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Podcast / conversationC à vous (sur YouTube)· 25 octobre 2024 52 minComplaisantActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSolidarités & familleJustice

Chants homophobes : le gouvernement veut serrer la vis - C à vous : l’intégral - 25/10/2024

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 20 %Défensif 70 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il faut arrêter les matchs de foot en cas de chants homophobes?

  • 30:00OuverteRéponse directe

    Que va-t-il se passer la prochaine fois qu'on va entendre des chants homophobes dans un stade?

  • 40:00OuverteRéponse partielle

    Le gouvernement veut éviter que la scène de la semaine dernière au Parc des Princes se reproduise. Comment?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 8:00P.CohenChiffre
    « 23 % des Français pas convaincus que la démocratie est le meilleur système politique existant. »
  • 9:00P.CohenChiffre
    « 65 % des gens considèrent que ne pas avoir de majorité absolue est une mauvaise chose. »
  • 32:00G.AvérousFait
    « Dès qu'il y a un chant homophobe, un arrêt ou une suspension du match avec un rappel à l'ordre. »
  • 34:00B.RetailleauFait
    « Je souhaite que ce soit au mouvement sportif de prendre ses responsabilités. »
  • 43:00L.SénéchalChiffre
    « Près de 2000 personnes ont été mises à l'abri aujourd'hui dans le Var. Il est tombé 119 mm de pluie en une heure seulement. »
  • 45:00L.SénéchalChiffre
    « M.Barnier a promis de porter à 300 millions d'euros le fonds Barnier. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

... - A.Casse: Bonsoir.

Bienvenue. Très contente de vous retrouver ici pour commenter l'actualité de ce vendredi 25 octobre jusqu'à 21h. Babeth sera de retour lundi.

Les piliers sont là. Bonsoir. Patrick, votre édito? - P.Cohen: Au moment où le gouvernement se noie dans son propre budget et le désordre s'installe à l'Assemblée nationale, la défiance des Français est au plus haut.

Le désamour pour la politique, je vais en dresser le tableau au travers des sondages. - A.Casse: On en parlera avec E.Martichoux.

Vous publiez "L'Art de perdre en politique. De Giscard à Macron, les politiques face à l'échec". Vous êtes éditorialiste pour LCI.

Mohamed? - M.Bouhafsi: Rebondissement dans l'une des plus grandes affaires judiciaire et médiatique aux Etats-Unis, les frères Menendez, qui avaient tué leurs parents pourraient être libérés grâce à une série Netflix. - A.Casse: Est-ce qu'il faut arrêter les matchs de foot en cas de chants homophobes?

On va essayer de comprendre les annonces du gouvernement. Ce n'est pas toujours très simple. On soumettra ce sujet à D.Riolo, animateur de "L'After Foot".

Lorrain? - L.Sénéchal: Le cauchemar commence dans le Var.

Les inondations... - A.Casse: Pierre? - P.Lescure: Je vous amène en Géorgie retrouver B.Springsteen... - A.Casse: On dînera avec l'acteur R.Kateb.

Il réalise son 1er film avec l'actrice A.Sauvage. P.Geluck viendra nous présenter son livre d'anecdotes, "Tout est vrai".

L'animatrice préférée des Français F.Bollaert se lance dans une nouvelle aventure sur RTL. On les reçoit autour d'un dîner préparé par M.Pegues.

Vous êtes à ses côtés, Bertrand. - B.Chameroy: Bonsoir.

C'est bon, Lorrain, tu as eu le prix du fayot d'or. Morgane, si j'en déduis...

Cette phrase ne veut rien dire. Des arêtes. Ce soir, du poisson. - M.Pegues: Exactement.

On va faire un plat avec 2 produits qui n'ont rien à faire ensemble à la base. Ensemble, ils développent des saveurs magnifiques. C'est le rouget et le café, accompagnés de salsifis. - B.Chameroy: Merci beaucoup.

Bonne émission. - A.Casse: Merci.

Tout de suite, l'Edito de P.Cohen. Avant d'évoquer les échecs individuels avec notre invitée tout à l'heure, vous nous parlez d'une défaite politique collective. - P.Cohen: Celle des partis, de leurs dirigeants, des élus à susciter de l'envie, l'adhésion.

La crise de défiance entre les Français et leur personnel politique n'est pas nouvelle, mais elle s'est aggravée depuis la dissolution. C'est la manchette du "Figaro" ce matin, sondage à l'appui, pour démontrer la lassitude des gens et le rejet des partis. 82 % de mauvaises opinions à l'égard de mouvements trop centrés sur les élections, pas honnêtes, pas crédibles, éloignés des préoccupations des Français, incapables de proposer des solutions efficaces.

A l'heure actuelle, personne ne semble tirer profit de la déconfiture du président de la République. C'est d'abord lui qui est visé depuis la dissolution. 22 % de popularité seulement d'après Odoxa.

Un chef de l'Etat aussi contesté que sa décision de dissoudre. On lui disait fin août à quel point ce chamboule-tout restait incompris. Dans le rejet, E.Macron n'est devancé que par J.-L.Mélenchon, mais la défiance est tellement généralisée que pour Ipsos, aucune personnalité n'obtient davantage d'opinions favorables que d'opinions défavorables.

Tout le monde dans le même sac. - A.Casse: Au point de faire douter les Français de leur système politique. - P.Cohen: Oui.

C'est le sondage Ipsos qui a été présenté cette semaine. 23 % des Français pas convaincus que la démocratie est le meilleur système politique existant. 15 % déclarent qu'ils ne seraient pas prêts à défendre la démocratie si elle était en danger. 51 % jugent que seul un pouvoir fort et centralisé peut garantir l'ordre et la sécurité.

Il n'est pas certain, je n'ai pas la réponse dans le sondage, que le désordre qui règne en ce moment à l'Assemblée nationale sur la discussion budgétaire soit de nature à conforter notre amour de la démocratie parlementaire. J'ajoute à ce tableau 2 chiffres qui feront plaisir aussi à ceux qui pensent que les Français ne sont jamais contents. En 2022, dans la même enquête Ipsos pour "Le Monde", vous aviez 70 % de sondés qui trouvaient qu'une majorité relative à l'Assemblée était un bon système.

Ca ne les empêchait pas ensuite de détester l'usage du 49-3. Aujourd'hui, retournement complet. 65 % des gens considèrent que ne pas avoir de majorité absolue est une mauvaise chose.

Ni majorité ni vision claire de la situation...

La décomposition politique se traduit par une forme de balkanisation. Les blocs ne font plus bloc. Vous avez 11 groupes politiques à l'Assemblée.

Il a failli en avoir un 12e au centre gauche. Personne ne sait comment appeler les députés du groupe présidé par G.Attal.

Macronistes, ils le sont de moins en moins. Marcheurs, c'était l'ancien nom...

Chaque nouveau sigle, et pas seulement dans ce camp-là, camoufle une incurie présidentielle. Tout est devenu illisible et éloigné du quotidien des électeurs, préoccupés d'abord par la santé, la leur et celle de leurs proches. La santé est devant le pouvoir d'achat et la situation économique et financière du pays.

L'immigration est loin derrière, en 6e position. - A.Casse: Rejeter la politique, et pourtant... - P.Cohen: Les Français aiment la politique.

Ca continue de les intéresser. Le chiffre est stable depuis 2012. Il n'y a pas eu de dégringolade depuis la dissolution ou même la réélection d'E.Macron.

Les émissions qui traitent de politique au quotidien marchent bien, comme "C dans l'air" juste avant nous, "C à vous", comme si contrairement aux jugements à l'emporte-pièce qui ressortent des réponses aux sondages, les Français ne désespéraient pas de la politique... - E.Martichoux: Ce qui est intéressant, c'est qu'il y a eu une occasion manquée incroyable dans le 1er quinquennat d'E.Macron, la fameuse affaire des cahiers de doléances.

Les Français aiment la politique, mais n'aiment pas les politiques auxquels ils reprochent de ne pas les écouter. Il y a une demande d'écoute incroyable, qui n'est toujours pas assouvie. Il y avait un matériau formidable.

Les cahiers de doléances sont restés dans les tiroirs. E.Macron, qui s'était fait élire sur cette promesse de réconcilier les Français avec la politique... - P.Cohen: Il y a un mouvement d'élus et d'un certain nombre de politiques, appuyé à l'Assemblée nationale, qui milite pour la publication des cahiers de doléances.

Ca pose des problèmes pratiques réels et sérieux: l'anonymisation des contributions, notamment de celles qui ont été délivrées par écrit. - A.Casse: Il y avait une attente.

Il y avait le mouvement des "gilets jaunes", du grand débat...

Ensuite, la réponse n'était pas à la hauteur. Il y a ce qu'on a vécu cet été, la dissolution de l'Assemblée, qui devait clarifier la situation politique en France. Est-ce que ça l'a rendue encore plus illisible? - E.Martichoux: Evidemment.

Il n'y a pas de majorité. On avait pensé en 2022 qu'après l'élection d'E.Macron, qui s'était fait élire sur un mandat pas très clair, une proposition pas clarifiée, avait voulu rééquilibrer en retirant à E.Macron sa majorité absolue, d'où la majorité relative.

E.Macron, et je ne vais pas m'acharner sur le président car tout le monde est dans le même sac, est passé de 319 députés tous confondus, le bloc central, à 172 et à 99 aujourd'hui avec le groupe Renaissance. Le délitement du macronisme...

Les Français...

Aux législatives, ils ont été clairs. Il y a eu un front républicain d'une puissance inattendue face au risque de voir J.Bardella arriver à Matignon. - P.Cohen: C'était pour ne pas avoir le Rassemblement national au pouvoir. - E.Martichoux: Mais les Français ont clarifié d'une certaine façon, d'une façon puissante.

On dit beaucoup que ça ne se reproduira pas. On ne sait pas. On ne sait pas ce que les Français pourraient voter si la même situation se produisait.

On donne beaucoup de crédit à M.Le Pen de toujours gagner...

De toujours gagner après ses échecs. Elle rebondit sans cesse et progresse. Cette Assemblée est illisible.

Il ne faut pas s'étonner qu'il y ait bientôt un 49-3. Je ne vois pas comment M.Barnier pourrait faire autrement. - A.Casse: Vous parlez aussi d'E.Macron, de son élection en 2022.

Ce n'est pas facile de faire parler les politiques de leurs échecs. Vous avez pu échanger avec B.Le Maire, qui en 2016 se présente à la primaire des Républicains en vue des élections présidentielles de 2017, et ça finit mal.

On va le regarder quelques minutes avant les résultats quand il essaie de cacher sa déception. - B.Le Maire: Je suis confiant du fait que cette primaire soit un succès. - Vous attendez les 1ers résultats.

Ils ne sont pas très bons pour vous, pour le moment. - B.Le Maire: Ils sont très bons pour ma famille politique.

On a eu beaucoup de votants. C'est l'essentiel. - A.Casse: Il obtient 2,4 %.

Echec total. Pour lui, c'est un monde qui s'écroule. - E.Martichoux: Je respecte beaucoup les politiques.

Ce n'est pas une sinécure, contrairement à ce que beaucoup croient. C'est un engagement. B.Le Maire a eu cette sincérité de mettre sur la table un état négatif, "loser"...

Il nous raconte que chez lui, ses enfants le regardaient comme une figure paternelle disqualifiée, ses amis comme celui qui avait tout perdu. Il errait. C'est ce qu'on écrit, mais c'est vrai.

Il errait comme un zombie dans les rues de son quartier. Il doit rembourser ses dettes. L'échec, c'est très intéressant.

La personne est face à elle-même. Autour, il y a tout un petit jeu. Il y a les traîtres, les lâches, les courageux...

Quand on est au pouvoir, on le voit, ou quand on est dans une dynamique d'accession au pouvoir. Il est dans cette situation où il est sonné. C'est rare d'avoir un politique...

Un politique, il veut toujours se donner le beau rôle et aspire au pouvoir...

Il n'a pas du tout envie de donner l'image d'un homme perdu. Il a cette sincérité de faire ce tableau au lendemain d'une défaite... 2,4 % alors qu'il avait 18 % quelques mois plus tôt.

On parlait de "Bruno le renouveau". - A.Casse: Vous expliquez dans le livre à quel point c'est inhérent à la vie politique de vivre des échecs.

Il faut aussi savoir gérer sa sortie. L'allocution d'adieu de V.Giscard d'Estaing est restée célèbre, quand il est battu par F.Mitterrand.

L'image de la chaise vide, on la connaît par coeur. 2 jours plus tard, il y a le bain de foule à la sortie de l'Elysée. - Le septennat de V.Giscard d'Estaing vient de se terminer.

La foule des curieux acclame le nouveau président. A la surprise générale, V.Giscard d'Estaing quitte à pied le palais présidentiel.

Il vient d'être salué par F.Mitterrand sur le perron de l'Elysée. Le président sortant se dirige vers sa voiture.

Il fait quelques pas...

Les applaudissements sont alors couverts par les sifflets. ... - A.Casse: Il a fait ça en disant qu'une image chasserait l'autre? - E.Martichoux: C'est terrible.

V.Giscard d'Estaing ne l'a pas compris. Il le vit comme une injustice phénoménale. "Comment les Français n'ont pas reconnu ma valeur?" Il y a l'usure du pouvoir.

Mais il n'a pas compris. J'ai une expression que j'aime beaucoup. Il est comme une poule devant un couteau.

Il est très étranger à la défaite. C'est un homme qui a gagné, qui a fait ses classes, qui a été conseiller général, député, haut fonctionnaire, inspecteur des finances. Il a été brillant au ministère.

Là, il ne comprend pas. C'est un traumatisme pour lui. D'ailleurs, il aura une forme de dépression.

Il n'aura de cesse, comme dit Patrick, de réparer l'erreur des Français à son endroit. Quoi qu'il ait été président pendant 7 ans, il repartira, et d'ailleurs, c'est très honorable...

Il fera tout pour essayer de revenir. Jusqu'à la fin, il essaiera de comprendre pourquoi Chirac lui a planté un couteau dans le dos pendant la campagne de 81. - M.Bouhafsi: Vous évoquez N.Sarkozy.

Il connaîtra la victoire, mais échouera à se faire réélire en 2012. - N.Sarkozy: Je porte toute la responsabilité de cette défaite.

Je me suis battu sur la valeur de responsabilité. Je ne suis pas un homme qui n'assume pas ses responsabilités. Acclamations.

Je suis le président...

J'étais le chef. Quand il y a une défaite, c'est le numéro 1 qui en porte la première responsabilité. - M.Bouhafsi: N.Sarkozy a aussi connu une autre défaite, en 2016, à la primaire de la droite.

Vous l'avez rencontré. Il dit souvent en privé, mais aussi en public, que si on lui avait laissé 2 semaines de plus, il aurait battu F.Hollande.

Quand vous le rencontrez, son premier mot, c'est "une défaite normale". C'est une manière de relativiser l'échec? - E.Martichoux: Il dit presque que c'est F.Hollande qui a perdu.

A 15 jours près, il pouvait le battre...

C'est intéressant de l'entendre dans son discours. Il y a beaucoup de "je". Il n'empêche qu'il est digne dans la défaite.

On peut lui reconnaître ça. Il utilise dans le fond...

Il est esthétique dans la défaite. C'est une façon de la contourner. Il a cette phrase: "Quand j'ai été élu en 2007, on me regardait comme le Roi-Soleil".

Il se met toujours au centre du jeu. Ce n'est pas faux. La défaite, vous êtes dépouillé de vos attributs de puissance.

Mais c'est aussi une façon de surmonter la défaite et d'en faire un succès. Il est comme ça. Ca existe, les têtes politiques qui regardent toujours devant. - A.Casse: Vous dites que la défaite est digne pour N.Sarkozy.

Lui juge très sévèrement L.Jospin. - E.Martichoux: On met L.Jospin dans la catégorie des mauvais perdants, qui est une formule lapidaire.

Ce qui est lapidaire aussi...

Je vais vous donner 2 chiffres, 2 heures et 3 minutes 10. 2 heures après sa défaite, il vient de dire aux Français en 3 minutes 10 qu'il s'en va. Il ne donne pas les clés de ce départ. - P.Cohen: Le mauvais perdant, c'est celui qui met la responsabilité de son échec sur le dos des autres.

C'est celui qui dit "ce n'est pas ma faute", "il y a eu trop de candidatures". L.Jospin fait le contraire.

Il dit que c'est de sa responsabilité et que c'est pour ça qu'il quitte la vie politique. Je ne suis pas d'accord avec la formule de mauvais perdant. - E.Martichoux: Ce n'est pas tout à fait ça.

Vous le savez très bien et mieux que moi... - P.Cohen: J'y étais. - E.Martichoux: C.Taubira, J.-P.Chevènement... - P.Cohen: C'est Jospin qui l'autorise. - E.Martichoux: Et après, qu'a-t-il fait savoir?

Que s'il n'avait pas été là, peut-être qu'il aurait passé la rampe...

Ce n'est pas si simple. Ce qui me passionne en politique, c'est le caractère humain de la politique. - A.Casse: Vous parlez de perdants magnifiques. - E.Martichoux: La politique, ce n'est pas une science, c'est un art.

Dans cet art, il y a une part de l'humain prépondérante. Ce qui me frappe dans la réaction de L.Jospin...

H.Clinton, quand elle perd face à D.Trump, elle mettra 2 jours avant de réagir. - P.Cohen: Mais elle reconnaît sa défaite dans les 10 minutes qui suivent... - E.Martichoux: Mais elle ne vient pas s'expliquer tout de suite.

Je ne dis pas qu'elle ne reconnaît pas sa défaite, mais elle ne vient pas parler aux médias. C'était un peu long. L.Jospin, c'est un peu rapide.

Encore une fois, il laisse à ses militants le soin de donner un sens à cette décision. Ils sont désemparés. - P.Cohen: M.Le Pen, c'est un paradoxe.

Elle reste sur le papier l'une des favorites pour la prochaine présidentielle. Pourtant, elle a déjà 3 échecs au compteur. 2017, elle laisse les journalistes filmer sa soirée de défaite en musique. ... ... - P.Cohen: Elle sait qu'il y a des caméras.

Quel est le message? - E.Martichoux: C'est "les Le Pen ne plient pas".

C'est sinistre, cette ambiance, cette lumière bleue de boîte de nuit. Au lieu de venir s'expliquer, parler devant les militants comme le fait un chef qui perd mais qui doit mobiliser ses troupes, elle esquisse ce pas de danse. C'est une façon pour les Le Pen de...

J.-M.Le Pen chante.

Il entonne des chansons, en 2002. C'est une façon de dire: "On ne plie pas. On continue.

La vie continue." - M.Bouhafsi: Elle ne s'attendait pas à ce résultat-là. - E.Martichoux: Elle progresse.

Sa 1re élection présidentielle, elle fait un score inattendu. Elle flirte avec les 20 %. La 2e et la 3e...

A la dernière élection, elle a fait un gros score au 1er tour. Pour M.Le Pen, la question est de savoir si la prochaine sera la bonne.

Tout peut se passer d'ici à la prochaine. - A.Casse: Merci.

Restez avec nous. "L'Art de perdre en politique. De Giscard à Macron, les politiques face à l'échec" est un livre que vous avez coécrit avec Catherine Mangin.

Restez avec nous pour commenter le reste de l'actualité. C'est la Story de M.Bouhafsi. ... - M.Bouhafsi: C'est l'histoire d'un des procès les plus médiatisés aux Etats-Unis, marqué par un incroyable rebondissement ces dernières heures.

En 1989, un couple est assassiné dans sa maison. Aux balbutiements de l'affaire, le doute planait sur les commanditaires du double meurtre. ... - M.Bouhafsi: Très vite, les enquêteurs trouvent que les meurtriers sont les 2 fils, Lyle et Erik.

Chose rare à l'époque: le procès est retransmis à la télévision. C'est une première. Nous sommes en 94.

On parle du procès du siècle. En première instance, ils échappent à la condamnation. 2 ans plus tard, le couperet tombe.

C'est la perpétuité incompressible. Le juge décide de ne pas tenir compte des circonstances atténuantes. Les frères disent avoir été victimes d'abus de la part de leur père. ... - M.Bouhafsi: En 2024, une série Netflix relance l'affaire.

Elle met en lumière les violences subies par les 2 frères, mais également comment la récente libération de la parole a modifié la perception des victimes d'agressions sexuelles. Des centaines de milliers d'Américains, dont la star K.Kardashian, ont exprimé leur soutien aux frères Menendez. ... - M.Bouhafsi: Un soutien puissant accompagné de prises de parole récurrentes au sein même de la famille Menéndez.

Plusieurs de ses membres ont supplié la justice américaine de reconsidérer le récit des 2 frères. ... - M.Bouhafsi: Sous cette incroyable pression médiatique, coup de théâtre.

Le procureur de Los Angeles a ouvert la voie à une possible libération conditionnelle des frères. Il a déclaré avoir été influencé par la série Netflix, ajoutant "souvent, pour des raisons culturelles, nous ne croyons pas les victimes d'agressions sexuelles". - M.Bouhafsi: Pour que les frères Menendez puissent recouvrer la liberté, un juge devra se saisir du dossier dans les 30 prochains jours et présenter de nouvelles preuves. - A.Casse: Merci.

Pierre? - P.Lescure: On revient à l'Assemblée nationale, en France, et au budget.

Les députés vont siéger jusqu'à demain soir pour tenter de finir l'examen en première lecture de la partie recettes du projet de loi de finances pour 2025. Un délai supplémentaire pour examiner la grande masse des amendements. Le Nouveau Front populaire a d'ailleurs critiqué Les Républicains pour en avoir déposé trop. - C'est vrai que nous avons déposé beaucoup d'amendements.

Du côté de la droite, c'est une habitude. Vous pouvez avoir des propositions. Nous avons intérêt à pousser nos propositions.

Nous avons des convictions, envie de faire avancer le gouvernement. L'examen du budget, il y a le nombre d'amendements, mais aussi le temps que prend chaque député dans le cadre de la discussion. Du côté du Nouveau Front populaire, ils n'ont pas de leçons à nous donner. - P.Lescure: Ca doit être voté mardi prochain.

L'examen du texte serait sinon suspendu jusqu'au 5 novembre. Vous l'avez déjà esquissé dans une réponse tout à l'heure. On a peu de chances qu'on échappe au 49-3 sur cet examen financier. - E.Martichoux: Aucune.

Ce serait vraiment...

Ce n'est pas une surprise, compte tenu de la composition du Parlement. Il n'y a aucun suspense. Il y a une question sur le timing.

Il y en a qui poussaient pour que ce soit fait très vite, pour que les députés n'aient pas le temps de dégainer les amendements, pour certains qui sont votés avec des alliances contre-nature. Il ne faut pas donner l'impression aux Français...

Je ne sais pas ce que captent les Français sur tout ça. Il y a quand même des petites musiques... - P.Cohen: Il y a des bruits de fond.

La taxe sur l'électricité a été retoquée tout à l'heure à l'Assemblée. - E.Martichoux: Quoi que devienne cette taxe, ils ont retenu ça.

Ils ont retenu qu'il y aurait des augmentations d'impôts, quel que soit le texte. C'est ça aussi, la communication politique. Elle est délicate. - A.Casse: Ca concernera tout le monde.

On va parler du match OM-PSG. - E.Martichoux: Je sais qu'il y a un match dimanche. - A.Casse: Est-ce qu'il sera arrêté, interrompu en cas de chants homophobes?

Le gouvernement veut éviter que la scène de la semaine dernière au Parc des Princes se reproduise. Encore faut-il convaincre les supporters. Selon eux, ce n'était pas des chants homophobes mais du folklore. - C'est plutôt l'effet de groupe.

C'est pour soutenir leur équipe. - Depuis toujours, j'entends ces chants. On ne pense pas aux homosexuels, quand on chante ces chants. - A.Casse: Bonsoir, D.Riolo.

Vous êtes coprésentateur de "L'After Foot" sur RMC. Vous entendez les supporters dire que ce ne sont pas des chants de rage ou des chants homophobes. - D.Riolo: Je viens ici 2 fois par an au minimum, et les 2 fois, c'est...

La 1re, c'est au mois de mai, dernière journée du championnat. Il y a la Journée de lutte contre l'homophobie. Les joueurs rechignent à porter le maillot arc-en-ciel.

Ensuite, autour du PSG-OM, parce que c'est traditionnellement autour de ce match qu'il y a ce genre de chant. C'est dire qu'il y a un problème avec ceux qui jouent et ceux qui regardent. Ceux qui jouent n'ont pas l'air de trouver que c'est un sujet important.

Tous les ans, on en parle et ça fait polémique. En tribune populaire, puisque c'est là que ça se passe, on n'a pas envie de considérer que c'est un problème important. On le dit très peu, que ceux qui sont dans les tribunes et ceux qui sont sur le terrain viennent des mêmes endroits, ont une culture populaire et, la préoccupation qui est celle des politiques et de ceux qui considèrent, à raison, que c'est un sujet important, pour eux, ça ne l'est pas.

Ils considèrent que c'est du chambrage, que ce n'est pas une préoccupation majeure pour eux...

Souvent, la journée est faite ensemble, on parle de toutes les luttes. Ils considèrent que la lutte contre le racisme, oui, mais que la lutte contre l'homophobie, ça vient derrière. C'est une réalité. 100 % des gens qui sont dans des associations de supporters vous diraient cette chose simple et claire: laissez-nous tranquilles.

Arrêtez de nous parler avec ça. Pour nous, ça n'a pas la même importance que pour vous. - A.Casse: La nouveauté, c'est qu'il y a des annonces.

Que va-t-il se passer la prochaine fois qu'on va entendre des chants homophobes dans un stade? On va écouter le ministre des Sports et le ministre de l'Intérieur. Ils ne disent pas exactement la même chose. - D.Riolo: C'est un problème. - G.Avérous: Parmi les décisions Qui ont été prises, la 1re est d'appliquer strictement le protocole Fifa.

Dès qu'il y a un chant homophobe, un arrêt ou une suspension du match avec un rappel à l'ordre, l'échelle supérieure, c'est la fin du match et la défaite pour l'équipe qui reçoit. - B.Retailleau: Je souhaite que ce soit au mouvement sportif de prendre ses responsabilités.

Je souhaite qu'il y ait une interruption temporaire. On n'arrête pas le match. Arrêter un match, c'est très compliqué. - A.Casse: Il va se passer quoi? - M.Bouhafsi: B.Retailleau avait dit le contraire sur France Inter le matin même. - D.Riolo: La leçon de morale des politiques...

Les gens n'en veulent pas...

Après, ils entendent les ministres. Vous avez vu le spectacle? Le nouveau ministre des Sports, je ne sais pas où ils sont allés le trouver.

Il y en a eu, des nuls, au ministère des Sports...

Lui, il vient de décrocher le pompon en une semaine. - P.Cohen: Il ne sort pas de nulle part. - D.Riolo: Il peut ne pas sortir de nulle part, toujours est-il que son intervention est nullissime.

Je sais qu'il vient de Châteauroux, quand même...

Mais je ne sais pas où ils l'ont trouvé pour ce poste. Je n'ai pas l'impression qu'il ait les compétences pour régler un problème. Dans ce marronnier, on dit toujours la même chose.

La batterie de mesures annoncées hier par monsieur Retailleau...

Toutes les mesures existent déjà. - A.Casse: Les contrôles aux abords des stades, les billets nominatifs pour les supporters, ça a déjà été fait.

Les tenues de civils... - E.Martichoux: Les contrôles de billets nominatifs, je ne sais pas si c'est possible, mais ça a été proposé. - D.Riolo: Ca existe depuis longtemps.

Vous allez contrôler la carte d'identité et le billet à l'entrée...

Il faudra des moyens colossaux. Vous allez créer des embouteillages à l'entrée du stade. On ne va pas s'en sortir. - A.Casse: Il y a une question de sécurité publique.

Juste pour que les gens suivent bien, il y avait aussi les policiers en civil dans les stades et le retour à la technologie avec des caméras algorithmiques testées pendant les Jeux qui vont peut-être repérer des événements suspects... - P.Cohen: Pour l'instant, c'est interdit.

On a eu le débat au début des Jeux. - D.Riolo: Je répète toujours la même chose.

La responsabilité est celle des dirigeants du foot et des dirigeants des clubs. Ceux qui dirigent les clubs connaissent les gens qui sont dans les associations. Ils traitent avec eux sur un tas de sujets.

Soit ils réussissent à créer un dialogue autour de cette question qui, pour l'instant, laisse insensible les supporters...

S'ils y arrivent, on pourra sortir du problème...

Ou alors, une manière forte...

Si une insulte raciste sort de la bouche d'une personne, il prend une interdiction de stade...

Dans le cadre d'un chant, c'est plus compliqué parce que vous aurez du mal à comprendre qui a lancé le chant. - A.Casse: Un de ceux qui a initié le chant... - D.Riolo: Si vous arrivez à le trouver, d'accord, mais il va y avoir quelque chose d'un peu injuste par rapport à tous les autres.

Si tous les autres ont repris et qu'eux ne payent pas alors que seul le meneur paye...

Je veux bien, mais je trouve que...

Je ne sais pas comment ça va tenir légalement. Est-ce que les autres vont vouloir être solidaires? La donnée économique, c'est que les clubs ne veulent pas trop se froisser avec ceux qui remplissent les tribunes. - A.Casse: Il y a une connivence? - D.Riolo: Une connivence d'intérêt.

Ils remplissent les stades. Il y a toujours un intérêt à ce qu'il y ait une bonne ambiance dans le stade. Si le stade est mort, ils s'ennuient, ils ne passent pas une bonne soirée.

Ils veulent que ce soit animé. Les clubs ont un problème à vouloir trop faire la police et à trop se brouiller avec leurs assos de supporters. Comme ça n'arrive qu'une ou deux fois par an, tout le monde espère que dans 2 semaines, plus personne n'en parlera.

Et un ministre qui ne connaît pas le sujet...

B.Retailleau va avoir plus, mieux ou autrement à faire dans 2 semaines que de gérer les supporters en tribunes, il va passer à autre chose. Et le ministre des Sports, le temps qu'il comprenne le sujet...

Voilà où on en est. Et pour le maillot, les joueurs ne voudront toujours pas le mettre. Mais là, les clubs devraient l'imposer aux joueurs parce qu'ils ont une prime d'éthique.

Ce serait un exemple si le club les forçait à porter ce foutu maillot. Ils ne veulent pas entendre que ce n'est pas faire la promotion de l'homosexualité, mais lutter contre l'homophobie. C'est bien différent. - M.Bouhafsi: Cette réflexion peut être partagée avec tout le plateau.

C'est un sujet politique. J'échangeais cet après-midi avec un membre de la DNLH. Le vrai sujet, c'est que le pouvoir judiciaire estime que ce n'est pas à lui de gérer les affaires et de passer à des contrôles automatiques, de suivre le modèle anglais où on a instauré des interdictions de stade à vie. - E.Martichoux: On n'est pas un pays communautariste et on s'en félicite. - D.Riolo: On l'est largement devenu. - E.Martichoux: Les insultes, elles n'heurtent pas seulement ceux qui les entendent dans le stade.

Je suis très frappée. On a beaucoup rappelé N.Le Graët qui disait qu'on allait arrêter les matchs pour des propos vulgaires.

Et la présidence de la Ligue avait dit que c'était du folklore ou du chambrage. - D.Riolo: Pourquoi 30 000 personnes seraient punies pour une poignée de gens qui chantent? - E.Martichoux: Peut-être que si c'est la même chose dans 5 ans, la puissance des politiques... - D.Riolo: Vous qui suivez la politique depuis des années, vous savez qu'il faut bosser le dossier avant de s'exprimer.

Souvent, les politiques prennent le foot comme la petite matière. - A.Casse: Il y a une connaissance du monde du foot en politique selon vous?

On aura l'occasion d'en reparler. On passe au 5/5 de L.Sénéchal.

Rebonsoir. Le Sud-Est fait face à une nouvelle montée des eaux. - L.Sénéchal: Oui. - Regarde le truc de fou.

Il y a du courant et tout. - L.Sénéchal: Près de 2000 personnes ont été mises à l'abri aujourd'hui dans le Var.

Il est tombé 119 mm de pluie en une heure seulement dans cette commune. Record battu dans le Var. Les habitants ont été surpris dans la nuit et craignent pour les prochaines pluies. - 4h du matin.

J'ai été réveillée par l'eau qui montait. Ca a été très, très rapide. - Même pas 20 minutes.

Vous avez eu peur? - Oui. - Chez nous, ils n'avaient prévu que 60 mm.

Il est tombé 163 mm. Ce soir, ils annoncent la même. Ca m'inquiète.

L'eau a du mal à descendre. - L.Sénéchal: M.Barnier s'est rendu au chevet des sinistrés des précédentes inondations dans le Rhône, à Givors, où la zone commerciale a été touchée. 110 commerces et 400 maisons ont été touchés dans la commune. - M.Barnier: Je suis preneur de vos remarques et de vos critiques.

Si ça n'a pas bien fonctionné, s'il y a une défaillance, vous me dites et on corrige. Je suis venu vous dire le soutien personnel, moral, matériel et politique du gouvernement. - L.Sénéchal: Vous allez voir à quoi ressemblaient les commerces à Givors il y a une semaine.

Les salariés, les pieds dans l'eau, dans le bâtiment. C'était le cas dans toute la zone. A Givors, on espère que l'Etat et les collectivités seront à leurs côtés.

Ils s'inquiètent du coût des assurances. - On a une grosse décote. On perd 10 % de prise en charge d'assurance du fait de passer en catastrophe naturelle.

Tous les prélèvements qu'on va avoir, qu'on devrait avoir...

Ca va nous arriver alors qu'on n'a aucun revenu. - L.Sénéchal: C'est même monté un peu plus haut à Rive-de-Gier.

Regardez à quoi ressemblent les commerces maintenant. Là aussi, beaucoup de dégâts et beaucoup d'attentes. - L'eau est montée...

Il y a les traits. Jusque là. - En 5 minutes, j'avais 1,60 m d'eau. - Même le peu qui était en hauteur, ça a éclaboussé.

Il y a les odeurs, maintenant. - Le moral n'est pas bien. - Je suis perdue.

Je pense qu'il y aura des pertes. On verra ce qu'en feront les assurances. - Quand est-ce qu'on va reprendre?

Les élèves nous appellent pour savoir si on reprend ou pas... - L.Sénéchal: M.Barnier a promis de porter à 300 millions d'euros le fonds Barnier. - A.Casse: Il y avait une grande émotion tout à l'heure en Alsace, aux obsèques de Lina. - L.Sénéchal: Elle a été retrouvée la semaine dernière dans la Nièvre, plus d'un an après sa disparition en Alsace.

Ses parents ont organisé un émouvant lâcher de lampions. La mort de Lina touche toute la vallée. - Dans notre petit village, qu'il arrive ça... - Il y aura un avant et un après Lina? - Oui.

On y pensera toujours. - Il faut faire le deuil. Ce n'est pas facile.

Il y avait toujours un espoir, quelque part. - Tout le monde en parle. Tout le monde en a parlé.

C'est sûr que c'est un drame. - L.Sénéchal: Le petit ami de Lina, qui a été très peu de temps soupçonné et qui a été victime à cette époque de harcèlement en ligne a tenu à prendre la parole. "Je te laisse à jamais un morceau de mon coeur, toi qui m'as donné un morceau du tien." Le principal suspect s'est suicidé cet été.

Les expertises se poursuivent pour connaître les derniers instants de Lina. Mais le fait qu'elle repose maintenant dans sa vallée est une forme de soulagement pour les habitants. - On aurait voulu une autre fin, évidemment.

Oui, c'est une page qui se tourne, mais qui ne se tourne pas. Il y a beaucoup de questions en suspens. Mais au moins, elle est à la maison et il n'y a plus cette attente perpétuelle. - L.Sénéchal: Le parquet précise qu'il communiquera à nouveau dès lors que les conclusions des experts seront rendues. - A.Casse: Black-out total en Guadeloupe. - L.Sénéchal: Conséquence du conflit qui oppose depuis plus d'un mois la CGT et la direction locale d'EDF.

Tout se passe dans le contexte général du mouvement contre la vie chère qui se poursuit aux Antilles, visant à faire baisser le prix de milliers de produits alimentaires. Un camion a été braqué la nuit dernière. Des stations-services pillées avant-hier.

Plus de 150 personnes arrêtées depuis le début du conflit. Il y a aussi des manifestations beaucoup plus calmes, au flambeau. Les manifestants restent déterminés mais regrettent les débordements. - Il y a eu des exactions, des parties de la population, ceux qui sont toujours là, qui n'ont plus d'espoir... - L.Sénéchal: T.Henry, né aux Ulis, mais d'un père et d'une mère martiniquais...

Il est aujourd'hui consultant pour la télévision britannique. Il a un message, en créole, pour ses proches aux Antilles. - L.Sénéchal: Le président du conseil exécutif de Martinique est en métropole.

Il a été reçu ce matin avant le départ du Premier ministre au chevet des sinistrés du Rhône. - A.Casse: Aux Etats-Unis, le suicide d'un adolescent relance le débat sur les dérives de l'IA. - L.Sénéchal: Un adolescent de 14 ans.

Quelques mois avant de se donner la mort, il avait entamé une conversation avec un robot type ChatGPT. Il s'est coupé du monde, selon sa maman. - L.Sénéchal: Regardez le type d'échanges diffusés dans les médias américains entre cet adolescent et ce robot conversationnel.

Il explique qu'il veut se donner la mort, mais il a peur de rater son suicide. La réponse du robot conversationnel: "Ce n'est pas une bonne raison pour ne pas passer à l'acte." Il semblerait donc que cet IA l'ait donc encouragé.

Ce robot s'appelle Character.AI. Les équipes de France TV ont essayé de le tester. - "Lorsque des idées noires surviennent, il est crucial de ne pas rester seul." On n'a pas la possibilité de s'enfermer dans une relation avec ChatGPT.

Il a plutôt tendance à dire: "Tu as besoin d'aide. Il faut sortir de notre échange." - L.Sénéchal: ChatGPT donnerait donc des conseils utiles à un adolescent en détresse.

Un humain qui discute avec une IA plus vraie que nature rappelle le scénario du film "Her". Les IA comme ChatGPT sont de plus en plus réalistes. - Tu es un enfant qui pleure parce que tes camarades n'ont pas voulu liker un TikTok... *-Quelle est la différence entre le PSG, une cravate et une ceinture?

La cravate serre le cou, la ceinture serre la taille, et le PSG ne sert à rien. - L.Sénéchal: Le robot conversationnel qui fait des blagues de foot avec l'accent marseillais... - D.Riolo: C'est toi qui as fait... - A.Casse: On change d'heure ce week-end. - L.Sénéchal: C'est dans quel sens? - D.Riolo: On gagne une heure de sommeil. - L.Sénéchal: Bravo.

Le changement d'heure est plus compliqué si vous avez une montre à aiguilles, et est encore plus compliqué pour l'immense horloge qui est tout en haut de Big Ben, à Londres. - L.Sénéchal: Heureusement, aujourd'hui, tout est possible.

Même un édifice qui remonte au XIVe siècle peut être entièrement automatique pour le changement d'heure. - Il est géré de façon totalement électronique. Il reçoit le signal d'une horloge atomique qui le met totalement à l'heure et qui gère aussi les changements d'heure d'été ou d'hiver et qui gère les sonneries. - L.Sénéchal: On dort une heure de plus, mais ça veut dire aussi que la nuit va tomber plus tôt et que les heures de sortie d'école ou de bureau seront plus dangereuses.

Ca entraîne une hausse des accidents. ...

Il faut donc faire attention...

Il faut rester bien éveillé quand on est au volant. Il existe des stratégies pour s'adapter au changement d'heure. J'ai découvert ça sur France 2. - C'est tout simplement, le matin, de mettre pendant 2 heures des lunettes de soleil.

Ca va réduire la luminosité, même à la maison, même au bureau, si vous n'êtes pas en vacances. - L.Sénéchal: J'ai essayé.

Ca ne fonctionne pas super bien. - A.Casse: Il paraît que vous ressemblez à E.John. - P.Cohen: Au Parc des Princes, c'est bien. - L.Sénéchal: On n'est pas tous égaux face au changement d'heure.

On dort une heure de plus, mais pas tout le monde. Babillements du bébé. ... - A.Casse: Merci.

Merci à tous nos invités. Je rappelle votre livre, E.Martichoux: "L'Art de perdre en politique.

De Giscard à Macron, les politiques face à l'échec". Dans un instant, on reçoit R.Kateb et A.Sauvage pour le film