Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
videoyoutube.com· 9 juillet 2026

Marseille.1ère circonscription : Sabrina Agresti-Roubache (Renaissance) se retire pour battre le RN.

Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.

Il est 23h30, Sabrina Gresti-Roubache descend de son QG de campagne avec 1h30 de retard sur le rendez-vous prévu avec la presse. Les résultats sont incertains, nous disait-on. Sous les applaudissements de ses partisans, elle arrive enfin avec un discours fair-play.

Ce soir, le choix a été clair, 45% pour le Rassemblement National et 27% pour le nouveau Front Populaire. Évidemment, je me retire, je sais que beaucoup d'entre vous me connaissent ici, il n'était même pas imaginable que je puisse me maintenir. Dans ces conditions, chose très simple, je l'avais en 2022, je me rappelle de ce que le candidat Thibault Rosic avait fait.

Donc je le dis dans ma circonscription, pas une voix pour l'extrême droite, pas une voix pour le Rassemblement National. Tous les candidats qui se maintiennent et qui pourraient faire passer l'extrême droite et le RN, je les invite vraiment ce soir à réfléchir. Demain, ils pourront déposer ou pas leur candidature.

On a mené le combat comme on a pu, on a fait face à un tsunami avec Didier, avec tous les militants, avec tous nos amis, avec notre famille, avec tout notre cœur, avec tous les soutiens. On a fait tout ce qu'on a pu. Quand je dis le combat n'est pas fini, vous savez, une défaite, je l'avais dit, jamais le déshonneur.

Et dans une vie politique, regardez ce qu'il se passe en ce moment, la défaite, ça arrive, les échecs, ça arrive. Le déshonneur, on ne s'en remet jamais. Donc ce soir, je ne m'en lave pas les mains, pas une voix pour le Rassemblement National, pas une voix pour la candidate d'extrême droite de la première circonscription de Marseille.

Vous savez, ce n'est jamais fini tant que vous avez envie et que vous y croyez et que surtout, vous n'oubliez pas d'où vous venez. Didier et moi, Didier Paracan, on n'oublie pas d'où on vient. Et je l'avais dit, les Marseillaises et les Marseillais doivent se regarder ce soir.

Ils sont beaucoup, pour beaucoup, des enfants d'immigrés. Et que si leurs parents avaient eu à affronter 45% de RN à l'époque où ils venaient s'installer en France, pas pour profiter, pour travailler, pour devenir français, nous ne serions jamais devenus français.