Reconnaissance de l'État palestinien: la conférence de presse de la gauche en intégralité
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Le report de la conférence internationale prévue à New York en juin, conséquence de l'escalade militaire, ne doit pas occulter l'enjeu essentiel qui nous rassemble aujourd'hui, la reconnaissance pleine et entière de l'État de Palestine, reconnaissance maintenant. C'est pourquoi nous avons tenu à organiser et à maintenir cette conférence de presse réunissant les représentants de la société civile, les parlementaires, des responsables politiques et syndicaux, des experts en droit international ainsi que des personnalités artistiques et intellectuelles. Tous engagés pour exiger cette reconnaissance.
Toutes et tous ici partageons la même conviction profonde. La reconnaissance de l'État de Palestine par la France est un impératif moral, un impératif politique, un impératif stratégique qui ne doit plus être différé. Nous sommes ici aujourd'hui pour réaffirmer cette exigence en dépit du contexte régional de sous tension.
Il est essentiel de rappeler que les droits fondamentaux du peuple palestinien à un état doivent rester une priorité. Notre mobilisation doit s'intensifier et non pas faiblir. Les tensions régionales ne doivent pas servir d'alibi au statut coachement sur le chemin de cette reconnaissance.
Au contraire, elles en soullignent toute l'urgence. La guerre régionale en cours illustre tragiquement ce que nous affirmons depuis des mois. Sans justice pour les Palestiniens, en ne reconnaissant toujours pas leur état, il ne peut y avoir de chemin vers la stabilité au Moyen-Orient.
La reconnaissance de l'État de Palestine n'est pas un geste symbolique. C'est une exigence de justice, une obligation inscrite dans le droit international et une participation majeure à la sécurité et la paix dans la région. En refusant cette reconnaissance, la France reste prisonnière de plus d'un paradoxe diplomatique.
Elle affirme défendre la solution à deux États tout en refusant d'en reconnaître un. Cette contradiction affaiblit sa position et sa crédibilité. Reconnaître la Palestine, c'est réaffirmer que les droits des Palestiniens, liberté, autodétermination, sécurité sont légitimes et sont égaux à ceux des Israéliens.
C'est rétablir une voix française équilibrée et cohérente à la hauteur de sa responsabilité et de son histoire. Le calendrier diplomatique peut être repoussé, encore repoussé, mais la réalité sur le terrain ne fait que s'aggraver. Chaque jour, chaque heure compte.
La colonisation progresse vers l'annexion de fait. Gaza est à l'égie et la solution à deux États approche dangereusement du point de non retour. Chaque jour qui passe sans reconnaissance, sans protection juridique du peuple palestinien est un jour de plus où la colonisation s'enracine et où l'espoir d'un état palestinien viable s'éloigne.
Nous appelons la France à ne pas attendre une nouvelle fenêtre diplomatique. L'acte politique peut doit être opposé sans attendre un sommet international. La France a toujours prétendu incarner une une diplomatie des principes.
C'est le moment de le prouver. En 2014, le parlement français en ses deux chambres s'est prononcé pour la reconnaissance de l'État de Palestine. Plus de 10 ans plus tard, cette décision n'a toujours pas été suivie des faits.
La reconnaissance immédiate de l'État de Palestine est une des conditions de possibilité de la solution politique. Rien ne justifie désormais de la différé. Ni conditions ni contreparties variable et dilatoire.
Il est plus que temps désormais. Il y a des moments où les nations se révèlent. En pleine instabilité régionale, poser un acte clair de reconnaissance serait un signal fort en faveur du droit, de la paix et d'une diplomatie lucide et courageuse.
Enfin, le report de la conférence n'est pas un frein, c'est au contraire une raison supplémentaire pour maintenir la mobilisation, interpeller notre gouvernement, construire une dynamique en Europe et faire entendre une voix forte en faveur de la justice. Nous devons donc poursuivre notre mobilisation avec la société civile organisée, les parlementaires, les élus locaux, les responsables politiques, les responsables syndicaux, les diplomates, les juristes, les intellectuels, les citoyens engagés pour que la France sorte enfin de cette ambiguïté et reconnaisse pleinement l'état de Palestine. Cette conférence de presse donc ne doit pas être la conclusion de notre tribune collective.
Elle peut marquer une nouvelle étape d'engagement jusqu'à ce que la France tienne sa promesse et prenne enfin cette décision juste attendue par la population conforme à ses principes et à ses valeurs. Reconnaître pleinement et immédiatement l'état de la Palestine. Nous allons donc et tu pourras peut-être aussi voir.
Nous allons donc permettre de s'exprimer bien entendu à à un ensemble de personnes et après nous répondrons tous autant autant que possible au aux questions des journalistes en sachant que nous avons 1 heure de disponibilité de la salle et nous allons commencer par les ONG. C'est une position un peu symbolique. Euh nous allons commencer, je donnerai la parole tout d'abord à Harrier Alimi, vice-président de la Ligue des droits de l'homme.
Je lui laisse la parole pour une intervention et voilà. Oui, vas-y. Hop.
Juste juste préciser pour quelle raison nous avons souhaité commencer par les OMG parce que d'abord cette tribune que nous avons lancé c'était une demande forte exigence depuis pratiquement 1 an de la part de la société civile dans tout son issu confondus et parmi les organisations importantes de la société civile il y a eu un travail important collaboratif avec un certain nombre de ces ONG à la fois droits de l'homme humanitaire et parmi celle-ci bien entendu la Ligue des droits de l'homme qui est un partenaire historique pour ce qui tout ce qui concerne le droit et notamment également nous verrons tout à l'heure avec SOS racisme et d'autres et donc c'est pour ça que nous sommes ravis que que Harry Alimi vice-président de la LDH et accepté d'être présent aujourd'hui en tout cas selon son agenda d'être là aujourd'hui. Et j'ajoute également, c'est important, il en a parlera, c'est qu'il a la LDH a lancé aussi une initiative importante, une marche qui a commencé hier en direction de l'Europe, en direction de Bruxelles et donc elle en parlera. Merci Harry.
Ben merci à vous d'avoir organisé ça. Merci à vous toutes et à vous tous d'être présents aujourd'hui. Merci pour cette tribune.
Cette tribune que la Lue des droits de l'homme pense extrêmement importante voire majeure. On pourrait se dire à quoi bon aujourd'hui en ce moment-là alors qu'il y a une guerre au Moyen-Orient que les missiles pleuvent que la violence a pris le pas sur le droit que il y a des actes de massacre sur la population palestinienne notamment à Gaza actuellement. à quoi bon affirmer déclarer euh que les existe ?
Est-ce que on n'est pas un petit peu à côté de la plaque finalement par rapport au moment et par rapport à l'histoire ? La ligue de droit de l'homme avec tous les signateurs pensent que c'est tout le contraire. Il faut savoir ce que c'est finalement de reconnaître l'état de Palestine.
Faut rappeler que d'abord tout a commencé le 29 novembre 1947. au moment de la déclaration de partage par l'Assemblée générale des Nations- Unies, plan de partage entre l'État d'Israël et l'État de Palestine. Finalement, on pourrait se dire que il ne s'agit que d'une consécration de l'État de Palestine, mais nous connaissons l'histoire et nous savons à quel point le peuple palestinien a subi une injustice profonde depuis lors du fait de la succession des guerres et du fait de l'emballement militaire depuis 1947 puis depuis 1948.
Et aujourd'hui, nous avons un peuple et c'est ce que nous rappelons aujourd'hui avec la Ligue des droits de l'homme parce que c'est la première chose la plus importante, c'est le droit à l'autodétermination des peuples. Et le droit à l'autodétermination des peuples, ça implique la possibilité que les autres peuples, les autres États reconnaissent la possibilité pour le peuple palestinien d'avoir un état. C'est quoi un état ?
Bah c'est finalement pour donner une petite comparaison et pour comparer un peuple avec une personne ou avec un être humain, si vous n'avez pas une enveloppe protectrice autour de vous, si vous n'avez pas la notion de personne ou la notion de sujet de droit pour un être humain, de la même manière si vous n'avez pas la notion d'état autour de du peuple, vous n'avez pas de protection juridique. Et donc on peut faire de vous ce que l'on veut dans le cadre de la violence et notamment de la violence militaire. On peut vous opprimer, on peut on peut vous affamer, on peut vous tuer, on peut vous entraîner autre part que dans la terre que vous occupez.
On peut occuper votre terre et donc on peut faire de vous ce que l'on veut si on n' pas de protection juridique. C'est très exactement ce qui se passe pour le peuple palestinien depuis 1947 et 1948. C'est pour ça que la reconnaissance de l'État de Palestine, de cette protection juridique est fondamentale.
Peut-être même c'est le début de tout. Peut-être même que si l'on reconnaît d'abord la notion juridique d'État au peuple palestinien et ça veut pas dire choisir la solution à deux états ou choisir la solution de l'État binational, ça n'a strictement rien à voir finalement. C'est juste dire vous peuple palestinien, vous avez le droit d'être reconnu comme un état parmi les autres et donc vous avez le droit et vous avez des droits et des obligations à travers les nations.
Vous pouvez vous inscrire dans des conventions internationales. Vous avez le droit à une reconnaissance consulaire d'ambassade. Vous avez le droit que chaque État qui vous a reconnu au moment de cette reconnaissance vous octroie les mêmes droits qu'à n'importe quel état dans le monde.
Voilà pourquoi c'est si important et peut-être que même que c'est le début de tout pour une solution politique et qu'il ne peut y avoir de solution politique tant qu'il n'y aura pas de reconnaissance de l'État palestinien. Voilà pourquoi aujourd'hui la Ligue des droits de l'homme est parmi vous parce que rappeler le droit à l'autodétermination à ce moment, c'est peut-être une chose majeure et et nous espérons bien évidemment que la France comme l'Angleterre puisque ce sont les deux puissances mandataires de l'époque et donc leur présence dans la reconnaissance de l'état de Palestine est extrêmement importante pour poursuivre ce chemin et faire reconnaître par les nations le l'état de Palestine. Merci à vous.
On va continuer ce avec le droit juristes. Je vais donner la parole à Judithe Crivine du syndicat des avocats de France. Bonjour à toutes et tous.
Merci d'être ici aujourd'hui. Alors, le syndicat des avocats de France, le SF, a signé la tribune pour la reconnaissance de l'État de Palestine par la France en mai dernier parce que cette reconnaissance est la condition du droit à l'autodétermination du peuple palestinien. La paix suppose à minima le respect du droit, le droit international, le droit international humanitaire et le droit international des droits humains.
On ne peut pas continuer à regarder silencieusement un génocide se dérouler sous nos yeux. Laisser silencieusement des enfants, des femmes, des populations civiles se faire massacrer et affamer au mépris des règles élémentaires d'humanité, au mépris des décisions de la Cour internationale de justice, des résolutions de l'ONU et des mandats d'arrêt de la CPI, coural international. En tant qu'avocat des avocats, nous luttons et nous continuerons à lutter pour que le droit français déjà et notamment la liberté d'expression soit respectée.
Nous considérons que l'État français devrait se montrer exemplaire en respectant ses droits plutôt que tenter de faire terre tout soutien au peuple palestinien plutôt que multiplier les poursuites à l'encontre des militants critiquant la politique de l'État israélien et modifier les textes pour faciliter encore plus ses poursuites plutôt que faire du depoid mesure envers les manifestations selon leur objet. Mais en tant que défenseuse et défenseur des droits, nous avons aussi le droit le devoir d'alerter, de dénoncer, de refuser l'indifférence. Notre mission ne s'arrête pas au tribunaux.
Elle s'inscrit dans une exigence de justice universelle. La France doit assumer ses responsabilités en respectant elle-même le droit international plutôt qu'autoriser par exemple monsieur Netaniau à survoler la France alors qu'il fait l'objet d'un mandat d'arrêt international. Nous considérons que pour permettre la paix pour les le peuple palestinien, pour le peuple israélien, pour le peuple iranien, pour toutes et pour tous, la France doit œuvrer pour incesser le feuil immédiat et permanenant dans la bande de Gaza en exigeant la cessation de toute opération militaire sur tout le territoire palestinien occupé.
Elle doit garantir une entrée inconditionnelle immédiate et sans entrée et sans entrave de toute l'aide humanitaire nécessaire pour les populations civiles et et humanitaires dans la bande de Gaza. Elle doit œuvrer pour suspendre toute coopération militaire et commerciale avec Israël au titre de l'accord d'association d'Union européenne Israël. Elle doit cesser tout commerce d'armes avec l'État d'Israël.
Elle doit agir au niveau européen pour obtenir la suspension de l'accord d'accord de l'accord d'association Union européenne Israël. Elle doit coopérer pleinement avec la Cour pénale internationale s'agissant des mandats d'arrêt délivrés à l'encontre de tous les responsables politiques poursuivis pour des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité. que ce soit Benjamin Netaniaou ou Johav Gal ou Mohamed Deif, elle doit qualifier publiquement la situation à Gaza de génocide.
Et encore une fois, d'abord et avant tout, la France doit reconnaître sans condition l'état de Palestine. Sans cette reconnaissance, aucune peine ne sera possible et la situation actuelle n'y change rien. Oui.
Donc je vais je vais maintenant laisser la parole à Dominique Sopo, tout le monde connaît SOS racisme euh autres organisations euh signataires de notre tribune. Bonjour euh bonjour, bonjour à toutes et à tous et merci euh de nous réunir pour euh ce moment. Euh je m'excuse par exemp alors nous avons évidemment signé cette tribune et appelons à la reconnaissance de l'État palestinien.
Euh souvent on dit que cela ne servirait à rien, que cela ne serait que symbolique. Le simple fait des gesticulation de monsieur Netaniaou très agressive contre la reconnaissance de cet état montre d'emblé que ça n'a pas qu'un effet symbolique sinon nous n'aurions pas ce déploiement de d'effort et de contrefeu mis en place par le chef du gouvernement israélien. Par ailleurs, la question de la reconnaissance de l'État palestinien est évidemment, je reviendrai pas sur ce qui a été dit auparavant, sur la protection que cela apporterait aux Palestiniens, sur la pression que cela mettrait aux différents États pour défendre le droit international davantage que cela n'a été fait ces derniers mois et ces dernières années en réalité.
Mais je pense que alors que nous approchons des 30 ans de l'assassinat d'Itsakrabin, que nous sommes dans une situation en Israël et en Palestine qui est une situation dans laquelle euh celles et ceux qui dirigent euh le ramasse dans la bande de Gaza ou le gouvernement d'extrême droite israélien sont ceux-là même qui à l'époque ont fait dérailler le processus de paix. Et en fait, nous sommes aujourd'hui dans une situation où des forces politiques pensent que la solution au conflit pourrait passer par l'éradication de la partie adverse. Et reconnaître l'étape palestinien, c'est aussi réaffirmer que nous ne pouvons pas accepter que la résolution d'un conflit puisse passer par l'éradication de la partie adverse, ce qui est en train de se réaliser ou en tout cas le cauchemar pour ne pas parler du rêve du gouvernement israélien aujourd'hui qui est en train d'être mené avec la guerre d'anéantissement qui se déchaîne contre Gaza et aussi de façon plus larvée mais avec beaucoup de violence en 6 Jordanie.
Euh j'étais il y a quelques semaines maintenant au début du mois dernier euh à Jérusalem au People Space Summit. Euh et je pense que euh il y a euh l'importance de voir qu'il y a aussi la bas des forces qui euh attendent qu'au niveau euh international, il y ait des relais pour appeler à des solutions de paix, pour appeler à des solutions de justice, pour appeler à des solutions d'égalité. euh bien loin parfois des euh rhtoriques très haineuses, très racistes qui malheureusement euh sont très puissantes hein, y compris dans les populations civiles malheureusement, mais qu'il y a aussi là-bas des personnes euh qui comme nous euh sont attachées à la justice, à la paix, à l'égalité.
Et je pense que au-delà de du message envoyé dans l'arène internationale, c'est aussi un point d'appui pour celles et ceux qui là-bas en Israël et en Palestine essayent dans le melstrom que nous voyons aujourd'hui de construire justement cette solution que nous appelons de nos vœux. Donc bien évidemment nous réitérons notre soutien à la reconnaissance de l'État palestinien parce que nous pensons que c'est une étape importante dans cette dynamique. Encore une fois, merci pour avoir organisé ce moment et rédigé cette tribune.
Merci Demous. Je gne plus. Est-ce que Béatrice voilà que ce à qui je comptais donc le premier syndicat que nous invitons, vous avez vu SEP syndicats, c'est dans la le communiqué de presse, sep syndicats sont signataires de cette tribune et tous ont fait l'effort de venir.
Je renouvelle vraiment mes remerciements pour cette disponibilité. Je vous laisse la parole Béatrice Lestique pour la CD. Euh merci d'abord, pardon pour ma voix, mais euh redire que la reconnaissance de l'État palestinien est conforme au droit international et que c'est une position historique de mon organisation que nous défendons depuis des dizaines d'années, que nous avons eu la chance d'aller en Israël et en Palestine au mois d'avril à l'invitation du syndicat palestinien qui tenait son congrès et que tant Israéliens que nous avons rencontré, Betselem, Corlinovdim qui est un syndicat israélien, que le syndicat palestinien, que l'autorité palestinienne Ramala attende de nous, attendent de nous de manière pressente, urgente que nous faisions pour la reconnaissance de l'État de Palestine parce qu'il n'y a pas d'autres voix de passage.
Il y a le drame de Gaza aujourd'hui. Il y a les développements malheureux en Iran depuis quelques jours. Et puis il y a la situation de la 6 Jordanie qui est d'une violence extrême qui est une colonisation en marche forcée, une bonnquérisation du territoire palestinien et une situation de fête d'appartide.
Et quand on va en 6 Jordanie, on doute nous-même de la capacité qui nous reste encore à faire vivre deux états côte à côte. Mais ces peuples là, en tout cas ceux qui attendent la paix et qui la souhaitent et qui veulent trouver une solution politique, ces peuples-là nous disent "Ne désespérez pas. continuer de porter cette solution, continuer de porter la reconnaissance de la Palestine parce qu'il n'y a pas d'autres solution pour sortir de cette spirale infernale.
Donc on a signé cette tribune évidemment avec conviction et merci de nous avoir invité aujourd'hui à être là. Merci donc à la CFDT pour des raisons de contrainte, nous allons demander à Olivier Fort d'intervenir dès maintenant s'il peut Olivier. Je vais très une réunion juste après.
Je veux pas te mettre ici, ça sera quand même mieux pour les micros. Euh préalablement euh nous avons là les trois secrétaires nationaux premiers secrétaires des trois partis que vous que vous constatez, les écologistes, le le parti communiste, le parti socialiste. J'excuse LFI qui n'a pas pu être présent mais qui est signataire de la tribune et qui maintient sa signature de la tribune.
Voilà, son absence n'est qu'une n'est pas une Voilà. Bon, je vais je suis désolé ce que je dois effectivement partir et ça n'est évidemment pas parce que je ne voudrais pas écouter ce que mes camarades ont à dire et que je partage. Donc je vais être très bref.
Assez de mots, des actes. Nous avons déjà beaucoup parlé. Cela fait trop longtemps que nous parlons sans que ça ait le moindre effet.
Je sais bien que mal nommer les choses s'ajouter au malheur du monde. C'est ce que disait Albert Camu. Aujourd'hui, ajouter au malheur du monde, c'est de ne pas reconnaître tout simplement un état palestinien, reconnaître à un peuple le droit à l'existence, le droit à une terre, le droit à un avenir.
Et donc dans un moment aussi dramatique que celui que nous vivons, je pense qu'il est peut-être impératif que ces organisations qui sont pour la plupart issu de la société civile et que je salue et qui montre la mobilisation non pas simplement des partis politiques mais des Françaises et des Français dans leur grande diversité et qui sont aujourd'hui soucieux de ce qu'ils voient, de ce qu'ils comprennent, de ce génocide en cours. Et bien, nous sommes dans une situation où il est d'être impératif que au-delà de toutes les prévenances, de toutes les différences qui peuvent exister entre les uns et les autres ici, et bien nous prenons derrière l'initiative que Raymond a initié et bien le voilà que nous soyons tous déterminés à réclamer cette étape palestinien. J'en dis pas plus mais je crois que vous avez compris ce que je veux dire. ma détermination effectivement à œuvrer avec toutes et tous à ce que ce peuple est enfin le droit à un avenir.
Merci. Merci Olivier. Merci Olivier.
Je vais passer la parole maintenant à à Marine Tondelier. Nous essayons d'alterner les hommes et les femmes. C'est Oui, mais toi là va parce que tous les micros sont là.
Hop. Voilà. Et puis après nous donnerons la parole à à Fam Rossel.
Et ben écoutez, merci beaucoup Ronde et Abd Salam pour cette tribune et puis je dois vous dire que c'est assez émouvant de se retrouver aussi nombreux pour défendre une cause où je pense chacun sur laquelle chacun se sent un peu seul. Donc être ensemble ce matin, je trouve ça un très important politiquement mais aussi assez émouvant de voir ce spectre aussi large parce que au fond nous partageons la même conviction profonde celle que la reconnaissance de l'État de Palestine par la France est un impératif un impératif moral, un impératif politique et un impératif stratégique qui ne doit plus être davantage différé parce que plus tard ce sera trop tard. Euh il faut savoir que on a encore rencontré euh le ministre des affaires étrangères, monsieur Barreau, assez récemment.
C'était quoi ? Il y a un mois. Oui, ça on l'avait rencontré il y a un mois parce que une délégation écologiste était s'était rendue en Palestine euh au début du mois de janvier.
Euh euh ma grand-mère était décédée 2 jours avant, donc j'avais pas pu y aller. Mais on avait vraiment organisé patiemment ce déplacement. on souhaitait lui en rendre compte et on avait eu un engagement de sa part pendant ce rendez-vous sur la reconnaissance de la Palestine.
Il nous avait dit "Oui, bon l'Espagne l'a fait plus tôt que nous, mais maintenant que c'est à la France de le faire, notre valeur ajoutée peut être de le faire en emmenant d'autres pays." Et finalement, bon bah à ce stade, cette stratégie là a échoué. Mais je pense que il faut arrêter de se dire enfin le mieux parfois l'ennemi du bien.
C'est-à-dire que la parole de la France sur la scène internationale qui a si souvent été singulière, qui a si souvent portée, elle est attendue. elle est attendue et que donner l'impression finalement de se trouver des prétextes pour pour attendre commence sincèrement à m'agacer. On aurait très aimé vraiment aimé pouvoir être fier d'être français comme les espagnols ont pu être fiers d'être espagnol quand l'Espagne il y a bien longtemps maintenant a reconnu l'état de Palestine et au fond qu'attendent-ils qu'il soit trop tard que l'État de Palestine n'existe plus pour le reconnaître à titre postume.
Tout ça est assez indécent. Alors ce que je voulais vous dire ce matin, c'est que l'histoire nous regarde, qu'elle nous jugera durement que les mois passent et qu'aucune action de la France et des Européens n'est prise pour faire cesser le massacre à grande échelle dont est victime la population civile de la bande de Gaza. Que on n peut plus chez les écologistes de cette diplomatie du tweet ou des communiqués de presse où des conditions sont mises finalement pour reconnaître l'état de Palestine mais au nom de quoi ? que face à l'invasion et au crime de guerre russe, la France n'a pas attendu pour soutenir l'adoption de sanction européenne.
Et heureusement que face au crime terroriste du Hamast contre la population civile israélienne le 7 octobre, la France n'a pas non plus attendu pour condamner sans détour et heureusement. Mais que fait concrètement la France pour mettre fin au massacre des Palestiniens depuis des mois ? Il faut sans attendre exercer une pression maximale et agir.
La reconnaissance unilatérale de l'État de Palestine comme l'ont voté l'Assemblée nationale et le Sénat en 2014 d'ailleurs et comme l'ont fait certains responsables européens récemment, l'Espagne Irrande, c'est un impératif moral, politique et donc stratégique. Comme je l'ai dit, c'est lié à une autre violation massive du droit international par Israël, c'est-à-dire la poursuite et l'intensification de la colonisation en SJ Giordanie avec des violences des colons sous protection des soldats israéliens qui rend de facto un état palestinien impossible autrement que voilà que que comme cela. Et la reconnaissance de l'État de Palestine, c'est d'abord pour énoncer notre refus de ce fait accompli.
Il faut accompagner il faut l'accompagner aussi de mesures évidemment contre la colonisation et pour arrêter le génocide en cours à Gaza en premier lieu. Et donc notamment, il faut une suspension de l'accord d'association contre l'Union européenne et Israël entre l'Union européenne et Israël et une prohibition d'importation des produits des colonies. Ce que je voulais vous dire enfin, c'est que oui, un génocide est en cours en Israël et celles et ceux qui nous expliquent que c'est c'est le travail des historiens, que c'est le travail de la justice comme si on allait attendre 10 ans pour pouvoir dire "Ah, au fait maintenant on peut le dire, c'est c'est trop tard mais on peut le dire." Donc oui, il y a un génocide en cours à Gaza, il faut le dire, le dénoncer et le stopper, mais il y a aussi un écoide en cours à Gaza.
Et ça, on en parle peu. C'est-à-dire que la destruction de de la nature des écosystèmes à Gaza rend techniquement à moyen terre la vie impossible à Gaza. C'est ce qui est en train de de se passer quand finalement on on menace la vie humaine par la destruction de l'environnement.
Gaza les nappes fréatiques sont contaminées. Les terres agricoles sont rendues stériles. J'en discuté récemment avec l'ambassadrice de Palestine où il y a eu tellement de bombardement sur des terres entières qu'elles ne sont elles ne sont elles ne seront plus cultivables avant avant des décennies.
La mer est polluée, les oliviers centenaires ont été déracinés, les animaux sauvages décimés et l'air, l'eau et la terre deviennent finalement hostile à la vie à Gaza. Et l'écoide finalement, je pense doit être aussi porté sur la scène internationale. C'est un sujet de droit international émergent qu'il faut faire reconnaître parce que ce thème n'est pas seulement symbolique.
Il s'agit d'une catégorie juridique que de plus en plus de juristes d'état d'organisation réclament d'inscrire dans le droit international au côté des crimes contre l'humanité et des crimes de guerre. Donc voilà, je pense que c'est un sujet important pour nos écologistes et qu'on sera sans doute amené à travailler dans les mois et les années qui viennent. Merci Marine.
On va te laisser la place Fabien. Hop. Euh je vais laisser passer pas obligé de partirci.
Ah bon ? Ah bon ? C'est bon.
Oui oui bien sûr. Vas-y bien. Excuse-moi, je réglais la suite.
Je t'en prie. Merci. Nous sommes bien sûr partie prenante de cette tribune, tout simplement parce que chaque jour qui passe est un jour de trop.
La France doit agir et agir maintenant parce que les Français, les Européens, le monde entier assiste impuissant au massacre d'un peuple enfermé, massacré, affamé. Nous assistons tous à un génocide sous nos yeux du peuple palestinien bombardé à Gaza, persécuté en SJ Jordanie et à Jérusalem est avec leurs maisons détruites, leurs oliviers arrachés. Et nous voyons en même temps les mobilisations grandir en France, en Europe, dans beaucoup de pays, de jeunes, de citoyens qui ne supporte pas d'assister à ces massacres et de voir leur gouvernement ne pas agir.
Nous faisons partie de ceux le parti communiste français, nous faisons partie de ceux comme ici qui appellent depuis des années des années à la reconnaissance de l'État de Palestine, à une solution politique à deux États et à l'intervention de la France et de l'Union européenne dans ce conflit. Nos relations avec l'OLP, avec les dirigeants de l'OLP et avec Yasser Arafat à l'époque date de plus de 50 ans. L'inaction des États de la France, de l'Union européenne est une inaction complice parce qu'en matière de droit international, il ne peut pas y avoir deux poids de mesure.
Il y a aujourd'hui des sanctions fermes, très fermes et à raison contre Poutine et son gouvernement suite à le l'invasion de l'Ukraine. Des sanctions aussi fermes doivent être prises contre le gouvernement israélien Netaniaou qui en plus l'objet d'un mandat d'amener parce que en matière de droit international là aussi le droit est bafoué et je le répète il ne peut pas y avoir deux poids de mesure en la matière et c'est ce deux poids de mesure qui suscite beaucoup de colère dans notre pays qui ne comprend pas pourquoi il y a une telle fermeté contre le gouvernement russe et pourquoi il y a une telle inaction en faveur du gouvernement israélien. La France doit donc agir, écouter, écouter les appels à l'aide du peuple palestinien, des syndicats, écouter les appels des médecins, des ONG, des organisations humanitaires qui décrivent un climat de guerre, une guerre, une médecine de guerre sur place.
La France doit recevoir l'OLP qui est une organisation qui se bat pour une solution à deux états, une solution pacifique et qui appelle à la reconnaissance de l'État de Palestine. Le gouvernement français, le président de la République n'a toujours pas reçu l'OLP depuis que ce drame a lieu et nous avons accueilli pour notre part une conférence pendant une journée à notre siège avec les dirigeants de de l'OLP. C'était le 4 juin dernier et avec eux nous appelons à la reconnaissance de l'État de Palestine.
Avec eux nous appelons à un cesser le feu immédiat et à l'entrée de l'aide humanitaire. Avec eux, nous appelons à une solution politique permettant à ces deux peuples de vivre libre, indépendant et en paix. Nous appelons à la libération des otages et des prisonniers palestiniens dont Marwan Bargout et bien sûr avec eux.
Nous appelons à mettre fin aux livraisons d'armes qui passent par la France ou les livraisons d'armes de la France qui ont lieu encore en ce moment alors que le ministre des armées dit qu'il n'y en a pas. Malheureusement, ces livraisons d'armes existent et je salue je salue le courage, la force des dockers, des salariés qui ont empêché le départ de ces matériels militaires pour Israël en les bloquant à fausse surmer notamment honneur à eux parce que justement il montre eux qu'il est possible d'agir et heureusement qu'il y a des salariés comme cela pour montrer que la France doit empêcher ces ces livraisons d'armes. Nous en sommes là aujourd'hui.
Il devait se tenir demain une conférence internationale qui euh dans lequel dans laquelle il y avait beaucoup d'espoir placés. Elle n'aura pas lieu. Je finirai là-dessus.
Ça ne doit pas empêcher la France de reconnaître l'État de Palestine. Et la France doit reconnaître l'État de Palestine maintenant et sans condition. Ce serait une action politique forte majeure pour toutes les raisons qui ont été évoquées avant, mais elle doit le faire maintenant et l'annulation de cette conférence ne doit pas être un prétexte pour reculer une fois de plus cette reconnaissance.
Je vous remercie. Merci Fabien. Euh justement, tu as vous avez parlé de des doquers de fausse de fausse sommaire et bien c'est une très bonne transition pour demander à la CGT de venir s'exprimer.
Elle parle maintenant parce que elle aussi a une contente d'agisse avec plaisir la place. Vas-y. Avant de passer la parole à la CGT, je voudrais juste signaler CGT CGT pardon.
Je voudrais juste signaler euh que il y a parmi nous Marie Red, la directrice de la plateforme Avas et sans cette plateforme probablement à la fois cette tribune et cette pétition n'auraient pas pris l'ampleur qu'elle a qu'elle a pris aujourd'hui. Donc je la remercie vivement, elle est parmi nous et ça a permis d'élargir le soutien à ses initiatives aujourd'hui. Bien, bonjour à toutes et tous.
Euh, beaucoup de choses ont déjà été dites. Oui, la France doit jouer un rôle sur la scène internationale. La France doit se faire entendre dans le concert des nations.
La France doit porter euh la voix du droit international, la voix de la diplomatie. Que deviendrait ce monde sans diplomatie, sans droit international ? Quel monde dystopique serait alors en préparation avec pour seul rapport de force la loi du plus fort.
Et donc c'est pour ça que nous attendons de la France des actes un acte de reconnaissance de l'État de Palestine. Ce n'est pas parce que la conférence internationale est reportée que cela ne doit pas avoir lieu. Bien au contraire.
Nous pensons également que lors de la lors du Conseil européen des ministres des affaires étrangère du 23 juin, il faut absolument porter à l'ordre du jour la question de la suspension de l'accord de coopération entre l'Union européenne et Israël. Euh voilà donc un petit peu moi ce que je voulais dire. Donc beaucoup de choses ont déjà été dites, mais il faut absolument se faire entendre dans le concert des nations.
Et sachez également que il y a une dizaine de jours, la conférence internationale du travail a reconnu, a accordé, a donné à à la Palestine un statut de membre observateur de l'Organisation internationale du travail. C'est une étape importante, symbolique et donc nous allons continuer en ce sens car le syndicalisme international n'est pas simplement une théorie, c'est quelque chose que l'on met en pratique au quotidien, notamment en essayant d'empêcher des livraisons d'armes qui vont alimenter cette guerre et ce génocide. Merci pour votre écoute.
Merci. Ouais. Je vais d'abord d'abord inviter la personne suivante.
Alors, nous avons une organisation de jeunesse, hein, l'Union syndicale lycéenne qui est partie prenante de cette tribune, très très motivée, très présente d'ailleurs dans les mobilisations, dans les manifestations. Donc, si Lidia Amaden veut venir prendre la parole au nom de l'Union syndicale lycéenne, je lui laisse la parole. Merci à vous.
Depuis trop longtemps, le peuple palestinien subit l'injustice. Dans la solution à deux États, on lui demande de reconnaître la légitimité de l'État israélien, qu'il le colonise et l'opprime alors que lui-même ne reconnaît aucune existence et aucune représentation politique des Palestiniens. En parallèle, depuis 1967, les Israéliens violent le droit international, collinise illégalement la 6 Jordanie et a créé à Agazia les conditions des massacres du 7 octobre, notamment via le blocus en cours depuis 2007.
À partir de 2023, la famine s'est ajoutée à l'injustice et c'est avec un dégoût légitime que nous c'est que nous ressentons aujourd'hui à l'Union syndicale lycéenne. Ce qui est encore plus insupportable, c'est la complicité avec lequelle les gouvernements occidentaux, parmi le gouvernement français, ont observé le génocide en cours. Reconnaître aujourd'hui la Palestine, ce n'est pas mettre fin aux atrocités, mais dénoncer cette impunité.
Cette reconnaissance va s'accompagner d'actes forts comme la fin de la collaboration militaire et économique avec Israël, la levée immédiate du blocus ainsi qu'un cesser le feu immédiat et inconditionnel alors que trop d'otages sont détenus de toutes parts. Depuis des mois, les lycéens et les étudiants se mobilisent. Nous avons organisé des rassemblements, des tractages pour la cause, des moments de parlage, des occupations pacifiques et j'en passe malgré la répression.
Nous avons montré que nous ne resterons pas silencieux face au génocide en cours. L'Union syndicale lycéen appelle au nom des lycéens et de la jeunesse au côté de ce large front politique associatif et syndical. Monsieur le président a reconnaître dès maintenant l'état de Palestine.
Alors monsieur le président, nous vous regardons. Merci. Merci.
Euh nous allons aussi donner la parole à Aurélien Boudon, pardon, secrétaire national euh solidaire, qui pourrait peut-être aussi nous parler d'une d'une déclaration récente intersyndicale pour dont un des points était la reconnaissance de l'État de Palestine. Merci. Bonjour.
En effet, il a été rappelé que la Palestine était un sujet évidemment syndical à la fois parce que il y a une tradition internationale internationaliste du syndicalisme qu'on entretient des liens avec des organisations qui y compris sont dont des adhérents adhérentes peuvent être durement frappés dans l'exercice de leur mission. On pense évidemment euh aux soignants mais aussi aux journalistes hein qui a une profession qui a été extrêmement durement frappée en essayant de couvrir le conflit à Gaza. Et euh évidemment que les syndicats de journalistes français qui participent à la Fédération internationale des journalistes, la FIGE, sont particulièrement aussi engagés dans ce soutien syndical à leur à leurs collègues palestiniens, mais pas queux d'ailleurs qui sont qui sont visés par des crimes de guerre à Gaza.
Il y a évidemment la question des transferts d'armes qui était évoqué juste avant et encore ce weekend à Roissi, plusieurs organisations syndicales ont eu l'occasion de se mobiliser pour empêcher le transfert d'une cargaison de de matériel militaire à destination de l'entreprise LBIT System qui est mis en cause là aussi dans plusieurs crimes recensés dans la la bande de Gaza commis grâce à à son matériel. C'est aussi euh évidemment des salariés qui peuvent être concernés dans leurs entreprises par exemple des fonds d'investissement comme le fond Amundi par exemple à la RATP. On demande aux salariés de la RATP, on leur propose en tout cas d'épargner via un fond d'investissement qui participe directement au financement de cette même entreprise Elbit System qui participe à l'armement de l'État d'Israël pour commettre les crimes que l'on sait dans la bande de Gaza et en 6 Jordanie.
Ce sujet de la Palestine est donc éminemment syndical et c'est pour ça que il est extrêmement important de noter, de relever que la semaine dernière, il me semble que c'est lundi dernier, nous avons publié un texte à cinq organisations syndicales, la CGT, la FSU, l'UNSA, la CFDT et Solidaire qui demandaient l'arrêt de la colonisation, l'arrêt des crimes de guerre et du de la politique génocidaire menée dans la bande de Gaza qui demandait également la libération de l'ensemble des prisonniers politiques palestiniens. et la libération des otages et qui réclamait également la reconnaissance d'un état de Palestine dans le cadre du droit à l'autodétermination du peuple palestinien et donc qui reprenait de manière unitaire dans ce texte intersyndical national cette revendication et cette demande qui aujourd'hui réunit l'ensemble de de nos organisations. Je vous remercie.
Bien merci. Oui. Alors, malheureusement, on va demander aux autres d'être très bref maintenant parce qu'autrement, on ne laissera pas de place aux question, je suis désolé. 10h51.
Euh, je remercie quand même ceux qui sont présents, notamment les parlementaires hein, qui peut qui sont signataires, vous le verrez dans et qui ne pourront pas parler. Mais donc, j'appelle maintenant, c'est Rachel. Voilà, Rachel Brichou. de de l'un.
Euh ensuite, je demanderai à Pien de dire un mot. Sophie, tout le monde est là mais rapide désormais pour laisser la place. Je suis désolée, ça tombe toujours les derniers, c'est souvent mon corps mais allez-y.
Et aussi à Frédéric Robel. Oui Frédéric donc Pier Piole pour pour ce que peuvent faire les B il va demander un peu de euh la situation dramatique que Vigaza on ne le répétera jamais assez entre massacre et destruction c'est innommable et inacceptable et l'escalade guerrière menée par le gouvernement de Netaniaahou doit cesser. La paix ne pourra se construire que sur une solution politique à deux états, on l'a déjà dit et cela suppose aujourd'hui la reconnaissance officielle de l'État de Palestine.
Et c'est dans ce sens que nous avons signé la tribune qui nous rassemble aujourd'hui. Donc, il est temps pour la France d'aligner ses actes sur ses engagements et fidèle à ses valeurs humanistes et à son projet syndical, on vient de le dire, l'UNSA appelle le président de la République à tenir cette parole. Dans ce contexte, la reconnaissance de l'État de Palestine est une responsabilité politique, un devoir moral et une condition indispensable pour bâtir la paix là-bas comme ici. car les ce que joue au Proche-Orient a des répercussions aussi dans nos société avec des tensions communautaires, la montée de l'antisémitisme et des risques pour la cohésion sociale et la sécurité intérieure.
Et donc maintenant la parole au député pour Yamirchi. Bonjour à toutes et tous. Donc je je promets d'être court pour Yamir Shai, député de Paris, membre du groupe écologiste et social.
Euh je je voulais juste vous informer d'une initiative parce que prendre une position euh pour la reconnaissance de l'État de Palestine, on peut aussi s'interroger sur ce que cet aspect déclaratif peut avoir comme conséquence. Bien que la coalition des la société civile et des parlementaires a toujours du poids et a cet impact utile et recherché. Mais dans le cas d'une initiative internationale qui s'appelle LAADIG ou qui regroupe plusieurs parlementaires, j'ai été amené à rencontrer avec Sabrina SBA ici présente et quelques autres parlementaires. le sénateur Welsh, un sénateur états-unien du Vermont, d'État connu pour la notoriété d'un autre sénateur où on a précisément parlé de la situation à Gaza et où il a été proposé que nous lançions une adresse mondiale à à à Ben Salman et à à Messieurs Ben Salman et Macron, pardon, afin de leur demander dans les plus brefs délais de reconvoquer cette conférence de reconnaissance de la Palestine.
Nous vous donnerons très rapidement les suites de cette adresse le temps de récoller l'ensemble des signataires de parlementaire et d'une façon ou d'une autre et sans doute parlanmond ou d'autres vous serez tenu informé de cette initiative. Voilà, c'était assez bref. Très bien.
Oui, très bien. Et c'est très bien parce que ça ouvre sur le fait que nous allons continuer la mobilisation. Donc la parole maintenant à Frédéric, tu peux la présenter maintenant.
Oui, Fré Ribel qui est de réseau de réseau contre l'antisémitisme qui est un rac et et tous les racismes, un réseau très important en France qui fait qui qui leur rare. Et donc la parole est à Frédéric. Merci.
Euh comme ça a été dit précédemment et je vais le dire au nom du RAR, nous demandons à Emmanuel Macron d'agir, d'agir pour la paix et ça commence par la reconnaissance de l'État de Palestine afin de pouvoir aller vers la création d'un état de Palestine souverain et indépendant au côté de l'État d'Israël. Nous demandons aussi à la France qui n'est pas impuissante d'agir concrètement pour un cesser le feu immédiat et permanent dans la bande de Gaza. Pour la libération de tous les otages, pour la libération des prisonniers politiques palestiniens détenus arbitrairement, pour la fin de l'occupation de la colonisation et de la politique d'appartide.
Nous demandons aussi l'opposition à tout projet de nettoyage ethnique, un embargo total et immédiates, sur les munitions, sur les composants militaires livrés à Israël. Nous demandons l'entrée massive de l'aide humanitaire aux populations civiles. Nous demandons enfin que en respect de du mandat d'arrêt international émis par la Cour internationale pénale internationale si Benjamin Netenahou ou Yo Galant ou des dirigeants du Hamas qui sont sous l'effet de ces mandats traversent de nouveau le territoire aérien français il soit arrêté pour crime de guerre et crime contre l'humanité et remis à la CPI.
Il est essentiel que la France agisse forte fermement. En fait, on ne peut pas se contenter de mots et de mots creux. La parole, elle peut être aussi performative.
Et donc nous ce que nous demandons c'est nous demandons à Emmanuel Macron d'agir et d'envoyer aussi un signal fort à la société française d'opposition à toute forme de haine parce que effectivement comme ça a été dit nous le voyons quand un cycle de violence repart en Israël et en Palestine ça a des conséquences dans la société française en terme de monté de l'antisémitisme et de monté du racisme. Et on demande à Emmanuel Macron, on demande euh à la société civile, à tous les partis politiques et y compris à la gauche, de lutter toutes contre tous les discours de haine euh et donc contre tous les discours qui incitent à la violence. Et on demande aussi de soutenir les sociétés civiles en Israël et Palestine qui militent pour pour la paix.
Et je pense particulièrement au mouvement Standing Together qui est un mouvement de citoyens juifs et palestiniens d'Israël qui luttent contre l'occupation, qui lutte contre la paix dont certains de leurs dirigeants ont été récemment arrêtés lors d'une marche pour vers Gaza et avant d'être finalement libéré. Mais il faut vraiment reconnaître le courage de ceux qui luttent sur place contre l'horreur contre des gouvernements fascistes et qui luttent pour la paix et pour un avenir commun. Merci.
Alors, trois dernières interventions super courtes. J'en appelle à votre concision. Euh pour le FSU Hervé le fiblec, j'essaie de faire du shabada.
Voilà. Ensuite, Sophie, tu tu pourras intervenir et terminer. Bon ben je je vais essayer de faire cours parce que tout le monde commence à fatiguer.
Euh beaucoup de choses ont été dites. Euh moi je dirais juste que signifie la reconnaissance maintenant de l'état de Palestine ? C'est dire une chose très simple.
Les Palestiniens ne sont pas indésirables en Palestine. Ça a l'air bête mais c'est très exactement comme ça que ça se passe actuellement. Les Palestiniens sont considérés comme indésirables en Palestine.
Reconnaître l'État de Palestine, c'est dire que ce n'est pas vrai, qu'ils ont droit à leur état, que c'est un peuple qui existe. La deuxième chose, c'est de dire qu'une solution négociée devra se faire à égalité. Il n'y aura pas un dominant et un dominé, celui qui a le pouvoir et l'autre qui n'est même pas sujet de droit.
Il y aura deux partenaires à égalité. Et le rôle de la communauté internationale consistera, si cette égalité de droit n'est pas une égalité de fait, à rétablir l'équilibre pour que des négociations soient de vraies négociations entre deux interlocuteurs qui sont égaux. Et la troisième chose qui nous tient à cœur à nous à la FSU, c'est ouvrir des perspectives d'avenir sur la constitution d'un état et donc de service public et donc de permettre aux Palestiniens aujourd'hui d'envisager leur avenir autrement que simplement sous la au travers de la survie.
Dans le congrès de notre principal syndicat, nous avions invité un syndicaliste enseignant palestinien qui nous a expliqué quel était l'état du service public d'éducation en Palestine. Enfin, à Gaza, si j'organise, c'est à peine mieux. À Gaza, c'est simple, il n'y a plus rien.
Les enfants ne vont pas à l'école. Ils n'apprennent pas. Ils n'ont qu'une seule préoccupation, sauver leur vie.
Merci. Merci. Tu parles sur Sophie ?
Non. Bah je Oui oui, je croyais que tu me disais ça. Pas de problème.
Je disais que je serais brève. Ah très bien. Et bien bonjour à toutes et tous.
Je m'exprime au nom de Génération et des six parlementaires qui sont inscrits dans le groupe écologiste et social que compte le mouvement Génération. pour dire deux choses. Bien sûr, aucune aucun prétexte, aucun argument n'est bon à entendre pour reculer encore la reconnaissance de la Palestine, de l'État de Palestine par la France.
Aucun. Pourquoi ? Et bien évidemment, et ça a été abondamment dit et les mots ne peuvent décrire l'horreur de ce qui se passe à Gaza et aussi de ce qui se passe en en 6-Jordanie.
Euh peut-être à plus bas bruit, mais cette empreinte de fer sur les territoires de 6 Jordanie est évidemment extrêmement violente et inquiétante. Bien sûr, parce que reconnaître l'État de Palestine, c'est un pas, c'est une action en faveur de la de la sortie de ce conflit, mais aussi deuxièmement parce que finalement reconnaître l'État de Palestine, c'est refuser d'entériner cette nouvelle marche du monde qui est la mise devant le fait accompli par les plus puissants, par les plus violents. Et nous ne pouvons rester avec uniquement des paroles d'apaisement. d'appel à la modération.
Nous devons prendre des actes forts face à ces gouvernements qui n'hésitent plus à passer à la force en mettant finalement en faisant changer les situations et en mettant le monde devant le fait accompli de leur violence illégale à tout point de vue. Donc, ce sont ces deux éléments bien sûr qui appellent très fortement à ce que Emmanuel Macron au nom de la France et dans le respect d'une décision qui a été prise par l'Assemblée nationale il y a déjà 10 ans reconnaissent enfin l'État de Palestine. Merci.
Merci. Merci Éc. Alors, je je précise donc pour Éric Piol qui est maire de Grenoble mais aussi comme maire de Grenoble, membre du réseau de coopération décentralisé avec la Palestine qui est un réseau important qui regroupe probablement une vingtaine de municipalités de ville et et dans l'un des articles premiers réseau de coopération, c'est de promouvoir la paix.
Donc c'est aussi en son nom qui s'exprime et qui a été pardon qui a été interdit de visite dans le territoire ces derniers ans. Effectivement un regard depuis les communes parce que d'abord nos habitants nous parlent de Gaza, de la Palestine au quotidien parce que nous regardons effaré la destruction des infrastructures publiques, des réseaux d'assainissement, des réseaux d'eau. parlions d'écocide, mais cette mise en danger de la capacité, la destruction des cadastres, euh le la destruction des états civils, euh tout ça euh montre cette volonté de d'anéantissement et puis euh nous sommes en lien évidemment avec les réseaux de paix.
Nous agissons, nous faisons des conférences avec Standing Together, avec les guerres de la paix, avec Bellem, avec bien d'autres. Mais effectivement, comme l'a dit Ab Salam, depuis le mois d'avril, là nous sommes maintenant interdits d'entrer dans le territoire euh israélien et palestinien. C'estàd que nous ne pouvons plus aller voir nos villes jumelles.
Euh le dernier déplacement en avril dernier qui visait à rassembler les collectivités qui ont une coopération avec des villes palestiniennes à ramalage mais était rendu il y a 2 ans. Nos adjoints d'hivers ont été interdits d'entrer. Les adjoints de la ville de Grenoble, les deux adjoints qui s'y rendaient ont été interdits d'entrer et ils ont également été interdits de se rendre à Bethléhem, notre ville jumelle.
Ça veut dire aussi pour cette coopération une mise en danger des projets concrets qui sont autour de l'eau, autour du développement de l'éducation, autour de la santé, autour de l'histoire et du patrimoine. Tout cela est balayé et donc nous le disons maintenant, il faut sortir de d'un regard aujourd'hui de la France où on a l'impression que la reconnaissance est une sorte de monnaie d'échange, une espèce de ou d'étincelles qui engendrerait tout d'un coup le la paix. Il faut sortir de cela et reconnaître l'état de Palestine comme l'ont fait déjà presque 150 pays et que nous puissions enfin avancer et retourner cette logique où le gouvernement israélien mène toute la diplomatie française.
On a l'impression par le bout du nez. Je le dis enfin, le double discours notamment sur les livraisons d'armes qui est apparu là grâce à disclaose, grâce au au courage des doqueurs de de fausse sur mais qui a révélé aussi ce qui se passait au bourger avec ce cette présence de société israélienne qui a été annulée dans la nuit. Cela est absolument insupportable.
Ce double discours est insupportable. Donc arrêtons ces espèces de négociation de couloir et posons un acte fort.
Fabien Roussel