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ChroniqueLe Média (sur YouTube)· 15 mai 2020 22 minAutoproduitActualité / polémiqueSantéÉconomie & entreprisesNumériqueInstitutions & élections

MAIS QUI PEUT ENCORE SOUTENIR MACRON SANS AVOIR HONTE ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 80 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Fait
    « La catastrophe sanitaire est en marche, geste barrière impossible, ce gouvernement est irresponsable. »
  • 3:30Fait
    « Le masque devient obligatoire dans les magasins et les transports. Il faut donc en trouver. »
  • 4:30Chiffre
    « Une boîte à 29,90 euros pour 50 masques en papier fabriqués en Chine. C'est dix fois le prix normal. »
  • 10:30Chiffre
    « Les valeurs brassées par Aladdin en une année ont été estimées à 18 000 milliards de dollars. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

La contre-information ne devient effectivement efficace que quand elle est, et elle l’est par nature donc c’est pas grave, que quand elle est ou devient acte de résistance. Ce matin, je me suis réveillé comme dans du coton. J’ai mis un pied au sol encore vaseux et sans repères.

J’avais dû dormir pendant deux mois, avec quelques phases de réveil. Et puis somnolent j’ai ouvert le volet. Le temps était plus gris que d’habitude, avec une tempête qui faisait craquer les arbres.

Comme si le vent d’ouest voulait nous revigorer ou nous alerter. J’ai allumé les infos. Véran, Nunez.

Sibeth Ndiaye. J’ai aussitôt éteint. Je savais ce qu’ils allaient dire.

Tu n'es qu'un bon à rien, je le dis pour ton bien. Si tu ne fais rien de meilleur tu seras balayeur. Fais pas ci fais pas ça.

Le cauchemar continue. Je jette un œil au portable et sur Messenger cette première image attendue et prévisible de métro bondé postée par Sud Rail Paris Nord : “La catastrophe sanitaire est en marche, geste barrière impossible, ce gouvernement est irresponsable”. Non seulement il est irresponsable.

En plus, il va tout faire pour l’organiser et l’inscrire dans les tables de la loi. Cette irresponsabilité. J’éteins.

Je ne sais pas si aujourd’hui, lundi 11 mai, est le premier jour du reste de ma vie et de mon déconfinement. Ou le 56e jour de mon confinement, soit le 22 632e jour de ma vie. Je choisis l’option 2.

Ici zone rouge, à part les autorisations à ne plus remplir pour moins de 100 kilomètres, pas de grand changement. Ah si, le masque...

Le masque devient obligatoire dans les magasins et les transports. Il faut donc en trouver. J’ai été acheté les miens au magasin Match d’Ars-sur-Moselle où je fais les courses souvent, j’ai donc une carte de fidélité qui me permet d’être prioritaire sur les masques.

Match appartient au groupe belge Cora. Ensemble soyons mobilisés, engagés et solidaires. Ensembles choisissons les produits de nos producteurs français.

Mais c’est pareil dans toute la grande distribution. Une inflation. Il fallait s’inscrire sur une liste d’attente pour récupérer une boîte à 29,90 euros pour 50 masques en papier fabriqués en Chine.

C’est dix fois le prix normal, le prix qu’on payait en janvier. Et leur présence soudaine dans tous les bacs est douteuse. On doit s’estimer heureux d’en récupérer une sans faire trop la queue.

Au Maroc, les mêmes masques coûtent 15 fois moins cher. Épicerie comme il y en a partout au Maroc. Bonjour Monsieur est-ce que vous avez des masques s’il vous plaît ?

Vous pourriez m’en vendre ? Vous en voulez combien ? Un paquet, enfin ce que vous avez.

Combien ça coûte ça ? 8 dirhams, 80 centimes d’euros et il y a combien ? Il y a dix pièces, d’accord.

Sur les réseaux sociaux, c’est le déchaînement. Voici deux témoignages parmi 500… Depuis ce lundi 27 avril, il y a des masques qui sont arrivés de partout dans les supermarchés, mais c’est quoi ces prix-là ? 60 euros, 50 masques.

Vous êtes sérieux là ? On est en train de parler d’une pandémie qui a fait plus de 22 000 morts en France, presque 200 000 morts dans le monde et tu as l’impression que c’est la nouvelle collection printemps-été. Et tu as Claire O’Petit sur le plateau de CNews qui nous dit en mode tranquille, à l’aise, normal, c’est normal les gens rien n’est gratuit, il va falloir que les gens prennent leur responsabilités et payent leurs masques.

Non mais oh ?! Ils se foutent de la gueule de qui ?

Avant que j’oublie et afin de répondre à un rituel maintenant établi, je me suis réuni avec moi-même pour décerner la médaille de l’intervention la plus énorme et la plus grotesque de la semaine… Après Sibeth Ndiaye, le Préfet Lallement et quelques autres, Marlène Schiappa vient de gagner le gros lot pour la défense et la défonce de… Sibeth Ndiaye. Moi je suis assez enthousiaste de me dire que Sibeth Ndiaye, de par ses compétences et de par son parcours est en train de devenir un rôle modèle pour plein de jeunes filles qui la regardent qui se projettent en elle et qui se disent : Whaou moi aussi je peux devenir une femme porte-parole du gouvernement. Je trouve ça très bien.

Elle dépasse d’une courte tête son président bien-aimé qui le 1er mai dernier a proposé que nous nous chamaillions bientôt, nous ses grands enfants… En 3e position, plus pour son aspect énorme que grotesque, la sortie du président tanzanien qui a fait tester une chèvre, un oiseau et une papaye avec des kits de l’OMS. Et tous se sont retrouvés positifs au covid-19… Si tu prends l’échantillon de la chèvre et qu’il est positif, cela signifie que toutes les chèvres sont contaminées et qu’elles devraient toutes être en confinement aussi non ? Ce soir j’irai voir mon père pour la première fois depuis deux mois.

On tiendra nos distances. On sifflera une bouteille en mangeant du gruyère et du foie gras, mais il n’y aura pas de foot à la télévision. Deux mois de solitude n’auront pas changé grand-chose pour lui.

Si ce n’est cette menace qui rôde et le fait flipper, surtout depuis que son voisin, le père Beluche, est mort. Passé 80 ans, la mort est une vieille copine à qui on parle secrètement et de plus en plus souvent. La vie ressemble à une partie de Fortnite.

Si on veut gagner, il faut rester le dernier et se terrer en regardant les autres partir. Le virus est un accélérateur de particules et de pensées morbides. La télévision est sa complice qui nous endort.

Bonne nuit les petits, faites de beaux rêves. Si je veux savoir ce que pense la télévision, il suffit que j’appelle mon père : Allô papa ? Ouais la situation est quand même compliquée.

C’est exceptionnel ce qu’on vit. Tu penses qu’un autre aurait mieux fait à la place de Macron ? Oui papa, un autre aurait mieux fait.

C’était pas si difficile. Même Le Pen ? Non, faut pas exagérer.

Même Mélenchon. Bien sûr. Il est toujours énervé quand il parle à la télé.

Faut dire ils sont un peu énervants, non ? Allez on arrête de parler de politique ça me fout le cafard et on arrête. Le virus a ceci d’intéressant qu’il brise notre rapport à l’horloge.

Tic. Tac. Tac.

Le temps se déconfit et nous pousse à une introspection et à une projection. Qu’est ce qui a merdé pour qu’on en arrive à cette déconfiture ? De quoi demain sera fait ?

Peut-on rêver d’un monde meilleur ? Rien que poser la question nous déprime. On sent que la réponse est non.

On sent que si on n’entreprend rien de fort, de collectif, (allez lâchons-le) d’insurrectionnel, ce sera pire. “La catastrophe, c’est que les choses continuent comme avant.” disait Walter Benjamin Car ce pouvoir, malgré la liste impressionnante de ses erreurs, de ses mensonges, de ses reculades, de ses manipulations ne lâchera rien et va poursuivre son travail d’abaissement de nos valeurs, de nos capacités à résister, à nous regrouper, à nous défendre.

À nous auto-défendre. Vous avez vu cette histoire de scission orchestrée par un sous-groupe d’emmarcheurs à l’Assemblée ? Il parait que le président n’est pas content On est tristes pour lui.

Lui qui se donne tant de mal pour nous convaincre qu’il maîtrise la situation. Et qui nous fait tant flipper quand on le voit partir en vrille, en bras de chemise et en Robinson Crusoé face à des artistes sous le charme… Les vrais idéalistes sont des grands pragmatiques. Quand Robinson part, il ne part pas avec des grandes idées de poésie ou de récit, il va dans la cale chercher ce qui va lui permettre de survivre, du fromage, du jambon : des choses très concrètes.

Mais en même temps… Comment dire ? Je reviens aux députés… Était-il humainement possible, de continuer à assumer tant d’inconséquences si on a un minimum de respect pour sa fonction et l’histoire de son pays ? Jean Jaurès était député.

Léon Blum était député. Ambroise Croizat était député. Aimé Césaire était député.

Ça avait une autre gueule non ? Disons que cette trentaine de sous-fifres du macronisme qui vont se placer à gauche du Modem, donc à droite du PS, n’ont aucun projet de sécession. Et que tout cela, ces fameuses batailles vont in fine servir l’Elysée.

Martine Wonner, la député alsacienne, ou cette élue historique des Hautes-Pyrénées ont montré un peu plus de sincérité et de courage. Alexis Poulin résume assez bien cette situation de la REM en la raccrochant à la tribune mollassonne de Nicolas Hulot qui revient par la petite porte pour se poser en recours… Comment peut-on être député enmarcheur aujourd’hui sans avoir honte ? Sans assumer qu’on est là pour obéir aux ordres du patron et pour toucher sa pitance ?

Un papier dans Libération qui remonte à juin 2017 avait tout prévu : C’est le secrétaire d’Etat chargé du Numérique, Mounir Mahjoubi qui expliquait alors : “Il faudra trouver un moyen de scénariser une pluralité de tendances entre nous pour qu’il y ait un semblant de débat. Il ne faudrait pas que le seul débouché pour les idées soit la rue.” Ben voyons.

Ces derniers jours ont été denses. En plus de mon job au Média, j’ai lu et préfacé un épais livre sur la firme BlackRock qui doit sortir en juin chez Florent Massot. BlackRock, une puissance secrète s’empare de votre argent… Je vous parle de BlackRock pour un tas de raisons.

D’abord ça change du Covid. Aussi, parce que pendant qu’on s’occupe de l’épidémie, on oublie que BlackRock est un virus tout aussi dangereux à long terme qui grignote nos vies, nos intimités, nos comptes en banque. Et qui travaille dans l’ombre.

BlackRock prospère comme la mafia. Moins on en parle, plus ça agit. La société dispose de plus de 6000 milliards de dollars d'actifs.

Ils proviennent majoritairement de gros investisseurs mais aussi de millions de petits épargnants. Lorsqu’on brasse autant d’argent on peut influencer des entreprises, des politiciens et même des Etats. Et Larry Fink, le patron, 68 ans, air lisse de clergyman, est un parrain qui cache son jeu pour mieux nous faire les poches.

Larry est un libertarien qui pense qu’on devrait travailler au moins jusqu'à 68 ans, parce que le travail est, selon lui, épanouissant. Larry, c’est l’art d’ignorer les pauvres et d’enrichir les riches. Emmanuel Macron l’aime beaucoup.

Il a reçu ce champion toute catégorie des retraites par capitalisation et son staff en grande pompe mais discrètement à l’Elysée en juillet dernier. Ça aurait dû nous mettre en alerte. Larry Fink est -de loin- le plus puissant financier de Wall Street.

Le coronavirus lui a fait perdre 1000 milliards de dollars mais c’est deux fois moins, en pourcentage, que ce qu'ont perdu les sociétés cotées en Bourse dans le monde. Malgré ces pertes, la Federal Reserve vient de faire appel à BlackRock pour sauver l’économie américaine. Le livre d’Heike Buchter, une journaliste allemande, suit la montée en puissance du patron de BlackRock et nous permet de mesurer l’ampleur du danger.

BlackRock ne répond jamais aux questions des journalistes et pèse 7 000 milliards de dollars, compte près de 15 000 salariés, prodigue ses conseils et investit l’argent de ses clients dans des sociétés d’une centaine de pays. Les gouvernements nationaux et l’Europe l’ont laissé se développer grâce à deux activités qui se nourrissent l’une et l’autre à notre détriment. BlackRock fait du conseil en investissement et BlackRock informe les banques et les Etats en ayant accès aux informations secrètes et comptabilités de ces mêmes banques et Etats.

BlackRock est juge et parti. Le conflit d’intérêt est patent. BlackRock est un putain de virus qui se nourrit ainsi de nos faiblesses et de nos compromissions.

Devenu too big to fail. Trop gros pour tomber. La force et l’arme de BlackRock s’appelle Aladdin.

Son Intelligence Artificielle. C’est elle qui a gagné le marché récent de conseil pour l’environnement à la Commission européenne de Bruxelles. Aladdin gagne de jour en jour en jour en autonomie.

Elle dépassera très vite toute intelligence humaine. Et le scénario noir de “2001 Odyssée de l’espace”, réalisé par Kubrick en 1968, cette idée que la machine va prendre le pas sur l’homme, se trouvera enfin accompli. Les lignes de code du programme d’Aladdin n’ont pas d’égales sur la planète numérique.

Aladdin grandit quotidiennement. Depuis vingt an près d’un millier d’analystes fabriquent l’IA la plus performante du monde. Tous les discours politiques, les relevés de cartes bancaires, nos consommations transitent par Aladdin .

Les valeurs brassées par Aladdin en une année ont été estimées à 18 000 milliards de dollars. BlackRock, sans la maitrise d’Aladdin, n’est rien. BlackRock conseille la FED, la BCE, Airbus, Exxon, JP Morgan, Apple.

Et est un actionnaire important des principales entreprises du Cac 40 français. On est dans une émission de télévision. Larry Fink, son costard passe-partout, ses cravates grises et ses lunettes cerclées d’or, est assis aux côtés d’un gestionnaire de hedge funds, un vieux loup de Wall Street : Il faut se méfier des vieux loups, surtout quand ils sont riches, car ils se sentent parfois pousser des ailes.

Face à un Larry Fink qui n’en croit pas ses oreilles et se tasse de plus en plus, le vieux loup énonce, hilare : Larry se demande vraiment ce qu’il est venu faire dans cette galère, mais le vieux loup n’en a pas fini. Il regarde l’animateur et demande. Tout le monde pouffe, sauf le patron de BlackRock.

Qu’est ce que tu penses du roman ? Qu’est ce que tu veux que j’en pense ? J’en pense rien moi de ton roman, j’en ai rien à foutre.

Je voulais oublier le virus. J’ai regardé “Touche pas au grisbi” de Becker avec Ventura et Gabin. J’adore ce film.

Audiard n’est pas aux dialogues, mais c’est tout comme, Albert Simonin a écrit le bouquin dont le film est inspiré. L’histoire de deux potes, Max et Riton, un malin et un sentimental. On oublie souvent qu’on doit aussi à Simonin “Le cave se rebiffe”... 30 ans de fausse monnaie et pas un accroc, un mec légendaire quoi. ...et “Les tontons flingueurs”.

Les cons ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnait. Soit que du bonheur. Quand je regarde ces vieux films, il y a toujours un moment où je compte les morts.

Chaque film en noir et blanc est un tombeau. Je me demande ce que Gabin aurait pu dire ou faire de ce qu’on vit aujourd’hui. Peut-être ça… Le film était diffusé sur C8 chez Bolloré qui nous fourgue des pubs à tout va.

J’étais tranquille en train de me faire avoir pour la dixième fois par cette histoire de truands au grand cœur quand une pub m’a ramené au virus. Ce sont des entrepreneurs de la French Tech, 70, qui ont lancé l’opération. Ils ont tous des CV à voter Macron.

Six millions ont déjà été récoltés pour aider les insuffisances du gouvernement. La barre est à sept. De nombreuses stars de cinéma nous offrent de passer quelques heures avec elles sur un tournage contre un peu d’argent.

Brigitte Macron a appelé plusieurs stars dont Nabilla et Patrick Bruel pour les remercier. C’est Brigitte Macron au téléphone. Oh mon Dieu, je suis trop contente, comment ça va ?

Je vous appelle pour vous dire un immense merci, pour votre générosité, j’y ai été extrêmement sensible. Gérald Darmanin est très content. Lui aussi a fait la promo d’une cagnotte pour venir en aide aux entrepreneurs… Je n’arrive pas à être sensible à ces initiatives.

La ficelle est grosse. S’il y a eu tant de morts dans les Ehpad, si on manque de masques et de surblouses, si l’hôpital public est dans cette merde noire, il le doit à ceux qui n’ont pas entendu les cris, les démissions et ont regardé couler le navire en détournant le regard. Macron, Buzyn, Philippe, Darmanin, Le Maire… Je n’arrive pas à trouver cool l’attitude de ces vedettes de cinéma qui se sont nourries sur la bête et se réveillent aujourd’hui pour offrir au populo une journée de tournage ou un déjeuner en leur compagnie.

Ce n’est pas de cela dont on n’a besoin. On aurait aimé que vous soyez là plus tôt pour soutenir les mouvements de lutte, de révolte. Pour ouvrir vos gueules.

Et ne pas vous planquer derrière vos statuts d’artistes désengagés. C’est trop tard maintenant de venir faire le beau. Il y en a que je sauve, c’est Vincent Lindon.

Il y a mis le temps. Il la joue solo, mais il franchit la ligne juste avant que ça bascule. Et sa vidéo a bientôt 5 millions de vues : “Bonjour je m’appelle Vincent Lindon” Bonjour je m’appelle Vincent Lindon est une sorte de voiture-balai de la Macronie.

Le bilan implacable dit par l’acteur qui a soutenu le MoDem fait de sérieux dégâts chez les emmarcheurs. Ce n’est pas Besancenot ou Mélenchon qui inventorient. C’est un copain de François Bayrou.

Ce genre de vidéo c’est de l’acide, ça fait son chemin dans les consciences. Cinq millions de vues… Rien que pour ça. Merci Vincent Lindon.

Quand je vous disais que ma semaine avait été rude. J’ai revu un vieux Sergio Leone qui m’a filé le bourdon. Tu sais la Révolution c’est pas une plaisanterie.

La Révolution… C’est pas à toi nom de Dieu de me parler de la Révolution. Je sais très bien comment ça éclate, c’est des gens qui savent lire dans des livres qui vont voir ceux qui savent pas lire dans les livres, les pauvres gens quoi, puis ces types-là leur disent : “Le moment est venu de changer tout ça". Si merde, je sais très bien de quoi je parle, cette putain de Révolution j’ai grandi dedans.

Tu comprends ceux qui savent lire dans les livres vont voir ceux qui ne savent pas lire dans les livres, les pauvres, et disent : “Il faut du changement” Et les pauvres bougres font le changement. Après ça les plus malins de ceux qui savent lire s’assoient autour d’une table. Et ils parlent et ils mangent et ils mangent et ils parlent et ils parlent et ils mangent.

Et pendant ce temps-là qu’est ce qu’ils font les pauvres bougres ? Ils sont morts ! La révolution je ne sais pas si on va la faire, mais depuis un peu plus d’un mois, nous sommes un petit groupe à travailler à inventer notre manière à nous de résister et de désobéir.

De quoi demain sera fait ? Peut-on rêver d’un monde meilleur ? Rien que poser la question me déprime… Si on n’entreprend rien de fort, de collectif, ce sera pire.

Car ce pouvoir, malgré la liste impressionnante de ses erreurs, de ses reculades, de ses manipulations, ne lâchera rien et va poursuivre son travail de sape et d’écrasement. Je sais, vous avez l’impression que je me répète et vous avez raison. Macron a déclaré que nous étions en guerre.

Nous l’avons pris au mot. Et nous avons décidé de nous regrouper, de nous défendre, de résister à la connerie ambiante. De résister au laisser-glisser.

Bientôt va naître un groupe dont vous allez entendre parler. Un Conseil National de la Nouvelle Résistance… Le CNNR… Dont la vocation est de rallier à lui tous les autres groupes de résistances On résistera à Macron, aux emmarcheurs, à BlackRock, aux globalisateurs qui veulent nous essorer encore un peu plus avec leur art d’ignorer les pauvres… Résister aussi à la techno-surveillance… On y est à fond… Avez-vous vu cette vidéo qui vient de Singapour ? Des robots surveillent les parcs et vont bientôt balancer un gaz paralysant sur les mauvais citoyens… Vous croyez que je plaisante ?

Bientôt ce modèle sponsorisé par BlackRock et la République En Marche sera dans nos parcs, nos rues, nos forêts… Faites risette… Big Brother, Big Larry, BlackRock is watching you. Mon conseil confinement du jour… peut-être le dernier du confinement… Ecoutez le dernier hit de mon copain Charlélie Couture. Demain, c’est certain on va rigoler.

Mais va falloir serrer les mâchoires… Allez salut !