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ChroniqueHugoDécrypte — Actus et interviews (sur Podcast)· 21 septembre 2022 13 minActualité / polémiqueImmigration & asileDéfenseSantéInstitutions & élections

Colère en Iran, nouvelles menaces de Poutine, pilule du lendemain gratuite… Actus du jour

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    « tout a commencé le 13 septembre 2022 lorsque Massa Amini, une jeune femme de 22 ans, a été arrêtée par la police des mœurs car elle ne portait pas son voile correctement. »
  • 4:42PrésentateurFait
    « « Si jamais les intérêts de la Russie sont menacés, alors la Russie utilisera tous les moyens à sa disposition ». »
  • 10:56PrésentateurChiffre
    « ces vaccins bivalents pourraient réduire de 40 à 50 % le risque de transmission du variant Omicron. »

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Présentateur

La mort suspecte d'une jeune femme secoue l'Iran. Par ailleurs, à quelques milliers de kilomètres au-delà, des nouvelles déclarations de Vladimir Poutine marquent un tournant dans la guerre en Ukraine. Le programme aujourd'hui est donc très chargé. Salut, c'est Hugo, j'espère que vous allez bien. On est partis ensemble pour une nouvelle plongée dans l'actualité en une dizaine de minutes. Pour commencer, on va donc parler de la situation en Iran. L'Iran qui connaît des manifestations très importantes depuis plusieurs jours. Mais alors, que se passe-t-il exactement ? Eh bien, on va faire le point.

En fait, tout a commencé le 13 septembre 2022 lorsque Massa Amini, une jeune femme de 22 ans, a été arrêtée par la police des mœurs car elle ne portait pas son voile correctement. En fait, c'est une unité de police qui patrouillait dans la rue et qui est chargée de faire respecter le code vestimentaire qui est très strict en Iran. Très strict surtout pour les femmes puisqu'elles doivent obligatoirement, entre autres, porter le voile en public. Massa Amini a donc été arrêtée. Elle a été emmenée à un poste de police, mais elle est tombée dans le coma et elle est décédée trois jours plus tard à l'hôpital. Ce qui a entraîné des manifestations. J'en reparle dans quelques instants.

Mais alors, que s'est-il passé exactement ? Eh bien, il y a plusieurs versions depuis quelques jours. La police affirme officiellement qu'il n'y a eu aucun contact physique entre les policiers et la victime. Ils ont expliqué que Massa Amini avait été conduite dans l'un des quartiers généraux de la police avec d'autres personnes pour recevoir simplement des instructions sur comment se couvrir en public. Mais elle se serait à ce moment-là évanouie, soi-disant dans une salle de réunion. Pour appuyer ses propos, la télévision d'État a diffusé des extraits d'images de vidéosurveillance.

On voit une femme présentée comme Massa s'évanouir dans une salle avec du monde autour sans qu'il n'y ait au moment de cette chute de contact physique avec la police. Cependant, la famille de Massa Amini, mais aussi de nombreux militants et manifestants en doute, il trouve sa mort en fait très suspecte. Le père de la victime a notamment assuré que sa fille était en parfaite santé et il remet en cause cette vidéo dans le sens où il estime qu'elle ne donne pas suffisamment de contexte et qu'on ne voit pas notamment ce qui s'est passé juste avant.

En tout cas, depuis samedi, de nombreuses manifestations et affrontements aussi, dans certains cas, avec la police iranienne et des manifestants ont eu lieu un petit peu partout dans le pays. Et sur les réseaux sociaux par ailleurs, de nombreuses femmes iraniennes se filment justement déjà en train de se couper les cheveux, mais aussi en train de brûler leur voile en signe de protestation. C'est des mouvements qu'on a pu voir aussi dans la rue en Iran ces derniers jours. Mais alors, pourquoi cette affaire a pris une telle ampleur et surtout, pourquoi est-ce que la population iranienne est autant en colère ? Il y a de très nombreuses raisons.

Forcément, on ne va pas pouvoir toutes les voir, mais il faut savoir que depuis la révolution islamique de 1979, qui a véritablement transformé l'Iran en république islamique avec des règles strictes liées à la religion musulmane et le tout inscrit dans la loi, de nombreuses voix s'élèvent dans le pays contre certaines lois vestimentaires très restrictives, en particulier donc, je le disais, pour les femmes. Il y a même d'ailleurs des critiques au sein même de la classe politique iranienne aujourd'hui, avec par exemple certains députés qui estiment que ce système de répression n'obtient aucun résultat sauf de causer des dommages dans le pays.

En tout cas, cette affaire a aussi fait réagir d'autres pays, par exemple les Etats-Unis, qui sont très en froid avec l'Iran depuis de nombreuses années et qui ont jugé la mort de la jeune femme impardonnable. De son côté, le gouvernement français a qualifié l'arrestation et la mort de Massa de profondément choquante. De son côté, le président iranien Ebrahim Raisi a demandé l'ouverture d'une enquête pour tenter notamment d'apaiser les tensions actuellement dans le pays.

Vous l'aurez compris, l'enjeu est de savoir si ces manifestations vont se poursuivre et continuer à dépasser le cas de Massa Amini pour devenir plus largement une remise en cause du régime actuellement en place et de ses règles, avec de très nombreuses femmes qui manifestent en ce moment. On verra donc ce qu'il en est dans les prochains jours. On continue avec un autre sujet international aujourd'hui, un sujet absolument essentiel. Le président russe, Vladimir Poutine, s'est exprimé à la télévision russe ce mercredi. C'est une première depuis quelque temps. Il a annoncé plusieurs choses au sujet de ce qu'il appelle, lui, l'opération militaire spéciale en Ukraine.

Autrement dit, l'invasion de l'Ukraine actuellement par la Russie. Alors, première chose à retenir, il s'est adressé aux pays occidentaux, donc l'Union Européenne, les Etats-Unis, etc., avec des menaces comme il l'avait déjà fait au mois de février. Il a notamment utilisé la menace de l'arme nucléaire, déclarant, je cite, « Si jamais les intérêts de la Russie sont menacés, alors la Russie utilisera tous les moyens à sa disposition ».

En fait, pour dire les choses simplement, il accuse les pays occidentaux d'avoir refusé une solution pacifique au conflit en participant directement à la guerre et en fournissant des armes à l'Ukraine afin que l'Ukraine puisse se défendre face à l'invasion de la Russie. Il accuse par ailleurs les Européens, au-delà de cette fourniture en armes, de vouloir détruire la Russie de la même manière qu'ils auraient détruit l'URSS selon Vladimir Poutine à la fin des années 80.

On retrouve donc dans ce discours de Vladimir Poutine un enjeu de perte de la valeur ou de la grandeur de la Russie qui est déploré depuis de nombreuses années d'ailleurs par Vladimir Poutine lui-même qui estime que certaines décisions politiques prises par la Russie. L'idée notamment que l'ouverture aux Occidentaux et à leur système économique a affaibli la Russie. Ça, c'est donc pour le premier point concernant les menaces aux Occidentaux. Maintenant, deuxième annonce là aussi importante. Il a appelé à la mobilisation partielle de la société russe. Concrètement, en fait, 300 000 réservistes vont venir renforcer l'armée dans les prochains jours en Ukraine.

C'est donc des citoyens qui ne font pas partie de l'armée à temps plein, mais qui ont une expérience militaire et qui vont donc être appelés dans les prochains jours à rejoindre la mobilisation. C'est donc une nouvelle étape dans l'invasion russe. Une étape d'ailleurs qui, visiblement, fait aussi peur à une partie de la population en Russie. Par exemple, les vols quittant la Russie et allant notamment vers la Turquie ayant été pris d'assaut ce mercredi. Troisième annonce maintenant, celle-ci, je vous en ai parlé déjà un petit peu hier.

Vladimir Poutine a confirmé que quatre référendums d'indépendance allaient être organisés fin septembre dans quatre régions ukrainiennes qui sont actuellement contrôlées par l'armée russe. Certains en Occident appellent ça en fait des référendums d'annexion. Le but, c'est de demander à la population si elle veut être rattachée à la Russie. Sachant donc que l'Ukraine, comme les pays occidentaux, dénoncent ce vote qui est donc à caractère illégal puisque la Russie, finalement, organise en Ukraine un référendum, le tout donc sans l'autorisation de l'Ukraine.

Alors, entre la mobilisation de l'armée mais aussi donc ces référendums, c'est une sorte de montée en tension avec ce discours de Vladimir Poutine qui a forcément déjà fait beaucoup réagir. Il faut bien comprendre que ce discours se fait dans un contexte où, ces derniers jours, l'Ukraine a réussi à reprendre le contrôle d'une partie de son territoire à l'Est. Et puis, par ailleurs, c'est un contexte où se tient depuis lundi l'Assemblée Générale de l'Organisation des Nations Unies à New York. Et sur place, l'Ukraine et ses alliés occidentaux tentent de rassembler le plus de pays à leur cause.

Ce mardi, notamment, le président français Emmanuel Macron a prononcé un discours à la tribune de l'ONU. Il a dénoncé, je cite, « un retour à l'âge des impérialismes et des colonies avec cette guerre ». Il a également appelé un certain nombre de pays de l'hémisphère sud qui, pour beaucoup, n'ont pas pris position dans cette guerre, à prendre position donc contre la Russie et à choisir, selon lui, la paix face à la guerre.

Ça illustre un sujet plus large, le fait qu'à l'échelle internationale, certes, les pays occidentaux dénoncent et sanctionnent la Russie, mais un certain nombre d'autres pays n'ont pas pris position très clairement sur le sujet, ce qui montre bien qu'à l'échelle internationale et dans d'autres pays du monde, les rapports de force sont assez différents. En tout cas, suite à tout cela, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déclaré dans une interview « ne pas croire à l'utilisation d'armes nucléaires par la Russie ».

En tout cas, après plusieurs mois où les lignes n'ont pas trop bougé depuis quelques semaines, on voit que les choses évoluent avec la reprise en contrôle de territoire par l'Ukraine, mais aussi donc ce discours de Vladimir Poutine aujourd'hui. Les événements ces derniers jours risquent d'être donc très très importants et on en reparlera donc évidemment de façon très attentive dans les prochains jours. Avant de passer aux actualités, en bref, très rapidement, je voulais juste revenir sur une actu qu'on a évoquée hier, c'est la question des mesures que les universités vont ou pourraient prendre face à la flambée des prix de l'énergie.

Alors, Étienne Perra, qui est le vice-président de l'Université de Lille, a réagi sur Twitter en précisant que, contrairement à ce qu'avaient annoncé plusieurs médias, pour l'instant, aucune mesure de cours à distance ou de cours suspendus n'avait été prise par l'Université de Lille. Cela dit, dans un tweet, il a aussi expliqué qu'au vu de l'urgence de la situation, il ne pouvait plus exclure de prendre certaines mesures, comme par exemple des mesures qu'a pu prendre l'Université de Strasbourg.

Je vous en parlais hier, en effet, l'Université de Strasbourg a annoncé l'allongement des vacances cet hiver d'une semaine, ainsi qu'une semaine de cours à distance pour faire baisser donc la facture d'énergie. Voilà, petite précision pour ceux qui sont étudiants à l'Université de Lille, ça me semblait important de le préciser aujourd'hui. Alors, dans les actualités, en bref, très rapidement, d'abord, cette première information en France, le chef du parti Europe Écologie Les Verts, Julien Bayou, qui est aussi député en France, est visé, en fait, actuellement par des accusations de violences morales sur son ex-compagne.

En gros, une autre députée du parti Europe Écologie Les Verts, Sandrine Rousseau, a expliqué, dans l'émission C'est à vous, avoir échangé avec l'ex-compagne de Julien Bayou et elle évoque, je cite, des comportements de nature à briser la santé morale des femmes. Alors, suite à ces propos, notamment de Sandrine Rousseau, mais aussi un article du Canard Enchaîné, eh bien, Julien Bayou a annoncé se mettre en retrait de la coprésidence du groupe écologiste à l'Assemblée Nationale, le temps qu'une enquête interne soit menée.

C'est donc une nouvelle affaire qui embarrasse les partis politiques de la NUPES, donc l'alliance de partis politiques à gauche, le tout quelques jours après les accusations de violences conjugales visant Adrien Quatennens, député et coordinateur de la France Insoumise, qui est donc le parti de Jean-Luc Mélenchon. Alors, ce mercredi, plus de 500 militantes féministes ont signé une pétition dans le journal Libération pour dénoncer, je cite, un système de protection des agresseurs en politique. Si jamais vous voulez voir la tribune, je vous mets le lien directement en description.

Deuxième actualité, très rapidement, en une phrase, des vaccins contre le coronavirus qui protègent plus spécifiquement contre le variant Omicron viennent d'être approuvés en fait par la Haute Autorité de Santé. Alors, selon Bruno Lina, qui est virologue et membre du Conseil scientifique, eh bien, ces vaccins bivalents pourraient réduire de 40 à 50 % le risque de transmission du variant Omicron. Je le rappelle, le variant Omicron de ce que l'on sait aujourd'hui est beaucoup moins mortel. Ça, c'est donc une bonne nouvelle. Mais par contre, eh bien, il est beaucoup plus contagieux. Alors, ce vaccin devrait arriver en France en octobre.

Cela dit, il n'y a pas de nouvelles obligations ou de nouvelles règles qui a été annoncée par le gouvernement. Mais voilà, je vais quand même vous tenir au courant sur tout ça. Autre actualité, la pilule du lendemain, un moyen de contraception d'urgence, donc, qui permet d'empêcher une grossesse jusqu'à 24 heures après un rapport sexuel non protégé, sera désormais gratuite dès 2023 pour toutes les femmes. Et ce, alors que jusqu'ici, c'était uniquement gratuit pour les personnes mineures. C'est ce qu'a annoncé le ministre de la Santé, François Braun, dans une interview qui a été publiée ce mardi dans le Média 20 minutes.

C'est donc un changement assez important puisque jusqu'ici, pour les femmes majeures, le prix variait entre 3 et 20 euros. Par ailleurs, autre mesure, François Braun a annoncé que le dépistage des infections sexuellement transmissibles comme la chlamydia ou encore la gonocoque deviendrait gratuit et sans ordonnance partout pour tous les moins de 26 ans. Et ce, alors qu'actuellement, c'est surtout le cas pour le dépistage du VIH. Voilà, là aussi, je me voulais plus d'informations. Je vous mets le lien directement en description. Voilà, c'est la fin de ce résumé de l'actualité du jour.

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