Secret de Carrière : la Démission Silencieuse
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Les amis, bien le bonjour. L'une des grandes tards de l'économie aujourd'hui, c'est ce qu'on appelle la démission silencieuse, le silent quitting ou le silent resignation, des fois on dit ça. C'est des gens qui travaillent, mais qui ont démissionné, démissionné dans leur cœur. Ils font le minimum, ils sont là pour l'argent, et puis ils font vraiment le minimum en dessous duquel ça serait du vol, voire même certains, ils ne font rien du tout. Et puis, attendre la paie à la fin du mois, puis c'est tout. Les chiffres sont assez effrayants.
J'ai vu des chiffres sur TechTarget, 70% des employés ont connu au moins une phase dans leur vie professionnelle de silent quitting ou bien de, comment on appelle ça, démission silencieuse. Et certains, 36%, disent que maintenant, ils sont en train de vivre à travers cette phase. Donc, imaginez une compagnie où plus de tiers des employés sont en train de faire le minimum syndical et moins. Pourquoi les gens font ça ? Alors, ça m'est arrivé, ça m'est arrivé aussi, je ne suis pas meilleur qu'un autre. Ça m'est arrivé, je vais vous dire pourquoi je l'ai fait. Je me souviens, je travaillais dans une entreprise et au bout d'un moment, je maîtrisais tous les produits.
Je maîtrisais des relations avec des clients extrêmement critiques, extrêmement importants. Je m'étais attelé à énormément de projets que j'avais tous réussis. J'avais une excellente réputation dans la compagnie, mais en dehors de celle-ci. Ça signifie avec les partenaires, avec les clients. Et je commençais réellement à être perçu et vu comme un senior. Et puis, à mon niveau, ce qui se passait, c'est que je commençais à utiliser 5% de mes ressources mentales, voire des fois moins, pour faire ce travail. Pour lequel je me donnais à fond. Il m'arrivait de travailler le soir, il m'arrivait de travailler le week-end. Je lisais mes emails même pendant que j'étais en vacances.
Quand il y avait un truc urgent ou un problème, je pouvais répandre à tout moment. Je pouvais répandre un 1er janvier, je pouvais répandre un 25 décembre. J'étais là tout le temps. Au bout d'un moment, j'ai évolué, au bout de quelques années. Chaque année, compter double ou triple parce que j'étais réellement en train de délivrer à fond. Donc, en un mois d'expérience, j'en gagnais 2 ou 3. Et puis, j'arrive à un moment où j'ai envie d'évoluer. J'ai envie d'évoluer, mais aussi j'ai besoin d'évoluer. Parce que quand on reste longtemps au même endroit et qu'on n'évolue pas, ce qui va se passer, c'est qu'on est en train de tuer son CV. On est en train de tuer son profil.
Parce que plus tard, si on veut aller ailleurs ou qu'on doive aller ailleurs parce que la compagnie ferme, on nous met à la porte, eh bien, ce CV qui est réellement notre gagne-pain, qui est notre manière de nous vendre et de nourrir notre famille, eh bien, ce CV-là, il aura un défaut, il aura un red flag, un drapeau rouge. Ça signifie qu'il y aura quelqu'un qui dira, mais pourquoi ce gars, il a passé autant d'années dans la même compagnie et puis il n'a pas bougé. Donc, c'est vrai que ça peut devenir un red flag. Quoique, personnellement, quand je lis les CV, j'en ai lu des tonnes.
Il faudrait que je vous en parle à l'occasion parce que très souvent, je travaille comme consultant et j'ai aidé les compagnies à recruter. Donc, j'avais l'habitude de faire des entretiens d'embauche à des gens et puis de lire leur CV aussi. Ma parole n'a jamais été absolument décisive dans un sens ou dans l'autre pour recruter quelqu'un, mais elle pesait lourdement. Mais il est arrivé que des fois, on ait recruté des gens pour une raison ou une autre, contrairement à ce que j'avais dit. Mais pour vous dire, j'ai une très grande expérience des entretiens.
Mais en tout cas, personnellement, aujourd'hui, je ne vous montre pas que si je regarde le CV de quelqu'un qui n'a pas évolué pendant quelques années, je vais regarder si c'est un Renoir ou un Rebeu ou quelque chose comme ça. Parce qu'en général, si je vois qu'ethniquement, il appartient à ces catégories-là, ça peut déjà être une justification assez large pour expliquer pourquoi il n'a pas évolué. Une très grande partie des compagnies, vous regardez même en France, il y a beaucoup de compagnies, des grandes, qui ne recrutent pas du Rebeu ou du Renoir. C'est très simple, vous regardez juste les têtes qu'il recrute et vous allez tout de suite vous rendre compte que vous avez zéro chance.
Alors, revenons à l'histoire de la démission silencieuse. Donc je disais qu'à un moment donné, est arrivé un email de ressources humaines qui était distribué à toute la compagnie et c'est écrit « Il y a deux postes qui s'ouvrent » et c'était des postes qui correspondaient exactement à ce que je voulais. Ça aurait été une évolution logique par rapport à ce que je voulais. Donc, qu'est-ce que j'ai fait ? Je me suis dit « Waouh, c'est génial ! » Je réponds à mon HR, je dis « Qui recrute ? » Elle me dit « Untel ». Bon, voilà, je lui envoie un email, il me répond dans la demi-heure et en convient d'un rendez-vous le lendemain matin.
Le lendemain matin, je le rencontre et je vois que monsieur joue les lointains. Il est bien froid, il est un petit peu distant. Alors moi, j'essaye de neubler la conversation, j'essaye de lui tirer les verres du nez, j'essaye de parler. Mais il y a un malaise, je le sens depuis la première minute. Et à un moment donné, il va réfléchir puis il va balancer ceci. Il me dit « Oui, je voulais dire que ces rôles ont déjà été donnés. » Il me dit « Depuis hier ? » Non, non, non, pas depuis hier, parce que l'annonce venait de tomber. Il me dit « Ils ont déjà été donnés un tel et un tel, mais voilà, pour la régularité, on a dû les publier. » Pour la régularité, on a dû les publier.
Donc, ça vous montre le niveau de leur compas moral. Ça signifie, j'ai grandi en cité, j'ai vu des voyous avec plus de valeur morale. Ces gens, c'est tout pour eux, rien pour les autres, en fait. C'est-à-dire qu'il avait deux postes, il aurait pu donner un contre de l'argent, donner un à un cousin à lui, donner un, comme c'est souvent dans les entreprises, sur les lits de la fornication, il aurait pu faire ça, mais laisser au moins un autre poste, peut-être à la loyale, pour des connards comme moi, peut-être. Alors, j'ai été estomaqué. Et oui, pour la régularité.
Donc, j'ai compris que, de toute façon, dans la compagnie où j'étais, les évolutions, les progressions, se distribuaient sur des bases qui n'ont rien à voir avec la performance au travail, qui n'ont rien à voir avec le sérieux, qui n'ont rien à voir avec les résultats, qui n'ont rien à voir, même si on peut rapporter de l'argent à la compagnie, ça n'a rien à voir. Ce qui est important, c'est d'autres performances qui se passent dans des bars, qui se passent dans des lits, qui se passent ailleurs, mais pas nécessairement dans la compagnie. Donc, qu'est-ce que j'ai fait à partir de là ? Je suis rentré dans la démission silencieuse.
Ça signifie, j'avais envie de claquer ma démission le jour même. Sauf que, j'étais surpris, j'étais déçu, profondément déçu. Et ce que j'ai fait, c'est que je suis rentré dans une démission. Ça signifie, je faisais le minimum, vraiment le minimum légal. Je ne regardais plus mes emails le week-end, je les regardais du lundi au vendredi, aux heures de bureau. Si un email arrivait, puis il est 15h, bon, je te répondrai demain, ou je te répondrai quand je peux. Si quelqu'un dit, oui, c'est urgent, il écrit un email, le sujet urgent, urgent, bon, plus c'est écrit urgent, moins vite, je vais te répondre.
Quand des gens commençaient à interagir, oui, s'il te plaît, fais ceci, fais cela, ou aide-moi avec ça. Premier email, je réponds au bout d'une heure. Deuxième email, je réponds au bout de deux heures. Troisième email, je réponds demain. Quatrième email, je répondrai le surlant demain. En fait, j'avais une sorte de fonction exponentielle. Plus les emails arrivaient de quelqu'un, plus le temps entre les deux emails de réponse était long. Ça veut dire que pratiquement en 15 emails, franchement, je pouvais te dire que ma fonction, en 15 emails, l'âge de l'univers n'aurait pas suffi pour obtenir une réponse. Et j'étais comme ça. Donc, c'est le dégoût.
C'est comme ça que les compagnies poussent leurs employés à ce genre de situation. C'est par le dégoût. C'est en créant ce dégoût où tu as envie de vomir quand tu les vois. Où tu réalises que tu es avec des gens qui ne pensent qu'à leur gueule, qui ne pensent qu'à eux-mêmes. Et que franchement, que tu travailles à fond. Ou que tu ne travailles pas du tout. Que tu regardes la télé. Ou que tu es en train... Pardon. Donc, tu es en train de te défoncer pour la boîte. Franchement, c'est exactement la même chose. Et quand il s'agira de promotion ou de prime ou de quelque chose comme ça, ça ne viendra pas du côté du travail. Juste, rassure-toi, ça ne viendra pas de cette manière.
Donc, à ce moment, qu'est-ce qu'on fait ? On se déconnecte. Moi, je suis là, d'accord. Vous savez me trouver. Vous avez mon email. Vous savez me trouver sur le chat. Quand vous avez besoin de moi, vous me contactez. D'ici là, foutez-moi la paix. Voilà. Donc, je suis rentré dans cette logique-là. Et malheureusement, ça devient... Là, c'est juste un cas que je vous raconte personnel. Mais 36% des employés aujourd'hui sont dans cet état. Un sur trois a une histoire horrible à raconter. Sur le téléphone que j'ai donné, celui-ci, je commence à recevoir... J'ai répondu à des centaines de personnes. Je commence à recevoir des milliers de messages.
Il y a plein de gens qui me disent « Tiens, on dirait qu'on a travaillé dans la même compagnie. » Parce que ce qu'on est en train de voir aujourd'hui, c'est qu'on est en train de voir une généralisation de ce genre de comportement. J'ai reçu même, j'ai au moins six ou sept PDG de compagnie qui m'ont écrit pour me dire « J'ai écouté tes vidéos, je suis très inquiet. » Parce que ce genre de phénomène-là, je dois les avoir dans ma compagnie. Je fais comment ? Voilà le problème. C'est que ça ne vient pas nécessairement du PDG. Ça ne vient pas nécessairement de tout en haut. Lui, il ne veut pas que ça fonctionne comme ça, souvent.
Parce que ce n'est pas dans son intérêt que ça fonctionne comme ça. Ce n'est pas dans son intérêt d'avoir le tiers de sa masse salariale qui part à l'égout. Ce n'est pas son but. Ce n'est pas son but que des gens sont promus pour leur performance au lit, par exemple. Ce n'est pas son but. Mais malheureusement, c'est comme ça que ça arrive dans de plus en plus de compagnies. Je suis le gars qui, aujourd'hui, jette un pavé dans la marque. C'est pour ça que je reçois autant de messages. Parce que juste, je jette un pavé dans la marque. Mais ça commence à devenir, franchement, assez systématique. J'ai été contacté par quelqu'un.
Il m'a dit « Oui, dans ma boîte, tu sais, je ne pense pas qu'on a un budget coït. » Une partie de notre compétitivité, de notre productivité de la boîte, on n'est pas en train de les sacrifier pour des raisons bestiales. Pour que nos managers et nos responsables et nos cadres et nos dirigeants aillent se vider les glandes dans les hôtels. Il m'a dit « Non, ça n'arrive pas chez nous. » J'ai dit « Écoute, si ça n'arrive pas chez toi, moi je t'enverrai la médecine du travail. » Ce qui est un problème. Ce qui est vraiment un problème chez nous. C'est quoi le secret ? Je l'ai défié sur ce point-là. Il a été enquêté. Il est revenu vers moi.
Il m'a dit « J'ai eu une discussion avec des collègues et il y a un budget pour ça. » Et c'est un budget énorme. Voilà mes amis. C'est ça ce qu'il y a aujourd'hui. Quand vous multipliez, alors ça je vous parle de l'échelle individuelle, ce que vous ressentez. Après, moi je vous parle de l'échelle individuelle. Ce que nous avons là, ce n'est pas l'échelle individuelle. Ça c'est beaucoup d'entreprises. Ça on est dans un tissu économique qui marche de cette manière-là.
Quand vous avez 30% des gens dans une compagnie ou 36% moyen dans des compagnies qui ne travaillent pas, parce qu'on les a dégoûtés, parce qu'on les a épuisés, parce qu'on les a poussés au burn-out, parce qu'on les a grillés complètement, parce qu'ils n'en peuvent plus, et bien que se passe-t-il ? C'est le 30% de l'économie qui ne marche pas. Et c'est pour ça qu'à la fin de l'année, oui on a plus de chômage, on a plus de récession, on a plus de tout ça. C'est l'humain qui est derrière tout ça, qu'on est en train de détruire. Et vous n'allez pas remplacer les humains par tchot de GPT, je vous le dis tout de suite. Si c'est ça le plan, j'ai une mauvaise nouvelle.
Merci mes amis en tout cas d'avoir regardé jusqu'ici. N'hésitez pas à m'écrire sur ce WhatsApp, s'il vous plaît. Pas de lien, pas de lien, pas de TikTok, pas de YouTube, pas de Twitter, rien du tout, zéro, même pas un seul, s'il vous plaît. S'il vous plaît, vraiment je vous le dis. Parce que je reçois beaucoup de spam, les comptes à spam, on ne voit que des liens sans arrêt. Donc quand quelqu'un envoie un lien, même dans une conversation, ce que je vais voir moi comme notification sur le téléphone, je vais voir le lien. Ce genre de message ne l'ouvre même plus, parce que je me dis, je vais ouvrir un lien, je vais trouver 500 liens. Donc je n'ouvre même pas.
Donc si vous écrivez avec des liens, sachez que vous avez écrit dans un trou noir, ça ne va nulle part. Merci mes amis d'avoir suivi cette vidéo jusqu'ici. Et puis j'attends toujours vos témoignages sur le WhatsApp. A très bientôt.