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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 5 juillet 2021 23 min

Emmanuelle Wargon : "Nous avons besoin de continuer à adapter le pays aux grands changements"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

notre invité politique ce matin c'est emmanuelle wargon bonjour bonjour si beaucoup d'être avec nous munissent délégué chargé du logement on est ensemble pendant 20 minutes quand une interview en partenariat avec la presse quotidienne régionale bonjour pascal jalabert du groupe ebra les journaux régionaux de l'est de la france on commence évidemment emmanuelle wargon par la crise sanitaire et olivier veyrat qui a une nouvelle fois tiré la sonnette d'alarmé hier soir il dit qu'une nouvelle vague pourrait arriver d'ici la fin juillet du ovarian delta due aussi à la vaccination qui marque un peu le pas léger ferrand qui demande aux français d'aller se faire vacciner le gouvernement qui répète que la vaccination c'est le meilleur moyen de lutter contre le virus est contre ce variant du coup pourquoi attendre encore pour rendre la vaccination obligatoire pour les soignants puisque c'est la voix qui semble être choisi par le gouvernement nous pensons que les soignants nous avons besoin qu'ils soient vaccinés est ce que disait olivier ferrand à solidays hier je crois c'est que ça n'est pas les montrer du doigt c'est simplement leur demander d'aller au bout de l'engagement qu'il porte pour leurs patients et donc cette question de la vaccination obligatoire des soignants va être mise en débat y compris mise en débat législatif puisque vous savez nous sommes au sénat qu'il faut une loi pour ça en attendant l'important c'est d'avoir le plus grand nombre de français soignants et non soignants qui vont se faire vacciner mais s'il est là qu est ce qu il faut le faire avant l'été vic si on écoute olivier ferrand le temps presse il parle lui mais la discussion elle va avoir lieu dans les jours qui viennent vous savez que le premier ministre a écrit à toutes les forces politiques pour leur demander une réponse d'ici demain il me semble donc nous ne perdons aucun temps une fois que nous aurons une réponse ça permettra d'envisager un texte est d'aller le plus vite possible en respectant le fait qu'il y ait un calendrier parlementaire et des assemblées à faire délibérer messaouda avant la paix et je crois qu'effectivement l'idée c'est de le faire vite mais au delà de ça c'est de nouveau un appel à la vaccination toutes catégories de population confondues nous avons les doses le système de vaccination s'adapte le plus possible maintenant il sera possible d'avoir sa deuxième dose sur son lieu de vacances et pas dans le même centre de vaccination que là on a fait la première dose c'est vraiment le meilleur moyen de se protéger soi-même et de protéger les autres et c'est tout le sud j'ai de l'individu et du collectif on se vaccine pour soi mais même si on n'est pas inquiet pour soi même parce que jeune parce que en bonne santé on se vaccine pour les autres pour ne pas propager le virus quand vous parlez des soignants mais le premier ministre dit pourquoi pas l'élargir à d'autres catégories en contact avec le public ou d'autres personnes faut-il aller faudra-t-il peut-être aller au delà des soignants puisqu'on est très loin des 90 % de l'immunité à l'heure et qui pour moi la question de l'obligation c'est vraiment celle des soignants ne serait ce que parce que des soignants ont déjà des obligations de vaccination vous savez que pour être soignants ils vont être vaccinés contre l'hépatite b donc pour moi la question de l'obligation elle se concentre sur les soignants mais quand on s'est entendus hier françois bayrou qui est votre allié 1 et qui dit j'ai toujours pensé que ça finirait par la décision collective de rendre la vaccination obligatoire est-ce qu'il n'a pas raison est ce que vous n'êtes pas en train de reculer une décision qui de toute manière sera inéluctable c'est naturel d'avoir un débat est d'avoir un débat politique sur des choses fondamentales de ce type on est passé de l'incitation à la vaccination de la course pour avoir suffisamment de doses pour pouvoir proposer à tous ceux qui souhaitent se faire vacciner l'accès au vaccin maintenant cette question est derrière nous c'est aussi un exploit collectif un exploit des laboratoires en exploit scientifique en exploite organisation maintenant on en est à la sensibilisation et la question des soignants peut-être qu'il y aura plusieurs étapes mais aujourd'hui pour l'après midi françois bien méchant comment tout ça va finir par ailleurs c'est difficile de faire des projections à moyen terme sur comment l'épidémie va se comporter on va parler de la question des réformes dans ce contexte vous êtes favorables voient une réforme des retraites vous l'avez dit vous disiez hier qu'elle nécessite une forme de consensus or ce consensus pour le moment il n'est pas là vous entendez les organisations syndicales vous entendez la majorité des partis politiques est ce que ça veut dire que cette réforme elle ne se fera pas dans les semaines dans les mois qui viennent moi ce qui me frappe c'est aussi la prise de conscience des français parce que consensus à veut pas forcément dire uniquement consensus avec les organisations représentatives ça veut aussi dire qu'est ce que pensent les français et les français le savent très bien qu'il va falloir rééquilibrer notre régime de retraites et qu'à un moment il va falloir sortir du système dans lequel on a toujours moins d'actifs qui cotisent pour toujours plus de retraités qui sont financés par notre système de répartition donc pour moi le consensus c'est une c'est une notion large qui concerne évidemment les partis politiques toutes les parties prenantes mais aussi les français eux mêmes et moi je pense que le pays en fait est assez mûr pour ce sujet parce que il le comprend très bien ne prendriez vous pas un risque à réformer dès la rentrée alors qu'on est en pleine relance si le pays est bloqué est ce que vous n'avez pas casser la dynamique les premiers chiffres sont plutôt corrects voilà si le pays est bloqué les commerçants la consommation ont fait ça en risque énorme ce qui est sûr c'est que l'activité économique se porte de nouveau bien la relance fonctionnent et des derniers chiffres de l'insee montrent que nous aurons atteint nous aurons retrouvé notre niveau de production et d'activité d'avant crise à la fin de cette année ça c'est vraiment très satisfaisant c'est lié au plan de relance au plan d'investissement après nous avons besoin de continuer à adapter le pays aux grands changements qui se prépare on a parlé des retraites il ya évidemment les questions de la dette publique et la question de la solidarité entre les générations et puis la question qui m'anime qui est la question climatique et sur tous ces sujets il ya une forme d'urgence une forme d'urgence à agir pour nous protéger pour nous protéger des grands risques qui nous menace pour nous adapter à l'évolution du monde ceci doit pouvoir être fait dans le calme dans l'apaisement dans l'explication donc ya pas forcément d'opposition entre transformer et prendre des risques on doit pouvoir y arriver en expliquant en débattant ça a été un certain nombre de sujets les ordonnances travail doit être fait qu'on sait gérer phalange sur les ordonnances travail tout le monde nous avait dit quand les ordonnances travail sont sortis vous allez mettre le pays à feu et à sang elles sont sorties les ordonnances travail et finalement 1 le chômage continue à baisser il a très peu monté pendant la période de la crise et 2 finalement tout ceci a été accepté donc ça dépend du débat ça dépend de notre capacité à apporter ces sujets ça dépend évidemment de l'évolution de l'épidémie et après de toute façon la question vous me posez elle est apposée au président de la république puisque ce sera son choix que vous avez bien un avis sur la question d'autres l'ont exprimé cet avis pour vous est ce que cette réforme des retraites le débat doit être engagée à la rentrée ou pas où et pour moi il est un président qui est passible d'engager le débat à la rentrée et de créer cette forme de consensus large juste un dernier mot là dessus et bruno le maire hier il disait que les effectifs avait une part de responsabilité dans l'échec de la précédente réforme en 2019 il disait notamment on n'a peut-être pas bien su expliquer il y avait un manque de lisibilité et la raison vous êtes d'accord avec cela complique et je pense que c'est une c'était pardon une réforme extrêmement compliquée qui mélangeait beaucoup de choses et qui en plus se dérouler sur une période extrêmement longue et on arrivait mal je le sais parce que j'ai défendu cette réforme à l'époque a expliqué simplement à vous à moi ça va changer quoi ma pension ressemblera à quoi donc peut-être qu'il faut être sur un système un peu plus restreint que c'était normes refondations que nous avions envisagé et que nous avions du mal à rendre concrètes dont concrètement si c'est restreint ça veut dire on se concentre sur l'équilibré du système à savoir sur les paramètres et on abandonne la grande réforme forcément on peut avoir des choses intermédiaires et des questions d'universalité à la question du minimum vieillesse et des petites retraites donc pas forcément mais on va pas faire le débat avant le départ mais ça veut dire qu'il faut pas faire la même réforme pour vous c'est ça que dit la réforme à l'identique je pense que ce serait difficile de la reprendre à l'identique on va parler de vos dossiers du dos et des logements et notamment du logement en outre-mer puisque on en parlait tout à l'heure avec la sénatrice micheline jacques de saint barthélemy puisqu'un rapport qui a été rendu au sénat la semaine dernière assez alarmant sur l'état du logement social en outre-mer plusieurs chiffres déjà 80% des habitants d outre-mer sont éligibles à un logement social ils sont seulement 15% à habiter dans un logement social il que 20% de logements sociaux en outre-mer l'objectif de construction de dix mille logements par an n'a pas été attaqué ce que vous dites face à ces chiffres est ce qu'il ya une défaillance de la part de l'état alors je suis globalement assez en phase avec les conclusions du rapport sénatorial et du coup je voudrais saluer la mission puisque je pense qu'elle a fait un travail important en profondeur il se trouve que j'étais à la réunion la semaine dernière trois jours précisément pour prendre connaissance vraiment de la situation du logement à la réunion qui n'est pas la situation du logement en outre-mer parce que chaque outre-mer et spécifique mais enfin c'est quand même significatif et je partage les conclusions notamment sur un point qui est la territorialisation parce que ça m'a beaucoup frappé nous avons un plan logement outre-mer qui est partagé entre le ministère des outre-mer et le ministère du logement qui est en fait un cadre général qui pose des grandes lignes mais ce cadre ne suffit pas il faut vraiment que territoire par territoire il ya eu une interprétation collective de ce que ça veut dire et la création d'une vraie feuille de route opérationnelle pourrait plus concrète à la réunion ce qui manque c'est des petits logements très sociaux c'est pas tous les segments du logement social ce sont les logements sociaux qui coûte le moins cher les logements très sociaux parce que le prix du logement est très chère à la réunion et les logements de petite surface parce qu'il ya moins de grandes familles parce qu'il ya des personnes âgées isolées qui commence à avoir besoin d'un logement parce qu'il ya des personnes qui sont actuellement dans des structures d'hébergement ou à la rue qui n'arrive pas à voir avec ces relogements fabra pour plein de raisons une fois qu'on a dit ça ça veut dire qu'il faut se donner ça comme objectif opérationnel à la réunion plutôt produire ce type de logements sociaux il ya vingt-quatre communes est la réunion donc la négociation elle peut quasiment se faire commune par commune pour savoir comment est ce que tout ça ça s'organise donc le l'ancrage beaucoup plus opérationnelles de ce plan est nécessaire moi j'en suis revenu avec la conclusion que au moins pour la réunion c'est principalement une question de moyens d'état ne serait ce que parce que la nba ligne budgétaire qui porte les crédits budgétaires du logement outre-mer a été ré abondé à la réunion l'année dernière et que par ailleurs elle est pas toujours consommé à l'échelle est capable dans cette ligne budgétaire elle a baissé dans l'ensemble les passé de 270 millions il y a dix ans à 220 millions aujourd'hui est ce qu avait trait à bond est juste mais moi je suis absolument convaincu que quand on a des projets on sait les financer et concerts et abondé bien sûr les crédits d'hébergement d'urgence qui sont les crédits de mon ministère france entière quand on a des besoins supplémentaires ont négocié avec bercy et on trouve des solutions pourrait abonder bref vous êtes hors à mettre plus si les outre-mers vous le droit je suis prête à mettre plus avec sébastien lecornu bien sûr puisque c'est lui qui est responsable de cette ligne budgétaire mais je suis prête à me battre avec lui pour avoir des crédits supplémentaires mais je ne suis pas sûr que ce soit principalement une question de crédits d'état c'est une question de capacité à fédérer pour que des projets sortent de terre et puis à la réunion ce qui était très frappant c'est qu'il ya beaucoup de projets validés donc de construction de logements sociaux sur lesquels il ya eu un accord de tout le monde la mairie le bailleur social l'état qui a dit ok je finance et trois ans après ça a pas commencé et n'a pas commencé parce que bas le permis a pas été délivré parce qu'il ya une difficulté parce que les entreprises en les appels d'offres ont été infructueux enfin pour plein de raisons techniques justement que j'ai juste la traîne pour finir sur la territorialisation puisque vous nous dites oui je suis d'accord avec le sénat il faut une territorialisation est ce que pour que ça aille plus vite vous allez porter cette question dès la loi de décentralisation qui arrive au sénat mercredi je ne crois pas qu'on soit prêt pour la loi de décentralisation qui arrive dans trois jours puis par ailleurs c'est un travail encore une fois à faire avec le ministère des outre-mer je vois mon collègue la semaine prochaine pour en parler mais ensuite on n'a pas forcément besoin d'un texte législatif le simple fait de dire on se on se donne quelques lignes directrices très très opérationnelle pour les deux années qui viennent territoire par territoire avec des indicateurs plus précis on les suit peut-être que ça suffit qu'on n'a pas besoin d'un chantier législatif important comment vous expliquez que des français on va dire entre liam et aisée pour cette les logements des logements rohmer et sont poussés à investir à notre mère moyens la défiscalisation que ça ne produisent pas d'effets sur place alors il y a quand même un parc privé et qui est financée voilà par ces outils de défiscalisation de français d outre-mer ou ou de la métropole il faut vérifier que ce parc répond aux besoins vraiment et ça fait partie de ce travail de territorialisation kit ajusté après pour que la défiscalisation incita de la production qui soit vraiment utile et puis après on a une deuxième difficulté en outre-mer que j'ai mieux compris en allant sur place qui est la détérioration rapide du parc parce que pour des raisons météo climatique etc et aussi parce qu'on n'a pas forcément construit comme on construirait aujourd'hui on a des bâtiments qui sont pas si vieux 20 ans 30 ans et qu'il faut complètement réhabilité et qu'on a deux sur lesquels on a financé la construction à un moment et maintenant il va falloir financer la rénovation donc ça pose aussi des questions sur quelle construction il ya aussi le problème des logements vacants il ya beaucoup de logements vacants dans les outre-mer dans la loi égalité réelle pour les outre-mer en 2017 il ya une taxe sur les logements vacants qui a été voté sauf qu'elle n'est pas appliquée est ce que vous allez faire en sorte qu'elle soit appliquée cette valeur j'ai été interpellé par les parlementaires là bas j'ai interpellé on a eu cette discussion puisque j'ai évidemment eu un échange avec eux et je me suis engagé à regarder exactement donc je suis rentré vendredi donc j'ai pas encore la réponse est aujourd'hui mais on va regarder vous allez réfléchir il ya une autre demande des sénateurs s'est d assises d assises du logement dans les outre-mer est ce que ça vous êtes prêtes à les organiser ces assises pour moi ça va avec la territorialisation parce que je suis pas sûr qu'il faille faire une grande démarche générale sur les outre-mer pour moi chaque territoire ou ultramarins à ses propres besoins et donc cette idée de territorialisation et de feuille de route moi j'ai souhaité que le préfet produisent un projet de feuille de route et le partage dans une réunion formelle très collective à la rentrée avec tous les acteurs parce que ça n'a pas de sens d'avoir une feuille de route et à il faut avoir une feuille de route pour le territoire de la réunion donc avec la présidente du conseil régional au président du conseil départemental les maires les bailleurs etc on va parler d'eux loi sru la loi solidarité renouvellement urbain c'est la loi qui impose des quotas de logements sociaux aux communes cette fois elle expire en 2025 vous avez dit que vous allez travailler sur cette question dans la loi décentralisation qui arrive mercredi au sénat concrètement qu'est ce qui va se passer à ce que vous allez la prolonger encore où est ce que cette loi va devenir pérenne alors ça c'est près puisque ça arrive et ça sera discuté d'ici la fin de la semaine en première lecture au sénat nous rendons facile sénat le vote nous rendrons la loi sru permanente c'est à dire que tant qu'une commune n'a pas atteint 20 ou 25 % de logements sociaux la mécanique de la loi sru continuent mais nous la contractualisant beaucoup plus et donc je crois que nous avons trouvé un point d'équilibré entre une obligation que nous réaffirmons et le fait que les trajectoires pour atteindre cette obligation seront plus souples et plus contractualiser aux bons ingénieurs et dans les airs maires et préfets très concrètement la loi sru dit vous devriez avoir tant de logements sociaux dans telle commune vous n'y êtes pas donc vous devez rattraper l'écart il ya une formule de calcul pour rattraper l'écart et plus on se rapproche de la date limite qui est 2025 plus la formule de calcul est dure et elle n'est pas négociable demain l'écart de base à rattraper par période de trois ans ce sera un tiers mais ce sera modulable c'est à dire si une commune dit moi je peux pas rattraper un tiers de mon écart en trois ans c'est trop difficile on pourra réduire à un quart voire réduire encore plus si on est dans une démarche intercommunale donc il ya une marge de négociation ce qui veut dire qu'il ya une marge de grisant comme une commune par commune entre le préfet et le maire une marche de prise en compte de la réalité on retravaille aussi les exemptions dans un certain nombre de cas des communes demandent à être exemptés pour différentes raisons donc on réécrit un peu la base des exemptions pour qu'elle soit plus adapté à la réalité et donc l'obligation reste et je pense que c'est important on a besoin de logements sociaux partout et notamment on a besoin de bien répartir le logement social sur le territoire mais avec des facultés des assouplissements une capacité à tenir compte de la réelle et et qui sera plus forte qu'aujourd'hui où les outils actuels le permettent mais justement y at il vraiment besoin du logement social partout ne faut-il pas plutôt mener une politique hyper décentralisée hyper localiser on sait très bien qu'il ya des communes qui en veulent pas qu'ils n'ont pas un client de te fait qu'ils n'ont pas la population pour ça donc pourquoi une loi qui contraignent tout le monde d'accord en fait le logement social c'est potentiellement le logement des classes moyennes parce que vous disiez que en outre-mer 80 % des ménages sont éligibles au logement social en métropole ça doit être 65 ou 70 % logement social c'est pas la représentation des logements de mauvaise qualité dans des grands ensembles et ses rivaux deux cas le logement social aujourd'hui ce sont des petits immeubles le logement social aujourd'hui ce sont une partie de programme immobilier quand vous regardez un programme neuf qui se construit parfois c'est impossible et c'est très bien de dire quelle est la tranche en logement social et qu'elle est la tranche qui ne l'est pas donc le logement social c'est juste du logement à prix régulés pour les classes moyennes y compris ce qu'on appelle les travailleurs clé les infirmières les aides soignantes les caissières et c'est à tous ces gens qui ont besoin d'habiter pas trop loin de là où ils travaillent et on s'est rendu compte pendant le premier confinement à quel point ces travailleurs étaient essentiels à notre vie collective donc la loi sru l'imposent du logement social en gros dans les grandes villes dans les villes moyennes dans les métropoles là où il ya de l'activité économique est là où il ya besoin d'avoir des personnes qui travaillent et qui n'ont pas à faire une heure et demie de transport aller et retour pour aller travailler donc le besoin il existe partout après il ya beaucoup de formes de logement social il n'y a pas de raison de stigmatiser le logement social donc je suis convaincu qu'il faut garder cette obligation c'est grâce à cette obligation qu'on en a construit la loi sru elle date de 2000 on a construit 1,8 million de logements sociaux depuis dont la moitié dans des communes soumises à cette obligation sinon on concentre et la concentration cpv des communes qui ont 40 % de logements sociaux alors que justement ce à ceux à ce sujet on voudrait vous faire lire ce que disait hier olivier capitanio vous êtes élu vous du val de marne c'est le nouveau président du conseil je les supplie conseil régional a au titre du val de marne mais pas de vol avait été tête de liste dans le val d'hérens le nouveau président du conseil départemental il dit justement que il veut changer la politique de logement etc l'une de ses premières décisions sera d'arrêter de financer la construction de logements sociaux dans les villes qui en compte déjà plus de 40 % et de réaffecter ces crédits aux communes car en c est ce qu il a raison alors moi la partie de la phrase qui m'intéresse le plus c'est la réaffectation comme une carence et parce que j'ai eu beaucoup de discussions avec les maires du val de marne j'en ai d'ailleurs eu avec les maires du val d'oise et maire des yvelines et en dehors de la région ile de france j'ai reçu physiquement ou par visio beaucoup de délégations de mer pour bien comprendre et un certain nombre de ces mères disent on n'est pas contre le logement social simplement parfois c'est difficile on sait pas très bien comment boucler les opérations on a beaucoup de contraintes donc moi la partie qui m'intéresse dans ce qu'il dit c'est on va aider les communes carences et à développer des programmes de logements sociaux parce que dans certains cas on est plutôt dans une situation de blocage après ils ont appelé la réaffectation nadia et nous avons signé une lettre au préfet il ya quelques semaines pour leur dire d'arrêter de financer des programmes de logements très sociaux dans les communes qui sont je crois qu'on avait dit au dessus de 35 % donc moi je ne suis pas contre un arrêt systématique parce que dans le logement social vous avez des logements étudiants vous avez des résidences vieillesse vous avez des logements intermédiaires et beaucoup de types de logements n'y a pas de raison d'avoir une règle en dur mais en gros dire quand on a déjà 35 ou 40 % de logements sociaux dans ce cas là on fait attention à la diversification sur n'en produit plus très bien et pour vous c'est 35 ou 40 parce que valérie pécresse par exemple dans le parisien vendredi est là disait qu'ils font un plafond à 30% mais les logements ce sujet valérie pécresse elle a divisé par plus de deux le budget du logement et du logement social à la région ile de france dans sa dernière mandature elle est passée de 100 millions à 40 millions donc elle parle surtout son bouclier mais en réalité ce qu'elle a fait c'est qu'elle a désarmé la possibilité de la région de financer des plans de en trente pour tout le sujet ce n'est pas tant le plafond qui est un sujet très symbolique qui va toucher très peu de communes que la capacité à faire là où il ya besoin alors juste question politique déterminée emmanuel macron pascal oui donc le président un maquereau et puis son entourage ont constaté quand même l'échec aux dernières régionales font-ils restructurer le parti républicain marche ou alors qu'on me dit françois bayrou créer un grand mouvement différend pourrait au mandat éventuelles d'abord on a besoin de plus d'ancrage local c'est clairement ça qu'on ressent parce que il ya un côté poule et l'oeuf dans ces élections pour pouvoir être crédible vis-à-vis des électeurs il faut que les électeurs vous connaissent vous reconnaissent vous ai vu à l'oeuvre y compris dans des fonctions d'opposition et ce sont nos militants qui avait été candidat aux élections municipales qui sont candidats au départemental qui progressivement créé cet ancrage et du coup nous avons besoin à la république en marche un territoire de progrès dont je fais partie d'avoir des militants qui sont vraiment sur le terrain le fait de faire une campagne dématérialisée ça n'a pas aidé non plus puisque pendant toute une période c'était difficile elle à la rencontre des électeurs après nous avons un socle politique et un programme politique un projet politique qui est large en gros aux valeurs républicaines de droite modérée et de gauche modérée et il faut que les partis qui porte sa pour le président trouve la manière de le faire de façon unifiée et fluide alors est-ce qu'il faut un grand parti plusieurs des sensibilités ça tout ça ça va se discuter et vous dans les différentes sensibilités vous parler de territoires de progrès moi je fais du rallye temps le progrès c'est un peu la lgo chante absolument capturer delà de la majorité il y aura un congrès ce week-end vous êtes candidat pour la tête de nouriture tracé pour prendre des responsabilités dans territoire de progrès je suis il est intéressé par la présidence le congrès de ce week-end c'est juste un congrès statutaire qui définit les statuts donc chaque chose en son temps en tout cas je suis intéressé pour m'y investir et y prendre des responsabilités c'est vraiment ma famille politique c'est celle à laquelle je crois c'est celle qui est bien représentée par le président de la république et par son bilan social et qui n'est représentée par aucune autre force politique parce que le ps est là représente plus et c'est assez entendre cette aile gauche vous avez l'impression en effet on essaye mais voilà chaque fois plus cher parent c'est pas forcément qu'est ce qui est sûr c'est que le bilan social du président il n'est pas suffisamment connus et défendu il existe moi je considère que le bilan social du président est meilleur que le bilan social de la mandature hollande merci vous remercie manuel wargon d'avoir été notre invité merci pascal [Musique]

Emmanuelle Wargon : "Nous avons besoin de continuer à adapter le pays aux grands changements" — Michel Savin · Pourquijevote