Conférence de presse de François-Xavier Bellamy du 25 avril 2024
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
bonjour à tous j'arrive à l'instant de Strasbourg pour la dernière plinière du Parlement européen très heureux de vous retrouver pour revenir sur ce ce discours de la Sorbonne grand discours de présentation du programme de Valérie ayet euh évidemment sur la méthode je commencerai par là nous ne sommes pas dupe je pense que personne n'est dupe c'est bien un discours de campagne c'est un acte de campagne nous reconnaissons tout à fait au président de la République comme à tout citoyen le droit de s'exprimer sur la politique national à la veille d'un débat électoral important mais il faut simplement que cela soit considéré pour ce que c'est c'est-à-dire un acte de campagne politique qui doit évidemment être décompté du temps de parole de la majorité présidentielle et de sa candidate aujourd'hui et qui doit évidemment être imputé en terme de compte de campagne au frais liés à cette à cette campagne encore une fois c'est c'est c'est tout à fait le choix d'Emmanuel Macron et il en a parfaitement le droit de s'exprimer pour prendre position mais qu'on ne nous fasse pas croire évidemment qu'on ne prétende pas nous faire croire et d'ailleurs vous l'avez tous dans les médias respectifs que vous représentez vous l'avez tous évoqué en ces termes qu'on ne nous fasse pas croire qu'il ne s'agit pas d'un moyen pour Emmanuel Macron de s'investir pour soutenir Valérie ayet dans une campagne difficile je crois que voilà c'est un c'est un choix qui qui doit seulement être assumé comme tel et le président Éric chotti a écrit en ce sens à l'arcom et à la commission nationale des comptes de campagne pour pouvoir garantir la transparence nécessaire dans cette réintégration sur le fond maintenant évidemment le plus intéressant d'abord je crois nous pouvons le dire simplement ce discours ne changera rien il n'y a rien de nouveau rien que les Français n'est déjà entendu très souvent et je crois que les Français en réalité ont déjà tourner la page les mots d'Emmanuel Macron c'est simplement en creux les actes qu'il n'a pas eu et je pense que nous pouvons dire que aujourd'hui plus personne n'y croit le plus important dans ce discours me semble-t-il en réalité c'est ce dont il ne parle pas Emmanuel Macron parle de l'Europe depuis Paris moi je voudrais vous dire ce qu'on en dit à Strasbourg ce qu'on en dit de l'intérieur des institutions européennes d'où je reviens ce qu'on dit du président de la République au Parlement européen parce que pour nos partenaires européens la seule chose qui compte c'est la réalité des actes c'est la réalité du bilan or le en même temps macroniste c'est qu'il y a les discours à la Sorbonne et il y a les actes à Strasbourg nous partageons un constat oui bien sûr l'Europe est vulnérable et oui bien sûr l'Europe peut mourir mais qu'est-ce qui aujourd'hui rend l'Europe vulnérable qu'est-ce qui la menace et dont ce discours Nura en fait pas dit un mot il y a la question de la défense bien sûr et le président de la République a insisté sur ce point mais le fait est que la France a donné son accord pour baisser il y a 4 ans le Fond Européen de défense dans son budget et ses ambitions alors qu'il n'était déjà qu'une première brique très modeste de ce que l'Europe devrait faire nous proposons avec les républicains de tripler ce Fond Européen de défense et nous proposons en effet de le réserver à des entreprises d'industrie de défense européenne l'Europe est vulnérable dans la maîtrise de ses frontières mais là encore ce sont les députés macronistes qui auront combattu avec le plus de détermination contre la proposition que nous faisions de mieux protéger les frontièr extérieur de l'Europe avec des infrastructures physiques c'était la proposition du PPE de la droite européenne que l'Europe puisse effectivement protéger ce qu'Emmanuel Macron appelle des frontières comme bien commun et bien ces frontièresl elles ont été désarmées par la bataille livrée par les élus macronistes qui refusaient un financement européen pourtant demandé par 12 États-membres de l'Union européenne pour la maîtrise de leurs frontières et cette semaine encore hier pas plus tard qu'hier les élus macronistes ont voté en faveur du rapport porté par Sylvie Guillaume notre collègue socialiste qui rendra plus compliqué encore la protection de leurs frontières par les États-membres de l'Union européenne en créant plus de contraintes et plus de complexité ça n'est pas il y a longtemps c'est hier donc le fait est que la fragilité de l'Europe est alimentée par cet agenda idéologique l'Europe est vulnérable dans son économie et le décrochage économique évidemment est aujourd'hui une réalité pour bien des Français qui vivent l'appauvrissement du pays mais à quoi est-il dû il est dû dit le président de la République à la surcontrainte comment se fait-il alors que les macronistes ont voter là encore hier au Parlement européen une directive qui s'intitule devoir de vigilance porté par la gauche et par l'extrême gauche française qui va créer de plus en plus de contraintes de contrôle d'exigen de reporting pour nos entreprises en France et en Europe nous nous sommes opposés à à cet agenda parce que nous prenons au sérieux le danger de la surcontrainte comment Emmanuel Macron ose-t-il parler à Paris de ce que ses élus organisent à Bruxelles et à Strasbourg dans son énergie enfin l'Europe est vulnérable aujourd'hui et c'est vrai que là encore il y a de quoi sursauter en entendant Emmanuel Macron parler de l'Europe de l'atome quand il aura avec détermination fragiliser la filière nucléaire pendant les se années d'exercice de son mandat je dis bien les se années année parce qu'aujourd'hui est toujours en vigueur la programmation pluriannuelle de l'énergie qui impose à EDF de fermer 14 réacteurs nucléaires en plus des deux de Fessenheim qu'Emmanuel Macron et lui seul a pris la décision de fermer il aurait pu revenir sur cet accord passé entre les socialistes et les vers il l'a maintenu il est comptable de cette décision et là encore comment se fait-il que le premier bilan qu'Emmanuel Macron fait de ce travail européen au cours des dernières années ne soit pas pour assumer les erreurs qu'il a commise que sa majorité a commise en votant au Parlement européen contre la filière nucléaire à toutes les occasions possible lorsque nous défendions l'inclusion du nucléaire dans le plan r powereru ce sont les élus macronistes qui s'y opposaient avec les Verts avec les socialiste une fois de plus Emmanuel Macron parle de puissance qu'il nous faudrait retrouver mais pourquoi l'avons-nous perdu c'est ça la grande question la mise en scène d'Emmanuel Macron c'est celle du grand leader européen et la vérité la vérité terrible de cette action c'est que demain demain tombent les premières notations des agence qui pourrait dégrader la note de la dette française comment avons-nous perdu la puissance par le fait que aujourd'hui la France fait un record de déficit budgétaire hors période de crise par le fait que la France d'Emmanuel Macron c'est celle du record des dépenses publi en Europe c'est celle du record des prélèvements obligatoires dans le monde la France d'Emmanuel Macron c'est le pays malade de l'Europe et c'est ça dont tout le monde parle à Strasbourg et à Bruxelles la France d'Emmanuel Macron c'est un pays qui va être placé en procédure d'infraction pour déficit excessif par la Commission européenne et bien ce pays-là aujourd'hui il ne peut pas faire la leçon il ne peut pas prétendre fixer les règles de l'agenda européen parce que la France d'Emmanuel Macron c'est celle qui perd la maîtrise de son destin en réalité ce discours montre c'est le premier renseignement que j'en tire qu'Emmanuel Macron n'a pas changé sa seule réussite concrète depuis le premier discours de la Sorbonne si vous relisez le premier discours de la Sorbonne sa seule réussite concrète c'est d'avoir créé la dette européenne la seule chose qu'il est réussi à imposer en Europe c'est un emprunt commun et ce qu'il propose de nouveau la seule chose nouvelle qu'il lance dans ce discours de la Sorbonne ce nouveau discours de Paris c'est une nouvelle dette européenne le prétexte la première fois c'était le covid le prétexte cette fois-ci c'est la guerre en Ukraine je parle bien de prétexte parce qu'aucun pays européen dans cette période n'aura eu de difficultés à accéder par lui-même au crédit mais comme les crises se succèdent après le covid l'Ukraine il y aura d'autres crises bien sûr et donc chaque événement sera un nouveau prétexte et la vérité c'est que s'il suffisait d'emprunter s'il suffisait de s'endetter pour retrouver la puissance alors la France serait l'un des pays les plus puissants d'Europe mais c'est l'exact inverse qui se joue elle est aujourd'hui l'un des plus vulnérables et pour rembourser cet emprunt maintenant et là nous arrivons au point concret le plus marquant pour moi pour rembourser cet emprunt que propose Emmanuel Macron comme ses députés à Bruxelles et à Strasbourg comme Valérie AER qui a porté un texte au Parlement européen sur les nouvelles ressources propres il propose le président de la République de donner à Bruxelles une compétence fiscale à la majorité qualifiée ce qui veut dire que demain pour Emmanuel Macron Bruxelles devrait pouvoir créer de nouveaux impôts sans même l'accord du gouvernement français sans même l'accord de nos états sans le consentement de tous les états créer des ressources propres Emmanuel Macron dit et il répète je le cite elles ne pèseront pas sur les citoyens elles ne pèseront pas sur les Français mais l'argent magique ça n'existe pas et bien sûr que ça pèsera sur les français bien sûr comme le grand empreunt du plan de relance dont il se félicite encore aujourd'hui mais qui coûtera bien plus cher à la France qu'il ne lui a apporté Emmanuel Macron n'a pas changé et ce discours est une manière d'assumer son ancrage à gauche le comble d'ailleurs de l'absurd technocratique est atteint dans ce discours quand le président de la République décide depuis la Sorbonne que l'Europe doit être leader mondial dans cinq domaines spécifiques comme l'espace l'intelligence artificielle ou les ordinateurs quantiques mais on ne décide pas de devenir un leader mondial ça ne se décrète pas c'est ça qu'Emmanuel Macron ne comprend pas c'est l'impasse technocratique absolu celle qui consiste à croire que depuis un bureau à Paris on peut décider de retrouver le leadership la vérité c'est que si nous avons perdu le leadership si les améri aujourd'hui sont leaders par exemple dans les nouvelles technologies c'est par la liberté qu'il laisse à leur champions de se développer de se déployer nos champions à nous aussi ils sont là ils n'attendent pas qu'on décide pour eux ils attend seulement qu'on les libère des entraves de la technocratie qu'on les libère des entraves de la bureaucratie européenne ce dont Emmanuel Macron ne parle pas le plus important ce dont ce discours n'a pas parlé c'est de la lité qu'il faut retrouver en Europe retrouver une Europe de la liberté c'est la condition pour retrouver la prospérité c'est la condition pour retrouver la puissance une Europe qui laisse agir nos états dans la maîtrise de leurs frontières une Europe qui laisse nos entreprises innover et se déployer une Europe qui libère nos agriculteurs et là encore c'est nous qui aurons porté cette révision de la PAC enfin voté hier au Parlement européen malgré les manœuvres de dernières minutes de l'extrême gauche de la gauche des Verts et de Monsieur campfin président de la commission de l'environnement et député macroniste contre cette coalition de gauche nous assumons le vrai clivage européen le vrai clivage européen il est entre les socialistes et le PPE il est entre la gauche et la droite européenne nous voulons une Europe avec la droite européenne qui libère les énergie non pas une Europe qui prétend tout faire à la place de tout le monde mais une Europe qui décide de rationaliser son action de se concentrer sur sa véritable valeur ajoutée de sortir de l'inflation normative et de faire en sorte de multiplier des stratégies efficaces nous partagerons dans quelques jours notre projet pour l'Europe avec les républicains autour de notre liste avec Christophe gomard avec céinear avec qui je porte cette campagne depuis plusieurs semaines maintenant nous partagerons ce projet qui est je crois le seul à mettre au cœur du travail européen le sens de la liberté qui fait l'essence même de l'Europe qui fait l'esprit même de l'Europe et qui fait je crois aujourd'hui le grand vide et le grand manque de ce discours du président de la République qui laissera évidemment à tous les Français le sentiment d'un B dont il faut aujourd'hui faire l'inventaire et d'une page qui doit être tournée merci encore de votre présence et si vous avez des questions je suis tout à fait prêt à y répondre bien sûr bonjour vous avez parlé de Adrien bracher pour Marianne vous avez parlé de la valeur ajoutée de l'Union européenne et qu'il fallait se concentrer sur cette valeur ajoutée est-ce que ça veut dire que dans votre projet vous avez pour objectif de resserrer l'Union européenne autour d'un nombre restreint de compétences et de domaines de compéten est-ce que c'est ce qu'il faut une Europe réduite sur certaines compétences vraiment efficaces ce que nous voulons c'est lancer une révision générale des politiques européennes pour déterminer celles qui ont réellement en effet une valeur ajoutée sur le terrain et faire en sorte que l'Europe se concentre sur les missions où elle est réellement attendu et je crois qu'aujourd'hui on a vécu dans ce discours extrêmement long le symptôme d'une Europe qui se disperserait dans tous les domaines et sur tous les sujets là où au contraire je le redis prenez un exemple tout simple comme le spatial oui bien sûr l'Europe doit redevenir un champion du spatial mais qu'est-ce qui aujourd'hui empêche qu'arian ne soit compétitif et bien c'est le fait qu'on lui impose des conditions incroyablement contraintte de construction de ses lanceurs de construction de son modèle économique et qu'à la fin après l'avoir privé de sa compétitivité elle se retrouve incapable de concurrencer les autres champions mondiaux y compris des champions privés extra européens et donc on voit bien que le vrai sujet c'est que l'Europe laisse travailler ceux qui sont capables effectivement de la porter le plus loin depuis depuis nos no nos champions industriels jusqu'au jusqu'aux agriculteurs qui produisent l'alimentation dont nous avons besoin les les les Européens aujourd'hui ne demande pas plus de subventions plus d'emprunts plus d'impôts européens il demandent au contraire qu'on les laisse travailler qu'on les laisse créer qu'on les laisse innover et c'est je crois là-dessus que l'Europe doit se concentrer dans les années qui viendront ça fait 2 ans qu'avec le PPE nous demandons ça n'est pas nouveau pour nous ça fait 2 ans que nous demandons un moratoire législatif pour commencer par faire l'étude d'impact des législations déjà votées corriger ce qui doit l'être supprimer ce qui doit l'être prolonger ce qui doit l'être et aujourd'hui évidemment nous sommes à ce rendez-vous de crédibilité au seuil du prochain mandat oui Antony Rodriguez vous avez dit que prochainement vous allez présenter votre projet est-ce que vous pouvez être plus précis ce sera au début du mois de mai euh la date vous sera communiquée très bientôt bonjour Victor boit à Libération euh vous expliquiez il y a quelques jours à nos confrères de PlayBook euh vouloir avancer sur une réforme de la Commission euréenne est-ce que vous pouvez déjà un petit peu donner quelques pistes sur ce sujet moi j'ai été frappé de ce que le discours de la Sorbonne ne contient aucune proposition institutionnelle Emmanuel Macron commence par dire que nous n'avons pas progressé sur le chemin de l'Europe démocratique j'observe qu'il en est directement responsable je me permets de le dire par parenthèse parce que c'est lui qui a tué le processus qui fait que le candidat tête de liste de la force politique européenne qui arrive en tête des élections devenait président de la Commission européenne c'était une mesure de transparence c'était un un accord entre les institutions qui permettait de garantir aux citoyens qu'il pouvaient voter pour le président ou la présidente de la Commission européenne aujourd'hui ce processus a été détruit d'abord par Emmanuel Macron et Victor Orban en 2019 et j'observe qu'encore une fois ce recul démocratique c'est à lui que que nous le devons moi je crois que aujourd'hui l'institution la plus euh euh la plus la l'institution qui qui représente le le le problème le plus le plus important dans le fonctionnement européen c'est d'abord la commission non pas d'abord par les personnes qui la constituent mais d'abord par les conditions de sa construction et il me semble qu'aujourd'hui nous devons sortir de cette situation où la Commission européenne est constituée de de responsables qui ont des engagements politiques radicalement différents et souvent divergents des profils des horizons qui ne créent pas de cohérence l'exécutif européen en est dans son ensemble fragilisé et c'est du coup d'une d'une certaine manière vers une dérive technocratique que la Commission finit toujours euh par par par sans liser et donc je crois que aujourd'hui il faut effectivement que nous soyons capable de de revenir sur euh les conditions de construction de la Commission européenne si les traités devaient être reouverts en tous les cas ce serait pour nous la la priorité certainement pas de travailler sur les conditions d'élection du Parlement européen Emmanuel Macron parle de liste transnationale ce serait le plus sûr moyen d'éloigner encore l'Europe des citoyens de de nos pays là encore quelle déconnexion moi pendant 5 ans j'ai été partout en France pendant 5 ans j'ai été rencontré les Français je n'ai jamais rencontré un citoyen en France qui m''est dit je rêverais que sur la liste pour laquelle je vais voter il y ait un candidat portugais letton estonien j'ai entendu en revanche les Français me dire sans cesse que l'Europe était trop loin d'eux qu'elle était trop lointaine qu'il ne pouvait pas savoir exactement qui décidait de leur destin je n'ai pas rencontré de Français qui me disent que l'Europe était trop proche d'eux et qu'il fallait élargir encore le la perspective c'est vraiment encore une fois une idée totalement théorique qui ne se réalisera pas qui ne s'est pas réalisé qui était déjà déjà présente dans le premier discours de la sbonne et je crois que malheureusement notre notre but c'est de faire l'exacte inverse aujourd'hui c'est de réussir à rapprocher l'Europe des Français ça suppose non pas d'abord de changer les règles d'élection du Parlement mais ça suppose de réviser les conditions de construction de la Commission européenne bonjour Alexis cuvier de BFM TV pour poursuivre un peu sur la première question est-ce que vous êtes d'accord en partie en tout cas avec ce que dit le président lorsqu'il évoque la nécessité de travailler de façon plus resserrée sur les sujet d'immigration ou de lutte contre le terrorisme peut-être dans une structure politique nouvelle au sein de l'Europe nous nous croyons que les États doivent garder la maîtrise de leur politique migratoire et nous ne croyons pas un instant à l'idée qu'il faudrait confier à Bruxelles l'autorité pour répartir des migrants arrivés illégalement dans nos pays c'était le grand projet d'Emmanuel Macron en matière migratoire la relocalisation obligatoire des migrants nous avons écarté ce danger dans le cadre du vote sur le pacte asile et immigration nous devons aller encore plus loin pour garantir que nos pays c'est le sens de notre opposition à ce rapport Guillaume que j'évoqué à l'instant que nos pays ne soient pas euh dépossédés de la capacité de maîtriser leurs frontières y compris en terme de sécurité et de lutte contre le terrorisme puisque vous y faisiez référence nous étions avec Eric Coti il y a quelques jours à Menton à la frontière franco-italienne où nous avons pu pu mesurer directement avec le le général gomard la réalité d'une situation qui met en danger la France et les Français parce que nos forces de police ont été empêché par le Conseil d'État sur la base d'une jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne de filtrer efficacement les frontières pour détecter des profils qui seraient susceptibles d'être dangereux il n'est plus possible au policiers et aux gendarmes français de refouler systématiquement les personnes qui cherchent à rentrer clandestinement sur le sol de notre pays pour chacune d'entre elles il faut désormais faire un dossier de demande de réadmission avec une procédure des délais qui complique évidemment massivement le le travail des policiers et des gendarmes sur le terrain et ça cré évidemment ça ajoute encore au au danger au risques terroristes qui peut peser sur sur notre pays donc on voit bien qu'il faut sortir de cette de cette spirale et et le vrai grand problème encore une fois je le redis c'est que sur ce sujet comme sur tant d'autres les élus macronistes auront contribué à ce désarmement de notre état sur le plan de la protection de nos frontières nationales et européennes Valérie a est rentrée dans cette campagne en disant qu'elle votait 90 % avec les socialistes c'est effectivement ce qui s'est produit encore cette semaine à Strasbourg avec le vote de ce rapport Guillaume qui va rendre encore plus difficile pour nos états la possibilité de ses contrôles je crois que malheureusement c'est exactement l'impasse dans laquelle aujourd'hui la France s'engage et l'Europe avec elle et dont il faut sortir au contraire oui je vous en prie Emmanuel Macron dans son discours a parlé de comment défendre ldia rouge pour LCI TF1 Emmanuel Macron dans son discours a parlé de comment défendre l'Europe notamment face à la Russie avec cette idée d'un bouclier européen est-ce que pour vous la défense européenne est également un rendez-vous manqué d'Emmanuel Macron et qu'est-ce que vous proposez nous avons évidemment besoin de travailler ensemble à une meilleure défense du continent européen parce que le monde se réarme et que nous voyons bien les menaces géopolitiques de plus en plus nombreuses qui pèsent sur nos pays et donc le constat nous le partageons je regrette à l'ône de ce constat je regrette que le gouvernement français encore une fois j'étais rapporteur du Fond Européen de défense et choisit au conseil de soutenir la diminution massive du budget de ce Fond Européen de défense au début de ce mandat on voit bien que la lucidité malheureusement n'est venue qu'après la crise et elle vient d'une certaine manière trop tard aujourd'hui le grand défi pour nous c'est de faire en sorte de renforcer notre industrie de défense nous n'aurons jamais c'est le président de la République qui avait agité cette idée il ne la pousse plus aujourd'hui nous n'aurons jamais une armée européenne et nous ne devons pas aller dans cette direction parce que nos modèles d'armées sont très différent parce que l'armée c'est le lieu régalien par excellence et donc le lieu de l'expression démocratique souveraine et nous croyons à la nécessité de respecter la diversité des pays européens leur souveraineté la singularité de leur vision géopolitique qui est parfois encore une fois je le redis de leur modèle d'armée de leur modèle institutionnel en revanche nous devons travailler ensemble à une plus grande autonomie de notre industrie de défense et notre première proposition avec les républicains c'est de multiplier par 3 le budget du Fond Européen de défense de le réserver ce qui n'est pas le cas aujourd'hui à des entreprises européennes d'industrie de défense de faire en sorte par ailleurs que l'Europe puisse devenir par des coopérations renforcé un pilier européen au sein de l'OTAN puisse constituer un pilier capable d'intervenir de manière autonome et et là encore je le redis nous nous ne sommes pas dans la provocation absurde nous ne dirons pas que comme le président de la République ait fait que l'OTAN est en état de mort cérébrale je crois que cette perspective avait avait malheureusement fait largement reculer la la la voix française sur les questions de de défense européenne nous devons prendre au sérieux la nécessité de de de de ce lien avec l'OTAN qui constitue le modèle de sécurité pour l'immense majorité de nos partenaires européens mais constituer un pilier autonome européen dans l'OTAN qui permettra de garantir la la défense de nos pays face au face aux menaces qui se dessinent je sais pas si Christophe tu veux ajouter quelque chose peut-être une dernière question si vous le souhaitez oui oui bonjourmichelam nouvel économist le président a aussi évoqué la la géopolitique bonjour la géopolitique qui transforme les règles de l'économie les matières premières il y a quelques années étaient facilement accessibles l'OMC n'est plus respecté par les deux principaux géants de l'économie alors est-ce j'imagine vous êtes probablement d'accord sur le constat mais qu'est-ce que vous feriez pour de l'Intérieur changer ses règles qu'est-ce qui est possible le constat nous le nous le nous l'avons formulé nous aussi j'ai eu l'occasion de le dire à à de nombreuses occasions et tout récemment encore à l'occasion d'un d'un débat au MDEF devant les chefs d'entreprise nous voyons bien aujourd'hui que effectivement le commerce mondial est de vevenu le lieu de tension de plus en plus forte face à cela je crois il y a deux réponses qui doivent être apporté de manière simultanée la première c'est de sortir de la naïveté et la naïveté elle se trouve dans le fait de continuer par exemple de signer des accords commerciaux qui n'implique pas de Claus de réciprocité comme les élus macronistes l'ont fait au cours du dernier mandat la naïveté elle veut dire le fait de continuer à garder nos marchés ouverts quand les marchés de nos partenaires eux sont très largement fermés et c'est cette situation de naïveté qui nous conduit à multiplier les les dépendances dépendan sur le plan alimentaire rappelons que la balance agricole française est devenue déficitaire depuis 2019 si l'on retire les vins et les spiritueux nous perdons donc aujourd'hui notre sécurité alimentaire dépendance en matière énergétique avec la fragilisation de notre filière nucléaire qui contribue à la dépendance européenne en matière de gaz notamment dépendance industrielle nous voyons bien aujourd'hui que l'Europe est en train de devenir un continent qui risque de sortir de l'histoire et d'être sur le bord du chemin des grandes évolutions mondiale donc oui il faut sortir de la naïveté je crois qu'aujourd'hui la première menace pour l'industrie européenne c'est la stratégie de surproduction chinoise et nous n'avons aucune difficulté pour dire qu'aujourd'hui le défi c'est de nous affranchir de ces règles de l'OMC donc vous l'avez dit il n'y a plus que l'Europe qui les pratique assidument et notamment de commencer par taxer ou imposer des quotas aux importations de produits en provenance de Chine on peut penser au panneaux solaires on peut penser au véhicules chinois c'est ce que font les États-Unis qui ont compris évidemment l'ampleur du bras de fer qui est en train de se de se dessiner donc ça c'est le c'est le premier sujet mais le deuxième élément de la réponse et dont Emmanuel Macron je le redis n'a jamais parleré aujourd'hui parce qu'en réalité il ne l'a jamais fait le deuxième élément de la réponse c'est de libérer les énergies qui se déploient dans notre monde économique et aujourd'hui nous ne pourrons simplement jamais rivaliser avec la Chine mais aussi avec les États-Unis avec les grands producteurs mondiaux si nous continuons d'imposer toujours plus de contraintes de complexité de charges de fiscalité à ceux qui produisent en Europe c'est tout simplement impossible on a mis des semelles de plomb à nos producteurs européens et en particulier en Europe à nos producteurs français par les fait des surtransposition que le gouvernement et sa majorité n'auront cessé de de multiplier Bruno Lemer hier parlait de de simplification en montrant une fiche de paye dont 20 lignes avaient été réduites à une seule mais la vérité c'est qu'on a simplement fait disparaître la distinction des taxations qui pèse sur le travail d'un salarié aujourd'hui en France qui sont encore une fois les plus élevés au monde les prélèvements obligatoire en France font de notre pays le champion du monde des impôts et des charges et et c'est ça qui évidemment fragilise la compétitivité de notre pays au point que le vrai record me semble-t-il le plus important pour comprendre la situation de la France en Europe et dans le monde c'est que nous sommes arrivés l'an dernier au record historique de déficit commercial 100 milliards d'euros si l'on excepte le record constitué l'année précédente qui était caractérisé par l'explosion des coûts de l'énergie 100 milliards d'euros de déficit commercial c'est ce qui explique à soi seul que la France aujourd'hui soit le pays le plus vulnérable en Europe parce que nous avons imposé tant de contraintes à ceux qui produisent chez nous que nous sommes contraint maintenant de reposer tout notre effort sur une production extra européenne ou une production extérieure à nos frontières française la vérité c'est que la France est en train de devenir un pays de consommateur qui ne produit plus et qui finance avec de la dette publique son déficit commercial et ça encore une fois c'est ce gouvernement qui en assume une immense responsabilité dans le prolongement des 5 années de François Hollande au pouvoir 5 années au cours desquelles Emmanuel Macron a été secrétaire général adjoint de l'Élysée en charge de l'économie puis ministre de l'économie c'est le bilan du macronisme c'est le bilan de 7 ans voire de 12 ans d'Emmanuel Macron au pouvoir et c'est exactement de cela qu'il faut sortir malgré cette loi de la jungle qui s'impose aujourd'hui dans le commerce mondial l'Europe est restée excédentaire commercialement et nous sommes déficitaires commercialement ce qui nous met évidemment très loin d'être en mesure de faire la leçon à nos voisins européens donc je crois qu'il faudrait commencer par regarder lucidement ce défi si nous voulons garder notre souveraineté si nous voulons rester des démocratie il nous faut produire ce dont nous avons besoin nous le disons depuis 5 ans c'était le cœur de la campagne que nous avons mené en 2019 c'est le cœur des batailles que nous aurons porté au Parlement européen mais pour pouvoir y parvenir il faut pas seulement sortir de la naïveté il faut pas seulement être capable de protéger le marché là où il faut de la concurrence déloyale il faut cesser d'organiser cette concurrence déloyale par les règles et les contraintes unique au monde que nous imposons à ceux qui font sur notre sol d'où cette insistance sur la liberté qui me paraît au cœur de l'urgence y compris pour le monde économique aujourd'hui merci encore en tous les cas de votre présence aujourd'hui merci beaucoup
François-Xavier Bellamy