Jean-Christophe Lagarde redoute "un panurgisme parlementaire" des députés de la majorité
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Chapitres
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Questions et réponses
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- 0:22OuverteRéponse partielle
Il y a le feu à bord chez vos amis Les Républicains qui veulent exclure ce soir en bureau politique.
- 1:13OuverteÉludée
Oligarchie, très remonté Riester, est-ce qu'ils doivent divorcer vos amis ?
- 3:55OuverteRéponse directe
Vous vous sentez dans la majorité présidentielle ou bien dans l'opposition ?
- 4:07RelanceRéponse partielle
C'était le même type de démarche, d'ouverture ?
- 5:37ComplaisanteRéponse partielle
Il suffit de rejoindre La République En Marche, puisque tout le monde dit la même chose.
- 8:19OuverteRéponse directe
Vous vous sentez dans la majorité présidentielle ou bien dans l'opposition ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:26Invité politiqueFait
« C'est pour moi une attitude extravagante et qui manque de crédibilité. »
- 2:37Invité politiqueFait
« C'est cette attitude-là que nous, UDI, et que les Républicains constructifs qui avaient la même démarche avons constaté, ce n'est plus possible. »
- 3:38Invité politiqueFait
« Parce que ça fait des années que les frontières politiques, et notamment les frontières des Républicains, ne correspondent pas aux frontières idéologiques. »
- 3:45Invité politiqueFait
« Je suis proche par exemple d'un Franck Riester, parce qu'il est libéral, il est pro-européen, il est humaniste comme moi. »
- 5:30Invité politiqueFait
« La taxe d'habitation, c'est une ressource indispensable aux communes. »
- 5:41Invité politiqueFait
« Je trouve qu'il n'est pas juste et pas sain d'augmenter la CLG. »
- 5:49Invité politiqueFait
« La réforme de la taxe d'habitation est certes populaire, mais elle est démagogique et elle est dangereuse. »
- 11:23Invité politiqueChiffre
« À hauteur de 4,5 milliards sur un budget de 427 au total, la réalité, c'est que c'est faisable. »
- 14:21Invité politiqueFait
« Première arnaque, carrément. »
- 14:30Invité politiqueFait
« Oui, on va compenser en 2017 ou en 2018, mais chaque année, les prix augmentent et la compensation, elle n'augmentera jamais. »
- 15:15Invité politiqueFait
« Je pourrais dire les choses clairement, que tel que c'est présenté, ça ne tient pas. »
- 20:20Invité politiqueFait
« Je pense d'abord qu'il a bien réussi son entrée en fonction. »
- 20:56Invité politiqueFait
« Il en a de mon point de vue commis une. C'est la convocation du Congrès parce qu'il n'avait pas besoin. »
- 22:39Invité politiqueFait
« Ils suivent aveuglément ce que dit le ministre, etc. »
Temps de parole
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- Invité8 %
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Bienvenue à tous dans l'émission politique de France Info. On est ensemble jusqu'à 9h comme tous les matins. Bonjour à vous Jean-François Aquili. Bonjour à vous Fabienne Sintès. Guy Virenbaum est là également et notre invité ce matin est président de l'UDI, député de Drancy. Bonjour Jean-Christophe Lagarde. Bonjour. Et bienvenue sur ce plateau sur France Info, la radio, la télé. Il y a le feu à bord chez vos amis Les Républicains qui veulent exclure ce soir en bureau politique. Alors, tendez bien l'oreille, les constructifs Macron compatibles, c'est comme ça qu'on dit. Vous ne dites rien, ce n'est pas grave.
Parmi eux, Franck Riester, le député de Saint-Démarne, co-président de votre groupe à l'Assemblée Nationale, qui était notre invité hier matin sur France Info.
Moi je conteste effectivement l'idée que ce serait cette oligarchie qui serait simplement ceux en responsabilité chez les Républicains. Notre famille politique ne doit pas se restreindre à un certain nombre de personnes qui étaient les mêmes, qui nous envoyaient dans le mur en 2012, envoyaient dans le mur en 2017, qui étaient à la tribune du Trocadéro pour soutenir à bras-le-corps François Fillon, qui nous emmenait aussi dans le mur.
Alors Jean-Christophe Lagarde, oligarchie, très remonté Riester, est-ce qu'ils doivent divorcer vos amis ?
Bon, d'abord comme je le disais, ce n'est pas le débat qui me concerne. Moi je suis président de l'UDI, et j'ai une alliance, nous avions une alliance avec les Républicains, notamment lors des dernières élections, et je ne peux pas me réjouir du fait qu'ils rencontrent un certain nombre de difficultés. D'un autre côté, disons les choses clairement, il y a à l'intérieur des Républicains, des gens qui sont tellement peu compatibles entre eux qu'à un moment donné, ils en tireront, me semble-t-il, les conséquences, soit par exclusion, soit autrement. Quoi de commun entre Franck Riester, qu'on entendait à l'instant, et Laurent Wauquiez ? Rien. Quoi de commun entre Benoît Apparu et Éric Ciotti ?
Rien. C'est-à-dire que dans une famille politique, soit vous partagez suffisamment pour combattre et porter un projet ensemble, soit vous ne partagez plus et vous ne pouvez plus porter ce projet ensemble. Je pense que c'est ça le débat qu'ils ont entre eux au jour d'aujourd'hui, et c'est vrai qu'il s'est cristallisé, mais finalement c'est qu'épiphénoménal, sur l'attitude à avoir vis-à-vis du nouveau pouvoir. En clair, il y a une partie des Républicains qui considère deux choses. Un, qu'ayant perdu les élections, il faut immédiatement s'opposer frontalement à tout, même à ce qu'on proposait quelques semaines avant. C'est pour moi une attitude extravagante et qui manque de crédibilité.
Et puis deux, deuxième attitude, c'est finalement on attend l'échec du pouvoir en place pour espérer revenir au pouvoir derrière. C'est cette attitude-là que nous, UDI, et que les Républicains constructifs qui avaient la même démarche avons constaté, ce n'est plus possible. D'abord, on ne peut pas faire perdre cinq ans à la France, je vais juste terminer là-dessus. On ne peut pas faire perdre cinq ans à la France parce que c'est les Français qui payent les pots cassés, qui font les frais des échecs.
On se met en position vis-à-vis du Président de la République, du Premier ministre, qui quand même est quelqu'un de proche de nous, de travailler, d'apporter, de soutenir quand c'est bien, d'ajouter ou de modifier quand c'est moins bien, et de combattre librement et de s'opposer lorsque ça ne va pas. Est-ce qu'ils doivent divorcer ou pas ? Cette posture-là me paraît plus responsable, et disons les choses clairement, elle n'est pas partagée par une partie ou la majorité des Républicains, j'en sais rien, et donc il y a des gens chez les Républicains qui ne se sentent plus à l'aise dans ce parti. Donc ils doivent divorcer ou pas ? Oui, il leur a à faire, moi je ne vais pas choisir les divorces.
Vous avez un avis quand même là-dessus ? Eh bien écoutez, vous voulez me faire dire qu'ils doivent divorcer, moi je vais vous dire en réalité ce que je crois, nous avons besoin de construire une autre force politique. Cette force politique qui puisse rassembler le centre et la droite progressiste, et je vais vous dire pourquoi. Parce que ça fait des années que les frontières politiques, et notamment les frontières des Républicains, ne correspondent pas aux frontières idéologiques. Je suis proche par exemple d'un Franck Riester, parce qu'il est libéral, il est pro-européen, il est humaniste comme moi. Il y a des gens chez les Républicains qui ne partagent pas ces convictions-là.
Jean-Christophe Lagarde, je vous rappelle que quand François Bayrou s'est rapproché de Ségolène Royal 2007, de François Bayrou en 2012, vous avez été le premier à le critiquer, à dire qu'il ne faisait plus partie de votre famille politique ? C'était le même type de démarche, d'ouverture ?
Monsieur Aquilie, quel rapport ? Puisque vous êtes en train d'évoquer François Bayrou lorsqu'il changeait d'alliance, avant d'en rechanger ? C'est un peu pareil, non ? Je ne change pas d'alliance. Je constate qu'il y a chez les Républicains... Je vais vous prendre une autre illustration pour mieux vous faire comprendre. Il y a chez les Républicains des gens avec qui je suis compatible, dont les idées sont proches de celles qui sont portées par le centre et par l'UDI, et il y a des gens qui sont plus éloignés. Dans la campagne de la primaire, et ça va vous illustrer le propos, j'ai fait campagne pour Alain Juppé, pas pour François Fillon, pas pour Nicolas Sarkozy.
Et aujourd'hui, le Premier ministre, c'est quelqu'un avec qui je faisais campagne. Il y a huit mois derrière Alain Juppé. Il y a beaucoup de choses qui nous rassemblent.
Au deuxième tour de la primaire, dans mes souvenirs... Pardon ? Au deuxième tour de la primaire, vous n'êtes pas abstenu.
Non, j'ai soutenu au premier et au second tour, comme 80% de l'UDI, nous avons soutenu Alain Juppé. Et donc, nous étions ensemble à travailler avec le même espoir et le même projet. Je ne vais pas me payer le ridicule, et je pense qu'il y a un certain nombre de Républicains qui sont dans cet état d'esprit aussi, que ce soit chez les élus parlementaires, mais aussi chez les élus locaux. Je ne vais pas me payer le ridicule de dire le contraire. Trois exemples rapides. Il parle de la refondation et de la reconstruction européenne, dont François Hollande a été le grand absent et a laissé Merkel toute seule. Nous portons cette idée-là depuis 15 ans. Comment est-ce que je vais dire le contraire ?
L'égalité des Français devant la retraite, nous la portons, c'est nous les centristes, les premiers à l'avoir portée. Pourquoi est-ce que je vais dire le contraire ?
Il suffit de rejoindre La République En Marche, puisque tout le monde dit la même chose.
Non, justement, parce que dans le même temps, je trouve qu'il n'est pas juste et pas sain d'augmenter la CLG. Dans le même temps, je trouve que la réforme de la taxe d'habitation est certes populaire, mais elle est démagogique et elle est dangereuse. Alors du coup... Vous voyez, La République En Marche, c'est du béni-ouï-ouïsme aujourd'hui. Du coup, si j'ai bien compris, vous allez faire un nouveau parti. Mais je souhaite que nous puissions construire un nouveau parti. Il n'y en a pas assez, là. Avec toutes ces personnes... Je vais, là encore, vous expliquer.
Avec toutes ces personnes venues du centre, venues de la droite progressiste, qui ont besoin de trouver une force politique pour les porter. C'est quoi ? C'est l'UDI constructif, c'est ça ? Pour revenir à la question de M. Aquili, tout le monde n'a pas fait De La République En Marche son parti. Il y a des millions de Français, c'est même une grosse majorité de Français, on les a vus parmi les abstentionnistes, notamment des législatives, qui simplement veulent essayer de juger sur pièce, projet par projet. Ces gens-là, aujourd'hui, n'ont pas de maison, n'ont pas de parti.
Ou en tout cas, ils en ont un, c'est l'UDI, mais finalement, il y a des gens qui souhaitent qu'on rassemble, comme on l'a fait dans le groupe parlementaire, et donc construire une maison commune pour des gens qui sont capables de ne pas être sectaires, de ne pas mener une politique réflexe, d'opposition systématique, qui veulent accompagner, améliorer. Je pense qu'il y a beaucoup de Français, vous savez, parmi les auditeurs qui nous entendent en ce moment, ils ne jugent pas le gouvernement en bloc, ils jugent projet par projet, pièce sur pièce.
La nouveauté, c'est que c'est exactement ce que nous souhaitons faire, nous, à l'Assemblée nationale, et ensuite, dans une formation politique, en tout cas, c'est mon souhait.
Et on y revient dans une minute tout pile. Il est 8h40, Victor Maté, là, pour l'essentiel.
Et c'est parti depuis hier pour l'examen du projet de loi qui doit permettre au gouvernement de passer par ordonnance sur la loi travail, premier débat. La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, assure qu'il n'y a pas d'inversion de la hiérarchie des normes dans les accords de branches et d'entreprises. Le ministre de l'Action publique, Gérald Darmanin, assure ce matin dans Le Parisien que le gouvernement a trouvé 4,5 milliards d'euros d'économie sur le seul budget de l'État. En clair, pas d'augmentation des impôts, pas de baisse non plus des minima sociaux. Paris en 2024, Los Angeles en 2028, ou bien le contraire, le CIO devrait confirmer ce soir la double attribution des Jeux Olympiques.
Emmanuel Macron est à Lausanne pour défendre la candidature française. Il est notamment accompagné de Laura Flessel, la nouvelle ministre des Sports. Ce coup de tonnerre hier soir au tournoi de tennis de Wimbledon, l'élimination dès les huitièmes de finale de Raphaël Nadal par le luxembourgeois Gilles Muller. 15 jeux à 13 dans le 5e set.
France Info. Christophe Lagarde qui est avec nous sur France Info ce matin. Jusqu'à 9h, question Jean-François. Oui, on va continuer cette réflexion sur qui et qui dans cette affaire. Vous vous sentez dans la majorité présidentielle ou bien dans l'opposition ? Jean-Christophe Lagarde. Alors, nous avions posé la question à Thierry Solaire. Tiens, justement, ici même, c'était vendredi dernier avec Jean-Michel Apathy.
J'accompagnerai et je voterai tous les textes qui vont dans le bon sens. Je soutiendrai le gouvernement pour les mettre en oeuvre. J'essaierai d'infléchir les mesures qui ne vont pas suffisamment moi ou qui ne vont pas dans le bon sens. Et je m'opposerai à toutes celles qui ne me paraissent pas bonnes. Donc, je serai dans l'opposition à certains textes, dans la majorité, et je voterai avec la majorité sur d'autres. Voilà.
Vous avez l'air perplexe, Jean-Michel. Vous êtes majorité ou opposition ? On essaie de comprendre.
Vous. Dans le quinquennat précédent, le groupe UDI a voté 16 textes de François Hollande. C'est abstenu sur un certain nombre, a combattu les autres. Et je n'aime pas, je reconnais volontiers, cette espèce de dichotomie obligatoire. Parce que si je vous dis opposition, vous allez dire, mais enfin, vous êtes pour un certain nombre de choses. Bah oui, je ne suis pas obligé d'être abruti parce que je suis dans l'opposition et dire le contraire de ce que je disais hier. Et si vous dites majorité, j'aurai la réflexion que vous faites tout à l'heure, c'est-à-dire que vous êtes à l'REM. Non. Non. Voilà. Je suis...
Nous avons écrit dans la constitution du groupe que nous voulons être constructifs, libres et responsables. Libres totalement de dénoncer ce qui ne va pas ou de proposer. Et le vrai enjeu, en fait, pardon, n'est pas celui-là. Le vrai enjeu, c'est de savoir si le président de la République, le Premier ministre et le groupe La République En Marche, dont l'attitude à l'Assemblée nationale est surprenante depuis quelques jours, est-ce qu'ils sont, eux, capables ? Est-ce qu'ils sont, eux, capables ? D'écouter autre chose qu'eux-mêmes.
Est-ce qu'ils s'enferment dans le parti unique à qui les Français ont donné la majorité, auquel cas, je crois qu'ils vont à l'échec, comme ça a été le cas de l'UMP de Sarkozy, comme ça a été le cas du Parti Socialiste de François Hollande, mais pour qu'ils puissent avoir ce défi devant eux, est-ce que vous êtes capables d'écouter les autres, d'entendre les autres, de respecter la parole du président de la République qui, le 7 mai au soir au Louvre, a dit quoi ? Il a dit, j'entendrai ceux qui n'ont pas voté pour moi au premier tour mais qui l'ont fait au second. Nous sommes ceux-là.
Et nous nous sommes mis en position et en posture de pouvoir discuter avec le pouvoir, d'avoir avec lui des points de vue d'accord et des désaccords. On ne va pas créer des désaccords pour le plaisir, mais quand il y aura des désaccords, on les constatera et on les assumera. Il serait bon qu'il soit capable d'entendre, c'est ça l'enjeu.
Justement, Jean-Christophe Lagarde, travaux pratiques, vous avez lu la page 3 du Parisien, notre confrère ce matin, Gérald Darmanin, qui annonce avoir trouvé 4 milliards et demi d'économies dans les ministères pour maintenir, j'explique, les déficits sous la barre des 3%. Alors, il dit, Gérald Darmanin, le ministre des Comptes publics, sans toucher aux impôts ou aux minima sociaux, je lis, des économies sur les frais de fonctionnement, les voitures, les crayons, les gommes. Écoutez ce qu'il disait lui-même, le même Gérald Darmanin, tout à l'heure, chez nos confrères d'RTL.
Nous avons vu, ministère par ministère, on pouvait faire des économies. Les services du Premier ministre, Édouard Philippe en premier, a proposé 60 millions d'euros d'économies dans le fonctionnement de Matignon.
Alors, Jean-Christophe Lagarde, y compris Matignon, des économies partout, et on ne touche à rien, ça existe, donc, ça dit quoi ? Que les ministères dépensent trop d'argent ?
À hauteur de 4,5 milliards sur un budget de 427 au total, la réalité, c'est que c'est faisable. Je suis maire depuis 16 ans, vous savez, les économies, vous ne les faites pas parce que vous supprimez un milliard ici, deux milliards là. Moi, je n'ai pas un milliard dans la bérille. Oui, vous les faites, en réalité, par une multitude de petites lignes d'économie, comme vous faites dans votre budget à vous, vous ne pouvez pas supprimer le loyer. Par contre, vous pouvez quelques euros de moins ici, sauf qu'au niveau de l'État, effectivement. Donc, je pense que c'est réalisable parce que, de toute façon, l'État a toujours de la marge.
Maintenant, c'est à la fin de l'année qu'on verra si ces 4,5 milliards sont au rendez-vous parce que, quand on est au mois de juillet, il y a quand même un certain nombre de coups partis qui sont difficiles d'arrêter. Voilà. Donc, objectivement, ça va être présenté en commission des finances tout à l'heure dans le détail. Un article dans un journal, c'est évidemment une expression politique. Le détail, il va être donné en commission des finances. J'ai un peu de mal à rentrer dans le détail. Par exemple, est-ce qu'on sait faire, je crois qu'il mentionne 560 millions d'économies sur l'armée ou sur la police. Est-ce qu'on sait les faire au milieu de l'année ? J'en sais rien.
800 millions sur la défense. 800 millions sur la défense. Est-ce que...
Mais tant qu'on n'a pas le détail tout à l'heure... Mais est-ce que la défense
à l'intérieur, la justice doivent être impactées par ce type de mesures ? Nous sommes quand même en période de menaces terroristes.
Je vous disais tout à l'heure qu'en créant le groupe Les Constructifs, en essayant d'avoir des attitudes différentes plus vraies, je veux changer un certain nombre de choses ou contribuer avec d'autres à changer un certain nombre de choses. Donc il y a déjà un nom, pardon,
je le prends au vol comme ça. Ça s'appelle le groupe Les Constructifs désormais. Le grand groupe entre Les Constructifs républicains et vous.
Ça s'est déposé à l'Assemblée nationale comme tel. Ce que je dis simplement, je n'ai pas envie de mal répondre à votre question tout simplement parce que je n'ai pas les éléments. l'annonce de ce matin, je n'ai pas le détail pour expliquer. Ça ne tient pas. Je sais d'expérience, par exemple, qu'il y a, au cours d'un exercice budgétaire, des économies que j'appellerais d'opportunité parce qu'en réalité, il y a quelque chose que vous deiez faire et puis finalement, vous ne le faites pas parce que ce n'est pas prêt, parce que c'est reporté à l'an prochain. Quel est le détail de tout ça ? Je ne l'ai pas en main.
Je ne veux pas raconter des histoires à vous, à vos auditeurs, à nos téléspectateurs.
Alors, puisque vous parlez d'expérience, aussi de la réforme de l'ISF, ça vous va, ça ?
D'abord, je pense que dès 2018, ce sera une toute petite part de la taxe d'habitation. Deux sur trois ans, je crois. Vu l'équation budgétaire, je ne crois pas qu'ils vont faire trois tranches égales. Mais je n'en sais rien. Enfin, ça me paraîtrait assez compliqué à réaliser. Mais revenons au fond. La taxe d'habitation, c'est une ressource indispensable aux communes. C'est 10 milliards d'euros pour les villes et les villes, ce n'est pas pour le plaisir des mères, c'est pour le service quotidien aux habitants. Comment on entretient vos rues, comment on garde vos enfants, comment on accompagne les personnes âgées, comment on a de l'activité culturelle et sportive.
Évidemment que les 10 milliards en question, l'État va être obligé de les compenser.
C'était comme pour la taxe professionnelle.
Non, pas du tout. La taxe professionnelle, aujourd'hui, elle part dans des intercommunalités. Elle n'a jamais été supprimée. Là, c'est la suppression. Ça veut dire que c'est 10 milliards que l'État va devoir donner aux collectivités. Là-dedans, il y a deux arnaques. Première arnaque, carrément. Première arnaque, dans l'idée, c'est qu'on va vous compenser. Oui, on va compenser en 2017 ou en 2018, mais chaque année, les prix augmentent et la compensation, elle n'augmentera jamais. L'État fait ça systématiquement. Ça sera 10 milliards en 2017. Ça sera 10 milliards en 2027. Sauf que ce que vous aviez, la valeur des 10 milliards, ça sera un milliard de moins. Et ça, c'est pour les impôts locaux.
Ça veut dire que ça va se reporter sur les impôts locaux. Donc, on va payer plus d'impôts locaux. Cette fois-ci, les taxes foncières. Mais justement, c'est pour ça que je veux y venir et essayer d'être pédagogique sur le sujet. Et le deuxième volet, c'est que les 10 milliards que l'État va donner aux collectivités locales, il faut bien qu'ils le prennent quelque part. Et s'il ne le prend pas sur la taxe d'habitation, évidemment, il va le prendre ailleurs. C'est-à-dire, ce qu'on va nous donner d'une main, il faudra bien le retrouver de l'autre si on ne veut pas augmenter les déficits. Parce que nous allons donner d'une main. Oui. Non.
Ce que l'État va vous donner d'une main, il vous le fera payer d'une autre puisque les 10 milliards, il faut bien les trouver. Vous dites arnaques, alors. Donc, je dis, je pourrais dire les choses clairement, que tel que c'est présenté, ça ne tient pas. C'est une belle idée électorale, ça a fait plaisir à beaucoup de gens, mais je pense que c'est dur. Mais plus fondamentalement, je crois que c'est une mauvaise réforme. Nous avons aujourd'hui, et je vais vous expliquer ce qui, de mon point de vue, pour être constructif, serait une bonne réforme. Nous avons aujourd'hui deux impôts locaux.
La taxe d'habitation, payée par tout le monde au percepteur, et la taxe foncière, payée par les propriétaires au percepteur, mais par les locataires également. Parce que ce n'est pas parce qu'ils ne font pas un chèque au percepteur qu'ils ne payent pas la taxe foncière. Ils la payent dans leur loyer, ils la payent aux propriétaires. Dans ma ville, l'office HLM paye des taxes foncières, et j'ai fait faire le calcul, pardon, ça représente deux mois entiers de leur loyer. Il y a donc deux taxes pour alimenter les mêmes collectivités, les communes. Pourquoi ? Deux impôts pour payer la même chose, alors que tout le monde les paye.
Et pire que ça, dans ces deux impôts, il y en a un qui tient compte de vos revenus, la taxe d'habitation, et un qui ne tient pas compte de vos revenus, la taxe foncière. Je propose, moi, que nous fusionnions ces deux impôts, taxe foncière et taxe d'habitation, et qu'on les mette sous condition de ressource, c'est-à-dire que ça dépend de l'argent que vous touchez. Il y a des gens qui ne payent pas la taxe foncière. C'est les propriétaires ou les locataires, du coup, qui payent cette taxe ? Non, non, la taxe foncière, tout le monde la paye. Oui, à l'intérieur du loyer. Et donc, ça veut dire qu'il faut l'identifier dans le loyer.
Mais si je peux me permettre, aujourd'hui, quelqu'un qui est au RSA, il paye à travers son loyer la même taxe foncière que quelqu'un qui gagne 4 à 5 000 euros par mois. Donc, je trouve qu'un impôt qui serait unique, c'est plus simple et c'est plus économique, et qui serait proportionné au revenu, c'est plus équitable. Faire des économies tout en étant équitable, ça me paraîtrait une bonne voie de réforme.
Et on y revient dans une minute tout pile. Il est 8h50 sur France Info. Victor Matel pour L'Essentiel.
Édouard Philippe, Bruno Le Maire ou encore Thierry Solaire et Franck Riester, ministres ou députés, ils sont 6. En tout, avoir leur cas examiné ce soir en bureau politique, le parti Les Républicains pourrait les exclure pour leur rapprochement avec En Marche. Également dans le viseur, Gérald Darmanin, le ministre de l'Action et des Comptes Publics assure que le gouvernement a trouvé 4 milliards et demi d'euros d'économie sur le seul budget de l'État. Un entretien aux Parisiens pour expliquer que ni les collectivités locales ni la sécurité sociale ne seront mises à contribution. Il parle d'anéantissement biologique.
Des chercheurs américains et mexicains alertent une nouvelle fois sur l'extinction de masse des animaux sur notre planète en s'intéressant non pas à la chute du nombre d'espèces mais d'animaux sur un territoire donné. Lausanne, en Suisse, siège du CIO, Emmanuel Macron va y prononcer tout à l'heure son discours pour la candidature de Paris en 2024. Les Jeux Olympiques devraient être attribués à la France dans 7 ou bien 11 ans. La grotte de Lascaux sur le parcours de la 10e étape du Tour de France 178 kilomètres entre Périgueux et Bergerac. Chris Froome est toujours maillot jaune.
France Info Et c'est Jean-Christophe Lagarde qui est avec nous jusqu'à 9h ce matin. Jean-François Question. Alors nous allons évoquer Emmanuel Macron, ce nouveau président de la République et vous parliez à l'instant de sa majorité. Vous allez nous en dire deux mots. Le 14 juillet, cela fera deux mois qu'il est entré en fonction. Les Français semblent apprécier ce président qui marque des points mais sur la scène internationale. Écoutez sa déclaration. C'était hier à Lausanne en faveur de la candidature de Paris aux Jeux Olympiques de 2024.
Nous croyons que le projet que nous portons est un projet fort marqué par sa grande cohérence sur le plan sportif, sur le plan de son organisation, de son implantation. Nous avons besoin de ces valeurs de paix, de liberté, de tolérance que le mouvement olympique illustre, incarne formidablement.
Alors avant de parler du style Macron et de ce que cela implique, deux mots d'abord. Vous les voulez évidemment ces Jeux Olympiques à Paris.
D'autant plus qu'elles pourraient avoir lieu pour partie dans ma circonscription autour du Bourget. Je préfère honnêtement 2024 que 2028 et j'ai l'impression que les Américains font un lobbying de fou. On doit compter à la fois sur l'ensemble du monde sportif, sur le président de la République mais aussi, il faut le savoir, sur la population française parce que l'enthousiasme à accueillir les JO, ça pèse beaucoup dans le choix de l'équipe de la sortie.
Vous voulez qu'on aille dans les rues ?
Mais il y a des manifestations qui se sont prévues, j'en ai vues. Enfin, des manifestations sympathiques. Qui sont organisées par le CEO, par le comité de candidature.
Par Paris 2024. Mais est-ce que vous sentez qu'il y a un vrai enthousiasme, honnêtement ? Est-ce qu'il ne se passe pas quelque chose de différent autour des JO en ce moment ? Regardez, Hambourg a jeté l'éponge, Rome a jeté l'éponge, Budapest a jeté l'éponge. On dit partout que ça coûte extrêmement cher. C'est beaucoup plus compliqué aujourd'hui.
J'ai rencontré la PACE au moment où il lançait le dossier. C'est quand même un projet qui est suffisamment économe pour ne pas être obligé de jeter l'éponge. On a en réalité, à mon avis, un seul risque. C'est le risque de la sécurité qui peut faire peur avec les problèmes d'attentats, etc. Les Etats-Unis étant perçus par le CEO comme plus sûr, plus sécurisé que la France. Mais je crois qu'on a montré encore récemment qu'on était capable d'organiser de grands événements en sécurité et que le CEO doit pouvoir se rassurer.
Alors Jean-Christophe Lagarde, il vous plaît ce président ? Vous dites quoi ? Banco ?
Je vais vous dire. Je pense d'abord qu'il a bien réussi son entrée en fonction. A la fois parce qu'il incarne correctement la fonction présidentielle et pour tout vous dire, on a eu tellement honte pendant 5 ans de François Hollande. Ah carrément. A ce point là. Honte. Oui, honte. Moi j'avais honte quand je le voyais pas.
Vous ne l'avez pas dit comme ça pendant 5 ans. Je ne vous ai pas entendu dire que j'ai honte de François Hollande.
Excusez-moi, il était le chef de l'Etat et je n'aime pas abaisser mon pédémie. Quand je le vois aussi humilier je vais terminer ma phrase aussi humilier on voit qu'il ne compte pas. Ce n'était pas bon pour la France et je trouve qu'Emmanuel Macron est rentré dans les habits de président d'ailleurs assez rapidement. Je pense qu'il a commis peu d'erreurs. Il en a de mon point de vue commis une. C'est la convocation du Congrès parce qu'il n'avait pas besoin.
Qu'est-ce qui vous a pris de Bois-Cotisseur ?
Parce qu'il n'avait pas besoin en l'occurrence de réunir les parlementaires. C'est fait, c'est fait. Et il va le refaire en plus. Et à la limite, moi j'avais dit qu'à la rentrée après l'élection en Allemagne expliquer quelle est la feuille de route pour l'Europe, etc. C'est plutôt une bonne chose. Mais grosso modo, je trouve qu'il a plutôt bien réussi son entrée en fonction. Après, comment dirais-je, pour l'instant, il n'a pas eu vraiment à gouverner au sens en dehors de l'international, au sens des mesures. Vous m'interrogiez tout à l'heure sur les plans de réforme et sur ce qui va se passer. C'est maintenant qu'on va rentrer dans la vérité.
Mais Jean-Christophe Lagarde, quand vous voyez les débats autour du projet de loi d'habilitation visant à installer, enfin, à créer le code du travail, plutôt à le réformer et à produire les ordonnances, voilà, j'y arrive. Vous avez l'impression que c'est une majorité tout d'une pièce ou qu'ils font leur travail ?
Juger les collègues parlementaires, si j'ose dire, alors qu'ils sont députés depuis 15 jours ou 3 semaines, c'est un peu compliqué. Mais je reconnais que j'ai, à travers le travail en commission, à travers ce que j'ai vu dans l'hémicycle, une inquiétude. On a un président de la République qui revendique d'assumer tous les pouvoirs. Il se déclare lui-même jupitérien. Bon. Il faut qu'il y ait une Assemblée nationale en face, ne serait-ce que de sa propre majorité, pour jouer le rôle aussi de contre-pouvoir. Sinon, on risque toutes les dérives, toutes les erreurs, tous les excès et ce n'est pas bon pour les Français.
Et j'avoue que le comportement des députés de la République en marche dans l'hémicycle en commission fait craindre un panurgisme parlementaire qui effacerait toute capacité de débat.
Tu veux dire quoi, disons, le flamant, c'est béni-oui-oui, en fait, en gros,
pour dire les choses clairement ? Ils suivent. Ils n'interviennent pas, ou peu, ou pas. Ils suivent aveuglément ce que dit le ministre, etc. Le boulot parlementaire, ce n'est pas de suivre le ministre, c'est de le contrôler, c'est de l'impulser, c'est de corriger le tir, c'est de débattre avec lui. Et pour l'instant, ce n'est vraiment pas ce qu'on a vu. Et deuxième chose, il y a une espèce de fermeture absolue à tout amendement, et c'est le rôle essentiel du Parlement, de modifier le texte de loi, qui ne viendrait pas de chez eux. Je le dis parce que, je disais tout à l'heure, leur défi, c'est est-ce qu'ils s'enferment entre eux ?
Si en plus, ils s'enferment entre eux et que c'est totalement caporalisé entre eux, il y en a même qui commencent à se plaindre un peu, c'est par risque. On est au début, j'espère que rapidement, ils vont évoluer et qu'ils vont découvrir ce qu'est le Parlement. Le Parlement, c'est un lieu où on débat et où on accepte parfois qu'on n'avait pas raison au début et qu'on corrige le tir. Jean-Christophe Lagarde, pardon d'insister, c'est juste un mot amateurisme ? Découverte. Pour l'instant, je veux bien être indulgent.
Je dis simplement que le risque que le groupe qui a la majorité absolue à l'Assemblée nationale donné par les Français se comporte en mouton de panurge face au gouvernement, c'est un risque pour le gouvernement lui-même et donc pour les Français parce que les erreurs, dans ces cas-là, il n'y a plus aucun moyen de les corriger, de les arrêter, de les contrôler. Et un gouvernement qui ne fait pas l'erreur, ça n'a jamais existé.
Est-ce que c'est une sorte de copier-coller du style Macron finalement ? Ça veut dire éviter l'obstacle, ne pas vouloir y aller. Je pense par exemple à l'interview du 14 juillet, on n'y va pas. On ne répond pas à des questions de politique intérieure quand on est en déplacement, on n'y va pas non plus. Donc c'est aussi une manière de se protéger. Est-ce que c'est un peu un copier-coller de ce style-là ?
C'est une manière de vouloir contrôler absolument tous les éléments de communication au point d'en arriver à se taire. Parlementaire, c'est fait pour parler. S'ils se taissent tous, c'est pas le verbe se taire. C'est ça que je veux dire. C'est pas en deux mots parlementaire.
L'interview du 14 juillet, par exemple, vous regrettez qu'elle n'existe plus ?
Oui, moi je pense que c'était une bonne occasion de s'expliquer une fois par an. Bon après, il prend son rythme et y compris le discours sur l'état de l'Union parce qu'en fait, c'est ça ce qu'il veut faire si j'ose dire. Simplement, il fallait pas le faire la veille de son Premier ministre. Et vous direz la prochaine fois ? Vous n'allez pas boycotter encore ? Si c'est ça, oui, parce qu'il n'y a plus la déclaration de politique générale du gouvernement le lendemain et je pense qu'on n'a rien appris. D'ailleurs, ça fait une semaine précisément, de quoi vous vous souvenez-vous de ce discours ? Merci.
Merci à vous, Jean-Christophe Lagarde, le constructif qui a dit non au Congrès, si on l'a bien compris. Merci d'avoir été notre invité ce matin. Et merci à tous, on se retrouve demain.
Jean-christophe Lagarde