Macron se retrouve seul, vers une dissolution ou démission ?
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« Les préfets ont reçu la consigne de se préparer à une éventuelle dissolution de l'Assemblée nationale. »
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La crise politique n'en finit plus. Il y a des nouvelles informations toutes les heures depuis l'annonce de la démission du Premier ministre Sébastien Lecnu. Emmanuel Macron semble plus isolé que jamais et même certains de ses soutiens historiques commencent à prendre leur distance et réclamer sa démission.
Mais alors, quelle est la position des différents partis politiques ? Quelle est la position aussi d'Emmanuel Macron aujourd'hui ? Salut, c'est Hugo.
J'espère que vous allez bien. C'est donc le sujet à la une de nos actualités du jour, toujours en VO aujourd'hui puisque je suis toujours au Maroc pour un reportage où on suit les manifestations. Ce sera disponible cette semaine sur notre compte Instagram.
Le nom du compte c'est Hugo Descrypt. Alors, on vous en a déjà parlé hier. Sébastien Lucornu a remis ce lundi matin sa démission à Emmanuel Macron qu'il a accepté.
C'est une démission qui est intervenue seulement quelques heures après l'annonce de la composition de son gouvernement. Là aussi donc on vous en a déjà parlé. Après Michel Barnier et François Baou, Sébastien lecornu et donc le 3e Premier ministre a échoué à former un gouvernement capable de durer qui serait donc soutenu par une majorité à l'Assemblée nationale.
Le problème pour Emmanuel Macron, c'est que au-delà des oppositions et bien même au sein de son propre camp, les tensions se sont multipliées. Pour redonner un petit peu de contexte, on vous en parlait déjà hier, mais le parti de droite les Républicains mené par Bruno Rotaillot qui avait pourtant été renommé ministre de l'intérieur menaçait de ne plus soutenir son propre gouvernement estimant, je cite, que la composition du gouvernement ne reflète pas la rupture promise. Bruno Rotayo a également reproché à Sébastien Lecornu de lui avoir caché la nomination au gouvernement de Bruno Lemire.
Bruno Lemaire issue des Républicains désormais davantage proche d'Emmanuel Macron mais qui est clairement un adversaire politique de Bruno Rotaillot, a noté que Bruno Lemire face à la situation a demandé lui-même à ne pas gérer depuis les affaires courantes en attendant donc la nomination d'un nouveau gouvernement. Bon, et au-delà de ça, d'autres alliés historiques comme le modem de l'ex-premier ministre François Bairou ou encore Horizon, l'autre mouvement de l'ex-premier ministre Édouard Philippe et bien ont exprimé leur mécontentement jugeant que les nominations favorisent le parti présidentiel, donc le camp d'Emmanuel Macron au détriment de leur formation. D'ailleurs, on peut noter que certains partis comme l'UDI ou le parti radical sont allés jusqu'à quitter la coalition gouvernementale et quitter donc l'alliance autour du président de la République.
Mais là, on passe quand même une petite étape, c'est que au sein même du parti d'Emmanuel Macron, et bien il y a des distances qui sont prises. Par exemple, l'ancien premier ministre Gabriel Atal qui est aujourd'hui le secrétaire général de Renaissance, donc le parti d'Emmanuel Macron, a déclaré ce lundi soir sur TF1, je cite, "Ne plus comprendre les décisions du président de la République". Et je le cite toujours ici.
Il y a eu la dissolution. Il y a depuis des décisions qui donnent le sentiment d'une forme d'acharnement à vouloir garder la main. Fin de citation.
Edard Philippe de son côté a pris cette distance en affirmant ce mardi sur RTL souhaitait qu'Emmanuel Macron nomme un nouveau premier ministre avec pour fonction, je cite, de construire un budget. Bon, jusque-là, rien d'étonnant mais dans la foulée, il est allé plus loin allant jusqu'à demander l'organisation, je cite, d'une élection présidentielle anticipée sur ce point. Donc, Eddard Philippe, lui aussi semble vouloir une démission d'Emmanuel Macron.
La seule différence, on va dire, avec la France insoumise ou encore le Rassemblement national, c'est que Édouard Philippe souhaite qu'un Premier ministre soit nommé avant pour avoir un budget et une fois qu'un budget est voté, il souhaite potentiellement donc la démission d'Emmanuel Macron. Alors maintenant, évidemment, il faut pas être dupe sur la situation politique actuelle. Gabriel Natal comme Édouard Philippe sont potentiellement des candidats pour la prochaine élection présidentielle prévue en 2027.
L'objectif pour eux potentiellement pourrait être de prendre leur distance avec Emmanuel Macron, le président de la République dont la popularité est en être recul. En effet, pour rappel, la situation est très difficile depuis la dissolution de l'Assemblée nationale qui avait été voulue par Emmanuel Macron en juin 2024, juste après eth bien les élections européennes. Vous vous en souvenez peut-être, on l'avait découvert en direct quand on était sur YouTube.
Cette dissolution, elle avait pour but affiché et bien pour le camp présidentiel de clarifier la situation politique avec donc un nouveau parlement, une nouvelle assemblée nationale plus précisément. Sauf qu'au final, ça a surtout plongé le pays dans une instabilité politique. Et par ailleurs, on en avait déjà parlé, Emmanuel Macron avait refusé de nommer un Premier ministre issu du nouveau Front populaire, donc issu de l'alliance de partie à gauche.
C'est ce qui avait été vivement critiqué par le Nouveau Front populaire qui avait évoqué un déni, il y a eu trois gouvernements qui se sont succédés sans parvenir à s'imposer durablement. Quatre gouvernements même si on compte Gabriel Atal durant l'été 2024. Alors maintenant, on va faire un nouveau point sur ce qui va se passer désormais avec les dernières informations.
Déjà, on le disait, Emmanuel Macron a demandé à Sébastien Lecnu de mener d'ultimes discussions avec les forces politiques d'ici à mercredi soir et ce donc malgré la démission de Sébastien Lecnu puisqu'il va pas revenir sur sa démission mais il a accepté ses négociations et selon l'entourage d'Emmanuel Macron à BFM TV, en cas d'échec de ces négociations, le président de la République, je cite, prendra ses responsabilités sans donner plus de détails, mais là forcément et bien il y a plusieurs options qui s'ouvrent. Une option qui est possible, c'est la question de la nomination d'un nouveau gouvernement, enfin plutôt d'un nouveau premier ministre et potentiellement un premier ministre de gauche. C'est toujours réclamé par les partie de gauche.
Mais à voir donc si cette fois-ci c'est quelque chose qu'il fera. Autre option évidemment, c'est celle d'une potentielle démission du président de la République. On vient d'en parler.
Alors, jusqu'ici, Emmanuel Macron a toujours déclaré euh s'opposer à une telle démission, mais euh à voir, je quelque chose qui évoluera dans les prochains jours. L'autre potentiel changement qui pourrait découler d'éventuelles négociations, c'est le fait que les Républicains pourraient avoir une place encore plus importante au sein du gouvernement. C'est ce que semble demander le patron des Républicains, Bruno Rotaillot, qui estime et bien qu'il faudrait une sorte de cohabitation selon lui entre le camp présidentiel et les républicain avec encore davantage de pouvoir pour les Républicains.
Mais encore une fois, de la même façon, il y a très peu de chance que tout ça passe ensuite puisque le risque à ce moment-là pour cette alliance, c'est que face à elle, il y ait une motion de censure déposée par et bien la gauche avec potentiellement aussi le vote du Rassemblement national qui pousse très facilement cette alliance avec une motion de censure et bien à la démission. Et enfin, dernière option donc c'est celle d'une dissolution de l'Assemblée nationale et de l'organisation de nouvelles élections. C'est peut-être, on va dire, la situation ou l'hypothèse la plus probable.
À noter au passage qu'aujourd'hui Emmanuel Macron a reçu Yel Bron Pié qui est présidente de l'Assemblée nationale et Gérard Larchet qui est président du Sénat. Et c'est peut-être un détail pour vous, mais en l'occurrence ça peut vouloir dire beaucoup puisque en vertu de l'article 12 de la Constitution et bien un président de la République s'il souhaite dissoudre l'Assemblée nationale et bien il doit d'abord consulter la présidente ou le président de l'Assemblée nationale et du Sénat. Alors maintenant, ça veut pas forcément dire qu'il va dissoudre l'Assemblée nationale.
Ça peut être simplement une consultation justement, mais tout de même. Donc c'est quelque chose qu'il faudra surveiller. Autre information que l'on peut noter, on sait que les préfets ont reçu la consigne de se préparer à une éventuelle dissolution de l'Assemblée nationale et à d'éventuelles élections litiatives qui se tiendraient les 16 et 23 novembre prochain.
C'est ce que révèle un journaliste du canard enchaîné. En tout cas, Emmanuel Macron est resté de son côté très silencieux sur la situation et ce malgré donc les nombreuses sollicitations de plusieurs responsables politiques qui l'ont appelé ce lundi à une prise de parole officielle. Enfin, on suivra aussi dans les prochains jours la question de la procédure de destitution qui est réclamée et poussée par la gauche et notamment la France insoumise.
C'est une procédure au vu des rapports de force au Parlement qui a tout de même très peu de chance d'aboutir. On suivra tout de même ce qu'il en est et les débats sur le sujet. Dans tous les cas, je pense que vous le savez, mais au-delà de ce format des actu, on est aussi très actif en ce moment sur Instagram.
Le nom du compte, je pense que vous le savez, c'est Hugo Descript. Je reviens de mon côté en milieu de semaine en France et s'il y a une prise de parole d'Emmanuel Macron ou s'il y a tout autre débat, et bien on va faire en sorte de suivre tout ça et de pouvoir réagir et répondre à vos questions. Je vous laisse avec Léa pour le reste de l'actualité importante du jour et je reviens juste après.
Merci Hugo et bonjour à tous. On commence avec cette actu. Un hommage a été rendu ce mardi au ministère des affaires étrangères à Paris pour les 51 français tués par le Hamas le 7 octobre 2023 ou mort en captivité à Gaza.
Ce jour-là, 1219 personnes ont été tuées par le Hamas lors de cette attaque en Israël. majoritairement des civils et 251 personnes ont été enlevées. 47 restent encore au tage à Gaza dont 25 sont mortes selon l'armée israélienne.
Jean-Noël Barreot qui est le ministre démissionnaires des affaires étrangères a précisé que la France est avec les États-Unis le pays qui a subi le plus de pertes après Israël. Suite à cette attaque dans la bande de Gaza, au moins 67139 personnes en majorité des civils ont été tuées par l'armée israélienne selon le ministère de la Santé du Hamas des chiffres jugés fiables par l'ONU, Jean- Noël Barre a annoncé qu'une réunion destinée à concrétiser le plan de paix pour Gaza aura lieu ce jeudi à Paris avec des homologues de pays européens et arabes. En parallèle, des négociations indirectes entre le Hamas et Israël ont débuté ce lundi en Égypte pour libérer les otages et mettre fin au bombardement israélien à Gaza.
Les premiers pour parler ont été jugés positifs selon les médias égyptiens. Les discussions ont continué ce mardi. Deuxième actu, Lenart Monterlot, un jeune franco-allemand de 19 ans arrêté en Iran en juin pour espionnage, a été acquitté ce lundi selon la justice iranienne.
Alors si vous n'aviez pas suivi, en fait, il traversait le pays à vélo au mois de juin et le 16, donc au 3e jour de la guerre entre l'Iran et Israël, le jeune homme avait disparu à Bandarabas dans le sud du pays. Il aurait donc été libéré et serait sur le point d'être rapatrié vers la France. Depuis son arrestation, l'État iranien n'avait jamais détaillé les accusations à son encontre.
Le ministre iranien des affaires étrangères avait évoqué un délit sans préciser lequel. Le 24 septembre, Emmanuel Macron avait évoqué à l'ONU, je cite, une perspective solide de libération après un entretien avec le président iranien. Parallèlement à ça, la France réclame toujours la libération de deux autres ressortissants emprisonnés en Iran, Cécile Coler et Jacques Paris.
Ils sont aussi accusés d'espionnage et détenus depuis 2022. Il pourrait être libéré en même temps que Madier Esfandiari, une iranienne arrêtée en France pour apologie du terrorisme dont l'Iran réclame le retour. Le porte-parole du ministère iranien des affaires étrangères a indiqué lundi que les dossiers étaient, je cite, en cours d'examen. 3e actu, le soudanis Ali Mohammed Ali Abd Alraman dit Ali Kouhaïb a été reconnu coupable de crimes contre l'humanité et de crimes de guerre au Darfour entre 2003 et 2004 par la Cour pénale internationale ce lundi.
Le Darfour, c'est une région du Soudan au nord-est de l'Afrique. entre 2003 et 2004, elle était en pleine guerre opposant le régime soudain de l'époque allié à des milices arabes appelées Jeanjaid qui s'opposaient à des groupes rebelles issus de populations non arabes. Le conflit avait provoqué des dizaines de milliers de morts et plusieurs millions de déplacés selon l'ONU.
Et donc Ali Mohammed Ali Abd Alraman était un chef Jan Jawid. Après 3 ans et demi de procès, les juges ont finalement établi qu'il avait ordonné des attaques contre des civils, fourni des armes et lui-même participer à des massacres, viol et déplacements forcés. ce qui constitue un crime de guerre selon la Cour pénale internationale.
Sa peine sera prononcée en novembre et il risque la prison à vie. Ce jugement est une première contre un responsable soudanis. À noter que trois proches de l'ex-président Omar Elbéchir, principal responsable du conflit au Darrefour, reste inculpé mais en fuite.
En tout cas, le haut commissaire de l'ONU a rappelé que ce verdict réaffirme qu'il ne peut y avoir d'impunité pour les crimes à grande échelle contre les civils. 4e actu, l'ancien président syrien Bachar Al-Assad a été empoisonné en Russie où il est en exil depuis 2024 selon l'observatoire syrien des droits de l'homme. Il a été hospitalisé fin septembre dans un état critique à Moscou, la capitale russe.
Lors de son hospitalisation, la piste de l'intoxication alimentaire était privilégiée. Le rapport de l'ONG qui a jugé qu'il s'agissait d'un empoisonnement a précisé qu'il était encore possible de déterminer qui est l'auteur de l'attaque. Selon ces sources, le gouvernement russe ne serait pas impliqué.
Alors, Bachar Al-Assad est désormais sorti de l'hôpital. Son état est stable, mais la Russie n'a fait aucune déclaration sur l'incident. Et donc, je le disais, cet empoisonnement intervient alors que l'ancien président syrien vit en exil en Russie depuis la chute de son régime en décembre 2024.
Son régime a été marqué par 13 ans de guerre civile et une répression sanglante. On en parlait d'ailleurs hier. Le pays a connu ce dimanche et ce lundi ses premières élections législatives depuis son départ. 5e actu.
Cet été en Europe, le nombre de vols en avion a dépassé son niveau d'avant Covid avec en moyenne 35127 vols par jour du 1er juin au 15 septembre. C'est une hausse de 3,3 % par rapport à 2024 selon Eurocontrôle qui est l'Organisation européenne pour la sécurité de la navigation aérienne. Alors, parmi les secteurs de plus en plus privilégiés, on retrouve le sud-est de l'Europe avec des pays comme l'Albanie ou la Turquie.
Ils ont enregistré une progression du nombre de vols supérieur à 5 %. En tout cas, malgré des trajets difficiles à cause de la guerre en Ukraine et au conflit au proche- Orient, le trafic a été plus fluide qu'en 2024 avec des retards moyens réduits de 24 %. À noter que l'aviation reste un secteur très polluant qui consomme énormément de CO2.
Un passager génère en moyenne 230 g de CO2 par km. C'est presque 100 fois plus qu'un trajet en TGV. 6e actu, les jeunes de 13 à 15 ans sont de plus en plus dépendants à la cigarette électronique selon un rapport de l'Organisation mondiale de la santé publié ce lundi.
Concrètement, l'OMS estime à plus de 100 millions le nombre de vapoteurs dans le monde dont au moins 15 millions d'adolescents de 13 à 15 ans. Cette utilisation par les jeunes se fait principalement dans les pays à revenu élevés comme la France. Dans les pays où les données existent, les enfants sont neuf fois plus susceptibles de vapoter que les adultes.
En tout cas, l'organisation a averti sur cette tendance qui risque de compromettre des décennies de progrès dans la lutte contre l'addiction au tabac alors que le nombre de fumeurs dans le monde est passé de 1,38 milliards en 2000 à 1,2 milliards en 2024. En effet, la cigarette électronique est loin d'être une alternative inoffensive car elle peut rendre dépendant à la nicotine dès le plus jeune âge comme la cigarette classique. Et enfin, dernière actu, le prix Nobel de physique a été décerné ce mardi au français Michel Dévoré, au britannique John Clark et à l'américain John Martinis.
Ils sont récompensés pour leurs travaux en mécanique quantique qui pourraient servir à mettre au point par exemple des ordinateurs quantiques qui pourraient permettre notamment de réaliser des calculs très complexes bien plus rapidement. Ce lundi, le prix Nobel des médecins a été attribué aux japonais Shiman Sakagucci et aux Américains Marie Brunko et Fred Ramsdell pour leur recherche sur la façon dont le corps contrôle le système immunitaire. Leur découverte pourrait ouvrir la voie à de nouveaux traitements, par exemple contre le cancer et les maladies autoimmunes.
Les prochains prix Nobel seront dévoilés cette semaine en chimie mercredi, en littérature jeudi, le prix Nobel de la paix vendredi et celui d'économie lundi 13 octobre. À noter que chaque gagnant remporte 11 millions de couronnes suédoises, soit près d'un million d'euros à partager entre un maximum de trois lauréas. Merci beaucoup Léa et voilà donc pour les actualités aujourd'hui.
N'hésitez pas à vous abonner si mais c'est pas encore le cas. Prenez soin de vous, prenez soin de vos proches et puis on se dit à demain pour une nouvelle vidéo.
Emmanuel Macron