteurs, un on va être sûr que nos centimes vont bien jusqu'au producteur et vous verrez, on est 90 % à les soutenir même quand ils sont sur les routes et qui bloquent les routes. On sait qu'ils sont essentiels à nos vies. Il faut qu'il y ait de la transparence en revanche pour nous garantir que notre argent leur parvient directement.
Ça c'est essentiel et nous y veillerons à chaque fois que c'est possible. Merci beaucoup euh Nicolas Chaban euh chef d'entreprise et donc fondateur de ce ce produit. Je peux vous dire un dernier mot ?
Très rapidement très court. Ouais. Merci aux producteurs, on les a vu, ils bossent dur, ils sont allés aider les pompiers.
À nous de les aider en retour. Voilà. Mais c'est important qu'on ait cette chaîne de solidarité.
Manger français, buvez français. On peut pas être plus clair. Non, Guillaume hein.
C'est clair. On va essayer de le faire. Nous, on cherche à l'appliquer dans nos dans nos propres vies à chaque fois que c'est c'est possible.
Dans un petit instant, je reviens vous parler de ce formidable coup de filet. Euh un coup de filet de la police algérienne avec la police française, coopération manifestement Laribi. Un des membres fondateurs de la DZ Mafia, a été interpellé en Algérie, placé sous contrôle judiciaire à la suite d'un mandat d'arrêt international délivré par la France.
Cet un formidable coup de filet, la tête ou une des têtes de série de la DZ Mafia. Un des dirigeants de ce groupe, Medi Laribi arrêté en Algérie, interpellé, placé sous contrôle judiciaire à la suite d'une opération conjointe manifestement avec la France. Nous allons y revenir avec Guillaume Billet.
Bonjour Guillaume, journaliste police justice TF1 LCI, Bruno Pomard, euh président du SIM tank initiative sécurité intérieure et puis vous êtes un ancien du raide et nous sommes avec Jean-Michel Verne qui est journaliste spécialiste du trafic de de stupéfiant. Il pas trafiquant hein, les spécialistes de ces questions du trafic euh de stupéfiant des réseaux des réseaux criminels et auteur bah d'un livre qui est qu'il faudrait avoir lu aujourd'hui hein aux éditions Inside des aides mafia. Bien Guillaume, d'abord on pose les les faits.
Qui est ce bonhomme là ? Quel est son pédigré ? Et quelle est sa situation à l'heure où on échange ?
Alors Medy Laribie, il est tout simplement considéré comme étant l'un des tout premiers fondateurs de cette organisation que l'on connaît bien sous le nom de de DZ Mafia qui contrôle le le trafic de drogue à Marseille et bien au-delà maintenant sur presque l'ensemble du territoire en tout cas de nombreuses villes. Factuellement, il a donc été arrêté en Algérie, c'était vendredi dernier. Et pourquoi a-t-il été arrêté ?
Et bien à la demande de la France parce qu'il faisait l'objet d'un mandat d'arrêt international. Il s'est donc vu signifier ce mandat. Pour autant, il n'est pas remis aux autorités françaises.
On rappelle qu'il a la double nationalité francoalgérienne et que l'Algérie n'extrate pas ses ressortissants. Donc ça va être l'un des chapitres importants à suivre dans ce dossier. Il n'est pas en détention non plus pour autant les autorités algériennes.
La justice a décidé de le laisser libre sous contrôle judiciaire. Donc avec un certain nombre d'obligations qu'on ne connaît pas encore précisément. Néanmoins, c'est une une avancée importante pour la France et elle est soulignée, elle est saluée ce matin par le garde des SAAU Gérald d'Armanin qui dit "Une cible prioritaire de la justice française dans la lutte contre la drogue et la criminalité organisée a été interpellé en Algérie.
Il remercie les autorités algériennes. Il faut dire qu'il s'était rendu sur place parce que le contexte était très compliqué dans la coopération entre les deux pays." Bien, avant d'échanger ensemble, je vous propose de nous tourner vers Brandon Noirette euh puisque ce groupe des aides mafia apparaît dans de nombreuses affaires, plusieurs dossiers dans lesquels euh le groupe alors on peut parler d'un groupe criminel est impliqué.
Effectivement Pascal avec un dossier qui remonte dans la nuit du 20 au 21 juillet dernier avec cet homme. Christophe Rivinc, le maire d'Alè 60 ans, 45000 habitants, département voisin des bouches du Rône en pleine nuit, il est exfiltré par les hommes du raid à la demande du ministre de l'intérieur Laurent Nunis. Quelques jours plus tard, ce maire parle notamment de son épouse qui s'est rendue à son domicile et qui a découvert des tags sur la clôture des murs de sa maison avec trois éléments dans une boîte aux lettres.
Deux balles, deux balles de 9 mm et notamment cette lettre cette lettre signée des aides mafia. Vous la voyez notamment cette balle en cause la politique sécuritaire du maire qui semble gêner les narcotrafiquants. Alors malgré ces menaces de mort réitérées, le maire d'Alè maintient sa ligne de conduite.
Aucune raison de céder aux menaces. Il parle justement il y a quelques jours ATF1 et LCI. Écoutez-le.
Je me dis qu'on a franchi peut-être un pas aujourd'hui dans les menaces et donc je pense avant tout à mon épouse qui est traumatisée. Ça va très très loin quand ça touche la sphère privée et surtout la famille qui n'a qui n'a qui n'a aucune responsabilité. Les intimidations aujourd'hui ne peuvent pas gagner.
Quelques jours plus tard, regardez ces hommes. Six hommes cagoulés d'une vidéo d'environ 2 minutes réagissent justement aux menaces de mort. Des hommes qui semblent faire partie de cette des mafia, ce groupe criminel marseillais.
Ils réagissent pour eux, ils n'ont rien à voir avec cette histoire. Écoutez, il y a quelques jours de cela, un mère a été victime de menaces et d'intimidation un acte lâche et au fait par des personnes voulant nuir la société rabaissant la moralité française mais surtout en visant le groupe de la DZ. Nous condamnons fermement cet acte de faire et nous sommes en aucun cas responsable de cet acte criminel.
Alors voilà, premier élément. Deuxième élément Brandon. Il y a il y a d'autres affaires et en particulier des personnalités qui sont visées.
Oui, des personnalités célèbres. C'est le cas du premier rappeur français à atteindre les 10 millions d'albums vendus. Le voici, le chanteur français Jules.
Lui a aussi été victime de la DZ mafia, en tout cas menacée. Et puis il y a un autre cas beaucoup plus préoccupant. Là, on est allé encore plus loin.
Regardez cette femme, elle a 29 ans, Carla Morau, star de la téléréalité. 3 millions d'abonnés sur Instagram. Nous sommes 48 he après le cas du M d'Alè au domicile de sa mère à Marseille.
Son véhicule est retrouvé incendié avec des éléments notamment retrouvés par les policiers sur place avec une lettre signée l'ADZ Mafia, un téléphone et une demande de paiement. Une enquête a été ouverte par le parquet pour tentative d'excorsion et puis notamment avec aussi des investigations confiées à la berbé à la brigade de répression du banditisme de Marseille. Donc une enquête est en cours concernant un dossier de cette femme notamment parmi tant d'autres.
Merci beaucoup. Merci Brandon. Ce ce monsieur Laribi Bruno Pomar a été emprisonné.
Il a été condamné. C'est lui qui a euh avec d'autres probablement imaginé le la technique dite du barbecue. Alors, c'est très cruel hein ce qu'on ce qu'on décrit là.
C'est c'est un terme plutôt sympathique. Le barbecue. Ça évoque des rencontres entre amis.
Là, c'est pas du tout le cas. C'est on prend quelqu'un le membre d'un un membre d'un groupe adverse ou d'un concurrent, on le met dans le coffre d'une voiture, on met le feu à la à la voiture et puis il était sorti de prison. Enfin, il a bénéficié d'une mesure de grâce, c'est ça ?
D'une mesure de réduction de peine en réalité. euh pas de grâce pardon de réduction de de de peine. Euh est-ce que c'est un bon coût ?
Oui, je pense que pour le gouvernement français, je parle pour Gérald Armé et Laurent Nunes qui se battent contre le narcotrafic, on le sait hein, même si c'est compliqué comme à faire, mais on voit qu'il y a un travail considérable qui est mené et surtout je dirais un réchauffement des relations on peut espérer avec avec l'Algérie. Ça c'est important parce que souvent dans le narcotrafic, on on retrouve souvent des binationaux franco-algériens dans le trafic à très haut niveau. Donc le haut du spectre là, il en fait partie cet individu avec ceux qui sont déjà incarcérés à Vandel le Levier en particulier.
Donc on peut s'attendre effectivement à un résultat encore une fois intéressant. Il faut espérer que l'extradition se fera. Ça c'est une chose importante où il sera jugé sur place.
Mais ça on laisse faire encore une fois la justice. Mais je crois que c'est une bonne chose d'abord pour les services spécialisés. Il faut rappeler quand même de que depuis le la création en 2020 du Junalco qui est devenu maintenant le PNACO parquet national anti euh criminalité organisé pardon euh il y a des avancées qui ont été faites he parce que certains nous expliquent que le narcotrafic grandit grandit grandit.
Oui, mais encore une fois l'État avec ses moyens avec la lenteur quelque part parce que un état c'est pas simple à à mettre en mouvement à travers les loi et cetera, mais on voit que sur le terrain, il y a un travail considérable qui est mené par la BRI, par l'face, par tous les services de police et et l'ensemble de ces services permet encore une fois d'avoir des certains résultats et on le voit encore aujourd'hui. Jean-Michel Verne est avec nous, journaliste spécialiste des questions liées au trafic de stupéfiant, des réseaux criminels. Vous avez écrit Inside DZ Mafia.
Sur la base de ce que vous savez de cette organisation, est-ce qu'on peut dire qu'elle est désorganisée précisément par le le l'arrestation d'un de ses dirigeants ? Alors, c'est beaucoup plus compliqué que ça. En fait, Medy Lari, il est je vais dire, il est hors service dans la DZ Mafia.
Il y a une cission. Euh lui s'est euh donc rapproché de de Walid Bara qui lui-même a été rarité en Espagne il y a 2 mois. Et de l'autre côté, vous avez ce qu'on appelle la DZNG qui est une illusion.
La des, c'est un peu le canal historique des narcos, c'est-à-dire ce sont les mêmes qui se sont rebaptisés des N pour se démarquer de lui. Voilà la situation aujourd'hui. Euh Medy Laribi euh c'est vrai était on peut le considérer comme l'inspirateur de le des mafia.
Il a effectivement, vous l'avez rappelé, été impliqué dans une affaire d'assassinat avec barbecue. Il n'avait pris que 10 ans parce que lui, il s'était contenté, entre guillemets, de transporter les cadavres dans une voiture. À la il sort de prison, son frère qui lui en revanche est impliqué dans dans le le triple assassinat est toujours en détention à ma connaissance.
Et lui sort de prison, il a pris il a pris du galon et il est devenu euh un élément fort du narcotrafic à Marseille. il va contrôler la cité la paternelle et puis voilà. Après, il va être plus ou moins marginalisé par la DZ et il va partir en Algérie et mais il ne reste pas en Algérie, il navigue et là cette histoire de de contrôle judiciaire nous donne nous en fait on doit relativiser euh cette affaire même si elle est fortement.
C'était un peu l'objet de ma question, Jean-Michel Verne. L'objet l'objet de ma question c'était de vous demander que que pensez du contrôle judiciaire en Algérie ? Alors je pose la question innocemment he il y a pas de précuposé.
Je sais pas comment ça se passe. Est-ce que c'est solide et sérieux ? C'est la question que peut se poser.
Par exemple, vous avez un précédent, c'est celui de Mimo, le patron de la Castellane qui a été lui aussi arrêté, lui aussi incarcéré, entre guillemets, relâché. On sait pas où il est. Euh ces lieutenants sont toujours en Algérie.
Donc voilà, il y a un problème de clarification des relations franco-algériennes sur la question du narcotrafic. D'autant que Milari, c'est en fait le profil type du trafiquant, du narcotrafiquant d'envergure aujourd'hui, c'est-à-dire la quarantaine euh franco-algérien, franco-t-unisien, franco-marocain. Mais le fait d'être placé sous contrôle judiciaire, est-ce que ça empêche l'ARBI de diriger son réseau ?
La réflexion qu'on que je me faisais tout à l'heure, c'était de dire quand on est capable de diriger son réseau dans une prison française, on doit être capable de le diriger en Algérie en situation de contrôle judiciaire. Évidemment, d'autant que je vous rappelle que la DN mafia, elle est née en prison, hein. La les les principaux dirigeants étaient même incarcérés.
Donc même un car serré, on peut on arrive à diriger une organisation aujourd'hui. C'est euh c'est un peu compliqué parce qu'il y a les super prisons de Vandin Levieil et qu'on des sursort. Mais il y a des branches euh qui sont solides et ces branches sont actives notamment par exemple dans le gare le Vluse.
Oui. Ceci étant, on peut pas attribuer l'histoire d'Alè à une branche établie de la DZ mafia. Euh ce qui nous fait euh réfléchir, c'est cette vidéo est très intéressante où euh la DZ mafia se démarque et dit "Nous ce qui nous intéresse c'est les affaires, c'est pas la politique." Euh question euh Guillaume Billet, je voulais qu'on revienne une seconde sur l'opération dite Octopus.
Oui. Euh ça ça remonte alors ça démontre qu'il y a une marche en avant hein du processus policier dans d'enquête de découverte aussi. Et l'opération Octopus, ça marque une espèce de tournant dans cette quête.
Oui, parce que cette opération euh Octopus euh très importante, elle a elle a marqué un des points euh lors d'un vaste coup de filet qui a eu lieu en mars dernier euh qui a mobilisé 900 gendarmes à l'époque euh y compris euh les gendarmes d'élite du GIGN. Une quarantaine de suspects avaient alors été euh interpellés. Ça a débouché sur 26 mises en examen et Octopus.
Le le cœur de de ce dossier, c'est le volet blanchiment, les activités de blanchiment d'argent attribué à la DZN Mafia. Pas le le trafic de drogue en lui-même, mais plutôt les circuits financiers, le recyclage et et l'utilisation de de cet argent de ces millions d'euros puisque ce ce trafic génère des sommes colossales. C'est par cet aspect-là que la justice et que la gendarmerie s'est attaquée à la des mafia.
C'est dans le cadre de cette opération et de cette affaire Octopus que Maribi a été visé par le mandat d'arrêt international qui vient de déboucher donc sur son arrestation vendredi. Bruno Pomard, le travail contre le trafic de drogue avance. Alors, on a l'impression que c'est un peu le tonneau des Danaïdes.
C'est que on creuse, on creuse, on creuse et puis malgré tout le marché se se détend et se se s'élargit, prospère aujourd'hui entre 7 et 10 milliards d'euros chaque année en France, 300 à l'échelon du monde. Et la question que certains se posent, enfin qu'on peut se poser légitimement, c'est est-ce que c'est pas perdu d'avance ? Ah non, non, non, il faut pas faut pas remettre un couvercle dessus.
Au contraire, il faut travailler, je pense au niveau français, ça c'est une chose et le travail est bien fait, même si le si le résultat n'est pas n'est pas ce qu'on attend possiblement, mais ce que ce que je regarde là-dessus, c'est le travail international qu'il faut mener au niveau européen, au niveau mondial évidemment. C'est pour ça qu'on a des antennes et des et des à travers les ambassades des éléments de la police qui sont positionnés un petit peu partout dans le monde en Colombie dans tous les secteur. Mais vous avez des pays dans lesquels c'est une partie de l'agriculture.
J'ai tout à l'heure l'agric le Maroc ne se cache puisque c'est à ciel ouvert ici. On a même pas besoin de satellite pour le voir puisqu'il suffit de se balader en voiture. Vous avez raison mais le problème c'est que la France est quand même le comment dire le le carrefour facile parce qu'on a on est entouré de mer ça vous a pas échappé. ou arrive en de majorité à travers les conters il y a des dizaines de milliers de cont qui arrivent par jour qu'il faut contrôler on doit en contrôler 3 4 % c'est compliqué c'est pour ça que je pense que le travail de renseignement est beaucoup plus efficace encore que le contrôle classique je dirais qu'on peut mener donc le travail de renseignement avec des antennes à l'extérieur avec Interpol Europes dans les pays qui sont les pays producteurs.
Je pense que ça peut avoir des des résultats mais le travail est long, sera difficile et je crois que là-dessus les ministres d'intérieur et de la justice travaillent d'arrachp. On l'a vu encore une fois avec les et monsieur précisément tenez regardez on on m'informe là que le le ministre Gérald Vermanin a réagi une cible prioritaire de la justice française dans la lutte contre la drogue et la criminalité organisée a été interpellée en Algérie. Bon il en il en prend acte.
Je sens qu'il y a quand même une petite dimension il garde des saut bien sûr mais il y a une dimension de coopération une dimension un peu diplomatique hein vraisemblablement. Euh il y a eu deux écoles au cours des mois précédents dans les relations avec l'Algérie. Là l'Algérie semble envoyer un signal que finalement Guillaume quand quand on se parle ça va mieux.
Oui. C'est en ce sens pas si c'est durable hein. C'est en ce sens que le ministre de l'intérieur Laurent Lunez et le garde des saut Géral de Darmanin se sont rendus sur place pour renouer ce ce dialogue et améliorer le le la coopération.
C'est essentiel dans ce type d'affaires. Euh le trafic de drogue, il est évidemment international, les ramifications euh sont partout et euh les têtes de réseau euh bien souvent se cache à l'étranger, ce qui les met à l'abri euh pendant un certain temps de de coup de filet euh policier potentiellement. S'il n'y a pas la coopération des autorités judiciaires et policières locales, la France ne peut rien donc renouer ce dialogue.
C'est très important. Il y a plusieurs cibles que les policiers et que les magistrats français espèrent faire interpeller de l'autre côté de la Méditerranée. Donc, il faut que cette coopération judiciaire soit efficace pour pouvoir déboucher sur des procès et des condamnations.
Jean-Michel Verne, est-ce qu'on peut imaginer alors je veux pas vous vous demander de faire de de politique fiction, mais est-ce qu'on peut s'imaginer malgré tout que euh les autorités algériennes qui envoient des signes de bonne volonté pour le moment accepteront d'expulser vers la France ce monsieur Laribi pour que il y soit jugé ? Ben, écoutez, c'est tout l'enjeu des années à venir. Si euh si on peut pas l'extrader en France, ça sert à rien cette arrestation.
D'autant qu'il est euh certes sous le contrôle judiciaire, mais il va continuer ses activités. il a il a de multiples façons de de pouvoir sortir du du territoire algérien. Moi, je pense que vraiment c'est il faut un reparamétrage euh des relations franco-algériennes.
Il faut que eux-mêmes comprennent qu'il ne ils ne peuvent pas continuer à abriter le cœur nucléaire du narcotrafic en France de cette façon. Donc là, c'est c'est de la géopolitique. Question question pratique.
Est-ce qu'on vend Est-ce que ces trafiquants ont une activité de vente en Algérie ? B je vous pose la question parce que je me dis la drogue, ça fait aussi mal au gouvernement français que ou à la société française qu'à la société algérienne si les Algériens se comportent comme les consommateurs français. Il est intelligent qu'on construit aussi en Algérie, mais euh je dirais leur cœur de cible, c'est le continent, c'est l'Europe, c'est le monde.
Ils sont ils ont une vision internationale. Vous savez, dans mon livre, je parlais d'un je fais témoigner un policier qui a rencontré un narcotraafiquant il y a une quinzaine d'années qui lui a dit "Écoute mon coco, tu sais, on sait que vous allez légaliser le cannabis, on va vous inonder de cocaïne." Ah oui, voilà.
Et on va faire baisser les prix. Et c'est ce qui s'est passé, hein. Ouais.
Donc 1 g de cocaïne en 1989, c'est 230 € à Marseille. Aujourd'hui, c'est 54 €. Voilà, c'est devenu un produit de consommation courante.
Hm. Donc voilà, on a on a des paramètres là qui euh qui font que effectivement ça justifie le déplacement de de Messieur Nunis et d'Armanain en Algérie. Il faut prendre les choses en main.
Ouais. Euh, il faut les moyens et euh surtout il faut redéfinir les relations avec l'Algérie. Merci.
Merci beaucoup Jean-Michel Verne, je renvoie à votre ouvrage Inside DZ Mafia aux éditions bon il n'y aurait pas de trafic s'il n'y avait pas de consommateur. C'est c'est le principe de base et c'est ce que rappelait. Alors, c'est peut-être une position naïve, c'est aussi celle que je défends.
Moi, je pense qu'il faut que chacun soit placé en face de ses responsabilités. À chaque fois que vous mettez 10, 15, 100 €. Enfin, ceux qui le font en tout cas pour l'achat d'un d'un produit stupéfiant, même si vous considérez que c'est pas un crime, bah vous entretenez une machine qui est une machine de guerre.
Oui. Qui qui lutte contre la société, qui lutte contre le le modèle dans lequel on vit, qui alimente d'autres trafics, trafic d'êtres humain, trafic d'armes, terrorisme et cetera. Donc c'est pas c'est pas un geste banal et donc c'est ce que disait très récemment encore le président Macron.
Pas arrêter les messages de dire il faut aller taper aux portees-monnaiees de ceux qui en détiennent et des consommateurs parce que si on responsabilise pas les consommateurs et je le dis solennellement ce soir s'il y a pas de consommateur il y a pas de trafiquant. Bon oui je crois que c'est bon oui c'est c'est du bon sens. Il faut travailler et quand on entend ça, il faut travailler sur ce dont on vient de parler, c'està-dire la répression avec les services spécialisés au niveau européen, au niveau mondial.
Ça c'est une première chose. Deuxième chose, sur le côté sociétal, santé, prévention et cetera parce que c'est important aussi je crois faire prendre conscience du danger des drogues, ça c'est ça peut paraître banal mais c'est important et se réapproprier ces quartiers parce que effectivement il y a un problème sociétal dans ces quartiers qui laisse libre cours évidemment à tous ces trafiquants et et c'est un terrain de jeu évidemment favorable pour eux. Là où je suis un peu plus en en réflexion, c'est sur ce qui s'est passé avec euh la YouTubeuse et le maire d'Alè sur la demande de ranson.
Euh des mafia, c'est quelque chose d'organisé où le business fonctionne. Donc aller chercher aller chercher des demandes de rançon, je suis assez surpris et on pense à de nouvelles générations ou tout au moins euh des des des satellites qui n'ont rien à voir avec des mafia qui peut-être sont en train de de déstabiliser aussi ce ce le ce le système. Voilà, ça je m'interroge ce même chose, Guillaume.
Ça leur ressemble pas. Ça ressemble pas si ce n'est que il y a quand même un certain nombre de faits d'extorsion qui font l'objet d'enquête et qui sont attribués à une branche on va dire de la mafia au ça peut être une une sous une soupente on peut dire ça non une activité parallèle à celle du tracte de drogue une autre source de revenu on va dire potentiellement oui. Merci merci à tous les deux.
Nous revenons à l'actualité internationale pour évoquer le douloureux très douloureux dossier ukrainien. Les bombes se sont abatttues, des bombes russes se sont abattes euh la nuit dernière sur Kiev en particulier. Un bilan extrêmement lourd, 17 morts euh de très très nombreux blessés et euh pour les les Ukrainiens, l'incapacité à répondre.
Pourquoi ? Bah parce que les Ukrainiens n'ont plus les contemesures, les armes qui leur permettraient de lutter contre euh ces ces bombes russes, ces missiles russes qui se sont abattus sur la capitale ukrainienne. Réaction du président de la République à l'instant sur X.
à K donc c'est Kiev et dans sa région la Russie a une nouvelle fois choisi de cibler des civils. Cette politique de terreur mené à coup de missile et de drôle est absolument inacceptable. Je vous remercie messieurs, on change les équipes.
Euh j'accueille François Chauvancy et Hélène Bonet. Je vous laisse le temps juste un petit instant. Ce sont deux hommes d'ordre François Chauvancy et on Pomar qui se saluent au au passage.
Je je le disait Hélène, installez-vous confortablement. Journaliste au service international de LCI et TF1, l'Ukraine n'a pas été en mesure François d'abattre un seul missile de cette pluie de missile qui est arrivé de Russie. Bah, c'est très significatif de l'affaiblissement de la défense solaire de l'Ukraine qui était annoncé.
Euh et c'est vrai que c'est très surprenant. D'habitude, il y a quand même un certain nombre de missiles sont interceptés et là ce n'est pas le cas. Alors, soit une tactique nouvelle, soit c'est des missiles qui ont changé finalement le mode de fonctionnement, ce qui est fort possible aussi car ça ne veut pas du tout dire qu'il n'y a pas de missile antimissile du côté ukrainien, mais c'est qu'ils n'ont pas atteint leur objectif.
C'est plutôt ça comme ça comme ça je l'interpréterai. Sachant que comment fonctionnent les Russes dans ce cadre-là, c'est une un essin de drones de plusieurs centaines de drones parmi lesquels se trouvent un certain nombre de missiles à un moment donné, ce qui fait que les défenses antiaériennes peuvent traiter finalement ce qui est arrivé en premier les drones et puis après les missiles ont des vitesses, c'est une vitesse très supérieure, ça rien à voir plusieurs plusieurs fois la vitesse du son et donc avec une précision importante et puis je n'ai pas lu la la les caractéristiques de ces missiles si c'est des missiles de croisière par exemple, ce qui est peu vraisemblable c'est quand même on suit le le la topographie du sol à 30 50 m. Bon là a priori ce n'est pas le cas.
Ce sont vraiment des des missiles qu'on ne peut pas arrêter parce que d'abord on est peut-être alerté trop tard. Donc c'est une une c'est ça euh un itinéraire balistique. Voilà.
Tout à fait. Voilà. Et puis ça rentrait rapidement dans dans l'atmos.
Alors, je suis pas un spécialiste des missiles, donc je m'avancerai pas trop dans les conditions techniques, mais ce qui fait que un, normalement, on détecte quand ils partent, ça, il y a les systèmes de détection sans doute d'ailleurs américain, français ou autres capable de détecter et le départ de mic puis après ça va tellement vite, de toute façon le temps de se mettre en alerte, c'est très difficile d'intercepter et puis quand même on revient au point principal, c'est comment les arrêter en bout de course et là a priori, il y a une lacune alors bon nous allons joindre Guillaume Tac qui est actuellement en Ukraine et puis on le commentera juste après avec Vous euh Hélène, évidemment euh Guillaume la la population civile est durement très durement éprouvé. Oui, comme vous pouvez l'imaginer, la situation évidemment est très difficile pour la population civile de la capitale ukrainienne. On a encore une nuit de bombardement très intense.
C'est 24 missiles balistiques qui ont été tirés plus quatre missiles de type de donc des missiles hypersoniques et selon les autorités ukrainiennes, pas un seul n'aurait été intercepté. Alors, la population malheureusement est forcée de de s'adapter en conséquence. Il faut savoir qu'il y a euh environ une semaine, lors d'une des attaques précédentes, c'était plus de 50000 personnes ici à Kief qui avaient trouvé refuge dans les stations de métro, sans compter évidemment les abris plus de de fortune, les caves ou autres.
Et et ce cette nouvelle attaque malheureusement euh illustre encore une fois la pénurie désormais critique de missiles pour les batteries patriote qui sont véritablement le seul moyen dont dispose l'Ukraine pour arrêter les missiles balistiques russes. Donc si rien n'est fait et si aucune solution n'est trouvée pour résoudre ce problème, il y a fort à parier que malheureusement le bilan humain s'alourdit en conséquence dans les semaines à venir. Merci.
Merci beaucoup euh Guillaume. Alors, vous pouvez être étonné parce que euh il y a des chiffres qui sont affichés euh Guillaume à d'autres sources. L'explication, elle est toute simple hein, personne n'est dans le faux.
On on ne sait pas. En tout cas, on nous sommes tributaires de sources multiples he qui arrivent. Il y a les Ukrainiens, il y a ce qu'on peut savoir également, les grandes oreilles qui observent la situation.
Mais ce qu'on sait en revanche Hélène Bonet, c'est que la population civile est la première éprouvée. Je le disais bilan 17 morts et des dizaines de blessés. Oui.
Et ça ne va pas aller en s'arrangeant sans doute parce que on le voit, il y a déjà eu des des frappes très importantes he ces derniers jours, ces dernières semaines avec déjà un nombre de blessés importants. Là c'est 17 morts d'un coup, c'est quand même énorme en tout cas au regard des des frappes qu'on a déjà vu ces dernières semaines. Et puis on voit bien qu'il y a pas eu de d'interception de ces missiles alors qu'avant il y en avait au moins pour une partie d'entre eux.
Donc ça soulligne ce que l'on sait déjà. C'estàd que l'Ukraine effectivement manque d'intercepteur, on est en été. Euh la il fait encore chaud, la situation n'est pas totalement dramatique.
Alors que on se souvient de l'hiver dernier quand euh euh la Russie bombardait massivement les installations énergétiques, ça a été encore plus dur pour la population. C'estàd qu'il y avait des morts, mais en plus de ça, vous aviez aussi une population qui souffrait énormément du froid. Et ben c'est malheureusement ce qui se profile encore cet hiver à cause de cette pernurie d'intercepteur.
Donc l'Ukraine par tous les moyens et Vladimir Zenski n'arrête pas de le répéter, il réclame le droit de produire des patriotes. Ça va pas se faire sous sous licence. Donc c'est ça sous licence puisque c'est une patriote, c'est un produit américain.
C'est un produit américain avec des caractéristiques. C'est en plus un produit de défense nationale donc ultra protégé. Il faut un accord et Donald Trump avait les 100 ans, je me souviens j'étais à la maison blanche en juin que peut-être qu'il réfléchissait et cetera.
Entre-temps, il a repris la parole et laissé entendre que c'était plutôt non, même si la une décision définitive a pas été donnée. Mais donc ne serait-ce que déjà obtenir l'accord et ensuite de pouvoir les produire, de toute façon, l'Ukraine ne sera pas protégée cet hiver. Bon, alors en dépit de de la situation, le président de la République prend la parole.
Euh, évidemment, il regrette hein, il il affirme qu'il s'agit d'une agression, que ces victimes innocentes sont les victimes de bombardement russes. Enfin, les choses sont dites très clairement. Il ajoute : "Nous ne céderons ni à la lassitude ni à l'intimidation." Et vous le voyez en bas de l'écran, la Russie doit payer le prix de son agression et répondre de ses cries.
Bon, évidemment, c'est la position du président de la République, c'est la position de la France et il est normal de l'exprimer comme ça général. Mais évidemment, ça ne suffit pas. Je je ne crois pas sortir de mon rôle en dit en disant qu'il est inacceptable que chaque nuit euh des civils, des femmes, des enfants, des vieillards, enfin des des écoles, des peut-être des épades, des maisons de retraite soient visées comme ça au pipomètre un peu par le Je suis pas tout à fait d'accord avec votre vision du piphomètre.
D'accord. J'écoute. Parce que au prix du missile et la capacité de fabrication euh faire ça au pif, oserais-je dire, manque de crédibilité.
La Russie tire en ville. Ah oui, mais tire en ville. Mais attention, en ville euh est-ce qu'il n'y aurait pas des industries d'armement ?
Est-ce qu'il n'y aurait pas des sites énergétiques à l'endroit là où je n'en sais rien fait que poser des questions parce que utiliser une arme militaire, oui, on peut il y a deux aspects. Un, la vision terreur, oui, la terreur sur la population ukrainienne que ça pas beaucoup abouti depuis 4 ans et demi, faut quand même le reconnaître, hein. Donc, on peut se douter un petit peu de l'efficacité de ce de cette stratégie de terreur.
De l'autre côté, c'est quand même la destruction de des infrastructures qui permettent à l'Ukraine de combattre, ne l'oublions pas. Là là on a des images, pas on va les retrouver j'imagine. C'est un entrepôt qui a été Alors bon, hier on évoquait le Amazon russe.
Bon, il peut y avoir des pièces militaires, il peut y avoir de la la microinformatique, la micro l'électronique, ça sert à tout hein. Ça peut aussi servir à des armes. Oui, mais je crois surtout qu'il faut pas être trop naïf sur les uns ou sur les autres. les uns et les autres font la guerre et pour faire la guerre, on utilise tous les moyens qu'on a à sa disposition pour la faire, y compris utiliser des bâtiments civils pour faire de l'industrie d'armement, pour stocker du matériel et ce n'est pas nouveau que ça se fait.
Donc aujourd'hui qui alors maintenant après je reviens sur cette c'est sur le pfomètre euh c'est que euh le missile normalement euh vu sa précision sait où il tape. Ouais. Il sait où il tape hein.
C'est peut-être à moins de certains missiles de chez nous font moins de 10 m euh de précis à moins de 10 m de de en terme de précision. Donc viser un lieu précis c'est qu'il y a eu sans doute un renseignement qui a dit qu'il se passait telle chose à tel endroit. Donc je tire et quand on tire 24 à 28 missiles, c'est qu'il y a une raison délibéré.
Le drone c'est un peu autre chose. Le drone pour moi est fiant beaucoup plus aléatoire surtout si on le détruit en vol. On a vu n nombre d'exemples des dégâts pardon avec des dégâts avec des là des dommages collatéraux.
Donc voilà donc maintenant je ne légitime ni d'un côté ni de l'autre. tout simplement c'est la réalité de la guerre et qu'il faut peut-être se mettre à la réalité de la guerre et non pas dans les grands principes les grandes déclarations accepter que la guerre ça fait des morts. Oui oui c'est c'est c'est malheureux hein mais c'est comme ça.
Je vous emmène à Kramatorsk pourquoi ? puisque vous évoquiez ces missiles. Puis il y a aussi les drones hein, les drones qui visent des objectifs civils.
Alors vous savez que des drones il y en a des des petits et des plus grands. Aujourd'hui, les plus petits visent notamment les véhicules, hein. Ça peut-être des camions, ça ça peut-être aussi des véhicules de transport personnel.
L'objet c'est de frapper euh l'opinion dans ces pays, faire peser une menace permanente. Et bien un Cramator que notre envoyé spécial Marianne Cotonov euh est tombé sur des filets de protection qui protègent précisément les automobilistes et les piétons. Des dizaines de kilomètres de route entre Carif et Kramatorsk sous des filets anti drone.
Sur le bas côté, des voitures calcinées, des maisons et des bâtiments en ruine. Cette route est devenue tellement dangereuse qu'on attache plus nos ceintures de sécurité pour pouvoir sortir de la voiture très vite au cas où il y aurait un drone. Nous avons pu le vérifier avec ce drone intercepté à seulement quelques mètres de nous.
Ces attaques de drone, Kramatorsk les subit depuis longtemps, mais la situation empire. La majorité de la ville se trouve maintenant et bien sous ces filets de protection. Quand nous étions venus il y a 1 an et bien tout ça n'existait pas.
Olena a ouvert son salon de thé il y a 1 an après avoir fui Constantinvska. La présence des filets ne la rassure pas vraiment. Les drones FPV explosent, trou les filets et passent.
Natalia vient de revenir après 3 mois d'absence. Elle découvre sa ville sous filet. Je les prends en photo comme ça si je pars ailleurs, j'aurai un souvenir.
Je pourrais montrer aux gens ce que la Russie nous fait. Avant 2022, Kramatorsk comptait 150000 habitants. Aujourd'hui, ils sont 50000.
Vitalie, lui, a décidé de rester. Je suis né ici. J'ai grandi ici et je vis ici.
Survivre est le mot exact. François Chavancier, on n'est pas loin de la ligne de front là en plus. Enfin, pas très loin du front.
On est à 35 km Constantanifka qui est l'objet de sacré combat actuellement, enfin depuis des mois d'ailleurs hein, euh entre les Ukrainien et les Russes qui est a priori la dernière vraie ville fortifiée de la ligne de défense ukrainienne mais ce n'est qu'à 30 35 km. Donc et les R et les Russes avancent, c'est ça l'armée russe avance. Les Russes avancent.
Alors c'est très on a du mal à savoir en gros quand on reprend les cartes SW qui sont les seules cartes à peu près lisibles, je dirais quel on voit que globalement quand même malgré les dénégations des uns ou des autres que les Russes sont dans la ville. Maintenant est-ce qu'ils tiennent la ville ? Pas forcément pour une raison très simple.
C'est ce que je dis toujours. Pour tenir une ville faut l'avoir dépassé et c'est de réinstaller en poste de combat quand on a dépassé la ville. Donc ils sont à l'est sud sud-est. que le jour où ils seront au nord-ouest, si c'est le cas, et qu'ils sont installés prêts à reprendre une progression, ça veut dire que la ville est prise parce en même temps on aura nettoyé la ville de tous les éléments résiduels en les Ukrainiens et et les Russes sont imbriqués dans cette ville maison par maison, rue par rue.
Ils se battent effectivement maison par maison, rue par rue. On a vu par le passé dans ce genre de ville que ça pouvait prendre des mois hein pour on a Backmout, on a de Vica effectivement parce que le combat de zone urbaine est extrêmement compliqué, c'est très coûteux en homme d'abord donc et puis tout ce et puis maintenant on a la menace des drones qui est permanente et qui vont même dans les maisons tuer le combattant adverse. Donc effectivement c'est très compliqué.
Rappelons chaque jour qu'il s'agit d'une guerre d'attrition. Rappelons aussi Hélène que ces filets là euh viennent de Bretagne. Euh vous avez d'ailleurs une image hein qu'on verra pas.
C'est une image du président Zelenski. Je précise que ce ils ne viennent pas uniquement de Bretagne. En tout cas, les les Bretons ont beaucoup contribué à envoyer des filets usagers.
Et d'ailleurs Volodimerenski s'est rendu en France en novembre 2025 et il a rencontré les les ses pêcheurs bretons justement qui lui avait offert une une doudoune avec marqué dessus. Tout commence en Finister. Voilà, c le clœil mais effectivement des des pêcheurs bretons qui ont fourni jusqu'à 280 km de filet usagers pour pouvoir participer alors peut-être pas à Cramators mais peut-être ailleurs en tout cas en Ukraine à la construction de ces filets de protection et général.
Bon, ça marche hein, parfois quand ce sont des petits drones, ça peut les intercepter quand ce sont des drones plus volumineux et puis on sait qu'il y a une gamme très large hein, c'est plus compliqué mais enfin c'est peut-être un peu rudimentaire mais à la guerre il faut être imaginatif. Ah voilà, il faut avoir de l'innovation et puis je rappelle que cet ét à un moment donné c'est la survie qui prime. Maintenant on s'adapte, on n pas qui avait pensé il y a 4 ans au poids des drones et de leur capacité de destruction quelle que soit leur taille.
Donc aujourd'hui, je crois que l'imagination était pas forcément au pouvoir mais pas loin hein. On a on a pensé aux filets euh qui sont effectivement rudimentaires mais qui ont l'air d'être relativement efficaces. Ça tient pour au moins les petits drones.
Voilà. Et ça c'est l'aspect je dirais pement technique. Maintenant je dirais qu'au point de vue pour assurer la population ça permet d'ailleurs ce qui été vu par Marianne c'est de se déplacer quand même sur un axe quand même malgré les voitures qui étaient calcinées sur le bord de la route.
C'est dire voilà on peut quand même se déplacer et puis je pense aussi vis-à-vis des Ukrainiens c'est dire nous avons trouvé une solution qui permet de préserver au mieux la vie des uns ou des autres. On a juste une minute pour évoquer la situation du côté russe. Je voulais qu'on fasse un point un peu précis aujourd'hui dans cette guerre de de d'attrition, cette guerre d'épuisement.
Alors bien l'épuisement des ressources et les ressources c'est tout à la fois du matériel mais c'est aussi des hommes, des combattants. Regardez ce graphique qui a été publié aujourd'hui par le grand continent. Alors qui est une une publication très sérieuse.
Euh regardz ces chiffreslà sur l'engagement euh des forces russes. Les forces totales russes ont augmenté. Le nombre de contractuels a beaucoup augmenté.
Ils sont payés, ils sont plutôt bien payés. Enfin, ils reçoivent un salaire à l'échelle de la Russie. C'est plutôt un bon salaire.
Le nombre de mobilisés, je ne sais pas exactement ce que recouvre ce vocable baisse. Alors, il y a pas de conscription obligatoire, mais enfin mobilisé. On a bien vu quand même cher François Chauvancy que on allait parfois chercher les uns et les autres dans les prisons euh dans les province là où il y a assez peu d'influence de l'opinion.
Euh comment comprendre ça ? Alors bon le mot mobilisé est un mot qui est prête à confusion. Officiellement il n'y a pas de mobilisé en tant que tel, c'està-dire de conscrit en quelque sorte rappelé hein en Ukraine.
En Ukraine, ce sont soit les contractuels, soit les professionnels. Voilà. Maintenant les mot actuel c'est signé un CDD d'un an 2 ans, 3 ans.
C'est ça. Oui. Et c'est ce que les gens dont on vient de parler dont on vient de parler qui est sor de prison.
Ils ont un contrat euh avec chez différentes mon avis aussi peut-être un retour à la vie civile aménagé en contenu de leur peine ancienne. On les paye bien hein. On les paye pour risquer leur peau en quelque s Ukraine et c'est ce qui a été fait.
Maintenant euh la circonscription, c'est toujours très clair. Euh ça serait un choix politique intérieur. Ça voudrait dire aussi que ça sera une déclaration officielle que la guerre existe en Ukraine.
Parce que c'estàd quand on appelle Russie le nit toujours le nit toujours avec toujours ce ce doute peut-être que moi j'aurais que j'ai évoqué d'ailleurs tout à l'heure quand on parle euh des mobilisés peut-être que ces mobilisés sont utilisés en Ukraine annexé par la Russie et avec ce titre là qui pourrait empêcher qu'il soit présent là. Mais ça je m'avance. Bon, très bien.
Alors, on va avancer. Je vous avez peut-être suivi les candidats à l'élection présidentiel dont en particulier Gabriel des gens du voyage. Alors, on parle pas de gens du voyage, on va être très précis sur le vocabulaire, on parle des citoyens français itinérants.
C'est cette déclaration de Gabriel Atal candidat à l'élection présidentielle. Tous les Français soit d'autres des gens, c'est insupportable pour eux quand vous échangez avec la gestionnaire d'un camping. Moi, je veux répondre avec les mesures qu'on propose.
Bien, nous allons essayer d'ouvrir rationnel Laurent Durantau, maire sans étiquettes de givre, Christophe Sauveté. Bonjour à tous les deux. Christophe Sauveté, secrétaire général de l'association des gens du voyage citoyens de Loire Atlantique.
Vous me vous me recevez bien tous les deux ? Puis avoir ce débat un peu apaisé sur sur LCI. Bon, c'est un débat euh polémique, on voit qu'il y a des des posins.
Euh je vais commencer par vous euh monsieur aujourd'hui au nom des gens. Alors, on parle des gens du voyage, on parle aussi des stationnements sur les grands passages quoi. Donc il faut et bien sont pour des raisons religieuses.
Donc moi, je peux vous dire que moi je suis sur des terrains de grands passages, dispositifs qui fonctionne. Monsieur Sa Monsieur Sauveté, qu'est-ce que c'est qu'un terrain de grand passage ? Et ben un terrain de grand passage, c'est un terrain de et leur départ à à telle autre date.
Donc voilà, c'est ça terrain des mers sans étiquettes de d'une petite ville du département de la Vendé. Vous êtes vice-président de l'agglomération euh du pays de Saint-Gil Croix et donc en charge de ces de ces questions là. Qu'est-ce que vous avez à dire de votre côté ?
Est-ce que par exemple dans votre périmètre il y a ces terrains de grand passage ? Alors euh oui, déjà je voulais saluer monsieur monsieur Sauvé de que que j'apprécie parce que j'ai déjà regardé que oui, sur le pays de Saint-Gill, ben oui, on suit bien sûr le le schéma départemental d'accueil et de l'habitat des gens du voyage. Donc maintenant, ça fait depuis une quinzaine d'années que nous avons à disposition un terrain de grand passage hein qui qui est validé par le département qui fait 4 hectares, qui est alimenté en eau en électricité et et aussi sur le souvent souvent utilisé, il est utilisé en permanence ou pas ?
Alors, il est utilisé pour vous voyez pour la saison 2026, il est utilisé euh 8 semaines. D'accord. et peut-être une 9e semaine euh qui va venir se se rajouter.
Donc euh non non non, il est utilisé euh et généralement euh avec la programmation qui est faite hein, on est au courant dès le mois d'avril avec la programmation avec le le coordinateur de qui planifie ces ces ces grands passages. Donc du moment que les planifications sont faites, généralement ça se passe plutôt bien. Ça se passe plutôt les pieds l'un comme l'autre.
Mettons les pieds dans le plat. Qu'est-ce qui qu'est-ce qui qu'est-ce qui ne va pas ? Où sont où sont les zones de de friction ?
Et pourquoi les deux parties n'ont pas le dialogue que vous avez en ce moment là sur LCI qui me semble être un dialogue de gens intelligents, inspirés et plutôt portés sur le compromis. Qu'est-ce qui qu'est-ce qui ne va pas monsieur Sauveté ? Ben, qu'est-ce qui va pas, c'est que sur notre territoire national hein, il était prévu 377 terrains de grand passage.
Aujourd'hui, à ma connaissance, les chiffres que je possède, il y en a 244. Donc déjà, ce qui va pas, c'est que ce que je reconnais dans ce que dit monsieur Durantau, c'est que il y a un travail en amont à long terme où on travaille toute l'année hein sur ces questions-là au sein du schéma départemental. C'estàd que toutes les communautés de communes ou toutes les EPCI et bien ne jouent pas le jeu.
Il il y a des endroits où il y a pas de proposition de terrain de grand passage. Donc ça c'est un premier point au au sein du schéma. Et puis aussi il faut dire ben qu'effectivement il y a des groupes ben qui ne vont pas sur ces terrains de grand passage parce qu'ils sont déjà occupés.
Donc ils se mettent de manière illicite et donc c'est là que ça commence à devenir euh euh problématique. Ce qu'il faudrait envisager pour répondre à monsieur Atal vis-à-vis de par exemple des agriculteurs, he c'est des choses que moi j'ai expérimenté c'estàd que en amont aussi au sein du schéma on pourrait réfléchir à ce que parfois il y a des agriculteurs qui s'associent à la réflexion du schéma et que ils mettent à disposition de la communauté de commune ou de l'État ce terrain pour que il soit loué correctement et que tout le monde y retrouve ses billes. Il y a des solutions.
Je je vous entends l'un et l'autre. J'ai j'ai à côté de moi Guillaume Billet, journaliste police justice et F LCI. Une réflexion, Guillaume.
Oui, peut-être pour mesurer euh le l'ampleur du phénomène, appelons-le comme ça, mais euh ce dont on est en train de parler, on a les chiffres du du ministère de l'intérieur pour l'année 2024, par exemple. Euh on a le le services du ministère ont comptabilisé 1326 grands passages dans à peu près 80 départements et dont 569 installations illégales. Donc ça fait quand même effectivement beaucoup d'installations illégales par rapport au au nombre d'installations et en cause peut-être le le manque de terrain tel que on semble le dire.
Monsieur Laurent Durant, peut-être que tout ça est mal calibré. Peut-être qu'il faut revoir les choses finalement et que l'offre de départ est insuffisante pour répondre à à la demande des des des Français itinérants, des citoyens français itinérants. Je réflexion, hein.
Alors oui, pour pour revenir aussi à ce que disait monsieur monsieur Sauvé, aujourd'hui la problématique c'est pas les terrains de grand passage ou les stationnements qui sont qui sont programmés aujourd'hui. c'est les qui qui viennent hein ou qui n'ont pas été programmés dans les grands passage et qui viennent s'installer un terrain privé. Euh donc c'est c'est là la grosse problématique qu'on nous rencontre nous euh c'est sur les les campements sauvages un peu.
C'est ça. Tout à fait. Mais campage, on peut retrouver dans ces camps sauvages des grands groupes, hein.
Le le dernier que que j'ai eu sur ma commune et c'était un un stationnement illicite de 240 caravanes. He c'est pas 20 ou 30 caravanes, hein, c'était un groupe qui ne s'était pas inscrit dans le schéma départemental mais qui venait sur sur place pour s'installer. Comment donc c'est là qu'on rencontre.
Ouais, je je comprends. Mais comment monsieur Sauveté, on sort de cette situation là de de rapport de force ? Moi je on découvre un peu le le dossier.
Moi je le découvre en tout cas d'abord je savais pas qu'il y avait des des ces terrains de grand passage de j'ai l'impression à vous entendre l'un et l'autre pour essayer de faire avancer un peu la réflexion qu'il en manque tout simplement. C'està-dire que le le l'offre est très insuffisante pour répondre à la demande quoi. Alors moi moi je voudrais répondre que monsieur Durantau serait en accord avec moi.
Au niveau du schéma départemental, il faudrait rappeler les trois axes que l'on travaille. C'est-à-dire que il y a la loi Besson qui permet euh aux communautés de commune de plus de 5000 habitants d'avoir une aire d'accueil de passage. Ensuite, il y a un autre dispositif qui est dans la loi citoyenneté, c'est de créer des terrains familiaux à caractère locatif au privatif où on intègre l'habitat mobile.
Et ensuite vient seulement les terrains de grand passage. Voilà, il y a ces trois dispositifs qu'au sein du schéma nous travaillons tous ensemble élu, préfecture, département, enfin les différentes institutions. On parle de nous que l'été, mais moi j'aimerais bien qu'on parle de tout ce que l'on vit au quotidien parce que aujourd'hui la question de fond, elle va bien au-delà des terrains de grand passage, même si aujourd'hui on voit bien qu'on de met à mal tous les autres dispositifs.
Monsieur Sauveté, qu'est-ce que vous voulez dire par là quand quand vous dites "J'aimerais qu'on parle de notre vie au quotidien ?" Le personne ne vous impose quoi que ce soit. Non, vous avez le le mode de vie que vous avez choisi qui est un mode de vie itinérant ne n'a été imposé par personne.
Non, non, mais tout à fait. Mais sauf qu'on a un autre problème de fond sur ce territoire national, c'est euh on ne sait pas où poser notre habitat mobile ou léger parce que on peut pas faire n'importe quoi en respectant les règles de la République. Je pense que beaucoup de familles le font sur ce territoire national.
Mais aujourd'hui, on ne peut pas déposer son habitat mobile. Donc ça sa sa caravane n'importe où. Et et donc euh c'est c'est ça notre problème de France.
Je vous donne un exemple. Euh dans le schéma départemental en Loir Atlantique, il est prévu de réaliser un terrain familial pour un clan familial avec une pièce de vie de 50 m² et 3 qu caravanes. Aujourd'hui, nous avons une centaine de river qui montent au créneau pour faire suspendre ce projet.
Donc voilà, par exemple, dès qu'il y a des élus de bonne volonté aussi qui veulent faire des efforts pour intégrer euh de l'habitat mobile, on voit bien aussi que c'est très difficile de convaincre toute la population de faire avancer. On va pas se on va pas se cacher les choses, monsieur sauvet. Moi, j'ai pas je j'aime pas la langue de bois, mais c'est vrai que le mode de vie itinérant est un un mode de vie très particulier.
On est dans la la France est un pays de gens sédentarisé et c'est ce que vous dites est vrai pour les camps d'accueil mais c'est vrai aussi pour je sais pas la centrale nucléaire qu'on veut pas avoir derrière chez soi. Euh l'usine de transformation, la prison. Tout le monde veut du nucléaire, tout le monde veut des prisons, tout le monde veut de l'infrastructure mais jamais jamais chez lui.
Bon c'est c'est un c'est un problème qui est un problème complexe à résoudre. On peut pas on ne peut pas réformer les représentations des Français de ce point de vue. Moi moi si je peux intervenir, allez-y monsieur.
Je rejoins sur certains points monsieur Chauvé hein euh concernant je dirais les les les mises en place que ça soit des les terrains de campage les terrains permanents. sur le pays de Saint-Gilles, Crois-ville, on a quand même des terrains permanents qui sont pratiquement utilisés à l'année à l'année par un nombre de familles qui qui travaillent sur place, hein, qui mettent leurs enfants à l'école. Donc tout ça, je dirais les les municipalités ou bien les EPI essayent de de mettre ça en place.
Mais c'est c'est vrai que politiquement c'est compliqué, c'est compliqué à mettre en place comme le disait monsieur Chaué parce que ben on on a des réticences, je dirais des des habitants. On a des réglementations d'urbanisme aussi qui sont qui sont de plus en plus compliquées et qui sont de plus en plus difficiles à mettre en place. Donc il y a tout ce contexte là qui euh ben qui perturbe un petit peu, je dirais les mises en place de ces schémas départementaux euh sur alors que ça soit sur la vende à l'ure Atlantique bien sur toute la France.
Hm hm. Oui. Monsieur Monsieur Sauveté, vous êtes toujours là ?
Oui oui, je suis toujours là. Bon. Oui oui, je je vous entends.
Oui, mais moi ce que j'observe en tout cas avec ce qui vient d'arriver cet été avec la loi Ripost là qui a été voté le 22 juillet hein qui va être une une loi qui qui va être de la répression sans solution expulsion sans solution. Moi, je suis triste parce que je vois aussi le discours ambiant euh de haine et de violence, d'incitation à la violence et de discrimination qui augmentent dans notre pays à l'égard de notre communauté. Alors noublions pas qu'avanthier, nous avons commémoré le 2 août la mémoire du génocide Séan et aujourd'hui on entend il nous faudrait une troisème guerre et puis en finir et les fumer ces manouches.
Écoutez moi je ne peux plus tolérer ce discours ambiant qui qui est actuellement ancré dans les mémoires de notre pays. Monsieur monsieur sauvé ce d'abord ce discours, nous le dénonçons évidemment il est il est absolument inacceptable. tous les discours de M euh qu'il s'agisse de la communauté des gens du voyage ou de toute autre personne en France est absolument ce discours est absolument euh inacceptable.
Euh il faut trouver des solutions. Vous admettez aussi que il peut y avoir parfois des comportements un peu déplacés euh des comportement sans gène que chacun doit faire véritablement un effort. Ce que je retiens moi, c'est que la présence de votre communauté n'a pas été prise en compte dans toute sa dimension en France et qu'il manque des équipements pour que précisément les relations entre les sédentaires et les itinérants soient de bien meilleure qualité.
Oui, moi je suis complètement d'accord avec vous, monsieur. Moi je je j'aimerais que par exemple le premier ministre et bien saisisse la commission consultative nationale au jour du voyage du gouvernement et qu'il fasse faire un audit dans toutes les préfectures de France pour voir là où ça fonctionne pas et qu'on regarde ensemble comment on peut débloquer ces points de crispation qu'il y a entre les voyageurs, les institutions et et les gadgets, les les sédentaires. Bon écoutez en tout cas l'échange que vous avez eu, merci à tous les deux.
L'échange que vous avez eu avec monsieur Durant. Est-ce que je peux intervenir une dernière fois s'il plît Allez-y mais quelques secondes parce que le temps nous est compté rapidement hein. C'est vrai que je rejoins monsieur Chaué sur beaucoup de points.
Le le la problématique qu'on rencontre c'est je dirais ce qui se passe autre autre h c'est comme l'utilisation de d'eau à bonciant pour nettoyer les voitures, les caravanes, les choses comme ça ou à même pas arroser son terrain de maïs. Et c'est tout ce qui est à côté, c'est pas l'accueil des gens du Grand Voyage qui posent problématique. Quand on discute les agriculteurs, ils en sont conscients.
C'est tout ce qui se passe un petit peu à côté qui pose problème. Je comprends, je comprends monsieur. À nous à nous à nous muniter.
Merci. Merci monsieur Durant. Je comprends.
Bon, je comprends parfaitement. Je pense que nous avons en France suffisamment d'eau pour tout à la fois nettoyer les caravanes qui en ont besoin et arroser le maïs. Merci Guillaume Billet d'être d'être venu. cet échange était je dirais pas cordial mais rationnel et c'est pas si mal parce que c'est ça n'est pas tout à fait fréquent.