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Podcast / conversationBACKSEAT· 22 février 2024 169 minComplaisantActualité / polémiqueInstitutions & électionsSolidarités & familleNumériqueEurope & international

BACKSEAT - S03E15 - Avec Hardisk, Émilio Meslet & Philippe Brun

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 25 %Attaque 38 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:41OuverteRéponse directe

    Alors du coup, c'est quoi justement ce nouveau livre que tu as écrit en partie dans Un livre, une tasse de thé ?

  • 13:55OuverteRéponse directe

    Comment c'est passé ta semaine de journaliste sport sur France Télé ?

  • 15:09OuverteRéponse directe

    Pour te présenter, pour peut-être les quelques-uns qui ne te connaîtraient pas ou qui ne connaîtraient pas ton travail, par exemple, ta dernière vidéo, c'était l'histoire de DB Cooper, un braqueur qui a volé 200 000 dollars et détourné un avion sans être retrouvé.

  • 18:29OuverteRéponse directe

    Mais c'est quoi cette décision de méta et elle change quoi en fait ?

  • 29:27OuverteRéponse directe

    Tu disais tout à l'heure que la définition de contenu politique n'avait pas été définie pour le coup. Est-ce que tu penses quand même que ça va avoir un impact sur certaines opinions politiques, certains partis politiques ?

  • 1:34:02OuverteRéponse directe

    Comment se prépare-t-on à une interview comme celle-ci ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 13:24InvitéFait
    « Vous avez vu, les députés, ils se le sont augmentés. Pour eux, ça va être un an. »
  • 13:30InvitéFait
    « Mais pour les gens normaux comme Thibaut, c'est trois mois. »
  • 24:52InvitéChiffre
    « Il notait notamment, je crois qu'il va y avoir 50 élections dans le monde en 2024. »
  • 1:02:42InvitéFait
    « L'avis du Conseil d'État qui a été rendu la semaine dernière et qui demande à l'ARCOM de mieux surveiller la pluralité des opinions sur CNews. »
  • 1:03:35InvitéFait
    « RSF a demandé à l'ARCOM de mieux surveiller ces news. L'ARCOM a dit non. Donc, RSF a demandé au Conseil d'État de mettre une petite pichenelle derrière la tête de l'ARCOM et de leur dire qu'il faut vraiment respecter la loi 1986. »
  • 1:03:50InvitéFait
    « Le Conseil d'État a dit, effectivement, il a dit ça. »
  • 1:04:03InvitéFait
    « L'ARCOM a dit oui, d'accord, on va le faire. On est en train de réfléchir aux modalités de le faire. »
  • 1:09:39InvitéFait
    « Faites un maximum de bruit pour Rachida Dati ! »
  • 1:10:43InvitéFait
    « La ministre de la Culture vient. Est-ce qu'on pouvait refuser sa venue ? Ben non, on ne s'est pas senti de la refuser. »
  • 1:11:20InvitéFait
    « Vous venez quand vous voulez ou quand vous voulez au ministère de la Culture. »
  • 1:11:22InvitéFait
    « Oui, mais nous, on fait du bruit. »
  • 1:11:25InvitéFait
    « Oui, mais le ministère de la Culture, c'est le ministère du bruit. »
  • 1:20:10InvitéFait
    « il y a un génocide qui est en cours. Tout le monde le sait. »
  • 1:21:24InvitéChiffre
    « il y aurait plus d'1,4 million de Gazaouis qui ont été déplacés par l'armée israélienne. »
  • 1:23:01PrésentateurFait
    « les députés, je crois que c'est Fabien Nguet pour le PCF et je ne sais plus qui c'était aussi pour les Insoumis qui ont interpellé en disant, vous savez qu'il y a un risque, mais vous vendez des armes. »
  • 1:23:16InvitéFait
    « Emmanuel Macron se pose la question de savoir si Israël est une démocratie vu où on en est. »
  • 1:32:45PrésentateurFait
    « l'UMA n'avait jamais réalisé d'entretien avec un président de la république en exercice. »
  • 1:33:20PrésentateurFait
    « c'est la première fois qu'un communiste étranger résistant en l'occurrence Missac Manouchian entre au Panthéon. »
  • 1:33:42PrésentateurFait
    « tout ça ça s'inscrit dans un contexte de la loi immigration votée il y a deux mois avec les voix de l'extrême droite et avec une partie des idées de l'extrême droite. »
  • 1:36:07PrésentateurFait
    « Il nous explique qu'il a mené la politique la plus à gauche de ces 30 dernières années. »
  • 1:36:15PrésentateurFait
    « Le SMIC à 1400 euros, c'est fait. »
  • 1:41:07PrésentateurPromesse
    « Si j'avais fait un deuxième mandat, promis, j'aurais mis Manouchian. »
  • 1:58:18Philippe BrunFait
    « J'étais plutôt proche d'Arnaud Montebourg. »
  • 2:03:45Philippe BrunChiffre
    « 25% des familles sont monoparentales, 83% sont des femmes, 40% vivent sous le seuil de pauvreté. »
  • 2:03:43PrésentateurChiffre
    « 25% des familles sont monoparentales »
  • 2:05:35PrésentateurFait
    « Les ouvriers employés ont tendance à ne plus voter pour la gauche de manière générale et pour le parti socialiste en particulier »
  • 2:05:52PrésentateurChiffre
    « 80% des députés sont cadre alors que 80% des Français ne le sont pas »
  • 2:06:50PrésentateurFait
    « J'ai créé une école de formation pour les ouvriers et les employés en 2020 »
  • 2:31:21PrésentateurFait
    « Olivier Faure tout ça est dans la presse, vous avez un article du Monde qui est extraordinaire »
  • 2:31:32PrésentateurFait
    « C'est la profession réglementée qui parle une langue étrangère »
  • 2:32:10PrésentateurFait
    « La politique ça doit pas être un métier »
  • 2:32:24PrésentateurFait
    « Vous le faites pas parce que vous avez peur de perdre votre mandat parce que vous avez pas de métier à côté »
  • 2:32:37InvitéFait
    « Votre école pourtant elle cherche à professionnaliser des gens dont c'est pas le métier pour qu'ils en fassent leur métier »
  • 2:34:10PrésentateurFait
    « Le programme qui est suite du parti socialiste c'est un programme dans lequel je me retrouve tout à fait celui qu'on a adopté pour la convention Europe »
  • 2:34:14PrésentateurFait
    « On a fait des amendements très intéressants sur le protectionnisme européen sur la défense du service public »
  • 2:35:30PrésentateurPromesse
    « Ma position personnelle c'est que moi je suis favorable à l'adhésion de l'Ukraine mais pas à l'ouverture du marché »
  • 2:36:01PrésentateurFait
    « On est obligé de toute façon de protéger notre modèle social notre modèle environnemental »
  • 2:41:56PrésentateurFait
    « J'ai fait adopter un chèque pour les gens qui se chauffent au bois l'hiver »
  • 2:41:58PrésentateurFait
    « On avait battu dans l'hémicycle gouvernement il a été gardé il a fait adopter des aides pour les familles monoparentales »
  • 2:42:58PrésentateurFait
    « C'est la loi Egalim article 44 de l'Egalim elle n'est pas appliquée par le gouvernement »
  • 2:43:36PrésentateurFait
    « EDF-GDF 100% public est-ce que c'est pas ça qu'on veut défendre aujourd'hui »

Temps de parole

  • Présentateur70 %
  • Présentateur 211 %
  • Invité9 %
  • Invité 25 %
  • Invité 32 %

4,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:42
Présentateur

d'être là, c'est complètement dingue, je suis très très heureuse de vous retrouver. Alors non, ce n'est pas Jean, mais ouais, je comprends. Moi aussi je suis hyper triste mais aussi hyper honorée et très contente d'être là et qu'il nous fasse confiance pour prendre soin de son bébé Baxit en attendant son retour. Jean qui va bien, qui va de mieux en mieux et qui finit sa convalescence avant de revenir en pleine forme tout bientôt. Et donc en attendant, vous avez remarqué, on fait une forme de présentation relais de Baxit, c'est du travail d'équipe et donc cette semaine, c'est moi qui ai la lourde charge de vous emmener pendant ces trois heures. Ça va le chat ? Bonsoir, bonsoir.

Le public, ça va ? Tout le monde va bien ? Ouais ! On devait démarrer l'émission à 19h mais on a démarré un petit peu plus tôt parce que aujourd'hui, c'est une journée un peu particulière pour quelqu'un de l'émission, une de nos chroniqueuses, pour Léa. Léa qui sort son nouveau livre aujourd'hui même. C'est quand même un méga truc. Allez, on applaudit Léa. Vous êtes super. Et donc, on ne va pas trop tarder à démarrer, à tenter une petite connexion avec elle en direct live de la librairie où elle se trouve pour faire son book signing. Alors, est-ce que ça fonctionne ? Mais oui, la belle Léa ! C'est incroyable ! Ça marche de ouf, attends, on a l'impression que t'es dans la pièce d'à côté.

Il est vachement bien ton décor pour faire sans moi dans une librairie. Merci la régie ! Bravo pour ce photomontage exceptionnel ! C'est sublime ! Léa, journaliste, pour ceux qui ne la connaîtraient pas, journaliste politique, féministe, podcasteuse et à la tête du média Popol et autrice désormais de deux ouvrages. Le premier, plus de femmes en politique et aujourd'hui, qui sort, au revoir Simone.

2:35
Invité

Ah, tu l'as reçu !

2:39
Présentateur

C'est aujourd'hui, aujourd'hui même, ça va ? Comment tu te sens, Léa ? Aujourd'hui même ! Écoute, ça va ! Déjà, je suis trop contente de te retrouver de manière un peu inopinée dans un cadre un peu inédit et inhabituel, puisque d'habitude on est en plateau ensemble et tu viens nous faire des petites blagonettes, mon moment préféré, je dois bien le dire. Donc déjà, j'espère que cette émission sera cool, c'est trop trop chouette de vous retrouver. Du coup, c'est pas que je voulais organiser une contre-soirée, mais effectivement, le livre sortait aujourd'hui, donc moi je ne pouvais pas être parmi vous. Mais voilà, c'est cool qu'on puisse faire ce petit échange.

Donc je suis à la librairie, un livre, une tasse de thé qui se trouve à République, où j'ai la chance de pouvoir faire une rencontre dédicace pour la sortie de cet ouvrage. C'est une librairie féministe, et ce qui est assez drôle pour la petite histoire, c'est que j'ai écrit pas mal de pages de cet ouvrage, ici même, parce que je venais souvent bosser... Dans la librairie féministe, Elle s'appelle comment ? Appelle-nous, La République à Paris, elle s'appelle comment ? Un livre, une tasse de thé. Un livre, une tasse de thé, très bien. Alors du coup, c'est quoi justement ce nouveau livre que tu as écrit en partie dans Un livre, une tasse de thé ? Fiction, dystopie ?

Ouais, alors pas tout à fait, c'est à la fois une fiction, mais à la base c'était un essai, d'ailleurs c'est publié dans la catégorie essai, et j'avais envie de rattacher cet essai sur lequel je me questionne sur l'avenir politique, en gros, du féminisme et comment le féminisme pourrait être, à l'instar par exemple du socialisme, un véritable projet politique qui serait de nature à redéfinir en fait nos rapports, les rapports de force sur la société, etc. Et je me suis dit, c'est vrai que j'ai déjà fait un essai, c'était cool, c'était intéressant, mais est-ce que j'aurais pas envie de m'amuser à faire quelque chose de différent et aussi de proposer un récit alternatif ?

Donc du coup, je suis partie dans une fiction qui est au début une dystopie, mais qui se termine en une utopie où il y a une révolution féministe. En fait, c'est l'histoire d'une mère et d'une fille qui militent ensemble et en 2026, la mère tombe dans le coma après un tir de flashball à l'occasion d'une manifestation. Elle tombe dans le coma pendant 8 ans, elle va se réveiller dans une société féministe et sa fille, qui était persuadée qu'elle allait se réveiller un jour, a décidé de tout documenter et de lui raconter comment ce combat féministe a amené jusqu'à la révolution.

Et donc c'est épistolaire parce qu'en fait, c'est la fille qui écrit des lettres à sa mère qui est dans le coma et aussi des amis de la mère, etc. qui écrivent des lettres. Voilà. Au revoir Simone. Un volet vachement important sur la dimension intergénérationnelle, c'est ça, dont on livre. Exactement, ouais. Et la nécessité, parce qu'au sein du combat féministe, pour certains et certaines le savent déjà, il y a un problème aussi d'arriver à avoir des archives comme, bien entendu, la place des femmes dans tout plein de domaines, notamment l'histoire, les sciences, etc. a été particulièrement minimisée, voire effacée pour certains cas.

Il est très difficile d'avoir cette historique et en fait la transmission, notamment par les lettres, est quelque chose de très important et qui est très présente, notamment dans le féminisme. Tu disais que t'appelais à organiser une force politique pour faire naître un nouvel ordre mondial et le sous-titre, c'est manifeste pour un féminisme politique et révolutionnaire. Est-ce que l'objectif, c'est de tout péter ? Oui, c'est ça, c'est la conclusion.

Donc voilà, pour celles et ceux qui ont un peu la flemme de lire le bouquin, il y a une révolution qui a lieu et en fait, ce qui est très important pour ce que tu te dises, c'est que j'avais besoin moi-même de me rapprocher à un récit un peu positif et aussi à quelque chose qui nous permette de sortir du récit qu'on cherche à nous imposer, des narratifs qu'on cherche constamment à nous imposer, qui sont des narratifs pas très glorieux, pas très envieux, qui est, bon, on nous dit sans cesse qu'on va droit dans le mur alors qu'en réalité, on est déjà au pied du mur et qui a une nécessité de changer.

Et à travers peut-être un récit plus positif sur la capacité à construire ensemble une société plus juste pour toutes et tous, je crois vraiment à la force motrice de l'utopie, d'avoir un désir commun, de changer. Le changement, c'est maintenant, mais enfin, le changement, c'est plus tard. Et voilà, ce sera peut-être mieux que vous avez la règle. Donc, qu'est-ce qu'on peut faire maintenant ? C'est acheter le livre ? Acheter le livre ? Oui, bien sûr. Acheter le livre. Alors, je le présente dans l'introduction comme je dis que certains et certaines pourraient peut-être y voir un manuel révolutionnaire. Donc voilà, parce que je me suis vraiment intéressée à comment les luttes se construisent.

Et l'idée, c'est de partir de ce projet. On voit les militantes qui s'organisent. Il y a aussi, par exemple, des comptes rendus des réunions d'assaut que j'ai mis aussi dans le livre parmi les archives que la mère retrouve lorsqu'elle se réveille dans son coma. Et l'idée étant de... Voilà, il y a tout un tas de questionnements aussi sur c'est quoi le pouvoir, c'est quoi la politique, c'est quoi le féminisme, c'est quoi le patriarcat, etc. Donc voilà. Et c'est pas que franco-français, d'ailleurs, parce que tu l'écrivais aussi quand tu voyageais l'année dernière, me semble-t-il, aux États-Unis.

Oui, tout à fait, je suis allée faire pas mal de recherches en quelque sorte ailleurs parce que il y a beaucoup de choses déjà, heureusement, dans la littérature actuelle et contemporaine, je dirais, du dernier siècle, notamment sur tout ce qui est théorie féministe en France, il y a des choses très intéressantes. Mais il est vrai qu'aux États-Unis mais dans le monde anglo-saxon de manière générale, parce qu'il y a trouvé beaucoup de sources aussi, notamment d'extrême-gauche, révolutionnaire, à Londres, dans les librairies socialistes, etc., il y a beaucoup, beaucoup de choses sur le projet politique du féminisme qui est conçu, réfléchi, théorisé outre-Atlantique et outre-Montes.

Bon, donc, on se précipite maintenant dans les librairies, on va acheter au revoir Simone et est-ce que peut-être c'est coupé avec Léa ? Elle n'est plus là ? Non, elle est encore là ?

Peut-être qu'elle pourra, peut-être, je ne sais pas, on verra avec elle, enfiler quelques-uns pour le club Backseat, mais de toute façon, c'est un sujet, on va en reparler de ce livre parce qu'elle va bientôt pouvoir le signer directement avec toutes les équipes Backseat parce qu'on a une méga annonce, ça sera le 26 mars, le 26 mars, big news, les amis, projection d'un documentaire sur l'année politique 2023, donc l'année politique écoulée, à travers les yeux de Backseat, nos yeux à nous, les yeux des chroniqueurs et de tout le monde qui participe à l'émission.

c'est le 26 mars au MK2 Bibliothèque à Paris, à 20h, 1h30 de film avec plein d'interviews, des surprises, il y aura un pot avec nous après et avec Jean, donc prenez vite vos places, surtout que les abonnés, vous avez reçu un mail avec un code promo, me semble-t-il, au démarrage de cette émission, donc n'hésitez pas à l'utiliser.

Ensuite, les membres du club Backseat, vous, vous avez les 40 premières places qui sont gratuites pour vous, donc précipitez-vous, c'est un petit peu dur, vous êtes dans le public, donc vous ne pouvez pas vraiment le faire, mais sorry, peut-être après, pendant la pause, on a, ceux qui sont à la maison peuvent aussi en profiter, vous avez encore le temps de vous abonner et d'adhérer pour en profiter et on a donc 300 places, mais on peut peut-être faire péter les compteurs parce qu'on est parti sur une salle de 300 places, mais peut-être que finalement on va faire 600, donc n'hésitez pas, vas-y, on y va, on met de l'énergie, on le fait, on le fait, merci Léa, elle est déjà partie et parce que c'est le dé...

Elle est encore là ? Elle est... Pardon ? Merci Léa qui n'est pas encore partie mais qu'on retrouve bientôt. C'est trop cool d'avoir pris le temps. Merci Adèle. Bonne émission à vous tous et à vous toutes. Des bisous. On te retrouve le 26 au plus tard. Est-ce que ce n'est pas le moment de démarrer l'émission ? Je crois que si. C'est parti ! Salut, salut tout le monde ! Salut le public, salut le public derrière l'écran, salut le chat. Voilà, on démarre cette nouvelle émission Backseat, on salue Jean qui va de mieux en mieux et qui revient bientôt. Merci à lui pour la confiance de nous laisser son bébé et de nous laisser s'en occuper, nous en occuper dans les meilleures conditions.

On va essayer de le rendre en très bon état. Bonjour également YouTube. C'est ce qu'il faut faire avec les bébés en général. Les rendre en bon état ? Oui, normalement.

11:00
Invité

On essaye en tout cas.

11:01
Présentateur

En tout cas, on y bosse tous. Oui, c'est pas grave. Donc je disais, bonjour YouTube, pensez à vous abonner parce qu'on a découvert que 50% des gens qui regardent en replay sur YouTube ne sont pas abonnés. donc je pense que c'est au-delà de scandaleux, totalement illégal. Ensuite, pensez également à laisser un petit commentaire gentil si vous aimez l'émission. Si vous n'aimez pas l'émission, un commentaire méchant, mais ça sera mute sur la chaîne et vous crierez tout seul dans votre coin. C'est PEMF qui écrit les relances sur cette partie. Là, je ne suis pas complètement sûre. Il y a un podcast aussi. Donc bonjour à tout le monde.

Allez hop, on enchaîne parce que là, on est en présence de deux de nos trois chroniqueurs. Malek nous rejoindra un petit peu plus tard. Salut, salut, Usul, salut Sacha. Comment ça va ? Bonjour. Bonjour, bonjour Usul. Comment ça se passe ? Bah rien. J'ai pris le train, il fait moche, Paris, il fait froid, c'est de la merde. Mais déjà, t'as pris le train, c'est n'importe quoi. Mais enfin ! Non, je suis de mauvais poil aujourd'hui. Je vais râler. Je vais râler. En plus, c'est assez rare. Que je suis de mauvais poil ? C'est vrai que c'est un peu étonnant, ça va être un petit peu déstabilisant pour tout le monde.

Ouais, il y a des trucs qui ne sont même pas dans le conducteur, j'ai envie de râler dessus quand même. Je vais essayer de les caser à des moments. Ok, bah hésite pas à me faire un petit kems. Sinon, ça se passe bien, rhinocéros ? Rhinocéros, rhinocéros tous les dimanches. Ma première plainte en justice. Vous avez choisi un avocat, ça y est, ou pas ? Il y a l'avocat de Blast. Est-ce que tu nous expliques un peu ? Qui ? Alors, on avait fait un rhinocéros sur Thibaut InShape. Voilà. On en avait déjà parlé à Backseat de Thibaut InShape avec Vincent. Puis nous, d'ailleurs, on le cite dans l'épisode et on a fait 20 minutes. Bon, est-ce que ce ne serait pas un petit peu un facho ?

Voilà, on essaie d'argumenter. Il y a des... Un petit peu. Il y a des extraits pour appuyer ce qu'on dit. Et alors, il a eu une première réaction qui a été de dire de toute façon, les gens critiquent, c'est pas grave, vive la vie et puis il faut continuer à croire en vos rêves. Et une semaine plus tard, là, il a changé. Il a consulté des gens, apparemment, qui lui ont dit « Porte plein de contre-usules ! » Et il a fait « Bon, d'accord, je porte plein de contre-usules ! » Alors, on n'a toujours rien reçu à Blast. Mais c'est que contre toi ? Non, c'est contre Blast. C'est Blast qui est responsable du contenu éditorial. On va suivre. On n'a toujours pas reçu de plainte.

Or, il faut aller vite, Thibaut, parce que c'est trois mois le délai de prescription. Au bout de trois mois, ça ne marche plus. Ça va vite. Vous avez vu, les députés, ils se le sont augmentés. Pour eux, ça va être un an. Ça a été voté il n'y a pas longtemps. Eux, ils auront le droit à un an pour le délai de prescription. Mais pour les gens normaux comme Thibaut, c'est trois mois. Donc, il faut se manier. Donc, on attend la suite parce que je ne me fais pas trop de soucis. La 17e chambre, normalement, niveau liberté d'expression, liberté de la presse, etc., on est quand même assez protégés. Mais bon, il fallait vraiment réagir. On reste sur le coup. Sacha, salut. Sacha. Salut Adèle.

Pas de plan. Comment c'est passé ta semaine de journaliste sport sur France Télé ? Écoute, j'ai été traité de woke hier. Oh,

14:01
Invité

c'est la première fois ? C'était presque ma première fois. Traité de gauchiste et tout l'année dernière pendant la grève au JDD. Et là, traité de woke parce qu'on a publié un article sur les sportifs ultramarins qui sont encore victimes de racisme sous couvert un peu de néocolonialisme. Et donc, quand il y a écrit le mot néocolonialisme dans un article, c'est du woke.

14:24
Présentateur

C'est woke. Voilà. Et tu te sens comment maintenant d'être woke ? Je ne sais pas. Ça ne change pas une femme, je trouve.

14:32
Invité

On ne n'est pas woke, on le devient peut-être. Enfin, je ne sais pas. Tu demanderas à Léa. Elle m'expliquera très bien probablement.

14:38
Présentateur

Bon, merci à vous d'être là. On enchaîne parce que cette semaine, on avait envie de vous parler de méta, de Facebook, Instagram et de comment on parle de politique sur les réseaux sociaux. Et pour cela, on accueille notre invité de la semaine qui est Harddisk. Harddisk, vidéaste de tête, spécialiste des réseaux sociaux. Et aussi, streamer. Salut, bienvenue Harddisk. Salut. Ça va, les autres, je ne peux pas, c'est trop loin. bienvenue, bienvenue. Merci, merci de nous inviter, c'est chouette.

Pour te présenter, pour peut-être les quelques-uns qui ne te connaîtraient pas ou qui ne connaîtraient pas ton travail, par exemple, ta dernière vidéo, c'était l'histoire de DB Cooper, un braqueur qui a volé 200 000 dollars et détourné un avion sans être retrouvé. Yes. Ces dernières semaines aussi, tu as parlé d'une YouTubeuse et de ses dérives sectaires, tu as parlé aussi de voyage intemporel et puis tu streams aussi. Oui. Sur Twitch, tu parles davantage d'actualité des réseaux sociaux. Comment tu te présentes, toi, d'habitude, du coup ? Alors, j'ai un truc très communiqué de presse, parce que je parlais beaucoup d'audiovisuel sur YouTube pendant des années.

Avant, je parlais des gens qui racontent des histoires et maintenant, j'en raconte. Ça, on met ça sur la presse, après, ça fait bien. Mais non, en vrai, je fais des vidéos qui racontent des histoires incroyables qui se sont passées, que ce soit des entreprises, des gens individuels qui ont eu des histoires de fous et qu'on ne connaît pas forcément en détail. 18h, je fais de la news tech où on raconte un peu ce qui se passe. Pas forcément tech côté produits, mais plus côté, voilà, Meta lance un nouveau service. Qu'est-ce qu'on en pense ? Qu'est-ce que ça implique ? Et on a parlé d'ailleurs de ce sujet-là en stream cette semaine.

C'est à ce titre, justement, c'est pour ça qu'on t'a invité, parce que déflagration chez les créateurs de contenus politiques sur les réseaux sociaux. Meta, qui gère Instagram, Facebook et le nouveau thread, a pris une décision radicale, c'est que les contenus politiques maintenant ne sont plus recommandés. Tu vas nous expliquer un peu plus précisément. Mais avant ça, on a une petite capsule de Clément Victorovitch qui en parle. Et je crois qu'on la lance maintenant. Ou pas ?

16:37
Invité

Bonjour. La conclusion, quand il remet ta, qui est de dire qu'on va tout rétrograder, on va tout downgrader, on va moins afficher des contenus politiques et davantage des photos de chats et des vidéos bien nettes, ça me fait hausser un sursil et surtout, je me dis, attendez, on en est au point où certains ne parviennent plus à distinguer un discours écrit par ChatGPT d'un discours écrit par un être humain et vous allez me dire que vous n'êtes pas capables de trier les contenus politiques qui participent au débat public et les contenus clivants qui sont de l'appel à la haine. Les vidéos que je poste sur Instagram, les vues ont été divisées par trois du jour au lendemain.

Donc, à titre personnel, évidemment, ça me fait chier. J'ai émis le souhait que Threads remplace Twitter parce que débattre politique sur le réseau de Musk, c'est devenu plus possible. Et bon, Threads, je ne dirais pas que c'est un échec, mais je dirais quand même que pour l'instant, ça n'a pas vraiment marché. Et en fait, en réalité, ce qu'on voyait, c'était que c'était Instagram qui était en train de devenir le nouveau Twitter, un Twitter centré plutôt sur la vidéo et c'est très bien. Et en fait, là, Meta a complètement coupé cet élan politique qu'on voyait fleurir sur Instagram.

Et en fait, là, tu te rends compte que de la situation de monopole et des risques que cela fait courir, c'est-à-dire, du jour au lendemain, Zuckerberg se lève, se dit, en fait, on va downgrader les contenus politiques et tu es là, genre, ok, super, on n'a plus d'espace public pour débattre, c'est génial. conscience de la dépendance que nous avons à l'égard d'individus, même pas de sociétés, d'individus, de quelques couloirs qui contrôlent ça tout seuls depuis leur bureau, c'est impossible à titre politique, ça m'emmerde, parce que si Instagram, c'est un réseau où on regarde des vidéos de chat, pardon, mais ça ne m'intéresse pas, c'est vraiment un cauchemar.

18:14
Présentateur

On salue PEMF pour le montage coin-coin. C'est fait plaisir. Et entre parenthèses, au Clément Viktorovitch qui a un spectacle en ce moment qui s'appelle L'art de ne pas dire. Voilà, petit moment promo. Je pense que tu l'expliqueras mieux Hardisk, mais bon là, on a un bon résumé, mais c'est quoi cette décision de méta et elle change quoi en fait ? En gros, de ce qu'on en sait pour l'instant, donc sur les réseaux méta et principalement ça touche Threads en premier, c'est ça qui a été montré, les contenus catégorisés politiques, donc pareil, il y a un espèce de flou artistique sur qu'est-ce que c'est que les contenus politiques ou pas, est-ce que Hugo décrypte qui décrypte va se faire...

Décrypter. Décrypter, littéralement. Est-ce qu'il va se faire décrypter le Hugo 3 posts sur 10 ? On ne sait pas du tout. Donc non, ça va être des algos qui vont trier et en fait, ces contenus-là vont devenir opt-in dans le sens où, par défaut, ils ne seront pas ranqués, on ne va pas te les montrer. Si tu veux vraiment aller les chercher, tu peux les activer et les regarder, mais par défaut, les trois quarts des gens n'iront pas dans les paramètres aller configurer ce truc-là. Moi, je me pose plein de questions. Je n'ai pas encore de réponse particulière parce que c'est super compliqué.

C'est hyper paradoxal parce que toutes ces plateformes-là, ce qu'elles recherchent, TikTok, tout le monde, même Twitch où on est ce soir, tout le monde veut essayer d'optimiser le temps de rétention. C'est vraiment la data absolue. Il faut que vous restiez H24 devant notre plateforme. La meilleure façon d'optimiser un réseau de micro-blogage, c'est quand même que les gens s'engueulent. En fait, ils n'ont aucun intérêt business. On ne peut pas s'engueuler sur les vidéos de chats. Les gens y arrivent. C'est vrai ? Mais c'est plus compliqué. La maltraitance. Sur le type de croquettes que tu donnes à ton chat. Ah ouais, de quoi ? Je pense qu'il doit y avoir des débats assez salés.

Des vidéos rigolotes. Toi, tu te trouves rigolos, mais en fait, c'est de la maltraitance. Mais tu vois, du coup, je me dis, ils n'ont pas d'intérêt business à faire ça, ce qui est très paradoxal. Donc, peut-être que c'est vraiment une vision qu'ils ont pour le produit de se dire, nous, on est Instagram, on est coucouning, on est match à la thé, on est machin truc. J'ai du mal à comprendre vraiment la vision en termes qu'ils ont avec ça. Parce qu'ils l'ont annoncé, en plus. Ils auraient pu faire un changement d'algorithme en scred. Ils auraient pu choisir de faire ça, mais tu vois, c'est encore plus paradoxal.

Ils ont choisi de rendre le truc, vous pouvez l'activer si vous voulez, vous pouvez faire la démarche, etc. L'activer quoi, du coup ? En gros, tu as un paramètre littéralement, je veux voir des contenus politiques. Ah, c'est tout. Tu as une case à cocher dans tes paramètres. D'accord. C'est chelou. Pour celui qui diffuse, il voit de toute façon ses chiffres baissés. Nous, si on veut en voir, on peut quand même en voir. Tu peux, voilà, c'est ça. Mais pour nous qui travaillons, tu verras tes stats baissés, c'est certain. Vous avez déjà vu les stats baissés ou pas ? Je ne vais pas sur Insta. Non, toi aussi. Et moi, je n'ai pas de politique qui s'affiche sur Insta, plutôt des chiens.

Là, toi, tu es au top des stats. Sur YouTube, c'est aussi un truc qu'on connaît depuis longtemps. C'est-à-dire, on sait que les annonceurs n'aiment pas spécialement voir leur pub passer devant des contenus politiques. Donc, YouTube ayant intérêt à ce qu'ils vendent le plus d'espace publicitaire possible, on sait aussi que les contenus politiques ne sont pas excessivement mis en avant non plus. Ça va, mais par exemple, on est rarement dans les tendances quand même on fait des super démarrages. Ça, c'est intéressant. Je n'avais pas ce retour-là. Tu es rarement dans les tendances ? Oui, oui, oui. C'est marrant. Même avec des super démarrages, c'est beaucoup plus dur que... OK. Oui, oui.

Bon, mais on est... Enfin, voilà, oui. Non, mais du coup, ça veut dire qu'il n'y a plus que X où on va avoir du contenu politique alors que l'idée, justement, c'était d'avoir une diversité d'autres lieux pour avoir du contenu politique et de manière un peu plus... Mais est-ce qu'il n'y a pas aussi une idée, justement,

21:29
Invité

de vouloir se démarquer de X qui, depuis Musk, est devenue une poubelle intersidérale de débats politiques qui n'ont plus... Je pense qu'ils ont cette vision

21:38
Présentateur

un peu la vanne, tu vois, genre, cocooning, machin truc. Nous, on est l'endroit des janties, tu vois. Oui, oui.

21:44
Invité

De proposer des trucs un peu plus premium, peut-être.

21:47
Présentateur

Un peu plus... Disons, advertiser-friendly, comme ils diraient. Oui, c'est ça, je pense. Voilà. Et surtout, et surtout, bah, ouais, où les gens ne s'engueulent pas ou tu ne vas pas voir des trucs délirants. Puis voilà, puis ça fait moins de choses à modérer aussi. C'est ça. Peut-être, il y a peut-être des coûts de modération qu'on peut être un peu explosés. Je pense que la question qu'il faut se poser qui est un peu plus flippante, c'est quoi un contenu politique ? Et surtout, c'est quoi la compréhension par un algorithme d'un contenu politique ? Mais c'est quoi ? C'est les hashtags ? C'est le choix des mots ? On n'en sait rien. En fait, c'est un faisceau d'indices.

Et ça, on connaissait déjà ça sur YouTube. Et on n'en sait rien. Donc, ça veut dire que tu vas avoir des posts qui n'ont rien à voir avec de la politique. En tout cas, quand ce sont vraiment photos de chats, comme on a vu dans la vidéo, qui vont se faire éventuellement taguer, il y aura des faux positifs. C'est plus ça qui m'emmerde, tu vois. Et puis, les meufs, par exemple, qui vont vouloir, parler d'avortement ou de contraception. C'est une super bonne question. Sur un compte girly où il se passe d'autres trucs d'habitude, mais là, ils vont vouloir en faire un. Et pareil, il va peut-être disparaître aussi des algos. Il y a aussi une question de géographique auquel on ne répond pas.

Tu vois, si tu parles de l'avortement et que tu habites au Tennessee ou à Paris, ce n'est pas la même discussion. Donc, quelle géographie on prend en compte ? Qui décide que quoi est quoi ? C'est très compliqué. Mais du coup, il y a des alternatives. C'est vrai qu'on n'a pas de solution. Non, on regarde le truc arriver. On s'est dit, bon... Mais parce qu'il y a d'autres réseaux de niches qui sont arrivés ces derniers temps, donc Mastodon, Blue Sky. Est-ce que c'est des alternatives crédibles ? Il n'y a rien qu'à prix pour l'instant. On s'est tous créé un compte pour voir. Moi, ça m'attriste énormément. Qu'est-ce qu'il manque alors pour que ça devienne de vraies alternatives ?

Que tout le monde y aille en même temps. sur Twitter. Il manque une migration massive de tout le monde. Le problème, c'est que sur Twitter, certes, c'est devenu une poubelle de malade parce que pour les gens qui ne connaissent pas, en gros, maintenant, il est possible de s'acheter un compte premium en donnant de l'argent à Elon Musk. Ça veut dire que sous toutes les publications, y compris les vôtres, les premiers commentaires qui remontent, c'est ceux des abrutis qu'on payait et qu'on la pastille bleue et en général, c'est des gros gogols. C'est des crétins. Ou des bots. Ou des bots.

L'environnement est devenu hyper toxique ou alors des fans de crypto et d'Elon Musk et tout qui ont voulu payer et tout. Donc, vous imaginez ce qu'ils pensent, ces gars-là, ce qu'ils postent et ce qu'ils écrivent. Donc, c'est vraiment devenu très pénible. Oui,

23:59
Invité

parce qu'avant, pour avoir une certif, il fallait justifier d'une pièce d'identité, d'être journaliste, de travailler dans la politique. Il y avait quand même des critères à respecter qui étaient assez rigides pour le coup. Et là, tout le monde et n'importe qui peut se revendiquer d'être n'importe qui et n'importe quoi. Et c'est ce qui fait que c'est ultra dangereux. C'est quoi ? C'est 5 balles par mois, je crois, 3 balles par mois, un truc comme ça ?

24:19
Présentateur

Je ne sais plus. Il y a 45 abonnements maintenant. Et puis, quand tu es une institution, c'est plus cher en plus. Mais est-ce que ce n'est pas en lien avec les élections aux Etats-Unis ? Parce qu'on leur a beaucoup reproché aux réseaux sociaux en 2016 d'avoir aidé à monter Trump. Est-ce que c'est pour cette année ? Est-ce que peut-être ça s'arrête ensuite ? Oui, je ne sais pas si c'est synchronisé. En tout cas, ce n'est pas les seuls à en parler. On a eu une lettre du président de YouTube il y a quelques semaines qui disait justement les 4 gros objectifs pour la plateforme en 2024. Il notait notamment, je crois qu'il va y avoir 50 élections dans le monde en 2024.

Donc, il faut qu'on soit au taquet sur est-ce qu'il y a du contenu par IA, fake news, etc. Il y a plein de grands sujets comme ça sur lesquels ils essayent justement de modérer. C'est quand même très compliqué à modérer aujourd'hui.

25:05
Invité

C'est vrai. Et puis, les risques, ce n'est pas seulement

25:07
Présentateur

qu'il y ait des nazis partout et tout, mais ça peut être l'influence étrangère aussi. C'était un des problèmes qu'il y avait eu sur Facebook. L'affaire Cambridge Analytica, etc. Et Facebook, c'est méta. Donc, c'est le même bordel. C'est-à-dire, un chat échaudé aussi. À un moment, ils se disent on ne veut peut-être pas devenir cet endroit-là. Mais du coup, quand on est créateur de contenu comme tu l'es et comme vous l'êtes aussi, ce n'est pas crevant de devoir en permanence faire face à des changements de règles, des changements d'algorithmes. Mais en plus, toi, tu t'y connais hyper bien en algorithme alors que la plupart sont fans de trains mais avec les algorithmes.

J'ai une espèce de monomanie sur ça. Donc, voilà. Mais ça, c'est personnel. L'algo geek. Mais non, en vrai, on est tous crevés. C'est très, très crevant. Après, il y a des périodes. Tu vois, nous, typiquement, on va tester, on va faire, je ne sais pas, pendant quelques semaines, on a essayé de faire une stratégie de contenu court, short et tout. Là, on la met un peu de côté parce que ça n'a pas pris. On essaie d'autres trucs. On ne fait pas tout en même temps. On se concentre sur des trucs très précis et puis quand ça prend, on a des process en place où ça fonctionne. Une fois que tu as une bonne stratégie et que tu as trouvé comment ça marche, c'est bon que ça marche.

Mais il ne faut pas tout tester en même temps si on t'est crevé.

26:14
Invité

C'est un peu l'avantage et l'inconvénient des réseaux sociaux. Nous, on l'avait testé, moi, je le connais du côté médiatique pour un journal. Pour le coup, en fait, c'est tellement mouvant que tu peux tester presque tout et n'importe quoi. Alors, pas tout en même temps, évidemment, mais la mémoire d'Internet est tellement parfois courte que si tu as un format qui se plante, tu en testes un nouveau et puis tu vois si ça marche, ce n'est pas grave. Parfois, ça a des avantages mais du coup, beaucoup d'inconvénients.

26:43
Présentateur

C'est super vrai, je ne sais pas comment vous, vous l'avez vécu mais je me souviens que YouTube, il y a 5-6 ans, c'était un espèce, quand tu avais un truc qui marchait sur YouTube, tu avais l'impression d'avoir un vase en porcelaine. Il ne faut rien toucher au cas où ça casse, au cas où je change un truc et ça ne marche plus et tout le monde m'oublie. Et aujourd'hui, les algos ont tellement changé que tu peux tester n'importe quoi, publier à 2h du mat, supprimer après si ça ne marche pas, on s'en fout, c'est beaucoup plus libre pour le coup dans le fait de tester des trucs.

C'est vrai que c'est travailler sous la pression des algos, alors moi, je n'ai pas trop ça parce que moi, j'ai toujours travaillé avec, là, je travaillais avec Blast, avant, je travaillais avec Mediapart, donc ce n'est même pas moi qui fais la mise en ligne, moi, je dois faire une vidéo.

Donc, je n'ai pas à me soucier de à quelle heure je la publie, mais je vois des collègues de devenir zinzin avec ça, se poser des questions et travailler sous la pression d'un algorithme qui ne comprenne pas, qui change, qui essaie de changer et ils sont là, peut-être maintenant, il faut faire des shorts, ça va être bon, ça va être dynamique, puis maintenant, il faut être sur TikTok, puis il faut être sur truc et puis, ah, si je change le titre, ah, j'ai changé la miniature pour voir si ça fait plus de vues, détends-toi, fais une bonne vidéo déjà et puis, non, mais il y a aussi ça, quand tu travailles pour YouTube, en fait, quelque part, tu lui fournis du contenu et là, tu es là à voir comment la bête Oui,

27:52
Invité

et surtout, ce n'est pas le contenu qui est valorisé, tu vois ce que je veux dire, si tu fais une super vidéo et que l'algorithme n'a pas décidé de la mettre en avant ou que tu l'as publiée au mauvais moment ou que ta miniature est éclatée au sol, elle sera moins mise en avant qu'une vidéo avec une belle miniature, avec un mot en majuscule dans le titre, ça ne se joue à pas grand-chose parfois.

28:12
Présentateur

Oui, oui, mais bon.

28:13
Invité

Ce sujet de rétention, dont... Oui, oui, moi,

28:16
Présentateur

je ne ressens pas ça du tout, mais c'est très spécial, moi, j'ai l'impression de jouer à SimCity, j'adore ça, tu vois, c'est que vraiment, j'essaye des trucs, j'essaye de comprendre parce qu'en gros, dans ces algos, ils marchent tous un petit peu pareil, toutes les plateformes veulent faire de la rétention, ils vont avoir un faisceau d'indices de est-ce que c'est le nombre de likes, la miniature, le machin, le taux de clic par rapport au temps de visionnage, etc.

Et il y a des weights, des poids littéralement, ça, on donne plus de poids à ce paramètre, on donne plus de poids à ce paramètre, ça change tout le temps et l'idée, c'est justement de faire une sorte d'ingénierie inverse pour comprendre quels sont les weights en ce moment et comprendre quoi lui donner. Les poids. Ah, les weights ! C'est du machine learning, ils parlent tous en anglais. Excuse-nous. Et c'est vrai qu'avec l'accent français, les weights, les weights, on ne va pas se mentir. Et moi, j'adore ça, mais je comprends que ce soit hyper stressant, je prends ça comme un jeu de gestion et ça rigolo.

Donc, on est condamné à tous continuer de publier des contenus politiques sur le réseau d'un mec qui est sociopathe antisémite. Pour résumer, très simplement. Avec ses avantages et ses désavantages, l'avantage quand même, c'est qu'on a plus le droit de se planter aujourd'hui. Tu peux plus publier des trucs qui ne marchent pas ou changer un contenu qui n'a pas marché avant pour qu'il remarche après. On a plus le droit de se planter aujourd'hui qu'avant, je trouve. J'ai une petite question. Tu disais tout à l'heure que la définition de contenu politique n'avait pas été définie

29:32
Invité

pour le coup. Est-ce que tu penses quand même que ça va avoir un impact sur certaines opinions politiques, certains partis politiques ? Est-ce que tu vois venir une tendance ou pas trop ?

29:45
Présentateur

C'est très dur à dire. En fait, il faut regarder un peu les exemples d'autres plateformes. Sur X, j'ai l'impression que c'est très facile de se radicaliser et de tomber vraiment très rapidement sur des trucs très deep que tu n'aurais jamais croisé ailleurs. ils essayent vraiment de faire cette espèce de jardin protégé, etc. Est-ce qu'ils vont y arriver ? Je ne sais pas. Mais est-ce que le type de personne qui est sur Thread ou sur Instagram de base est quelqu'un qui va chercher du contenu politique ? Je ne sais pas non plus. Tu vois ce que je veux dire ?

30:16
Invité

Oui.

30:16
Présentateur

Je pense que tu as vraiment soit des gens qui cherchent ce contenu-là et qui vont être sur les deux plateformes, soit vraiment des users qui vont être de plus en plus différents. Et il y a une sous-question à ce que tu dis que je trouve vachement intéressante qui est est-ce qu'on va encore plus se séparer finalement entre gens intéressés par ça et pas par ça et encore moins se parler parce qu'on est radicalement différents dans les sujets qui nous intéressent ? Et que ce soit encore pire que 2016 justement ? Éventuellement. Et puis pour l'instant, on reste sur Twitter parce que nous, pour le boulot qu'on fait, on est quand même obligé.

Il y a toutes les chaînes, il y a tous les journalistes, il y a tous les médias, il y a encore tout le monde. Il y a encore tout le monde. Les politiques sont encore là-bas. Donc même si je pense qu'il y a moins d'utilisateurs marrants, il y en a plein qui sont barrés quand on est plein le cul alors qu'on était content de voir leurs posts. Avant, on rigolait sur Twitter pendant longtemps. Et maintenant, c'est vrai que c'est devenu plus toxique, il y a moins de gens marrants mais par contre, tous les gens qu'il faut suivre même pour le travail, ils sont toujours là-bas. Et toi du coup, Jules, cette décision, t'en dis quoi ? Des contrôles de compagnies comme Meta comme ça sur l'espace public ?

Oui, ça pose la question de l'espace public. Il est acquis l'espace public. Est-ce qu'il est public ? Mais c'est la même question que sur l'Arcom, CNews, etc. Comme le dit très bien Clément, d'ailleurs, il a un peu dit ce que je voulais dire dans la vidéo. Il dit qu'on a besoin d'un espace public, on en a absolument besoin parce qu'on est une société très politique. Ça ne veut rien dire une société pas politique mais on vit vraiment dans une société. C'est ça que je veux dire. Dans une société ? Et dans une société, il y a besoin d'un espace public qui le contrôle, dans quelle mesure on peut l'acheter, le privatiser, etc. Jusqu'où ? Parce qu'on peut aussi acheter des espaces.

Peut-être que les contenus politiques ne seront plus mis en avant mais il y aura des espaces publicitaires qu'on pourra acheter pour faire chasser des contenus politiques. Non, mais sur Twitter ou sur Facebook, c'était aussi ça l'enjeu à un moment. C'était que tu pouvais, il y avait une campagne, tu peux acheter des trucs, des espaces. Par exemple, ces derniers temps, j'ai vu Mélenchon se plaindre du fait que Challenge avait acheté des espaces publicitaires sur Twitter pour mettre une une ou un article contre Mélenchon, je crois.

32:19
Invité

C'était un édito. Après, tous les médias le font.

32:23
Présentateur

Oui, mais ça veut dire que là, tu peux payer pour diffuser un message politique littéralement. Là, c'est une entreprise de presse mais ça pourrait être un adversaire politique, j'en sais rien. Jusqu'où on laisse tout s'acheter ? Oui, parce que je ne suis pas trop au fait de ça. Je ne sais pas si les gens vous le savez mais on n'a pas le droit de faire de pub politique en France. En France, non. Mais c'est quoi la limite du coup ? Ça, c'est une entreprise de presse donc tu as le droit de faire de la pub. Je ne sais pas comment ça marche. ton truc de presse et Thibaut Inche, il ne peut pas t'attaquer. À faire, toujours à suivre. On arrive vers la fin de cet entretien avec toi, Ardisque.

Est-ce que tu as des actus, des messages, un dernier message à faire passer ? Qu'est-ce que tu nous réserves dans les prochaines semaines ? Écoute, des actus perso ? Non, nous, on sort une vidéo sur Mère Thérésa bientôt parce que je trouvais le personnage marrant. Et Laurent Wauquiez ? Tu vous parlais de Laurent Wauquiez dedans ? Est-ce qu'il y a un rapport à être ? Ah oui, il y a un rapport. Tu connais ? J'ai mal fait mes recherches. Je ne l'ai pas non plus. Je suis dégoûté. Quoi ? Laurent Wauquiez ? Un lien de fait ? Je le sens ? Non, non, mais il avait prétendu qu'il avait connu Mère Thérésa et tout. Puis après, il y a des proches à elle qui ont dit mais pas du tout.

Il l'a à peine croisé cinq minutes dans un couloir. Je ne sais plus ce que c'est exactement l'anecdote. Oui, c'était un truc du genre. Il y a une anecdote avec Laurent Wauquiez et Mère Thérésa.

33:36
Invité

Attends, c'est Sœur Emmanuelle apparemment.

33:37
Présentateur

Ah, c'est Sœur Emmanuelle, merde. Ah, ben voilà. Fake news. Super, bravo. Je porte plainte. Ah, je me suis trompé de bonne sœur, moi. French Mère Thérésa. C'était pas très lourd. Tu vois, t'as marché aussi. T'as marché aussi. On finit cette séquence mais tu ne pars pas. Hardy, sœur, mère. Tu es toujours avec nous. C'est bon.

33:55
Invité

Ça aurait pu être l'abbé Pierre si je m'envoie encore plus.

33:59
Présentateur

On a hâte de voir maintenant. Donc, on enchaîne parce que je crois qu'il se passe un truc de fou maintenant. C'est l'heure du PowerPoint de Vincent. Du PowerPoint. Jingle.

34:19
Invité

Bonsoir.

34:20
Présentateur

Salut Vincent, comment vas-tu ?

34:22
Invité

Écoute, ça va. Je suis quand même un peu chamboulé parce que d'habitude, toi et moi, on est en coulisses et on se fait pipi dessus. Enfin, chacun de l'autre côté.

34:33
Présentateur

Maintenant, vous savez ce qui se passe dans les coulisses de Backseat. Je pense que c'était important.

34:37
Invité

Voilà, voilà. Non, mais là, je suis content. Je suis très fier de toi. J'ai l'impression de voir, je ne sais pas, quelqu'un prendre son envol comme ça. Vraiment, je suis touché. C'est trop mignon.

34:47
Présentateur

Ça marche ? C'est branché ? Je ne sais pas. Alors, je ne sais pas. Moi, je n'ai pas le lore mais je vois le chat dire ça y est, c'est le challenge technique de la soirée.

34:55
Invité

C'est vrai, il ne dit pas. Parce que je ne regarde jamais le chat et je ne peux jamais le regarder pendant ma chronique. Ok. Est-ce qu'on reçoit ? Non ?

35:04
Présentateur

Alors, ils disent que non. Bon, pendant ce temps-là, je peux vous dire que malgré tout ce qu'on a dit, vous pouvez quand même nous retrouver sur Instagram et Thread à backseat talk show, backseat.talkshow.

35:14
Invité

Là, ça va être bon, ça va être bon, je crois. Tu as des problèmes de professeur de SVT ? J'aimerais n'avoir que des problèmes de professeur de SVT. Mais tu n'as pas le look du prof de SVT ? Est-ce qu'il y a un look de prof de SVT ? Oui, il y a un look de prof de SVT. Oui, oui, tout à fait. Ah, ça marche. Ça marche ? C'est bon, super, super. Génial. Vincent, à toi. Merci. Cette semaine, je faisais ma petite veille habituelle sur les réseaux sociaux et je suis tombé sur la une du New York, du Time, pardon, qui était consacrée aux plus influents des influenceurs, donc MrBeast. Et en fait, le titre... Oh non, non,

35:50
Présentateur

juste, je ne l'aime pas. On va parler du truc avec les carrés, les âges, là ? Oui, oui,

35:55
Invité

j'y viens, j'y viens. Non, c'est pas vrai. Non, c'est pas vrai, il ne l'a pas. Tu me donnes envie de porter plainte, arrête. Oui, vas-y, vas-y. Vas-y, Vincent, à toi. Et en fait... Non, mais tu vois, j'avais dit que j'allais râler, mais je râlais sur lui aussi. Je ne savais même pas que j'allais râler sur lui, par contre.

36:08
Présentateur

Bon, tu râles après. Tu râles après.

36:10
Invité

Vas-y, je te laisse travailler, Vincent. Merci. En fait, je réalisais que c'est peut-être, effectivement, la personne la plus regardée au monde. J'ai trouvé ça un peu terrifiant parce que quelques minutes auparavant, j'avais effectivement vu une vidéo qu'il avait republiée sur Twitter pour gratter des vues et de l'argent. Une vidéo, au principe, assez simple. En gros, enfermer 100 personnes âgées de 1 à 100 ans et voir qu'elles seraient capables de tenir le plus longtemps pour gagner peut-être 500 000 dollars. Voilà. Donc, juste le concept. En vidéo, ça donnait ça. On a un petit extrait. Honte sur les parents. Un an, punaise ! Un an !

Non, non, mais je ne vais pas revenir sur le sujet des enfants placés dans des cages, etc. Je pense qu'on est tous d'accord là-dessus. Oui, OK. OK, on est tous d'accord là-dessus. Mais quand je vois ce genre de vidéo où, en gros, on nous enferme, mais pour nous offrir de l'argent, je me dis qu'il est un peu quand même paradoxal, le Mr Beast. Donc, ce soir, j'avais envie de poser une question. Qu'est-ce qu'il cherche vraiment ? Et ma question, c'est Mr Beast, est-ce que c'est un ami qui vous veut du bien ? Moi, j'aime bien l'appeler Monsieur Bête, mais je vais l'appeler Mr Beast pour des raisons un petit peu légales, je pense, ce soir. Et ma question secondaire...

C'est la traduction, c'est légal. Oui, c'est légal, c'est légal. Ma question secondaire, est-ce qu'il y a un plan secret pour nous, pauvres mortels, pris au piège de cette saucisse du spectacle définie par Guy Debord et matérialisée par Mr Beast ? D'ailleurs, ça me donne une idée. Siri, est-ce que tu peux me faire une image de Mr Beast en train de filmer la saucisse dans laquelle on vit ?

38:10
Présentateur

Créer cette image me donne envie de crever, mais d'accord.

38:14
Invité

Ah, c'est pas mal ! C'est pas mal ! Franchement, le rendu des saucisses est giga réaliste, je trouve.

38:22
Présentateur

J'ai fait 100 saucisses !

38:24
Invité

Tu fais très bien l'APF. Oui, c'est vrai. Bref, je m'égare. Petit rappel, comme toujours avant de plonger dans le sujet, Mr Beast s'appelle Jimmy Donaldson, il a 25 ans et il a lancé sa chaîne YouTube il y a pile 12 ans. En 2015, il tournait une vidéo, il expliquait qu'il avait 8000 abonnés. 8 ans plus tard, il en compte désormais 240 millions, il a 43 milliards de vues, 300 employés dans ces gigantesques locaux de Greenville en Caroline du Nord et il pèse plus de 600 millions de dollars par an visiblement selon certains chiffres. Donc, rien que ça, c'est pas rien.

Et d'une certaine façon, après avoir renoncé au sport à cause d'une maladie chronique, il a accompli son autre rêve de gosse, à savoir dominer YouTube vraiment sans partage. Et il le dit vraiment partout dans ses interviews, il veut faire les meilleures vidéos, rester le numéro 1 aux Etats-Unis et dans le monde entier puisqu'il double aussi ses vidéos dans une quinzaine de langues. Et récemment, il s'est même lancé sur le marché chinois avec les plateformes du pays, etc. Donc, vraiment, il s'étend absolument partout. Et là où d'autres diraient que leur passion, c'est la créativité, lui, sa passion, c'est vraiment la réussite. C'est vraiment tout explosé.

Et quand il a étendu sa présence au-delà d'YouTube et d'Internet, il ne s'est pas juste contenté de faire des stickers, évidemment. Il a des investissements dans plein de startups liés à la tech, dans les crypto-monnaies aussi, même l'enseignement. Il a sa ligne de burger qui ne marche pas très, très bien. Mais il a aussi, surtout, ses propres snacks, feastables, pour s'établir dans les fameux malls, donc ces piliers de la culture américaine. Si ça marque, voilà, donc de burger ne marche pas très bien, la marque de snack, elle, elle cartonne, il a un succès assez déroutant. Il a carrément caché de l'argent via des tags dans ses bars et sans surprise, ça a provoqué une rupture de stock.

Et donc, MrBeast, c'est vraiment devenu un peu un Willy Wonka 3.0. C'est assez hallucinant. C'est plus qu'une marque, c'est devenu une figure littéraire, presque un peu mythologique, je trouve. Et tout ça, ça lui a permis d'acquérir une aura incroyable dans le milieu de l'entrepreneuriat. Il est invité dans tout un tas d'émissions, de podcasts pour expliquer sa méthode et alimenter encore un peu plus sa légende. Chacune de ses sorties, elle est prise par beaucoup comme une parole d'évangile. Il est redécoupé en TikTok inspirationnel, forcément un peu bullshit, mais forcément efficace.

Et là, MrBeast, il touche à un autre storytelling important pour lui, celui de l'entrepreneur qui est parti de rien dans la plus pure tradition des figures de la Silicon Valley. Parce que le Jimmy, il adore recommander des livres très start-up nation, très mindset millionnaire, évidemment des biographies de Steve Jobs et Elon Musk. Car évidemment, il est fan des rois de la tech. Il a même un poster d'Elon Musk habillé en Napoléon chez lui. C'est fou, je trouve. C'est comme si Squeezie... J'ai une idée. Siri, fais-moi une image de Squeezie dans sa chambre avec un poster de Bernard Arnault déguisé en Richard Nixon.

41:20
Présentateur

Non, je ne vais pas faire ça. Faut pas abuser. Tu te fous de ma gueule là.

41:24
Invité

Bon, ok. Est-ce que c'est un fasciste quand même un peu ?

41:28
Présentateur

Allez.

41:29
Invité

Ce n'est pas à moi de le dire. Ce n'est pas à moi de le dire. Comme ça, au déboté, tu penses que c'est un fasciste en plus ou pas ? Tu ne me feras pas plonger avec toi. Chacun son caca. Voilà. Donc bref, je pense que vous l'avez compris, Mr Beast, il adore le mythe capitaliste du self-made man, au point de s'en inspirer aussi dans la façon de traiter ses employés. Dans le portrait du Time qui est sorti il y a quelques jours, plusieurs anciens employés dénoncent des conditions de travail dangereuses sur les tournages, une culture d'entreprise toxique, du harcèlement et globalement la peur d'être virée à n'importe quel moment.

Parce qu'il faut rappeler aussi que les gens sont logés là-bas donc il y a ce truc de si tu perds ton emploi, tu perds potentiellement aussi ton logement. Mais ce n'est pas grave puisque là-bas, les employés doivent s'appeler les amis d'amis, apparemment. Apparemment, les friends of friends. Je ne sais pas pourquoi. Et heureusement, là aussi, pour Mr Beast, comme ses aînés entrepreneurs, il soigne son image en s'adonnant au sport national des riches Très vite dans sa carrière, Mr Beast, il a voulu vendre, rendre ce qu'on lui a donné via des fondations comme Beast Philanthropie et des vidéos grandiloquentes où il se positionne un peu en héros au secours des gens abandonnés par l'État.

On l'a vu dans sa vidéo où il rend la vue entre guillemets à 1000 personnes. On l'a vu construire 100 puits en Afrique, toujours entre guillemets. Et puis bien... Pour l'autre tour,

42:43
Présentateur

on dirait qu'ils sont tous au même endroit, ça n'a aucun intérêt.

42:47
Invité

La miniature des personnes aveugles est terrible. Tu sens que depuis tout à l'heure, il n'arrive pas à réagir.

42:54
Présentateur

J'ai un pote qui dit souvent

42:55
Invité

on vit vraiment dans la dystopie la plus nulle. Et vraiment. Est-ce qu'il y a une bonne dystopie ? Vous avez 4 heures. Mais il s'en fiche parce que lui, en fait, ces vidéos font assez polémiques notamment en dehors des États-Unis. Mais lui, il s'en fiche parce qu'aux États-Unis, la filanthropie, c'est très ancré. C'est la culture du give back. Mais même pour des ultra-riches comme lui ou ses idoles, c'est aussi un moyen et ça depuis le départ avec Rockefeller et tout, d'optimiser aussi ses revenus tout en s'achetant une bonne image. Donc, il n'y a rien vraiment d'original chez MrBeast dans son rapport à la filanthropie.

Et pour moi, il y a un tweet qui résume vraiment parfaitement sa posture. C'est-à-dire ce tweet où en gros, il demande à ses fans d'arranger la mise en rayon de ses bars chocolatés gratos. Vraiment, de dire s'il vous plaît, faites ça pour que ça rentre bien, que ça soit joli dans les Walmart et tout. Et 4 jours plus tard, il dit mais je vais donner 10 000 dollars à une association pour vous remercier d'avoir fait ça. Dites-moi, est-ce que vous avez des idées ? Voilà, n'hésitez pas. Je trouve que c'est un move en France. Je pense que, je ne sais pas, ça ne passerait pas du tout. Enfin bref. Non. Non ? Non, mais c'est un fasciste, je pense quand même.

Mais là où il se distingue d'un Elon Musk ou d'un Steve Jobs, selon moi, c'est dans sa capacité à convaincre des millions de personnes qu'il est là pour les divertir, les nourrir, les sauver et peut-être même les rendre très riches. Je n'ai jamais cru que Jeff Bezos allait me rendre riche et surtout pas avec mes live Twitch. D'ailleurs, chaque dimanche, 18h30, vous pouvez me suivre en live Vincent d'Internet, n'hésitez pas, abonnez-vous. En revanche, je vois un monde où je gagne potentiellement beaucoup d'argent grâce à MrBeast avec l'une de ses vidéos parce que je suis quelqu'un qui pourrait participer potentiellement, etc.

Et c'est très libertarien comme approche de ce discours de dire cette capacité à se présenter comme une alternative au gouvernement pour prendre soin des gens qui ont décidé de croire en lui. Et puis contrairement à ses aînés, pour le coup, il n'a que 25 ans. Il a déjà fait tout ça à 25 ans. On oublie presque que c'est que le début pour lui. Et pour quelqu'un d'aussi ambitieux, on peut vraiment se demander quelle sera la prochaine étape. La chute. Quelle sera la chute. Allez. Il reste assez flou sur ses plans sur le long terme. Il a un projet à 100 millions avec Amazon. Mais sans surprise, vous vous en doutez, il a déjà présenté... Bah oui, mais bien sûr.

C'est terrible alors qu'on ne connaît pas du tout ses opinions politiques et qu'on n'a aucun indice jusque-là. Non, il n'y a rien qui laisse présager une quelconque opinion politique. Alors ça peut paraître drôle, mais on a bien rigolé pendant longtemps d'un autre homme d'affaires, maître du divertissement qui a voulu être président avant lui. Voilà. Je vous laisse avec cette petite réflexion, cette image d'un Mr Beast à la Maison Blanche. Moi, je pars en mission. Jean, il m'a dit que si je restais enfermé au Sénat pendant 48 heures, il me filerait 50 balles et un pin's de l'UMP. Donc voilà. Je vous souhaite une bonne soirée. Merci de m'avoir écouté.

45:32
Présentateur

Merci Vincent. Friend of friend. On se retrouve dans les coulisses à se pisser dessus la semaine prochaine. Dis donc, Ardis, toi qui connais bien les Etats-Unis, tu as un avis sur Mr Beast ? Est-ce que ce n'est pas le pire pays ? On est d'accord. Moi, ça m'a fait beaucoup rire parce que je suis sur un plateau avec plein de gens qui sont très sérieux et qui sont là genre oui, on a une analyse quand même, on fait des petites blagues et tout. Et moi, je suis vraiment dans ma position de normie. Tu veux dire, moi, j'aime bien, c'est rigolo. Je suis tout seul dans mon coin comme ça, mais ce n'est pas grave. Ouais, ouais, ouais. Après, on est particuliers.

Tout le monde ne réagit pas comme moi, même les gens politisés, ne t'inquiète pas.

46:11
Invité

Du coup, qui gagne le jeu où ils sont tous enfermés dans des cases, là ? Moi, c'est le jeu du Sénat qui m'intéresse beaucoup. Je suis sur ça.

46:18
Présentateur

Bon, on a un autre jeu, ceci dit, qui nous attend, qui n'est pas le jeu du Sénat, qui est le jeu à la con. Et pour cela, on va accueillir Malek

46:25
Invité

qui nous rejoint.

46:34
Présentateur

Malek, juste avant qu'on démarre le jeu à la con, tu vas bien ? Je vais bien. Bonsoir Jean-Massier. Ah non, c'est Adèle. Je voulais en entrée d'émission déjà vous saluer. J'espère que vous allez bien. J'embrasse vraiment Patrice Vergitte qui est le ministre des Transports. Je l'embrasse très, très fort. Une galère sans nom. C'est-à-dire que quand il y a un peu de pluie à Paname, il n'y a plus du tout de transport.

46:53
Invité

Tu avais fait la même à Clément Beaune il n'y a pas très longtemps, je crois.

46:56
Présentateur

Clément Beaune n'étant plus, Patrice, tu es le remplaçant. Je t'invite à me follow immédiatement sur Twitter. On va s'écrire en DM. Et pour l'anecdote, maintenant que c'est en train de parler de remettre en cause le droit de grève, ton Patrice, là, il a dit « Oh non, non, il n'y a rien de prévu. » Il a plutôt rassuré les gens. Ça n'a pas l'air d'être un fou furieux celui-là. On va voir. Celui-là.

47:17
Invité

C'est ça le usule nouveau ?

47:18
Présentateur

Non, mais par rapport aux autres qu'on dit « Ouais, franchement, le droit de grève, ça fait chier. Peut-être qu'il faudrait arrêter les conneries. » Et je vous ai regardé en plateau, Adèle, j'aime bien devoir être à cette position. On fait de notre mieux et je trouve ça très rigolo quand même qu'on alterne tous. Sauf moi, apparemment. Mais tu n'étais pas là depuis hyper longtemps, toi ? Oui, oui, oui. Tu nous as manqué de ouf. Ça faisait très longtemps qu'on ne t'avait pas vu, d'ailleurs. Bref, on en parlera après. Rattrape pas, oui. Parce que là, on a le jeu à la con. Harddisk, je ne sais pas si toi, tu es pressé, mais on a envie de faire le jeu à la con avec toi.

47:50
Invité

Je vais rester pour le jeu à la con. Tu rigoles, quoi.

47:52
Présentateur

Il y a une semaine, c'était le trombinoscope qui a révélé sa révélation politique de l'année. Le trombinoscope, c'est une publication politique. Et c'était qui la révélation politique de l'année, les amis. Il faut chercher un petit peu, ce n'est pas évident. Pourtant, on le connaît bien à Baxit. Peut-être on a lancé. Roland Lescure. Non, mais peut-être on a lancé sa carrière. Ah putain. Nicolas Maillard aussi. Comme tu y vas. Mais il est siffre. Tu es déjà en mode jeu, toi. Oui, oui, oui. Ce n'était pas le jeu, là.

48:21
Invité

Tu n'as pas dit que c'était le jeu. Ils nous ont éteint les écrans et tout, là.

48:24
Présentateur

C'est le jeu, mais là, c'était la présentation du jeu. Mais donc, ok. Il est dedans, donc, les gars. Alors, c'est un prix, le prix de la révélation politique de l'année qui existe depuis 92 et on va jouer avec les gagnants de ce prix au jeu du post-it. En fait, qui s'appelle le jeu du post-it, ici. C'est en fait des jeux de mots. Vous le connaissez maintenant. Vous êtes tous une personne et vous allez deviner qui vous êtes et vous avez le droit, chacun, à une question dont la réponse doit être oui ou non.

48:53
Locuteur

Et alors, oui.

48:54
Présentateur

Je dois vous donner des petits papiers. Sinon, ce n'est pas pour les autres. Attends, en une question. Je ne triche pas. Attends, on regarde ? Non, c'est moi, c'est moi. Alors, tu as le droit de regarder. Je vais avoir les rôles de tous tes camarades, mais pas le tien. Mais vous n'aurez pas le vôtre.

49:10
Invité

Oh, mes aïeux.

49:10
Présentateur

Donc, vous connaissez tous les aïeux.

49:12
Invité

Oh là là là là.

49:14
Présentateur

Ok. Eh bien, c'est parti. On démarre pour les questions.

49:17
Invité

Faut que je mémorise un peu.

49:18
Présentateur

Je ne regarde pas sur les autres.

49:20
Invité

Ah ouais.

49:20
Présentateur

Oh là là. T'inquiète. Se lance. Bon, est-ce que je suis un homme ? Oui. Oui, tu es un homme. Est-ce que je suis de droite ? Non, tu n'es pas de droite. Ah bah, ça vous avait hésité. Non, non, non. Moi, je vais te dire non, mais certains te diront que c'est une question de point de vue. D'accord. C'est le PS, quoi.

49:42
Invité

Alors, ne donne pas des indices comme ça. Non, mais je ne donne pas des indices.

49:45
Présentateur

Est-ce que je suis Nicolas Maillot-Rossignol ? Non, non. Olivier Faure. Je suis Olivier Faure. Non. Est-ce que je suis une femme ? Toi, tu n'es pas une femme. Non, non, non. Oh là, non. Tu n'es pas une femme. Est-ce que je suis vivante ? Oui. Tout à fait. Vivant, du coup. Vivant, pardon. Suis-je un homme ? Oui. Ok. Est-ce que je suis une femme ? Oui. Ok. Voilà, on a tous notre genre. Ok. On est bien avancé. Est-ce que je suis au gouvernement ? Non. Non, non. Est-ce que j'ai été ministre ? Oui. Oui. Est-ce que j'ai été ministre entre 2017 et aujourd'hui ? Oui. Sur la présidence d'Emmanuel Macron ? Ok.

50:23
Invité

Oui. Même question que Malek. Est-ce que j'ai été ministre ? Non. Non. Non. Non, non, vraiment pas. Non, non, non, non. Non, non, non, non.

50:30
Présentateur

Non, attends. Est-ce que du coup, je fais deux questions en une ? Vas-y, vas-y, vas-y, vas-y, vas-y, vas-y, vas-y. Est-ce que je suis en exercice ? Est-ce que du coup, je suis vivant ? Tu es vivante. Alors, tu es vivante. Tu es vivante, mais tu n'es pas en exercice. Je ne pense pas que tu fais trop des exercices. Merde. Alors, est-ce que j'ai été ministre ? Oui. Oui. Est-ce que...

50:49
Invité

Je ne vois pas le pattern entre les trucs pour l'instant.

50:51
Présentateur

C'est des gens qui ont eu un prix... Ils ont tous eu le prix de révélation politique. Ah, il y a longtemps. Ils ont tous eu la révélation politique de l'année, mais pas de la même année. Moi non plus. Ce n'était pas clair, les consignes. Alors, pardon, je suis désolée. Vous êtes tous une révélation politique de l'année par le trombinoscope. Ok. Mais de plein d'années différentes. Est-ce que j'ai été candidat à la présidentielle à un moment ? Non. Ok. Est-ce que je suis membre de la Macronie ? Non, pas trop. Pas tellement. Pas jusque là.

51:16
Invité

Alors, est-ce que je me suis dit...

51:17
Présentateur

Est-ce que je suis Jean-Luc Mélenchon ?

51:18
Invité

Non. Non. Est-ce que... Non. Est-ce que je me suis...

51:21
Présentateur

Non, mais tu es dans la bonne direction.

51:25
Invité

Désolée.

51:26
Présentateur

Est-ce qu'à un moment, je me suis dit comme venant de la gauche ? C'est une question qui se pose en Macronie. Hyper prise. Non. Oui. Quoi ? Regarde qui il a ? Non, si, il a dû se dire... Je me suis dit comme venant de la gauche. Ok. Mais quelle gauche ? Ça dépend. Enfin, là, on ne peut pas... Oui, oui, oui. Est-ce que j'ai une fois dans ma vie été écouter un concert à la fête de l'humanité ? Peu probable. Non, je ne pense pas. Oh là... Non, je ne pense pas.

51:48
Invité

Peu probable.

51:48
Présentateur

Je ne peux pas t'assurer que non, mais je ne crois pas. Est-ce que je suis Fabien Roussel ?

51:53
Invité

Non.

51:54
Présentateur

Vos réactions sur Mélenchon, mon... Est-ce que je suis un traître ? Ah, mais je ne sais pas comment. Non.

52:02
Invité

Moi, je ne pense pas. Est-ce que j'ai une tête de traître ? Non.

52:04
Présentateur

Plein de gens pensent que non, puis peut-être d'autres ont pensé peut-être qu'il les avait un peu trahis à un moment donné. Non, non, vraiment. Non, non. Est-ce que je suis Benoît Hamon ? Non. Pas trahi, non. Mais pas trahi. Celui n'a pas trop trahi. Est-ce que j'ai eu un rôle important en sain de Macronie ? Oui. Est-ce que j'ai plus de 50 ans ? Oui.

52:21
Invité

C'est un gros oui. Oui.

52:24
Présentateur

Ok. Est-ce que je suis aux portes de la mort, littéralement ?

52:26
Invité

Oui. Non, enfin...

52:28
Présentateur

On n'a pas d'informations sur son état de santé. Mais politiquement, on est de l'autre côté. Oui, politiquement.

52:41
Invité

Suis-je Stanislas Guérini ?

52:43
Présentateur

Non. Merde. Merde. En fait, j'en avais deux.

52:47
Invité

Je crois que c'est le deuxième.

52:49
Présentateur

Il n'y a pas trahi, OPS...

52:51
Invité

Est-ce que je suis OPS ?

52:53
Présentateur

Non.

52:54
Invité

C'est pas la Macronie. Est-ce que je suis à LFI ? Non. Non. Arrêtez, c'est pas quelqu'un d'extrême droite, quand même. Non. Donc, je suis quelqu'un de droite ? Mais fais 10 questions, aussi, comme ça.

53:04
Présentateur

T'as pas eu beaucoup de questions, vas-y. Est-ce que je suis du genre à aller sur BFM TV ? Non, pas du tout.

53:11
Invité

Oh, ça fait bien longtemps que tu l'as pas fait. Je peux te lire, mon petit pote. On était pas allé la dernière fois que tu l'as fait.

53:18
Présentateur

Disons qu'on peut donner un petit indice, peut-être, pour... Ah ouais, là, je l'ai pas du tout là. Parce que toi, c'est la première fois que tu fais le jeu. Mais on t'a pas donné, forcément, quelqu'un de très facile, parce que c'est une personnalité politique, mais dont on connaît plus l'entourage politique. C'est la sénatrice du RPR, tu sais, que personne connaît. Non, non, non. Non, non. Non, tu la connais. Peut-être son mari était plus connue qu'elle en politique. Mais toi, tu la connais, c'est sûr. Sérieux ? C'est sûr que tu la connais. C'est sûr que tu la connais. Son mari était plus en politique qu'elle, en tout cas plus connue en politique qu'elle.

Est-ce que j'ai défendu une loi sur Internet bizarre entre les années 2009 et 2012 ? Non, non, non. Est-ce que j'étais ministre sous Hollande ? Non. Sous Jospin ? Alors, tu as été ministre sous Jospin. Oui, t'as été ministre sous Jospin. Alors, oui, techniquement, tu as été ministre sous Jospin. Techniquement, tu as été ministre sous Jospin. C'est vrai. On ne peut pas nier ça. Du coup, je suis du Parti communiste ? Non. NPA ? Oui, un peu plus, déjà. Je suis Nicolas Poutou ? Bien sûr, Nicolas Poutou. C'est Philippe. C'est Nicolas Poutou.

54:19
Invité

Bonjour. Je suis Nicolas Poutou. Ok. C'est une imitation. Adèle, je sais que tu présentes cette émission, mais je vais proposer une petite battle d'imitation, puisque à ça, je vais répondre. Alors non, je suis désolé, je ne m'appelle pas Philippe Poutou. Tu le fais bien mieux, bien mieux. Et ça, voilà.

54:39
Présentateur

Très fort.

54:40
Invité

Moi, c'était un majeur. Merci.

54:43
Présentateur

Un disque, tu veux te lancer dans une imitation aussi, Nicolas ? Du coup, je ne suis pas Philippe Poutou. Ça va être quête à son nom. Je vais me permettre une petite transition avec mon imitation. Est-ce que j'ai été ministre de l'Intérieur ? Oui. Et je l'ai. Bah oui. Christophe Castaner. Wow. Malek le premier. Alors dis ce que tu voulais dire. J'ai été au gouvernement à un moment donné ? Non. Non, non. Je te dis, son mari était vraiment plus connu qu'elle, que sa carrière politique. Vraiment son mari. Du coup, elle l'a accompagnée beaucoup. Est-ce que j'ai eu... Non, parce que non, ce n'est pas le bon âge. J'allais dire, est-ce que j'ai eu des doses de Nutella à un moment donné ? Non.

Elle a dû en donner peut-être à ses petites infos.

55:14
Locuteur

Putain.

55:15
Présentateur

Je ne l'ai pas. C'est terrible. Je n'ai même pas... Dans ta vie publique, tu as fait des petites activités manuelles en faisant des petites maisonnettes en carton. Waouh.

55:26
Invité

Oh, waouh. Oh, waouh. Jaune. Mais pourquoi tu donnes des indices comme ça, là ?

55:30
Présentateur

Je ne connais pas encore très bien. Non, pas encore. Je te jure que ça sort du cœur. Quoi ?

55:34
Invité

C'est l'indice qui m'aide le moins. Et tu sais, l'indice qui indice, quoi. Tu sais en quoi j'ai compris que je ne t'aidais pas ? Parce que j'ai entendu François, notre producteur, qui rigolait en faisant.

55:48
Présentateur

Je l'ai entendu d'ici. Tu sais, j'aurais peut-être dit des petites maisonnettes en carton. Oui. Jaunes. Ah oui. Qu'on retrouvait à la poste, beaucoup. Par exemple. Les putains de pièces jaunes. Exactement. Alors, les pièces jaunes tout court. Pendant que tu réfléchis, autre question de votre côté. Moi, je suis fatigué. J'en ai marre de ce jeu. Je n'aime pas quand je ne gagne pas. Soit je trouve tout de suite. Est-ce que je suis Robert U ? Non. On t'a dit que tu n'étais pas communiste. Moi, je ne suis pas Robert U non plus. Ah non, c'est NPR. Alors, attends. Moi, je suis un socialiste qui a été ministre sous Jospin. Qui n'est pas un traître. On a dit ministre dans le gouvernement Jospin.

Est-ce que je suis à Nascazib ? Sous Jospin. Non, tu n'es pas à Nascazib. Sacha, tu n'es pas Philippe Poutou. Tu n'es pas Nascazib. Il reste qui ? C'est vrai que l'extrême-gauche, c'est vaste.

56:33
Invité

Avant.

56:33
Présentateur

Voilà, j'ai un indice musical. J'ai reçu une lettre, il y a un mois peut-être. Petit indice. Moi, j'ai un indice pour Usul aussi. Ah, Olivier Besançot. Exactement. Indice pour Usul, révélation politique en 1995. Comment ? Tu étais une révélation politique en 1995.

56:54
Invité

L'année de ma naissance.

56:55
Présentateur

Je suis Jospin, moi-même. J'ai envie de tenter le... Est-ce qu'il n'y a pas un truc genre... La marraine des pièces jaunes, c'est toujours la première dame ? Oui, c'est Mme Macron. Alors non, du coup ? Pas si vieille. Enfin, Mme Macron n'est pas si vieille. Elle est plus vieille.

57:16
Invité

Je vais m'endormir avec cette image. Waouh.

57:27
Présentateur

J'avais pas vu les images. M'a été fait avec Castaner.

57:29
Invité

Merci à vous.

57:31
Présentateur

C'était un article de Bruno jeudi en 2001 qui avait dit Mme Chirac fait des miracles. Voilà. Elle était révélation politique. Et donc, Besancelot, c'était en 2002. Jospin, en 1995. Christophe Castaner, en 2017. Et fun fact, une personnalité politique a eu deux fois le prix de la personnalité politique en 2014 et en 2016. Qui c'était ? Macron ! Il est fort le public. Oui, c'était Emmanuel Macron. Bravo. Il y en avait pour tout le monde. Voilà, on a fini le jeu à la con.

58:01
Invité

Ce qui voudrait dire que Nicolas Meyer-Rossignol a un possible avenir présidentiel ?

58:05
Présentateur

Alors, c'est bien que tu en parles parce que, justement, on est allé rechercher un peu la liste des personnalités. Et dedans, il y avait des restats. Il y avait donc Jospin, Sarko, Hollande. Et depuis 2017, Castaner, Schiappa, Vargon, Dupond-Moretti, Rousseau, Roussel et Nicolas. Et Nicolas. Et tu te dis, peut-être, est-ce qu'il y a une malédiction aussi au trombinoscope ? Ça va, il n'y a pas tant de macronistes, finalement. Il n'y a pas un espagnier ruinaché ? Non, toujours pas une révélation. Ça viendra peut-être. Ouais, ouais, ouais. Sabrina Gresti-Roubache. C'est qu'un seul parent, tu vois, donc c'est quand même pas facile. Ouais, ouais, bien sûr. Eh bien, c'est la fin du jeu à la con.

Et c'est le moment où on se sépare de toi, Ardis, qu'on te rend ta liberté. Merci beaucoup, c'était super. Merci, merci. Désolée de t'avoir traumatisé avec cette image. On espère que tu reviendras. Merci beaucoup. Et alors, on se retrouve dans 30 secondes, le temps du générique, avec l'actu de la semaine. Bienvenue sur Backseat. Pour ceux qui n'étaient pas encore là, ça y est, c'est le moment de l'actualité de la semaine sur Backseat. Ce n'est pas Jean qui présente, mais Adèle, parce qu'on fait une présentation tournante. En attendant, le retour de Jean qui revient bientôt.

Et avant de passer à l'actu du jour, comme vous êtes nombreux à nous avoir rejoints, annonce du jour, le 26 mars prochain, sorti d'un documentaire sur l'année politique vu, donc l'année politique passée, 2023, vu par Backseat, par nous tous, les chroniqueurs, on a tous participé. Lien dans le chat pour prendre ses places. Il y a une description également sur YouTube. Abonnez-vous. Il y a des codes promo. Il y a des places pour les membres du club Backseat. Ceux qui disposent de ceux-ci. Qu'est-ce que c'est ? C'est l'affiche ? C'est sur l'affiche, je me suis dit, il y en a un que je ne connais pas. Je ne dirai pas qui, mais c'est terrible. Je dois rien dire.

Donc voilà, 26 mars, OMK de Bibliothèque, à Paris, à 20h. On se retrouve. C'est le moment de l'actu de la semaine. Cette semaine, du coup... Vous me direz c'est qui ? Bizarrement, il n'y aura pas David Adèle, parce qu'on ne pouvait pas tout faire. Mais j'avais quand même envie de vous partager mon petit coup de cœur de l'actu du jour qui date d'aujourd'hui, parce qu'aujourd'hui sortait le livre de Léa, mais sortait également Paris Match. Avec une une ! Avec une une ! Avec une une ! Alors vraiment, j'avais envie de la partager. Est-ce que ça ne vous rappelle pas quelque chose ?

1:00:33
Invité

Bah ouais, Nicolas Sarkozy.

1:00:35
Présentateur

C'est fou, non ?

1:00:36
Invité

Incroyable.

1:00:36
Présentateur

Exactement, c'est exactement la même chose que Nicolas Sarkozy, qui lui-même s'était inspiré de ?

1:00:40
Invité

Kennedy.

1:00:41
Présentateur

Tout à fait, là, vous êtes très très bon. On est en mode jeu à la con, là. Voilà, c'est l'identique. Il n'y a même pas de changement de packaging, quoi. Aucun effort, tout est pareil. C'est à Boulogne, Paris Match. Oui, on est d'accord. Voilà, on dirait les équipes... Et je pense que Laurence Ferrari, elle n'a pas trame de la rédac, si je me trompe. Absolument. Et bien.

1:01:00
Invité

Voilà. Alors, il y a quand même un petit mystère intéressant. Elle lui a d'ailleurs posé une question sur la liberté d'expression. Tu l'as lu, toi ? Pas en entier, j'ai lu des extraits.

1:01:07
Présentateur

Les bonnes feuilles, j'allais dire, mais non. Non, il n'y a pas de bonnes feuilles, non. Mais il se passe un truc un peu chelou sur la couverture que déjà a mis en feu internet. C'est qu'il y a une espèce de truc, je ne sais pas si on peut zoomer, si on peut voir. Ah, les bouquins. Il y a des bouquins posés ou en lévitation sur un autre bouquin un peu chelou. Ah, c'est bizarre. Donc, on n'arrive pas à savoir s'ils l'ont posé là un peu à l'arrache, si c'est vraiment comme ça qu'il range son bureau, si ça a été fait... Moi, je pense que cette photo a été faite avec l'IA. Aucune idée, mais ça pose beaucoup de choses. Et pourquoi ?

Je pense qu'il range comme ça que c'est le signe d'un esprit malade. Mais tu ne crois pas que c'est aussi une petite obsession. Il faut absolument que tu aies ta photo pléiade. Il faut qu'il y ait les pléiades au fond de ta photo politique. La pléiade qui sont des ouvrages littéraires, une collection très belle. Usul, donc tu es venu en train, tu as lu Paris Match du coup, toi ?

1:01:55
Locuteur

Non.

1:01:56
Présentateur

Tu veux lequel des deux ? Tu veux Paris Match ou tu veux Luma ? Ouais, je préfère Luma quand même, tant qu'à faire. Tu l'as lu aussi, non ? Non, je n'ai pas lu. D'accord. Ça tombe très bien parce qu'on en parle... L'interview, oui quand même. Ah oui, tu n'as pas lu celui d'aujourd'hui, mais tu as lu l'interview de lundi. On en parlera après. Mais ça, ce n'est pas celui d'aujourd'hui. Non, c'est celui de lundi. Oui, voilà. C'est l'interview précédent que tu vois. Non, non, tout va bien. On en reparlera. Donc, on se retrouvera un petit peu plus tard avec notre invité politique qui sera Philippe Brun, député socialiste de l'heure. D'où tu viens ? D'où je viens, d'où je viens. Incroyable.

Et comme toutes les semaines, on avait beaucoup de sujets d'actualité. Il a fallu choisir. Pour commencer, Sacha, il y a un sujet qui a retenu ton attention.

1:02:36
Invité

Il y a un peu retenu mon attention, puisque j'ai été un peu concernée l'année dernière notamment. C'est l'avis du Conseil d'État qui a été rendu la semaine dernière et qui demande à l'ARCOM de mieux surveiller la pluralité des opinions sur CNews.

1:02:53
Présentateur

Et alors, est-ce que c'est la liberté d'expression qu'on assassine ?

1:02:58
Invité

Moi, je pense qu'on assassine la liberté d'expression et que c'est de la censure. Non, non. Mais en fait, ce qui me terrifie, c'est que...

1:03:06
Présentateur

Il en fait tomber sa gourde. Jean-Jean Houelle. Dis-nous. 1984. Non, vas-y, je t'en prie.

1:03:16
Invité

En fait, ce qui me terrifie avec cette actu, c'est que c'est encore une actu une semaine plus tard, parce que les médias possédés par Bolloré ne cessent de nous abreuver. Je parle du JDD qui a fait sa une sur la liberté d'expression en remise en question avec une photo de Christophe Deloire, le patron de RSF. En fait, ça part de RSF, cette demande. RSF a demandé à l'ARCOM de mieux surveiller ces news. L'ARCOM a dit non. Donc, RSF a demandé au Conseil d'État de mettre une petite pichenelle derrière la tête de l'ARCOM et de leur dire qu'il faut vraiment respecter la loi 1986.

1986, en fait, et ne pas contrôler que la pluralité des invités, mais aussi celle des animateurs, des chroniqueurs, etc. Et qu'a dit le Conseil d'État ? Le Conseil d'État a dit, effectivement, il a dit ça. Et l'ARCOM a dit oui, d'accord, on va le faire. Et l'ARCOM a dit oui, d'accord, on va le faire. On est en train de réfléchir aux modalités de le faire. Et je pense qu'il n'y aura pas de comptage, à proprement parler, des opinions politiques, des journalistes, des chroniqueurs, des animateurs qui seront invités, mais que ce sera lissé sur six mois d'une manière très globale.

Et en gros, j'ai l'impression que ça fait une semaine que la liberté d'expression a été assassinée, qu'on crie à la censure, qu'on crie au macartiste. Encore Jean-Ouel. Encore lui, putain. Alors que, déjà, ça va concerner toutes les chaînes de télé, pour le coup. Là, on tape sur les doigts de CNews, parce que CNews est la principale concernée, mais toutes les chaînes de télé vont, du coup, être jugées de cette manière-là. Et ensuite, ça s'applique aux chaînes de télé et pas aux médias de presse écrite, parce que les chaînes de télé, l'État leur accorde une chaîne de TNT, en fait. Donc, il y a un contrat un peu illicite, non, pas illicite, sous-entendu. Tacite. Tacite, pardon, c'était le mot.

Le contrat illicite, quand même. Avec l'État, quand même. Je ne trouve pas mes mots ce soir. Vous avez remarqué, Nicolas, tacite, enfin bon, bref. Tacite entre l'État et les propriétaires de chaînes pour leur accorder une chaîne en échange d'une pluralité interne. Et donc, en fait... Mais ce n'est pas que tacite, c'est expliqué. Oui, c'est expliqué.

1:05:19
Présentateur

Et c'est que la télé ou c'est aussi la radio ?

1:05:21
Invité

Non, c'est que la télé. C'est que la télé, parce que la radio et la presse écrite, tu as une pluralité d'opinions parce que c'est des médias qui sont possédés par des propriétaires privés, quoi. Donc, la question ne se pose pas, en fait. Et voilà, moi, je suis terrifiée par la machine bolo-resque qui s'est mise en route. Est-ce qu'ils ne l'ont pas très bien pris ? Non, ils ne l'ont pas très bien pris, non. Raconte-nous un peu. Non, non, non. Pascal Praud a reçu Christophe Deloire sur son plateau la semaine dernière. Le pauvre monsieur en a pris plein la gueule. Il avait quatre chroniqueurs autour de lui qui n'étaient pas totalement acquis à sa cause, je pense, malheureusement.

Et ça fait une semaine que ça débat de la liberté d'expression est-elle en danger ? On remet en question les décisions du Conseil d'État aussi. Donc, on remet en question la démocratie. Enfin, il se passe des trucs de fous en ce moment. Et ce qui me fait peur, c'est que j'ai l'impression qu'il n'y a aucun discours en face qui est audible. On entend que ce discours-là, sur les réseaux sociaux, on ne voit que ça. Et les médias en face qui essayent de ramener un peu d'équilibre ne sont pas du tout audibles. Donc, voilà. C'est mon actu de la semaine. Alors, c'est complètement incroyable.

1:06:32
Présentateur

Mais tu viens de raconter l'épisode de Rhinocéros de dimanche. Ah, c'est fou ! Où on résume un peu tout ça. Enfin, non, on ne résume pas. On fait plus long avec les extraits. Je n'ai pas le temps, malheureusement. Voilà. Et avec une conclusion et tout, quoi. Qui sort dimanche, là ? Qui sort dimanche, là ? On le fait sur... Alors, je crois... C'est terrible. Tu as fait un teaser, là ? Ouais, on va essayer de trouver un titre un peu... Pour énerver les fachos. Tu sais, je cherche un truc, genre... On va enfin censurer ces news. Je me dis, là, ils vont exploser. Ils vont faire... Usul !

1:07:00
Invité

Vous l'attendiez depuis longtemps. Le crossover Sacha-Usul, on n'en est pas loin, là. On n'en est pas loin du tout.

1:07:07
Présentateur

J'en rêvais. Ouais. Rien, mais on est d'accord. Ouais, bah oui. Et donc, peut-être, je vais vous mettre... On va enfin censurer ces news, cette chaîne de fachos. Et je pense que ça va cliquer, ouais.

1:07:16
Invité

Ah, tu mets cette chaîne de fachos. Tu as une plante en plus.

1:07:18
Présentateur

Ah, bah oui. Pour le coup. Ça peut être fun, hein ? On va voir, on va voir. Pour suivre les vidéos judiciaires de Usul. Continuez la suivante émission. Ok, super. Bah, merci de nous avoir passé ton coup de gueule, Sacha. Et puis de nous avoir aussi un petit peu informés, non mais de ce qui se passe. De ce qui se trame. Cette fois-ci, je me tourne vers Malek. Parce que, pour poursuivre l'actu de la semaine, on va revenir au... On n'avait pas d'émission la semaine dernière, donc on va revenir au 12 février. Et le 12 février, il s'est passé ça.

1:07:49
Invité

Il s'est passé ça.

1:07:50
Présentateur

Peut-être à force de répéter ça, ça va venir. Ça arrive, ça arrive. Non, non, ils me parlent dans l'oreillette, ils s'envoient. Ils s'envoient, c'est bon, c'est parti. C'est bon.

1:08:02
Invité

Rachida. Oh, tata, Rachida. Je peux vous faire les deux.

1:08:05
Présentateur

On a choisi l'extrait où elle dit « je suis une ghetto girl ». C'est quand même absolument incroyable. Donc ça, c'était dans le DVM show et sur Twitch, une émission de rap où on a plutôt l'habitude de voir Ayanna Kamoura, Karis, etc. Mais la semaine dernière, c'était la rappeuse Rachida Dati, donc la ghetto girl. Le DVM a été critiqué, Dati aussi. Qu'est-ce qui s'est passé, Malek ? Est-ce que tu peux nous expliquer un peu ? Déjà, je veux applaudir en vrai le DVM avec Média qui a lancé ça en juin dernier parce que c'est vrai qu'on a grandi, pour ceux qui suivent le hip-hop et le rap, on a grandi avec Planet Rap, Skyrock et des radios comme Génération, etc.

Mais c'est vrai que sur Twitch, bien que des médias comme Raplume, etc. avaient tenté de prendre le créneau, personne n'avait réussi à faire quelque chose de très quali. Et Média, avec l'équipe du DVM, donc c'est un collectif, il y a Naskid qui est un compositeur qui est assez connu dans le rap, Blaise, Marquis. Bref, ils ont réussi à créer un collectif et à créer quelque chose de très authentique avec cette émission du DVM Show qui a lieu à Aulnay-sous-Bois et à ramener des artistes dont Ayana Komura qui, il y a un mois, fait un titre en exclu et qui a cartonné.

Moi, j'étais très content de voir ce que ça devenait, d'avoir un truc qui était très quali, en même temps très authentique et voilà. Et semaine dernière, alors qu'il y avait une grande émission pour le nouvel album de Taïk, mon artiste préféré, Edadjou, moi je suis tranquillement devant mon écran quand j'entends Blaise dire

1:09:39
Invité

« Faites un maximum de bruit pour Rachida Dati ! »

1:09:43
Présentateur

Alors, là en moi, deux parties. La première partie qui a travaillé pour des politiques pendant 10 ans en me disant « What the fuck ? Bravo l'équipe de Rachida Dati, c'est du génie, franchement bravo, bravo. » Et de l'autre côté, qui me dit « Putain les gars, non. S'il vous plaît, non. Pas ça. Pas ça, pas après tout ce que Rachida a dit et défendu. » Donc, tout le monde leur est tombé dessus. Et en vrai, je peux l'entendre. Par contre, je trouve qu'on en fait peut-être un peu trop. Ces gars, l'ont dit très clairement, ils n'avaient pas le recul sur la chose, ils ne sont absolument pas politisés.

Et en vrai, ça doit nous appeler, nous, à faire un devoir encore, à les inviter à avoir un backseat par exemple, mais déjà le sait. Quand tu dis que tout le monde leur est tombé dessus, c'est qui tout le monde ?

1:10:28
Invité

Alors, tu as une partie de la gauche et la gauche de la gauche, parce que l'extrême gauche n'existe pas pour moi, qui leur est tombé dessus.

1:10:36
Présentateur

Et tu as aussi des médias, des acteurs du milieu hip-hop qui, eux, ont plus ou moins une conscience politique, qui leur ont fait un maxi-procès. Eux s'en sont expliqués au début en disant « Oui, mais nous, on est des mecs d'Aulnay et il y a la ministre de la Culture qui veut venir. Eh bien, nous, on est archi fiers. Est-ce que je peux grave comprendre ? Parce que moi, le mec d'Argenteuil qui reçoit un président de la République, quoi qu'on en pense sur mon podcast, j'étais aussi archi fiers. Mais je trouve que le procès dure un peu trop. Et après, quelques jours après, ils ont fait un communiqué.

Les médias ont fait un communiqué avec ces mots en disant « Voilà, on nous a appelés quelques heures auparavant en disant « La ministre de la Culture vient. Est-ce qu'on pouvait refuser sa venue ? » « Ben non, on ne s'est pas senti de la refuser. » Et, excuse-moi, ce qui est très drôle à voir, à observer, donc Rachida Dati leur a dit pendant l'émission « Vous venez quand vous voulez ou quand vous voulez au ministère de la Culture. » Blaise leur a dit « Oui, mais nous, on fait du bruit. » Et elle a dit « Oui, mais le ministère de la Culture, c'est le ministère du bruit. » Ok, on note.

Et surtout, ce qui était très drôle, c'était de la voir se mettre en avant quand il y avait des petites chanteuses qui chantaient des chansons très sympathiques. Quand Jay Brownie a chanté « Ghetto Boy », c'est là où elle a dit qu'elle était une ghetto girl. Et quand il y avait du rap un peu plus hardcore, on la voyait se cacher derrière, placer des gars devant elle pour pas qu'on la voit. Ça, c'était archi drôle. Mais d'ailleurs, le RN l'a attaqué là-dessus, directement derrière. C'est vrai, ça a été aussi attaqué. Cette fois-ci, c'est Rachida Dati qui a été attaqué.

Qui se fait attaquer aussi par le RN, qui lui dit « Ah, vous allez dans ces trucs où on critique la police, en gros, on fait de la musique supercive. » Et on vend de la drogue. Et on fait l'apologie du deal. Mais d'ailleurs, les mecs, ils portent plainte contre Jordan Bardella, qui est là pour diffamation aussi.

1:12:07
Invité

Exactement. Et Éric Zemmour en a profité pour demander à un ministère des Beaux-Arts et de la Culture française. Qui a demandé ça ? Éric Zemmour. C'est vrai que le rap ne fait pas partie de la culture française. MC Solar, I Am, tout ça.

1:12:24
Présentateur

Bon, après, qu'il se soit fait, il y a le ministre de la Culture qui arrive, tu fais « Bah oui ». En plus, c'est une affaire qu'il faut qu'elle tourne aussi. Donc tu te dis « Ça peut être pas mal pour les subventions. » Si t'es très pragmatique, tu te dis « Pourquoi pas ? » Et puis après, j'ai envie de dire, on a vu des streamers faire des photos avec Macron aussi. Bah oui. Ça arrive vite de se faire boloss, en fait. Comme tu disais, des gens qui sont là pour récupérer, qui sont bien meilleurs que toi en com', qui ont un plan derrière la tête, qui savent ce qu'ils font, eux.

1:12:53
Invité

Moi, je me suis fait boloss par Alexis Corbière à une... Ah oui ? Voilà. Qu'est-ce qu'il se passe ?

1:12:59
Présentateur

Attends. Révélation. Non, non, révélation.

1:13:01
Invité

Réunion des journalistes du JDD, des ex-journalistes du JDD à côté de l'Assemblée nationale pour un petit mouvement de 50 personnes. Il t'a récupéré. Il m'a récupéré pour une photo. Il m'a placé à côté de lui. Magnifique. Il a dit « On fait la photo, on bombarde et tout ». La photo s'est retrouvée en tête de tous les papiers. J'avais trop le seum. C'est trop le seum. Il y a une photo de moi avec Alexis Corbière et une pocarte.

1:13:22
Présentateur

Et voilà, chacun ses casseroles. T'as porté plainte ? Bah non, non, non, malheureusement. Mais c'est quand même chelou, parce que c'est quand même le moment aussi où on parle des élites qui sont déconnectées du populaire. Et là, justement, de voir la ministre de la Culture qui fait ce move, sans doute peut-être un peu intéressée pour des questions de communication. Mais c'est quand même pas mal. Donc c'est terrible que finalement, il se soit pris tous les feux dans tous les sens. J'ai envie de te dire, je suis d'accord, on pourrait lui faire le reproche de ne pas y aller. Là, on lui fait le reproche d'y aller. On verra par les actes.

Si vraiment elle est là à pousser ce genre d'initiative de mecs qui veulent lancer leurs propres médias à la base dans une pièce avec une cam et un ordi, OK, on verra par les actes. Mais ça n'effacera pas ce qu'elle a dit sur Naël l'année dernière, ce qu'elle a dit en 2005 au moment de l'affaire Zia Débouna. Voilà, ça, ça n'effacera pas. Moi, juste moi, ce qui me dérange là, c'est ce procès qu'on fait sur ces mecs qui, en réalité, étaient un peu naïfs. Et voilà, on ne peut pas leur en vouloir. Je pense qu'ils se reprendront un deux fois la prochaine.

On ne peut pas leur en vouloir, mais on peut aussi comprendre l'agacement de gens qui ont encore en tête les années Sarkozy, le carcin, machin, qui regardent ça et qui font « Mais putain, les gars ! Vous êtes en train de vous faire baiser, mais un peu de plomb dans la tête. Vous voyez bien l'époque dans laquelle on vit. Vous voyez bien l'époque de merde. Vous voyez bien qui c'est, Rachida Dati. Non, vous ne savez même pas, mais c'est grave de ne pas savoir ça à votre grand âge. Vous êtes des adultes. Je comprends cette réaction-là aussi. Mais parce qu'il y a un gros conflit de génération. Oui, c'est ce que j'allais dire. Je ne suis pas expert sur le sujet,

1:14:46
Invité

mais est-ce que la génération de rappeurs actuels n'est pas moins politisée, voire pas du tout que leurs ancêtres,

1:14:53
Présentateur

mais leurs grands-parents, Ayaam, tout ça ? Leurs grands-parents, Ayaam. Non, mais c'est deux générations avant. Non, mais c'est deux générations avant. Je pense que les fans d'Ayaam commencent à être grands-parents. C'est possible. Je renvoie vers du très bon contenu de Rap Plume sur YouTube, sur l'extrême droite. Et le rap, c'est vrai qu'aujourd'hui, la génération de rappeurs actuelles, je ne sais plus qui disait là sur Twitter, c'est vrai que nous, on a... En tout temps, je ne suis pas très vieux, mais on a grandi avec des rappeurs, avec Ayaam, moi, c'était les Psycatres. Ken Zafara, tout ça.

1:15:22
Invité

On a grandi avec des gens qui nous expliquaient qui étaient qui. Et on savait qui était le mal.

1:15:28
Présentateur

D'accord ? Et j'avoue qu'aujourd'hui, pour les plus jeunes, ce n'est plus vraiment le cas. Et en vrai, à nous de faire le travail pour les accompagner. Parce que bon, là, leur faire un procès, ça n'a pas vraiment grand intérêt, in fine, quoi. À l'époque, c'était les mecs de droite qui faisaient des procès aux rappeurs. Ça, c'était la bonne époque.

1:15:43
Invité

Ah oui, ils demandaient à Youssoufa.

1:15:46
Présentateur

Sniper aussi.

1:15:47
Invité

S-N-I-P-E-R. Je suis du Val-d'Oise, désolé. Très bien.

1:15:50
Présentateur

Mais du coup, ça nous permet de parler un petit peu de Rachida Dati et de son arrivée au ministère de la Culture. Elle fait un sans faute, non ? Non. Je faisais Anna Mouglalis qui réagit. Non. Tu le fais extrêmement bien. Mais t'as eu bien fait de nous dire ce que tu faisais. Oui, je me suis dit, il faut que je l'explique. Ça fait trois fois que je fais non, personne cap, donc je vais l'expliquer. Mais une fois que c'est expliqué, c'était évident. Mais c'est pas vrai. Ta ressemblance avec Anna Mouglalis, c'est pas... C'est évident. Moins bien que Nicolas Sarkozy.

1:16:20
Invité

À retravailler un petit peu.

1:16:21
Présentateur

Qu'est-ce qu'on en pense de Rachida ?

1:16:25
Invité

Fatigue.

1:16:27
Présentateur

Fatigue, Rachida Dati.

1:16:29
Invité

Je la trouve un peu plus consensuelle que sa prédécesseur. Pas très difficile non plus. Voilà. Après, Rachida Dati a été donné des interviews au grand mal à Bolloré, à tous les médias de Bolloré, pour le coup. Et j'ai l'impression qu'il y a un double discours. C'est-à-dire que dans les médias de Bolloré, donc le JDD, Europe 1 et CNews, on parle de wokisme, de quantiel culture. Ce qu'elle ne fait pas dans les autres médias un peu plus traditionnels. Elle a aussi eu des propos sur le service public qui ne doit pas...

1:17:03
Présentateur

Toi aussi, t'as regardé ça. Ça, ça va nous intéresser particulièrement. Elle a dans les cartons... On lui a rien demandé. Personne ne lui avait rien demandé. Macron ne lui a pas demandé. Mais elle a dit, peut-être une petite réforme de l'audiovisuel public pour faire une BBC à la française. On va peut-être mélanger la radio et la télé. Ça fait des économies d'échelle. Ça fait longtemps qu'on en parle. Enfin, je veux dire, c'est pas que son idéal. Oui, non. Non, non, mais elle l'a. C'est un marronnier. C'est un marronnier à table. Voilà. Et les coupes budgétaires, là. Ça sera l'occasion de la recevoir.

1:17:29
Invité

Mais moi, ce qui m'intéresse et ce que je trouve étonnant, c'est que le monde de la culture monte au créneau quand même de manière assez régulière quand il y a des propos comme ça qui sont tenus dans les médias. On a des réactions à droite, à gauche. Là, j'ai l'impression qu'il n'y en a pas énormément. Est-ce que c'est Rachida Dati qui passe mieux ? Est-ce qu'elle a aussi un discours sur il faut plus de diversité, plus de mixité sociale dans la culture ? Est-ce que ça n'égalise pas aussi, entre guillemets, est-ce que ça n'lise pas un peu tout le contenu Rachida Dati ? Je n'arrive pas à me positionner. C'est pour ça que j'ai l'impression qu'elle est plus consensuelle.

C'est qu'il y a moins de voix, d'éclats contre ce qu'elle dit, pour le coup.

1:18:13
Présentateur

Je trouve ça que c'est un crachat au monde de la culture de leur avoir nommé Rachida Dati qui s'en bat les couilles qui auraient voulu être ailleurs. Non mais vraiment, vraiment. Mais je pense que...

1:18:23
Invité

Ou alors... Comme dans beaucoup de... Ou alors, les gens ont intégré que Rachida Dati, son objectif, c'était la mairie de Paris pour 2026, que dans un an, elle ne serait plus là

1:18:33
Présentateur

et qu'en deux ans, elle n'aurait pas le temps de faire beaucoup de choses parce qu'il n'y a pas d'argent et qu'elle n'aura pas la latitude pour faire tout ce qu'elle veut. Est-ce que c'est que la mairie de Paris, son objectif ?

1:18:42
Invité

Oui, oui. Oui, c'est que la mairie de Paris.

1:18:45
Présentateur

Parce qu'il y a une autre élection l'année d'après.

1:18:46
Invité

Oui, mais elle en fait une affaire... C'est une affaire d'égo, la mairie de Paris. Elle a envie de continuer à harceler Anne Hidalgo en conseil municipal. Ça lui manque de la harceler. Il lui faut ça pour se sentir vivre.

1:19:01
Présentateur

Elle veut défoncer Hidalgo, quoi. Saccagé Paris pendant des années. Qui a cassé la tour Eiffel, vous avez vu ? Sera-t-elle face à Anne Hidalgo d'ailleurs ? C'est la question. Parce qu'on ne sait pas si vraiment Anne Hidalgo y retourne en 2026. C'est pour ça qu'on peut se poser la question de 2027. Je ne sais pas, moi je posais ça là. C'est comme ça, on pourra dire Baxitlan... Pour Hidalgo, au moins, c'est réglé, la question de la présidentielle. Oui, ça je crois que... Pour tout le monde. C'est réglé pour de bon. C'est clair. Je te trouvais un peu dur à la fin, ce qu'on encourageant la dernière fois. Tu sais qu'elle ne peut pas faire pire. J'allais dire... Ouais, on ne sait pas. Non.

Bon, transition. On va changer de sujet. Oula ! Ouais, non, c'est moins rigolo parce qu'il y a une activité, enfin, une actualité assez grave dont j'aimerais bien qu'on parle aussi. C'est la guerre à Gaza. Donc oui, un petit peu moins rigolo. Qui se poursuit malgré les appels de la communauté internationale. Donc, pour contextualiser, début février, là, le 4, il y a un groupe de médecins français de l'ONG Palme qui sont rentrés de Gaza et qui ont été invités à témoigner à l'Assemblée nationale. Ils ont été auditionnés par des parlementaires. Et voilà ce qu'ils disaient.

1:20:08
Invité

C'est pareil. Effectivement, il y a un génocide qui est en cours. Tout le monde le sait. Voilà. Et c'est ce qui est choquant, en fait, c'est ça. C'est qu'on a l'impression que ça bouge, mais passe. Alors, je vous remercie, vous nous avez reçus ici et que vous faites ce que vous pouvez coiffer pour faire entendre la voix de ces gens et qui ne demandent que ça, en fait, parce que la plupart, ils ne comprennent pas. Ils disent, mais qu'est-ce... D'accord, OK, il y a des problèmes, mais qu'est-ce qu'on a fait pour mériter tout ça ? C'est énorme, c'est disproportionné. Merci.

1:20:42
Présentateur

Donc voilà, là, c'était le docteur Bouchacourt qui était le 4 février à l'Assemblée nationale et qui dit le mot génocide autour duquel on a beaucoup tourné. Il a été également employé par Raphaël Pity, qui est un médecin de guerre qui forme les médecins de guerre. Il a formé des médecins en Syrie, en Ukraine et il était dans la même délégation. Il a passé 15 jours à Rafa, est revenu et lui a parlé effectivement de génocide, de ghetto. Il a même été jusqu'à utiliser le terme camp de concentration. Donc, les yeux du monde sont tournés vers Rafa pour essayer de comprendre un petit peu mieux. Rafa, normalement, c'est une ville de quoi ? 240 000 égitants au sud de Gaza.

1:21:24
Invité

Au sud de Gaza et là, à priori, il y aurait plus d'1,4 million de Gazaouis qui ont été déplacés par l'armée israélienne. Israël a demandé aux Gazaouis de descendre à Rafa en attendant les opérations dans le nord.

1:21:41
Présentateur

Ce qui est, je veux dire, depuis le début, on est là, on fait les étonner. Depuis le début, ils ont dit vous partez du nord, allez vers le sud et on sait très bien que l'idée, c'est qu'au bout d'un moment, c'est finito. Allez, on va les donner à l'Égypte, on va les pousser au bord du truc. Mais depuis le début, c'est le plan. Depuis le début, on le sait. Certains le disent. Certains le disent, d'autres ne le disent pas dans la société civile, dans les ministères, etc. Mais on fait tous semblant que,

1:22:07
Invité

bon, ben non. Ah non, au début, alors c'était Israël va faire ça dans le respect des règles,

1:22:13
Présentateur

évidemment, du droit humanitaire puisque c'est une grande démocratie comme nous. Donc, il n'y a pas de raison de douter a priori. Mais non, on sait que c'est ça le projet. Donc, voilà où on en est. On arrive, ils sont massés près de Rafa et puis même là, ça ne va pas non plus. L'aide humanitaire coupée. Je ne sais plus ce que tu voulais dire. Ou parce que, oui, là, si on veut s'énerver, ça peut être sympa. Est-ce que c'est une nouvelle étape qui est franchie ou comme tu le dis, effectivement, c'est quelque chose qui était là depuis le départ ? Quelle est la position de la France ?

Alors, nous, j'ai vu que là, il y a les députés qui ont interpellé un petit peu le gouvernement en mode, mais on leur vend encore... Vous avez admis qu'il y avait un risque génocidaire. Enfin, la CIG a admis qu'il y avait un risque génocidaire. La position de la France, c'est quand même, ça va un peu loin, cette histoire. Très mesurée, quand même, en ce moment-là, la position de la France. Et donc, les députés, je crois que c'est Fabien Nguet pour le PCF et je ne sais plus qui c'était aussi pour les Insoumis qui ont interpellé en disant, vous savez qu'il y a un risque, mais vous vendez des armes. Vous vendez des armes et des composants.

1:23:11
Invité

Et Emilio nous en parlera tout à l'heure probablement, mais dans son interview à l'Humanité, Emmanuel Macron se pose la question de savoir si Israël est une démocratie vu où on en est.

1:23:22
Présentateur

Parce qu'on reçoit Emilio Mel. Pardon, juste après, mais non, pas du tout, mais comme ça, on en profite pour le dire. journaliste politique à Luma qui va nous parler de cette interview où notamment, il y avait un sujet avec Emmanuel Macron qui a parlé de point de rupture sur ce sujet.

1:23:38
Invité

Point de rupture après avoir dit et on ne l'oubliera pas, les livres d'histoire

1:23:42
Présentateur

ne l'oublieront pas non plus après avoir parlé dès le premier jour d'un soutien inconditionnel à l'État d'Israël, au gouvernement d'extrême droite de Benjamin Netanyahou et on... En fait, c'est ça que depuis le début je dis Not in my name, j'ai envie de dire j'ai honte de la position de la France mais en même temps j'ai envie de dire c'est pas la mienne, c'est tellement pas la mienne. C'est très difficile de documenter en plus ce qui se passe à Gaza. Élise Lusset le disait là dans son petit format sur le net et elle l'a dit aussi chez McFly et Carlito comme quoi. C'est très difficile parce que les journalistes n'ont pas accès.

Il y a une journaliste de CNN je crois qui a pu rentrer que quelques heures dans Gaza. Très difficile de savoir ce qui s'y passe à part les images sur place et des médecins qui sont sur place

1:24:26
Invité

on nous a alerté

1:24:29
Présentateur

sur un risque génocidaire

1:24:30
Invité

je pense qu'il y a un génocide sous nos yeux et que le monde est en train de fermer les yeux jusqu'à quand on est juste en train de se dire très tranquillement que dans une prison à ciel ouvert parce que c'est ce qu'est Gaza

1:24:41
Présentateur

il y a une autre prison qui est encore plus petite qui est Rafa et qu'aujourd'hui le but de Netanyahou et de son armée c'est d'éliminer tous ces civils là. C'est très difficile de savoir ce qui se passe et en même temps c'est très facile aussi sur les réseaux sociaux il faut voir ce que postent les soldats qui sont en pleine kiffance alors ça sourit un max ça se sert dans les maisons

1:25:04
Invité

je pense que ça contribue à la fin de l'impunité qu'on mettait autour d'Israël pour le coup tous les soldats qui ont été enfin qui se sont pris en photo en train de poser avec des bijoux des trucs enfin tout ce qu'ils pouvaient voler et tout

1:25:18
Présentateur

une nuisette il n'y a pas l'entraînement il était là la nuisette rouge je pense des vélos d'enfants commence à prendre précisément est-ce que l'Israël commence pas à être de plus en plus isolé parce que là il y a eu un vote à l'ONU à la demande de l'Algérie donc 15 votants 13 votes pour le cesser le feu un seul vote contre mais c'est un veto puisque ce sont les Etats-Unis et une abstention même l'Angleterre qui maintenant se pose aussi la question de est-ce qu'on continue à vendre des armes mais qu'est-ce qui va

1:25:46
Invité

arrêter Israël de toute façon

1:25:48
Présentateur

les Etats-Unis pourraient précisément parce que là il y a une espèce oui les Etats-Unis pourraient ils arrêteraient de leur envoyer des armes c'est bon et après par contre je veux dire la fin de la guerre les Etats-Unis pourraient ils le feront pas parce que tu dis ils sont isolés mais depuis le début ils sont isolés en fait depuis le début s'il n'y a pas les Etats-Unis ils ne peuvent pas faire ce qu'ils font il y avait l'impression qu'il y avait une sorte de point de rupture justement la bataille de l'opinion publique à l'échelle mondiale elle est perdue

1:26:16
Invité

je vois quand même une évolution de la parole française à coup de communiqué du Quai d'Orsay donc c'est vraiment rien de fou mais on voit déjà qu'il y a une évolution depuis le mois d'octobre mais ok

1:26:26
Présentateur

il y a Macron qui nous parle de point de rupture à chaque bombardement sur des civils on a un communiqué en disant bon là ça y est c'est la dernière fois on n'accepte plus

1:26:35
Invité

d'accord c'est fini jusqu'à quand c'est à dire que jusqu'à quand on va continuer de compter les morts à la fin et de dire qu'on a laissé faire ça

1:26:41
Présentateur

et je l'ai dit 20 fois sur ce plateau mais tout est une question de courage aussi en politique mais là on parle même pas en réalité de politique on parle aussi de vie humaine à quel moment Emmanuel Macron prend ses balls et va voir Biden en lui disant mon ref on fait quoi en fait

1:26:57
Invité

il y a un com qui dit donc on légitimise les attaques du 7 octobre du coup in fine toujours pas pas du tout c'est toujours un attentat de le relever je veux dire je pense qu'on est à peu près tous d'accord sur ce point mais l'un n'empêche pas l'autre on a le droit on a le droit de de de pointer du doigt enfin pas de pointer du doigt mais de dénoncer un attentat commis par le Hamas le 7 octobre et de dénoncer d'un autre côté ce que fait Israël depuis 3 mois maintenant je veux dire l'un n'empêche pas l'autre arrêtons de vouloir tout le temps nous faire prendre des positions je voyais un com tout à l'heure qui me disait Sacha Sacha en attend ton avis bah non désolé voilà j'ai le droit de dénoncer le Hamas comme j'ai le droit de dénoncer la politique d'Israël il n'y a pas forcément d'avis à avoir laissez-nous tranquille un peu donc voilà

1:27:46
Présentateur

et la position majoritaire on est très nombreux en réalité est-ce que vous avez vu l'histoire de l'Eurovision oui parce que Israël participe à l'Eurovision depuis des années mais là cette fois-ci c'est les paroles de la chanson qui posent problème qui s'appelle le pluie d'octobre qui très subtilement fait référence puisque le 7 octobre c'est le point de départ et le point d'arrivée de tout tous les discours ramènent au 7 octobre ça permet de justifier tout le reste derrière mais la chanson va faire ça en fait l'idée c'est une chanson qui va et donc à l'Eurovision alors même que se posait la question de la participation d'Israël parce qu'on avait suspendu les russes quand ils avaient attaqué l'Ukraine donc bon il y a des questions de politique machin et dans les règles de l'Eurovision c'est-à-dire que c'est pas la gueule du client c'est que dans les règles de l'Eurovision il y a marqué que c'est pas censé être une tribune politique tribune politique voilà bon et ben eux l'ont pris en mode c'est un scandale nous la délégation israélienne dit non non on ne nous fera pas taire ça devient compliqué je sais pas comment ça se passait l'Eurovision mais l'Eurovision c'est très politique c'est toujours très politique l'Eurovision ça l'a toujours été absolument mais alors aussi il y a le sujet de la couverture médiatique de ce sujet on a fait un rhinocéros apparemment alors justement je le sais en novembre il était très bien d'ailleurs et donc vous pouvez tous retourner voir ce rhinocéros mais précisément là ce qui était intéressant c'était aussi de se dire que depuis c'est les chiffres de arrêt sur image qui a comptabilisé les chiffres des JT de 13h et de 20h de TF1 et France 2 depuis le 4 février donc c'était entre le 4 et le 15 février et il n'y avait que le 20h de France 2 qui avait parlé des victimes à Gaza pendant quelques minutes and that's it

1:29:27
Invité

oui non non mais c'est vrai

1:29:30
Présentateur

sans nous redire ce que tu nous as sans doute déjà dit et alerté sur rhinocéros qu'est-ce que

1:29:35
Invité

oui bah ça peut ça peut étonner ici oui alors des trucs que j'aurais pas dit dans rhinocéros mais qu'on a vu aussi

1:29:39
Présentateur

je l'ai dit en fait je crois

1:29:40
Invité

et puis j'ai passé 3 mois entre rhinocéros et maintenant quand même

1:29:43
Présentateur

oui oui oui c'est des choses mais ça a été un moment dans les rédactions ça a été quelque chose toi qui est journaliste aussi tu sais qu'il y a eu des tensions moi j'ai entendu des trucs qu'on n'a pas pu dire aussi dans l'épisode parce que voilà mais pour les journalistes on va le dire comme ça pour les journalistes racisés à un moment dans les rédactions c'était le soupçon c'était vous n'en parlez pas c'était oulala donc c'est à dire ça a réveillé ce truc là un moment raciste y compris à l'intérieur même des rédactions et or les directions des rédactions des grandes rédactions françaises bon bah elles ont parfois aussi ce biais là qui fait que on va le retrouver aussi dans le traitement derrière et et voilà et ça s'est vu dans la suite quoi

1:30:25
Invité

je ne te parle même pas je vais pas citer les noms des gars mais je ne te parle même pas de de novembre de octobre novembre pour des journalistes de la rédaction de BFM TV quand le traitement de ce qui se passait à Gaza a été complètement

1:30:39
Présentateur

délégué sous-traité à I24 qui fait partie du même groupe avec un regard totalement biaisé je ne te parle même pas de la de ce qu'ont ressenti les journalistes de la rédaction de BFM TV et de ce qu'on leur a apporté d'ailleurs comme réponse à la direction quand il y a eu des réunions de crise

1:30:56
Invité

c'est assez partagé à BFM pour le coup enfin moi des retours que j'en ai eu ils sont tous extrêmement gênés par le traitement de cette guerre en interne tous les journalistes de BFM ne sont pas pourris

1:31:09
Présentateur

mais toutes les rédactions ont été traversées justement de luttes de problèmes de doutes de malaise énorme malaise par contre les directions étaient plutôt dans le même sens en général ce qui fait que là il y a des gens ça se trouve ils nous écoutent et ils se disent mais c'est la première fois que j'entends un plateau où des gens en parlent de cette manière là on va dire parce que sur les autres plateaux dans les grands médias c'est beaucoup plus difficile parce que ben voilà il y a eu c'est compliqué les rédactions on va dire et c'est la raison pour laquelle Baxit existe et c'est la raison pour laquelle merci Jean de t'être battu pour ce projet on continue autre sujet d'actu cette semaine et qui est aussi lié puisqu'il a été traité dans le journal l'Humanité il y a eu interview d'Emmanuel Macron dans l'UMA c'était au sujet principalement au départ de la panthéonisation de Missak et Mille et Manouchian mais ils ont traité de plein d'autres sujets tiens tu peux le regarder et c'est pour cela que l'on reçoit l'invité de l'actu qui est Emilio Mel Melé pardon Emilio Melé désolé journaliste politique à l'UMA salut salut salut Emilio c'est cool de te revoir bah oui ça fait plaisir mais il manque Jean-Luc Mélenchon et le public chaud de la fête de l'UMA attend le public il est pas chaud bah pas assez faut pas provoquer comme ça ça va donc en 120 ans d'histoire l'UMA n'avait jamais réalisé d'entretien avec un président de la république en exercice donc ce qui s'est passé lundi c'est historique donc maintenant toi t'interviews les présidents de la république donc est-ce qu'on doit te vouvoyer te faire des révérences tout ça qu'est-ce que ça a changé dans ta vie ?

moi je suis déçu j'avais pas de loge déjà en arrivant il n'y avait pas de personne pour me maquiller c'est mieux que de se faire engueuler par Mélenchon ou pas ? au global c'est différent il est moins éruptif que Jean-Luc pourquoi pourquoi qu'on interviewait pas les présidents de la république avant et pourquoi on le fait maintenant ? pourquoi on le fait maintenant ?

parce qu'il y a un événement particulier c'est la première fois qu'un communiste étranger résistant en l'occurrence Missac Manouchian entre au Panthéon et sans cet événement sans cette cérémonie jamais on n'aurait interviewé Emmanuel Macron il a réparé même si c'est un président de droite une injustice de plus de 80 ans et c'est la seule et unique raison pour laquelle on a décidé de l'interviewer aussi parce que tout ça ça s'inscrit dans un contexte de la loi immigration votée il y a deux mois avec les voix de l'extrême droite et avec une partie des idées de l'extrême droite et en fait pour nous la personne de Manouchian et ses combats incarne toutes les contradictions d'Emmanuel Macron et donc en fait on a voulu le mettre face à ces contradictions alors justement avant qu'on parle un petit peu plus de la panthéonisation de Manouchian comment est-ce qu'on se prépare à une interview comme ça ?

vous étiez quatre journalistes me semble-t-il à l'interviewer en plus il y a une interview particulière parce que c'est une interview de presse écrite donc vous avez peut-être je ne sais pas est-ce que vous avez plus de temps est-ce que c'est relu est-ce que vous êtes complètement libre ?

on veut un peu savoir les coulisses alors entre le moment où on a demandé à l'Elysée et l'interview il s'est passé trois semaines on a su une semaine avant à peu près qu'Emmanuel Macron avait accepté la proposition qu'on lui avait faite à partir de ce moment-là on s'est mis à bosser on s'est mis à quatre on a vécu dans notre bulle pendant une semaine à préparer les questions les ciseler pour être sûr de ne pas faire de conneries parce que l'enjeu était énorme pour nous et donc et les ciseler parce que vous êtes un journal d'opinion qui n'a pas exactement les mêmes opinions à combien de pourcents ? genre 90 ?

ouais 90 j'aurais dit on a 10% d'accord et 90% de désaccord donc en fait l'Elysée oui a relu l'entretien ça a été dealé dès le départ mais ils n'ont quasiment rien bougé c'était le deal de toute façon s'ils avaient tout caviardé on aurait fait comme Society on aurait pris l'entretien on l'aurait mis à la poubelle c'était hors de question qui change de toute façon la vivacité de l'échange qu'on a eu moi j'ai une question bon Emmanuel Macron est une anguille on sait bien que quand il parle à Valeurs Actuelles il ne va pas dire la même chose que quand il va parler à l'humain voilà on sait qu'il aime faire plaisir à la personne à qui il parle la regarder dans les yeux la charmer etc bon on peut se douter que voilà qu'est-ce qui vous a surpris ou vous a dit tiens je ne pensais pas qu'il serait allé jusque là même si la parole de Macron vaut ce qu'elle vaut c'est-à-dire il pourra dire autre chose le lendemain mais qu'est-ce qui vous a surpris comme réponse comme manière d'un truc vous n'attendiez pas de toute façon nous on est venus avec nos questions lui il est venu avec ses réponses comme dirait l'autre et donc on ne s'attendait pas on ne s'attendait pas du tout à ce qu'il nous dise que c'est un communiste par contre moi ce qui m'a surpris c'est qu'il se repeint totalement en homme de gauche quasiment pendant la moitié de l'entretien il nous explique qu'il a mené la politique la plus à gauche de ces 30 dernières années il remonte même jusqu'à Mitterrand le SMIC à 1400 euros c'est fait il nous dit ah bon et voilà c'est plutôt ça après il nous a engueulé aussi on l'a mis face à ses contradictions et il a riposté c'était le jeu il nous a dit qu'on était des gens dangereux sur quel sujet il nous a engueulé il nous a engueulé parce qu'il pense qu'on fait un trait d'égalité entre lui et l'extrême droite ce qui n'est pas vrai ça fait par contre des années 7 ans qu'on écrit qu'il pave la voie à l'extrême droite qui prépare son arrivée au pouvoir ça ne veut pas dire qu'il mène la même politique même si parfois il y a des ponts et en gros voilà c'est ça il nous reprochait d'avoir dit ça mais pour lui on met un trait d'égalité ce qu'il faut à ce moment là il nous dit qu'on est dangereux

1:36:50
Invité

merci pour l'entretien merci pour l'entretien parce qu'en vrai ça faisait du bien d'entendre

1:36:54
Présentateur

de lire ces questions-là posées à Macron merci je pense qu'il l'a accepté pour quelles raisons parce que c'est un président qui est obsédé par sa trace dans l'histoire déjà c'est le premier président de la république à s'exprimer dans le journal de Jean Jaurès je pense que rien que ça ça a dû titiller son égo il était content que vous lui proposiez parce que sinon c'était pif gadget il l'a déjà fait dans pif gadget I know et ensuite il aime bien se mettre en scène en montrant et on l'a vu des off de l'Elysée déjà en amont de l'entretien ils avaient déjà accepté donc nous on a un peu observé ce que disait l'Elysée et aussi après nous on parle de tout le monde on parle à tout le monde de ces news à l'humanité comme si c'était la même chose que le média de Bolloré est un média indépendant une presse indépendante qu'est l'humanité voilà et donc je pense qu'il y a de ça il y a cette mise en scène de lui-même et puis après il ne faut pas oublier que c'était un candidat c'est presque la tête de liste Renaissance aux Européennes il est en campagne dans le chat il se pose la question justement de faire sa com il aime se mettre en scène vous l'avez aidé à se mettre en scène comment vous avez résolu cette question chez vous de toute façon c'est ce que je disais nous on est venus avec nos questions lui avec ses réponses donc de toute façon on savait que lui aussi forcément avait un intérêt à nous parler l'enjeu par contre c'était de casser son récit systématiquement c'est à dire de ne pas le laisser dérouler de montrer nous qu'on n'était pas dupe de ce qu'il nous racontait et je pense qu'on a réussi à le faire notamment sur la panthéonisation de Manouchian lui qui veut en faire un français de préférence ici d'Aragon Aragon dit l'inverse dans son poème Strophe pour se souvenir et notamment via la présence de Marine Le Pen si on ne révèle pas que Marine Le Pen a été invitée selon le protocole et qu'elle risque d'être là ça passe crème Justement on va y venir J'ai une petite question

1:38:48
Invité

avant est-ce qu'il y a des choses que vous n'avez pas mis dans l'interview que tu regrettes ?

1:38:53
Présentateur

Non

1:38:53
Invité

Non ?

1:38:54
Présentateur

Non parce que c'est vrai qu'on a dû faire un choix au total il y a 28 000 signes d'entretien pour 1h15 d'interview au total ça fait 40 questions c'est énorme pour un entretien 40 questions et on en a trappé je pense 20-25 parce qu'il faut faire des choix on ne peut pas non plus consacrer tout le journal à Emmanuel Macron on a déjà consacré 7 pages c'est énorme et donc non a priori rien que je regrette on a vraiment essayé de garder justement tous les points d'achoppement parce qu'aussi pendant 1h15 tu te répètes beaucoup Oui Mais alors il est comment en vrai ? Il est courtois Il est sympa Ah ? Courtois ? Je dirais courtois Courtois Et pas Thibaut Petite van footballistique Désolée

1:39:39
Invité

Yes on l'a

1:39:39
Présentateur

Stéphane Courtois Je préfère le gardien du Real Madrid Ok Alors moi j'ai pas mes rêves Je vous propose qu'on enchaîne Non mais donc du coup le sujet de l'interview au départ enfin en tout cas le prétexte c'était la panthéonisation de Missak et Méliné Manouchian résistant arménien qui sont rentrés au panthéon Tu l'as dit tout à l'heure c'était le premier communiste à faire son entrée dans une nécropole républicaine Justement j'aimerais qu'on détaille un petit peu cette question de français de préférence que tu nous as un petit peu expliqué le sujet Manouchian avec le président comment est-ce que tu peux nous expliquer un petit peu ce qui s'est passé pas que avec le président juste la panthéonisation Alors en fait ça fait des années 10 ans que la première demande d'entrée au panthéon de Manouchian a été faite à l'époque c'était un socialiste c'était Jean-Marc Germain qui l'avait proposé et François Hollande avait décidé de ne pas retenir Missaq Manouchian quand il a panthéonisé quatre autres résistants qui étaient Jean Zey Pierre Brossolette Geneviève de Gaulle Antonios et Germaine Tillion et c'est pourquoi moi quand je l'ai eu au téléphone François Hollande m'explique que c'est pour une raison de parité c'est parce qu'il faisait rentrer deux hommes deux femmes et donc en fait il ne fallait pas faire rentrer trois hommes deux femmes comme s'il n'y avait pas aussi des résistantes communistes comme Marie-Claude Valen-Couturier qui pouvait espérer y rentrer et il me dit on ne pouvait faire qu'une seule panthéonisation j'en fais déjà quatre c'est beaucoup et de toute façon c'est l'ironie du truc si j'avais fait un deuxième mandat promis j'aurais mis Manouchian en réalité c'est aussi un jeu politique c'est une décision politique ne pas faire entrer la résistance communiste au panthéon quand on fait rentrer et les gaullistes et les résistants de centre-gauche c'est un message politique qu'on envoie et donc ça fait aussi dix ans que la gauche radicale qui se voit comme les héritiers des résistants communistes bataille pour le faire rentrer et il s'est trouvé que Jean-Marc Germain c'est pas trop la gauche radicale c'est le Marie-Danny Delgaud pour vous donner une idée non mais en l'occurrence après c'était surtout le vice-président du Sénat Pierre Ouzoulias le communiste dont le grand-père Albert était en fait le supérieur le N plus 2 comme on dit en Macronie de Missaq Manouchian pendant la résistance et c'est lui c'est lui qui avait d'ailleurs fait renommé par le conseil de Paris la place du groupe Manouchian dans le 20ème arrondissement en 1951 c'est le premier qui a dès la libération a essayé de faire vivre cette mémoire du groupe Manouchian et en fait c'est Macron qui a tendu l'oreille à ce petit comité qui avait été créé par Jean-Pierre Sakoun qui est le président d'unité laïque avec Ouzoulias avec la petite nièce de Manouchian et d'autres et il a bien compris qu'il avait un intérêt à y faire rentrer Missaq Manouchian et on voit les images ça a eu lieu donc hier tu y étais ?

oui c'était hyper émouvant j'avoue que j'ai versé mes petites larmes à partir du moment où le cercueil est arrivé sur l'esplanade du Panthéon avec le chant des partisans jusqu'à ce qu'il rentre dans le Panthéon avec entre temps l'affiche rouge de Léo Ferret repris par Feuchatterton j'avoue j'avoue j'ai pleuré c'était sublime merci de nous partager ce moment d'émotion mais c'était aussi un moment pas que d'émotion mais un peu de polémique aussi hier oui on parle de Marine Le Pen bah ouais on y va vas-y on y va the floor is yours euh oui bah je sais pas qu'est-ce qu'on dit moi j'aime pas trop moi moi je pense c'est un peu une facho mais est-ce qu'on doit forcément donner son avis ou pas attention on va porter plainte elle va porter plainte Cusule fais gaffe exactement je sais on peut rien dire ses propos n'engagent Cusule et pas l'intégralité de l'équipe Bex et pas Jean Macier en son absence

1:43:32
Invité

non en vrai moi je me suis posé plein de questions à la suite des différents hommages nationaux qui ont été rendus ces dernières semaines avec bah le 7 octobre l'hommage national rendu à Badinter et et cette cette panthéonisation des Manouchians et et à chaque fois des gens étaient comment dire bah pas enfin on leur a dit ne venez pas vous ne devriez pas venir on l'a dit à LFI le 7 octobre on l'a dit à l'extrême droite pour Badinter et on l'a dit à l'extrême droite pour Manouchians elle est quand même venue ma question c'est est-ce qu'on enfin c'est des protocoles d'état donc on doit inviter tout le monde a priori non je t'ai vu je te vois faire non non mais c'est une vraie question pour moi c'est un protocole d'état donc il faut inviter tous les chefs de partie personnalité entre guillemets et du coup ça me pose la question à qui appartient la mémoire de ces gens en fait enfin oui est-ce que le protocole

1:44:35
Présentateur

est supérieur c'est ça en quoi le protocole est supérieur au choix des familles en quoi il y a une vision politique doit empêcher

1:44:45
Invité

des gens de rendre hommage à d'autres gens enfin c'est ultra touchy comme sujet je trouve

1:44:50
Présentateur

pas trop politiser la politique parce que c'est évidemment c'est hyper politique il y a la question de l'arc républicain qui sous-tend tous ces trucs là parce qu'à chaque fois c'est re la même question

1:45:00
Invité

et surtout Marine Le Pen pourquoi elle va pas à Badinter elle va au Manouchian la réponse de Jean-Luc Mélenchon pour le coup à sa présence m'a vachement étonné et je l'ai trouvé très grandi sur cette réponse il a dit en gros je suis ravie qu'elle ait été là c'était un protocole état je suis ravie qu'elle ait été là parce qu'elle s'est agenouillée devant la résistance communiste

1:45:22
Présentateur

il a pas exactement dit j'étais en face de lui en fait il nous répond avec Paul Laroutourou de LCI il nous dit je suis heureux j'ai une secrète jubilation de l'avoir plié le genou devant la résistance communiste il parle bien tu voulais ajouter un truc sur le protocole en fait en amont de l'entretien nous on a essayé de savoir si elle avait été invitée ou pas et donc on a essayé de chercher l'info et il se trouve qu'effectivement il y a un protocole qui est régi par le décret de 1989 c'est Mitterrand qui avait signé ça qui en fait lise toutes les personnalités qui doivent être invitées en l'occurrence c'est pas les chefs de parti c'est les présidents de groupe et comme elle est présidente du groupe RN elle a été invitée donc l'Elysée se cachait franchement derrière ça sauf que comme si c'était pas un sujet politique voilà c'est le protocole nous on peut rien faire c'est comme ça c'est pas t'es méchant nous on applique la règle alors que oui c'est mais l'enjeu c'était justement d'avoir une parole politique aussi de Macron là dessus il a fallu aller lui arracher un petit peu je vais pas vous le cacher c'était pas spontané de nous dire qu'elle n'avait pas sa place là mais il y a un truc il y a Jordan Bardella il était là Jordan Bardella lui est chef de parti j'ai eu confirmation que jeudi dernier avant la panthéonisation et avant l'entretien Jordan Bardella n'était pas invité donc ça veut dire qu'il en a fait la demande et qu'elle a été acceptée donc là a priori ils ne peuvent pas se cacher derrière le protocole en même temps on apprend que Emmanuel Macron et Jordan Bardella des fois se passent des petits coups de fil en secrète donc rien d'étonnant moi en réalité si on suit cette ligne comment on apprend ça ?

1:46:53
Invité

des petites indiscrétions dans les médias parce que je lis je lis l'humain mais pas que les moi je suis d'accord avec toi l'Elysée se cache derrière cette petite version officielle

1:47:04
Présentateur

avec le décret mais Emmanuel Macron en tant que président aurait pu dire moi je l'invite parce que c'est le protocole mais les les responsables de la majorité qui a la tête de renaissance ?

1:47:15
Invité

Ah c'est pas de séjourné ? Putain j'ai oublié donc un séjourné aurait pu prendre la parole quoique il était ministre mais je sais pas qui est président du groupe renaissance c'est Sylvain Maillard ah oui Sylvain Maillard ben voilà Sylvain Maillard aurait pu prendre la parole

1:47:28
Présentateur

Stéphane Séjourné est ministre des Etats mais c'est lui qui dirige le parti c'est lui qui dirige le parti ben voilà les membres de la majorité et puis même à droite en réalité ils auraient pu prendre la parole en disant nous en tout cas on s'oppose à la venue de Marine Le Pen à cette panthéonisation et ça aurait été une réponse politique et peut-être que face à l'opposition de tous ces responsables politiques

1:47:48
Invité

elle ne serait pas venue je sais pas

1:47:50
Présentateur

c'est un signe des temps c'est un signal faible quoi c'est vraiment on a atteint un degré de confusionnisme total c'est à dire on voit très bien que là on a construit cette république et ses institutions avec les communistes les communistes il y en a qui pourraient rentrer au panthéon ne serait-ce pour les institutions qui nous ont laissé aussi on voit ce croisade notamment par exemple le père de la sécurité sociale voilà j'avais lui en tête et on l'a construite contre l'état de pétain d'avant contre certaines valeurs et mine de rien il y a une mémoire qui se perd il y a des gens qui meurent en effet il y a des vieux qui meurent une mémoire qui s'efface et des apprentis sorciers derrière et des confusionnistes comme ça moi je fais pays finito pays finito sur ce message d'espoir non mais parce que tu dis que effectivement le sujet c'était un des premiers c'était le premier communiste et qu'il pourrait y en avoir d'autres mais là en l'occurrence est-ce que je ne sais pas si Macron a précisé qu'il était communiste il a parlé de la résistance parce que les drapeaux communistes me semble-t-il ont eux été interdits à proximité toi qui étais dans ce que tu as vu non pas moi mais j'ai des collègues qui étaient dans les rues adjacentes et effectivement il était interdit de venir avec les drapeaux communistes on ne pouvait pas brandir ils ont été interdits russouflot c'est juste la rue qui mène au Panthéon pour ceux qui ne le savent pas donc à proximité du Panthéon on n'avait pas le droit de brandir un drapeau communiste et on a publié je pense la seule photo dans l'Humain où au fond on voit trois drapeaux communistes alors que pour la pantonisation de Jaurès dans les années 20 c'était des marées rouges de drapeaux il faut voir sur la dépolitisation des panthéonisations c'est assez phénoménal mais je pense que ça s'explique tout simplement parce que Macron il n'a pas d'histoire politique en réalité il arrive en 2017 son mouvement politique il n'a aucune histoire donc lui il est obligé de faire un braconnage mémoriel d'aller sur les terres des autres pour aller honorer Simone Veil les communistes il avait déjà reconnu par exemple la responsabilité de l'Etat dans l'assassinat de Maurice Audin qui était un militant anticolonial algérien qui a été assassiné par les français et donc en fait il est obligé et puis en même temps Pétain était un grand soldat et donc en fait il est obligé d'aller un peu partout et donc en allant un peu partout comme ce n'est pas les mémoires qui lui appartiennent il est obligé de dépolitiser un peu tout ça et il dépolitise quand il fait Manouchian il en fait un français un français patriote mais Manouchian s'il aimait la France c'est parce que c'était la France des Lumières c'était la France de la Révolution française qu'il aimait c'était pas la France des cathédrales et la France de Marine Le Pen parce qu'il faut rappeler que Manouchian était arménien avait survécu au génocide arménien à Patride arrivé en France il a demandé deux fois à la nationalité française en 33 ou en 34 pardon je ne sais plus et en 40 et ça lui a été refusé deux fois d'accord est-ce que vous avez d'autres choses à su non

1:50:39
Invité

juste cette opposition parce qu'on a vu au-delà de la présence de Marine Le Pen on l'a vu surtout tout sourire quand elle avait une caméra face à elle

1:50:47
Présentateur

et en face on a des drapeaux communistes qui ont été retirés et en fait de mettre ces deux images en opposition c'est pour ça que je suis un peu en désaccord avec la secrète jubilation de l'ami Jean-Luc c'est que bah en réalité j'ai si quelqu'un tu as vu Marine Le Pen jubiler toi bah oui c'est plutôt elle qui jubilait et c'est plutôt elle si on doit parler de victoire de genoux à terre bah c'est plutôt elle qui a gagné et c'est ça qui me fait chier

1:51:08
Invité

surtout quand tu l'écoutes parler après et te dire il faut rendre hommage dans le discours mainstream en fait qu'on attend et à ce moment là

1:51:19
Présentateur

elle parle même de son père et de la Légion étrangère en disant oui j'ai un lien avec la Légion étrangère effectivement c'est vrai Jean-Marie Le Pen il s'est engagé dans les Légions étrangères c'est pour aller mater les répressions dans les colonies en Indochine et en Algérie donc c'est l'inverse des combats de Manichon et c'est dans les Légions étrangères où il n'y avait pas que des gentils étrangers il y avait des anciens nazis des nazillons recyclés et c'est là bas qu'il a récupéré son couteau déjeuner citlérienne par exemple donc entendre Marine Le Pen dire ça sur France 2 dans le Panthéon à l'occasion de la panthéonisation de Manouchian c'est à vomir c'est une provocation c'est ce qu'elle fait là en fait si elle n'y allait pas c'était reconnaître politiquement qu'il y avait un lien elle est viché parler de la Légion étrangère et de sa famille c'est ce qu'elle fait ce qu'elle essaye de faire oublier son père etc et là elle le ramène au Panthéon c'est une provocation moi il me rend dingue moi je te dis je sais pas si t'as vu son tweet cet après-midi ah oui 100 millions de morts Emmanuel Macron il a rendu hommage aux communistes vous imaginez les communistes c'est des méchants elle a fait un tweet 100 millions de morts les communistes mais fallait pas venir hier à ce moment là si t'aimes pas les communistes enfin évidemment que t'aimes pas les communistes parce que historiquement elle aime pas les étrangers non plus en plus mais ça rend fou ça rend fou ça rend fou ça rend zinzin France Finito c'est le mot de la fin Finito Pipo Usul Finito aussi non ?

c'est première partie Finito parce qu'on va passer à la pause dans pas longtemps donc merci beaucoup merci d'avoir fait le déplacement jusqu'à nous Emilio c'était vraiment superbe Emilio Mellet de l'Huma où est-ce qu'on peut lire où est-ce qu'on peut lire l'interview si on l'a pas si on l'a pas déjà lu et que lundi c'est passé et que du coup on sait pas où est-ce qu'on peut racheter le journal le journal était resté dans les cœurs jusqu'à hier pendant trois jours mais maintenant il n'y est plus et donc il est sur le site de l'humanité humanité.fr question Emilio vous avez plus vendu ou pas ?

on en sait rien encore on sera dans 15 jours en tout cas moi j'avais profité de la petite offre backseat pour m'abonner à l'Huma en septembre dernier mon abo s'est terminé j'en ai profité pour me réabonner à l'Huma cette semaine bah bravo bravo je demandais pas des applaudissements mais juste en réalité faites-le parce que c'est archi intéressant merci de nous l'avoir rappelé merci beaucoup Emilio merci Luma on se quitte maintenant pour la pause mais juste avant je voudrais remercier tous les gens qui rendent possible cette émission en nous finançant et notamment cette semaine j'ai les prénoms c'est Pierre, Mireille, Karim et Sophie qui ont pris leur abonnement donc merci à vous merci pour les sous et continuez à vous abonner sur KissKissBankBank c'est la pause et après la pause l'interview de l'invité politique Philippe Brun juste après la pause député de l'heure bienvenue bienvenue sur la deuxième partie de Backseat avec nos super chroniqueurs Sacha Usul Malek on va bientôt recevoir notre invité politique Philippe Brun député socialiste de l'heure mais au nom de toute l'équipe je redis que le 26 mars sort un documentaire sur Backseat c'est le 26 mars en projection au MK2 bibliothèque à Paris pourquoi je l'ai dit plusieurs fois parce qu'on s'est rendu compte tous les deux qu'il y avait quelqu'un qu'on connaissait pas dans la photo mais on va pas dire mais on va pas dire on ira chercher c'est l'affiche du documentaire retrouvez-nous et alors un truc c'est que vous avez des codes promo et pour les abonnés et pour les membres du club Backseat et sachez que les 40 places qui étaient offertes pour les membres du club sont déjà parties mais la bonne nouvelle c'est que d'autres places seront mises en circulation si vous continuez à acheter des places parce qu'on va peut-être devoir augmenter la taille de la salle la capacité parce que là on était 300 mais on va peut-être monter à 600 donc continuer je sais pas si vous avez vu si on peut revoir l'affiche alors on peut revoir l'affiche vas-y il y a Philippe Martinez ça veut dire que Philippe Martinez il est venu là tourner une interview pour revenir aussi sur l'année de Backseat et tout enfin l'année de 2023 et il y a Clément Beaune aussi il est venu faut pas dire il y a peut-être des surprises surtout

1:55:31
Invité

faut pas les mettre sur l'affiche

1:55:32
Présentateur

surtout sachez ils ont fait partie de la vie politique de l'année ça c'est sûr on les a vus on les a commentés la malédiction Clément Beaune et peut-être qu'on parlera de ça mais sachez qu'aussi il y aura un pot après le film le 26 on sera tous présents donc n'hésitez pas vraiment venez nous voir nous rencontrer vous signerez le livre de Léa et vous en saurez plus sur la situation judiciaire du ZUL enfin voilà vraiment venez je pense que c'est important et alors attendez autre annonce apparemment les amis on est à 20 euros 10 maintenant à 10 euros non 5 euros on est à 5 euros ça y est ça y est on a passé le prochain palier le palier c'est une séance de boxe avec Latifa ça y est c'est fait on applaudit on va pouvoir nous montrer ses talents de boxeuse bravo top ok elle m'a péter la gueule à qui j'ai pas compris c'est quoi le programme je crois que c'est quelqu'un du Clément Bonne alors je crois pas que ce soit non je crois que c'est Jean c'est Jean elle va entraîner Jean d'accord très bien Olivier Marlex face à Latifa mais peut-être qu'on peut faire un autre palier avec Clément Bonne on sait pas

1:56:43
Invité

bah oui alors dans ce cas là je m'en charge les transports c'est mon dada

1:56:47
Présentateur

ok bon peut-être que maintenant que toutes les annonces sont faites on va démarrer l'interview de l'invité politique on accueille Philippe Brun député PS de l'heure qui vient de démissionner de la direction du parti suite à un désaccord sur la constitution des listes européennes Malac qu'est-ce qui se passe vous me perturbez

1:57:05
Invité

non j'allais applaudir l'entrée de notre invité et je suis désolé je te laisse faire

1:57:08
Présentateur

mais on applaudit l'entrée de l'invité je ferai les présentations après Philippe Brun bonsoir on est un petit peu dissipé là on va se ressaisir je crois qu'il n'y a pas que de l'eau dans vos gournes non on dirait une émission de fin de saison ça va être une vacances dans pas longtemps tout le monde pète des câbles alors que pas du tout c'est le début de l'année on se ressaisit donc on disait que votre actualité il y en a plein mais vous venez de démissionner la direction du parti suite à un désaccord sur la constitution de la liste aux européennes on va en parler mais avant ça on aimerait bien vous connaître un petit peu mieux Philippe Brun parce que la traduction dans Bexit on va s'intéresser à votre parcours vous avez été adhérent au PS plusieurs fois vous avez commencé très jeune je crois que c'était à 17 ans vous avez adhéré pour la première fois c'est ce que dit votre page Wikipédia et vous y avez été de 2009 à 2015 et vous êtes parti qu'est-ce qui s'est passé ?

comme plein de gens qui ont voté François Hollande en 2012 j'étais très déçu de ce qui se passait et puis en 2015 on a eu un congrès au PS tu t'en souviens Poitiers qui s'appelait le congrès de Poitiers où il y avait deux lignes en fait il y avait la ligne des frondeurs que moi je soutenais moi j'étais plutôt proche d'Arnaud Montebourg puis il y avait la ligne de ceux qui soutenaient le gouvernement de Manuel Valls je me rappelle pour les jeunes qui sont là on s'en souvient de Manuel Valls même les jeunes qui sont là qu'il s'en souvient est-ce que vous pouvez nous le rappeler mais un peu plus proche du micro on est élu un gouvernement en 2012 on vote François Hollande c'était une très belle victoire on était très heureux d'avoir réussi à faire basculer à sortir Sarkozy avoir la gauche qui revient au pouvoir et qu'est-ce qu'on a au final la loi travail la déchéance de nationalité le CICE sans contrepartie pour les entreprises une très grande déception et donc on perd le congrès en 2015 le gouvernement a une très grande majorité dans le parti socialiste et donc à ce moment-là moi je décide de quitter le parti socialiste parce que je ne me reconnais plus dans sa ligne qui n'était pas celle qu'on avait défendue devant les citoyennes et les citoyens en 2012 donc pendant autour 2015 et 2022 j'étais sans parti et je faisais de la politique localement mais j'étais membre d'aucun parti politique on va y revenir mais alors du coup vous avez 17 qu'est-ce qui vous amène à la politique si tôt ?

bon moi je viens dans un milieu plutôt de droite mes parents sont de droite dans l'heure dans la circonscription dans laquelle je suis élu à Louvier que Usul connaît très bien je suis né on est tous les deux de Louvier avec Usul on est je sais qu'il y a quelques on se connait bien pas du tout est-ce la seule ressemblance ? voilà mais voilà on est des gars de Louvier donc moi j'ai venu plutôt conservateur et en fait je me suis politisé au lycée voilà lycée des fontenelles et donc

1:59:45
Invité

en me politisant

1:59:48
Présentateur

au lycée j'ai décidé effectivement de m'investir en politique et le hasard a fait que j'ai adhéré au parti socialiste le hasard ?

voilà ou à les rencontres ah oui c'est intéressant le hasard à l'époque il faut quand même se dire en 2009-2010 à l'époque le grand parti de la gauche c'était le parti socialiste c'est-à-dire qu'en fait c'était le parti de la gauche il y avait tout au parti socialiste il y avait des gens d'extrême gauche il y avait Gérard Filoche qui venait de la LCR les communistes révolutionnaires vous aviez évidemment la droite aussi Manuel Valls il y avait une grande diversité donc si vous étiez jeune à l'époque alors ça paraît complètement délirant aujourd'hui et quand vous étiez jeune vous aviez de faire de la politique vous alliez adhérer au parti socialiste parce qu'on n'allait pas aller au PC c'était vraiment les vieux bon voilà j'adore le PC Inlio on t'adore mais voilà mais à l'époque c'était ça le PS comme aujourd'hui naturellement un jeune il va plutôt aller à LFI c'est plutôt comme ça que ça se passe aujourd'hui à l'époque un jeune qui voulait faire de la politique à gauche il voulait s'investir il allait au parti socialiste après vous avez eu un parcours hyper chaotique sur le pot HEC Léna

2:00:45
Invité

c'est les années des glingues

2:00:48
Présentateur

mais vous vous devenez ensuite juge administratif me semble-t-il et vous n'entrez pas en cabinet ministériel sous Macron non vous décidez pas d'être pas pratique alors 2018 donc je sors de je sors de l'ENA vous savez on a un classement je vous ai donné j'étais pas de tout dedans et donc le classement sort et puis pendant que le classement est en train d'être fait on finit nos examens je reviens chez moi à Louvier on est en novembre 2018 c'est le bâtiment des gilets jaunes et donc là j'arrive donc vous prenez ma tête vous multipliez par 3 le niveau de ringardise qui était la mienne et donc j'arrive à Louvier et je vois des gens sur les ronds-points et donc je vais les voir sur les ronds-points pour essayer de comprendre ce qui se passe parce que même si je suis plus adhérent en face d'intermarché exactement le rond-point du béquet le béquet exactement c'est vrai que c'est pas un passage classique ça les gilets jaunes pour un cadre du PS voilà donc là à ce moment-là moi je sors de l'ENA j'étais un peu dégoûté de comment ça c'est j'ai bien aimé j'ai adoré mais j'étais un peu dégoûté du système de la politique de manière générale et là il y a ce truc extraordinaire qui se passe vous avez des abstentionnistes militants des gens qui votent plutôt à l'extrême droite quand ils vont voter et qui sont des ouvriers et des employés qui se retrouvent sur les ronds-points pour discuter ensemble de leurs conditions de vie misérables et ils parlent de quoi ?

ils parlent de rétablir l'ISF ils parlent de nouvelles méthodes démocratiques avec le RIC ils parlent pas d'immigration ils parlent pas d'insécurité ils parlent pas d'islam ils parlent pas de viande halal et donc finalement on a quoi ?

on a la preuve que le peuple en fait a lui-même en fait les moyens d'avoir une expression personnelle a les moyens aussi de proposer de nouvelles institutions démocratiques j'ai trouvé ça extraordinaire et moi les gilets jaunes ont changé ma vie et donc à ce moment-là je prends une décision forte je décide de pas aller travailler dans un ministère à Paris et de devenir juge administratif parce que c'est un métier qui permet en fait de télétravailler une grande partie de la semaine donc je reviens habiter à Louvier et je prends l'engagement en fait qu'on va continuer à se battre avec les copains à Louvier et autour de Louvier pour finalement faire valoir toutes les idées qui sont sorties pendant le mouvement des gilets jaunes on n'imagine pas qu'on devienne juge administratif pour pouvoir faire du télétravail vraiment c'était pas évident mais j'adorais c'était ma passion le droit administratif il y avait entre plusieurs postes si vous voulez en sortie d'école celui-là me permettait si vous voulez d'habiter à Louvier sinon il n'y avait aucun autre qui me permettait beaucoup de Louvier quand même et d'ailleurs vous vous êtes présenté aux élections municipales à Louvier à Louvier à Louvier je suis hypé par Louvier c'est la mecque des révolutionnaires donc c'est là grâce au mouvement des gilets jaunes il y avait Besancenot Besancenot Gusule Philippe c'est là que vous êtes intéressé particulièrement au sujet des classes populaires est-ce que oui je me suis toujours intéressé évidemment mais là ce qui était ce qui était incroyable pendant ce mouvement des gilets jaunes c'était de voir des nouveaux sujets qui arrivaient sur le vent de la scène ces sujets que je porte aujourd'hui à l'Assemblée nationale la question du service public totalement abandonné par la gauche depuis des années la question des familles monoparentales 25% des familles sont monoparentales 83% sont des femmes 40% vivent sous le seuil de pauvreté et c'est un sujet qui n'était pas tellement porté jadis par la gauche les questions de manière générale de les rémunérations en fait toute la crise qu'on est en train de vivre aujourd'hui y compris la crise agricole la crise du pouvoir d'achat qu'on a vécu en fait elle prend ses racines dans ce mouvement des gilets jaunes et puis la question démocratique on ne remettait pas en cause la 5ème république c'était très difficile que des mouvements un peu marginaux sur la scène politique remettaient en cause bah non on parlait de Montebourg oui mais c'était marginal il n'arrivait pas à l'imposer au sein du PS je veux dire en 2005 il y a un congrès au Mans je crois on perd justement sur cette question de la 6ème république qu'on n'arrivait pas aujourd'hui tout le monde à gauche est pour la 6ème république donc on voit bien l'empreinte du mouvement des gilets jaunes sur ce qui se passe aujourd'hui et moi je pense que à l'instar de mai 68 mai 68 qui a été le mouvement qui a refondé la gauche en années 70 je pense que le mouvement des gilets jaunes doit être le fil de la reconstruction de la gauche dans les années 2020 et que c'est des idées de novembre dont nous devons nous inspirer pour à la fois retrouver les gens qui n'ont que leur travail pour vivre et qui ne votent plus pour nous aujourd'hui et pour aussi donner ouvrir une nouvelle page dans l'histoire de la conquête sociale dans ce pays

2:04:50
Invité

juste sur les classes populaires moi j'étais très content au moment où moi je suis sorti du PS de voir que des profils comme ceux de Philippe Brun rentraient justement pour être dans cette défense des classes populaires parce que pour moi c'est ce qui avait totalement abandonné le PS et en réalité je suis content non mais je suis

2:05:07
Présentateur

j'ai pas le mot mais en tout cas je vois que c'est aussi ce qui a causé la rupture et le fait que tu quittes la direction du PS on en reparlait après mais toi cette déconnexion entre le parti et les classes populaires entre le parti socialiste et les classes populaires sans parler de la liste européenne on en reparlera après qu'est-ce que t'en penses ?

Bon bah je pense que ça a été un fil extrêmement long ça fait des années en fait que les ouvriers employés ont tendance à ne plus voter pour la gauche de manière générale et pour le parti socialiste en particulier il y a eu à la fois je crois des trahisons sur le fond on y reviendra et je pense que bon ici on est bien au courant de tout ça et puis il y a aussi un problème de forme donc il y a un problème d'abord de représentation on en reparlera 80% des députés sont cadre alors que 80% des français ne le sont pas il y a un problème de langage politique alors on a fait beaucoup de réunions dans toute la France pour la convention retrouvons le peuple dont je l'ai démissionné on disait mais en fait on ne comprend pas quand vous parlez à la télévision vous utilisez des mots que personne ne comprend qui est venu ici en mobilité douce personne mais en vélo il y a tout un tas de mots qui sont utilisés notamment par la gauche qui sont incompréhensibles qui a des problèmes de pouvoir de vivre personne problème d'argent vous n'avez pas d'argent pour manger il faut aujourd'hui que la gauche je crois se désembourgeoise et se décentre des centres-villes urbaines alors on est super bien ici dans le 20ème arrondissement et on adore Baxit mais il faut que la parole aussi de tout le reste du territoire et la parole des classes populaires elles soient entendues et donc il faut une meilleure représentativité

2:06:38
Invité

et un autre langage j'ai une petite question du coup par rapport à ça pourquoi avoir attendu les européennes pour tirer la sonnette d'alarme si c'est un constat que vous tirez depuis des années finalement

2:06:48
Présentateur

alors j'ai pas attendu les européennes parce que moi j'ai créé une école de formation pour les ouvriers et les employés en 2020 qui s'appelle l'école de l'engagement avec tout un tas de copains qui fonctionne super qui est le modèle français de l'école américaine Brand New Congress qui a révélé Alexandria Ocasio-Cortez et donc ça fonctionne de la même manière et c'est gratuit vous pouvez tous d'ailleurs vous inscrire si ça vous intéresse et il y a une sélection c'est des promos de 30 à 40 et tout est gratuit pour les élèves on rembourse leur billet de train on rembourse leur hébergement pour venir et ils ont des cours en télé non pas télétravail mais en visio le soir voilà donc ça on a commencé ensuite on fait une convention vous avez des candidats déjà ?

oui on en a eu en 2022 Marie-Pierre Noël était candidate NUPES à l'élection législative là aux européennes on en reparlera on a essayé on en parle après les écologistes ont pris une candidate de l'école de l'engagement qui s'appelle Diara Camara qui est employée de banque elle est formidable elle va être sur la liste des écologistes et puis on en a d'autres qui se préparent pour les municipales car les municipales c'est pas contrôlé par les parties dans les petites villes dans les villes moyennes on peut se débrouiller tout seul avec des listes citoyennes et faire des bons scores moi l'oublie on est arrivé premier devant les autres donc en fait on voit bien que là les municipales on va pouvoir faire venir ces gens nouveaux et vous verrez ils sont super bons ils sont bien meilleurs que tous ceux qu'on voit aujourd'hui à l'Assemblée Nationale

2:08:01
Invité

Mais juste pour approfondir un peu la question vous avez quitté le PS vous en êtes revenu l'école c'était en 2020 la déconnexion du PS avec les élites elle était déjà présente depuis assez longtemps pourquoi être revenu au PS pourquoi pas avoir choisi LFI par exemple

2:08:15
Présentateur

ou le PS

2:08:16
Invité

enfin voilà pourquoi le PS ?

2:08:19
Présentateur

Alors en 2000 donc moi en 2021 je soutiens Mondebourg donc c'est assez logique avec tout ce que je vous ai dit jusqu'ici et on fait une campagne dans la France des sous-préfectures et moi je m'occupe de l'organisation de la campagne donc je vais avec lui on avait trois francs six sous on a fait une campagne vraiment avec rien on avait encore moins d'argent qu'un back site et donc on a fait le tour de la France des sous-préfectures tous les rangs auxquels on a été avec Mondebourg ont voté RN c'est intéressant parce qu'on avait on avait un bon on avait finalement une bonne analyse et puis en 2022 on peut se poser la question est-ce que je vais à LFI où est-ce que je vais au Parti Socialiste où est-ce qu'on reste sans parti comme jusqu'ici et en fait le problème de LFI c'était son manque de démocratie interne et donc comment porter une ligne différente ce que je suis en train de vous dire ici moi je peux le dire haut et fort au sein du Parti Socialiste il faut le faire avec Ruffin et ceux qui gueulent un peu contre Mélenchon et donc moi j'ai une conviction très forte que léguer ma grand-mère c'est que c'est dans les vieilles casseroles qu'on fait les meilleures soupes et donc j'ai décidé à ce moment-là de revenir au PS parce que le PS c'est un parti dans lequel est adhérent au même pouvoir qu'un sénateur et c'est un parti démocratique dans lequel on peut emmener les gens avec nous et donc je me suis dit vraiment PS c'est comme le catalogue de la redoute en fait c'est-à-dire que c'est une marque qui décline et on va la remonter on doit quand même beaucoup de choses au Parti Socialiste dans notre histoire on lui doit bien sûr notre modèle social la retraite le système de retraite la couverture maladie universelle le mariage pour tous le progrès social dans ce pays il s'est écrit avec le point et la rose pendant de très nombreuses années moi j'ai pas envie de laisser tomber ce parti qui est un beau parti j'ai pas envie de laisser tomber le point et la rose et donc je me suis dit c'est super ce qu'est en train de se passer avec Olivier Faure qui permet de créer la NUPES et donc j'ai réadhéré au Parti Socialiste mais je suis un jeune adhérent du Parti Socialiste je suis un adhérent à 20 euros en fait j'ai reçu d'ailleurs un courrier d'Olivier Faure il y a à peu près quelques semaines parce qu'ils ont un peu de retard pour m'envoyer ma carte et me dire bienvenue on la reçoit toujours aussi tard voilà on la reçoit toujours aussi tard il y avait une personnalité aussi au PS il y avait d'autres gens aussi qui avaient un espèce de rapport aux classes populaires qui contestait ce qui s'était fait jusque là mais je pense à des gens comme Laurent Bouvet qui avaient théorisé l'insécurité culturelle en se disant mince les pauvres les prolos ceux dont vous parlez c'est-à-dire ceux qui votent RN en sachant que des prolos il y en a ailleurs qui votent pas RN il y en a qui votent pas etc mais il y avait un focus qui était un peu humilé dessus en se disant ces gens là en fait ils sont bousculés par la mondialisation puis ils sont bousculés aussi par les changements culturels aller trop fort avec eux sur l'islam etc et ça a développé tout un courant qui est parti de là qui a donné le printemps républicain dont Valls aussi a pu s'inspirer etc donc il peut y avoir aussi un rapport un peu fétiche aux classes populaires surtout de la part de gens comme vous c'est-à-dire des énarques des machins des gens qui les voient un peu de haut ces classes populaires là et qui se disent bon ben ils sont un peu racistes qu'est-ce qu'on fait du coup de ça est-ce qu'on accompagne est-ce qu'on combat ou est-ce qu'on tait vous en êtes où aujourd'hui de cette réflexion alors moi je ne partage pas la théorie sur l'insécurité culturelle ça va être ça ne résiste pas à l'analyse de terrain moi de 2018 et maintenant j'ai dû frapper à 40 000 ou 50 000 portes et des centaines de milliers de conversations avec les uns et les autres chaque week-end 300 personnes au moins les gens ne sont beaucoup moins racistes que la télévision y compris là j'ai organisé un débat sur l'immigration dans un village qui s'appelle Quatre-Mars que tu connais qui est à côté de Loupier encore une fois les gens ont voté à 70% RN dans ce village à la dernière élection mais de toute façon l'heure c'est que des députés RN on a résisté héroïquement en faisant une campagne très populaire je fais un débat sur l'immigration 70% RN et j'invite les habitants du village à venir je fais des débats dans les villages RN toutes les semaines et bien les gens à la fin étaient d'accord avec moi sur la loi immigration et je n'ai pas eu besoin si vous voulez de m'accorder sur un certain nombre de thèmes racistes c'est une erreur politique de croire que finalement ce qui empêche aujourd'hui les classes populaires dites blanches de la France périphérique et périurbaine et rurale voter à gauche ce serait les arabes ce n'est pas vrai ce n'est pas vrai ce qui empêche de voter à gauche c'est un discours qui est déconnecté de leurs préoccupations c'est un manque de vision aussi c'est je pense certaines expressions qui sont malheureuses je ne crois pas à la théorie de l'insécurité culturelle et d'ailleurs la preuve c'est que les meilleurs scores qu'on fait c'est dans les endroits où justement il y a le plus d'arabes et de noirs donc en fait on voit bien que le problème ce n'est pas ça le problème qu'on a c'est une déconnexion de ce qu'on dit les trahisons évidemment passées de manière de nous adresser aux gens alors puisqu'on en parle alors est-ce qu'on peut parler du sujet de la classe populaire un peu après pour les européennes parce qu'il y a un dernier pan quand même de la présentation de Philippe Brun qu'on ne connait pas parce qu'il nous dit que c'est dans les vieilles casseroles qu'on fait les meilleures soupes mais il utilise un outil qui n'est pas si vieux qui est également Twitch en tout cas pour les politiques et on vous a donc découvert comme streamer Boris Vallaud est venu nous en parler il y a quelques temps et je crois qu'on a une petite vidéo je ne sais pas si vous l'aviez vu

2:13:03
Invité

cher frère c'est Philippe et Boris comment ça se passe sur Twitch alors ça fait quoi un an maintenant ça fait quelques mois ça se passe bien on débute dans le métier nous on est une PME mais ça vous plaît j'ai l'impression c'est cool oui on s'est mises bien franchement avec Philippe Brun on se marre bien Philippe Brun votre collègue député socialiste c'est celui qui parle

2:13:20
Présentateur

moi de temps en temps j'ai le droit de l'ouvrir mais quand je suis le boomer du truc il me dit c'est bon pousse pas trop c'est qui le patron

2:13:28
Invité

il y a tellement de monde pour chez Boris quand il parle

2:13:31
Présentateur

c'est affolant le stream on en est où ?

alors nous on a un gros problème les députés vous savez c'est que le mois de janvier c'est terrible parce que c'est les vœux d'accord moi j'ai 83 communes dans ma circonscription et j'ai fait 35 cérémonies des vœux en 31 jours donc en fait les vœux on n'était pas là en fait le soir donc on est à plus ou moins l'heure encore une fois c'est à une heure et demie de Paris donc le soir je repartais pour faire les vœux pour aller voir les gens discuter avec eux donc on n'a rien fait au mois de janvier et puis là cette semaine c'est les vacances parlementaires de fait du travail tous les jours mais enfin l'Assemblée ne siège pas donc on va reprendre avec un nouveau format voilà ah une exclue voilà avec un nouveau format voilà Boris et Philippe reviennent bien sûr avec un nouveau format avec toujours plus de cadeaux toujours plus de blagues nulles on peut en savoir un peu plus sur le nouveau format ou pas ?

toujours plus de ringardistes parce que c'est notre marque de fabrique ça nous avait pas échappé c'est deux députés socialistes ringards une webcam et un chat et on reste fidèles à ce concept de base ok c'est produit ce truc il y a un de vos formats

2:14:26
Invité

il y a un jingle oui il y a un jingle

2:14:28
Présentateur

et j'ai une super équipe qui fait ça de jeunes très bien on va revenir après aux élections européennes mais d'abord vous portez vous depuis le début de votre mandat une proposition de loi sur EDF donc en gros si j'ai bien compris l'Etat a racheté tout EDF en tout cas actionnaire majoritaire unique d'ailleurs mais pour en revendre des petits bouts et vous vous voulez qu'une loi interdise à l'Etat de faire ça est-ce que vous pouvez nous expliquer un petit peu plus clairement effectivement alors au mois de juin 2022 la première ministre a annoncé la nationalisation d'EDF on était tous contents on s'est retourné mais qu'est-ce qu'ils font où est la carotte là où est la carotte et donc là moi il se trouve que je suis rapporteur spécial de la commission des finances c'est-à-dire que je suis le député qui est chargé de contrôler les entreprises dans lesquelles l'Etat a un euro d'action EDF il y a un peu plus qu'un euro donc je suis allé faire un contrôle sur PS et sur place c'est comme une perquisition je suis allé à Bercy je leur ai dit montrez-moi les dossiers montrez-moi la carotte et du coup j'ai vite trouvé la carotte il y avait des notes de Bercy qui expliquaient le but c'est de monter à 100% au capital pour avoir les mains libres pour se séparer des activités rentables c'est quoi les activités rentables d'EDF vous avez compris que c'était pas le nucléaire c'est les réseaux les énergies renouvelables et les services et donc évidemment ce que j'ai fait c'est que j'ai publié ensuite ces rapports dans un rapport parlementaire et j'ai fait une loi pour empêcher j'ai proposé que mes collègues empêchent le démembrement d'EDF et puis on a eu un autre sujet qui est arrivé très vite que vous avez tous vécu très personnellement c'est l'explosion des prix de l'électricité où on s'est retrouvé dans une situation catastrophique où certains boulangers ont vu leur facture augmenter x14 on en a parlé d'ailleurs ici et donc on a décidé là aussi de porter l'idée de rétablir les tarifs réglementés de l'électricité pour les PME ce que le droit européen permet de faire pourquoi on se conforme au droit européen le but c'est que la loi soit adoptée soit cachère alors qu'est-ce qui s'est passé cette loi a été adoptée par l'Assemblée Nationale adoptée ensuite par le Sénat adoptée à nouveau par l'Assemblée Nationale adoptée par le Sénat et c'est long parce que deux lectures et là elle passe en lecture définitive le 29 février prochain donc là c'est la lecture définitive voilà et donc si elle est adoptée ce sera la première fois dans l'histoire de la République qu'une loi de l'opposition est adoptée contre l'avis du gouvernement voilà et donc il faut imaginer Emmanuel Macron a posé sa signature sur une loi qu'il n'a pas voulu et que le gouvernement a combattu de toutes ses forces du début à la fin je ressens un peu de jubilation alors ça a été possible grâce à toute la gauche moi je veux saluer les députés de gauche qui nous ont soutenus depuis le début chez LFI Alma Dufour au PC Sébastien Jumel qui est mon co-rapporteur qui est un type extraordinaire évidemment chez les Verts Charles Fournier salue aussi LR pardon de le faire mais Olivier Marlex qui est quelqu'un qui a toujours été en soutien du service public d'EDF et qui est un gaulliste un vrai gaulliste et donc on peut travailler on peut trouver des accords avec un gaulliste et ça a fonctionné sur EDF sur EDF peut-être voilà et donc ils nous ont fait passer la loi au Sénat ils ont voté avec nous et Olivier Marlex il est venu avec François Ruffin Sébastien Jumel et moi devant la CGT à Montreuil il y avait 500 délégués de la CGT pour faire avec nous le serment de Montreuil on sait ce qu'il a créé cette loi sur EDF donc vous voyez bien on a réussi à réunir un large consensus pour défendre finalement le service public de l'électricité on a un système qui est US qu'aujourd'hui on produit notre électricité à 60 euros du mégawatt EDF la vend à ses concurrents à 42 euros du mégawatt et vous vous la payez 300 euros du mégawatt et certaines entreprises avec les contrats de marché 700, 800, 900 euros du mégawatt donc on voit bien que là il y a des profiteurs qui s'en mettent plein les poches et un marché totalement dysfonctionnel et cette loi elle vise à remédier à ça en tout cas pour les petites entreprises c'est ça être de gauche en réalité c'est un vrai move de gauche là ce qui se passe et c'est le PS qui le fait c'est presque inédien allez-y

2:18:19
Invité

si vous le souhaitez

2:18:21
Présentateur

mais ce qui est chouette c'est que même dans le chat ils disent que c'est un sujet hyper technique mais hyper important et je pense que vous l'avez expliqué de manière pas si technique donc c'était très clair d'autres questions sur ce sujet ? non ?

on enchaîne non mais moi je voulais continuer sur ce qu'on avait dit tout à l'heure il y avait un truc parce qu'on n'en a pas parlé depuis le début de l'émission mais pour moi la grosse nouvelle politique d'aujourd'hui c'est le décret publié au journal officiel des nouvelles coupes budgétaires 10 milliards en moins pour les services publics des milliers de postes qui vont être supprimés dans l'éducation nationale dans l'enseignement supérieur à la recherche pour l'écologie aussi il y a plein de trucs supprimés c'est vraiment c'est une saignée c'est le début de l'austérité en gros il y avait des prévisions de croissance à 4,1 et puis en fait c'est 4,1 et Bruno Le Maire donc il découvre ça du coup comme s'il ne savait pas et puis il y a le pacte de stabilité européen derrière qui en fait fait de nouvelles règles en gros c'est fini le quoi qu'il en coûte mais y compris au niveau de l'Union Européenne où on a dit bon c'est bon jusqu'à là il y avait eu le Covid on peut faire un peu freestyle avec les déficits mais là c'est fini tôt donc il y a eu ça ils ont signé le pacte européen en décembre le 20 décembre Bruno Le Maire est ressorti du truc vous savez c'est les ministres des finances européennes ils se sont mis ensemble Bruno Le Maire a sorti il a dit bon je sais c'est bien il était content de lui et puis là il découvre ce qu'il a signé apparemment je ne sais pas quoi mais donc coupe hyper brutale ce pacte de stabilité il a été voté par le groupe socialiste au Parlement le pacte de stabilité non on ne l'a pas voté non bien sûr que non c'était moi l'orateur en plus non au Parlement Européen Parlement Européen je parle je ne sais pas j'évite de regarder leur vote au Parlement Européen alors je vous le dis alors je vous le dis bon cette histoire là est quand même bon c'est une saignée considérable déjà déjà sur la méthode on est quand même le seul pays d'Europe dans lequel le budget n'a pas été voté 49-3 et les annulations de crédit de 10 milliards pas voté vous êtes maire de Louvier vous annulez 10 000 euros vous annulez 10 000 euros font un vote du conseil municipal là on annule 10 milliards il y a un vote de personne c'est quand même hallucinant c'est hallucinant sur la méthode on aurait dû avoir ce qu'on appelle un projet de loi de finances rectificatives pour qu'on puisse discuter de ces annulations de crédit en plus il faut regarder ce qui est visé l'enseignement supérieur la recherche l'écologie l'écologie regardez la prime rénov' ça c'est hyper intéressant retour de terrain pourquoi elle n'est pas consommée la prime rénov' les gens ils font tous des demandes de prime rénov' il y a des délais de 6 mois 1 an à l'agence nationale d'amélioration de l'habitat l'ANA pour obtenir les aides donc moi je vous dis dans ma permanence c'est une maison de service public ma permanence on a aidé 1500 personnes en un an les gens ils viennent avec leur truc j'ai demandé la prime rénov' on ne me l'a pas versée alors c'est super du coup parce que vous mettez en place un système vous ne mettez pas les fonctionnaires et les agents publics pour livrer la prime vous dites ah elle n'est pas consommée du coup on annule les crédits et on a besoin aujourd'hui d'accélérer l'isolation des logements quand vous voyez les factures d'électricité et de gaz que les gens ils ont quand vous voyez surtout le défi écologique on nous le demande c'est l'écologie à la française 18% des émissions de gaz à effet de serre la mauvaise isolation des logements c'est urgent de se mettre dessus donc on voit bien que là on est totalement à côté de ce qui est en train de se passer et de ce qu'il faut faire ça fait quoi concrètement ça va faire quoi 7000 postes supprimés dans l'enseignement supérieur à la recherche est-ce qu'on est dans la même France après ces coupes là et les prochaines qui sont prévues aussi pour 2025 là Bruno Le Maire qui est notre ministre de l'économie depuis quand même des années et des années on pourrait commencer à le tenir comptable du résultat déjà de l'inflation de notre pouvoir d'achat et puis de l'état de l'élabrement présent et à venir de nos services publics on a commencé à demander au ministère de vendre des bâtiments de mettre quelques employés en télétravail etc c'est-à-dire que là il y a une coupe je ne sais pas si vous vous rendez compte tu sais juste

2:22:08
Invité

c'est pas Bruno Le Maire qui en fait

2:22:10
Présentateur

quelle est ta question qu'est-ce qu'il faudrait faire pour trouver 10 milliards on les prend où il y a plein de choses alors la gauche d'habitude elle va vous dire ISF évidemment il faut le faire ISF le prélèvement forfaitéronique sur les revenus du capital qui fait qu'aujourd'hui on taxe plus le travail que le capital bon bien sûr il y a une niche incroyable que personne ne connaît qui s'appelle la niche armateur donc c'est les armateurs vous savez c'est les gros bateaux Cargo il y a un quasi-monopole en France d'un armateur qui s'appelle CMA CGM alors qu'il y a des concurrents étrangers mais c'est notre grand acteur français et en 2003 Jacques Chirac a fait un cadeau à la famille qui possède CMA CGM et a décidé d'accorder une niche c'est-à-dire qu'ils ne sont pas taxés sur le bénéfice de la société ils sont taxés sur le tonnage du bateau c'est extraordinaire parce que comme le conteneur si vous voulez il passait on va pas de Covid entre 2000 à 20 000 euros si vous voulez les super profits de CMA CGM ont été énormes et cette niche elle a coûté en 2 ans 8 milliards voilà donc c'est 8 milliards si on avait appliqué l'IS normal vous êtes boulanger vous faites n'importe quoi vous payez 25% d'impôt sur les sociétés sur votre bénéfice là si on avait appliqué les règles normales à CMA CGM on aurait pris 8 milliards en 2 ans les gens y confondent dans le chat c'est pas la famille Colleur la famille Colleur c'est MSC c'est pas le même armat c'est des croiseurs non là c'est la famille ça a dé ça a quand même fait un nouveau milliardaire français qui réinvestit du coup ses super profits dans des journaux dans la tribune dimanche et peut-être BFM qui est à vendre pour 2 milliards je crois

2:23:39
Invité

et apparemment selon les indiscrétions CMA CGM

2:23:43
Présentateur

serait en passe de remporter BFM ils disent que non mais oui il y en a qui disent que c'est même déjà vendu Fogiel dit officiellement que non mais apparemment c'est déjà fait alors je voudrais revenir sur le fait que vous apparteniez quand même à la direction du PS jusqu'au 1er février dernier c'était le 1er février d'accord c'était quoi d'ailleurs votre job de direction du PS parce que je vous avoue j'ai été chercher l'organigramme sur le site du Parti Socialiste il n'y a pas l'organigramme et ce n'est pas hyper intuitif en fait c'est sur 3615 Parti Socialiste ouais alors j'étais au bureau politique oui j'étais secrétaire alors j'avais deux fonctions j'étais secrétaire national à l'énergie donc voilà et puis j'étais pilote de la convention qui s'appelle Retrouvons le Peuple donc l'objectif à la suite du congrès du PS c'était de dire ben voilà là on va mettre on va tout mettre sur la table on va renverser la table on va trouver un nouveau discours pour parler à tous ces gens qui ne nous font plus confiance aujourd'hui on a fait 1,7% à la dernière élection et puis on va trouver un moyen de porter les candidatures populaires qui existent à l'intérieur parce que le PS contrairement à ce qu'on pense il y a un parti dont la base est très populaire donc là j'ai fait un tour de France la base des militants les militants c'est pas du tout un parti embourgeoisé non pas du tout beaucoup moins par exemple j'ai rien contre eux mais beaucoup moins des écologistes par exemple quand vous regardez vous allez aux réunions ça n'a rien à voir c'est un parti très municipalisé en vérité c'est ça et donc il y a beaucoup de gens dans les municipalités qui soutiennent leur main qui adhèrent c'est un parti très populaire donc on fait le tour de France des fédérations on fait des débats avec les militants souvent ouverts avec les gens autour on a fait un truc extraordinaire à Amiens dans les quartiers nord où les gens sont venus nous dire ce qu'ils attendaient du PS ce qu'ils avaient déçu mais quels étaient leurs espoirs qu'ils avaient aimé chez Mitterrand des gens incroyables donc on a collecté énormément d'informations et puis notre objectif c'était de porter le principe de parité populaire je le porte depuis longtemps c'est quoi la parité populaire c'est de dire après la parité femme-homme qu'il faut continuer à défendre parce qu'on est encore loin du compte il faut qu'aujourd'hui on s'applique à nous-mêmes non pas un quota mais un objectif de représentativité et donc de réserver au minimum 40% de nos investitures à des ouvriers et des employés parce que la meilleure manière si vous voulez pour convaincre un cariste ou un préparateur de commande qui vote rassemblement national de voter plutôt pour nous c'est d'avoir un cariste un préparateur de commande qui lui dit et pas un énarque voilà et je le dis moi je suis favorable au grand remplacement des énarques par les caristes les préparateurs de commande et les caissières et il faut aujourd'hui avoir plus de diversité et je le dis et alors on me dit oui mais t'es énarque justement je pense que t'es un homme il a fait la loi sur la parité donc on voit bien que je veux dire vous faites tout ça et vous démissionnez on fait tout ça et puis arrive le moment des élections européennes et là qu'est-ce qui se passe et alors là on a une liste une liste avec quand même plus de 80 noms il y a de la place pour tout le monde et donc il y a des candidats dans le parti des gens qui déposent leur candidature donc il y en a qui sont plutôt proches de moi d'autres qui sont beaucoup enfin que je connais moins ils me disent spécifiques parce que tu peux défendre notre candidature donc on défend on propose on écrit on parle à la commission électorale et puis il y en a cinq en particulier que j'ai défendu notamment Stéphane Ravaglet qui est un boulanger et qui vous savez qui avait fait une grève de la faim pour soutenir son apprenti qui était sous OQTF obligation de quitter le territoire français dans la période qu'on vient de vivre après la loi immigration qu'on a vécu quand on sent l'odeur qui est celle qu'on en sent aujourd'hui avoir un boulanger qui vous explique qu'il faut régulariser avec les étrangers enfin je veux dire c'était extraordinaire comme message dans cette campagne européenne ils ont décidé de le mettre en 41ème position ça c'est pas éligible le 41ème position très très loin si on fait 10% on en place 10 donc on fait plus enfin à peu près en nombre de postes 1% ça fait un député en gros si vous faites plus de 5% voilà bref donc là problème donc on discute de tout ça et puis plusieurs candidatures se sont rejetées il y avait Noah il y avait Noah également qui est une ancienne téléconseillère qui a fait l'école de l'engagement qui a des femmes de ménage caissières téléconseillère qui a fait une super campagne c'est pas une de vos collaboratrices alors elle travaille avec moi maintenant elle a fait l'école de l'engagement elle a fait l'école de l'engagement et voilà c'est la seule dans son bâtiment à n'avoir qu'un bac elle est aussi bonne que tous les sciences pipotards les mecs qui ont fait je sais pas quoi des années d'études et vous les connaissez voilà exactement et elle a fait une belle campagne elle a fait une super campagne interne bon et là aussi ils l'ont même enlevé de la liste et alors là du coup vous êtes pas content vous démissionnez vous faites quoi vous partez il y a un moment puis même pour parler aux classes populaires etc la tête de liste elle est pas ouf non plus Raphaël Glucksmann vous en pensez quoi ?

ça fait beaucoup de questions ça fait beaucoup de questions on y revient sur Raphaël Glucksmann on n'est pas obligé de répondre tout de suite honnêtement mais qu'est-ce que vous avez fait moi je veux comprendre donc vous démissionnez bon alors du coup on discute bon alors j'aurai pas de réponse si si si on n'oublie pas elle est doutée en fait moi là du coup je devais présenter la feuille de route du PS pour les classes populaires dans trois semaines bon donc j'ai un sens limité du ridicule si vous voulez à partir du moment où on nous présente une liste où il n'y a pas du tout de gens qui viennent des classes populaires qu'on a rabroué tous les gens qui essayaient de se présenter qu'on leur a expliqué qu'ils n'étaient pas assez compétents qu'ils n'étaient pas assez de diplômes bon voilà quand on a vécu ça comme ça j'allais pas moi aller faire le guignol et faire un meeting en disant youpi les classes populaires sont de retour au PS c'est génial moi je pense que ce qui a tué le PS c'est la trahison il faut arrêter de trahir ça ne peut pas être la machine à haïr et la machine à trahir donc il faut arrêter de trahir quand on dit quelque chose il faut le faire et donc moi je démissionne naturellement alors je le fais à la mort dans l'âme parce que je démissionne évidemment du coup le pro-escrétaire n'est pas content moi je n'ai pas de ligne alternative à défendre au Parti Socialiste parce que je n'ai pas à faire alliance avec ceux qui sont donc je suis dans une difficulté aujourd'hui parce qu'il y a des lignes alternatives au sein du Parti Socialiste il y a des courants donc vous vous êtes où parce que vous avez quitté les fonctions de direction vous n'avez pas quitté le PS vous êtes où ?

je n'étais pas d'accord moi j'étais chargé si vous voulez d'une fonction on m'a désavoué sur ce qu'on faisait je n'allais pas rester dans cette fonction là maintenant je reste socialiste adhérent socialiste je pense que j'ai démissionné au nom du socialiste donc je ne vais pas quitter maintenant le Parti Socialiste

2:29:42
Invité

mais quand au sein même du Parti Socialiste un député du parti dit le PS ne travaille pas assez sur les classes populaires comment vous voulez avoir la légitimité ensuite sur le terrain de défendre les classes populaires justement

2:29:56
Présentateur

bah justement donc du coup il faut reprendre le travail c'est aussi une démission qui a créé un électrochoc et aujourd'hui je ne me sens pas du tout minoritaire c'est la question pourquoi je reste j'ai reçu mais des centaines de messages plus de 500 messages de toute la France de militants qui m'ont dit Philippe continue à te battre on a besoin de toi mais ce n'est pas les militants

2:30:13
Invité

le problème

2:30:13
Présentateur

le problème c'est

2:30:14
Invité

les fâchés pas fâchaux entre guillemets

2:30:16
Présentateur

voilà

2:30:16
Invité

comment vous allez les chercher ceux-là du coup

2:30:18
Présentateur

bah moi je vais les chercher dans ma circonscription on a fait un truc exceptionnel on a gagné cette circonscription qu'on n'aurait jamais dû gagner qui a voté largement Le Pen on a réussi à la gagner avec un discours très différent de celui qu'on entend nationalement à gauche on l'a fait en étant sur les ronds-points on a fait une baronome sur les ronds-points on a porté les sujets sociaux les sujets de protection de services publics en numéro 1 bon donc il y a un certain nombre de choses qu'il faut aujourd'hui faire évoluer maintenant très clairement cette mission qui m'était confiée je ne pouvais plus la continuer mais ça ne veut pas dire que le travail il est terminé ça ne veut pas dire que le PS est mort je pense que justement on va devoir continuer à porter ça après les élections européennes justement c'est fou parce que cette petite question entre Olivier Faure premier secrétaire du Parti Socialiste et les classes populaires c'est une question qui ne date pas d'hier moi quand je pars en 2018 c'est au moment où il nous vend le renouveau socialiste dans les têtes comme dans les idées on a vu ce que ça a donné qui va s'occuper de la place des classes populaires maintenant au parti ?

il y a une autre personne qui faisait ça avec moi qui est du conseiller régional donc elle va la présenter elle va s'en occuper et qu'est-ce qui te répond le premier secrétaire ?

alors vous avez c'est dans la presse Olivier Faure tout ça est dans la presse vous avez un article du Monde qui est extraordinaire je vous invite à le lire extraordinaire dans lequel ils écrivent en fait vous savez la politique ça fonctionne comme ça il faut d'abord être assistant c'est la profession réglementée en fait c'est la profession réglementée qui parle une langue étrangère donc il faut être près du pouvoir donc il faut d'abord être assistant il faut grenouiller et puis ensuite on vous donne une circonscription c'est extraordinaire ils sont favorables à ça évidemment c'est pas ce qu'ils m'avaient dit quand ils m'ont confié cette mission donc là on a finalement une opposition entre deux visions de la politique je veux dire une vision plus citoyenne populaire celle que je défends et que plein de gens défendent aux partagialistes et puis une vision très bureaucratique très apparatchique des gens qui pensent que c'est un métier la politique que finalement tu deviens député t'as été assistant tu deviens député tu prends même toi même des assistants une sorte de reproduction éternelle de l'assistant parlementaire ou du collaborateur d'élu bah ça ça tue la politique voilà la politique ça doit pas être un métier parce qu'après à faire de la politique et que c'est votre métier bah vous pouvez pas prendre de position courageuse vous retrouvez face à Hollande et Valls bah vous votez pas la censure au moment où ils font le 49-3 sur la loi El Khomri vous le faites pas parce que vous avez peur de perdre votre mandat parce que vous avez pas de métier à côté donc moi je pense que c'est très important à cette question de la professionnalisation de la politique parce qu'une partie des trahisons reprochées au PS elles viennent de cette trop forte professionnalisation

2:32:36
Invité

et votre école pourtant elle cherche à professionnaliser des gens dont c'est pas le métier pour qu'ils en fassent leur métier

2:32:40
Présentateur

c'est pas la professionnalisation au contraire c'est juste de leur donner les clés pour pas qu'ils se fassent broyer voilà c'est tout donc à la fois des outils de défense intellectuelle parce qu'on peut avoir une vraie envie de changer le monde mais c'est bien d'avoir lu ses classiques d'avoir lu Bourdieu d'avoir donc des outils de défense intellectuelle voilà quand on vous raconte n'importe quoi d'avoir des bons réflexes ensuite des savoirs techniques pour pas se faire avoir non plus par le premier technocrate qui vient vous dire que c'est pas possible donc du droit de l'économie des finances publiques et puis des savoir-faire politiques parce qu'on a vu pendant le mouvement des gilets jaunes pourquoi le mouvement des jaunes il s'est écrasé à un moment parce qu'il y a problème de savoir-faire monter une coordination comment on fait pour voter entre nous ça s'est mal passé donc là il faut savoir-faire politique comment on fait une pétition comment on monte une mobilisation comment on monte une manif comment on monte une coordination comment on se présente à une élection parce qu'aujourd'hui là aussi la profession réglementaire quand vous avez pas un euro en caisse comment vous faites pour vous présenter une élection ça coûte cher une campagne bref donc on apprend tout ça avec l'engagement c'est pas du tout la professionnalisation c'est juste de donner des clés pour pas se faire broyer par le système pour pas qu'il y ait finalement qu'ORN qu'il y ait des écoles voilà bon le chat alors oui justement j'allais dire allez Usul est-ce que t'avais pas une question sur les européennes le chat il dit bon alors oui Glucksmann on en pense quoi comment ça se passe parce que voilà la campagne là qu'il est en train de faire elle est pas tellement sur la défense des services publics européens je sais pas quoi on est parti sur complètement autre chose les trucs de Glucksmann voilà on en pense quoi est-ce que ça se passe bien écoutez oui la campagne a pas vraiment commencé donc en tout cas le programme qui est suite du parti socialiste c'est un programme dans lequel je me retrouve tout à fait celui qu'on a adopté pour la convention Europe dans lequel on a fait des amendements très intéressants sur le protectionnisme européen sur la défense du service public Raphaël Glucksmann a eu des positions différentes des nôtres il y a de nombreuses années il a écrit un livre pour s'en expliquer et aujourd'hui quand il parle je me sens pas en désaccord fondamental avec ce qu'il dit maintenant on va voir quelle sera la tonalité de la campagne je crois que le sujet il est social ceux qui pensent qu'on va faire une campagne seulement sur la géopolitique ont tort les insoumis ainsi sur le fait que l'ouverture à l'Ukraine de l'Union Européenne c'est encore un nouvel élargissement du marché commun encore une nouvelle mise en concurrence des travailleurs les uns avec les autres et puis puisqu'on parlait de l'ouvier moi mon père il était à l'usine à Hande de carbone et de carbone était racheté par General Motors qui a délocalisé tout ça en Roumanie en Bulgarie je sais pas quoi donc moi les délocalisations c'est très concret on était sous Jospin à ce moment là et donc c'était les socialistes on a demandé François Long faites quelque chose etc rien n'a été fait l'état il ne faut pas attendre tout de l'état c'était ce moment là sous Jospin bon l'élargissement à l'Ukraine on continue d'élargir est-ce que peut-être que l'EPS pourrait aussi faire un bilan de ces élargissements de cette construction européenne qu'il continue de défendre fermement et en plus maintenant avec un côté un petit peu belliciste donc moi ma position personnelle c'est que moi je suis favorable à l'adhésion de l'Ukraine mais pas à l'ouverture du marché il faut trouver une solution pour avoir une solidarité continentale pour dire au peuple ukrainien nous vous aidons nous sommes à vos côtés pour résister à l'impérialisme russe mais on ne va pas ouvrir le marché je suis défavorable je crois encore une fois que le libre-échangeisme a tué la gauche et la promesse de gauche dans ce pays parce qu'on ne pouvait pas faire on parlera peut-être de l'agriculture tout à l'heure on ne peut pas faire à la fois si vous voulez ouvrir en grand les frontières et de l'autre côté mettre en place des régulations sociales environnementales pour protéger les gens donc on est obligé de toute façon de protéger notre modèle social notre modèle environnemental et donc l'ouverture à des pays la Moldavie l'Ukraine dans lequel le SMIC est à 90 euros c'est pas acceptable donc en fait la campagne des européennes c'est d'aide non elle n'est pas d'aide du coup elle n'est pas d'accord avec Zuckman est-ce qu'on se préoccuperait ouais est-ce qu'on est déjà en train de se préoccuper de la présidentielle non mais écoutez d'abord la campagne dézoomons un petit peu sur la campagne européenne déjà dire que le problème de cette campagne la légalité des uns des autres des têtes de lits etc c'est qu'on commente une bataille de nains c'est une bataille de nains parce qu'on est tous en moins de 10% ou autour de 10% et que d'abord il fallait faire l'union à cette élection européenne

2:36:41
Invité

ah oui vous étiez pour l'union de l'accord

2:36:42
Présentateur

moi vous êtes membre du bureau national j'avais dit j'étais le seul à avoir dit il faut faire la liste commune l'élection européenne surtout qu'en plus c'était intéressant parce que c'était pas une liste LFI parce qu'il disait on vous laisse la tête de liste c'était génial il disait ça aux écolos oui il voulait la laisser aux écolos oui c'est ça aux écolos on laisse à quelqu'un d'autre la tête de liste donc c'était intéressant de montrer un autre visage de l'union de la gauche et moi je pense qu'il fallait jouer les matchs avec Bardella parce que là on a décidé collectivement de dire le 9 juin il fera 30% il est gagnant en fait il est gagnant de fait on a décidé de le faire donc c'est ça le premier problème alors après du coup on se retrouve séparé à 4 ou 5 listes de gauche du coup on va regarder les petites différences sachant qu'à la fin on vote quand même beaucoup pareil au Parlement européen on va évidemment exacerber les discours un peu haineux sur Glucksmann qui je pense sont excessifs vraiment sont excessifs même si évidemment moi je suis de Louvier je ne suis pas de Paris on n'est pas de la même vie on n'a pas la même manière de parler ça c'est sûr mais je veux dire au delà de ça je trouve qu'on l'accuse très injustement de beaucoup de choses et ensuite donc voilà après on va aller taper sur les communistes on va taper sur les insoumis donc c'est quand même ça va être un jeu de massacre donc est-ce qu'il faut enjamber cette période je ne pense pas en tout cas moi je n'ai pas trop commenté cette campagne européenne parce que moi elle me désespère d'avance donc ah c'est perdu d'avance les européennes elles sont non on fera il y aura un total gauche 30% voilà on n'y peut pas grand chose

2:38:09
Invité

oui mais acter le fait que l'extrême droite aura 30% c'est un aveu de défaite pour le coup c'est la division de la gauche qui est la défaite déjà

2:38:19
Présentateur

mais vous nous parlez aussi des classes populaires des gilets jaunes donc quid en 2027 est-ce que vous préparez le terrain pour Ruffin ?

2:38:29
Invité

ah tchon c'est intéressant

2:38:29
Présentateur

oui enfin oui oui non enfin je pense qu'il faut qu'on ait un candidat qui parle à cette France-là et Ruffin en fait partie il fait partie de ces candidats et il y en a d'autres bien sûr qui peuvent avoir envie d'y aller il faut qu'on ait une candidature unique et il faut qu'on travaille là-dessus de manière vraiment prioritaire les élections européennes évidemment on ne parle que de ça depuis deux ans parce qu'on n'a pas d'autres élections depuis donc ça ça passionne pas les gens en vérité les journalistes me disent ça n'arrive pas à vendre de papier sur les élections européennes les gens s'en foutent complètement je te coupe parce que sur Baxit

2:39:02
Invité

on a fait une émission dédiée entièrement au Parlement européen dédiée au Parlement européen il y a deux semaines et franchement ça a marché

2:39:08
Présentateur

en vrai on a eu de très bons retours c'était bien bon bah tant mieux en tout cas voilà ce qu'il se passe c'est qu'il faut quand même se souvenir des élections européennes précédentes on ne peut rien tirer comme jugement politique définitif sur les élections européennes 99 les chasseurs ils font je ne sais pas combien 6-7% enfin ils font des députés européens les chasseurs Villiers et Pasqua ils sont devant Sarkozy bon c'est quand même c'est des élections un peu laboratoires où il y a des trucs 2009 les écolos sont à égalité avec le PS 2 ans plus tard 3 ans plus tard le PS est égal à la présence de la République Eva Jolie elle fait 2% 2019 Manon Oubry elle doit faire 6% Glucksmann fait 6% les Verts sont en tête Jadot puis finalement Jadot il fait 4% à la présidentielle et Mélenchon il fait 23% vous voyez bien que ces élections là c'est une élection un peu bizarre donc en tirer des enseignements pour la suite et même entre nous en disant je vais être le leader de la fondation de la gauche parce que j'ai fait 10,2 et qu'il a fait 8,9 c'est ridicule donc encore une fois je pense qu'il ne faut pas trop désespérer cette élection qui s'annonce désespérante il ne faut pas trop désespérer parce qu'elles ne sont pas si importantes que ça pour la reconstruction de la gauche pour la suite

2:40:17
Invité

et est-ce que vous seriez prêt à quitter le PS pour François Ruffin en 2027 ou pas ?

2:40:22
Présentateur

non non François Ruffin dit qu'il est socialiste donc je pense plutôt qu'il devrait adhérer au parti socialiste ah c'est dans ce sens là que ça se passe pour que Philippe Brin puisse être le premier ministre de François Ruffin il ne dit pas qu'il est socialiste il dit je suis vraiment socialiste il n'y a pas de social-démocrate ? non justement parce que moi je me suis fait taper dessus par l'équipe de François Ruffin parce que j'ai dit ici

2:40:40
Invité

qu'il était social-démocrate et non il a dit je suis social et démocrate ils m'ont défoncé pour ça donc je

2:40:46
Présentateur

et il le disait en se comparant au PS il disait moi je suis vraiment social et vraiment démocrate vraiment démocrate donc petit fion pour le PS en plus mais par contre j'ai vu que ça marchait super bien parce que tout le monde a entendu social-démocrate et qu'en ce moment il fait même la tournée des chefs d'entreprise etc Alain Mink a dit que sa candidature était très intéressante l'Obs avait fait la une avec cette phrase

2:41:07
Invité

mais c'était social-démocrate donc il a la une de l'Obs on est d'accord ?

2:41:09
Présentateur

sauf qu'il ne sait pas ce qu'il est vraiment ce qu'il a dit apparemment voilà est-ce que vous avez une dernière question parce qu'on arrive vers la fin de notre entretien donc c'est une dernière remarque oui c'est très bien toutes les élections européennes etc la vie interne du PS et la reconstruction du PS mais très très concrètement les attaques contre les droits des travailleurs contre les salaires enfin voilà le chômage etc je ne vais pas faire toute la liste de ce que se mangent les français dans la gueule et vont continuer de se manger dans les années à venir c'est quoi la perspective ? comment vous voyez les choses ?

est-ce qu'on a des axes de lutte en dehors d'attendre les prochaines élections ?

oui alors d'abord l'Assemblée nationale on a obtenu un nombre de victoires important depuis deux ans on n'a pas beaucoup parlé moi j'ai fait adopter un chèque pour les gens qui se chauffent au bois l'hiver on avait battu dans l'hémicycle gouvernement il a été gardé il a fait adopter des aides pour les familles monoparentales on en parlait ça c'est Ingrid Levavassor celle qui m'a tout appris sur les familles monoparentales j'étais hyper content de voir les gens aller de Louvier aller de Louvier c'est vrai c'est vrai je t'ai au collègue et ensuite il y a la loi sur EDF bon voilà donc on a sur le plan législatif plein de choses à gagner en trouvant des alliances un peu baroques avec les uns et les autres pour apporter des victoires tout de suite ramener des victoires à la maison ensuite pour faire signer des lois Emmanuel Macron auquel il s'opposait ramener des victoires à la maison au parlement c'est la première chose à faire deuxième chose à faire bien sûr c'est s'engager au quotidien pour défendre les gens là j'ai créé on a créé avec des agriculteurs justement de l'heure et puis un peu partout maintenant il y en a 800 consignés un mouvement qui s'appelle justice pour nos agriculteurs on attaque l'état en justice pour interdire l'importation des produits agricoles qu'on fait l'objet de traitements de pesticides qui sont interdits en France l'idée est qu'on ne peut pas importer ce qu'on n'a pas le droit de produire chez nous il y a une loi qui interdit ça c'est la loi Egalim article 44 de l'Egalim elle n'est pas appliquée par le gouvernement là on saisit le conseil d'état on les attaque en justice c'est comme l'affaire du siècle mais avec les agriculteurs et on a lancé ça là en quelques jours on a plus de 800 personnes qui ont signé avec nous des agriculteurs et des consommateurs pour aller en justice avec nous donc il y a la bataille aussi judiciaire politique sociale à mener de tous les instants en allant systématiquement chercher les gens qui s'éloignent de nous tout le temps les agriculteurs le monde rural de manière générale aller chercher les artisans commerçants c'est ce qu'on a fait avec la loi sur EDF parce que moi j'ai vu des manifestations de boulangers avec la CGT c'était extraordinaire vous savez les boulangers d'un côté et la CGT d'EDF avec les ballons EDF-GDF 100% public est-ce que c'est pas ça qu'on veut défendre aujourd'hui est-ce que c'est pas ça finalement la gauche c'est défendre tous les petits tous les opprimés tous les gens qui n'ont rien à la fin du mois quel que soit leur statut tous ces gens là ça faisait très longtemps qu'ils ne se retrouvaient pas qu'ils n'allaient pas manifester pour nationaliser des boîtes les boulangers les artisans les commerçants les restaurateurs les pressings là ils sont avec nous donc moi je pense que c'est ça qu'il faut qu'on fasse il faut qu'on défendre comme on ne gagne pas la bataille politique parce qu'on n'a pas d'élection pour gagner la bataille politique nationale pour l'instant il faut gagner la bataille culturelle le combat qui est le mien celui de tous ceux qui partagent ce qu'on raconte c'est un combat culturel pour pouvoir l'emporter en 2027 et bien c'est le mot de la fin c'est le mot de la fin merci beaucoup merci beaucoup Philippe Brun député PS de l'heure et alors maintenant on le sait de Louvier je pense que c'est quand même un point très très important d'être venu sur notre Twitch chaîne Twitch à nous celle de Jean Macier d'avoir fait une petite incartade à Boris et Philippe merci beaucoup merci à vous et très bonne soirée et à très bientôt à Louvier et à bientôt à Louvier il faut partir on vous laisse il faut partir maintenant parce que c'est le moment du débrief let's go let's go on débriefe cette émission on a mis la lumière sur Louvier qu'est-ce qu'on en a pensé voilà ça c'est sûr maintenant on sait que The Place to Be c'est Louvier je suis tellement deg de venir de pas de Louvier moi je comprends vraiment on est un peu à Sebin du coup c'est nous les cool kids je veux une petite visite de Louvier ça m'intéresse ça va vite c'est 10 000 habitants

2:45:04
Invité

ça peut pas être un palier ça genre on atteint 100 000 balles de don tu fais faire une visite guidée de Louvier super idée c'est trop bien le député Brun nous dit 20 000 habitants ah 20 000 oh là là

2:45:15
Présentateur

peut-être que ça ça a augmenté beaucoup depuis ton départ

2:45:18
Invité

ça a changé hors de proportion on sait pas attention ça grossit ils ont écouté le fait des gosses d'Emmanuel Macron du coup

2:45:25
Présentateur

qu'est-ce que je veux dire cette émission je voulais m'excuser parce qu'encore une fois je suis arrivé en retard je sais que c'est pas bien dans le chat il y a des gens qui étaient contents d'autres pas contents donc voilà c'est de la faute c'est de la faute de Valérie Pécresse

2:45:36
Invité

et de Patrice Virgerit le ministre des Transports voilà je le répète et non émission cool ça faisait du bien de se retrouver après deux semaines

2:45:44
Présentateur

c'était trop cool t'as géré Adèle et vos actus alors où est-ce qu'on vous retrouve Sacha il n'y a pas de beaux papiers que tu fais

2:45:54
Invité

moi on se retrouve demain matin à 6h40 pour le Flashport sur France Info 6h57, 7h40 et 9h50 je crois donc pas de peau pour moi ce soir je rentre dormir et puis des petits papiers en préparation du coup si vous avez envie de lire le papier sur les sportifs ultramarins n'hésitez surtout pas c'est intéressant Usul

2:46:14
Présentateur

Rhinocéros dimanche ce dimanche-ci avec Lumi toujours sur Blast où on revient sur la décision du Conseil d'Etat qui en juin à l'Arcom a fait respecter un petit peu de pluralisme dans tous les médias pas seulement sur CNews mais c'est évidemment sur CNews qu'ils sont tous devenus fous donc je vous encourage à regarder ça il y a des blagues il y a des imitations c'est très sympa mais on ne te retrouve pas à Louvier non non mais bisous à ma mère qui est à Louvier bisous ma bande Usul moi on me retrouve sur Youtube et toutes les plateformes de podcast avec autour de moi la première discussion où je demande à mes invités de ne pas parler d'eux mais de parler de ceux qui les entourent avec des invités de Malik Bentala François Hollande

2:46:51
Invité

un grand écart

2:46:52
Présentateur

incroyable

2:46:53
Invité

que je suis le seul à pouvoir réaliser pas très souple dans la vie mais en tout cas dans mes interviews apparemment pas mal

2:46:59
Présentateur

et toi Adèle on te retrouve où ? moi on me retrouve sur les réseaux sociaux parce que je fais des blagues donc vous pouvez venir me voir c'est quoi ton Instagram Adèle ?

c'est Adèle Barbers Adèle comme la chanteuse Barber comme Barbershop et S à la fin parce qu'on est plusieurs dans ma tête et donc Adèle Barbers et je fais des blagues ce week-end je joue ouais samedi soir je fais des blagues d'actualité dans un community club qui s'appelle un plateau qui s'appelle la Gazette Comédie et je refais des blagues aussi dimanche suivez-moi sur les réseaux vous aurez toutes les infos et on retrouve on retrouve Backseat on retrouve Backseat dans deux semaines pas la semaine prochaine mais dans deux semaines mais aussi on retrouve Backseat le 26 mars le 26 mars c'est le film Backseat 1h30 de bonheur et ensuite des pots avec nous au MK2 Bibliothèque à Paris à partir de 20h et si vous faites partie du club il y aura d'autres places qui vont être remises d'autres places gratuites qui vont être remises sur le marché mais n'hésitez pas adhérez, abonnez continuez à nous soutenir et nous on vient le 26 mars mais bien sûr moi je l'ai noté dans mon agenda note note je crois que c'est un mardi ou un mercredi je sais pas si je peux moi bah écoute on espère que le ministre des transports t'aidera j'espère que tu seras là parce que moi je devais pas être à Paris et j'ai voilà j'ai fait en sorte d'eux donc faut qu'il soit bon bah je vais essayer de me libérer on va s'organiser pour que Usul soit là et sinon on organisera un trajet depuis Louvier enfin on trouvera quelque chose merci à vous c'était super merci le chat merci les viewers merci tout le monde et à dans deux semaines merci merci Adèle