La relève agricole est là ! | Emmanuel Macron
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00Emmanuel MacronFait
« C'est une première ce qu'on a fait, ce que vous avez fait. »
- 2:00Emmanuel MacronFait
« Si c'est Français le voilà, si c'est pas Français, je peux manger aussi européen, il n'y a pas de problème, mais je le sais. »
- 3:00Emmanuel MacronFait
« Le combat pour la planète, si on le gagne. »
- 4:00Emmanuel MacronFait
« On va faire avec la DGCCRF, le problème c'est que la CCRF, c'est très compliqué d'aller sanctionner. »
- 5:00Emmanuel MacronFait
« Les gens qui sont dans des bureaux à Paris ne peuvent pas décider de la vie au quotidien et des nuits des gens qui ne sont pas dans ces bureaux. »
- 6:00Emmanuel MacronFait
« Moi je suis pour qu'on laisse aux gens la possibilité d'effaroucher. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Vous voulez qu'on aille déjeuner ? Il n'y a pas de protocole hein. C'est très sympa.
Donc vous avez toutes vos bêtes ici ? Oui. Et alors vous valorisez l'aval ?
On valorise oui, on fait du Saint-Nectaire. Et c'est vous qui le faites vous-même ? Oui.
En fait sur le GAEC les deux groupes se séparent le travail. Ah d'accord. Et votre papa déjà faisait le Saint-Nectaire ou il ne faisait que le lait ?
Alors il faisait déjà une production fermière qui s'appelait ... qui était du Saint-Nectaire, mais le cahier des charges n'était pas encore...
Il y a une partie si vous voulez, où on fabrique le fromage et qui est vendu on va dire une semaine après en blanc à un affineur, qui lui va être chargé de le vendre en grandes surfaces, mais vous avez aussi des agriculteurs comme nous qui suivent la chaîne du début à la fin. C'est-à-dire qu'on fait notre produit. Et vous valorisez beaucoup mieux dans ce cas là ?
Évidemment il n'y a pas d'intermédiaire. On sera là, en tout cas moi, je voulais rendre hommage à la profession et au boulot qui a été fait sur les filières, c'est une première ce qu'on a fait, ce que vous avez fait. Donc on ne lâchera rien.
C'est de dire : "Si c'est Français le voilà, si c'est pas Français, je peux manger aussi européen, il n'y a pas de problème, mais je le sais." Alors qu'aujourd'hui c'est noyé. Nous on va faire avec la DGCCRF, le problème c'est que la CCRF, c'est très compliqué d'aller sanctionner - on le sait très bien, vous le savez - sur la base d'une charte.
Après, le name and shame ça peut être aussi des appels au boycott et autres, il faut être concret. Le combat pour la planète, si on le gagne. Moi je pense que nos concitoyens sont de plus en plus sensibles à ça/ Qui va vouloir acheter du bœuf qui a fait des milliers de kilomètres ?
C'est lui qui va me remplacer. C'est lui ? Sur l'exploitation.
Mais il a peur avec le loup et tout ça et il a des incertitudes sur le mouton. Alors, bon le loup...
On sait pas faire avec le loup. Le loup, on va pas faire de l'élevage de loup. Parce que sinon on n'installera plus personne.
Mais je sais bien mais là-dessus ...
Déjà que l'élevage bovin c'est contraignant. Ne me racontez pas de la pipe, parce qu'il a déjà décidé de s'installer, il parle comme s'il avait déjà son troupeau, et il m'engueule. C'est une passion.
Je sais bien. Donc c'est pas ça le sujet, par contre...
C'est une passion. Mais c'est normal, ça, je le respecte. Et puis on ne va pas vous pourrir la vie.
C'est un engagement qu'il faut tenir, moi j'y suis attaché, et puis je pense vous aussi à la biodiversité, on va le tenir. Mais les gens qui sont dans des bureaux à Paris ne peuvent pas décider de la vie au quotidien et des nuits des gens qui ne sont pas dans ces bureaux. Moi je suis pour qu'on laisse aux gens la possibilité d'effaroucher.
C'est à dire de tenir loin des endroits où on a le troupeau, quand on sait qu'il y en a un qui rôde. D'abord de ne pas les réintroduire dans les endroits qui sont les plus intensifs, honnêtement en élevage. Merci, ça va ?
Ça va ? Vous êtes super d'attendre là dans le froid. Ça va mademoiselle ?
Vous allez bien ? Bravo Monsieur le Président. Non merci à vous, vous êtes adorables d'être là.
Alors allez-y, guidez-moi. Ça c'est une abondance. Et au niveau de l'alimentation, comme vous le voyez, on travaille avec une alimentation au foin.
Alors vous avez du foin et du regain. Voilà donc là en fait, moi je vais programmer la quantité et ça va fonctionner toutes les 3 heures. Et elles vont venir, et elles vont avoir leur quantité.
Et alors en fonction de qui arrive, la quantité est versée ? Alors non c'est moi qui décide, en fonction de qui arrive, avec le transpondeur, et après c'est moi qui vais décider suivant la production de lait et le stade de lactation. Ça fait partie des plaisirs d'un agriculteur, c'est la mise bas parce que, on va dire que vous vous mettez à rêver.
Vous avez une jolie petite femelle qui va naître, eh bien nous on fait des concours par plaisir, vous vous dites peut-être qu'un jour, je sais pas, j'arriverai à monter au salon à Paris avec cette bête là. Parce que j'ai travaillé la génétique, je connais sa grand-mère, voilà ...
Et donc c'est elle qui vient se ... ?
C'est elle qui décide oui. Le seul inconvénient de cette machine c'est qu'elle n'a pas été faite pour humains. Lunettes et moustaches.
Lunettes et moustaches. Ah là elle a les lunettes elle. Cela dit ...
Ah oui, non mais oui, c'est une montbéliarde celle là. C'est une montbéliarde. Elle a une lunette.
C'est une montbéliarde avec des lunettes, ce n'est pas une abondance avec les cheveux blancs. C'est comme nos parents nous ont fait c'est-à-dire c'est transmettre, donc on veut transmettre, et on veut que ça continue. Voilà c'est ça qui nous anime.
Au revoir Messieurs-Dames. Merci à la relève.
Emmanuel Macron