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interviewLa France insoumise· 25 mars 2024 10 min

"La fierté de la France, elle est ici !" - à Amiens avec le salariés de METEX

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:02
Manon Aubry

Bonjour à toutes et à tous, je suis Manon Aubry, députée européenne, co-présidente du groupe de la gauche au Parlement européen. Et je voudrais commencer d'abord par rendre à l'arrière qu'on a entendu juste avant et qu'Emmanuel Macron, et même juste au Parlement européen, allait refuser. Eh bien, sachez moi, pour que plus jamais aucun accord de libre-échange de la Chine, il a suffi même de juste abaisser les barrières douanières, ils font la même chose avec l'Ukraine. Eh bien, en parler, je veux vous dire, à mettre un terme, et que, c'est quoi ?

Elle détruit la planète, elle détruit nos vies, elle détruit la vie des salariés en particulier, et cette folie-là, il est temps d'y mettre un terme, c'est Emmanuel Macron lui-même qui l'avait dit.

3:11
Younous Omarjee

Je suis Younous Aubry, député européen de la France insoumise, et je viens de l'île de la Réunion. Quand je vous vois aussi nombreux, je vois votre détermination, mais aussi vos inquiétudes. Vos inquiétudes pour le lendemain, vos inquiétudes pour la vie de vos enfants, pour les conditions dans lesquelles il vous sera possible de penser l'avenir. Et je me dis, en étant aujourd'hui un mien, mais aucune leçon n'a donc été tirée de Whirlpool, aucune leçon n'a donc été tirée de Goodyear. Comment cela est-il possible que cela se reproduise, alors qu'en permanence, comme vient de le dire Manon, on nous parle de souveraineté industrielle et d'indépendance de l'Europe ?

La réalité, c'est que la souveraineté ne peut pas être et ne doit pas être un slogan politique. La souveraineté doit être une réalité qui s'inscrit dans des actes de protection de la production et de l'emploi. Et vous pouvez toutes et tous être très fiers de votre outil de production ici, parce que vous produisez quelque chose de très haute valeur ajoutée, qui assure une plus-value pour toute l'Union européenne. Quand je vous regarde, je ne peux m'empêcher non plus d'être en colère. D'être en colère contre celles et ceux qui, avec la complicité de la Commission européenne et des gouvernements, spéculent sur vos vies.

Parce que ce que vous ignorez peut-être, c'est que le prix du sucre est déterminé à la Bourse de Chicago ou à la Bank Exchange de Londres. Et ce sont ces spéculateurs qui déterminent le quotidien des travailleurs en Europe. Et ce prix du sucre, je le sais bien, venant de l'île de la Réunion, pays producteur de sucre, il a été totalement libéralisé par la Commission européenne. Le marché est totalement dérégulé aujourd'hui et les prix ne sont plus garantis.

Et c'est pourquoi vous pouvez compter sur notre détermination pour agir auprès de l'État, pour que les solutions soient trouvées maintenant pour obtenir un prix qui permette de maintenir ici une production qui soit une production qui peut faire face à cette concurrence chinoise, cette concurrence chinoise qui est le résultat des politiques de totalement naïves et bêtes de la Commission européenne d'ouverture de notre marché. Car ce que vous savez, c'est qu'aujourd'hui, la dizine arrive sur le marché européen avec des droits de douane de 0%. 0%. Comment est-ce que cela est-il possible ? Et c'est pourquoi, avec Manon, avec Antoine, nous allons être à vos côtés dans la lutte.

Car ce n'est que dans la lutte, que par la lutte, qu'on obtient les résultats. Et j'espère qu'on pourra revenir visiter ici cette usine qui tourne avec vous dans le meilleur délai. Merci beaucoup.

7:23
Manon Aubry

Sur le carreau, on est ici à côté d'Amin avec les salariés de l'usine Metex qui produisent de la lésine qui est importante pour à la fois la production de végétaux et la production pour les animaux, mais aussi qui est importante pour les médicaments. Et la folie du libre-échange est en train de frapper parce qu'ils sont soumis à une concurrence déloyale qui vient de Chine. Ils sont soumis à l'augmentation des coûts de l'énergie et à une augmentation aussi des coûts du sucre. Et tout ça, c'est les règles du marché européen et du libre-échange. Et donc, on était venus là en soutien avec mon collègue Dulus Omergi, député européen, enfin le mot député.

Et François Rucard, qui s'est rendu sur sa service de fond, il a suivi, il besoin d'un mal depuis le début avec les salariés.

8:11
Antoine Léaument

C'est dommage tout le temps. D'abord, je te remercie d'être là parce que tu reviens à peine le pays de la canne à sucre des Antilles et tu débarques en Picardie, le pays de la betterave. Et l'usine, elle s'est implantée ici parce qu'on avait de la betterave pas chère et qu'on avait un outil, un immense outil industriel pour le transformer. Mais dire que l'usine qu'on a là, donc avec 300 familles qui aujourd'hui sont en train de se demander s'ils vont pouvoir remplir leur frigo, s'ils vont pouvoir payer leur crédit.

Mais au-delà de ça, c'est qu'on avait un outil industriel pour passer de la pétrochimie à la biochimie, pour passer des produits pétroliers à au contraire des produits à base de plantes. Donc un très gros enjeu environnemental puisque la même l'usine polluite en Chine et s'est reproduit deux fois moins cher, mais elle pollue cinq fois plus. Donc on a à la fois un enjeu social immense, un enjeu environnemental. Et évidemment, là, c'est le moment avec l'éducation européenne puisque tout ça, c'est l'Europe. Le prix de l'énergie, c'est l'Europe. Le quota de betterave, c'est l'Europe.

Et enfin, surtout, le grand marché mondialisé, cette Europe du libre-échange qui laisse tout passer comme une passoire. Et là, la lésine en provenance de Chine, c'est l'Europe. Donc c'est le moment dans une campagne européenne de venir poser ces questions-là avec une usine symbole Netex. Évidemment, pour moi, ça va bien au-delà de la Savoie. Ce sont des voies, ce sont des viscations d'évitable. 300 voies, 300 vifs, 300 vifages.

9:20
Manon Aubry

Et c'est Emmanuel Macron lui-même qui avait dit que délégué à DOT, notre capacité à produire est une folie. Eh bien, c'est à cette folie qu'on doit mettre un terme et on va continuer à se battre. Ici pour les salariés, mais aussi pour tous les suicides que l'on veut détruire à la salaire humaine.

9:32
Antoine Léaument

Ici et à Paris, puisqu'avec les Metex, on va sans doute monter à Paris. Et peut-être ici à Bruxelles, puisqu'on va peut-être monter aussi à Bruxelles. Rendez-vous !

9:39
Locuteur

Merci.