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InterviewPublic Sénat (sur YouTube)· 15 novembre 2021 7 minContradictoireActualité / polémiqueEnvironnement & énergieÉconomie & entreprisesTravail & emploi

COP26 : « Emmanuel Macron est allé faire des beaux discours », dénonce Julien Bayou

Source d'origine 4 locuteurs

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:20RelanceRéponse partielle

    Mais est-ce que c'est quand même mieux que rien un accord ? Vous auriez préféré que les dirigeants se disent « Bon, finalement, on ne fait rien » ?

  • 2:21OuverteRéponse directe

    La France a rejoint finalement cet accord pour mettre fin au financement des énergies fossiles à l'époque.

  • 3:27OuverteRéponse directe

    Des éoliennes. Un petit mot sur les éoliennes.

  • 3:29OuverteRéponse directe

    Vous ne voulez pas de charbon, vous voulez des éoliennes.

  • 3:42OuverteRéponse directe

    Les écolos, partout, ils sont pour les éoliennes parce qu'on a l'impression qu'avec les populations, c'est plus compliqué.

  • 4:57OuverteRéponse directe

    Emmanuel Macron qui a annoncé la suspension des allocations chômage pour les chômeurs qui refuseraient de chercher un job. Qu'est-ce que ça vous inspire ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:00Invité politiqueFait
    « C'est un échec, malheureusement. On est sur un scénario à 2,7 degrés. »
  • 0:13Invité politiqueFait
    « Les prix de l'alimentation, les prix des fruits et légumes cet été étaient plus chers du fait du gel et des chaleurs précoces. »
  • 0:27Invité politiqueFait
    « Dixième de degré compte. Et il faut agir. »
  • 0:59Invité politiqueFait
    « L'échec, il est imputable à ces gouvernements qui ont choisi les profits de quelques-uns, les charbons, gaz, pétrole, total »
  • 1:55Invité politiqueChiffre
    « Nous finançons par nos impôts la destruction de la planète, la destruction du climat. Ça s'appelle les subventions aux énergies fossiles. 10 millions d'euros par minute. »
  • 2:25Invité politiqueChiffre
    « La France a augmenté de 25% ses engagements depuis la COP 21, depuis les accords de Paris. »
  • 5:09Invité politiqueFait
    « C'est vraiment ce poncif qui voudrait que pour créer de l'emploi magique, il faudrait durcir les conditions pour les chômeurs. »
  • 5:24Invité politiqueChiffre
    « 300 000 emplois sont non pourvus. »
  • 5:41Invité politiqueFait
    « Dans la restauration, payer au SMIC, au moins que le SMIC... Augmenter les salaires, quoi. »

Temps de parole

  • Invité politique80 %
  • Invité10 %
  • Présentateur8 %
  • Auditeur2 %

11,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Invité politique

C'est un échec, malheureusement. On est sur un scénario à 2,7 degrés. C'est extrêmement grave. Ça veut dire des inondations, ça veut dire des feux de forêt toujours plus grands, ça veut dire des sécheresses, ça veut dire... Vous voyez, les prix de l'alimentation, les prix des fruits et légumes cet été étaient plus chers du fait du gel et des chaleurs précoces.

0:20
Présentateur

Mais est-ce que c'est quand même mieux que rien un accord ? Vous auriez préféré que les dirigeants se disent « Bon, finalement, on ne fait rien, on n'est pas capable de se mettre d'accord, on quitte la table et les négociations ? »

0:27
Invité politique

Dixième de degré compte. Et il faut agir. Simplement, on a beaucoup de discours. Parce que là, ce scénario de 2,7 degrés, qui est déjà catastrophique, j'en veux pour preuve le fait que le président de la COP pleurait à l'annonce de l'accord.

0:41
Invité

Il pleurait sur la Chine et l'Inde qui, dans la dernière heure, avaient modifié et dévoyé le texte selon lui sur le charbon. Il explique qu'il est désolé au moment de conclure. Sur la déception, oui.

0:52
Invité politique

Au moment de conclure. Désolé. Mais cet échec, vous l'imputé à qui ? Quelle planète voulons-nous léguer à nos enfants ? C'est l'entière question. Et donc l'échec, il est imputable à ces gouvernements qui ont choisi les profits de quelques-uns, les charbons, gaz, pétrole, total, total, qui va faire plus de 3 milliards de profits sur la hausse du carburant, qui veut forer en Arctique et ailleurs. Mais la France a joué son rôle, selon vous, dans cette COP ? Non. La France, Emmanuel Macron, comme d'habitude, est allé faire des beaux discours, est allé donner des leçons, alors que la semaine d'avant, il avait été sanctionné par la justice de notre pays pour inaction climatique.

C'est le verdict de l'affaire du siècle. Il est allé donner des leçons. Et Yannick Jadot m'expliquait hier que lui qui va souvent dans ses COP, je crois que ça doit être sa vingtaine, sa vingtième, il m'expliquait que jamais il avait vu à quel point la France avait joué finalement un rôle destructeur dans la capacité de l'Europe à parler d'une seule voix. Vous aviez 5, 6 pays qui reprochaient à la France ce forcing sur le nucléaire et le fait de, encore une fois, donner des leçons, alors que, rendez-vous compte, nous finançons par nos impôts la destruction de la planète, la destruction du climat. Ça s'appelle les subventions aux énergies fossiles. 10 millions d'euros par minute.

Mais vous parlez de quoi, là ? Les subventions aux énergies fossiles. Mais à l'échelle de qui ? Au niveau mondial. Oui. Là où nous devrions... Il y a eu justement une... Attendez, et la France...

2:21
Présentateur

La France a rejoint finalement cet accord pour mettre fin au financement des énergies fossiles à l'époque.

2:25
Invité politique

La France a augmenté de 25% ses engagements depuis la COP 21, depuis les accords de Paris.

2:29
Invité

Là, elle a signé finalement. Elle a rejoint finalement l'accord.

2:32
Invité politique

Alors, si vous avez suivi l'affaire dans la terre... L'investissement raisonnable. Il y a un mot qui a changé dans l'accord. Pour les personnes qui nous écoutent, c'est peut-être un peu obscur. Il y a une subvention aux énergies fossiles. C'est-à-dire qu'en gros, vos impôts, mes impôts payent la destruction du climat et, accessoirement, la dégradation de notre santé. Les subventions aux énergies fossiles, charbon et gaz. C'est des sommes colossales. Et la France a augmenté ses engagements sur le sujet. Vous avez une coalition qui a proposé de cesser dès 2022. Et la France s'y est jointe très tardivement quand elle s'est rendue compte que ça n'a pacté aucun projet.

Donc, en fait, ce n'est pas un engagement. Ça ne va rien, ces COP, juste en 10 secondes. Non, non, c'est un vrai... Non, non, c'est nécessaire. C'est nécessaire. Ce pacte pour le climat, c'est nécessaire. Et ça montre aussi, finalement, l'hypocrisie de ces décideurs qu'il s'agit de remplacer. La bonne nouvelle, c'est qu'il y a des élections présidentielles en 2022, qu'un président français écologiste comme Yannick Jadot peut faire beaucoup et peut aussi faire bouger l'Europe.

3:27
Présentateur

Des éoliennes. Un petit mot sur les éoliennes. Vous ne voulez pas de charbon, vous voulez des éoliennes. Toujours Barbara Pompilé, la ministre de la Transition écologique, dit qu'elle aimerait vous voir un peu plus sur le terrain pour les défendre. Les écolos, partout, ils sont pour les éoliennes parce qu'on a l'impression qu'avec les populations, c'est plus compliqué. Dès qu'il y a un projet d'éoliennes, il y a des maires qui sont contre, il y a des habitants qui sont contre, il y a des agriculteurs qui sont contre. Il y a des associations écolo qui sont contre.

3:48
Invité politique

Il y a deux types de... Il y a les personnes qui sont sincèrement contre et donc il faut discuter avec elles.

3:53
Invité

Et on y reviendra tout à l'heure avec le sénateur.

3:55
Invité politique

Il y a une instrumentalisation. Je pense au discours sur les paysages. Moi, il y a quand même une grosse instrumentalisation alors qu'on n'entend pas ces mêmes personnes critiquer la publicité qui enlédit nos villes. Et Grenoble avec le maire Éric Piolle est sorti de la publicité. Eh bien, les abords de la ville sont plus beaux si on s'intéresse aux paysages. Donc, il y a un enjeu de concertation sur les éoliennes. Peut-être qu'effectivement, comme ce n'est pas des écologistes qui les ont installés, nous, en tout cas, nous le ferions différemment. Comment ? Effectivement, éloigner des zones nature à 2000.

Là où peut-être il y a eu un développement chaotique des éoliennes, nous le ferions différemment parce que nous, nous sommes attachés à la concertation. Tout simplement. Un droit de veto.

4:31
Invité

Alors, on y reviendra sur les éoliennes tout à l'heure.

4:32
Invité politique

Non, mais les éoliennes, vous avez des maires qui sont en demande. Yannick Jadot était en déplacement il y a deux semaines du côté de Nantes. Le maire est un des fervents partisans de l'éolienne. L'éolienne, un champ à taille humaine qui apporte des subventions à la mairie et qui permet une énergie décarbonée et une indépendance énergétique.

4:50
Invité

On aura le temps tout à l'heure avec M. Kadek, le sénateur, d'y revenir sur la façon dont vous voulez déployer ou non les éoliennes. Une question sur Emmanuel Macron qui a annoncé une mesure sur le chômage.

5:01
Auditeur

Oui, Emmanuel Macron qui a annoncé la suspension des allocations chômage pour les chômeurs qui refuseraient de chercher un job. Qu'est-ce que ça vous inspire ?

5:09
Invité politique

C'est vraiment ce poncif qui voudrait que pour créer de l'emploi magique, il faudrait durcir les conditions pour les chômeurs. Quand vous durcissez les conditions pour les chômeurs, en fait, vous durcissez leur vie. Vous enfoncez la tête sous l'eau des personnes qui ont déjà du mal à nager, à respirer.

5:23
Auditeur

Les emplois sont disponibles.

5:24
Invité politique

300 000 emplois sont non pourvus. Vous avez 10 fois plus de chômeurs que de... Que le contexte... Non, non, non. Il y a toujours cette idée reçue qu'il y aurait des emplois non pourvus. Il y en a. Mais il y a aussi tout simplement d'abord une inadéquation de la formation. Et puis surtout, disons les choses, c'est des métiers pénibles. Et dans la théorie, dans la restauration, payer au SMIC, au moins que le SMIC... Augmenter les salaires, quoi. Évidemment. Si on est sérieux avec la valeur travail, le travail, aujourd'hui, ne paye pas assez. Quand vous êtes au SMIC, je pense à des femmes de chambre ou à des serveurs, des serveuses qui... Vous savez, ils ont le travail le midi.

Après, ils ont 6 heures à rien faire. Ils ne peuvent pas rentrer chez eux. Ils ne peuvent pas forcément avoir un autre travail. Et ensuite, des travaux pénibles le soir. Et puis des difficultés pour rentrer chez eux. Mais ça, ça se rémunère, tout simplement.

6:11
Invité

Donc vous, l'histoire... Enfin, pardon. La mesure annoncée par Emmanuel Macron mardi soir, c'est une mesure... C'est scandaleux. C'est scandaleux.

6:17
Invité politique

C'est scandaleux parce qu'on a aidé 100 contreparties des entreprises qui se sont enrichies. Il y a notamment des profiteurs de la crise. Je pense à... J'ai parlé de Total qui s'enrichit sur la hausse.

6:27
Invité

Total, ça fait 3 fois que vous le souhaitez. Vous avez une dent contre Total, ce soir.

6:30
Invité politique

Et si vous êtes écolo, à un moment, il faut bien encadrer Total. C'est certain.

6:33
Invité

Encadrer Total ?

6:34
Invité politique

Sanctionner Total. Oui. Lui interdire d'aller chercher ses hydrocarbures, évidemment. D'accord ? Lui interdire comment...

6:42
Invité

Vous voulez limiter l'entreprise Total de faire des recherches. D'accord.

6:47
Invité politique

C'est un choix politique. C'est un enjeu de 2022, absolument.

6:50
Invité

Voilà. Et ça, c'est la seule contrainte que vous voulez faire, puisqu'on y est. Accélérer la transition.

6:54
Invité politique

Et je pense qu'il serait juste qu'il y ait une contribution exceptionnelle, puisqu'ils vont s'enrichir sur le carburant, et que ces recettes exceptionnelles, elles n'aillent pas financer les baisses d'impôts pour les plus riches, comme l'ISF, mais qu'elles soient redistribuées aux personnes qui sont dépendantes de leur voiture. Sous-titrage Société Radio-Canada