Bruno Le Maire s'oppose au rachat de Carrefour - C à Vous - 13/01/2021
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Défensif 100 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:16Invité politiqueChiffre
« Carrefour, c'est le premier employeur privé de France. »
- 0:22Invité politiqueFait
« Carrefour, c'est un chaînon essentiel dans la sécurité alimentaire des Français, dans la souveraineté alimentaire à laquelle je suis viscéralement attaché comme ministre de l'Économie et comme ancien ministre de l'Agriculture. »
- 0:35Invité politiqueFait
« Et j'ai vu pendant la crise de la Covid, le premier confinement, à quel point la sécurité d'approvisionnement, c'est vital pour nous tous. »
- 0:41Invité politiqueFait
« Le jour où vous allez chez Carrefour ou chez Auchan ou chez Leclerc et qu'il n'y a plus de pâtes, plus de riz, qu'il n'y a plus de biens essentiels, vous faites comment ? »
- 0:55Invité politiqueFait
« Donc, de ce point de vue-là, l'idée que Carrefour puisse être racheté par un concurrent étranger, a priori, je ne suis pas favorable à cette opération. »
- 1:07Invité politiqueFait
« Il y a un décret qui s'appelle le décret sur le contrôle des investissements étrangers en France, qui nous permet de donner ou non notre accord à des opérations de ce type-là. »
- 1:17Invité politiqueFait
« C'est le ministre de l'Économie et des Finances qui donne, oui ou non, son accord. Je le redis. A priori, je ne suis pas favorable à cette opération. »
- 1:24Invité politiqueFait
« Et lorsque nous avons examiné la fameuse loi sur les PME, les entreprises, la loi Pacte, nous avons complété le décret sur les investissements étrangers en France. »
- 1:34Invité politiqueFait
« Et nous avons rajouté, mot pour mot, que la distribution alimentaire est soumise à accord préalable du ministre de l'Économie et des Finances quand il y a une opération de ce type-là. »
- 1:49Invité politiquePromesse
« Si l'opération se poursuit, moi, je le redis. La souveraineté alimentaire passe avant tout. »
Temps de parole
- Bruno Le Maire100 %
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Juste un mot concernant la grande distribution avec l'annonce d'un rapprochement amical proposé par le canadien Couche-Tard avec le groupe Carrefour. Un rapprochement que vous désapprouvez ? D'abord, je méfie toujours de ces termes amicals. Il faut toujours voir ce qu'il y a derrière. Simplement, regardons de quoi il s'agit. Carrefour, c'est le premier employeur privé de France. Carrefour, c'est un chaînon essentiel dans la sécurité alimentaire des Français, dans la souveraineté alimentaire à laquelle je suis viscéralement attaché comme ministre de l'Économie et comme ancien ministre de l'Agriculture.
Et j'ai vu pendant la crise de la Covid, le premier confinement, à quel point la sécurité d'approvisionnement, c'est vital pour nous tous. Le jour où vous allez chez Carrefour ou chez Auchan ou chez Leclerc et qu'il n'y a plus de pâtes, plus de riz, qu'il n'y a plus de biens essentiels, vous faites comment ? Donc, ce qui est en jeu, c'est la souveraineté alimentaire des Français. Donc, de ce point de vue-là, l'idée que Carrefour puisse être racheté par un concurrent étranger, a priori, je ne suis pas favorable à cette opération. Alors, vous me direz, est-ce qu'on a les moyens ? Comment vous y opposer ?
Il y a un décret qui s'appelle le décret sur le contrôle des investissements étrangers en France, qui nous permet de donner ou non notre accord à des opérations de ce type-là. C'est le ministre de l'Économie et des Finances qui donne, oui ou non, son accord. Je le redis. A priori, je ne suis pas favorable à cette opération. Et lorsque nous avons examiné la fameuse loi sur les PME, les entreprises, la loi Pacte, nous avons complété le décret sur les investissements étrangers en France. Et nous avons rajouté, mot pour mot, que la distribution alimentaire est soumise à accord préalable du ministre de l'Économie et des Finances quand il y a une opération de ce type-là. Je le redis.
A priori, je ne suis pas favorable à une opération qui pourrait... Le question, vous vous y opposerez ? Si l'opération se poursuit, moi, je le redis. La souveraineté alimentaire passe avant tout. Les téléspectateurs qui nous écoutent se disent, mais demain, quel va être l'impact sur l'emploi ? Premier emploi privé de France. Est-ce que notre souveraineté alimentaire sera garantie ? Je préfère dire les choses clairement. Nous ne sommes pas, a priori, favorables à cette opération.
Bruno Le Maire