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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 30 juillet 2025 42 minAutoproduitActualité / polémiqueImmigration & asileSécuritéSolidarités & familleCulture, médias & sport

Aleksandar Nikolic : "Gérald Darmanin fait systématiquement de la communication !" (CNEWS)

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 20 %Attaque 60 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 4:22OuverteRéponse directe

    Quel est votre regard sur ces deux cas de censure de festivals ?

  • 4:36RelanceRéponse partielle

    Vous dites que la censure n'est pas anodine, mais comment concilier liberté artistique et lutte contre l'antisémitisme ?

  • 9:27FerméeRéponse directe

    Guillaume, ça vous interpelle ou pas ?

  • 10:21OuverteRéponse directe

    On peut revoir cette séquence des propos antisémites à Nice ?

  • 11:18OuverteRéponse directe

    Quelle est votre réaction face à ces actes ?

  • 14:42OuverteRéponse directe

    Quel regard portez-vous sur ce climat ambiant et ces insultes ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:40Invité politiqueFait
    « On l'a vu récemment avec la libération que vous avez pu relayer d'un tueur terroriste qui était dans les prisons françaises. Jean-Jéphane Abdallah. »
  • 1:14Invité politiqueFait
    « Soutenir des groupes terroristes hostiles qui appellent à la destruction, par exemple, d'Israël, comme le Hezbollah, qui font des appels au meurtre régulier, des appels au terrorisme, on ne peut pas considérer que c'est normal et qu'on puisse les laisser s'exprimer librement. »
  • 2:16Invité politiqueFait
    « Donc, on est dans le double discours à chaque fois, c'est-à-dire que certains sont visés pour ce qu'ils sont. C'est le cas d'Amir, c'est le cas aussi de l'équipe de cyclisme israélienne qui a été visée parce qu'elle avait le simple malheur de participer autour de France. »
  • 3:53Invité politiqueFait
    « On a décidé de ouvrir cette émission parce qu'évidemment, on a tous en mémoire, on le rappelait avec Thomas Bonnet, cette levée de bouclier contre Amir. »
  • 5:01Invité politiqueFait
    « Donc, en l'occurrence, dans le cas précis de ce groupe NICAP, qui est poursuivi en Royaume-Uni pour apologie du terrorisme et par rapport à ce qu'il est sur le Hezbollah, évidemment, ça relève après de la question de quelle est la politique de programmation qu'on entend avoir. »
  • 8:42Invité politiqueChiffre
    « Sincèrement, au regard du contexte actuel, où vous avez, en France, en 2024, eu 106 agressions physiques de juifs, juste parce qu'ils sont juifs. »
  • 21:40Invité politiqueChiffre
    « Je rappelle ce chiffre, 106 actes antisémites violents, des violences physiques contre des Juifs en 2024, c'est-à-dire un tous les 3 jours. »
  • 21:00Invité politiqueFait
    « Je rappelle juste la loi. Des propos racistes ou antisémites, c'est un an d'emprisonnement et 45 000 euros d'amende encourus. »
  • 30:42Invité politiqueFait
    « On parle aujourd'hui de centres éducatifs fermés, c'est un peu la même chose. »
  • 31:20Invité politiqueFait
    « Puisqu'ils sont défaillants, il faut que l'État se substitue aux parents. »
  • 31:57Invité politiqueFait
    « Je ne sais pas si on pense vraiment qu'on empêchera ce genre de choses par ça. »
  • 39:31Invité politiqueChiffre
    « Il nous promet 100% d'OQTF respecté et qu'il va mettre en place certaines choses qui vont entraîner qu'il va y avoir 100% d'OQTF respecté l'année suivante. »
  • 39:51Invité politiqueFait
    « La grande priorité pour lui ça va être la lutte contre le trafic de drogue. »
  • 40:36Invité politiqueChiffre
    « Il faut vraiment qu'on aille au bout des 15 000 places de prison qui avaient été promises par Emmanuel Macron. »
  • 40:40Invité politiqueChiffre
    « 25% d'étrangers qui occupent nos prisons aujourd'hui soient expulsés pour libérer des places. »
  • 42:10Invité politiqueFait
    « Il rappelle souvent que c'est lui qui a installé le prélèvement à la source. »
  • 42:19Invité politiqueChiffre
    « On n'a jamais connu autant d'actes d'insécurité en France : il y a 3 meurtres par jour, 1000 victimes de violences volontaires. »

Temps de parole

  • Aleksandar Nikolic75 %
  • Présentateur11 %
  • Locuteur 67 %

0,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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0:00
Aleksandar Nikolic

On s'est trop habitués de voir des artistes politisés qui prennent des positions parfois hallucinantes avec des appels à la violence ou autre. Et que là, enfin, il y a cette prise de conscience avec ce groupe, je crois, qui est aussi interdit en Hongrie, par exemple, dans d'autres pays. Mais ça ne posait absolument aucun problème, apparemment, à l'organisation du festival. C'est dire à quel point eux normalisent les appels à la violence, le soutien à des groupes terroristes, parce qu'ils suivent une ligne aujourd'hui d'extrême-gauche qui s'aligne de plus en plus avec justement un appel à la violence, à l'antisémitisme, un soutien implicite au terrorisme.

On l'a vu récemment avec la libération que vous avez pu relayer d'un tueur terroriste qui était dans les prisons françaises. Jean-Jéphane Abdallah. Et donc voilà, c'est assez symbolique justement. Et il faut qu'il y ait cette prise de conscience qu'on ne peut plus tolérer symboliquement, parce que c'est aussi un exemple pour la jeunesse. Les artistes, les sportifs ou autres sont des gens qui sont acclamés par les jeunes. Et on ne peut pas se dire que la violence est normalisée.

Soutenir des groupes terroristes hostiles qui appellent à la destruction, par exemple, d'Israël, comme le Hezbollah, qui font des appels au meurtre régulier, des appels au terrorisme, on ne peut pas considérer que c'est normal et qu'on puisse les laisser s'exprimer librement. Donc, les laisser s'exprimer en chantant comme si c'était des artistes normaux et que leurs propos passés ou actuels devaient être normalisés. Et je rappelle, je mets ça en parallèle, Amir... Évidemment, c'est ça qu'on a tous en tête, c'est-à-dire tous en tête, Thomas Bonnet.

Les militent matin, midi et soir pour déprogrammer Amir parce qu'il est simplement, au seul motif qu'il est franco-israélien, ne voient pas le problème à voir programmer dans un festival, en plus très exposé de rock en scène, un groupe qui appelle évidemment à la haine contre l'Israël. Donc là, effectivement, on a un double discours. On peut aussi dire que lors des universités d'été, d'un certain nombre de partis de gauche ou d'extrême gauche, il y a le rappeur Medin qui intervient régulièrement. Là non plus, il ne voit pas le problème, alors que lui aussi a des textes pour le moins problématiques.

Donc, on est dans le double discours à chaque fois, c'est-à-dire que certains sont visés pour ce qu'ils sont. C'est le cas d'Amir, c'est le cas aussi de l'équipe de cyclisme israélienne qui a été visée parce qu'elle avait le simple malheur de participer autour de France. Bref, il y a évidemment des indignations à géométrie variable, notamment dans la classe politique. Et c'est la raison pour laquelle j'ai voulu commencer cette émission avec cette décision ô combien symbolique parce que c'est si rare en fait. Ça marche plutôt dans votre sens, mais pas dans ce sens-là, André Valigny.

2:41
Locuteur 6

Ça marche dans ce sens-là parce qu'au département de l'Isère, récemment, une subvention a été supprimée à un festival de musique qui avait invité le rappeur Medin. Vous venez de parler du rappeur Medin, Thomas, et c'est vrai que c'est un rappeur qui, dans certaines de ses chansons, appelle à la violence et prône l'antisémitisme, pour être clair. Donc le département de l'Isère a supprimé sa subvention à ce festival de musique qui se tient chaque année à Grèce en Vercors. Mais c'est un sujet délicat parce qu'évidemment qu'il faut condamner tout appel à la violence, tout appel à l'antisémitisme, évidemment, et a fortiori tout appel à la destruction d'Israël.

Mais la limite est toujours difficile à trouver entre l'interdiction et la liberté d'expression. Donc ce sont des sujets qu'il faut manier avec beaucoup de précision, de précaution, pour ne pas entraver la liberté artistique. Et il est évident que lorsqu'un artiste appelle à la violence, à l'antisémitisme, à la destruction d'Israël, il faut évidemment l'empêcher de se produire.

3:39
Aleksandar Nikolic

Alors j'accueille Guillaume Roubault-Cachy, porte-parle du Parti communiste. Soyez le bienvenu, prenez l'émission en cours. Nous avons décidé de commencer cette émission avec cette décision de la ville de Saint-Cloud qui a décidé de couper les vivres au festival de musique Oranc-en-Seine. Et je le rappelle pour vous également, c'est un groupe qui a été inculpé en Grande-Bretagne pour infraction terroriste après avoir bandit un drapeau du Hezbollah lors d'un cancer à Londres en 2024. On a décidé de ouvrir cette émission parce qu'évidemment, on a tous en mémoire, on le rappelait avec Thomas Bonnet, cette levée de bouclier contre Amir. On a accusé de tous les maux. Et là, c'est l'autre exemple.

Et je le disais en commençant cette émission, très peu de médias vont raconter cette affaire-là. Quel est votre regard, vous, Guillaume Roubault-Cachy, en tant que porte-parole du Parti communiste ? Dans les deux cas, moi, je serais plutôt d'accord avec ce que j'ai entendu de la fin de ce qu'a dit M. Valigny. C'est-à-dire, en l'occurrence, il y a un point important qui est quand même celui de la censure et de la liberté de création. C'est un point très important. Ça veut dire que dès qu'on commence à aller empêcher un artiste de s'exprimer, ce n'est pas une mesure anodine. Je veux dire, ce n'est pas une mesure qu'on peut prendre comme ça sans aucune réflexion.

C'est une mesure grave et donc il faut bien y réfléchir. Le premier aspect, parce que nous, nous sommes fondamentalement favorables à la liberté de création, ce n'est pas une question secondaire. Le deuxième aspect, c'est qu'évidemment, en France, il y a un certain nombre de lois. Et donc, quand on est un artiste, on n'est pas au-dessus de ces lois, par ailleurs. Donc, ça veut dire que sur cette question précise, il faut être vigilant.

Donc, en l'occurrence, dans le cas précis de ce groupe NICAP, qui est poursuivi en Royaume-Uni pour apologie du terrorisme et par rapport à ce qu'il est sur le Hezbollah, évidemment, ça relève après de la question de quelle est la politique de programmation qu'on entend avoir. Moi, je sais que si j'étais responsable d'une structure, je ne vois pas comment je programmerais un groupe de cette nature qu'il y a là-dessus. Entendons-nous bien, ça ne veut pas dire du tout que toutes les prises de position, parce que je fais évidemment la distinction très honnête, entre le soutien au Hezbollah et des appels particulièrement violents, et de l'autre, évidemment, le soutien à la cause palestinienne.

Mais je rappellerai ici, je ne sais pas si vous vous souvenez, c'était il y a quelques mois, peut-être quelques années, sur ce plateau de CNews, Enrico Macias, à un moment, avait appelé à tuer les insoumis. Vous vous souvenez de cette histoire-là ? Donc, vous voyez, il faut réfléchir à ce moment-là. Je faisais le parallèle avec Amir. Il y a eu une véritable levée de boucliers. C'est un garçon charmant, dans plusieurs festivals, d'autres artistes se sont mobilisés. Donc, il y a un climat ambiant qui est quand même un peu lourd. Le climat, on le comprend, il est lourd parce que la vie est particulièrement rude en ce moment.

Je veux dire, la situation qui se passe au Proche-Orient est particulièrement épouvantable. Et donc, ça crée des tensions. Mais donc, de ce point de vue-là, il faut être concentré sur les sujets importants, dans les sujets importants, c'est quelle solidarité on apporte pour faire en sorte que ce massacre au Proche-Orient, comment dire, cesse. Mais ça, cette volonté, cette bataille, elle n'a rien à voir avec des élans qui relèveraient de l'antisémitisme ou quoi que ce soit. Et quand vous voyez le directeur du festival d'Avignon qui prend position, alors qu'il est directeur du festival d'Avignon, qui prend clairement position, qui se sert du festival, en fait.

Il y a un problème de fond, là aussi. Moi, je ne vous crois pas. C'est-à-dire qu'un artiste a un... Il est directeur de festival. Moi, j'ai envie qu'il me parle du contenu du festival, mais pas de ses prises de position. S'il y a une prise de position personnelle, j'entends et je la respecte. Et je respecte l'avis de tout le monde. En revanche, quand il se sert du festival d'Avignon pour tenir des propos plus engagés politiquement, ça me pose un problème. Mais c'est votre droit. Mais en l'occurrence, moi, je pense qu'un artiste, ce n'est pas un sous-citoyen. Et qu'en l'occurrence, on ne peut pas faire une distinction absolue entre l'art et la vie civique.

Quand on parle de l'art, on parle de la vie, on parle de la cité, on parle de l'humanité. Donc, moi, ça ne me choque pas. La différence près que le festival d'Avignon, comme un certain nombre de structures, sont financées en partie par de l'argent public. Oui. Donc, en tant que contribuable, on peut aussi avoir un droit de regard sur le fait... Vous voulez des artistes qui ne pensent rien ? Non, pas du tout. Mais simplement, quand on a des discours qui flirtent parfois avec l'appel à la haine, là, en l'occurrence, un groupe qui appelle clairement à la haine, on peut se dire... Tiago Rodriguez, on n'est pas sur ça. Non, pas sur ça. Je parlais du groupe NICAP, en l'occurrence.

Le groupe nord-irlandais. Non, mais... Alexandre. Après, cette liberté d'expression, elle est quand même souvent à géométrie variable. On se souvient que M. Roukas, par exemple, qui avait pris position, justement, pour le Rassemblement National, il y a quelques années, a été interdit de tous les festivals, par exemple, et n'a plus jamais pu se produire.

Aujourd'hui, prendre position juste pour un mouvement politique, comme le Rassemblement National, vous allez avoir, dans le monde de la culture, qui, je le disais, est vraiment gongréné par un côté assez obscurantiste de la pensée, c'est-à-dire vraiment qui s'oriente uniquement vers une pensée qui est de plus en plus radicale à l'extrême-gauche et qui flirte avec l'antisémitisme. Aujourd'hui, c'est presque soutenir le RN dans le milieu culturel et presque plus stigmatisé que de soutenir le Hezbollah. Vous voyez, il y a quand même un problème de fond, parce que Rock en scène, ça ne leur a pas posé de problème.

Et là, il ne s'agit juste pas d'interdire Rock en scène, juste d'une subvention, en l'occurrence. Sincèrement, au regard du contexte actuel, où vous avez, en France, en 2024, eu 106 agressions physiques de juifs, juste parce qu'ils sont juifs. C'est-à-dire que tous les trois jours en France, vous avez quelqu'un qui se fait agresser parce qu'il est juif physiquement. Et dans ce contexte-là, avoir l'idée d'inviter des gens qui soutiennent un groupe terroriste, comme le Hezbollah, qui appelle à la destruction d'Israël, et qui a eu des propos régulièrement antisémites, ça doit nous interpeller sur à quel point le monde de la culture, aujourd'hui, malheureusement, est trop souvent gouverné.

Je ne veux pas stigmatiser tout le monde, mais il va falloir qu'il y ait une remise en cause aussi. Et qu'est-ce qu'on subventionne ? Parce que c'est de l'argent public, c'est de l'argent des impôts des Français dans un pays où on a le taux de prélèvement obligatoire le plus élevé des pays de l'OCDE. Je suis désolé. Mais qu'on subventionne des gens qui peuvent soutenir ce type de groupe, ça doit vraiment nous interpeller. – Guillaume, ça vous interpelle ou pas ? – Non, mais écoutez, sur la vision que vous avez du milieu de la culture, je ne suis pas d'accord du tout. Rappelons-nous, par exemple…

– Ça, ce n'est pas étonnant que vous ne soyez pas d'accord sur la approche, mais c'est l'essence même de ce débat. – Mais je ne généralise pas tout. – Non, mais rappelons-nous, rappelons-nous quand Dieudonné, qui par ailleurs était assez ami avec Jean-Marie Le Pen, comme chacun se rappelle, quand Dieudonné obtenait des propos absolument épouvantables en matière d'antisémitisme, il a disparu du monde culturel. Donc, si vous voulez, ne dites pas que le milieu culturel serait plus favorable aux antisémites qu'aux autres. Ce n'est pas vrai, il y a une fermeté du monde culturel par rapport à l'antisémitisme, et le cas Dieudonné, l'ami de Jean-Marie Le Pen, l'a prouvé. – Allez, on avance.

On a beaucoup parlé de cette multiplication des actes antisémites. Ces derniers jours, vous vous souvenez de ce qui s'est passé à Nice sur la promenade des Anglais ? On peut peut-être revoir cette séquence effroyable des propos antisémites qui avaient été tenus. Regardez cette séquence.

10:22
Locuteur 9

– Je suis une mère, je suis une mère, je suis une mère,

10:25
Locuteur 4

je suis une mère, je suis une mère, je suis une mère, je suis une mère, tu vas te faire enculer, vas-y, cours, m'aider, ça le juif, ça le rasse, je ne veux plus.

10:34
Aleksandar Nikolic

– Voilà, on en est là en 2025, on va en parler, Christian Estrosi, le maire de Nice a réagi, on va voir sa réaction immédiatement, puisque la personne a été interpellée, est-ce qu'on peut voir la réaction de Christian Estrosi ? – Voilà, l'auteur présumé des injures antisémites et homophobes proférées sur la promenade des Anglais en marge d'une manifestation pro-palestinienne a été interpellée. Je félicite les forces de l'ordre pour leur efficacité, je demande une peine exemplaire à la hauteur de la gravité de ces actes. Face à l'antisémitisme, la République doit se montrer inflexible, la justice doit envoyer un message clair et fort.

On va y revenir avec mes invités sur ce plateau, mais nous sommes avec Nathalie Cohen-Bezerman, vice-présidente du CRIF, merci d'avoir accepté notre invitation. Quelle est votre réaction ? Heureusement, cet homme a été interpellé parce que cette séquence avait choqué profondément la France.

11:28
Présentateur

– Notre réaction ? Déjà, je salue effectivement le fait que cet homme a été retrouvé et a été interpellé.

Sur le plan personnel, je vous avoue que quand on a une histoire dans ce pays de plusieurs siècles de présence en France avec les turpitudes que les Juifs ont pu connaître et aussi les moments heureux, mais là c'est un rappel quand on entend une insulte comme celle-ci, salle juive, sur la promenade des Anglais, moi je ne l'ai pas connu cette époque, mais mes parents l'ont connu, ils sont encore de ce monde et ça fait vraiment froid dans le dos et on se dit, on est en France au XXIe siècle, la solidarité avec le peuple palestinien, avec des enfants, avec des mères, on l'a, on ne peut pas, enfin on est des êtres humains et on ne peut qu'être sensible, mais la question aujourd'hui qui se pose, c'est est-ce qu'on peut être sensible et solidaire de la souffrance du peuple palestinien sans pour autant verser l'antisémitisme et les insultes ?

Parce que voilà, comment dissocier les deux et comment continuer à avancer sereinement dans le débat sans cette montée de l'antisémitisme qui depuis le 7 octobre est absolument effroyable et elle devient de plus en plus insupportable.

12:50
Aleksandar Nikolic

Et je le disais, ça s'est produit sur la promenade des Anglais et personne n'a oublié le drame sur cette promenade des Anglais, évidemment, Nathalie Cohen-Bezerman.

12:59
Présentateur

Absolument, mais ce qui est aussi terrible, c'est cette banalisation, c'est-à-dire que, voilà, on voit cet événement-là, ça efface le précédent, il y en aura certainement d'autres malheureusement, et en fait il y a une banalisation de tous ces actes et de cette parole antisémite, comme il y a eu avant le 7 octobre, et il y en a encore maintenant, une banalisation de la violence en général. Les gens ont besoin d'exprimer une colère, alors est-ce que le sujet de Gaza est un prétexte pour l'exprimer, pour sortir cette violence ? Peut-être, sans doute même, mais jusqu'où va-t-on aller comme ça ? C'est vraiment très difficile, ça interroge.

Les Juifs se sentent de moins en moins en sécurité, même s'il y a une réponse des pouvoirs publics, qu'on retrouve les individus et qu'il y a des peines, mais il y a quand même un sentiment aussi d'impunité, pour proférer ce type de parole, et ça crée vraiment un climat d'insécurité pour tous les Juifs de France, et les Juifs en Europe d'ailleurs.

14:03
Aleksandar Nikolic

Restez avec nous Nathalie Cohen-Bezarman, vous intervenez quand vous le voulez, on va ouvrir le débat avec nos invités. Vous entendez Guillaume Roubeau-Cachis, ce que dit Nathalie Cohen-Bezarman, les Juifs ne se sont jamais sentis autant en insécurité. Alors on parle de la France, on parle de Nice, mais les exemples se multiplient, on a parlé d'un bateau avec des Israéliens à bord qui n'ont pas pu débarquer, c'était en Grèce, on a parlé de l'agression d'un Français à Milan, c'était hier, également dans une station de service, devant ses enfants. Quel regard portez-vous sur ce climat ambiant et ces insultes que nous commentons tous les jours, et que certains médias évitent de commenter ?

En tout cas, vous avez dit jamais, je pense qu'on ne peut pas dire jamais malheureusement, parce que comme le rappelait l'intervenante du CRIF, malheureusement, il y a eu par le passé des moments qui sont évidemment incomparables. Il n'empêche que la situation que nous vivons, elle est extrêmement préoccupante, et qu'elle appelle de la part des responsables politiques, elle appelle de la part des responsables publics, elle appelle de la part générale, une réponse qui soit à la hauteur de ça. Ça veut dire quoi ?

Ça veut dire que le racisme est un poison, le racisme et l'antisémitisme, c'est la même logique au fond, est un poison qui est absolument épouvantable, face auquel il s'agit vraiment d'être ferme. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que typiquement là, dans la période que nous vivons, c'est-à-dire d'un conflit, visiblement, puisqu'on parle beaucoup de ça, du conflit au Proche-Orient, je ne vois pas comment on peut décemment faire le rapport entre ce qui se passe au Proche-Orient et des Juifs qui vivent en France. On ne peut pas assimiler une religion à la politique d'un gouvernement.

Si on est ému, si on est bouleversé par la situation des Palestiniens, c'est parce qu'on croit à l'humanité, on croit qu'il y a des êtres humains dont la vie nous est chère, dont la vie nous est proche. Alors la vie des Palestiniens qui nous est chère, qui nous est proche, évidemment la vie des Juifs de France, elle nous est chère, elle nous est proche aussi. Il est impossible, au nom du peuple palestinien qui souffre, d'aller s'en prendre à des Juifs qui n'en peuvent mais et dont la vie, évidemment, nous est particulièrement chère.

Quand vous voyez des membres des Léphi souffler sur les braises, très régulièrement, et qui créent ce climat en France, en tant que membres du Parti communiste, quel regard portez-vous ? Comment vivez-vous tout cela ? Je connais trop de... Ce n'est pas au Parti communiste qu'on va accuser d'être toujours en train de défendre la France insoumise, mais je connais trop d'insoumis pour pouvoir laisser passer l'idée que les insoumis seraient antisémites.

Non mais vous remarquez les déclarations d'Emerick Caron, je ne globalise pas, mais un certain nombre, comme le dit Thomas, qui est notre spécialiste politique, quand on voit les dernières déclarations d'Emerick Caron, on est en droit de se poser un certain nombre de questions. On flirte avec la ligne. On est toujours... On est très clair et on ne flirte pas avec ce genre de choses, c'est trop grave. On ne flirte pas avec ça. Il faut être très clair sur la condamnation de l'antisémitisme et du racisme d'une manière générale. C'est insupportable de faire autre chose. Vous êtes d'accord avec Jean-Luc Mélenchon qui dit que l'antisémitisme est résiduel ?

Non, non, j'ai même dit ça, on l'a dit à l'époque. Non, non, mais parce que vous êtes allié avec lui, donc c'était une question. Est-ce que... Thomas, on va poursuivre le débat et Nathalie qui nous écoute souhaite réagir. Votre discours, je l'entends,

16:59
Locuteur 5

est tout à fait honorable. Simplement, ce qui m'interroge aussi, par exemple, et je prends un exemple récent,

17:05
Aleksandar Nikolic

quand je vois que le journal l'Humanité, donc proche du parti auquel vous appartenez, met en une hier, Georges Ibrahim Abdallah, libéré après 41 ans de prison, le même qui, vendredi dernier, à peine libéré, appelle à poursuivre la confrontation avec l'État d'Israël, dit qu'Israël vit ses dernières heures. On est obligé d'y voir aussi un peu un lien avec le climat en ce moment en France. Je ne dis pas que vous êtes vous responsable, je dis qu'il y a un climat qui conduit ensuite à ce qu'il puisse y avoir des agressions parfois dans les villes de France. Est-ce que vous dites que c'était opportun de mettre en une de l'Humanité M. Georges Ibrahim Abdallah ?

Là, en l'occurrence, on parle d'un prisonnier politique, ça ne veut pas dire que Rodrigue Abdallah, il n'est pas membre du Parti communiste français, il ne parle pas du Parti communiste français. La raison de celui que l'Humanité mette en une Emmanuel Macron, ça ne veut pas dire que l'Humanité considère qu'Emmanuel Macron n'y sont pas M. Abdallah et Emmanuel Macron. Mais pas du tout, je vous dis simplement que j'explique juste à monsieur que mettre en une quelqu'un ne veut pas dire qu'on est d'accord avec l'ensemble de ce qu'il dit. Ce n'est pas du relativisme. Non, il n'y a aucun relativisme.

Non, mais ce qui est important, c'est que ça, et Thomas l'a rappelé, à peine les pieds posés au Liban, il a apporté un... Mais nous, le Parti communiste français n'est pas favorable à la disparition de l'État d'Israël. Nous sommes favorables à ce qu'il y ait deux États qui vivent en paix. Voilà notre idée. Nathalie Cohen, et je vous donne la parole juste après également à Alexandard et André. Nathalie Cohen-Bezermann souhaite réagir à nos échanges.

18:24
Présentateur

Je voulais remercier M. Rubio pour ses propos, effectivement. Et si le Parti communiste condamne les appels à la haine de LFI, c'est tant mieux. Juste, je voudrais revenir sur vos propos sur l'antisémitisme et le racisme. Ce n'est pas pareil. Le racisme, le sexe, c'est fondé sur des stéréotypes de couleurs de peau, de clichés qu'on connaît et qui sont à combattre. L'antisémitisme est quand même différent parce qu'il s'appuie sur des stéréotypes et c'est ce que nous sommes en train de vivre en ce moment, de complots mondiaux, de domination de l'argent des médias, de colonisation avec Israël actuellement. Et c'est ce qui est en train, effectivement, d'être réveillé avec ce conflit à Gaza.

Le racisme, il rabaisse. L'antisémitisme, il diabolise. C'est pour ça qu'on ne peut pas mettre ces deux fléaux sur le même pied d'égalité parce que sinon, on se trompe de combat. Et je vous assure que ce que la communauté juive est en train de vivre actuellement et en France et à travers le monde est vraiment quelque chose de très douloureux parce qu'effectivement, et vous l'avez justement dit, il y a un conflit à Gaza. On peut être d'accord ou pas d'accord avec la manière dont il est géré. Mais en tout cas, tous ces actes antisémites répondent à cette haine qui est entretenue effectivement par la France insoumise, par M.

Émeric Caron, par d'autres députés de la France insoumise qui, sans arrêt, répètent les mêmes termes de génocide, d'apartheid, d'épuration ethnique. Et tout cela est à démonter. Et on n'a pas le temps de le faire aujourd'hui. Mais il y a des arguments pour démontrer que ce n'est pas la politique du gouvernement, enfin, la politique d'Israël depuis des années. Il suffirait que ces gens aillent en Israël pour se rendre compte qu'il y a des mosquées, qu'il y a des femmes voilées qui vivent en très bonne intelligence avec tout le monde et que ce vocabulaire fait monter la haine. Alors, pour un conflit qui se situe au Moyen-Orient, et ce sont les Juifs du monde qui en payent les conséquences.

Et ça, c'est dramatique.

20:31
Aleksandar Nikolic

Alexandra Radikolic. Il faut évidemment combattre toute forme de racisme, l'antisémitisme globalement. Mais une fois qu'on a dit ça, qu'est-ce qu'on fait ? Parce qu'on peut parler, faire du commentaire systématiquement, revenir sur les plateaux et reparler de certains faits, comme là, c'est le cas à Nice. Mais à un moment, il va falloir que ceux qui font ça, ceux qui tiennent des propos racistes publiquement sur les réseaux sociaux qui passent à l'acte en étant violents, soient condamnés et aient peur des sanctions. Parce que sinon, ça va continuer à être normalisé. Je rappelle juste la loi. Des propos racistes ou antisémites, c'est un an d'emprisonnement et 45 000 euros d'amende encourus.

Et bien, il faut des exemples. Oui, nous, quand on parle de peine planchée, par exemple, ça concerne aussi ça. Des violences antisémites, c'est 3 ans à 5 ans de prison, normalement. Est-ce qu'il y a des gens qui, pour des faits de violence, aujourd'hui en France, des faits de violence antisémites, sont condamnés à 5 ans de prison ? Je vous le dis, non, ça n'arrive jamais. Le cas là, à Nice, par exemple, j'aimerais bien savoir ce que ça va donner judiciairement ensuite. Parce que M.

Estrosi fait du commentaire, mais il soutient la politique d'Emmanuel Macron qui n'a trouvé absolument aucune solution par rapport à ça et qui, au final, fait que l'antisémitisme progresse en France avec des actes antisémites globalement, des propos antisémites, mais aussi des violences. Je rappelle ce chiffre, 106 actes antisémites violents, des violences physiques contre des Juifs en 2024, c'est-à-dire un tous les 3 jours. Et je vais juste rappeler que moi, j'étais dans un lycée difficile il y a 20 ans. La professeure avait voulu nous montrer le film La vie est belle.

Mais très rapidement, il y a eu des propos, c'est un sale film de feu, je ne sais pas, et il y avait déjà une forme d'antisémitisme latent. Et cet antisémite, il a progressé et le conflit israélo-palestinien, aujourd'hui, il sert justement d'argument pour justifier cet antisémitisme. Parce que s'ils étaient cohérents, si la gauche était cohérente sur le conflit israélo-palestinien, ils appelleraient le Hamas à déposer les armes. Si demain, le Hamas dépose les armes, je rappelle, c'est un groupe islamiste qui, dans sa charte originelle, prône cet islamisme, appelle à la destruction d'Israël, fait des appels au meurtre.

S'il y avait une forme de cohérence, la fin du conflit, elle peut être très simple. Ils appellent le Hamas à déposer les armes. Et à libérer les otages. Et c'est la fin du conflit, en réalité. Et donc, aujourd'hui, ils se servent de ça, avec des propos de Jean-Luc Mélenchon, que j'ai rappelé tout à l'heure, quand il parle d'antisémites résiduelles, mais qui avait dit dans le passé aussi que c'est toujours rassurant quand des gens de gauche sont traités d'antisémites, parce que c'est, en gros, c'était presque flatteur. Je n'ai plus les propos exacts, mais ça signifie à peu près ça.

Je veux dire, les propos d'Emeric Caron récemment, on a vu des candidats spatialisations de la société de plus en plus normalisées, malheureusement, à gauche. On va remercier Nathalie Cohen-Bezerman. Merci beaucoup d'avoir participé à ce débat. Et c'est important de vous entendre. Je rappelle que vous êtes vice-présidente du CRIF. On va marquer une première pause dans ce MediNews version été. On se retrouve dans quelques instants. Merci de votre grande idélité.

23:29
Locuteur 8

Les amis, j'ai fait comme j'aime il y a 7 ans et j'ai perdu 10 kilos. Et surtout, je ne les ai jamais repris. Comme j'aime, ça marche pour tout le monde. Angélique, 36 ans de Cournon-Auvergne, Conserve financière, a perdu 7 kilos en un mois et demi. Benjamin, 51 ans de Nantes, travaille dans le transport routier de marchandises, a perdu 28 kilos en 10 mois. Sandrine, 52 ans qui habite Paris, contrôleur de gestion, a perdu 21 kilos en un an. Alors, pour perdre du poids à partir de 3,92 euros par repas. Rendez-vous maintenant sur comgem.fr. comgem.fr, c'est important le point fr. Découvrez des lignes

24:01
Aleksandar Nikolic

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24:06
Locuteur 3

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Aleksandar Nikolic

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Locuteur 3

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Aleksandar Nikolic

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Locuteur 1

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Locuteur 9

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Locuteur 1

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Locuteur 9

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Aleksandar Nikolic

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Locuteur 5

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25:31
Aleksandar Nikolic

C'est votre Midi News version été. Je vous présente notre équipe de ce mercredi dans quelques instants. mais fidèles au poste, comme d'habitude, Sommayel Abidi pour un tour de l'info.

26:00
Locuteur 2

Et à la une de l'actualité, Thierry, gouvernement et organisation patronale se réunissent ce mercredi après-midi, 14h à Bercy afin d'examiner les conséquences de l'accord commercial UE-États-Unis. Ils espèrent encore, comme Emmanuel Macron, des améliorations à cet accord qualifié ce matin de perdant-perdant par Eric Lombard, le ministre de l'économie. Après cinq jours de combats frontaliers entre la Thaïlande et le Khombodge, un cessez-le-feu est entré en vigueur dans la nuit de lundi à mardi. Mais l'armée thaïlandaise accuse déjà les troupes cambodgiennes de l'avoir violée.

Et puis vous découvrez ces images impressionnantes des secousses provoquées par le séisme de magnitude 8,8 qui a frappé au large des côtes russes de la péninsule de Kamchatka. Conséquence de ce séisme, le pays est en état d'urgence et une alerte de tsunami a été émise dans le Pacifique où on attend des vagues de plusieurs mètres par endroit.

26:50
Aleksandar Nikolic

Merci beaucoup, Sommayel. Présentation à nouveau de l'équipe qui m'entoure, André Valény, ancien ministre, Alexandre Nicolique, député européen et porte-parole du Rassemblement National, Guillaume Roubault-Cachy, porte-parole du Parti Communiste et évidemment Thomas Bonnet, notre spécialiste politique. Je rappelle qu'on va suivre ces derniers conseils des ministres aujourd'hui, avant les vacances. Donc on retrouvera Sophie Prima qui interviendra d'un moment à l'autre. On va prendre la direction d'Arles si vous le voulez bien. On a quelques images à vous montrer. Arles, c'est une école maternelle qui a été littéralement mais vraiment vandalisée alors que ça n'a échappé à personne.

Nous sommes en plein mois de juillet, donc la période des vacances. Regardez dans quel état est cette école maternelle. Il n'y a même pas de mots pour décrire le spectacle. J'ai des peintures sur les murs, les tables cassées, mobillées, jetées dans les couloirs. Le maire dénonce une véritable barbarie et grâce à l'alarme de l'école, la police peut intervenir assez rapidement. Regardez un peu le spectacle, vraiment. Et trois individus mineurs ont été interpellés. Le plus âgé n'a que 13 ans. 13 ans. Qu'est-ce qu'on fait avec Sandar Nikolic ? C'est compliqué quand il s'agit de mineurs aussi jeunes.

Nous, on le dit, il faut des centres éducatifs justement parce qu'on ne peut pas se dire même à cet âge-là qu'on va avoir une impunité totale quand on commet ce type d'acte. Ça concerne là ce saccage de l'école, ça concerne aussi le deal. Vous avez parfois même des enfants de 11 ans qu'on retrouve en bas des tours d'immeubles qui ont comme exemple des plus grands qui se disent qu'on ne risque pas grand-chose et ils les voient comme des modèles.

Aujourd'hui, la violence, que ce soit sur les réseaux sociaux, que ce soit justement par des modèles dans les quartiers très souvent est vu comme un modèle d'exemplarité et c'est évidemment par la justice, je pense, par des décisions politiques aussi qu'on peut montrer un autre modèle, qu'on puisse faire en sorte de se dire que le risque est trop important quand on fait ça. Donc oui, ça peut passer par des centres éducatifs fermés, ça peut, pour des jeunes un peu plus âgés, sortir de l'excuse de minorités. Je crois vraiment, on a souvent dit la prévention c'est bien, il faut leur dire que ce n'est pas bien, il faut leur dire que...

Mais à un moment, la prévention, elle s'exerce quand on est parent, j'ai deux enfants en bas âge, mais quand... C'est le rôle des parents toujours. Non, mais par l'aspect politique et judiciaire, elle sert aussi la meilleure des préventions, c'est l'exemplarité et la peur aussi de la sanction, de se dire que le risque est trop important si on fait quelque chose. Là, je suis convaincu qu'encore une fois, il n'y aura pas grand-chose après les actes, cet acte de saccage de l'école qui va coûter à la collectivité, qui va faire...

Bon, alors là, on n'est pas dans les vacances, mais parfois, ça arrive en période scolaire et on n'a pas le temps de réhabiliter l'école et les enfants se voient privés de cours et c'est malheureusement dans des endroits qui sont déjà très fragilisés où justement, l'école républicaine doit servir encore plus de sortie du quartier et d'élévation pour... Mais ces images sont terribles, quand on voit les dégâts, c'est incroyable. Mais vraiment, André Valigny, je fais circuler la parole ensuite.

30:19
Locuteur 6

Que voulez-vous que je dise de plus que ce qui vient d'être dit ? Il faut bien sûr sanctionner les enfants sévèrement. Mais comment ? Une fois qu'on a dit ça, comment ? Il faut les sortir de leur quartier, voire de leur famille, les mettre assez loin de leur quartier d'origine dans des centres spécialisés. Lorsque j'étais gosse, on parlait des maisons de correction, des maisons de redressement. On parle aujourd'hui de centres éducatifs fermés, c'est un peu la même chose. On parle aussi de centres éducatifs renforcés. Donc il faut les mettre dans des structures spécialisées avec des éducateurs formés pour ça. Mais moi, je crois beaucoup au déplacement géographique.

C'est un peu difficile, bien sûr, d'enlever des enfants à leurs parents, mais ce serait temporaire. Il faut les sortir du quartier où ils ont grandi et puis les éduquer, pas les rééduquer, les éduquer. Parce que, comme le disait Victor Hugo, l'éducation, ce sont les parents qui la donnent. L'instruction, c'est l'État qui la doit. L'instruction, l'État la doit. Il le fait avec l'éducation nationale. Mais l'éducation, c'est aux parents de la donner. Puisqu'ils sont défaillants, il faut que l'État se substitue aux parents. Voire même que les parents soient sanctionnés et que leur responsabilité civile puisse jouer pour indemniser la commune.

31:31
Aleksandar Nikolic

Guillaume Roubault-Cachiquet, votre regard, qu'est-ce qu'on fait de ces mineurs qui détruisent à ce point cette école ? Qu'est-ce qu'on fait ? Les images qu'on voit sont particulièrement choquantes. Quand on est attaché à l'éducation nationale, on est meurtré quand on voit tout cela. Quand on est attaché à la tranquillité publique, on l'est et nous le sommes tous. Après, la question est, est-ce qu'on se dit pas d'excuses de minorités, il faut les amener à la prison ? Est-ce que c'est ça la question ? Moi, par exemple, je ne sais pas, aujourd'hui, les prisons actuelles sont souvent des écoles de la récidive. Je ne sais pas si on pense vraiment qu'on empêchera ce genre de choses par ça.

Et puis après, je sais que c'est difficile de le faire en 1 minute 30 sur un plateau comme ça. Non, mais je vous en prie. Non, non, mais si vous voulez, la sécurité, bien sûr que pour une part, pour assurer la sécurité, il faut des réponses qui relèvent de l'ordre de la sécurité. Ça veut dire de la répression, des mesures, ce que vous appelez du côté de la peur. Mais en fait, si on n'a plus de 1 minute 30, si on veut réfléchir vraiment à la question de la sécurité et de la tranquillité, on sait très bien qu'on ne devient pas violent juste ou qu'on ne devient pas non-violent juste parce qu'on a peur. Ce n'est pas vrai, ça n'existe pas comme ça.

Il y a tout un univers autour de soi qui fait qu'on peut aller dans cette direction-là. Et donc, dans le fond, je pense qu'il faut penser, je sais bien que ce n'est pas très populaire ici, mais c'est quand même le fond de ma pensée. Je pense qu'on aura... Toutes les idées s'expriment ici. C'est important et toutes les idées s'expriment. Je pense qu'on aura la tranquillité publique qu'à la condition d'avoir une politique globale qui assure, comment dire, un développement positif d'une société. Ce n'est pas vrai que c'est simplement en ayant plus de policiers. Même s'il faut davantage de policiers, il faut davantage du service public, y compris du service public de la police.

Mais ce n'est pas vrai que c'est seulement avec ça qu'on pourra s'en sortir. En réalité, il y a tout un écosystème qu'il faut construire et que la brutalité libérale est en train d'abîmer. Vous le savez, il y a eu un projet autour de la justice des mineurs qui était totalement retoqué. Un projet défendu par Gabriel Attal. Il est même plus jeune que parce que le projet de loi auquel vous faites référence, la proposition de loi concernait les mineurs jusqu'à 16 ans. Jusqu'à 16 ans. Mais là, on est encore... On nous dit qu'il est le plus jeune, le plus vieux à 13 ans. Il a 13 ans. On imagine qu'il y en a même qui sont encore plus jeunes. Peut-être, oui.

Effectivement, je pense que la répression, peut-être via des centres éducatifs, mais j'en doute même encore un peu. Ce n'est même pas sûr que ça suffise. La réponse politique, elle est beaucoup plus compliquée. Je suis d'accord avec vous. Elle est beaucoup plus large. C'est-à-dire que là, on est vraiment face à une notion même de comment on gère ces jeunes à 11 ans à n'arriver à de tels... Si je peux me permettre, vous évoquiez le problème social. Et je trouve que... C'est ça que je pense que vous vouliez évoquer. J'ai dit un écosystème plus large. Je n'ai pas simplement dit que c'était parce qu'on n'avait pas d'argent. Oui, si je comprends bien.

Et je pense qu'il faut faire attention quand on parle de ça parce que c'est aussi une stigmatisation des gens qui sont issus de milieux plus populaires. Et vous avez beaucoup... La très grande majorité des gens qui sont issus de milieux très populaires se comportent très bien. Vous savez, moi-même, ma mère était femme de ménage. Je n'ai pas... Je ne suis jamais entré dans la délinquance. Je pense que ce qui est important quand on parle d'écosystème, et là, je vais vous rejoindre, au-delà des problèmes sociaux, économiques, je pense qu'il y a un certain nombre de quartiers aujourd'hui où les jeunes, on domine le quartier. Justement parce qu'on les laisse souvent faire.

Je parlais du deal tout à l'heure. Et les parents sont même dominés parfois justement par des jeunes de 14-15 ans qui imposent leurs règles. Et quand on parlait des parents justement, je pense que l'État doit être en renfort quand je parle de peur de la sanction parce que ça doit servir aussi d'appui éducatif parfois aux parents qui sont complètement dépassés dans certains endroits où il y a une surreprésentation des jeunes et je le disais qui sont dominants par cette violence exacerbée. Et donc, ça doit être un moyen supplémentaire.

Oui, je pense aussi qu'à un moment quand on reçoit des allocations familiales, par exemple, pour encadrer ces enfants normalement et qu'ils doivent permettre ça, eh bien, si on est tellement dépassés, peut-être que, oui, il va falloir réduire ces aides-là parce que la collectivité ne peut pas se satisfaire de dire on va continuer à contribuer justement et à donner des aides sociales alors qu'en réalité, les parents ne s'occupent plus des enfants souvent parce qu'ils sont dépassés. Donc, il va falloir remettre tout ça en cause et remettre vraiment tout à plat par rapport à ça parce que... Guillaume, on va continuer comme ça. Deux mots rapides.

En un mot, évidemment, comment dire, pas parce qu'on n'a pas d'argent qu'on devient délinquant, ça c'est l'évidence, il ne s'agit pas de dire ça, moi je le sais très bien parce que d'ailleurs, familialement, il n'y a pas trop à l'heure. Parce qu'on parlait de violence... Non mais, et la deuxième chose en revanche, c'est que sur la question des allocations familiales, est-ce que vous voyez le monde réel tel qu'il est ? Le monde réel tel qu'il est, c'est quoi ? C'est que vous avez beaucoup de familles monoparentales avec des femmes.

Regardez les horaires, les super lois macro, vous pouvez travailler le dimanche, vous pouvez travailler des supermarchés qui sont ouverts tard le soir et après, vous allez dire donc c'est... Non, pas le foi, parfois, vous êtes obligés de travailler tard donc c'est difficile de vous occuper de vos enfants et en plus, on va vous retirer après vos allocations familiales alors qu'on a construit ce monde affreux des supermarchés ouverts jusqu'à 22h ou les supermarchés ouverts le dimanche où vous devez avoir des gens qui sont là-dessus. Vous voyez, il y a quelque chose... C'est pas comme ça qu'on se sort... Non, non, mais...

Vous parlez de certains cas mais vous avez aussi d'ailleurs une surreprésentation de la non-activité économique notamment dans ces quartiers-là où vous avez très souvent quand on regarde les chiffres officiels plus de gens justement qui ne travaillent pas et vous avez des parents qui pourraient être disponibles pour s'occuper des enfants mais qui sont dépassés justement soit par choix soit parfois justement parce qu'ils vivent aussi dans cette crainte-là et vous le savez autant bien que moi vous voyez ces jeunes-là qui font que les parents parfois se soumettent justement à la peur et cette domination de jeunes qui sont plus nombreux qu'eux et qui sont bien plus violents qu'eux et parce qu'ils ne sont pas justement écartés et sanctionnés et c'est en ça que l'État doit intervenir pour faire en sorte que la gentillesse l'honnêteté les parents soit primée quand ils essaient de faire en sorte que ces jeunes-là ne soient pas dans la délinquance il doit y avoir un appui de l'État Allez, cette justice des plus jeunes sera peut-être un thème ce soir que vous allez évoquer avec Gérald Amelin puisqu'il sera l'invité des Liotte-de-Val dans l'heure des pros vous serez aux côtés des Liotte-de-Val évidemment ça sera peut-être une question posée évidemment on verra il pourra sans doute de son projet de loi de réforme du système judiciaire vraisemblablement je pense ça oui vraisemblablement hier il était sur le terrain il a rendu visite au tribunal de Nanterre il s'est exprimé en longueur il a dit que la justice manquait de moyens et il n'a pas eu de sens aussi

38:00
Locuteur 4

il manque au ministère de la justice aussi parfois un peu de bon sens et ce que j'ai essayé de faire dans la pénitentiaire de voir que des gens qui sont à l'isolement des détenus qui sont à l'isolement et qui sont dangereux puissent continuer à avoir des téléphones portables dans leurs cellules je pense que ça défie le bon sens provincial d'où je viens et donc on a créé les prisons de haute sécurité que des gens puissent avoir plusieurs sursis d'affilée c'est le contraire du mot sursis le sursis c'est un carton jaune comme dans le football et bien au bout de deux cartons jaunes on va avoir un carton rouge si on multiplie les cartons jaunes on n'est plus très crédible

38:31
Aleksandar Nikolic

si on multiplie les cartons jaunes on n'est plus très crédible dit Gérald Darmanin Thomas oui qui veut agir sur son ministère aussi en parallèle avec ce qui a été fait avant lui et donc il sent bien qu'il y a quand même un chantier qui peut être ouvert et le projet de loi qu'il va porter à l'automne va dans ce sens là il va plutôt dans le sens de ce qu'attendent les français alors après évidemment il y aura des débats à l'assemblée le texte sera peut-être modifié enrichi aussi peut-être en tout cas on voit que Gérald Darmanin il veut agir sur ces questions là et je remarque aussi je le disais déjà hier mais je trouve ça quand même intéressant à noter qu'au moment où peut-être beaucoup de ministres sont en vacances il y en a un qui reste sur le pont pour faire de la communication politique c'est Gérald Darmanin et à chaque fois on le voit pendant le cours de l'été notamment pour porter des sujets et à priori pour un pas de vacances Guillaume Roubault-Cachy André Valény Alexandre Radicol très rapidement parce qu'on va partir en pause pub deux mots en deux mots Gérald Darmanin il fait systématiquement de la communication on se rappelle qu'en 2021 il nous promet 100% d'OQTF respecté et qu'il va mettre en place certaines choses qui vont entraîner qu'il va y avoir 100% d'OQTF respecté l'année suivante on a 7% d'OQTF respecté et exécuté pardon pour renvoyer les OQTF dans leur pays d'origine c'était du jamais vu en France il nous dit ensuite en 2023 que la grande priorité pour lui ça va être la lutte contre le trafic de drogue et il va mettre fin à tous ces points de deal qui sont visibles de tous et il se rend dans 4 ou 5 points de deal il fait des démonstrations de force en allant et tout le monde disait il va sur le terrain on a eu un trafic de drogue qui n'a jamais été aussi important et des règlements de comptes qui n'ont jamais été aussi importants avec une influence de plus en plus dangereuse des trafiquants de drogue et de véritables mafias donc après moi j'ai envie de le croire je veux toujours être optimiste donc s'il peut y avoir des choses qui vont dans le bon sens avec des peines courtes dès le premier acte si on peut faire en sorte qu'on ne soit pas libéré automatiquement comme c'est avec des aménagements de peine comme il l'a suggéré ça peut être très bien mais il faut qu'il aille encore plus loin parce que s'il veut qu'on ait plus de places de prison il faut vraiment qu'on aille au bout des 15 000 places de prison qui avaient été promises par Emmanuel Macron il va falloir que les 25% d'étrangers qui occupent nos prisons aujourd'hui soient expulsés pour libérer des places et pour qu'on puisse appliquer justement les sanctions et qu'ils soient cohérents Guillaume rapidement et André très rapidement parce qu'on est très en retard L'inquiète c'est qu'on voit bien que c'est la course des petits chevaux pour l'élection présidentielle et donc c'est la petite guerre Darmanin, Retailleau tout le monde voulant rester dans les radars médiatiques mais derrière on parle de principes fondamentaux du droit français j'ai entendu parler du plaidé coupable toute la construction de systèmes judiciaires français on va jouer ça comme ça à la petite course de chevaux médiatiques entre Retailleau et Darmanin moi je trouve que tout ça n'est pas très sérieux et ça m'inquiète C'est un débat à l'Assemblée après Oui il y aura le débat à l'Assemblée André, rapidement comme ça

41:20
Locuteur 6

j'aurais fait le tour complet Darmanin c'est vrai chaque été nous fait le coup d'être présent sur le pont pendant que les autres sont en vacances je suis d'accord avec notre ami du parti communiste pour dire qu'il y a une concurrence maintenant avérée entre Retailleau et lui il voit que Retailleau s'est envolé dans les sondages et il le vit assez mal donc il fait de la présence et il annonce des choses concrètes et il dit en creux que Retailleau lui ne fait que parler alors que lui Darmanin annonce des choses concrètement enfin ce qu'il faut dire aussi c'est que c'est le cas en l'occurrence

41:51
Aleksandar Nikolic

sur les prisons de haute sécurité on y verra tout à l'heure ça fonctionne

41:56
Locuteur 6

c'est un projet qui n'est pas passé au conseil d'état qui sera ensuite soumis au parlement et je pense que d'ici quelques mois Darmanin ne sera plus au gouvernement le gouvernement ne sera plus là et donc c'est encore un effet d'annonce qui ne sera pas suivi

42:07
Aleksandar Nikolic

allez on marque une pause vous voulez rajouter quelque chose il rappelle souvent que c'est lui qui a installé le prélèvement à la source et qu'à l'époque on lui disait à peu près les mêmes choses et qu'il a réussi à outrepasser ça je rappelle juste qu'il a été ministre de l'intérieur depuis 2020 et qu'on n'a jamais connu autant d'actes d'insécurité en France il y a 3 meurtres par jour 1000 victimes de violences volontaires

Aleksandar Nikolic : "Gérald Darmanin fait systématiquement de la communication !" (CNEWS) — Aleksandar Nikolic · Pourquijevote