La Grande Interview avec Alexandre Portier, ministre à la Réussite Scolaire. CNews du 06/12/2024
Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.
La grande interview avec Alexandre Portier. Bonjour Alexandre Portier. Merci d'être avec nous.
Vous êtes ministre délégué à la réussite scolaire et à l'enseignement professionnel dans un gouvernement qui est démissionnaire, évidemment. Est-il besoin de le préciser ? Hier, le Président de la République s'est exprimé une dizaine de minutes à 20h à la télévision.
Sans doute la plus courte allocution du Président de la République. Il a peu parlé et une finée dit assez peu de choses. Alexandre Portier, quel est le message du Président de la République que vous avez retenu hier soir ?
Le Président de la République a insisté sur un point important. L'urgence, c'est de sortir de la crise. Et ce matin, si je suis là, c'est pour sortir de la crise.
Je considère évidemment que la droite a un rôle à jouer, qu'elle doit être au cœur de la solution. En juillet dernier, on avait pris une responsabilité avec des propositions, un pacte législatif. Et maintenant, je pense que c'est important que la droite continue à jouer tout son rôle dans le futur gouvernement.
Évidemment, on avait un Premier ministre de droite qui permettait de porter une politique de droite. Et ça, c'est indispensable, je crois, parce que c'est ce qu'attendent les Français, tout simplement. Oui.
Alors, on va parler de la composition du prochain gouvernement. On va parler déjà de qui pourrait remplacer Michel Barnier. Mais je voulais qu'on reste sur ce qui s'est dit hier soir.
Le Président a affirmé que Michel Barnier avait été censuré par un front anti-républicain. C'est aussi votre analyse, l'alliance du RN et de la France insoumise ? Soyons très clairs.
On a assisté au vote d'une motion de censure qui est la coalition des contraires. Qu'est-ce qui unit aujourd'hui le RN et le NFP, si ce n'est la volonté du désordre ? Et je me mets à la place de ceux qui ont voté.
Je ne crois pas qu'ils voulaient tous que ça se termine comme ça, après les dernières législatives. On a le RN qui a choisi de soutenir Jean-Luc Mélenchon à travers ce vote, c'est-à-dire de s'associer et de se rendre complice d'un parti, le NFP, d'un groupe politique qui défend les dealers. Alors, Marie-Lepin, elle a dit hier soir sur CNews, invité de Christine Kelly, elle a dit, en réalité, on s'est servi du NFP comme d'un outil.
Ça ne se passe pas comme ça. Vous ne pouvez pas voter la censure, baisser le pouce et ensuite vous en laver les mains. Ça ne se passe pas comme ça.
Quand vous votez une censure, vous donnez aussi un soutien politique à Jean-Luc Mélenchon, qui est dans une entreprise de destruction aujourd'hui, qui est dans une attaque permanente contre nos institutions, qui défend l'apologie du terrorisme, qui veut le désordre, qui défend les dealers, qui est aussi le premier à traiter nos policiers d'assassins. Oui, donc il est hors-jeu pour vous ? Clairement, ma première préoccupation, c'est évidemment qu'on empêche un gouvernement NFP aujourd'hui.
On est dans un pays qui est de droite, majoritairement de droite, les Français ne comprendraient pas qu'on leur laisse la place. Emmanuel Macron reçoit donc aujourd'hui les différentes composantes politiques de la majorité présidentielle, qu'il appelle de ses voeux. Il va recevoir les socialistes, les macronistes et les républicains.
La droite dont vous êtes issu doit donc participer au prochain gouvernement. On a fait un choix en juillet qui était d'être une force de proposition et de déblocage de la situation. C'est toujours facile quand on est en politique d'être spectateur, de mettre des cartons rouges sur le banc de touche.
Je considère au contraire que quand on est en politique, c'est pour assumer pleinement le combat de ses idées et aller les défendre. Et c'est pour ça que je pense que c'est indispensable que la droite continue à jouer un rôle de premier plan dans le gouvernement en défendant ses idées. Et vous avez une ligne rouge.
Votre ligne rouge, ce n'est pas de nomination d'un premier ministre issu du NFP. Exactement. Alors donc pas de premier ministre socialiste.
On ne participera pas à un gouvernement dirigé par un premier ministre de gauche. Et avec des ministres socialistes ? Pour l'instant, on n'en est pas là.
Il ne faut pas griller les étapes. Et premièrement, c'est la prérogative du président de la République. Si il y a des ministres PS au gouvernement, est-ce que ce serait acceptable selon vous ?
Je pense que pour l'instant, on n'en est pas là. Vraiment, c'est la prérogative du président de la République. Et moi, ce que je souhaite, c'est qu'on ait un premier ministre qui soit le plus à même de garantir que la politique qui sera menée sera conforme à ce que veulent les Français.
Et on l'a vu ces dernières semaines, notamment avec Bruno Retailleau à l'intérieur. Quand vous avez un ministre de l'Intérieur qui est courageux, qui est lucide sur la situation, qui est sincère dans son engagement, qui va chercher des résultats très concrets, par exemple dans la lutte contre le narcotrafic, on voit que les Français soutiennent massivement la politique qui est menée. Je l'ai mené aussi dans d'autres champs, le champ scolaire.
On voit qu'il y a une vraie attente de droite dans ce pays et les Français ne comprendraient pas qu'on laisse le pouvoir à la gauche maintenant. Vous soutenez Bruno Retailleau à Matignon ? Ça a été un très bon ministre de l'Intérieur et je suis convaincu qu'il ferait un très bon premier ministre.
Mais après, c'est la prérogative du président de la République. Évidemment, mais il ferait un bon premier ministre. Il ferait un bon premier ministre, mais c'est surtout la prérogative du président de la République, je le redis.
On connaît ses qualités, on a vu son engagement, on a vu la sincérité. Et je crois que derrière lui, on est très nombreux, surtout à vouloir une politique de droite, parce que c'est aujourd'hui la solution qu'attendent les Français dans tous les domaines. La sécurité, l'immigration, évidemment les questions culturelles aussi, la question de l'école.
On a besoin de retrouver de l'autorité dans le fonctionnement de l'école. C'est indispensable. Quelle place va-t-il falloir accorder au Rassemblement national ?
Vous avez entendu Marine Le Pen, elle veut co-construire avec le prochain gouvernement. Co-construire, c'est par définition la mission d'un Parlement. Chaque député est désigné dans son territoire pour participer au travail parlementaire, à l'élaboration de la loi, pour une force de proposition.
Ça veut dire amender des textes, ça veut dire écrire des propositions de loi. Et donc, par définition, on discute avec tous les députés dans un hémicycle. Donc, pas plus, pas moins, Marine Le Pen n'aura pas plus de poids que les députés NFP, si je vous suis.
Ça s'appelle le jeu des institutions. On discute avec tous les députés et toutes les voix sont égales, par définition, dans l'hémicycle. Le RN a été méprisé par Michel Barnier ?
Non, je ne dirais pas ça. C'est ce que dit Marine Le Pen, c'est ce que disent les députés du Rassemblement national. C'est trop facile.
Moi, d'abord, je veux saluer et remercier Michel Barnier pour son engagement. C'est un homme d'État qui a été à la hauteur de la situation quand beaucoup ne l'ont pas été. Et très clairement, il a fait des efforts pour essayer de rassembler le plus grand nombre dans une période difficile.
Donc, c'est trop facile de renvoyer en permanence la balle sur les autres. Alexandre Portier, ministre délégué à la réussite scolaire et à l'enseignement professionnel, invité de la grande interview. CNews Europe 1, qui est responsable de la situation dans laquelle on se trouve ?
Cette crise politique, cette crise de régime, diront certains. Je ne suis pas là pour distribuer les bons ou les mauvais points. Simplement, ce que je vois, c'est qu'il faut qu'on sorte de la crise et qu'on trouve des solutions.
Quand on est engagé en politique, c'est pour être un apporteur de solutions. Et pour moi, la clé, c'est évidemment que la droite prenne toute sa part et assume toute sa responsabilité pour permettre la sortie de la crise. On est aujourd'hui le premier groupe parlementaire entre l'Assemblée et le Sénat.
Et de loin, la majorité des élus de ce pays, les maires, les présidents de départements, de régions, sont de notre sensibilité. La sortie de crise ne peut pas se faire sans nous. Mais qui est plus responsable ?
Emmanuel Macron, en ayant peut-être dès le début d'ailleurs, en 2017, créé le « en même temps » qui en réalité n'a pas fonctionné. Il y a une droite et une gauche. On nous a fait croire qu'il y avait plus de droite, plus de gauche.
En réalité, il y en a une. Est-ce que c'est Emmanuel Macron qui est le plus responsable de cette situation ? Et puis avec la dissolution, évidemment.
Ou plutôt les artisans du chaos, pour reprendre l'expression de Bruno Retailleau ce matin dans le Figaro pour parler du RN et de LFI ? Je crois qu'il y a des repères clairs en politique. La gauche, la droite, ça veut dire quelque chose.
Mais je ne veux pas qu'on passe notre temps à regarder dans le rétroviseur, à refaire des matchs, parce que ce n'est pas la question du jour. Aujourd'hui, on a besoin d'un Premier ministre, on a besoin d'un gouvernement, on a besoin d'un budget. Et ce n'est pas en faisant l'histoire, il y a des spécialistes qui le feront et qui le feront très bien, qu'on va arriver à sortir de ces difficultés.
Emmanuel Macron va pouvoir rester à l'Élysée jusqu'en 2027 ? Il y a des institutions, il a été élu. Et maintenant, ce qui compte, c'est qu'on puisse se remettre tous sur tout à la tâche.
On a besoin d'un gouvernement. Oui, mais Alexandre Portier, qu'est-ce que vous dites de ceux qui appellent à sa démission ? Non, je ne vois pas depuis quand le vote d'une motion de censure entraînerait la démission du Président de la République.
C'est absurde. Jean-Luc Mélenchon était dans l'hémicycle au moment du vote de la censure. Il n'a pas dit un mot.
On est nombreux à avoir en tête cette image où il était au-dessus de l'hémicycle, en train de regarder, de contempler son œuvre. Comment vous analysez cette image ? C'est un triste spectacle.
On voit quelqu'un qui est issu de l'école trotskiste et qui vise quoi ? Et qui vise la fracturation à la fois de la société et de nos institutions. Tout le sens de mon engagement politique, c'est de m'opposer évidemment à cette vision-là.
Et c'est pour ça que je crois que la droite ne doit surtout pas laisser la place parce que la nature a horreur du vide. Et que notre responsabilité dans ce moment-là, c'est d'être une force de proposition. Je souhaite qu'on ait un Premier ministre de droite, un gouvernement qui puisse porter la politique que les Français attendent, c'est-à-dire une politique de droite en matière de sécurité, en matière scolaire.
Moi, je me suis attaché par exemple sur des choses assez simples. Est-ce qu'on soit intraitable sur les questions de laïcité ? Est-ce qu'on puisse affermir le cadre scolaire avec l'interdiction du téléphone portable ?
Est-ce qu'on puisse aussi mettre fin à des dérives militantes ? Et tout ça nous engage pour l'avenir. Elle s'est laissée endormir, la droite, ces dernières années ?
En tout cas...
Écrasée entre la France insoumise à gauche et le Rassemblement national à droite ? On paye toujours...
J'entends par la droite les Républicains. On paye toujours à s'excuser de ses convictions. Et c'est ce qu'ont fait les politiques de droite ?
Se sont excusés d'être de droite ? En tout cas, ce que je vois, c'est qu'à chaque fois qu'on assume un discours clair, on pense à nouveau à Bruno Retailleau en matière de sécurité, on a la pleine adhésion des Français. Et ça, c'est une leçon extrêmement importante.
C'est ça la leçon que je tire de ces deux mois passés. Quand je me suis engagé sur la question de la théorie du genre, de l'éducation à la sexualité, j'ai bien vu que j'avais eu des milliers de messages de soutien, des soutiens populaires, parce que les gens ont besoin d'un discours de vérité. On l'a vu sur les questions d'immigration.
On ne peut pas dire aux Français qu'ils ne voient pas ce qui se passe dans leur pays et que cela n'a pas lieu. Et notre responsabilité, c'est d'être force de proposition, que la droite prenne toutes ses responsabilités dans le prochain gouvernement en tenant une ligne forte, une ligne courageuse, une ligne claire, mais certainement pas en reculant. Il va y avoir une loi spéciale, donc dans les prochains jours, à la mi-décembre, puis un budget au début de l'année.
Qu'est-ce qu'il faudra changer dans le prochain budget par rapport à celui de Michel Barnier ? D'abord, il faut qu'on ait un gouvernement qui puisse remettre le pays sur la voie du travail. C'est quand même ça, la première des priorités.
Deuxièmement, le budget doit permettre d'assurer l'émission fondamentale d'un pays. La première mission, c'est de faire tourner le service public. Le budget qu'on a présenté à l'Assemblée nationale, par exemple sur le scolaire, le domaine que je suis et sur lequel je suis engagé, il prévoyait des augmentations qui permettaient, notamment de continuer à améliorer les conditions de travail de nos enseignants, ils permettaient de mieux financer la prise en charge du handicap à l'école, ils permettaient de financer l'amélioration du lycée professionnel.
Ce sont des choses très concrètes. Je vais être encore plus concret pour vous situer un exemple. On avait des emplois d'AESH, vous savez, les accompagnants d'enfants en situation de handicap, qui étaient prévus dans ce budget.
Si on n'a pas ces emplois nouveaux, les conditions d'accueil des enfants en situation de handicap vont se dégrader dans les mois qui viennent. Ça, ça peut arriver très vite. Les fonctionnaires seront payés ?
On a des règles qui permettent de garantir pendant plusieurs mois. Mais à un moment donné, comme vous le savez, il y a aussi le jeu de l'inflation, la conjoncture financière avec des taux d'intérêt qui peuvent évoluer. Si le budget 2024 était fait par définition pour subvenir aux besoins de l'année 2025, ça se ferait depuis longtemps.
Alors, une petite question au sujet de l'économie et du budget. On nous avait promis le chaos économique et financier si la censure était votée. La bourse ne s'est pas effondrée et le chaos économique n'est pas là.
Alors qu'il est, effectivement, peut-être que dans six mois, on en reparlera. Quel est votre commentaire là-dessus ? Je suis un fils d'artisan et de commerçant.
Ce que je vois sur le terrain, très concrètement, c'est que la situation se dégrade aujourd'hui. Malheureusement, le commerce est au calme plat. On a des filières qui sont à l'arrêt, comme le bâtiment.
Les carnets de commandes se vident semaine après semaine. Donc, personne ne peut dire qu'il n'y a pas un problème. La signature de la France sur les marchés financiers est au plus bas.
On a des taux d'intérêt aujourd'hui qui avoisinent ceux de la Grèce quand ils ne passent pas devant. Donc, tous ces signes-là sont des signes réels. Marine Le Pen disait hier soir que l'économie française ne s'était pas effondrée et que la bourse allait bien.
Peut-être pour elle, mais je ne crois pas que ce soit le quotidien des Français. Marine Le Pen disait également que les Français en avaient marre des impôts. Les entreprises en avaient marre des impôts.
Votre commentaire déjà sur ce point de vue ? Le comble, c'est que le RN et le NFP ont proposé à l'Assemblée nationale 34 milliards d'euros d'impôts supplémentaires. C'est ça le comble.
Si on n'augmente pas les impôts, il va falloir réduire drastiquement les dépenses publiques ? C'est la priorité. C'est la priorité des priorités.
Je vais vous donner un exemple très concret. Mais ça, tout le monde dit que c'est la priorité et quand on est aux manettes, on n'arrive plus à le faire. Vous faites un budget en 15 jours où tout n'est pas simple.
Il faudra un peu d'humilité par rapport à ça. Après, je vais vous donner un exemple très concret. On vit dans un pays qui, assez vite, va passer plus de temps à mettre de l'argent sur la charge de la dette que sur l'école.
Bientôt, dans quelques mois, et 60 milliards d'intérêts par an. Les intérêts vont peser plus que le budget de l'éducation nationale. C'est-à-dire qu'on va passer plus de temps à corriger les erreurs du passé qu'à investir sur l'avenir de nos enfants.
Ça, c'est dramatique. Donc, il faut réduire, évidemment, la dépense publique et réduire les déficits. C'est prioritaire pour l'avenir.
Vous êtes ministre de la réussite scolaire et ministre délégué à l'enseignement professionnel. On vous a entendu sur le projet EVARS. Vous y avez fait allusion.
Éducation, la vie affective, relationnelle et sexuelle. Ça s'appelait avant l'éducation sexuelle. Où est-ce qu'on en est ?
J'ai tenu, et je le dis, ligne républicaine. Je considère que l'école a des missions fondamentales et que le militantisme n'y a pas à sa place. Ce que j'ai dit avec des mots simples, évidemment, je le crois toujours et je serai vigilant chaque jour, aussi longtemps que durera ma mission, à ce qu'on tienne cette ligne républicaine.
Le travail est encore en cours du ministère. Mais par contre, c'est évidemment important qu'on puisse aussi tenir cette ligne républicaine jusqu'au bout. Vous avez mis en garde contre l'introduction de la théorie du genre dans ce programme.
Est-ce que vous avez été entendu à ce jour ? D'abord, j'ai été entendu par les Français qui sont massivement opposés à ce que l'école devienne un lieu d'idéologie et de militantisme. Si on met chacun de nos enfants à l'école le matin, c'est pour qu'ils apprennent.
C'est que l'école leur apporte quelque chose qu'on ne peut pas forcément leur apporter en tant que parents. Mais il y a aussi, évidemment, la nécessité d'avoir un discours quand on voit ce qui se passe autour de nous, dans la société. Les violences sexuelles que peuvent subir les jeunes, les violences intrafamiliales, l'omniprésence des images et caractères pornographiques.
L'école a un rôle à jouer pour lutter contre ça. C'est d'ailleurs pour ça que j'avais défendu l'interdiction du téléphone portable, parce que je ne veux pas que ce soit dans la cour d'école, à 9 ou 10 ans, que nos gamins apprennent ce qu'est la sexualité. Donc de ce point de vue-là, je crois que j'ai été entendu et qu'on est nombreux à se retrouver sur cette position de bon sens.
Et sur cette question de l'éducation affective et sexuelle, on a pu constater vos divergences avec votre ministre de tutelle, Anne Jeunetay. Vous sembliez avoir des vues radicalement opposées. Est-ce qu'il n'est pas temps d'en finir avec le en même temps ?
On a vu des divergences également entre Bono Retailleau et Didier Migaud. Est-ce qu'il ne faut pas maintenant, est-ce que l'heure n'est pas d'arriver d'avoir un cap clair, de savoir où on va et d'arrêter avec cette eau tiède qui est le en même temps ? Qu'on ait des désaccords ou des différences en politique, c'est normal, c'est la nature du débat démocratique.
C'est normal qu'on puisse les exprimer. Et je trouve que c'est toujours une richesse. Ça c'est formidable, mais il y a un moment où il faut décider.
Après, effectivement, il faut décider. Et très clairement, ce que je vois aujourd'hui, c'est que la majorité des Français sont d'accord avec la ligne que j'ai portée. Vous souhaitez rester au gouvernement ?
Ce n'est pas une question de personne. Après, j'ai porté ma mission avec conviction, avec énergie, sur des sujets qui sont importants pour les Français. Si je peux la continuer dans un cadre qui le permet, avec un Premier ministre qui partage mes convictions, je le ferai avec plaisir.
Mais la question de personne est bien secondaire. C'était la grande interview d'Alexandre Portier. Merci beaucoup d'être venu sur le plateau de la matinale de CNews et d'Europe.
Un ministre délégué à la réussite scolaire et à l'enseignement professionnel. Bonne journée à vous. Merci beaucoup.
Alexandre Portier