Aller au contenu
Tous les transcripts
ChroniqueEurope 1 (sur YouTube)· 14 janvier 2026 10 minComplaisantActualité / polémiqueJusticeSolidarités & famille

"Les gens de ma génération ont parfois été élevés à coup de martinet"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:00Fait
    « Mon grand-père était élevé au martinet. »

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

de violence éducative, la COR de cassation écarte tout droit de correction. Ça aussi c'est une information du jour. Peut-on gifler son enfant ?

Il n'y a pas en France de droit de correction pouvant justifier des violences éducatives de parents sur leurs enfants a répondu mercredi à la cour de cassation dans un arrêt consulté par la F par la FP comblant ainsi un flou de la jurisprudence sur sur ce sujet de société. C'est une décision très importante, hein. La plus haute instance judiciaire a cassé la relaxe prononcée le 18 avril 2024 par la cour d'appel de messe au nom d'un droit de correction des parents d'un père de famille pour des violences sur ces deux fils mineurs.

Une décision qui avait indigné les associations de protection de l'enfance. La Cour de cassation a renvoyé le dossier devant la cour d'appel de Nancy pour qu'elle le juge à nouveau. Et la Cour de cassation donc censure le raisonnement tenu par la Cour d'appel.

Elle rappelle qu'il n'existe pas un droit de correction parentale. C'est-à-dire que vous, vous êtes un jeune père, euh vous n'avez pas euh le droit, le droit français ne vous autorise pas, même si votre enfant a 12 ans, 13 ans, 14 ans, qu'il a fait quelque chose qui ne vous convient pas, il ne vous autorise pas à lui donner une gifle. Il y a pas de petite gifle de loi heureux.

Ma connaissance, ça a été écrit dans la loi en 2019. Dans le code civil, l'autorité parentale ne s'accompagne passe par je termine. L'autorité parentale [rires] ne peut s'accompagner pardon de violence physique ou psychologique.

C'est exclu dans la loi. Non mais c'est [rires] je je je chiffre si vous reportez au code pénal, ça peut être puni jusqu'à 3 ans d'emprisonnement. Voilà.

J'entends, il y a une loi antifessée, hein. C'est la fin de l'idée pourtant persistance chez certains juges qu'il aurait existait à côté de la loi le droit coutumier de correction des parents sur leurs enfants. La Courte cassation remet l'église au milieu du village.

C'est félicité maître Patrice Spinoi, avocat de la famille Mila. Alors je monsieur Mila, c'est un père de famille qui avait été condamné en première instance à 18 mois de prison avec surcis probatoire et au retrait de l'autorité parentale pour des violence sur ses deux fils mineurs. Mais l'année suivante, il avait été relaxé pour les mêmes faits par la cour d'appel de messe.

C'est ce que je vous expliqué il y a un instant. Euh la décision de la cour d'appel de messe avait fait l'effet d'une douche froide dans les rangs des associations de protection de l'enfance. 8 parents sur 10 déclarent euh avoir eu recours à au moins une violence éducative ordinaire. qui va de crier a donner une fissée.

Oui. Crier. Crier.

Oui. D'accord. Normal.

Euh une fessée en passant. Bon, moi j'ai pas souvenir d'avoir alors c'est vrai que c'était des filles. C'est vrai qu'elle n'était pas particulièrement comment dire violente mais évidemment je n'ai jamais levé la main sur une de mes filles, jamais une gifle et cetera.

Je pense qu'en revanche l'enfant que j'étais c'était pas fréquent, c'était euh Vous en avez reçu ? Je je je pense que ça dû arriver. Voilà, ça a dû arriver.

Non, c'était pas non plus courant. Bah plus qu'aujourd'hui. Mais moi, je connais des enfants qui ont été élevés de ma génération au Martinet.

Au Martinet ou à la Badine effectivement. Donc c'était des Bah oui, vous sauriez. Mais il y avait parfois des mon grand-père était élevé au martinet.

Voilà, mon grand-père, il était fils d'officier euh et puis ça et ça [rires] j'allais ça ça moufftait pas hein. Martinet hein. Bon donc là on est sur c'est une pardon.

Oui, je vous en prie. Sabrina Mjobber, c'est une décision très importante de la Cour de cassation parce que j'espère qu'elle va pouvoir libérer justement la parole des enfants battus qui notamment lorsqu'ils sont à l'école croient pouvoir trouver des des adultes gardiens de leur sécurité et pouvoir en parler à des instituteurs, expliquer ce qui se passe dans le landerneau familial. Ça peut faire donc jurisprudence et aider ces enfants qui euh trouveront par le biais d'association ou d'instituteurs et même les sauvés euh de la gradation.

Un enfant qui prend une fessée une fois n'est pas un enfant battu qui se fait massacrer la tronche par ses parents les jours je suis pas en train de dire ça mais ça peut libérer pour les enfants qui sont battus quotidiennement par leur je veux dire que les les les parents qui ont donné une fois une fessée à leur enfant c'est pas des enfants qui battent 17h tout de suite tout de suite. Et on revient sur ce sujet qui vous Europe 1 Europe 16h 18h Pascal pro et vous Sabrina George Fencret Olivier Genek sont avec nous on termine sur la Cour de cassation qui écarte tout droit de correction parental peut-on gifler son enfant il n'y a pas en France de droit de correction pouvant justifier des violences éducatives mais là la société elle a tellement changé vous n'imaginez pas entre ce que nous rapportent [musique] nos parents ou nos grands-parents, en tout cas les miens donc qui étaient nés avant avant guerre et je ne vous parle pas de nos grands-parents qui eux étaient nés au début du 20e siècle et entre et à l'école, je n'en parle, vous savez, il y avait ce qu'on appelle les frères à quatre bras dans les écoles chrétiennes. Dans les années 40 ou 50, on disait frère a quatre bras parce que il y avait des soutanes avec plusieurs comme cela comment dire plusieurs morceaux peut-être de de soutane et on les appelait les frères à quatre bras parce que ça donnait l'impression qu'ils avaient plusieurs bras et bien les enfants racontent des choses invraisemblables plus évidemment les violences sexuelles qui ont existé dans les écoles et en dans toute la société d'ailleurs pas que dans les écoles mort de punition, il le mettait dans le froid sans manteau quasiment torsenu.

Il est mort de froid. Mon grand-père qui a été en 1935 qui était scolarisé. Donc ça c'est des punitions. [rires] Mais bien sûr mais mais on vient de là.

Oui. Alors un soldat fait mais comment dire comment ça [rires] ça a marqué ça a marqué un homme ? Oui.

J'ai connu les punitions admises tolérées dans un établissement où j'étais pensionnaire. Alors, on nous tirait les cheveux sur le côté là comme ça. On tirait les oreilles bien sûr.

On nous mettait quelque fois à genou sur une règle, voyez-vous ? Et quelque fois la règle sur les doigts comme ça. Ça c'est c'était toléré.

Et les parents ne disaient rien. Et et les parents non seulement les les parents disaient rien. Donc la société, elle est complètement changée et c'est pour enfin là qu'est-ce qui va se passer ?

Les parents n'oseront même plus mettre une petite gifle entre guillemets ou une petite fess enfin mais pardonnez-moi là c'est c'est des sujets sensibl non mais je parle pas d'enfants battus encore une fois on disait tout à l'heure vous c'est une mauvaise manière d'éduquer un enfant c'est que votre enfant vous le punissez vous le mettez dans sa chambre vous allez lui dire tu vas te calmer avant de revenir ça marche avec tous les enfants ça oui tu fais respect ben ça marche l'autorité ça marche avec tous les enfants. Si si tu sais moi je vous ai dit de nombreuses fois super n parce si votre enfant veut pas aller dans la chambre. Super nani.

Super nani c'était extraordinaire il y a des gens qui savent faire il y a des gens qui savent pas faire. Moi je trouvais ça addictif. Je regardais ça je voyais un enfant complètement perdu.

Super Nani arrivait 3 jours après le gosse. Vous savez que ces méthodes ont été critiqué à Supernani. Il y a eu des polémiques autour de Superan.

Il y a toujours des polémiques. Oui. Bah oui polémique surtout.

Mais en tout cas, on ne touche. Je pense qu'il est raisonnable de ne pas mettre ne serait-ce qu'une fois une violence sur un enfant. La réponse est oui.

Pris seulement deux fessés dans ma vie et je peux vous assurer que je m'en souviens très bien. Quel âge vous aviez ? J'avais c'était la semaine dernière [rires] mais c'était c'était pas sa mère, c'était dans les lit mais [rires] il a aimé ça en plus.

Oh mais qu'est-ce que vous êtes graveux. [rires] Bon c'est pas grave. Non mais j'avais 8 ans et la deuxième peut-être 12 ou 13 ans, je m'en souviens très bien.

Et pourquoi ? Euh la première fois oui, parce que j'ai cassé une vitre avec mon ballon de foot et la deuxième parce que j'ai très mal parlé à ma mère. Et ben, je peux vous dire que je n'ai jamais recommencé.

C'était symbolique. Et c'était quoi très mal parler à votre mère ? Vous vous souvenez par exemple, je lui ai très mal répondu, je sais plus en quel terme exactement mais en tout cas mon père ne me frappait jamais et les deux fois où il l'a fait, c'était des c'était pas très très violent, c'était des petites fessées mais c'était symbolique.

Moi, j'avais mal parlé à ma mère, vous voyez pris des fessés. Moi aussi ça m'est arrivé [rires] jamais. Pas mon père mais ma mère et je m'en souviens très bien et à chaque fois aussi parce que voilà, il y avait un contexte qui et et ma mère elle s'en veut sans doute mais j'ai pas voilà j'ai pas je m'en suis je suis pas un enfant battu à l'école.

Fabrice Lafite, on lui attait la main gauche parce qu'il était gauché parce que j'étais gauché pour forcer à écrire la main droite, on attachait la la main sur la chaise. Violent quand même. Mais en plus vous êtes jeune.

Ah bah je suis très jeune. Ouais 56 ans. Oui mais alors donc vous êtes passé à l'école en quelle année ?

C'était c'était en dernière année de maternelle vous savez on apprend à écrire avec le crayon à papier à l'époque comme j'étais gaucher et que la norme c'était d'être droitier donc on m'attachait la main gauche là on est en année dernière année de maternelle on on en donc il y a donc vous êtes de 7 69 vous êtes de 69 en 72 en dernière année de maternelle à 3 ans vous étiez non peut-être [rires] 74 je sais plus mais enfin voilà oui mais c'était le début des anné il y a on fait généralement 3 années en maternel c'est bien ça avant le CP nous sommes d'accord Oui. Donc ça devait être plutôt 72 effectivement. Ouais.

Vous aviez 8 9 ans maternel. [rires] Non mais c'est cette ce monde est absolument incroyable effectivement d'attacher