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interviewfranceinfo (sur YouTube)· 25 janvier 2026 25 min

Vincent Jeanbrun est l'invité de "Tout est politique"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Et bonsoir Vincent Jean-Brin. Merci d'avoir accepté notre invitation. On va détailler ce plan d'urgence pour le logement annoncé cette semaine par Sébastien Lecnu.

Mais d'abord l'actualité. On l'a entendu dans le journal, c'est la mort d'Alex Pretty, cet infirmier américain de 37 ans qui a été tué. On a vu les vidéos.

La police fédérale de l'immigration a minéapolis, police anti immigration. Euh même si les autorités euh accusent euh les autorités locales du Minnesota d'avoir jeté de l'huile sur le feu et accuse euh Alex Pretty d'avoir voulu se livrer euh à des violences, il y a une sorte de combat des narratifs ce soir. Comment vous réagissez à ces vidéos ?

Très compliqué de réagir pour moi parce que tant qu'on n pas le détail précis de l'affaire, je me garderais bien de donner un jugement. Mais ce qui est certain, c'est que il y a des tensions qui montent aux États-Unis, on le sent. On voit que il y a des clivages de plus en plus forts et il y a quand même une un climat qui n'est pas beau à voir.

Donc j'espère que pourront s'apaiser euh anti-immigration, est-ce que vous la condamnez en tant que tel dans ces missions, dans ces méthodes ? Je je n'aimerais pas que les États-Unis condamnent nos polices, donc je m'appartiens pas là aussi de condamner. On a déjà assez de sujets sur lesquels s'affronter politiquement avec le discours américain actuellement.

Donc euh mais ce qui s'est passé là-bas était inenvisageable en France un jour. Je veux croire que c'était inenvisageable et surtout qu'on fera tout pour faire en sorte de garder un esprit de concorde dans notre pays. Ce qui est terrible aujourd'hui, c'est qu'on a le sentiment aux États-Unis que il y a vraiment des des des populations qui s'affrontent.

Oui, mais là vous avez l'air de de renvoyer tout le monde dos à dos. C'est quand même le gouvernement qui a créé cette milice et c'est et qui a couvert un crime quand même en l'occurrence c'est pas la population parce que la pop gouvernement il m'appartient pas de condamner tel ou tel enjeu et encore moins les polices d'autres pays. Ce qui est certain que encore une fois on a le modèle français qui est un modèle très différent de celui des États-Unis et je pense que il est important qu'on sache le défendre.

Alors on y va sur le logement. Euh il est très ambitieux ce ce plan d'urgence, hein. L'un des plus radicaux, dit euh le Premier ministre de ces 10 dernières années.

On va afficher à l'antenne les différentes mesures, mais d'abord 2 millions de logements en 4 ans, c'est énorme. Euh ça fait 125000 logements euh sociaux dès dès cette année. Est-ce que vous craignez pas de vous être engagé dans dans des objectifs que vous ne pourrez pas tenir ?

Non, d'abord parce que c'est pas le gouvernement tout seul qui prend ses engagements, c'est ce que j'ai appelé l'équipe de France du logement. On a réuni autour de nous tous les professionnels, ceux de la construction, ceux de l'investissement immobilier, ceux du logement social et tous ceux qui de près ou loin participent à ce grand mouvement. Il faudra également qu'on soit accompagné et soutenu par les élus locaux pour faire en sorte d'atteindre les 400000 logements qui nous permettront 400000 par an, mais c'est énorme.

Alors, c'est construire 400000 logements chaque anné. On on en construit déjà plusieurs centaines de milliers actuellement mais avec la première mesure qui est ce que j'appelle le choc d'investissement avec une mesure fiscale qui va permettre aux français aux petits épargnants d'investir dans la pierre et que ce soit rentable déjà on a pour projet de produire en plus de ce qu'on produit déjà 50000 logements neufs. Vous les trouvez où les 500 millions ?

Non mais c'est important de se dire parce que vous nous dites 2 millions de de logements d'ici 2030 est-ce qu'on va y arriver ? Alors après vous peut-être plus au gouvernement d'ici là certainement. C'est pour ça que je dis que c'est toute cette équipe de France du logement qui doit y arriver.

Donc d'abord ça sera une réussite collective et on y sera. Et puis ensuite le rôle du gouvernement c'est de veiller à ce qu'il y ait pas de blocage et que tout le monde soit pleinement mobilisé. Et donc je l'ai dit à tous les acteurs du logement tous les 15 jours et de manière très régulière nous nous réunirons pour voir où est-ce qu'on en est.

Est-ce que les Français investissent ? Est-ce qu'il y a des simplifications qui peuvent être parler des simplifications les 500 millions c'est important mais c'est quand même important de le dire, c'est vous avez raison de poser la question. Le politique parfois il dit, il annonce et puis derrière c'est pas suivi.

Moi je prends l'engagement devant vous et devant vos téléspectateurs. On va suivre le dispositif. Il y a pas un petit paradoxe dans cette affaire parce que c'est la 10e année de mandat de Emmanuel Macron et c'est la 9e année qu'on dit "Ah, il y a une catastrophe logement, il faut absolument faire quelque chose et cetera." Mais pourquoi ça a pas été fait dans les 9 années qui viennent s'écouler ? du logement, vous me Oui, je sais.

Enfin, c'est une remarque désagréable mais c'est juste je viens juste d'arriver dans dans les fonctions gouvernementales. J'ai été maire, vous le savez, élu locale. J'ai beaucoup travaillé sur cette problématique du logement qui était un enjeu complexe dans ma commune et j'arrive avec cette expérience là.

J'ai euh à mes côtés ou plutôt euh j'ai l'impulsion et le soutien du Premier ministre qui lui-même a été un élu local qui sait à quel point euh la question du logement elle est fondamentale et qui a partage le fait que un il faut un choc d'investissement. On fait cette mesure fiscale qui fait que l'épargne des Français revient dans le logement. Deux, il faudra l'accompagner plus largement de différentes mesures à savoir un choc de simplification.

Il faut que ça soit plus simple de construire dans notre pays. Juste sur les parcs des français, vous avez vu qu'il y a une décollecte que les le livré n'est plus aussi. Alors ça reste le premier la première ressource des parcs des Français mais malgré tout les jeunes se retirent du livréa.

C'est pas un problème pour le financement du logement social. C'est vers toujours le livrea qui sera fléché vers le logement social. 500 millions d'euros supplémentaires à louer à 700 bailleurs sociaux pour rénover et construire.

Il y a deux choses. D'abord le livret. C'est vrai que quand il baissent, les Français peuvent se dire bah c'est un peu dommage.

Par contre, pour le monde du logement social, c'est plutôt un avantage. Donc ça vient créer plus de souplesse pour le monde du logement social. Et au-delà de ça, vous avez raison de le rappeler, dans le plan de relance du logement, dans ce plan d'urgence qu'on a souhaité avec le Premier ministre, il y a deux volets.

Le soutien au logement privé, la construction de logement privé, la réhabilitation de logement ancien qui ont vocation à rester dans le parc privé et puis le soutien au logement social 500 millions dès le budget 2026 qui permettra là aussi de participer à cette production de 2 millions de logements en France. Parce que quand on parle de 2 millions de logements d'ici 2030, c'est de la construction neuve. C'est de la réhabilitation à neuf et c'est du logement social aussi.

Chose importante pour moi, c'est que on n'est pas uniquement dans une mesure fiscale qui permettrait à des défiscaliser. On est dans vous pouvez nous dire, vous pouvez nous dire si on investit 100 dans un nouveau logement, c'est ça le combien on économise ? Alors juste peut-être avant de terminer ma phrase qui consiste à dire on a souhaité avec le premier ministre du logement partout et pour tous donc un dispositif qui n'est pas zoné contrairement à ce qu'avait le PINEL et avec c'est un avantage fiscal je mais c'est important pour les téléspectateurs parce que le PINEL c'est pas forcément clair pour tout le monde.

Il y a pas de zonage. En gros, on peut investir ce dispositif partout partout en France et ensuite c'est dans une logique de loyer abordable. Ça veut dire que en échange du de la réduction d'impôt fiscale, Oui, on s'engage à avoir un loyer qui est abordable.

Et d'ailleurs si vous êtes sur un loyer, ce qu'on appelle intermédiaire, vous avez un avantage fiscal. Si c'est du loyer social, vous avez un avantage plus important. Très social, c'est encore plus si c'est très cher, vous avez pas d'avantage.

Si un peu quand même. Il faut forcément que ce soit intermédiaire. Si vous êtes sur un un loyer qui n'est pas dans les classes intermédiaires, c'est-à-dire des loyers auquels sont éligés près 70 % des des Français, à ce moment-là, non, il y a pas d'avantage fiscal.

Donc moins d'impôts pour ceux qui investissent dans le privé dans logement à destination économise par rapport à ce qu'on invest. Je veux pas rentrer dans quelque chose de trop technique. Heureusement, il y a beaucoup de professionnels de l'immobilier et de banquiers qui pourront accompagner les investisseurs.

Mais globalement, vous achetez un bien sur la valeur de ce bien, vous avez un taux qui s'applique en fonction justement du loyer, ce qu'il est intermédiaire, social, très social. Ça vous donne un amortissement qui permet tout simplement de faire en sorte que les impôts que vous auriez dû d'abord payer sur revenus exactement sur les revenus euh des loyers sont euh réduits sur dans la limite d'un plafond euh de 8000 à 12000 € en fonction des taux. Et si jamais cette réduction elle est négative, en fait vous avez tout amorti et en plus il y a un déficit, et bien ce déficit vous pouvez le mettre sur vos revenus globaux, c'est-à-dire les revenus de votre salaire.

Donc dis simplement, c'est la mesure la plus puissante qu'on ait jamais eu ces 10 dernières années. Donc vous pouvez dire euh aux Français qui se disent "J'ai un peu d'épargne, est-ce que ça vaut le coup de la sortir pour investir dans la pierre ?" Bah désormais, si euh les députés nous permettent d'avoir le budget la semaine prochaine et que le gouvernement peut mettre en place dans les jours qui suivent ce dispositif, oui, ça vaudra le coup dans notre pays gagné important pour le pour le pour l'État.

Alors, d'abord quand on relance le logement dans notre pays, comme on dit souvent, vous savez quand le logement va tout va, vous avez des emplois à la clé. On en a détruit des dizaines de milliers ces deux dernières années avec la crise du logement. Là, non seulement on conserverait dès l'année 2026 ce qui était un petit peu en balance et puis surtout on pourra recréer du logement.

Premier avantage et pour les finances d'un pays, recréer du logement c'est important. On recrée des contrats, donc des entreprises qui ensuite vivront mieux et donc payeront des des recettes enfin produi des recettes pour l'État. Et puis vous avez au moment de la vente des rentrées de TVA tout de suite pour l'État.

Donc en réalité, on gagne d'abord et ensuite effectivement sur plusieurs années, on a cette réduction fiscale qui fait que c'est une moindre recette à rentrer. Mais moindre recette sur un projet qui a été construit parce qu'on peut aussi se dire que si les Français ne construisent pas du tout de logement, bon ben il y aura pas de recette en face. sur le logement social, ça coûte un peu mais ça rapporte l'INC a tendance à démontrer que quand vous investissez un sur le logement sur la construction, vous rapportez plus que un.

Sur le logement social, vous voulez remettre en en cause la la loi SRU ? Non, c'est qui oblige les communes de plus de 120000 habitants à avoir moins 20 % euh dans leur commune de vouz mettre un placement dans les endroits où il y a beaucoup de C'est même plus complexe que ça la loi hein parce qu'il peut y avoir des communes plus petites euh qui sont touchés par cette ambition de dire bah là où il y a une zone très dense, il est important qu'il y a une un pourcentage de logements sociaux. Aujourd'hui, en fonction des d'un certain nombre de critères, ça peut être un objectif de 20 % de logements sociaux.

Dans d'autres 25 % de logements sociaux. Moi, vous savez, je suis un enfant du logement social. J'ai grandi dans une barre HLM de la commune de Lailérose où je suis devenu maire après et je vais pas vous dire du mal du logement social.

En revanche, ce qui est important, c'est que là, encore une fois, on soit dans une logique bah du logement accessible partout et pour tous. Ça veut dire du logement social là où il faut en faire. et peut-être se poser la question se poser la question aujourd'hui c'est c'est dans aucun texte de loi là c'est c'est on peut y on peut y réfléchir une opinion personnelle et c'est aussi une expérience puisque la région Île-de-France Valérie PCR avait voulu un bouclier qui dit au-delà d'un certain pourcentage de logements sociaux bah on arrête de financer du logement social pour éviter d'en mettre 30% vous vous dites 30 % n'est-ce pas non c'est c'est quelque chose qui mériterait d'être misise en département c'est de se dire il y a un minimum on peut se poser la question un maximum.

Mais là aujourd'hui, le sujet il est pas là. Le sujet c'est de relancer le logement en France. Les Français ont énormément de mal à se loger et quand on a du mal à se loger, c'est le on c'est les études qui empathisent, c'est la vie de famille, c'est le travail.

Est-ce que Est-ce que l'encadrement de les loyers est un obstacle ? C'est à la construction. Beaucoup de gens disent ça.

Écoutez, on aura j'espère la réponse très bientôt puisque on a lancé une mission d'évaluation plutôt hle à l'adrement des euh des professionnels qui vont justement nous donner dans quelques mois un rapport qui permettra une évaluation de l'expérimentation qui a eu lieu. Vous savez, il y a eu des villes en France qui ont mis Paris à Lille. Moi moi je suis un peu plus mesuré que la position que vous vous me prêtez.

Non non c'est une question. J'étais mè à titre personnel. Je n'ai jamais mis en place l'encadrement des loyers.

J'ai tendance à penser et c'est ça qui va être intéressant de vérifier que quand on plafonne les prix c'est l'offre qui est impactée. Bon l'étude est censé nous dire si c'est vrai ou pas sauf dans les endroits où l'offre est manifestement insuffisante et ça ça fait exploser les moi je je suis toujours dans une logique de faire confiance aux élus locaux et aux maires et vous avez des élus locaux quand on parle de l'encadrement des loyers qui nous disent "Moi, je suis par exemple maire dans une ville frontalière à la Suisse. On sait plus comment faire. on sait plus comment les jouer les familles, ça explose.

Bien peut-être que il peut y avoir du sens de mettre dans la boîte à outil des mères un dispositif qui peuvent ou pas activer parce qu'encore une fois moi je suis pour qu'on leur fasse confiance mais par contre de grâce pas de généralisation et pas d'encadrement des loyers partout en France. C'est le maire et son conseil qui décide. Pas autrement.

On dise un mot sur les normes, la simplification parce que c'est vrai que le logement c'est un maqui. D'ailleurs, Sébastien Lecnu, il dit il faut arrêter d'emmerder les Français. il veut reprendre la méthode de Notre Dame.

Qu'est-ce qui va être supprimé très concrètement ? Par exemple, le diagnostic de performance énergétique. Quand vous avez des passoirs thermiques, elles sont classées G ou elles sont classées F.

Est-ce que c'est fini ? Non, c'est pas fini. Ce qu'on dit avec le premier ministre, c'est que effectivement, il faut arrêter déjà de rajouter des normes là où il y en a déjà beaucoup.

Et puis il y a quand même une bonne nouvelle. En France, nos normes de construction actuelle sans en rajouter fait que nous sommes déjà les mieux disants au monde, pas d'Europe, du monde en terme de d'impact environnemental, en terme de confort, c'est extraordinaire. Mais justement, peut-être que ça vaut le coup, ça vaut le coup de faire une pause.

Non, mais juste déjà sur les normes de construction parce qu'on parlait du Notre Dame. Nous, ce qu'on défend, c'est l'idée d'avoir les Jeux Olympiques de du logement et le Notre Dame de la construction. On enlève pas l'ambition écologique, on on nenlève pas l'ambition de la qualité de construction.

Par contre, sur comme au Jo, on réduit les procédures administratives. On n peut plus, c'est beaucoup trop long. Pour les Jeux Olympiques, on a pu aller très vite et on a construit la qualité.

Et sur le Notredame de la construction, c'est tout un tas de normes, je rentre pas dans le détail, mais où on doit calculer l'impact de chaque micro matériel et cetera. Aujourd'hui, on peut le faire de manière beaucoup plus simple avec notamment des outils numériques et digitaux qui permettraient aussi de gagner beaucoup de temps, moins de paperace, plus de production. Ça c'est c'est ma prime Renove, juste ça intéresse les français.

Vous y touchez pas les son contraire, on continue et on défend ma prime rénov. Euh je vous parlais de différents chocs sur le logement tout à l'heure, le choc d'investissement, le choc de simplification, euh le choc de confiance en et le choc écologique. Parce que quand on construit du logement neuf dans notre pays, bah c'est des logements de très bonne qualité.

Et quand on rénove, comme je le disais tout à l'heure, puisque y compris le l'avantage fiscal dont on parlait tout à l'heure, serait applicable sur l'ancien à condition qu'on y fasse des travaux de rénovation importants. Donc oui, on défend ma prime rennove. sur le DPE, vous en avez parlé, c'est ce fameux diagnostic de performance énergétique.

Aujourd'hui, on a un problème, c'est que euh vous allez on va sortir potentiellement 700000 logements de du marché de la location euh dans quelques temps. C'est c'est pas envisageable. On peut pas d'un côté vouloir mettre 2 millions de logements à la production et puis avoir peut-être potentiellement 700 logements qui sortent.

Donc l'idée, elle est simple, c'est de se dire ren écologique. Simplement, on laisse un délai au propriétaire à condition qu'il s'engage à faire les travaux sous 3 ou 5 ans. Ça ça nécessite une loi.

Ça ça nécessite une loi. Je dis aux téléspectateurs, il faut que cette loi, cette loi soit votée. Elle a déjà été votée au Sénat.

On fait en sorte, j'espère au mois de mars, la faire voter à l'assemblée. Donc les propriétaires de passoir thermique auront 5 ans pour la mettre aux normes. Donc ça c'est si la loi est voté.

L'ambition c'est de faire en sorte que on signe un contrat avec le propriétaire et on dise si vous rénovez dans ce cas-là vous pouvez continuer à louer. Pourquoi on fait ça ? Parce qu'en fait notre objectif c'est des logements performants d'un point de vue énergétique, pas de punir des propriétaires.

Donc si vous le don aux propriétaires en question, ça on leur donne les moyens financiers de lancer la réhabilitation parce que certains n'ont pas anticipé, se retrouvent un petit peu au pied du mur et si on leur dit vous pouvez plus louer, il y a plus de rentrée d'argent et donc plus la capacité de rénover le logement. Alors vous l'avez dit, vous avez été longtemps maire de la rose, on se souvient de votre livre et et ce qui s'était passé pendant les émeutes vous concernant. Vous êtes aussi euh ministre de la politique de la ville.

Euh je voudrais qu'on parle un peu de la lutte contre le narcotrafic. Vous êtes à chaque fois au côté du ministre de l'intérieur dès qu'il y a un déplacement sur le sur le sujet. Vous souhaitez l'expulsion des locataires délinquants condamnés.

C'est ça ? Comment ça va comment ça va se mettre en œuvre ? Expliquez-nous.

C'est c'est un des éléments parce que si on veut tourner la page des émeutes et si on veut faire en sorte que on vive mieux et bien dans nos quartiers populaire, c'est pas uniquement l'aspect répressif qu'il faut avoir en tête, mais c'est évidemment un pilier et ramener la sécurité dans ces quartiers, c'est la première étape et ensuite il faut qu'on travaille collectivement à replanter le drapeau de la République dans ses quartiers et faire en sorte que la mémocratie républicaine retrouve tout son sens. Mais si on on vient sur la question sécurité, pas de HLM pendant 10 ans pour les narcotraafiquants, j'ai pu lire. Alors, d'abord vous avez la loi narcotrafic qui a été votée.

Cette loi narcotrafic, elle permet pour une personne condamnée pour narcotrafic de l'expulser très rapidement de son logement social. Ça existe déjà, mais ça ne concerne que les crimes liés spécifiquement au narcotrafic. Moi, je considère qu'on doit pouvoir l'étendre à tous les crimes graves, à tous les faits graves.

Parce que je vous donne un exemple tout bête, mais un individu qui armé d'un bâton clouté euh passe à tabac un voisin, bah c'est pas narcotrafice. Donc il est condamné mais il continue à bénéficier de la solidarité nationale en matière de logement social. C'est pas c'est pas logique.

C'est cette personne là condamnée que vous l'expulsez, pas toute la famille. Oui. Après ça pose la question effectivement de savoir si la famille entière est liée ou pas.

Dans le cas du narcotrafic par exemple, vous pouvez avoir des preuves manifeste du fait que la famille entière était connectée. Mais effectivement encore une fois l'idée c'est pas d'être inhumain, c'est vraiment de se dire on manque de logements sociaux dans notre pays. J'ai connu en tant que mère des mamans avec enfants qui dormaient dans leur voiture et qui attendaient un logement social.

Et à côté de ça, vous avez des personnes qui ne respectent pas les lois de la République. Donc pas de solidarité nationale avec ceux qui ne respectent pas. parce que c'est une double peine.

Du coup, je dis pas que je suis contre he mais il y a une logique à dire les Françaises et les Français qui respectent les règles de droit, les méritants, ils sont prioritaires sur le logement social. Vous avez deux choses à avoir en tête. On pourrait par la loi, comme on l'a fait pour narcotrafic outil.

Donc vous pourriez dire sur le narcotrafic, il y a déjà cette double peine. Moi je considère qu'il y a une logique. Et puis il y a un projet que je porte et on verra si dans les les semaines qui viennent, on pourra euh le le faire passer dans un texte de loi.

Mais c'est cette idée d'avoir non plus un bail social à vie, mais l'idée que tous les 3 ans le locataire et le bailleur font un point pour savoir si ça continue ou ça s'arrête. Alors ça ça mérite une loi et c'est pas forcémentable en l'état. Tout à fait une idée que ce soit gagnant gagnant c'est-à-dire que le locataire puisse avoir aussi plus d'outils pour avoir, j'allais dire barre c'est faire pression sur le bailleur.

J'ai fait encore tout récemment un déplacement dans le Val de Marne où il y avait des conditions indignes de logement, des moisissures partout. Pourtant, c'était un logement social. Ce n'est pas acceptable.

L'idée qu'on puisse mieux défendre les locataires me paraît fondamental. En contrepartie, le bailleur peut dire tous les 3 ans, on peut faire tourner le parc. Est-ce que vous êtes toujours euh au niveau de revenu qui permettent de d'envisager de vous maintenir dans le logement social ?

Est-ce que la taille de la famille a changé ou non ? Et est-ce que le comportement, et c'est là où je reviens à cette questionl évolué ou pas ? sur la mesure, il y a j'ai lu hein des des acteurs du du logement social qui disent "Vous avez des gens très précaires, des gens qui sont un peu moins.

Donc vous avez vous allez remplacer des gens qui sont euh précaires mais mais un peu moins que les autres. Vous les faites partir pour pour mettre les autres." Donc c'est une bataille entre précaires votre affaire.

Là, vous avez vous évoquez un sujet, c'est la question du surloyer. C'estàd qu'aujourd'hui, si vous gagnez un petit peu plus que les plafonds, on vous met un loyer un tout petit peu supérieur. Et parfois, il y a eu mais il y a aussi le fait de dire aux gens de partir et parfois on on a eu ce débat qui consistait à dire euh bon benah s'il y a du surloyer, euh vous libérez la place.

Mon sujet, il est pas là. D'abord, deux choses par rapport à cette mesure. La première, je souhaite que ce soit les bailleurs qui aient la main.

Hm hm. C'est pas le politique qui décide. C'est le bailleur social qui a un outil.

Tous les 3 ans, il décide si oui ou non il donne congé au locataire. La vocation d'un bailleur social, c'est de faire preuve de solidarité. Donc il s'agit pas d'avoir des bailleurs sociaux qui mettraient dehors les gens pour le plaisir de les mettre dehors ou de mettre des précaires en concurrence avec d'autres précaures.

C'est pas le sujet. Si vous avez des troubles de jouissance fréquents, bah par exemple, on peut dire ça fait 3 ans que vous embêtez toute la vie du quartier. Vous n'êtes plus prioritaire par rapport à d'autres.

Et ensuite sur le revenu, ça pardon parce que c'est toujours un peu technique ce monde du logement. Il faut qu'on parle un peu politique hein. Il nous reste 5 minutes.

Très sociaux, sociaux, intermédiaire. Ben on peut dire une famille qui est dans le trait social. Écoutez en fait là vous venez de passer 3 ans dans le trait social.

Fortusement vos revenus ont propose de déménager dans un logement avec un loyer un peu plus élevé mais social. Comme ça vous libérez le trait social pour les gens qui sont plus précaires. Peut-être un peu plus tard l'intermédiaire et cetera avec un vrai parcours résidentiel.

Sébastien le cornu est sauvé. On va parler politique à présent euh mais sans panache hein puisque même si les motions de censure ont été rejetées, le 493 restera, vous le regrettez, vous l'admettez comme une promesse non tenue. D'abord, euh on n'est pas sauvé.

Il y a une première motion de censure qui a été rejetée. Il en restera probablement deux autres encore la semaine dernière. Donc on a si les socialistes font la même chose, à chaque fois, ça devrait passer.

Beaucoup de responsabilité. Euh moi je pense que comme tous les Français, on ne peut que regretter que les parlementaires n'aient pas réussi à aller au bout du dialogue et de la discussion et qu'au fond ce qui est possible dans d'autres pays pour le moment ne l''est pas encore dans le nôtre. Le fait qu'on avait voté collectivement le budget de la sécurité sociale était plutôt porteur d'espoir.

On se dit tiens, il y avait des gens qui ne pensent pas pareil, qui ne sont pas d'accord sur tout loin sans faux mais qui dans l'intérêt du pays étaient capable d'avancer. Il est meilleur ce budget parce que vous avez entendu Bruno Rotaillot, je rappelle quand même que c'est le patron de votre parti. Vous êtes toujours au républicain même si vous êtes au gouvernement suspendu, vous avez j'imagine continuer de cotiser.

Il dit que c'est le budget des socialistes. Ils disent même que c'est les socialistes qui gouvernent. Je si on est honnête ce budget il n'est ni de gauche ni de droite.

Il est un compromis qui fait que chacun a eu des gains et puis il y a des sujets sur lesquels on est moins d'accord. Euh la vérité c'est quand la gauche dit c'est un budget de droite et quand la droite dit c'est un budget de gauche c'est que probablement il est un peu au milieu de tout ça. Il est meilleur selon vous que la copie initiale oui ou non ?

Ah bah le la conclusion évidemment euh c'est c'est un compromis. Donc mais moi je vois la droite républicaine puisqu'on parle de Bruno Raillot euh ils ont obtenu énormément de gains. Euh on s'est battu pour que les Français qui travaillent n'aient pas d'impôts.

Bah ça tombe bien, les ménages n'ont pas d'impôts supplémentairirees. L'électorat de la droite, vous le savez, ce sont quand même les patrons, les chefs d'entreprise, y compris les petits chefs d'entreprise. Il y a bien sûr cette surtaxe qui est maintenue.

Ça c'est les très grands groupes sur les bénéfices. Très très très grand groupe. D'accord.

Mais sur les impôts de production, les petits patrons attendaient de la droite pour qu'il baisse. Enfin, c'était un engagement du gouvernement et gain de cause pour que il y ait pas de sur les entreprises et même sous le gouvernement barnier, on avait eu une surtaxe y compris sur des entreprises de taille interuction. On a pu le faire, il fallait les baisser, ils baisseront pas.

Ça c'est un fait. Ce que ce que je vous ai dit tout à l'heure, c'est que c'est pas un budget de droite. Mais vous l'entendez cette colère des petits patrons, est-ce qu'elle vous inquiète ?

Trop, c'est trop. Il y a une tribune de plus de 2000 patrons qui a été signé. Moi, je je vous dire, je comprends toutes les tribunes et le fait que chacun dans ce pays se dise on demande toujours des efforts au même.

Ça, je peux le comprendre évidemment. Mais d'un autre côté, on a payé pour voir le prix de l'instabilité. Quand le gouvernement de Michel Barnier a été censuré, on a vu ce que c'était de rester des mois avec une loi spéciale.

On a vu ce que c'était de voir les marchés financiers qui du jour au lendemain, il a le mérite d'exister ce budget, il fallait en sortir. Elle sécurise les entreprises bien plus que dernière question rapidement et les futurs projets de loi pour le travail parlementaire. vous anticiper les mêmes lenteurs et les mêmes difficultés sur les les ce que le gouvernement va proposer maintenant il reste minoritaire différent mais ce qui est certain que si le gouvernement a encore de quelques mois devant lui pour continuer le travail on va avoir des textes extrêmement importants un texte sur les enjeux de sécurité la la proximité avec les polices municipales quelque chose que j'avais appelé de mes vœux après les émeutes donc très heureux qu'on le présente au débat parlementaire on aura des enjeux sur la justice Géraldin défend un projet de loi là aussi bon et ça devrait être un peu moins en lisé que sur le budget et en fait on a on a eu un temps particulier avec le budget.

L'idée c'est d'être ensuite utile au pays et de continuer à ça. D'un mot retaillovquier lisar en 2027 vous avez fait votre choix ça sera LR pour vous. Le sujet pour moi c'est que le bloc central et la droite doivent avoir un candidat unique.

Donc une primaire commune. Très clair. Merci beaucoup.

Merci Vincent Jeanbrin d'avoir été notre invité ce soir.