Xavier Bertrand, pass sanitaire, cumul des mandats... Le "8h30 franceinfo" de Gérard Larcher
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Bonjour Gérard Larcher, Xavier Bertrand a mis fin au suspense, hier soir finalement il renonce donc à partir en solo à la présidentielle et il soumettra bien sa candidature au vote des militants au début du mois de décembre, vous êtes soulagé ?
D'abord je salue cette décision, c'est une décision de rassemblement, nous savons maintenant que le 4 décembre nous aurons une candidate ou un candidat et l'ensemble de la formation politique mais au-delà, nous le soutiendrons, nous la soutiendrons, c'est le sens de la démarche qui nous conduit aujourd'hui à avoir une perspective pour l'élection présidentielle.
Vous avez la certitude que quel que soit le résultat du vote des adhérents, les perdants le respecteront ? Oui. On a connu d'autres primaires dans le passé, ailleurs, à gauche notamment.
Pour avoir des contacts réguliers avec l'ensemble de ces candidats à la candidature, que chacun maintenant a accepté la décision qui a été prise par le précédent congrès qui n'était pas ma proposition, je souhaitais quelque chose d'un peu plus ouvert, naturellement je me suis plié à la décision des militants et au contraire j'en deviens activement aujourd'hui un acteur et partisan.
Xavier Bertrand, il a quitté le parti il y a 4 ans, il n'est pas du tout sûr de l'emporter en décembre prochain. Vous trouvez que c'est courageux ce qu'il fait ou alors c'est suicidaire ?
Non, je pense que c'est un acte de rassemblement qu'il fait et que cet acte de rassemblement correspond à ce sens des responsabilités de l'Etat que je perçois chez l'ensemble de nos candidats.
Un acte de rassemblement mais il a quand même besoin de l'argent et des troupes du parti pour faire campagne ?
Le relais, nous sommes encore une formation politique parmi les plus importantes peut-être, aujourd'hui la plus importante du pays. Nous avons le relais, je vous rappelle que nous avons gagné les élections territoriales, les élections municipales. Nous avons un réseau d'élus locaux extrêmement important. Vous avez compris pourquoi il a changé d'avis.
Il y a quelques jours encore il disait je ne veux sûrement pas d'un congrès, on va se taper dessus. Hier soir il vient sur TF1 pour dire exactement l'inverse. Qu'est-ce qui s'est passé entre temps ?
Je pense que, j'allais dire, la dynamique de rassemblement l'a emporté sur toute autre considération, réflexion et vraiment je salue cette décision.
Donc il y a sur la ligne de départ 5 candidats, donc Valérie Pécresse, Michel Barnier, Xavier Bertrand, Eric Ciotti et Philippe Juvin. Est-ce que vous souhaitez qu'il y ait des débats télévisés ?
Écoutez, ça va être au comité d'organisation, aujourd'hui de le décider, dans les jours qui viennent, comité d'organisation, bureau politique, je vais participer notamment au bureau politique et partager. Pour défendre quelle position ? Et il y a en même temps des règles et le président qui va suivre ça n'est autre que Philippe Bas, le président du Sénat et l'ancien président de la commission des lois. Et votre position sur les débats télé ? Moi, personnellement, c'est le choix des candidats. Je pense qu'il faudra éclairer les Français, qu'on a intérêt, me semble-t-il, à ce qu'il y ait un vrai débat, que ce débat ne soit pas simplement à l'intérieur de la formation politique.
Vous savez, j'étais pour l'ouverture à nos amis centristes de ce choix. Vous êtes à jour de cotisation chez les Républicains ? Oui. Vous votez pour qui ? Pour celui ou celle qui sera choisie le 4 décembre. En effet, ma fonction m'amène à être de ceux avec le président Jacob qui contribuent au rassemblement. Donc vous ne voterez pas ? Bien sûr que je voterez.
Pas à la présidentielle, au Congrès ? Bien sûr que je voterez. Vous voterez pour qui ? J'ai pas compris, pardon. Écoutez, mon vote est secret. Ah, d'accord, c'était ça la réponse.
Vous l'avez dit, Gérard Larcher, vos partenaires centristes ne seront pas de la partie. Les UDI et les centristes, ils ont été écartés par les militants. C'est un problème, ça, pour vous ? Ça ne fait pas, justement, congrès sectaire ?
Non. Congrès à l'intérieur d'un parti, c'est le choix qui a été fait. Mais naturellement, je sais que nos différents candidats ont des contacts avec les responsables centristes. À la lumière de ce que nous faisons au Sénat, au quotidien, ce midi même, les deux présidents de groupe et moi-même, nous échangerons sur la question du projet de loi de finances, mais je ne suis pas tout à fait certain qu'on n'aborde pas non plus la question de l'élection présidentielle.
La règle peut changer encore ? Le corps électoral pour le Congrès peut encore changer ou non ? C'est uniquement les adhérents, les Républicains ?
La votée, aujourd'hui, a été décidée par le Congrès des Républicains. Et donc, ce sera tous les adhérents à jour de cotisation, à 15 jours du Congrès du 4 décembre, qui pourront voter.
Si on s'en tient au chiffre d'aujourd'hui, je crois qu'on est à 85 000 adhérents à jour de cotisation chez les Républicains. Ça veut dire qu'il pourrait y avoir moins de votants au Congrès que chez les écologistes il y a quelques jours ?
Mais c'est le choix qui a été pris, puisqu'on ne peut pas comparer une primaire semi-ouverte, ce qui a été le choix des écologistes, au choix d'un Congrès à l'intérieur d'une formation politique.
Mais du coup, le candidat qui va être désigné le 4 décembre, il ne perd pas un peu de légitimité face aux autres candidats à la présidentielle ?
Écoutez, ça va être sa rencontre avec les Français, la légitimité.
Un Congrès le 4 décembre, ce n'est pas trop tard ?
Écoutez, on a défini, on se tient à la date qu'on a choisie.
Non, mais vous avez un avis quand même, Gérard Larcher. Mais j'ai un avis... Vous faites de la politique depuis longtemps, vous savez très bien qu'il y a d'autres candidats à la présidentielle...
J'avais défendu un choix plus tôt, les militants ont choisi, je respecte le choix des militants, et nous respectons les règles.
Pour cette présidentielle, les Républicains ont ajouté une clause dans les statuts du parti, on l'appelle la clause Fillon, c'est la possibilité de démettre le candidat ou la candidate à n'importe quel moment, et pour quelque raison que ce soit, ça veut dire quoi ?
Ça veut dire que nous avons vécu au moment des difficultés de François Fillon, et je les ai vécues en direct. À l'époque, avec Bernard Racoyer, nous n'avions pas de procédure alternative. Et ça a conduit à une certaine confusion. Souvenez-vous, un dimanche au Trocadéro. Et je pense qu'il était sain, utile, de prévoir cette clause éventuellement...
Mais c'est quoi la raison ? Une mise en examen, par exemple, pendant la campagne ? Des propos qui déraperaient ? Des mauvais sondages ?
Tout motif, ce n'est pas le sujet. Il peut y avoir aussi des sujets de santé, il peut y avoir les sujets les plus divers. En fait, dans une logique, le bureau politique garde la possibilité de prendre une décision alternative, ce qui n'était pas prévu. Et c'était sans doute une erreur dans le précédent statut.
Le président du Sénat, Les Républicains, Gérard Larcher, l'invité de France Info. Une toute petite pause, le temps du Fil Info, à 8h40 avec Mélanie Delaunay. Et cet accident à Saint-Jean-de-Luz, 4 personnes parcutées ce matin par un TER à 500 mètres de la gare. Il y a 3 morts, un blessé grave. Les victimes étaient allongées sur les rails. Les secours sont toujours sur place. La circulation des trains reprend progressivement. La baisse du nombre d'écoliers dans le public à Paris s'est accentuée avec la crise sanitaire. 6 000 élèves en moins en un an. Selon les informations de France Info, une baisse de 5% inédite. Emmanuel Macron présente tout à l'heure son plan d'investissement France 2030.
Plus de 30 milliards d'euros pour des secteurs décrétés prioritaires, comme les semi-conducteurs ou l'hydrogène face à la concurrence internationale. 6 Français sur 10 baissent le thermostat pour limiter leurs dépenses de chauffage selon le baromètre annuel du médiateur de l'énergie. Face aux tarifs qui flambent, plus de 80% des personnes s'inquiètent de leur facture. France Info Le 8.30 France Info, Salia Brachia, Marc Fauvel. Toujours avec le président du Sénat, Gérard Larcher. On a un peu de mal à suivre la position de votre parti, Gérard Larcher, sur Éric Zemmour.
Il y a deux ans encore, celui qui présidait les Républicains, Laurent Wauquiez, l'accueillait dans les locaux du parti en lui disant « Éric, tu es ici, chez toi ». Christian Jacob, le patron des députés, l'actuel patron des députés les Républicains, dit d'Éric Zemmour qu'il n'est ni raciste ni d'extrême droite. Et François-Xavier Bellamy, votre ancien candidat aux européennes, dit qu'Éric Zemmour aurait été le bienvenu au congrès de début décembre. Quelle est votre ligne à vous ?
Elle est connue. Il n'est pas le bienvenu. Il n'était pas le bienvenu. Éric Zemmour, il soulève des vraies questions que se posent les Français, que ce soit la question migratoire, la question de l'Europe, la question de la sécurité. Mais dans tous ses propos, il fracture alors qu'il nous faut rassembler et quelque part redonner confiance aux Français. Et puis il y a un certain nombre de sujets, mais je l'ai déjà dit et redit, sur lequel je ne me sens nullement en concordance de phase avec Éric Zemmour. Sa position sur les femmes, sa position sur l'histoire de notre pays à un moment particulièrement dramatique de l'État français, sa position sur la laïcité. Enfin, je suis tout sauf Zemmour.
Pour vous, il est d'extrême droite, Éric Zemmour ?
Il appartient, me semble-t-il, à ce courant d'extrême droite qui représente 30% dans le pays, ce qui ne veut pas dire qu'il faut mépriser ces 30% de Français. Il pose des questions. Et je pense que Zemmour, il marque en fait un miroir aux absences de résultats, aux absences de solutions que nous avons proposées. À notre absence parfois de courage à traiter la question migratoire.
Gérard Larcher, vous vous rendez compte que vous, président du Sénat, vous dites tout l'inverse, que votre président du parti, Christian Jacob...
Attendez, nous avons, Christian Jacob et moi, la même position sur la participation. Non, il ne dit pas qu'il est de l'extrême droite. Moi, je vous le dis, c'est mon sentiment.
C'est clair. Mais c'est plus qu'un sentiment, c'est un... Une conviction. Une conviction, une conviction. C'est une conviction. Est-ce qu'on peut être dans le même parti, dans la même famille politique, et avoir des avis aussi antagonistes ?
Ils ne sont pas antagonistes, ils sont différents, mais un parti a des sensibilités différentes, c'est aussi l'honneur d'un parti politique. Et je dois dire que vous verrez que participeront à notre débat, puis au vote du Congrès, les cinq candidats que vous avez soulignés. À moins qu'il y en ait un sixième qui dépose et qui soit agréé.
Vous dites qu'il comble un vide en ce moment, Éric Zemmour. Que doivent faire les Républicains ? Ils doivent le courir après ?
Ou alors lui taper dessus ? Est-ce que je viens de courir après ? Il ne me semble pas. Je pense que... Je viens de vous dire ce que je pensais d'Éric Zemmour, mais par contre, il va falloir répondre à la question migratoire. Il va falloir répondre parce que c'est un des grands échecs d'Emmanuel Macron. Quand nous voyons les chiffres des migrations, quand nous voyons les difficultés à intégrer, c'est un des grands échecs. Tout comme la sécurité est un des grands échecs d'Emmanuel Macron.
Sur l'immigration, justement, Gérard Larcher, est-ce qu'on fait, comme le disent deux de vos candidats, Éric Ciotti et Michel Barnier, on contourne les lois européennes pour s'attaquer à cette question de l'immigration ? Ou est-ce qu'on reste, aujourd'hui, dans le cadre de l'Europe ?
D'abord, sur la question migratoire, on redonne au Parlement un pouvoir qu'on lui a promis, qu'on ne lui a jamais donné. C'est le débat annuel sur les quotas. Je crois que c'est un sujet essentiel. Deuxièmement, on engage la révision des accords bilatéraux avec un certain nombre de pays. Et on voit que, dans la crise avec l'Algérie, avec le Maroc ou la Tunisie, c'est un des sujets. Il faut que nous revoyons. C'est un sujet.
On règle les accords avec l'Algérie, par exemple, qui facilitent les allées et venues des Algériens en France.
Il faut, en tous les cas, qu'ils aient une réalité. Et non pas 22, quand il y a eu 7700 demandes d'obligation de quitter le territoire français. Ça, c'est la réalité. Et des chiffres qui sont indiscutables. Et sur lesquels le ministre de l'Intérieur a parfaitement raison. Il faut qu'on revoie les conditions d'application d'un droit fondamental auquel je suis très attaché, comme nous tous, c'est le droit d'asile. Mais accordé dans les ambassades ou dans les consulats ou aux frontières, et examiné la question de la directive retournée voilà des sujets pour la présidence française de l'Union Européenne. Sur le droit d'asile, vous posez la question simplement européenne.
Et voyons bien, et ça, c'est une des analyses que fait Michel Bardier avec la connaissance qu'il a du fonctionnement des institutions européennes, qu'en matière de politique migratoire, il n'y a pas aujourd'hui de résultat tangible de la politique migratoire menée par l'Union Européenne. Donc on comprend les droits en France et on se passe de l'Europe sur ces questions-là ? Non, je pense que moi, personnellement, il faut engager dans le cadre de la présidence française, ce qui n'a pas été à succès lors de la présidence allemande, c'est de revoir l'ensemble migratoire asile qui était prévu pour la présidence allemande, passer un rendez-vous pour la présidence française.
Un mot sur l'actualité du jour, Gérard Larcher, Mgr Éric de Moulin-Beaufort est convoqué par Gérald Darmanin, le ministre de l'Intérieur, à la demande d'Emmanuel Macron, après ses propos polémiques. Le secret de la confession est plus fort que les lois de la République. Que doit lui dire le ministre de l'Intérieur ?
Qu'il y a un seul droit, les lois de la République.
Et de le rappeler à l'ordre ?
Non, mais le rappeler, mais c'est vrai pour tous. Quand on évoque les relations avec d'autres religions, il y a un seul droit, les lois de la République. Et d'ailleurs, le secret, j'allais dire professionnel, qui peut s'appliquer à des prêtres, et que je respecte, comme pour les notaires, comme pour les médecins, vous savez bien, qu'il est levé en cas d'atteinte, d'atteinte criminelle, notamment pour des enfants et des jeunes adolescents.
Monseigneur Éric de Moulin-Beaufort était à votre place. Il y a une semaine, c'est ici qu'il a tenu ses propos. Et dans cette interview, il a aussi expliqué que l'Église, aujourd'hui, n'avait pas les moyens financiers d'indemniser les victimes. Ça pourrait se chiffrer en millions, en dizaines de millions d'euros. Est-ce que l'État doit intervenir pour les indemniser ?
D'abord, le rapport du président Sauvé est un rapport terrible qui répond à une forme de silence. Mais je dois le dire aussi au courage de l'Église catholique, en 2018, d'avoir engagé cette demande de rapport en le confiant à M. Sauvé. Je dois dire aussi que, pour l'Église, bien sûr, il y a une responsabilité morale et les recommandations du rapport Sauvé sont très claires. Il y a aussi une organisation différente, sans doute, pour elle, à imaginer. Naturellement, séparation de l'Église et de l'État, 1905, ce n'est pas un apôtre de la laïcité que vous ferez dire, c'est à l'Église catholique d'assumer comme elle l'entendra l'indemnisation qu'il a proposée.
L'Église dit qu'on n'a pas les moyens, le Vatican dit que nos caisses sont vides, le rapport Sauvé dit que ce n'est pas aux fidèles de payer. Une fois qu'on a dit tout ça, il y a des victimes qui attendent.
La séparation de l'Église et de l'État, c'est un principe. Je vous rappelle, article 1er de la Constitution, République est laïque, indivisible et sociale.
Gérard Larcher, Christophe Castaner, le patron du groupe En Marche à l'Assemblée, a décidé de remettre sur la table l'allongement du délai de l'IVG de 12, donc à 14 semaines. L'année dernière, la majorité sénatoriale de droite l'avait rejetée. Est-ce que vous allez faire la même chose cette fois-ci ?
Écoutez, Christophe Castaner, on fait une affaire strictement politicienne à 6 mois de l'élection présidentielle. Ce sujet, il revient sans cesse. Moi qui suis favorable à l'IVG, et je l'ai toujours été, dans mon engagement politique, j'ai toujours été, et je n'étais pas encore élu au moment des loisvés, mais j'étais militant. J'avais deux principes dans mon militantisme gaulliste. J'étais pour l'abolition de la peine de mort et pour l'interruption volontaire de grossesse. Mais je dois dire que, est-ce qu'on applique vraiment la loi Veil ? Est-ce que, par exemple, il y a des entretiens préalables avec celles qui souhaitent accéder à l'IVG, qui sont prévues ?
Est-ce que derrière, il y a un accompagnement de cette femme qui a dû recourir à l'interruption volontaire de grossesse, ce qui n'est pas un acte banal ? Nous ne serons pas favorables, je le pense majoritairement, à l'allongement de deux semaines et donc, nous ne le mettrons pas, me semble-t-il, dans la loi.
Pourtant, le Conseil Consultatif National d'Ethique a rendu son avis et il est plutôt... Oui, mais c'est un avis consultatif.
Il appartient au Parlement de décider. On s'interrompt une toute petite minute. Gérard Larcher, il est 8h50, Mélanie Delaunay pour le Filinfo. Les circonstances de l'accident restent encore floues. Trois morts et un blessé grave percuté ce matin par un TER près de la gare de Saint-Jean-de-Luz dans les Pyrénées-Atlantiques. Ils étaient allongés sur les voies. Deux jours avant de la date limite pour le dépôt des candidatures, Xavier Bertrand s'en remet finalement au vote des militants LR lors du congrès invité du 830 France Info. Gérard Larcher, le président du Sénat, salue un acte de rassemblement. 3 700 suppressions de postes à la Société Générale d'ici 2025.
C'est la conséquence de la fusion de son réseau avec celui du Crédit du Nord. Il n'y aura pas de départ contraint à sur la banque. Le président de la conférence des évêques de France a rendez-vous cet après-midi au ministère de l'Intérieur une semaine après le rapport sur les abus sexuels au sein de l'Église. Il doit s'expliquer sur ses propos tenus sur France Info sur le secret de la confession jugée plus fort que les lois de la République. Un prix record à la pompe 1,53€ en moyenne pour un litre de gasoil. On dépasse le plafond atteint il y a trois ans juste avant le début du mouvement des Gilets jaunes. France Info Le 8,30 France Info Salia Brakia Marc Fauvel
Toujours avec le président du Sénat Gérard Larcher le projet de loi pour prolonger le pass sanitaire sera présenté demain en Conseil des ministres est-ce que vous dites on continue même si l'épidémie recule ou alors on arrête ?
Écoutez le pass sanitaire ça a été un accélérateur de vaccination et là je pense que c'est extrêmement positif il va falloir attendre un peu l'hiver une éventuelle mutation j'ai lu le rapport du Conseil scientifique qui m'a été adressé à la fin de la semaine dernière donc nous examinerons cette double demande urgence et la sortie de l'état d'urgence c'est pas sanitaire par contre il n'est pas question de donner un blanc-seing jusqu'au 31 juillet 2022 il faut que ça soit sous le contrôle du Parlement et le contrôle du Parlement ça veut dire qu'en février nous devrons débattre à nouveau de la poursuite du processus de sortie de l'urgence vous savez c'est une atteinte aux libertés aux libertés individuelles et collectives ça ne peut se faire que sous le contrôle du Parlement dans une démocratie parlementaire
les tests dits de confort ne seront plus remboursés à partir du 15 octobre c'est à dire en fin de semaine pour les personnes non vaccinées ça va pour vous dans le bon sens là aussi ça fait partie de cet accélérateur de vaccination
il faut continuer la pédagogie parce que je reçois encore hier matin ma permanence quelqu'un qui me fait part de ses doutes sur le vaccin je pense qu'il faut accélérer accélérer cette pédagogie le rapport qui vient d'être rendu qui démontre que les personnes vaccinées ont 9 fois plus en quelque sorte de chance de ne pas faire une forme grave de Covid il faut continuer ce travail de pédagogie ça c'est indispensable
vous ne craignez pas une forme de radicalisation aujourd'hui de la part d'une petite partie des non vaccinés vous avez vu les menaces de mort adressées à certains médecins vous avez vu ce qui se passe en Outre-mer également dans certains hôpitaux à bon nombre
de parlementaires ça a été votre cas bien évidemment vous continuez à en recevoir aujourd'hui ça s'est plutôt calmé mais ça vous fait sourire on a l'impression non ça ne fait pas sourire parce que je pense que c'est le rôle du parlement de protéger les libertés individuelles et collectives d'être attentif à ceux qui ont aussi des doutes mais en même temps de tracer ce qui nous apparaît l'intérêt général des françaises et des français du pays l'intérêt général c'est la vaccination
Gérard Larcher le Sénat va examiner aujourd'hui la proposition de loi d'un sénateur centriste qui vise à revenir sur cette règle du non-cumul des mandats qui avait été instaurée en 2014 sous François Hollande qui interdit donc à un parlementaire d'avoir un mandat électif local vous dites si on est sénateur ou député et qu'on n'a plus de mandat électif on est hors sol
c'est le risque le sénateur centriste ça n'est pas rien c'est le président de l'union centriste et d'ailleurs dans les signataires il y a des membres d'autres groupes et notamment du groupe des républicains et le président Retailleau est aux côtés du président de Marseille notre préoccupation c'est aujourd'hui ce lien entre territoire et parlement et c'est notamment une sensibilité très forte au Sénat or nous voyons bien que le fait de progressivement avoir coupé ce lien maire parlementaire quelque part fait courir un risque comme vous dites d'être hors sol d'être hors proximité hors quotidien des gens et dans la défiance actuelle vis-à-vis du pouvoir politique on voit bien que la première des demandes c'est une demande de proximité s'ancrer sur un territoire participer à la vie quotidienne du territoire c'est aussi extrêmement important je ne vous cache pas pour avoir eu cette expérience de maire jusqu'en 2014 que mon expérience de maire elle m'est particulièrement utile pour éclairer ma vie de parlementaire et donc c'est une position constante du Sénat depuis la proposition qui m'est faite de François Hollande
cette proposition de loi elle va être adoptée au Sénat puisque vous êtes pour et le Sénat est à majorité de droite vous pensez que ça va passer aussi à l'Assemblée majorité en marche
je ne vais pas vous faire des confidences sur mes rencontres avec le président Macron mais il y a quelques il y a quelques semestres le président Macron m'avait semblé ouvert pour qu'on puisse réentamer ce débat y compris au moment où il avait annoncé ce qui n'est quand même pas arrivé beaucoup une relance de la décentralisation
le cumul serait autorisé uniquement dans certains cas c'est à dire uniquement pour les maires de villes de moins de 10 000 habitants c'est ça ? il y aura un débat on ne pourrait pas être maire de Montpellier député en même temps nous revenons à un esprit
d'une proposition de loi qui avait été déposée par quelqu'un qui est membre du conseil constitutionnel Jacques Mézard un radical de gauche il ne s'agissait pas j'allais dire d'avoir une fultitude de responsabilité mais bien ce lien entre maire territoire et mandat
un dernier mot Gérard Larcher Edouard Philippe a lancé le week-end dernier son nouveau parti politique baptisé Horizon est-ce que vous pourriez un jour peut-être y prendre votre carte ?
écoutez j'allais dire pourquoi créer un parti de plus premier sujet deuxièmement et je vais un peu égratigner Edouard Philippe parce qu'il nous parle de l'avenir mais il ne parle pas du tout du bilan qui a été le sien et quand il nous parle situation financière du pays je dois rappeler que les dépenses publiques avant Covid je parle bien ont augmenté de 80 milliards quand il nous parle de désordre dans la rue dois-je rappeler les gilets jaunes et ce qui s'est passé et un mois de décembre 2018 à l'arc de triomphe dans ses relations avec les maires moi je rappelais que c'est en septembre 2018 que Territoires Unis est né c'est-à-dire la révolte des régions des départements et des maires contre une centralité qui était sans doute la marque et qui est toujours la marque d'Emmanuel Macron mais qui n'a pas été corrigée par l'ancien maire du Havre à l'époque redevenu maire du Havre comment vous expliquez qu'il soit aussi populaire moi il y a une partie des propositions qu'il fait je pense à la réforme des retraites sujet qu'il n'avait d'ailleurs pas traité à l'époque 67 ans dit-il je pense à la diminution des dépenses publiques sur lequel on pourrait être d'accord mais c'est avec Emmanuel Macron qu'il soutient qu'il trouve un accord puisque aucune de ces réformes n'a été faite pendant le quinquennat
alors qu'est-ce que vous dites à ceux chez vous qui seraient tentés de le rejoindre
et bien qu'ils se retrouvent autour du candidat ou de la candidate que nous choisirons le 4 décembre prochain pour ensemble offrir au pays une autre alternative que 2017 vous vous souvenez Emmanuel Macron ou Marine Le Pen vous connaissez mon choix de 2017 du deuxième tour il n'a clairement pas été Marine Le Pen il a été très clair et annoncé là j'ai envie que les français puissent choisir entre deux familles qui s'inscrivent dans les valeurs démocratiques de notre pays voilà pourquoi il est tout à fait essentiel que notre candidat ou notre candidate soit au deuxième tour et je me battrai pour ça
merci à vous Gérard Larcher et bonne journée si vous aimez le 830 France Info on vous conseille Élisée La Bataille le podcast du service politique de France Info pour tout savoir sur la présidentielle et ses coulisses à découvrir sur votre appli de podcast préféré et sur franceinfo.fr
Gérard Larcher