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Podcast / conversationLe Figaro (sur YouTube)· 9 novembre 2017 52 minComplaisantActualité / polémiqueEurope & internationalÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsSolidarités & famille

Un an après, l'inconnue Trump

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 5:20OuverteRéponse directe

    Comment s'est traduit le slogan America First dans la politique étrangère de Trump ?

  • 8:20OuverteRéponse directe

    La politique étrangère de Trump est-elle un isolationnisme ou une nouvelle doctrine ?

  • 11:40OuverteRéponse directe

    Quels sont les paradoxes de la politique étrangère de Trump selon vous ?

  • 16:40OuverteRéponse directe

    Quel bilan faites-vous de la politique de Trump envers la Corée du Nord ?

  • 20:00OuverteRéponse directe

    Quelle est la doctrine Trump au Moyen-Orient ?

  • 26:40OuverteRéponse directe

    Où en est la promesse de transférer l'ambassade américaine à Jérusalem ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 9:10laure mandevilleFait
    « La politique étrangère de Trump a trouvé son concept : la doctrine du retrait. »
  • 45:50françois durpaireChiffre
    « Un tiers de la population américaine vit avec des tickets d'alimentation. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] et [Musique] bonjour à tous et bienvenue dans ce nouveau numéro d'interaction un peu spéciale consacrée à trump un an après l'inconnu trump le président américain n'a pas arrêté de nous surprendre depuis sa candidature à la primaire républicaine rappelez vous c'était en juin 2015 une primaire une présidentielle et neuf mois à la maison blanche plus tard beaucoup s'interrogent encore sur la direction que prend la première puissance mondiale et c'est tout l'objet de cette émission soulever les paradoxes et pourquoi pas répondre à quelques questions le sondage que l'on vous propose depuis ce début sur twitter vous allez le découvrir en direct selon vous combien de chances à donald trump d'être réélu en 2020 aucune moins de 40% environ une chance sur deux ou plus de 60% vous pouvez voter et nous continuerons à commenter ce sondage et à y répondre en fin d'émission pour cette première partie consacrée à la politique étrangère du président trump nous sommes en direct avec andré kaspi bonjour bonjour vous êtes historien et spécialiste des états unis et puis laure mandeville du figaro grand reporter au figaro bonjour et vous avez écrit en 2016 ce livre qui est vraiment donald trump aux éditions équateur une première question pour vous andré kaspi il y a eu un slogan pendant la campagne de noël trump et pendant ses premiers mois de présidence america first l'amérique d'abord comment cela s'est traduit pour vous dans ces 9 premiers mois de présidence tout d'abord america first fait référence à un mouvement qui existait en 1940 1941 et qui était hostile à la participation des états unis à la guerre mondiale mais je ne crois pas que donald trump est choisi ce slogan par référence à 1940 me demande même d'ailleurs s'il s'il sait qu'en 1940 y avait un mouvement qui s'appelait america first america first sa veut dire en fait que les états-unis sont le centre d'intérêt même de la politique étrangère c'est à dire que ça n'est pas de l'isolationnisme c'est du nationalisme c'est pas pareil l'isolationnisme c'est le refus de participer à quelques relations internationales que ce soit tandis que le nationalisme ça signifie que l'on met la priorité sur les intérêts américains que ce soit des intérêts commerciaux politiques ic idéologique c'est à dire que c'est toujours la nation américaine du président qui prime voilà c'est ça que ça veut dire laure mandeville je vais vous faire réagir à une déclaration c'était de robert d'as du conte sing for english on va pouvoir la découvrir qui dit la politique étrangère de trump a trouvé son concept la doctrine du retrait les etats-unis ont quitté ou menacé de quitter le tpp l'accord de paris l'unesco l'alena et l'accord iranien est-ce que vous approuvez ce type de déclaration non je pense que c'est une approche assez partisane de la part de richard haas qui pourtant une personnalité qui couvre la politique étrangère de manière très sérieuse puisqu'il est le directeur du council on foreign relations mais je pense que comme andré kaspi que en réalité on a annoncé que 30 allait être un isolationnisme c'est à dire qu'ils auraient un retrait de l'amérique de la scène du monde et ce n'est pas ce qui se passe ce que nous avons est que le train va exposer dans son discours aux nations unies c'est la promotion d'une approche qui n'est pas une approche multilatérale à la obama où on fait confiance avant tout aux grandes enceintes pour résoudre les problèmes mais une sorte d'alliance des nations souveraines qui est le thème clé pour 30 puisqu'il pense que c'est au niveau de l'état nation que doit se définir avant tout la politique étrangère et dans la halle et retours entre les nations mais ce que vous on voit finalement j'ai trente qui est un homme non idéologique c'est en fait qu'il prend il fait son marché auprès de plusieurs écoles de politique étrangère à la fois à l'époque l'école mercantiliste que qui en fait le transactionnel ou comment on va faire pour enrayer équilibré en commerce qui nous est selon lui c'est son idée voilà défavorable qu'on mais comment va-t-on aussi défendre nos intérêts et celui de nos alliés dans le monde et là c'est plutôt une approche je dirais régaliennes quand c'est la paix par la force et on le voit à l'oeuvre sur la le thème de la corée du nord où il a pour ce que dit richard haas est complètement démenti ou le président en train dé effectivement au contraire extrêmement elle risque le français à l'offensive andry lobbies sur la forme en tout cas ses partenaires à s'adapter à sa nouvelle manière de faire de la diplomatie alors on parle des tweets sans arrêt bien sûr mais ce que disait leur aussi c'est qu'il ya du transactionnel on veut rencontrer les gens leur serrer la main et et pas forcément faire des discours de plusieurs heures c'est nouveau ça veut pas dire qu'au fond trump pratique ce qu'il appelle l'art de la négociation d art de dire et c'était même le titre de votre ouvrage qu'il n'a pas écrit mais que qu'il a pris sous son nom ça veut donc dire que il est prêt à chaque fois à retrouver auprès de ses partenaires ce qui l'intéresse prenons par exemple le cas de son voyage au japon dont il a rencontré un premier ministre qui lui est tout acquis qui est devenu son meilleur ami mais en même temps il négocie quelque chose qui touchent au commerce c'est à dire que ils arrivent à vendre des produits américains des matériels américains c'est-à-dire qu'ils contribuent à exporter et donc à diminuer le déficit de la balance commerciale même chose d'ailleurs pour la chine on voit de nouveau ce est ce cet art de dire qui se manifeste de la part de donald trump c'est pour ça que je suis tout à fait d'accord avec ce que j'aime dire leur mandeville c'est à dire que au fond ce qu'il veut lui ce n'est pas le retrait parce que on pourrait déjà dire de barack obama qu'il était partisan d'un certain retraites il suffit de lire les interviews qu'il a données à la fin de son mandat les états unis n'étaient plus ce qu'ils étaient précédemment donc ça veut dire que là c'est une autre forme de diplomatie alors ça vaut ce que ça vaut ça a exclu un certain nombre de thèmes nous en sommes bien d'accord mais cela veut dire que malgré tout il défend avant tout les intérêts américains et alors je dirais tout simplement ça n'a rien d'extraordinaire que le président des états unis défendent des intérêts américains je trouve que ça fait partie voilà après il ya une manière de le faire on va en parler d'ailleurs mais continuez à poser vos questions nos intervenants sur là pour y répondre on va quand même s'intéresser maintenant aux deux sujets principaux du début de ce président de cette présidence le moyen-orient et la corée du nord on va d'abord se rappeler ce que disait donald trump à la tribune de l'onu par rapport à la corée du nord [Musique] rory excepte youtube alors on va parler de la corée du nord une seconde mais on a tout de suite mode qui nous demande obama ne défendent pas les intérêts américains c'est en tout cas une réaction proches assurent qu'il défend des intérêts américains me that it défendrait les intérêts américains suivant la conception qu'il a fait des intérêts américains je veux dire par là que les états unis n'étaient plus la puissance interventionniste qu'ils avaient été dans les années soixante dix où dans les années 80 il y avait un retrait qui était déjà manifeste sous obama et je pense que ça n'est pas quelque chose qui est spécifique à donald trump les états unis ne font plus aujourd'hui ce qu'il faisait il ya 30 ou 40 ans si je peux juste ajouter quelque chose c'est ce que je trouve intéressant c'est que effectivement il ya je suis aussi d'accord là dessus c'est que sous obama il y a une volonté d' usage beaucoup plus prudent de la force militaire le retrait d'irak l'hésitation absolu sur la question syrienne et ils y achètent rampe absolument là aussi les conséquences du désastre irakien et donc la volonté de faire très attention quand on s'engage sur le plan militaire les guerres longues on peut pas faire d'une action building donc reconstruire les nations c'est pas notre cas dont on n'en est pas capable en même temps la différence entre les deux c'est que pour répondre à votre internaute c'est que vous avez d'un côté un homme qui se posaient comme le grand réconciliateur de l'amérique avec le monde c'était obama qui pensait que par la négociation on allait re re créer des ponts entre l'islam et l'occident notamment et vous avez un homme qui ce qui se présente comme le grand perturbateur et c'est à dire qu'ils pensent que en secouant le jeu et c'est ce qu'il fait aussi en politique étrangère en allant contre le statu quo on va peut-être en faire sortir quelque chose qui te dénouer les conflits et alors il ya évidemment ça prochainement d'envoi par la corée du nord il ya beaucoup d'anxiété sur la corée du nord quel bilan peut faire après neuf mois de présidence sur le dossier nord coréen alors justement je pense que sur la corée du nord ce qui est frappant c'est que trump a voulu se poser en rupture par rapport aux présidents précédents lui si on diagnostique c'est que les années de négociations qui ont eu lieu n'ont débouché sur rien et que la fameuse patients stratégique qu'invoquer barack obama et ses prédécesseurs selon lui doit de se terminer il n'a pas cessé de le répéter et c'est la patience stratégique atteint ses limites nous devons changer de jeu et dans douze sons sont sont le durcissement de sa position et cette espèce de deux tentatives dont nous ne savons absolument pas si elle va aboutir de jouer le jeu du de l'homme fou en gros ce qu'il dit c'était la grande stratégie où je monte le luxe voilà mon coach et chaque personne c'est dire au fond attention si si ça continue nous je suis fou - trump et je vais et je te hais je frapperai si vous ne vous rangez pas dans le jeu normal des relations internationales se tait c'est pas seulement destiné aux nord-coréens bien sûr mais ses destinées c'est à usage de la chine de la russie de la corée du sud leur dire en gros vous devez bouge faire bouger les lignes vous les chinois vous devez faire pression faire des sanctions financières drastiques sur la corée du nord et les étrangler sur le plan pétrolier sinon on va changer de manière d' approche et que c'était ce qu'il disait aussi pendant son discours pendant sa tournée asiatique nous sous-estimer pas exactement aller parlons quand même du moyen-orient c'est également important andré kaspi est ce que vous voyez une doctrine trump qui se dégage on voit par exemple qu'il y a il est très hostile face à l'iran c'est un premier marqueur peut-être est-ce que vous en voyez d'autres tout d'abord il faut pas oublier que dans sa campagne électorale trump avait fait des promesses ils avaient notamment promis que l'ambassade des états unis seraient transférés de tel aviv à jérusalem bon sur cette promesse il est revenu et il n'est pas question d'ailleurs de lancer rapidement depuis d'ailleurs tous les candidats à la présidence ont cette promesse depuis déjà des années et aucun ne la tient et je ne suis pas certain que les israéliens attendent avec impatience le transfert de l'ambassade des états unis à jérusalem alors ce qui est important au moyen-orient c'est ce rapprochement très nette avec l'arabie saoudite c'est à dire qu'au fond 30 prend parti si on se place sur un plan religieux il prend parti pour les sunnites et il considère que le danger vient de l'iran c'est à dire du chiisme et que ce danger iranien n'est pas limité à l'iran il vaut également pour la syrie il vaut pour le liban c'est à dire qu'au fond encore saint jean bosco gamme à une position plus mesuré oui plusieurs essais libres et entre sunnites et chiites dans la région bien sûr et tandis que trump estime que le danger ce sont les iraniens et que par conséquent il faut soutenir les saoudiens même si saoudiens demandent des sanctions contre le qatar est bien les états unis suivent c'est à dire que il y a là une sorte de nouvelles alliances qui secret au moyen orient qui comprend l'arabie saoudite le qatar les sunnites en général excusez-moi pas le qatar assez contraire donc l'arabie saoudite et notamment ce qui est important c'est qu'on voit le rapprochement entre israël et l'arabie saoudite et parce qu'ils ont le même ennemi commun parce qu'ils ont le même ennemi commun et parce qu'au fond depuis déjà quelques années ces rapprochements était plutôt souterrain ils sont aujourd'hui un peu plus mais visible d'une manière plus générale on a beaucoup parlé de la parole américaine est ce qu elle s'affaiblit ou pas depuis le début de la présidence trump regardons et écoutons ce qu'en dit bob corker son avis est intéressant parce que c'est un sénateur républicain qui a décidé de ne pas se représenter et qui entre un peu en résistance face à donald trump on écoute le mans 12 si une analyse très dur qui vient en plus du camp républicain absolument et dénoter de quelqu'un qui dans sénateurs que trump avait envisagé comme potentiel secrétaire d'état donc si vous dire s'il y a des tensions aujourd'hui entre les grandes figures de l'establishment républicain et donald trump et on apprenait d'ailleurs à l'instant enfin je lisais avant de venir que ce même bob corker voulait envisager de pousser l'idée de retirer en quelque sorte le droit au président de décider sur la question de l' usage de la force nucléaire et de partager cette décision avec le congrès ce qui quand même au moment où il est en train de négocier sur la corée du nord une sorte de coup de poignard je dirais dans le dos du président ce productivement est ce qu'on peut dire que la belle américaine s'est affaiblie oui je pense effectivement que les usages que trempe n'agit pas comme un politicien normal c'est un homme qui est complètement hors norme de ce point de vue là et qu'ils utilisent pour lui en fait les mots n'ont pas une grande importance il est capable de revenir sur ce type dit de dire le contraire de ce qu'il a dit les mots ont un usage tactique c'est aussi dû à sa personnalité complètement sanguine épidermique instinctive enfin tous les maux qui vont avec ça et donc je pense qu'ils ne seront peut-être pas compte que quand on est le président des états unis d'amérique la parole peut avoir des conséquences que lui n'imagine pas c'est à dire que comme ça ne lui a pas nui pendant sa campagne a peut-être passé âge encore exactement il ne les connaît pas et peut-être qu'il n'a pas totalement envie de s'y conformer parce que cela lui a bien réussi pendant sa campagne et que tous les noms d'oiseaux et ses espèces de sortie presque apoplectique ne l'ont pas gêné pour gagner la présidentielle et c'est vrai qu'on est dans un autre temps le portant présidentielle et qu'il ya une vraie question est ce que ça peut lui nuire on voit sur le plein ce qui se passe sur le plan interne que même ses partisans commencent à se poser cette question avec aspire dernier mot ou un dernier mot c'est simplement pour dire qu'au fond trump est un républicain qui n'aiment pas les républiques il n'aime pas le parti républicain c'est un républicain qui a changé six fois de camp bien sûr il a changé si oui d'accord lui sur l'étiquette le monde donc c'est un républicain qui qui est en dehors de tout ce que l'on peut imaginer quand il parle il ne parle pas au parti républicain il parle aux électeurs qui l'ont élu et ceux qui se trouvent actuellement c'est qu'il y a encore un taux de popularité de donald trump j'ai quand même élevé il ya 80% des républicains qui le soutiennent et même dans l'ensemble des états unis un taux de popularité de 38% moi je connais des présidents de la république qui s'inspire très heureux d'avoir 38 % de popularité je leur dirai que je ne désigne personne ce sera donc le mot de la fin trump peut-être pas affaiblir les etats-unis seraient restera à voir pour la fin de son mandat merci beaucoup andré kaspi d'avoir été notre invité laure mandeville idem et quant à nous on va passer à la deuxième partie de notre émission mais avant cela un retour sur les cinq promesses phares du candidat trump décrypté par leur kermanac'h qu'il y a maintenant un nom que donald trump a été élu où en est-il de ses promesses revenons sur cinq d'entre elles l'obamacare le congrès largement républicain n'a pas ratifié le décret a légendé réglementation de l'obamacare furieux le président trump a signé un décret présidentiel du 12 octobre supprimant les subventions aux assureurs qui permettait de diminuer les coûts pour les assurés les plus modestes l'obamacare existe donc toujours même si le président des états unis la firme la construction d'un mur à la frontière avec le mexique en mai 2010 est le congrès rappelons le majoritairement républicain n'a pas ratifié le projet de loi pour le financement du mur frontalier avec le mexique celui ci refuse toujours de financer le projet qui devrait coûter à peu près 20 milliards de dollars des prototypes ont été présentés à la frontière en octobre la refonte de la politique migratoire [Musique] après de nombreuses versions retoqué plusieurs fois par la cour suprême d'un décret prend effet en juin interdisant l'entrée aux états unis aux ressortissants de huit pays principalement musulmans les hauts magistrats en no limit et sa portée permettant à tout ce qui pourrait justifier d'une relation valable états unis d'entrée sur le territoire quitté l'accord de paris sur le climat dès le mois de juin le président des etats-unis a annoncé le retrait de l'accord de paris avec effet immédiat mais la procédure permettra un retrait réel à partir de 2020 l'administration trump réfléchi quand même un nouvel accord plus juste pour les états unis renoncent et l'économie américaine est-ce que trump a ramené des emplois dans le pays difficile à mesurer et même si ce n'est pas le seul critère pour évaluer la santé économique d'un pays force est de constater que le chômage aux etats-unis continuent à baisser et particulièrement bas et que wall street ne s'est pas aussi bien porté depuis ces vingt dernières années bienvenue si vous nous rejoignez nous sommes à la deuxième partie de notre émission spéciale consacrée à donald trump intitulé une société qui se fracture une économie qui bat des records et avec nous pour en parler françois durpaire bonjour vous êtes historien et spécialiste des états unis et nous sommes également en ligne avec pierre-yves dugua notre correspondant à washington spécialiste des questions économiques bonjour pierre yeux et nous avons aussi pour cette partie donner la parole à des gens de la société civile un avocat et un chef d'entreprise on commentera leurs déclarations et leurs propos pendant cette partie françois durpaire une première question avec vous quel premier bilan vous faites des réformes qui ont été menées par donald trump depuis neuf mois sur un plan intérieur je pense que quand on établit le bilan de donald trump il faut essayer d'éviter une erreur c'est à dire de lire le bilan travers du programme de son adversaire ce qui est parfois fait par une certaine presse donald trump ne pas mener la politique qui aurait mené hillary clinton donc c'est pour ça que ce bilan il apparaît quand même qu' il y a beaucoup moins d'erreurs que ce qu'on pourrait croire par exemple quand il sort de l'accord de paris s'est vu comme quelque chose de positif par son électorat mais il ya des lenteurs et notamment évidemment obamacare obamacare c'est l'assurance santé de barack obama il avait dit je vais abrogé rapidement obamacare on voit qu'un an plus tard un an moins d'un an plus tard parce que vous aviez à ce laps de temps on commémore la l'année de l'élection de deux heures d'arrivée en fonction et bien obamacare n'est pas tout n'est toujours pas abrogée ne le sera peut-être pas alors qu'est ce qui explique cela ce qui peut peut-être expliquer cela est ce qui peut donner une idée un peu de la difficulté pour d'un train de gouverner c'est que donald trump c'est un amalgame de deux mouvements politiques très distinctes c'est un amalgame de populisme et c'est un amalgame de conservatisme je suis pas partisan généralement des approches comparatistes avec le système français mais il faut imaginer marine le pen gagnant les élections en france sous la bannière du parti république ayant gagné les primaires républicaines elle devrait plaire à une base identitaire qui aurait répondu oui au protectionnisme sur la question économique mais elle devrait aussi s'intéresser au conservatisme américain ou français soyez c'est la difficulté ce qui explique la lenteur mais ce qui est important aussi de préciser c'est que le congrès américain est très puissant est ce que c'est à cause du congrès américain que donald trump n'arrive pas à passer quelques réformes et bien pour le comprendre il faut avoir ces deux explications là il faut d'abord avoir l'explication institutionnels le président américain ne fait pas ce qu'il veut mais il fait ce qu'il peut avec un congrès qui est toujours un contre-pouvoir et compris quand il est de la même couleur politique et puis la deuxième explication est celle que je vous donnais d'un mot est bien ce congrès il est à majorité républicaine conservatrice mais donald trump lui il est fait d'un électorat qui est aussi un électorat populiste et donc il doit parler rires des contraires et sur le plan économique être un conservateur ou être un populiste et bien c'est pas la même chose qui arrive du gard on va s'intéresser avec vous au bilan économique en vous montrant déjà deux graphiques le premier sur le chemin long pour voir que l'amérique est plutôt au plein emploi depuis maintenant quelques mois et puis cela suit une trajectoire qui est depuis 2010 en descente et puis enfin le dow jones qui bat des records depuis plusieurs semaines maintenant puis arrive objectivement l'amérique va bien au niveau économique maintenant écouter la confiance des consommateurs américains s'est ensuite à celle que j'aime beaucoup parce que ça dépasse les sondages la confiance des consommateurs américains en moyenne est au plus haut depuis 17 ans le chômage est passé depuis l'arrivée de 1 enfants par la maison blanche de 4,7 à 4 1 % la croissance tourne autour de 3 % alors qu'elle n'a pas atteint 2 % l'an dernier je rappelle que pour la dernière année du mandat de barack obama la croissance dans la zone euro a été supérieure à celle que l'on a observé aux états unis l'économie américaine n'est pas en super forme d'un emploi promis de doubler le taux de croissance qui veut dire quelque chose entre 4 et 6% ce qui paraît assez peu crédible néanmoins en dépit du fait que dans nos craintes n'ai pas pu faire passer l'essentiel de ses promesses de nature économique pour le moment et l'économie américaine se porte bien certains diront c'est précisément parce qu'il n'a pas lancé de mesures de rétorsion à l'égard de ses partenaires commerciaux c'est parce qu'il n'a pas plu vérité complètement le marché de l'assurance maladie que finalement le consommateur américain se porte si bien on a tout de suite une petite question d'un internaute très brièvement peut-être françois alex andres a qui me dit un tiers de la population américaine vit avec des tickets d'alimentation qui ce qui contredirait un petit peu ce bilan que l'on fait brève réponse à la 3ds est une réalité ça c'est le fonctionnement c'est l'économie américaine la qui est en jeu c'est bon bah tellement la question de donald trump mais même si cette question des inégalités a été un des thèmes aussi la campagne rappelait encore mais c'est quand même important on l'a dit d'un mot si cet écart entre une amérique qui va quand même plutôt bien sur le plan économique et un président qui n'est pas à 40 % de popularité ça c'est presque inédit dans l'histoire du pays généralement quand l'économie va bien le président va bien et populaire là on a un décrochage qui intéressant d'expliquer puis arrive simplement d'un mot on avait reçu hier pierre siri qui est un avocat français basé à new york depuis plus de 30 ans et on lui demandait si tous ces beaux résultats étaient grâce à donald trump on écoute brillamment sa réponse absolument il ya psychologiquement vous avez complètement un effet trump qui explique l'évolution du cours du dollar qui explique l'évolution de du marché des actions alors pierre yves est ce que donald trump est responsable de tous ces indicateurs au vert l'élection on le voit très bien dans le comportement de lundi de du moral des chefs de petites entreprises c'est un 17 au volet le lendemain de l'élection de novembre on le voit aussi dans les grands chiffres de la consommation et dans celui que je citais tout à l'heure cet indice de la confiance des consommateurs si l'on regarde la piste de la confiance des consommateurs et qu'on met de côté les républicains et de l'autre les démocrates on s'aperçoit que les républicains sont beaucoup plus optimistes que les démocrates qui au contraire sont plutôt pessimistes cela dit tous les parts aux dans l'économie américaine mais l'espoir suscité par l'arrivée de dans la maison blanche dans certains dans certaines catégories d'entrepreneurs américains supposent que au bout d'un moment talent plein va pouvoir faire passer sa réforme fiscale une certaine forme de réforme de la santé est pour le moment c'est un espoir qui est suscitée et qui entretient cet optimisme si cet espoir est déçu c'est d'ailleurs ce qu'a dit lui-même steven manouche et le secrétaire au trésor si les républicains n'arrivent pas à mettre de côté toutes leurs dissensions pour tomber d'accord sur une forme de réduction et de simplification du code du code des impôts on suit peut s'effondrer allez on s'intéresse maintenant à l'amérique d'un point de vue sociétal peut-être dans toutes ses fractures on va commencer avec vous françois durpaire sur la fracture entre les communautés et en écoutant un autre témoignage c'est celui de serge massa qui est un chef d'entreprise français basé aux états unis encore une fois depuis des dizaines d'années il nous donnait 1 comment dire une anecdote personnelle assez intéressante on va l'écouter personnel et je suivais un petit peu ce qui se passe au niveau du pays puisque comme on est posée et noir monfils notre fils pardon est un petit métis et quand on voit ce qui est comme ça on voit à la télé quand on voit c'est que l'image que créer trempe d'un côté l'amérique blanche et d'un côté le reste de l'amérique les mexicains et moi tout ça tout ce qui n'est pas là on n'en veut pas même sous les ça fait mal ça fait mal parce que c'est mon sang et mon fils est né ici ma femme dans ce n'est pas né ici et les sud africaines mais mon fils est né ici et je ne sais pas de quoi demain sera fait pour ça j'en perds on peut dire que ces tensions s'exacerbent depuis l'arrivée donald trump alors on a dit donald rentes c'est aussi du mec america white games est aussi pour beaucoup d'américains le finalement la lutte contre eux vous savez le grand remplacement américain c'est les latinos qui vont envahir et tous les anglais les anglo américains qui vont devoir par les hispaniques dans quelques générations eh bien il propose sa donald trump le mur s'il ya une dimension identitaire qui est incontestable mais derrière cette cette idée il y avait une stratégie électorale la stratégie électorale de donald trump c'était de se dire je vais faire je vais devait démentir l'évolution démographique du pays moi je pense que les noirs et les hispaniques vont pas forcément se mobiliser et qu'il y a un réservoir de blanc non éduqués qui vont suivre mon discours ce discours de l'invasion des latinos cdi des immigrants se mobiliser alors que le leader noir et là tu ne s'est pas mobilisée il a tout à fait gagné sur le plan électoral c'est très très simple là les chercheurs au bout d'un an c'est l'occasion de faire aussi un mois un an après à froid de ce qui s'est passé si les la communauté noire par exemple s'était mobilisée en 2016 l'année dernière comme en 2012 comme pour la réélection de barack obama hillary clinton aurait gagné louise consignes la floride loyaux elle aurait gagné par 323 grands électeurs contre 215 donc c'est très simple pour le parti démocrate il faut reconquérir ses minorités et puis il ya également la question de la reconquête aussi de ces blancs non éduqués qui ont voté pour donald trump et qui constitue un réservoir de voix il l'a montré dans altrad quatre fois supérieur par exemple à la communauté noire mais alors ré intéressons-nous encore à ces tensions on a vu une presse d'ailleurs qui était très virulente contre donald trump on va vous montrer quelques unes de magazines notamment après le d'armes le drame pardon de charleville certaines vont on s'affiche et on peut voir celle de the economist on l'associent au ku klux klan au salut nazi et voilà malgré cela 38 % environ des américains continuent de le soutenir on a l'impression que que c'est ainsi ces incidents glisse sur eux ne les affecte absolument pas est-ce que ça témoigne d'une fracture qui s'exacerbe depuis un an alors c'est pour un historien lire la fracture bout de quelques mois s'est il faut prendre un peu de recul par exemple rappelé que les deux mandats de barack obama ont été aussi l'occasion pour certains de s'inscrire dans ses mouvements suprémacistes 1 par réaction à l'élection d'un noir président qu'il y a eu le mouvement black light matin contre les violences policières contre les noirs américains donc finalement c'est quand on prend du recul l'idée que cette société post raciale dont on a pu rêver au moment de l'élection de barack obama là on ne passe pas de plusieurs siècles d'esclavagé de ségrégation raciste on rappelle qu'il ya 50 ans pouvait pas se marier entre noirs et blancs dans le sud des états unis à une société post raciale ou la question de la couleur de peau ne se pose plus alors il faut être plus subtil que cela entre noirs et blancs il y a toujours des interrogations voire des tensions même s'il faut parler de la question raciale mais aussi la question sociale qui se superposent mais par exemple pour les hispaniques 1 il ya par exemple un taux de métissage très important entre les hispaniques et les non-hispaniques pour les asiatiques il ya aussi un taux de métissage qui est en progression donc quand on regarde les relations interraciales c'est plus complexe que simplement les cubes médiatique des choses mais là on a l'impression que l'histoire va dans le bon sens on va dire parce que et les commandes hier elle suit un cours qui est de très long terme mais en revanche les symboles sont quand même important là est ce que ces symboles là peuvent ralentir on va dire l'intégration des noirs et des hispaniques dans la société américaine les deux erreurs ça serait de consister à penser que rien n'a changé depuis les années 50 aujourd'hui quand un joueur noir vous rentrez dans un lieu public vous n'êtes pas chasser parce que vous êtes noir mais l'autre erreur c'est de consiste considère à dire que riz et que tout a changé et qu'il n'y a pas de question raciale aux états unis mais la grande question c'est que on n'est pas d'accord sur cette question là aux états unis et ça montre le clivage les blancs américains quand on parle des violences policières et il pense que c'est une question d'ordre et une questions de délinquance a plus de 80% les noirs américains quand on les interroge 10 il y a vraiment une question raciale sous jacent donc rick sur le diagnostic entre noirs et blancs on n'est pas d'accord qui arrive on va parler avec vous aussi de notre facture c'est celle politique plus classique peut-être entre les républicains et les démocrates on a l'impression tout de même que ces deux partis se polarise autour des personnalités de bernie sanders donald trump qui sont chacun à deux très à droite très à gauche disant est ce que là encore il y à une polarisation qui ce qui se creusent les républicains centristes sont en voie de disparition sa disparition a commencé dans les années 80 les démocrates centristes aussi peut être un petit peu moins vite mais ils disparaissent également c'est une catastrophe pour le fonctionnement du système de séparation des pouvoirs à washington parce que l'esprit de compromis et l'esprit bipartite a disparu pratiquement aujourd'hui de washington et pour se faire élire il faut mobiliser la frange l'extrémité il faut rendre les gens hystériques sur les réseaux sociaux il faut hyper simplifier les messages qu'ils encouragent cette polarisation et ce qui détruit le centre pour les deux côtés c'est une catastrophe parce que c'est un cercle vicieux parce que plus ce sont des extrêmes qui sont élus à gauche et à droite - il ya de dialogue possible entre eux - le système fonctionne et moins de 6 et un fonctionnement washington plus l'électorat américain ce sens ne se sont pas représentés et du coup a tendance à voter pour des gens qui vont donner un grand coup de pied dans la fourmilière des deux côtés et je trouve je trouve ça assez tragique à washington est une ville où on s'insulte et on ne fait plus de loi on ne discute plus on se dispute il ya même des élus américains qui préfèrent systématiquement dire non plus content que d'accepter que 50 ou 60% de des projets qu'ils voudront défendre puisse passer préfère accepter les ronds parce qu'il est plus simple pour eux de se représenter devant leur électorat fanatisés alors dix ans je n'ai pas obtenu 100% donc les héros continuons le combat tout cela pose maintenant la question des chances de donald trump de reconduire un nouveau mandat en 2020 c'était d'ailleurs la question que l'on vous pose est sur twitter je vais vous la montrer en direct si twitter l'acceptent bien sûr attendait une petite seconde est la question c'était considérez-vous qu'il a aucune chance 20% de chance environ une chance sur deux ou plus de 60% des courriers vous votez françois durpaire à cette question qu'il a des chances de l'emporter pour une raison simple c'est que donald trump a face à lui ça a été dit à l'instant à parti républicain a faibli un parti démocrate a faibli donc le 36 mhz il est d'autant plus prospère que ces deux partis samson sont affaiblis et ça c'est quand même important a souligné le parti démocrate qui vient de gagner deux élections notamment pour le gouverneur de la virginie c'est important mais sur une campagne très à gauche et bien c dire que ce parti démocrate il est dans l'anti tropisme donc il ne propose pas grand chose aux électeurs il peut pas rester dans l'entreprise c'est vrai que trump a une personnalité tellement imposante que c'est tentant pour un démocrate de dire votez pour nous mais ça n'a pas marché dans la précédente campagne hillary clinton avait dit je suis la personne qui s'interpose entre trump et la maison blanche ça n'a pas fonctionné s'ils font la même campagne en 2020 ils vont à nouveau perdre contre donald trump dernier point je pense que c'est très important de souligner l'importance des réseaux sociaux si on prend du recul et je me mets dans la peau d'un historien dans dans 30 ans dans 40 ans on parlera peut-être pas de trump le foot mais on parlera peut-être dû médias en ont pensé souvent que c'était le président qui avait son média vous rappelez roosevelt et et sa radio kennedy et et la télévision jusqu'à harrison qui était le premier à faire campagne lui par la voie des chemins de fer en 1900 en 1836 et bien twitter change tout et donald trump s'est en quelque sorte le président de twitter où c'est plutôt le média qui fait le président il est dans le flux le mot n'a un sens que au moment où il est prononcé et ça ça nous fait basculer dans quelque chose de différent sur le plan politique et dans le rapport démocratique entre le dirigeant et les opinions et ne va il n'aura d'ailleurs plus 140 signes mais 285 pour s'exprimer voici le résultat de notre sondage vous allez pouvoir le découvrir hop et bien 36 % considère qu'il n'a aucune chance d'être réélu en 2001 s'ils arrivent partagez vous l'avis de 36 % de nos internautes d'un monant seul j'ai beaucoup de respect pour les français qui ont une opinion sur la politique américaine les français votaient aux états unis jimmy carter aurait été réélu duo george bush n'aurait pas été réélus john kerry aurait été président non je crois que la seule manière de répondre à cette question c'est de dire qui sera en face d'un emploi si c'est quelqu'un qui est très à gauche on peut être réélu merci beaucoup pierre-yves on va passer maintenant à la troisième partie de notre émission sur la personnalité de trump et ses conséquences sur l'amérique et le monde mais avant cela comment trump se définit lui-même voici une minute de trump vu par trump est bienvenu si vous nous rejoignez nous sommes dans la troisième et dernière partie de notre émission spéciale consacrée à donald trump cette partie intitulée du jamais vu à la maison blanche et pour en parler avec nous thomas gomart bonjour bonjour vous êtes directeur de l'ifri et vous avez publié il ya quelques jours une étude sur donald trump un an après un monde à l'état de nature on va pouvoir effectivement découvrir la couverture de cette étude et puis philippe gelie notre correspondant à washington bonjour philippe vous êtes un fidèle de l'émission est toujours un plaisir de vous avoir on va s'intéresser tout de suite avec vous thomas la façon d'être de donald trump son franc-parler certains l'appellent aussi maladresse qui ont déjà durablement marquer le début de son mandat d'un point de vue diplomatique déjà ça c'est certain c'est un comportement tout à fait inhabituelle ses impôts elle la paix le président qui twitte plus vite que son ombre c'est à dire au fond sa politique étrangère se résume à une série de tweets par définition lapidaire et ça a beaucoup changé évidemment le le regard porté sur sur les états unis à mon avis ce qu'il faut retenir d'une formule peut être de la présidence trêve jusqu'à présent ces lignes from behind d'une certaine manière je reprends cette formule à huit chars d'assaut le président du tchad voilà c'est à dire le fait que les états unis se retire d'un certain nombre d'accords en particulier l'accord sur le climat où le fait que le il s'est également retirée du tpp trans pacific partnership ou la corse you sur l'iran et ça ça me semble être la principale caractéristique de la période que nous connaissons d'une certaine manière avec donald trump les etats-unis jouent de moins en moins le jeu du multilatéralisme philippe gelie vous citez dans les colonnes du figaro un diplomate qui a assisté à l'entretien bilatéral on va découvrir sa déclaration à l'écran et je vous la lie il parle de donald trump il dit des contrevérités successives n'a pas de notes multiplie les apartés sur des sujets anecdotique on sort de là rien n'a été décidé et rien n'a été lancée cela décrit un président tout de même qu'ils aient peu intéressés par le fonds et par les dossiers philippe oui c'est quelqu'un qui la plupart du temps laisse les subtilités des dossiers à ses collaborateurs ce qui ne veut pas dire qu'ils les laissent décider à sa place bien au contraire je pense qu'il est il a quelques convictions profondément enracinée et sur lesquelles il est très difficile de le faire changer d'avis d'ailleurs emmanuel macron c'est essayer sur l'accord avec l'iran par exemple l'accord nucléaire en lui expliquant qu' il ne fallait pas le détruire si on n'avait pas une solution de remplacement que si on faisait ça on allait pousser l'iran dans une situation proche de la corée du nord pour laquelle précisément il n'a pas vraiment de solution ça n'a pas empêché donald trump de proclamer son sa décision de remettre en cause l'accord même si dans les détails de l'assaut congrès le soin de trouver une formule le pour l'avenir thomas gomart on a déjà une question d'un internaute silo qui lui demande trump at il vraiment un pouvoir dans ce pays fédéral c'est vrai que c'est une question qui se pose est ce que c'est lui qui décide de sa politique ou est ce que ce sont par exemple la politique étrangère rex tillerson ou d'autres les deux il a évidemment à pouvoir les exemples que nous avons déjà mentionné le montre le fait de ne pas aller afin de ne pas ratifier le transpacifique mart a chip est année est un exemple et en même temps vous avez un cadre institutionnel extrêmement fort aux états unis qui sert de corde de rappel et il ya effectivement un certain nombre de garde-fous en particulier dans son entourage immédiat pour essayer de contrôler des décisions trop intempestive il se lève l'un d'eux cela d'ailleurs oui oui gré par exemple voilà mais c'est un système institutionnel extrêmement solide et c'est d'ailleurs tout à fait remarquable à mon avis a observé donc je dirais que c'est c'est ça doit être pris de part et d'autre à la fois il peut prendre des initiatives et certaines d'entre elles peuvent être dangereuses et en même temps il y à un système de cordes de rappel qui jusqu'à présent a évité de faire de trop grosses fautes philippe on à une question d'un internaute et c'est exactement celle que j'allais vous poser est il vrai que donald trump est isolé dans la maison blanche le système fonctionne t-il tout seul parce que vanity fair avait prêté des propos à donald trump je hais cette baraque où donald trump harley de la maison blanche or pour quelle raison est ce que effectivement il se sent seul à la maison blanche il y à une solitude attaché au pouvoir naturel il y a aussi une le fait que pour donald trump qui vient d'un univers des affaires il ya eu une période d'acclimatation un peu compliqué on a vu une rotation très importante de ses collaborateurs les plus proches à la maison blanche sa relation avec le congrès complexe et contribue sans doute à une certaine solitude du pouvoir également et je dirais à la fin que il y à une solitude nécessaire dans le cas de donald trump faut pas oublier que c'est un président insurgé contre le système cl du jour au lendemain s'était mis à faire ami ami avec la avec les élus du congrès et avec les institutions en général il ne tiendrait pas ses engagements de campagne très rapidement philippe encore un internaute qui nous dit donald trump peut-il perdre sa majorité sur les deux chambres aux prochaines élections alors vu qu'on parlait de ses contre pouvoirs d'un mot ou est ce que c'est possible de qu'ils perdent les deux chambres d'un coup aux midterms la question était posée puisque ce mardi dernier il ya eu une série de victoires démocrates importante dans new jersey pour le poste de gouverneur et surtout en virginie où les démocrates ont raflé tous les tous les sièges qui était temps en compétition il faut garder à l'esprit que pour les élections de mi mandat en novembre prochain dans un an exactement le challenge le défi pour les démocrates est quand même très élevé puisqu'il on a un déficit de 24 sièges à combler à la chambre et que au sénat ça se présente assez mal pour eux dans le sens où plus de démocrates que de républicains ont à défendre leur fauteuil et 10 sénateurs démocrates doivent défendre leur poste dans des états qui avaient voté train pour 2016 thomas gomart on a l'impression en lisant votre votre étude que c'est difficile d'être chercheur à l'ifri en ce moment probablement dans les autres think tank également puisque vous le dites la personnalité de donald trump est aussi le poids des états unis dans le monde font que cela accentue vous dites la volatilité internationale c'est tout simplement de plus difficile aujourd'hui de prédire ce que sera le monde de demain avec donald trump à la maison blanche mais ça c'est certain c'est à dire que d'une certaine manière là la source aujourd'hui de l'incertitude géopolitique et aux états unis et ça c'est tout à fait nouveau parce qu'au fond s'il y avait un pays qui était assez prévisible dans ses orientations c'était jusqu'à son élection les états unis vers ça se traduit comment c'est le fait que les états unis ont été le garant de ce qu'on a appelé la mondialisation et surtout de l'ordre international créé à partir de 1945 je pense que ce qui est en train de se passer avec donald trump ce n'est plus d'être le garant de ce système mais tout simplement de devenir le primus inter pares s du système international c'est la principale puissance sans considérer que le maintien du système un talent tel qu'il a été créée revêt un caractère prioritaire et ça c'est un changement tout à fait important parce qu'au fond le leader naturel de la mondialisation aujourd'hui qui est l'une des ratures associant les états unis bas au fond ce rôle n'est plus joué par le président trump qui leur est posée par la chaîne en or le la chine essaie de caen vous de le faire dans un registre avant tout économique c'est notamment le sens des déclarations du président xi jinping à davos au mois de janvier quand il parle de devenir le leader de la mondialisation économique les donc ça montre bien aussi que on est dans une situation où les formes de la mobilisation que nous avons connu des formes régulé qui passe par qui passait par le multilatéralisme sont probablement à reconsidérer et ça c'est pas une bonne nouvelle pour l'europe parce que le poids aussi de leurs avants s'affaiblissant et que son positionnement international repose précisément sur le respect du multilatéralisme un simple mot à un internaute qui nous parlait de la méthode trump diplomatique et là on en a déjà parlé le tweet il nous disait 140 caractères sont mieux que de deux pages de langue de bois soporifique est ce qu'on peut dire que c'est rafraîchissant est ce qu'on peut dire au moins que cela enlève une part effectivement de comment pourrait-on dire de langue de bois effectivement entre les dirigeants ou je ne crois pas ou est ce que le long terme cela vraiment affecter les relations la politique internationale est affaire de professionnels c'est pas quelque chose qui est s'improvise c'est un domaine dans lequel les erreurs l'ignorance se paie comptant c'est à dire que le principe des relations internationales c'est l' équilibre entre la paix et la guerre et à partir du moment où vous avez un personnage qui à ce type de comportement et qui donc je dirais provoque ou nourri de l'incertitude c'est pas un jeu de tweed c'est pas un jeu de communication ce sont des sujets extrêmement extrêmement grave on a deux crises majeures aujourd'hui sur lesquels on ne sait pas l'attitude que va adopter présente robe à la fois la corée du nord est également l'iran et ça ça se reda ça ne se résume pas malheureusement des tweets philippe gelie on va parler quand même de la présidence trump qui est hors norme aussi par le nombre de polémiques qu'il a créée depuis le début de son mandat et qui ont ravivé les tensions communautaires trois exemples très court je te relate ville où les anti fasciste et les pardons et les suprémacistes blancs été mis au même niveau 10 ans la prise en grippe des joueurs de football américain qui mettait un genou à terre pendant l'hymne national et puis encore encore un tweet la semaine dernière où ils surnomment une élue pocahontas car elle affirme avoir des origines amérindiennes comment comment comprendre comment interpréter cette façon de s'exprimer clairement destiné à son à ses électeurs à son public il parle comme eux et ils pensent comme donc le tweet jeu a certes d'aider des inconvénients sur la scène internationale parce que le problème majeur c'est que le récipiendaire ne sais pas quoi en faire ne sais pas comment les interpréter est-ce qu'il faut les prendre au mot ou pas mais il y a une connivence entre donald trump et ses électeurs aux états unis qui fait et on a utilisé cette formule depuis l'élection et elle reste vrai que ses électeurs ne le prennent pas aux mots mais ils le prennent au sérieux en clair ils font exactement le contraire de ce que font la plupart des médias américains qui le prennent au mot qui passent leur temps à lui chercher des poux dans la tête pour tel ou tel mensonge imprécisions etc mais ne prennent pas au sérieux dans ses intentions et ses électeurs fond d'un verre de moi on va s'intéresser quand même un dernier extrait que donald trump du discours de donald trump pardon à l'onu où il parle de l'image de l'amérique dans le monde on va l'écouter l'exemple américain il leur a dit encore le monde aujourd'hui non non dans le sens où effectivement je pense que cette présence trump altère la crédibilité morale les états unis il n'y a pas un jour sans que l'on voit à quel point cette crédibilité est aujourd'hui remise en cause en même temps la leçon appelle le soft power américain qui passe notamment par son système universitaire qui passe par les grands médias qui passe par la production cinématographique la silicon valley que sais-je encore reste un élément extrêmement structurants donc je pense que la plupart d'ailleurs sont entrés en résistance parce que contrebande oui avec là aussi des positionnements qui mérite une analyse fine mais je crois qu'il faut arriver à dissocier au fond ce président qui est difficile à cerner difficiles à prévoir et en même temps le cadre institutionnel que nous avons déjà mentionné avec ce qui reste la force des états unis c'est à dire un pays qui innove un pays qui attire et un pays qui à mon avis sortira probablement avec un crédit a faibli de la présidence trappe mais qui garde des atouts tout à fait considérable philippe gelie une dernière question d'un internaute est il possible que donald trump décide de ne pas se représenter en 2020 alors je vous la pose à la fois pour la volonté du président de se représenter et puis peut-être un mot quand même sur la sphère russe est elle un danger pour donald trump pour la fin de son mandat et un éventuel second mandat oui c'est difficile de lire dans la boule de cristal surtout celle de donald trump je le vois pas personnellement prendre la décision de ne pas se représenter simplement parce que voilà j'ai fait un tour de piste et ça me suffit j'en doute la sphère russe est un nuage sur sa présidence pour autant même si ça se rapproche de son entourage de ses enfants son gendre et ses il n'y a rien à ce jour qui le met en cause personnellement et il y aura sans doute la révélation dans les semaines qui viennent qu'il était plus au courant des contacts entretenus avec des émissaires russes qu'il ne l'a admis est ce que pour autant il n'y aura la preuve d'une collusion on est très très loin d'avoir les éléments qui permettent de dire une chose pareille merci beaucoup felipe je vous cite pour votre article dans le figaro hier il reste 1168 jours avant la fin de ce premier mandat merci beaucoup à thomas gomart d'avoir été notre invité et on se retrouve la semaine prochaine pour un nouveau numéro d'interaction [Musique] et [Musique]