Marie-Charlotte GARIN : Députée EELV sortante de la 3e circonscription du Rhône et Candidate à sa réélection avec le Nouveau Front Populaire
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 42 %Attaque 46 %Défensif 12 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 98 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:36OuverteRéponse directe
Quel a été votre premier sentiment quand vous avez entendu le président de la République dire qu'il allait dissoudre l'Assemblée Nationale ?
- 2:38RelanceRéponse partielle
Est-ce que ça ne fait pas partie aussi du jeu démocratique ?
- 4:02RelanceRéponse directe
Est-ce que ça ne pose pas aussi une question démocratique, comme vous l'avez évoqué ?
- 5:14OuverteRéponse directe
Est-ce qu'on peut prendre quelques instants pour vous entendre sur vous, quel bilan vous faites de ces élections européennes ?
- 8:11OuverteRéponse directe
Est-ce qu'on ne peut pas aussi se dire que ce serait comme une victoire presque posthume de l'écologie politique ?
- 9:24OuverteRéponse directe
Sur votre état d'esprit, est-ce que passé ce premier moment un peu difficile, est-ce que vous êtes reparti avec la même énergie ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:45Invité politiqueFait
« On savait que le climat à l'Assemblée Nationale n'était pas tenable sur le temps long. »
- 2:11Invité politiqueFait
« Je pense qu'en fait le président de la République a fait preuve d'une grande irresponsabilité. »
- 2:28Invité politiqueFait
« Pendant deux ans, la majorité vraiment a servi de marche-pied à l'extrême droite, en leur attribuant des fonctions de vice-présidente de l'Assemblée Nationale, en votant leurs amendements, les légitimement. »
- 3:25Invité politiqueFait
« le président Macron qui sème le chaos, parce qu'il a fait le pari que, encore une fois, les Français et les Françaises choisiraient la majorité présidentielle plutôt que le Rassemblement National. »
- 5:37Invité politiqueFait
« Pour nous, ce n'est pas une surprise que les résultats n'ont pas été à la hauteur et du travail investi par nos eurodéputés sortants. »
- 6:48Invité politiqueFait
« Si on regarde en arrière, l'ACME, c'était 2019. Finalement, c'était le mouvement climat. On était quand même des milliers dans les rues à manifester. »
- 7:14Invité politiqueFait
« Et d'un coup, on a vu notamment le président Macron et son gouvernement tirer à boule et rouge sur les mers écologistes, à chercher la moindre polémique sans qu'elle soit vérifiée. »
- 7:54Invité politiqueFait
« On s'est bien rendu compte que finalement, les écologistes avaient des réponses. Pourquoi ? Parce qu'ils bossaient les dossiers. »
- 9:44Invité politiqueFait
« La détermination absolue. »
- 10:05Invité politiqueFait
« Le mardi soir, nous faisions le premier rassemblement de campagne de France, du Front Populaire, avec quelques centaines de personnes. »
- 14:44Invité politiqueFait
« Moi, j'ai fait partie de la petite équipe qui avec François Ruffin a lancé l'appel pour un front populaire et qui a eu un espèce d'enthousiasme fou. »
- 16:09Invité politiqueFait
« La différence majeure, c'est l'urgence du Rassemblement National. C'est-à-dire que nous avons l'extrême droite qui est aux portes du pouvoir et qui est en face de nous. »
- 17:32Invité politiquePromesse
« les premières mesures qui nous rassemblaient tous et toutes et je pense qu'il n'est pas question d'être écologiste, socialiste, insoumis ou communiste pour les mettre en avant, c'est par exemple l'abrogation de la réforme des retraites. »
- 17:39Invité politiquePromesse
« la fin de la réforme du choc des savoirs. »
- 24:24Invité politiqueFait
« la majorité présidentielle a peur de la France insoumise »
- 24:35Invité politiqueFait
« C'est un parti de gauche qui est radical »
- 27:01Invité politiqueFait
« il y a de l'antisémitisme dans notre société et il y en a dans le monde politique »
- 27:22Invité politiqueFait
« à gauche, nous n'avons pas été à la hauteur sur la question de l'antisémitisme »
- 31:51Invité politiqueChiffre
« 77% des viols sont commis par des étrangers »
- 35:55Invité politiqueFait
« il y a des gens qui le 15 du mois ont déjà plus d'argent sur leur compte en banque pour faire leur course »
- 37:55Invité politiquePromesse
« on va en demander plus aux grandes entreprises, aux multinationales »
Temps de parole
- Marie-Charlotte Garin61 %
- Présentateur37 %
≈ 0,7 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
A Lyon, vous écoutez Lyon Première. Lyon Première ! Lyon Première, l'invité politique du samedi, avec Lyon Positif, Frédéric Duval. Bonjour à toutes et à tous, je suis heureux de vous retrouver pour cette nouvelle émission L'invité politique, le samedi de 11h à midi sur Lyon Première. La dernière émission avant la campagne des législatives, puisque vous savez qu'on ne peut pas diffuser d'émissions les samedis, le jour de vote, c'est-à-dire qu'il n'y en aura pas le 29 juin ni le 6 juillet. Et cette dernière émission, je vais la passer avec vous, Marie-Charlotte Garin, bonjour. Bonjour.
C'est un plaisir de vous recevoir, vous êtes l'ancienne députée, donc la députée sortant de la troisième circonscription du Rhône. Vous êtes écologiste, maintenant nouveau Front populaire, et on va avec vous évidemment parler de ces élections. Je précise, et pour que ce soit le plus normal et équitable possible que vous avez face à vous un certain nombre d'autres candidats que je vais nommer, Anaïs Barallon pour l'extrême gauche, Marie Rilly pour Reconquête, Clara Hainaut, la salle pour Renaissance, Béatrice de Montille, LR, Clotilde Morin, Rassemblement National, Jean-Noël, Duc-Duyant, Lutte Ouvrière, Marc Chinal, Diver, Éric Laffont, Mouvement Citoyen, Léo Bourré, UDI.
Voilà, ça c'est fait. Ma première question, puisque j'ai eu le plaisir de vous accueillir déjà à deux reprises avant même votre élection, c'est peut-être de vous entendre sur le sentiment qui est le vôtre, et j'allais dire, on a envie quand on est auditeur de Lyon Première, mais même citoyen, de se dire, mais qu'est-ce qui a pu se passer ce fameux dimanche soir, et vous, comment vous l'avez vécu, quel a été votre premier sentiment quand vous avez entendu le président de la République dire qu'il allait dissoudre l'Assemblée Nationale ?
Pour un tout petit peu de contexte, moi j'étais en train de dépouiller dans un bureau de vote, puisque nous avons besoin pour chaque élection d'assesseurs et d'assesseuses et de présidents de bureau de vote, c'est aussi un petit appel pour les prochaines élections au passage. On savait que le climat à l'Assemblée Nationale n'était pas tenable sur le temps long. On voyait très bien que ça ne fonctionnait pas, le président était menacé d'une motion de censure de la part des Républicains pour le budget à l'automne, mais personne ne se doutait forcément qu'il oserait dissoudre l'Assemblée Nationale, notamment avant les Jeux Olympiques.
Parce qu'on se rend bien compte que du coup nous sommes dans un temps très resserré, on le voit, on doit faire campagne en trois semaines, et que ce ne sont pas des conditions acceptables, en tout cas d'exercice de la démocratie. Cela étant dit, je pense qu'en fait le président de la République a fait preuve d'une grande irresponsabilité. Je pense qu'il est irresponsable de dissoudre l'Assemblée Nationale, alors que l'extrême droite est au plus haut, et qu'ils leur ont servi très clairement la majorité présidentielle. Moi j'ai pu l'observer d'un poste de député d'opposition pendant deux ans, de marche-pied.
Pendant deux ans, la majorité vraiment a servi de marche-pied à l'extrême droite, en leur attribuant des fonctions de vice-présidente de l'Assemblée Nationale, en votant leurs amendements, les légitimements.
Est-ce que ça ne fait pas partie aussi du jeu démocratique ? Parce qu'il y avait une question qui peut se poser aussi, à un moment quand vous avez un groupe à l'Assemblée, il a le droit en fonction de la proportionnalité des voix, un certain nombre de places, de postes, etc. Est-ce que ça aurait pu être interdit, en fait, une fois qu'ils étaient là ?
Je pense qu'il y a les usages et les coutumes, et puis il y a aussi la responsabilité presque républicaine. Si on a parlé d'arc républicain jusqu'à maintenant, en laissant en dehors de l'arc républicain l'extrême droite, c'est parce qu'il y a une raison. C'est parce que ces partis politiques ne sont pas compatibles avec les valeurs de la République. Et aujourd'hui, il y a une espèce de banalisation qui a aussi été opérée par la majorité présidentielle pour leur laisser de plus en plus de place, alors qu'ils sont plus dangereux que jamais aujourd'hui, et aux portes des urnes.
Et donc finalement, on a le président Macron qui sème le chaos, parce qu'il a fait le pari que, encore une fois, les Français et les Françaises choisiraient la majorité présidentielle plutôt que le Rassemblement National. Et ça, j'insiste là-dessus, parce que ça montre le niveau de déconnexion, en fait, du président Macron, qui ne se rend pas compte à quel point il est détesté. Et nous, on s'en rend compte quand on va sur le terrain. Et d'ailleurs, il n'est pas anodin aujourd'hui de voir que les candidats de la majorité présidentielle ne veulent plus mettre le visage d'Emmanuel Macron sur leur propagande électorale. Ils préfèrent mettre celui de Gabriel Natal.
Ça arrive souvent à un certain nombre de présidents qui, à certaines élections un peu intermédiaires, sont moins en odeur de synthèse. Donc si je résume, vous vous attendiez dans l'absolu à ce qu'il se passe quelque chose, mais pas aussi rapidement, pas aussi abruptement. Est-ce que ça ne pose pas aussi une question, parce que je faisais la liste des candidats dans votre circonscription, il y en a un certain nombre, mais en même temps, est-ce que ça, entre guillemets, n'est pas un problème démocratique, comme vous l'avez évoqué ? C'est-à-dire que ça empêche des personnes ou des simples citoyens, en trois semaines, de se constituer une liste impartie des affiches.
Enfin, c'est réservé à ceux qui étaient peut-être déjà dans la politique, quelque part, simplement.
Oui, il y a effectivement une prime au sortant qui est d'autant plus forte quand on fait une campagne sur un temps aussi resserré. Mais aussi, ça empêche le fait qu'on puisse avoir de vrais débats sur le temps long, notamment sur la question des programmes. On sait très bien qu'en trois semaines, on n'a pas le temps de parler clairement du programme, de pouvoir séquencer, de pouvoir faire émerger des thèmes, de faire des débats. Et là, c'est une espèce d'accélération.
Et ce qu'on observe, en tout cas moi, ce que j'observe médiatiquement depuis le début de cette campagne et depuis la dissolution, c'est qu'on a complètement éclipsé les élections européennes qui déjà avaient été complètement nationalisées par la majorité présidentielle et par le Rassemblement national. Mais en plus de ça, on va plus loin et on fait une campagne qui ne vit que sur des polémiques. Et là, ça dit quelque chose de la santé du débat médiatique.
On va parler de tout ça, évidemment. Alors, c'est intéressant parce que j'allais aussi vous poser la question. C'est vrai qu'on est parti tout de suite sur des législatives comme si, pour le coup, on avait définitivement zappé ce qui s'était passé aux européennes. Est-ce qu'on peut prendre quand même quelques instants pour vous entendre sur vous, quel bilan vous faites de ces élections à la fois pour le parti auquel vous appartenez, les écologistes ? Vous allez nous dire ce que vous en pensez et puis sur ce qui s'est passé concrètement pour l'Europe parce que là, on a l'impression que ça n'existe plus. Pourtant, il y a des nominations, il y a des choses qui avancent.
Comment vous regardez ça et comment vous avez vécu les résultats pour votre famille politique, les écologistes au départ ?
Pour nous, ce n'est pas une surprise que les résultats n'ont pas été à la hauteur et du travail investi par nos eurodéputés sortants qui, je le rappelle, ont fait un travail de qualité lors de leur dernier mandat et à qui on doit un certain nombre de victoires, notamment sur la question environnementale. Clairement, ça pose la question de deux points. Le premier, c'est comment est-ce qu'on fait vivre une élection qui est européenne quand elle est absolument nationalisée en France ? Alors qu'on a porté exactement le même débat ici ou en Allemagne, on avait exactement le même programme partout et pourtant, on a vu un affaiblissement.
Ensuite, ça pose l'affaiblissement de la question de l'écologie politique dans notre champ médiatique qui a extrêmement régressé ces dernières années et qui a été finalement le bouc émissaire et le bouc facile de toutes les agressions possibles pour dire que les écologistes sont responsables de tout donc vous ne pouvez pas voter pour eux, ils ne sont pas fiables.
Oui, parce que le score de Yannick Jadot, il est très très loin quand même du coup et ça doit être à la fois très décevant, très frustrant quand on s'est engagé.
De Marie Toussaint du coup.
Oui, mais je pensais aussi à la présidentielle, etc. À un moment où c'était comme une perspective possible que l'écologie politique pouvait éventuellement être une alternative. Aujourd'hui, on a l'impression que c'est très très loin tout ça.
Si on regarde en arrière, l'ACME, c'était 2019. Finalement, c'était le mouvement climat. On était quand même des milliers dans les rues à manifester. Ça a eu un débouché électoral avec 2020, avec des grandes villes qui sont devenues écologistes et donc des écologistes qui gouvernent en majorité de gauche pour la plupart dans des grandes villes et qui montrent ce que c'est que de changer la vie des gens. Et puis finalement, je crois qu'on s'est rendu compte que quand les écologistes étaient au pouvoir, non seulement ils gouvernaient bien, en plus ils avaient un impact et que peut-être tout cela pouvait être dangereux pour les intérêts de certains.
Et d'un coup, on a vu notamment le président Macron et son gouvernement tirer à boule et rouge sur les mers écologistes, à chercher la moindre polémique sans qu'elle soit vérifiée. Tout cela prenait des proportions considérables dans les médias sans qu'on n'ait jamais allé vérifier la première petite phrase qui était dite. Ça s'est un petit peu calmé ces derniers temps. Et je crois que ça a fait beaucoup de mal à l'écologie politique et puis surtout, c'est se tromper de cible.
C'est de dire, regardez, ils sont dangereux parce qu'ils veulent mettre des pistes cyclables ou ils veulent changer ce qu'on va manger dans nos assiettes sans se dire, mais attendez, si on fait ça, c'est pour mieux respirer, c'est pour que nos enfants puissent mieux vivre en ville, pour qu'on puisse tous mieux manger, que nos agriculteurs soient mieux rémunérés. Et c'est là où typiquement il y a eu une faille dans la stratégie médiatique mise en place par la majorité présidentielle, c'est sur la polémique sur la crise agricole. On s'est bien rendu compte que finalement, les écologistes avaient des réponses. Pourquoi ?
Parce qu'ils bossaient les dossiers, parce qu'on a un Benoît Biteau paysan qui avait une ligne extrêmement claire à porter dans les médias et que nous sommes extrêmement cohérents parce que nous disons que c'est les grands producteurs, les grandes industries qui nous font du mal. Ce n'est pas nos petits paysans à côté de chez nous qui nous nourrissent correctement.
Est-ce qu'on ne peut pas aussi, j'imagine votre réponse, mais je vais quand même poser la question, se dire qu'après tout, ce serait comme une victoire presque posthume de l'écologie politique puisque tous les partis se sont emparés de ces sujets. Moi, quand j'entendais que ce soit Glucksmann ou un certain nombre d'autres, tout le monde remettait beaucoup d'écologie dans son programme. Est-ce que ça, ça pourrait expliquer que tout d'un coup, les gens se disent bah oui, après tout, c'est transversal, c'est admis par tout le monde et donc on n'a plus besoin d'un parti qui le porte ?
Et c'est là qu'intervient la distinction subtile mais primordiale entre l'environnementalisme et l'écologie. Pouvoir prendre en compte la question environnementale dans son programme, tout le monde commence à s'y mettre, ça c'est sûr.
Mais faire de l'écologie politique, tout le monde ne le fait pas parce que l'écologie, ça suppose de remettre en cause un système et il y a plein de gens dans les partis politiques et dans les forces politiques de ce pays qui refusent de remettre en cause le système et on n'obtiendra pas de vraie victoire en tout cas et de vraie transformation du système si on ne va pas aussi changer, aller titiller un petit peu les intérêts des plus puissants et notamment les intérêts économiques. Donc ça, c'est ce que nous proposons.
Évidemment, il y a un certain nombre de personnes à qui ça fait peur mais le résultat à la fin, c'est plus de justice, plus de justesse et puis une qualité de vie pour tout le monde.
On va évidemment parler de votre programme, du nouveau Front Populaire, etc. Mais juste pour terminer cette première partie d'émission Ensemble, sur votre état d'esprit, je vous suis depuis le début, vous êtes à fond, à fond tout le temps. Est-ce que passé ce premier moment un petit peu difficile, est-ce que vous êtes reparti avec la même énergie, avec le même enthousiasme ou un peu d'agacement, de frustration, c'est quoi votre état d'esprit au moment d'aborder cette campagne ?
La détermination absolue. C'est-à-dire qu'en fait, on apprenait en début de soirée qu'il y avait une dissolution. Moi, dans les heures qui suivaient, j'avais retrouvé une mandataire financière pour pouvoir mener campagne, de l'argent, parce qu'une campagne, ça coûte de l'argent. Le lendemain, on constituait une équipe. Le premier soir, on réunissait toutes les forces politiques de la circonscription à Lyon, pour pouvoir construire ensemble la campagne.
Je crois que vous avez été la première d'ailleurs, je crois.
Et le mardi soir, nous faisions le premier rassemblement de campagne de France, du Front Populaire, avec quelques centaines de personnes, quelque chose qui était finalement un peu improvisé, en une espèce de troisième voie entre l'extrême libéralisme de Macron et l'extrême droite de Marine Le Pen.
Donc à la fois, beaucoup de détermination et quand même beaucoup d'énergie et d'enthousiasme. Mais comment vous voyez les perspectives ? C'est une campagne, c'est toujours difficile, mais peut-être plutôt sereine par rapport aux engagements.
Je pense qu'aucune voie ne doit manquer. Je crois qu'on a quand même la chance d'avoir fait du bon travail sur la troisième circonscription du Rhône, que les gens m'ont vu travailler à Lyon et à l'Assemblée nationale et que c'est avec cette même détermination moi que je repars et puis surtout avec une grande envie qu'on arrache le plus de sièges possible aussi dans les circonscriptions environnantes pour avoir une majorité le 8 juillet.
On va reparler de tout ça évidemment et de votre programme et du nouveau Front Populaire dans une deuxième partie de notre émission. A tout de suite. On se retrouve pour la deuxième partie de notre émission L'Invité politique le samedi de 11h à midi toujours sur Lyon 1ère et toujours avec vous Marie-Charlotte Garin. Je rappelle que vous êtes la députée sortante de la troisième circonscription du Rhône. On parlait à la fois de votre état d'esprit et de la manière dont vous aviez vécu ce choc. On va maintenant rentrer un peu dans le détail avec ce que vous évoquiez c'est-à-dire quand même l'avantage d'être sortante.
Est-ce que c'est plus facile d'être une candidate sortante d'avoir un peu la vision des dossiers etc. Ou est-ce qu'au contraire aujourd'hui c'est à votre avis plus simple d'arriver avec un visage tout neuf ou comment vous vivez à la fois cette notoriété qui est la vôtre puisque vous êtes une députée particulièrement connue et le fait d'être sortante c'est plutôt un avantage ?
Je ne sais pas si c'est un avantage en soi puisque j'étais un visage absolument inconnu de la politique lyonnaise et nationale il y a deux ans et ça ne m'a pas empêché d'être élue sur un programme.
Justement c'est par rapport à ce moment-là ?
Je pense que peut-être que moi j'ai pris en maturité parce que deux ans à l'Assemblée quand même ça vous change votre vision du monde politique et puis de la machine législative. Donc je m'appuie sur ce bilan et puis aussi peut-être la fierté d'avoir essayé d'incarner autre chose du monde politique à Lyon notamment avec transparence,
Au-delà du fond, dans la forme et sans que ce soit péjoratif, vous aviez quand même une approche, une manière de faire, une posture, une sorte de modernité qui, même si je sais que ça vous embête parfois, ont marqué un peu les esprits. Vous avez essayé d'aborder autrement aussi cette fonction de députée.
Oui et en tout cas, moi ce que je perçois au bout de deux ans de mandat, même si on n'est pas arrivé exactement aux deux ans, c'est que c'est plutôt apprécié. En fait j'ai beaucoup de retours de gens que je croise dans la rue à Lyon, sur les terrains ou même sur les réseaux sociaux qui disent « Merci de nous représenter parce qu'en fait on a l'impression d'être représenté par quelqu'un de normal. Donc avec tout ce que ça veut dire parce que j'ai bien conscience que je ne peux pas représenter tout le monde et que tout le monde ne s'identifie pas à moi. Et puis des gens qui disent « Merci parce que pour la première fois vous m'avez redonné confiance dans la politique.
» Et ça franchement, c'est le meilleur retour quand on bosse beaucoup pour essayer justement de changer les représentations et de redonner confiance aux gens. C'est la meilleure gratification, c'est de se dire qu'il y a des gens en qui ça redonne foi.
Est-ce que c'est aussi peut-être un garde-fou parce que vous l'avez évoqué et le mot de « normal » en politique est amené avec précaution ? Au démarrage, la perte de connexion peut arriver assez vite. Est-ce que ça, ça vous aide aussi à rester ? Vous avez l'impression d'être resté quelqu'un de tout à fait normal et accessible et encore, il faut dire, avec ce regard suffisamment pas naïf mais un peu juste, honnête, simple et de bon sens ?
Je crois que le mot que vous utilisez qui moi me parle beaucoup c'est la question de la justesse. Et ça, c'est un travail collectif parce que bien évidemment on voit la députée sur l'affiche collectivement, on a toujours travaillé depuis le jour 1 du mandat de se dire, à chaque fois qu'on prend la parole, est-ce qu'on est dans la justesse ou est-ce qu'on est dans l'esclandre, est-ce qu'on est dans l'excès, est-ce qu'on est dans la caricature et ça, on a toujours été
dans le coup médiatique
ou très très vigilant. Ça ne veut pas dire qu'on n'utilise pas la communication à notre avantage. Il faut être aussi très honnête, on ne va pas faire sans bon. Mais en tout cas, la question de la justesse exactement, ça a été une obsession et je crois que jusqu'à maintenant, ça parle aux gens autour de moi.
Vous parliez d'équipe, on va le ou la nommer. Quel est votre suppléant du coup ?
Boris Miachon-Debar. Donc même suppléant qui a deux ans, PCF, donc communiste, avec qui ça se passe très très bien, avec qui on a une relation en tout cas très très fluide pendant ces deux ans, donc il n'y avait pas de raison de changer une équipe qui gagne.
Alors, on va parler évidemment du fond et rentrer dans cette espèce d'ovni qui aujourd'hui occupe l'espace médiatique et politique du nouveau front populaire. Vous avez, je suppose, été assez active et présente de loin, je ne sais pas, mais d'ailleurs, vous allez nous le raconter dans la fabrication de ce nouveau front populaire. Est-ce que c'est une bonne chose, une mauvaise chose, c'était une nécessité, ça s'est fait en quatre jours ? Quel regard vous portez sur cette espèce d'apparition comme ça assez incroyable dans l'histoire de la vie politique ?
Donc moi, j'ai fait partie de la petite équipe qui avec François Ruffin a lancé l'appel pour un front populaire et qui a eu un espèce d'enthousiasme fou. Ça a beaucoup galvanisé, ça a vraiment répondu, je crois, à une espèce d'urgence au soir des élections et à cette annonce de dissolution. Ensuite, les négociations se sont faites à Paris entre les personnes plutôt chefs de parti qui ont négocié et sur la répartition des circonscriptions et sur le programme. Et ça, c'est important parce que le programme, c'est notre colonne vertébrale dans cette campagne.
Moi, évidemment, ma priorité en tant que sortante et puis qu'il y avait la capacité de partir très vite et d'organiser la campagne, c'était de repartir sur le terrain et de dire que nous étions là et aussi de répondre aux centaines de messages qu'on a reçus de gens qui voulaient aider. Et si je parle de ces messages qu'on a reçus, c'est parce que c'est symptomatique d'une forme d'espoir qu'a suscité en fait le nouveau Front Populaire et que nous ne pouvons pas décevoir. Donc, nous devons faire la meilleure campagne possible, avoir le plus de sièges possibles le 30 juin et le 7 juillet. Je le souligne parce qu'en 2022, avec la NUPES, on avait déjà eu un espèce d'engouement.
Je n'osais pas vous en parler, mais j'allais vous le dire.
Vous aviez déjà entendu cette histoire.
Non, mais j'allais dire la NUPES n'a quand même pas totalement abouti. Le nouveau Front Populaire c'est la principale question que se posent les gens. Ça n'a pas fonctionné comme ça devait. Tout le monde a fini par se fâcher. Tout le monde se remet d'accord, mais pourquoi ça va tenir et comment ça va tenir en fait ?
Je crois que la différence majeure, c'est l'urgence du Rassemblement National. C'est-à-dire que nous avons l'extrême droite qui est aux portes du pouvoir et qui est en face de nous. Et moi, ce que j'observe quand même depuis 10 jours, c'est qu'il y a une espèce de maîtrise des égaux que nous n'avions pas connue jusqu'à maintenant avec la NUPES, qui fait que tout le monde a tendance à se réfréner un petit peu et à mettre le collectif en avant avant de penser à sa propre écurie. Et ça, c'est nouveau. L'autre point, c'est que le rapport de force, en tout cas, la répartition, l'équilibre au sein de la gauche va forcément être battue.
Donc, nous verrons bien quelle sera la clé de répartition en fonction des élections et quelle circonscription sera gagnée. Mais du coup, ça laisse aussi plus de place peut-être pour celles et ceux qui veulent apporter une autre culture politique et une autre manière de fonctionner qui soit la plus collective possible et qui soit au service du bien commun.
Donc, il y a effectivement, moi, j'entends l'urgence parce que le Rassemblement National est aux portes du pouvoir. Elle est déjà, mais il y a un risque majeur. Vous parlez du programme. C'est un élément quand même central. On entend beaucoup de choses. Je ne suis pas sûr que tout le monde ait eu le temps de se plonger dedans, mais quand on regarde un peu, on retrouve effectivement des choses qui émanaient de chacune des familles et des sensibilités. Alors, je suppose que vous n'allez pas pouvoir forcément parler pour les autres, mais vous, en tant qu'écologiste, quelles étaient les choses fondamentales auxquelles vous teniez et qu'on retrouve dans ce programme précisément ?
Je crois quand même qu'il y avait de très grandes mesures qui nous rassemblaient tous et toutes parce que nous avons vu la brutalité d'Emmanuel Macron pendant sept ans et donc les premières mesures qui nous rassemblaient tous et toutes et je pense qu'il n'est pas question d'être écologiste, socialiste, insoumis ou communiste pour les mettre en avant, c'est par exemple l'abrogation de la réforme des retraites. C'est par exemple la fin de la réforme du choc des savoirs.
Et ça, je le dis d'autant plus facilement, c'est que moi, sur mes dernières semaines de mandat de député, en fait, ils sont très inquiets, les parents d'élèves qui sont très inquiets quand ils voient la chute de l'éducation nationale et ça, ça doit être les mesures d'urgence les plus fortes, c'est-à-dire on met un stop à toute l'entreprise de détricotage de nos services publics d'Emmanuel Macron. Et ça, c'est vraiment ce qui nous réunit le plus.
Après, nous écologistes, nous sommes évidemment attachés aussi bien à la rénovation thermique des logements qu'à la création de places d'hébergement d'urgence qu'à une politique agricole commune plus juste, notamment puisque, je rappelle, on parlait de la crise agricole déjà tout à l'heure, il n'y a pas eu de vraies débouchées. Il n'y a pas eu de big bang du système agricole pour se dire on va mieux rémunérer nos agriculteurs et les gens vont mieux manger. Donc tout ça, ce sont évidemment des mesures qui nous tiennent à cœur, mais on ne fait pas le tri si vous voulez, ça fait quoi ? Est-ce que je disais tout à l'heure entre des mesures environnementales et des mesures de justice sociale ?
C'est vrai qu'il y avait à la fois des points qui vous rassemblaient et est-ce qu'on peut dire que vous vous êtes mis d'accord sur, comme on dit souvent, le plus petit dénominateur commun pour faire en sorte que tout le monde puisse plus ou moins accepter ce qui était dedans, quelle que soit sa sensibilité ? Vous avez l'impression que ça, c'est un équilibre qui fonctionne ?
Je ne sais pas si c'est la méthode qui a été utilisée et moi, j'aimerais rappeler que ce que j'ai constaté quand même à l'Assemblée nationale pendant deux ans, c'est qu'au-delà des polémiques et des espèces de fractures qu'on a pu voir et des mises en scène de ruptures et de disputes dans le champ médiatique, c'est qu'au quotidien, nous votent à l'Assemblée nationale. Il y a à peine une feuille de papier en fait entre nous. Parfois, on ne va pas voter pour les mêmes raisons. On va avoir des votes différents entre l'abstention, le contre ou le pour. Mais sur le fond idéologique, on reste quand même tous et toutes très proches.
Il y avait quelques sujets qui fâchaient quand même, qui fâchent toujours. Oui, mais à l'échelle
de tout ce qu'on vote et de toutes les priorités qu'on a à traiter maintenant pour les Français et les Françaises.
Il y a plus de points communs que les demandes d'accord. Mais bien sûr,
et puis c'est pour ça que cette union peut se faire comme elle a pu se faire en 1936 avec l'ancien Front populaire en rassemblant des personnalités et des sensibilités politiques très différentes. Parce que un, il y a une urgence et deux, parce que nous avons quand même un horizon commun à proposer.
Alors vous l'évoquiez, votre rôle dans cet appel qui a donc bien fonctionné, il s'est fait avec François Ruffin. Ce n'est pas anodin parce que vous le savez aussi et on ne peut pas passer à côté parce que ça fait vraiment partie des discussions aujourd'hui. Il y a des, je ne sais pas quel est le terme qui convient, mais des polémiques, des discussions fortes sur notamment un certain nombre de prises de position et pour ne pas les nommer de LFI, avec des inquiétudes sur qui sera éventuellement Premier ministre, quelles sont les prises de position un peu excessives sur certains sujets. La question, on y reviendra aussi, d'un antisémitisme ou pas qui est présent.
Comment vous vivez-vous d'abord, avant qu'on rentre dans les détails, ces espèces de, je vais dire, de querelles de familles déjà avant même que vous ayez pu avancer ? Est-ce que c'est légitime, c'est normal, c'est exagéré, c'est les médias qui... Comment vous vivez ça alors que vous devriez être plutôt plus sur le terrain à raconter les contenus positifs plutôt que d'entendre toutes ces polémiques tout le temps ?
Il y a évidemment toujours dans toutes les familles politiques des sensibilités différentes et peut-être des désaccords qui parfois se règlent au moment des élections. Moi, je redis et je maintiens, je suis très attachée à une nouvelle méthode en politique, mais aussi entre nous parce que si nous voulons prôner en tout cas une radicalité dans un programme et quand je dis radicalité, c'est-à-dire aller à la racine des problèmes et aussi prendre soin les uns des autres de la société et du vivant, il va falloir apprendre à faire la même chose en interne dans nos organisations politiques et avec nos partenaires.
Il se trouve que ce n'est pas la culture politique et militante de certains d'entre nous à gauche. Donc, notre responsabilité en tant que force pour le coup, les écologistes, nous sommes une force d'appoint, nous sommes très conscients que nous ne sommes pas majoritaires au sein de la gauche aujourd'hui, c'est aussi d'infuser ça. Et il n'est pas anodin que ce soit au siège des écologistes qui était conclu d'accord.
Pourquoi est-ce que ça s'est fait là-bas en vrai ?
Mais parce que...
Il y avait déjà un rôle un peu de médiation peut-être ?
Parce que nous sommes une force politique qui parle à tout le monde, qui est capable de mettre les égaux de côté pour justement avancer et aller vers des résultats pour le bien commun. Et quand tout simplement vous avez les écologistes qui expliquent que non, on ne fera pas sans l'un ou sans l'autre parce qu'il y a des bisbis entre les uns et les autres, parce que l'heure est trop grave et que nous avons besoin tous les humanistes d'être réunis ensemble pour offrir une vraie solution, ça fonctionne. Et moi, je suis fière d'appartenir à cette famille politique parce que c'est aussi le témoignage de de toute façon, il faut avoir les priorités au bon endroit.
D'accord, c'est une question de... Serge, je vais dire, on en revient presque aux fondamentaux de la politique. Ce n'est pas toujours le meilleur choix, mais c'est aussi parfois le moins mauvais ou celui qui permet quand même d'avancer.
En tout cas, je crois que c'est la question de trouver du consensus et à nouveau de chercher ce qui nous rassemble face à l'urgence parce qu'on peut délibérer à ditame étername de ce qui se passe à gauche, de qui devrait dominer, de comment on devrait faire, de quelle mesure serait la meilleure, de vouloir modifier une virgule dans le programme, d'y mettre des jours, de dire telle circonscription ira un tel, une telle. Aujourd'hui, franchement, on s'est pris sept ans de casse sociale avec Macron. On a l'extrême droite qui arrive en face et nous, on les a vus voter les 89 députés du RN pendant deux ans.
Personne n'a envie d'avoir des députés qui prennent la préférence nationale, qui insultent de manière raciste les collègues, qui disent que les violences conjugales, finalement, ce serait juste un conflit de voisinage. Moi, excusez-moi, mais je n'ai pas envie d'avoir ces gens au pouvoir. Donc, notre job, c'est d'être tout le monde autour de la table et d'avancer.
Alors, comment est-ce que, puisque j'entends et je connais suffisamment votre capacité à être dans le consensus, dans la discussion et à faire avancer les choses et votre honnêteté, votre bonne foi sur cette question, comment est-ce qu'on fait pour enlever cette espèce d'épine du pied quand on est de gauche avec cette omniprésence de la question de LFI dans ce front populaire ? C'est-à-dire qu'aujourd'hui, on a l'impression que ça sert un peu de repoussoir et qu'un certain nombre de personnes ont tendance à mettre LFI et le RN au même niveau. Est-ce que, pour vous, ça, c'est acceptable ? Et comment vous expliquez qu'on en soit arrivé à cet état-là et que ça se cristallise là-dessus ?
Je crois qu'il faut prendre un petit peu de recul et remonter, en fait, finalement, à l'élection présidentielle de 2022. Ce qui se passe, c'est qu'à l'élection présidentielle de 2022, on a LFI qui fait 22%. En fait, c'est énorme. Donc, ça en fait, finalement, la principale menace républicaine, puisqu'on met le RN de côté, pour la majorité présidentielle. Et donc, depuis deux ans, nous, on a vu s'opérer très clairement sous nos yeux à l'Assemblée, encore une fois, un espèce de tour de magie de la majorité présidentielle qui, d'un coup, nous explique que le RN et la France insoumise, c'est la même chose, que les deux doivent être sortis de l'arc républicain, alors que ça n'a jamais été le cas.
Et on ne peut pas mettre sur le même plan une force de gauche qui a effectivement un programme de rupture qui, à nouveau, peut interroger et inquiéter des intérêts financiers et le RN qui a des valeurs qui sont contraires à la République, quand je le redis, sur le même plan. En fait, ça n'existe pas, ce trait d'union. Et ce trait d'union, c'est de la malhonnêteté intellectuelle parce que la majorité présidentielle a peur de la France insoumise.
Du coup, vous êtes d'accord avec le Conseil d'État qui dit que la France insoumise n'est pas un parti d'extrême-gauche ? Au sens... Ça va plutôt dans le sens, ça. C'est un parti de gauche mais qui n'est pas extrémiste.
C'est un parti de gauche qui est radical et avec qui, moi, à titre personnel, je partage, en fait, une grande partie du fonds programmatique.
Mais du coup, est-ce que ça ne s'est pas focalisé ? C'est ça qui est peut-être aussi un peu dommage parce que vous parliez de la guerre des égaux, etc., sur un problème de personne et pour ne pas le nommer sur la personne de Jean-Luc Mélenchon dont parfois un certain nombre de saillies ou de sorties ont été diversement appréciées. Est-ce que ça ne s'est pas focalisé aussi sur une personne et est-ce que, justement, il ne faudrait pas retomber sur quelque chose d'un peu plus collectif, moins personnalisé et faire en sorte qu'on puisse réécouter le programme tel qu'il est ?
Absolument. Et typiquement, évidemment, que moi, sur les marchés, je suis interpellée parfois sur la personne de Jean-Luc Mélenchon en elle-même. Mais moi, ce que j'invite les gens... Qu'est-ce que vous dites ? Un, Jean-Luc Mélenchon n'est pas à l'Assemblée nationale. Deux, il n'est pas candidat pour être député. Trois, il ne sera pas Premier ministre. Quatre, c'est le programme en fait qui compte. On a construit un programme. L'important, c'est le programme. Et moi, je dis qu'avec la majorité de mes collègues insoumis, nous travaillons en toute sérénité, en très bonne intelligence et je ne les considère pas comme des députés à part par rapport à d'autres collègues de gauche.
Il y a certainement d'ailleurs un certain nombre de députés insoumis dont certains n'ont pas été reconduits qui pensent qu'effectivement la figure de Mélenchon pouvait peut-être poser problème. On va poursuivre nos discussions et continuer de rentrer dans le cœur de ce programme, de regarder un peu ce qu'il propose, s'il est réaliste, parce que ça, c'est aussi un débat en ce moment, dans une troisième et dernière partie de notre émission. A tout de suite.
On se retrouve pour la troisième et dernière partie de notre émission L'Invité politique une émission un peu particulière parce que comme je l'évoquais au tout début de l'émission, nous sommes en période pré-électorale avec les élections législatives et donc on a nos deux émissions deux candidats différents représentatifs et y compris en l'occurrence aussi de la jeune génération. Mais je vais citer l'ensemble des autres candidats sur votre circonscription.
Un troisième candidat qui sont Anaïs Barallon, l'extrême gauche, Marie-Gélie Reconquête, Clara Hainaut, La Salle Renaissance, Béatrice de Montille, LR, Clotide Morin, Rassemblement National, Jean-Noël Duduc-Géant, Lutte Ouvrière, Marc Chinal d'Hiver, Éric Laffont, Mouvement Citoyen et Léo Bourré, UDI. On parlait effectivement du programme et du fait qu'il y a des crispations, des polémiques. Il y en a une autre qui est présente qui est celle d'une forme d'accusation d'antisémitisme de LFI. Est-ce que vous comprenez ? Est-ce que vous y souscrivez ?
Et derrière, il y a la question qui se posait de après tout, pourquoi est-ce qu'on en est arrivé là et pourquoi ces deux éléments ressurgissent et à qui profitent en fait cette polémique selon vous ?
Je crois qu'il faut être très réaliste sur le fait que le monde politique à l'image de la société n'est pas une exception et donc il y a de l'antisémitisme dans notre société et il y en a dans le monde politique. De la même manière qu'il y a des agresseurs et des auteurs de violences sexuelles dans l'ensemble de la société et en fait le monde politique ne serait pas miraculeusement protégé de tout ça.
Je crois que ce que cela dit en tout cas, c'est qu'à gauche, nous n'avons pas été à la hauteur sur la question de l'antisémitisme et que nous l'avons probablement trop laissé de côté ces dernières années et je crois que l'heure actuelle c'est un temps de clarification et de rattrapage pour nous et je salue le fait que dans le programme, dans le contrat de législature qui a fait l'objet de négociations suite à la dissolution, on soit très clair sur la lutte contre l'antisémitisme et je sais que à titre d'exemple, nous écologistes, nous avons prévu de nous former à nouveau sur la question parce que nous devons faire mieux et il n'est pas possible aujourd'hui qu'en France, nous ayons notamment des concitoyens et des concitoyens qui sont juifs et juifs se sentent en insécurité et ne se sentent pas soutenus par les forces les plus humanistes, les plus progressistes qui sont les plus en avance sur les luttes contre les discriminations, toutes les luttes contre les discriminations, nous devons aussi être à la hauteur sur la lutte contre l'antisémitisme.
Sans doute que c'est aussi d'ailleurs le résultat parce qu'il y a une forme de confusion et d'amalgame d'ailleurs à mon sens parfois sur le choix politique qui peut être discutable ou pas mais de LFI d'avoir beaucoup insisté sur des questions d'ordre géopolitique, sur la place du conflit israélo-palestinien etc notamment vis-à-vis peut-être de certains de leurs électeurs dans les quartiers. Est-ce qu'il n'y a pas cette confusion aussi qui est là ? Ils ont fait un choix et l'antisionisme ce n'est pas la même chose que l'antisémitisme.
Absolument et je pense qu'on ne pourra quand même jamais reprocher à une force progressiste de gauche d'être aux côtés des palestiniennes et des palestiniennes. De tout temps en fait ça a été un combat historique de la gauche de soutenir les palestiniennes et les palestiniennes. On ne peut pas faire l'amalgame entre les deux. tout à l'heure il faut se poser la question à qui profite le crime ? Pourquoi est-ce que d'un coup cette question occupe à ce point l'espace public ?
Et en disant cela je ne dis pas qu'elle ne doit pas être traitée elle doit absolument l'être c'est pour ça que c'est l'occasion d'une clarification et je crois que finalement c'est aussi le symptôme de la Macronie qui déjà instrumentalise quand même une cause qui est celle de la discrimination envers une minorité dans notre pays parce qu'en fait elle n'a rien d'autre. Elle ne peut pas attaquer sur le programme puisque le programme est solide et on aura l'occasion d'en parler.
Il est validé notamment par une prix Nobel de l'économie et qu'il vient enfin proposer un horizon de rupture après sept ans on voit que les gens n'ont pas plu ils ont manifesté pendant des semaines contre la réforme des retraites ils n'ont pas été entendus et là on a finalement une force politique qui vient apporter une réponse à tout cela et qu'ils ont peur.
On va en parler du fond et de ce programme j'allais dire avant dans un espèce de chapeau et de contexte parce qu'on entend beaucoup à la fois vis-à-vis du Rassemblement National mais pas simplement que ce sont des élections historiques essentielles d'extrême importance j'ai l'impression qu'à chaque échéance maintenant on entend un peu ça pour vous quel est le vrai enjeu peut-être caché mais fondamental de ces élections législatives c'est un combat sociétal philosophique politique d'avenir à quel niveau vous le mettez ce combat pour les législatives aujourd'hui ?
Le président Pierre-Homane Macron nous a quand même offert une opportunité potentiellement de gouverner en avance sur 2027 donc pour moi cette élection c'est une opportunité pour tous les humanistes c'est une opportunité pour tous les humanistes de dire il existe une troisième voie et que non ça n'est pas inéluctable de repartir avec du libéralisme avec de la casse sociale avec de la violence de la brutalité et non ça n'est pas inéluctable d'aller essayer finalement le programme de Marine Le Pen d'un rassemblement national qui a été fondé par des nazis et qui aujourd'hui est d'une incompétence crasse et ça je tiens à le souligner parce que c'est pas possible que personne ne vienne critiquer le programme du rassemblement national alors qu'ils font la girouette absolue notamment sur le plan économique et qu'ils n'ont aucune vision politique et nous on l'observait très bien à l'assemblée nationale puisqu'on les entendait parfois prendre des positions en commission qui étaient absolument amateuristes et puis en ayant écouté les autres parties prendre ils faisaient un petit peu leur marché donc ils prenaient des éléments de langage à droite ils prenaient des éléments de langage à gauche puis dans l'hémicycle moi j'ai déjà entendu un député du rassemblement national utiliser exactement les mêmes mots que moi j'avais utilisé en commission et donc c'est une espèce de stratégie de l'adaptation pour dire ce que les gens voudraient entendre ils notent un petit peu les éléments de langage qui marchent et ils ressortent ça il y a 6 mois ils étaient contre la réforme des retraites c'est pas pour ça qu'on les a vus dans la rue à nos côtés manifester avec les travailleurs et puis là maintenant on a Jordan Bardella qui nous explique qu'abroger la réforme des retraites non finalement ils vont pas le faire donc on voit bien que le rassemblement national n'a pas de colonne vertébrale idéologique à part finalement la haine de l'autre le rejet et puis aussi la peur puisque moi ce que j'ai constaté quand même notamment dans les élections européennes je vous donne l'exemple de Marion Maréchal qui est reconquête mais qui s'acoquine à nouveau avec le rassemblement national qui détournait des chiffres sur les violences sexistes et sexuelles pour faire peur en disant que 77% des viols sont commis par des étrangers alors qu'en fait elle utilisait un chiffre sur les viols commis dans la rue à Paris et de tout ça elle faisait une généralité qu'elle déroulait sur les plateaux télé sans que jamais elle ne soit corrigée et ça montre en fait un, une incompétence mais aussi une volonté politique d'instrumentaliser notamment les droits des femmes et vous connaissez mon engagement sur le sujet et je trouve ça
j'allais dire est-ce que c'est pas aussi vous une motivation supplémentaire vis-à-vis de cette potentialité du rassemblement national dans le débat qui est le vôtre et le combat qui est le vôtre sur le droit des femmes les violences faites aux femmes etc vous avez l'impression que là il y a un vrai risque aussi pour les femmes
ben un je pense qu'il faut démasquer l'impôt sûr très clairement c'est pas possible de laisser ces gens mentir et instrumentaliser parce que pendant qu'ils instrumentalisent des chiffres nous on voit le travail des associations qui prennent en charge les femmes victimes de violences nous on voit les femmes qui arrivent à nous et qui dans 90% des cas connaissaient déjà leur agresseur et c'était pas un étranger c'était pas la représentation typique qu'on se ferait du viol nous on voit le travail qui est fait par les associations cette instrumentalisation elle est indigne et puis surtout on sait très bien que ce n'est pas le rassemblement national qui va mettre plus de moyens sur la table pour prendre en charge les femmes victimes de violences
donc une élection historique pour vous avec une vraie chance peut-être d'accéder au pouvoir si on devait alors résumer c'est compliqué mais donner peut-être trois éléments fondamentaux de votre programme qui sont pour vous des priorités un programme de ce que j'ai compris plus un programme de mise en oeuvre sur une centaine de jours c'est ça vous voulez dérouler un certain nombre de mesures assez rapidement puis peut-être après y réfléchir davantage c'est un peu ça l'idée ?
l'idée c'est déjà faire face à l'urgence puisqu'on voit qu'en fait franchement ce pays craque de partout vous allez à l'école vous voyez que ça va pas vous allez à l'hôpital vous voyez que ça va pas vous avez affaire à la justice ça ne va pas la police ça ne va pas enfin en fait il n'y a aucun service public qui va bien dans ce pays et je pense qu'il y a une vraie urgence à remédier à ça en priorité les petits retraités qui vont faire leur course ils voient bien que en fait ça coûte de plus en plus cher et qu'on leur avait promis que l'inflation allait se calmer que tout allait aller mieux mais finalement la vie n'est pas plus simple il y a plein de gens qui ne vont pas partir en vacances cet été quand même il faut le rappeler donc d'abord il faut répondre à cette urgence là la volonté de donner une visibilité sur 100 jours c'est de montrer qu'en fait on est prêt et que les mesures sont réalistes et qu'elles sont faisables chiffrées et applicables rapidement
je vais y venir évidemment parce que parmi les sujets de discussion qu'on entend beaucoup aujourd'hui c'est alors sur les deux programmes soit du Rassemblement National soit du Front Populaire un peu moins en ce moment sur celui du Rassemblement National parce que visiblement ils enlèvent des choses un peu tous les jours mais sur le vôtre on parle de je ne sais plus 150, 200 milliards c'est variable etc bien sûr il y a un constat d'une nécessité d'une urgence et ce que vous évoquez tout le monde doit le partager mais est-ce qu'il n'y a pas aussi peut-être une nécessité d'une forme de réalisme beaucoup d'économistes ou évidemment un certain nombre de patrons disent on n'a pas l'argent la France n'a pas assez d'argent comment on fait pour le mettre en oeuvre sans créer d'éventuelles nouvelles frustrations si on n'arrivait pas à faire ce qui a été promis
les personnes vont être frustrées et ce sont notamment les personnes les plus privilégiées parce qu'avec ce programme on veut aussi faire un espèce de choc de la redistribution et de dire que la redistribution dans ce pays elle doit être plus juste donc évidemment les personnes ultra privilégiées et là on parle des ultra riches on ne parle pas juste des personnes riches ou qui gagnent très bien leur vie vont devoir contribuer plus
c'est pas les 75% de François Hollande c'est ça ? c'est ça
comme les multinationales qui font énormément de profit et qui en ont fait beaucoup depuis le Covid vont devoir contribuer plus et ça s'appelle un principe de solidarité nationale et jusqu'à maintenant on était tous d'accord a priori sur ce programme et il faut rappeler que peut-être le Fonds Populaire en 36 a eu exactement les mêmes arguments
c'est-à-dire que le financement serait possible si on arrive à appliquer des pourcentages d'ailleurs assez minimes par rapport aux sommes sur les ultra riches un certain nombre de multinationales etc ça permettrait de financer ce qui est programmé c'est ça l'idée ?
oui et rappeler aussi qu'Emmanuel Macron depuis qu'il est élu avec ses baisses sur les impôts et ses cadeaux aux entreprises et aux plus riches il a creusé le déficit de 600 milliards à peu près 80 milliards par an donc ils ne sont pas responsables économiquement ces gens
une partie peut-être pour protéger aussi l'économie pendant la Covid etc
mais ça c'est pas vrai en tout cas ça a permis effectivement de maintenir un certain nombre d'entreprises pendant le Covid mais aujourd'hui on voit bien que les gens crèvent de faim il y a des gens qui le 15 du mois ont déjà plus d'argent sur leur compte en banque pour faire leur course c'est des vraies questions et ça montre bien que la politique libérale de la Macronie n'a pas marché et aujourd'hui on a un président qui nous explique qu'il faut continuer comme il a fait pendant 7 ans alors qu'en fait les petites gens les gens normaux les gens qui n'ont pas beaucoup de moyens qui gagnent parfois 1500 et pas grand chose elles n'arrivent pas à joindre les deux bouts aujourd'hui et on nous explique qu'il faut qu'elles en reprennent encore une dose pendant 3 ans moi je trouve ça inacceptable et je suis dans une position privilégiée moi j'ai pas de problème à boucler mes fins de mois mais je pense à toutes les personnes qui à la caisse se trouvent gênées de ne pas pouvoir remplir leur caddie qui ne peuvent pas donner à manger à leurs gosses ou acheter des fournitures scolaires ou partir en vacances c'est pour ces personnes là qu'on doit aller voter le 30 juin et le 7 juillet
comment est-ce que vous comprenez du coup notamment en plus par rapport à ce que vous venez de rappeler vers l'accompagnement qui a été fait par Macron vis-à-vis d'un certain nombre d'entreprises que la plupart des chefs d'entreprise le Medef s'est réuni il y a quelques jours pour écouter les différents candidats mettent une fois encore dans le même sac votre programme celui du Rassemblement National est peut-être un peu moins en disant que c'est pas possible qu'on va couler la France que le SMIC à 1600 euros comment est-ce qu'on lutte contre cette espèce de musique aussi un peu patronale est-ce que vous la comprenez est-ce que vous savez qu'ils se disent un SMIC oui c'est génial mais ça va beaucoup changer dans mon quotidien est-ce que vous vous entendez ça aussi ?
Les patrons font très clairement le choix de Macron on va pas se mentir il faut pas se planquer non plus derrière des choix politiques le patronat fait le choix d'Emmanuel Macron parce qu'en fait c'est le choix qui va préserver finalement leurs petits intérêts là où il y a un vrai sujet dans ce que vous dites je l'entends c'est la question des toutes petites entreprises des petites entreprises ça c'est sûr qu'effectivement un SMIC à 1600 euros pour une petite entreprise c'est un effort qui est conséquent et il y en a plein qui ne pourront pas le faire c'est pour ça que dans le programme qui est en train d'être finalisé en termes de chiffrage est prévue une compensation parce qu'il faut que ce soit juste en fait si la colonne vertébrale de notre programme c'est la question de la justice sociale et de la justesse dans la redistribution évidemment qu'on va pas demander plus d'efforts aux petites entreprises on va en demander plus aux grandes entreprises aux multinationales pour que tout le monde arrive à mieux vivre et rappeler qu'augmenter le SMIC c'est aussi augmenter les cotisations patronales c'est aussi augmenter la consommation puisque les gens vont pouvoir mieux vivre et mieux consommer et donc à terme c'est de la prospérité économique pour notre pays
alors vous n'avez pas de baquette magique et vous ne savez pas lire dans les boules de cristal enfin je ne pense pas comment vous vous projetez dans ces élections qui arrivent dans 10 jours quel est j'allais dire le bon scénario ou le pire des scénarios parce que tout ce qu'on regarde c'est soit peut-être que le Rassemblement National devient majoritaire et ils sont premiers ministres comment vous comprenez que tout d'un coup Jordan Bardella dise bah si je ne suis pas majoritaire j'y vais peut-être pas est-ce qu'on va avoir une assemblée encore moins gouvernable et du coup il ne se passera plus rien pendant deux ans comment est-ce que vous vous projetez dans cette espèce de différents scénarios ce serait quoi le mieux en vrai du coup ou le moins pire ou comment vous voyez ça
pour les humanistes en tout cas deux choix s'offrent à nous c'est soit gouverner soit résister et il faut être clair là-dessus et les deux se préparent donc gouverner c'est en cours on sait qu'il y a un travail qui est en train d'être fait par tous les partis pour être en mesure d'appliquer un programme résister ça va être extrêmement compliqué mais dans les faits face à la brutalité de Macron il y a beaucoup de personnes qui avaient déjà commencé à s'organiser pour résister sur le terrain je pense que le fait que Jordan Bardella dise qu'il ne veuille pas être premier ministre s'il n'a pas la majorité absolue ça démontre son incapacité politique à gouverner quoi que ce soit tout court si on n'est pas capable de gouverner en majorité relative on n'est pas capable de gouverner en majorité absolue donc nous notre job aujourd'hui et jusqu'au 30 juin puisque nous ne pouvons pas faire de prédiction sur ce qui va se passer il est très difficile avec des sondages nationaux de voir ce que ça va donner localement ça joue beaucoup aussi exactement donc notre job c'est simplement de faire campagne le mieux possible de continuer dans la transparence dans la redevabilité et dans l'accessibilité
est-ce que vous avez aussi peut-être un espoir en une minute sur le fait que visiblement de plus en plus de personnes vont aller voter il y a énormément de procuration des gens ça vous vous dites que cette mobilisation elle va plutôt dans votre sens sans le savoir mais ça vous donne une espérance quand même que les gens tout d'un coup se mobilisent autour de cet enjeu
j'espère que c'est le symptôme en tout cas d'un sursaut républicain qui fera barrage à l'extrême droite et qui proposera un nouveau chemin avec le nouveau front populaire
et bien on verra tout ça merci infiniment d'avoir été avec nous comme vous le savez on se quitte en musique et donc je vais vous demander quel est le choix que vous avez fait aujourd'hui pour ce moment musical
alors j'ai choisi une musique qui s'appelle Les Plus Bornés d'un artiste local un lyonnais de la troisième circonscription du Rhône qui s'appelle Léman une nouvelle pousse de la musique actuelle et c'est une chanson qui parle Les Plus Bornés sont éborgnés donc qui parle qui parle des gilets jaunes et c'est une chanson aussi qui est symptomatique je crois d'une génération qui a beaucoup souffert de la brutalité d'Emmanuel Macron
et bien on écoute ça avec plaisir merci infiniment d'avoir été à notre micro et bonne fin de campagne et quant à nous à très bientôt en juillet pour commenter les élections au revoir
au revoir
c'était l'invité politique du samedi sur Lyon Première en partenariat avec Lyon Positif la plateforme inspirante des acteurs engagés dans la transition du territoire retrouvez tous les invités politiques en podcast sur lyonpremière.fr et lyonpositif.fr écoutez votre radio Lyon Première en direct sur l'application Lyon Première lyonpremière.fr et bien sûr à Lyon sur 90.2 FM et en DAB+.
Lyon Première Lyon Première
Marie-Charlotte Garin