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interviewSud Radio· 22 avril 2026 15 min

Bruno Retailleau : un espace à reconquérir ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Mais Zoro, est-ce que Zoro est arrivé ? Il a été désigné comme futur candidat à l'air à la présidentielle de 2027. Les adhérents ont parlé.

Il faut dire qu'il n'y avait pas grand monde en face pour ne pas dire personne puisque chacun a décidé de se présenter de son côté. Ce qui pose la question suivante : y a-t-il trop de candidats de droite ? On en parle avec le député LR de la Manche, Philippe Goselin.

Bonjour. Bonjour. Bonjour Philippe Goselin.

Merci d'être à l'antenne sur Sud Radio. Question préalable. Comment va mon cher Quentin dont vous êtes dont vous êtes l'élu à 40 ans ?

Ben écoutez, le Cantin va bien. Le Cotentin est en pleine explosion de projets avec Aval du Futur, avec Naval Groupe, avec l'hydraulien et euh notre préoccupation va être peut-être davantage de gérer euh l'abondance entre guillemets que de gérer la crise. Mais attention à ce que cette abondance ne bouleverse pas le territoire, n'est pas un rôle aussi d'aspiration sur les équipes qui existent déjà dans des entreprises présentes.

Mais on va dire qu'on va bien et avec des paysages merveilleux puisque vous me tendez la la perge de la saisie au bon. Venez venez dans la Quentin, venez dans la Manche. Quel littoral merveilleux.

La Manche. Voilà de Cherbourg jusqu'à Avranche en passant par 40 ans bien entendu qui vous est cher monsieur le député. J'irai jusqu'à dire que le lait cru de vacheormande du côentin est le plus exquis de toute la France.

Je prends la responsabilité. Vous savez que moi je vous garde avec moi pour toute la journée. Les jours qui viennent, on va faire un malheur ensemble.

On prendra date. On prendra date. Alors monsieur monsieur le député, cher Philippe Gostelin, je vous appelle pour décrypter un petit peu la situation d'abord du parti les républicains de la droite en général.

Il y a comme j'allais dire [raclement de gorge] vous souvenez la phrase du général de Gaulle qui lui dit "Qu'est-ce qui se passera après vos départs ?" Il dit après mon départ je ne manquerai pas de mourir mais ce qui m'inquiète le plus ce n'est pas le vide mais le trop plein. Donc on est encore [raclement de gorge] mais le mais le trop plein.

Bruno Retaillo a donc été investi de façon tout à fait légitime et régulière par les adhérents et militants des des républicains comme Sarkozy avait été Nicolas Sarkozy avait été à en 2007 vous souvenez par 98 % des adhérents. Là le problème c'est que les autres disent "Mais nous on veut passer par cette voie cette procédure régulière qui était investie par les militants du parti." Alors la primaire c'est très risqué parce que le gagnant en général, le gagnant annoncé perd qui s'appelle Jupé ou autre, c'est pas c'est pas le résultat escompté.

Donc chacun va y aller de son côté. Vous pensez on va sauter quelques étapes notre réflection, est-ce que vous pensez qu'à un moment donné quelqu'un va siffler la récréation et que ces gens-là vont se mettre d'accord ? D'abord on va convenir avec vous.

C'est quoi l'arc de droite ? Ça va de où à où euh l'arc des candidats de la droite et ensuite est-ce qu'à un moment donné parce que ce sont des gens raisonnables et sérieux, n'est-ce pas, ils vont se mettre d'accord et on en verra qu'un seul un seul candidat de façon à empêcher que le second tour soit un Mélenchon face à Bardella ou Le Pen. Bon, alors il y a il y a beaucoup de questions dans votre question, hein.

C'est des questions des questions à tiroir. On va tâcher de de de démêler tout ça et et même si vous ne voulez pas qu'on qu'on s'instaure trop trop longuement dans certaines étapes, je crois qu'il faut quand même quelque chose. Là évidemment personne n'a la prétention d'avoir résolu le troplin de l'année prochaine.

En revanche, il paraît important et c'était important pour les Républicains de pouvoir donner une légitimité à son candidat et et il y avait plusieurs façons d'arriver à cette légitimité. C'est pour ça qu'il y a eu trois questions dans la consultation le le weekend dernier. Maintenant, il est apparu à une très large majorité, pratiquement 75 % de ceux qui ont ont voté que le président du parti avait toute légitimité pour être le candidat les républicains.

ça n'épuise pas tous les sujets sur les candidats possibles, mais c'est important que notre parti ait une légitimité, que son président ait la légitimité pour se présenter et se revendiquer comme le candidat. Après, vous savez, il suffit pas évidemment et là je vous rejoins bien sûr comme nombre de nos concitoyens, il s'agit pas de dire je suis candidat pour être élu, ça serait trop simple. On est élu sans doute parce qu'on est candidat, mais parce qu'on a un projet à défendre, parce qu'on s'impose euh face à d'autres, parce qu'on s'est agrégé au autour de soi et et créer une dynamique et et je pense que désormais, il peut y avoir une dynamique euh au autour de Bruno de Bruno Rotaillot parce que nul n'a envie et moi le premier, nul n'a envie de se retrouver dans un match Le Pen Bardella.

On verra qui après juillet. euh et et Mélenchon ou ou l'équivalent. Donc euh il y a aujourd'hui euh un espace à reconquérir, c'est évident, c'est pas naturel euh parce que la politique qui est menée depuis euh euh 9 ans maintenant euh a conduit finalement à écraser euh euh les socialistes socio-démocrates, a conduit aussi à écraser, euh on l'a vu à la dernière présidentielle, la droite parlementaire et républicaine.

Donc bien sûr qu'il va falloir travailler pour que l'année qui se s'annonce ne soit pas celle d'une déroute possible au printemps prochain. C'est un enjeu majeur. Philippe Goselin, même si le républicain le parti est le parti principal de la droite la droite républicaine de la droite de gouvernement français, il n'est pas pour autant toute la droite.

Est-ce que le risque ce n'est pas que l'on dise bon OK, Bruno Rutaillot a été investi tout à fait régulièrement comme candidat d'LR mais l'ILR ce n'est pas toute la droite. Est-ce que il n'y a pas le risque que d'autres candidats disent "Mais moi, je suis pas LR et je suis pourtant la droite et c'est le peuple français quelque part. C'est le peuple de droite qui devra décider en un premier temps ou pas en un premier temps, peut-être directement au premier tour ?

Est-ce que il y a pas le risque ? dire à à Dominique de Villepa qui dirait "Mais moi je suis pas LR" ou à d'autres candidats de la droite républicaine historique de dire "Mais moi je je respecte le choix du LR mais j'irai quand même" et là on repart dans une fragmentation qui est une machine à perdre évidemment aujourd'hui vu la configuration politique au aujourd'hui bien évidemment que le non seulement le risque existe mais c'est une certitude. On on voit mal d'autres candidats ne pas sortir un moment de leur silence.

On on a déjà le maire du Havre et et et j'hésite à le classer euh les républicains. Euh bien évidemment, il est il est ailleurs. Mais même s'il est ailleurs, Edouard Philippe fait partie de ses personnalités qui compte.

Il est il est il est pas question de de leier. Mais euh on voit aussi euh vous l'avez rappelé, Dominique de Villepin essayer de trouver la petite fenêtre. On a Xavier Bertrand qui n'a pas renoncé.

On a David Lissard qui qui est bien présent et qui active aussi ses troupes. Donc de toute façon, bien évidemment et personne ne prétend le contraire, la candidature légitimée légitimée, ça c'est important de Bruno Retaillot n'épuisse pas le sujet. Maintenant, une fois qu'on a dit ça, la question de la désignation d'un ou de deux candidats, pas plus, déjà deux, c'est un peu compliqué parce que ça a nos chances d'être présent au second tour l'année prochaine, reste reste posé et organiser des primaires, très bien.

Mais qui est prêt aujourd'hui à se soumettre à des primaires ? C'est aussi un vrai sujet. D'abord, on sait pas avec qui on l'amènerait.

OK, le le peuple dit de droite, très bien, mais qui est ce peuple ? D'où va-t-il et jusqu'où va-t-il ? Quelles sont les règles du jeu ?

Et là-dessus, tout le monde peut sauter sur sa chaise comme à Capri. Vous citizez le général de Gaulle, je vais le citer à mon tour, mais euh mais en réalité personne n'a la Martingale et faire des primaires, très bien. Maintenant, moi je je je j'espère en attendant d'autres moyens que la Vox Popoui, j'espère que d'ici à la rentrée de septembre, on a encore un petit temps, l'opinion publique dégagera parce qu'il y aura des signaux, parce qu'il y aura un projet, parce qu'il y aura déjà un esquise de programme et cetera, dégagera peut-être son futur champion.

Et si ce n'est pas le cas, si ce n'est pas le cas à la rentrée de septembre, là effectivement, il faudra se poser la question parce que si on devait désigner trop tardivement le champion de la droite pour être candidat à l'élection présidentielle en en 2027, on arriverait trop tard. C'est d'ailleurs ce qu'a rappelé Valérie PC en disant que la désignation en décembre la dernière fois était beaucoup trop courte d'autres éléments. Et puis aussi Philippe Goselin, on prend le risque de devoir se référencer pardon de se référer au sondage parce que les éléments de dont vous parlez, les programmes, les déclarations, ce sont les sondages qui donnera.

Est-ce que on pourrait avoir la sagesse mais est-ce que ce serait démocratique de dire bon bah écoute le sondage te mette en tête c'est toi qui y va de autre paramètre Philippe Goselin on est dans le parlon vrai dans cette radio. Dites-moi la dites-moi franchement le fait de se porter candidat d'un président de la République vous permet de jouer dans la configuration politique future. Il y en a qui savent très bien qu'ils sont président de la République, mais est-ce que c'est pas l'occasion de négocier une part, un poste dans le gouvernement, une part de responsabilité euh dans le futur mandat en disant "Mais comme je suis candidat, je te vends mes voix, je te vends mon retrait de la candidature." Je pense à David Lisnard, mais ça pourrait être aussi l'occasion pour les autres de dire "OK, je me retire, on a un candidat commun, mais qu'est-ce que tu me proposes en échange ?" Et on tombe dans un marchandage politique qui correspond pas forcément à ce que les Français attendent.

Qu'est-ce que vous en pensez ? Al, écoutez, moi je vous parlerai pas de marchandage politique, mais avant de marchander quoi que ce soit, il faut déjà exister. Et donc, il me paraît important euh que un parti comme les Républicains puisse exister.

Euh on a, même si c'est peu par rapport à avant, encore quand même 50 députés. On a aussi euh une partie importante de la majorité du Sénat. Et je rappelle aussi que les élections municipales ont bien montré qu'on avait l'immense majorité euh à parfois des alliances hein, pas seul.

Je prétends pas que nous sommes seuls euh dans les conseils municipaux et les mies de plus de 9000 et 30000 habitants. Donc euh voilà, nous ne sommes pas en en déshérance maintenant. Maintenant, laissez-moissez-moi poser une question.

Laissez-moi vous poser une question. Si David Lissard ou ou Xavier Bertrand ou Dominique de Villepin font 3 4 5 6 7, ils diront "Je te vends mes 7 %." C'est ça.

C'est c'est inévitable et c'est ça le risque. C'est alors s pas de vente. Je je pense je pense qu'on n'arrive pas à l'élection présidentielle avec une une un sentiment d'être seul et une volonté d'être seul.

Quand on est candidat à la présidence de la République, on doit agréger et bien si un moment ou un autre il doit y avoir les forces de Lisenard, il doit y avoir les forces de Villepin et d'autres et d'autres qui s'accumulent, qui s'ajoutent, qui s'additionnent ce terme, s'ils le veulent bien évidemment, mais c'est aussi après à nos concitoyens de savoir ce qu'ils veulent. Il faut qu'on soit carré sur l'offre que nous pouvons présenter, l'offre électorale pour reprendre un terme un peu techno, mais surtout sur le projet. Qu'est-ce qui fait que nos concitoyens vont avoir envie de voter sur nous ?

Bah, je pense pour nous, je je je pense que sont des convictions, c'est un projet euh une ambition euh pour la France et qui normalement doit dépasser le la simple personne, euh le le simple cadre de celui qui mène ou de celle qui mène le combat. Donc aussi à nos concitoyens de savoir ce qu'ils veulent, à nous d'être sexy et et aujourd'hui, je je mets pas de côté évidemment la difficulté d'être présent au second tour. Bien évidemment que c'est un sujet majeur et si on y va en ordre dispersé, on se plantera et on risque de planter le pays avec.

Donc l'enjeu est là. Aujourd'hui euh on a un candidat Bruno Retaillot qui est légitime pour les LR mais encore une fois ça ne ça n'évacue pas toutes les autres questions de qui pourra être candidat, comment et puis en espérant aussi quand même que certains dans notre propre famille politique ne savonnent pas la planche de celui qui qui se lance en notre nom collectif. Vous vous vous êtes convaincu, Philippe Goselin, qu'il a la capacité de rassembler de de réunir la famille de la droite autour de sa candidature malgré et c'est tout à son honneur, ses convictions religieuses, ses valeurs, les déclarations qu'il a faites, ses engagements de ministre de l'intérieur qui étaient des engagements courageux, faut le dire, vous pensez qu'il aura suffisamment de charisme, j'allais dire, et de crédibilité pour pouvoir assembler toute la droite et faire en sorte que d'autres pointures que lui renoncent à la candidature ?

Ça vous en êtes convaincu ? Moi, je pense qu'il a la capacité effectivement euh de de d'agréger. Je dis pas qu'il soit le le seul, en revanche, euh je je pense qu'il a la capacité euh d'agréger euh euh à droite et et au centre droit.

Et je pense aussi qu'en réalité compte tenu de ces positions fermes sur l'autorité, sur l'immigration, sur ce qu'il représente et qui ne court pas derrière le Rassemblement national ou une droite plus dure, je pense qu'il est aussi celui qui sans faire de comparaison avec 2007 est sans doute le plus à même le plus à même de faire rentrer au Berkail un un certain nombre de de nos concitoyens et sans doute un certain nombre de nos anciens électeurs. Donc tout le challenge pour l'année prochaine va être non seulement de ne pas perdre la droite et le centre-droite, mais aussi de faire revenir au Berkail perdu depuis 10 ou 15 ans. Je vous dis pas que ça soit simple, je vous dis pas que ça soit facile, je vous dis pas que ça soit gagné, mais je pense que Bruno Rotaillot est un de ceux qui peut y arriver.

Après, encore une fois, on on va voir dans quelques mois. Moi, je vous dis pas que jusqu'au bout euh à à à à à contrario de tout ce qui serait bien pour la France et cetera, il ira il ira. Mais aujourd'hui, franchement, ce n'est pas le sujet et encore une fois en conviction, je pense réellement qu'il est un de ceux sinon celui qui est le plus à même de de d'arriver à à à challenger l'ensemble.

Après encore une fois, on verra la Vox Popouie, on verra non pas les sondages au sens où je me remettrai au sondage, mais ce que dégage l'opinion publique est aussi quelque chose d'important. Philippe Goselin, merci. D'ici que je viens de vous voir dans le Quentin et bien nous aurons peut-être l'occasion de vous rappeler pour voir où où ce projet évolue et savoir si en bon climatologue de la droite que vous êtes, c'est bien le j'allais dire le l'étoile retaillot qui est celle qui rassemblera la droite.

Merci d'avoir été sur ce de radio en direct. À très bientôt et bientôt dans la Manche. Et merci à vous.

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