LE GOUVERNEMENT SACRIFIE LES FONCTIONNAIRES ET CONDAMNE LES SERVICES PUBLICS
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
le gouvernement a engagé un plan de lutte contre l'absentéisme vous avez abandonné brutalisé asphyxié monsieur le ministre c'est que vous détestez les fonctionnaire c'est ça la réalité ce dénigrement dans un contexte néolibéral il est le le produit d'une école de pensée qu'on appelle encore aujourd'hui le nouveau management public PL oui c'est une urgence pour nos finances car l'absentéisme coûte 15 milliards d'euros par an prendre ça en retour comme si nous étions qu'une variable d'ajustement monétaire c'est mettre en danger la population et manquer de respect toute la communauté soignante c'est la multiplication de ces injonctions contradictoires qui font souffrir les personnes dans leur travail et qui permettent aussi ensuite de toujours les accuser de ne pas avoir bien fait près de 4000 postes vacants d'enseignants dans l'éducation nationale en France des images absolument surréalistes les couloirs des urgences totalement encombré par des brancards on n pas de bureau ça assez compliqué quand il pleut il pleut à l'intérieur des locaux il y a une expression qui est revenue très souvent c'est on est à l'os on est à l'os et on sait pas ce qui va se passer si on nous demande encore de consommer moins de ressources d'avoir moins de personnel et cetera nous stoppons toute discussion avec les instances administratives quant aux restrictions budgétaires qui sont imposées à l'hôpital depuis maintenant plus de 10 ans cette mobilisation est née d'un d'un suicide d'un collègue et c'est cela qui a fait prendre conscience que ça pouvait plus continuer on a aussi besoin de rouvrir un débat national sur le fait que la dépense publque c'est pas que de la dépense c'est la réponse à des besoins fondamentaux de la population je suis claireercier je suis directrice de recherche en histoire au CNRS et avec deux collègues sociologues et politiste Julie Gervet et Willy Peltier on a écrit un livre qui s'appelle la haine des fonctionnaires et qui du coup raisonne bien avec l'actualité à la fois c'est l'éternel retour des polémiques sur les fonctionnaires faénéants avec l'appellation absentéisme comme si ma pancarte je suis pour les absences c'est vraiment super en même temps j'ai l'impression pour une fois de voir un traitement médiatique un peu plus équilibré de voir absentéisme parfois mis entre guillemets et de voir des médias pas seulement les plus engagés à gauche se demander sérieusement pourquoi il y aurait eu un tel accroissement des jours de congé maladie dans le public depuis une dizaine [Musique] d'années alors en fait les insultes vers les fonctionnaires elles ont une longue histoire on dit dans le livre il y a la chanson mon légionnaire il y a jamais eu la chanson Mon fonctionnaire et autant on aime souvent aimer les profs les infirmières ou les flics selon les familles autant on aime souvent détester les fonctionnaires et en fait c'est aussi ancien que le mot fonctionnaire lui-même qui date en gros du 19e siècle et dès le départ on a cette caricature ce qu'on a appelé à l'époque les ronds de cuir les ronds de cuir c'est quelque chose qu'on met sous les fesses et l'image des fesses du fonctionnaire qui creuse sa chaise on la retrouve dans les caricatures du 19e siècle jusqu'à coluches ou des ProGES ce que ça montre dès le départ c'est une sorte de confusion entre les gens qu'on aime détester qui sont en fait des gens dans les bureaux qui conçoivent des formulaires qu'on auquels on comprend rien qu'on a du mal à remplir qui sont sûrement des personnes très énervantes quand on a du mal à remplir les fonctionnaires mais qui sont extrêmement peu nombreux aujourd'hui comme au 19e siècle et puis l'ensemble des je qui rendent les services publics qui dans les gros bataillons au 19e siècle c'était les postiers les instituteurs qui ne passaient pas exactement leur journée assis sur leur chaise comme aujourd'hui c'est le cas des gros bataillant du service public donc il y a une critique très ancienne des fonctionnaires comme féant qui qui a toujours été absurde en fait sur la grosse masse des fonctionnaires mais qui se répand parce que quand on sait pas trop sur quoi faire de l'humour c'est toujours pratique en revanche ce qui est nouveau ces dernières décennies c'est la version plus néolibérale de cette critique qu'on pourrait résumer en disant que quelqu'un payé par l'État ne pourra jamais aussi bien travailler que quelqu'un payé par une entreprise c'est un peu bizarre quand on regarde cette équivalence générale si je suis un employé de l'État pourquoi je serai plus paresseux en fait ce dénigrement dans un contexte néolibéral il est le le produit d'une école de pensée qu'on appelle encore aujourd'hui le nouveau management public new public management en anglais c'est plus chic qui qui n'est plus très new puisqu'elle date des années 1970 en gros dans ses développements universitaires et qui a complètement infusé la formation de nos élites notamment de nos élites administratives et quand je dis nos c'est en fait dans tous les pays pas juste en France euh depuis les années 80- 90 ce qui fait qu'aujourd'hui l'ensemble des gens qui dirigent les administrations les services publics ont été formés dans les grandes écoles de formation de hauts fonctionnaires à cette idéologie et cette idéologie elle insiste sur l'idée que tout ce qui vient de l'État tout ce qui a le statut de fonctionnaire serait un peu intrinsèquement trop rigide trop hiérarchique et qu'en s'inspirant des manières de manager qui ont cours en entreprise on obtiendrait plus de souplesse qui est une des grandes valeurs du néolibéralisme alors au départ il y avait éventuellement du vrai dans cette critique en tout cas elle a trouvé des alliés à gauche ce qu'on a bien oublié aujourd'hui notamment dans des associations d'usagers et d'usagère des différents services publics qui se plaignaient de leur côté trop hiérarchique mal communiquant méprisant au guichet et ainsi de suite et donc qui qui demandaient des services publics plus finalement inscrits dans la réalité actuelle dans les relations avec les usagers usagères sauf que ça n'est pas du tout ce qui s'est passé avec le nouveau management public en pratique ce que montrre toutes les études de terrain que ce soit sur l'hôpital sur l'enseignement supérieur sur la gestion des forêts ou tout autre secteur des services publics c'est que l'application de ces nouvelles méthodes de management inspiré des entreprises elle a rajouté des couches de bureaucratie via ce qu'on appelle pour faire là aussi nouveau le reporting c'est-à-dire le fait de remplir en permanence des tableaux pour dire ce qu'on a fait pour permettre au chef de vérifier qu'on a tout bien fait et cette bureaucratisation par le reporting elle va de paire avec euh une plus grande violence des rapports hiérarchiques en fait le nouveau management public il a aussi beaucoup tenté d'instaurer plus d'évaluation par les chefs directs par le biais et on retrouve ça dans les propositions casbariant actuellement de l'idée de moins de grille moins d'avancement prévisible plus d'évaluation au mérite toutes ces propositions là elles vise finalement à donner plus de pouvoir à mon chef ou ma chef directe sur ma carrière ça veut dire en fait plus de hiérarchie plus de risque de tentation de lègebotisme de favoritisme de [Musique] discrimination au moment où on enregistre on est au lendemain d'un mouvement social dans les hôpitaux qui n'est à priori pas prêt de s'éteindre et qui collisionne bizarrement avec la la discussion sur les absences parce que la fonction publique hospitalière a beaucoup plus d'absence que d'autres parties de la fonction publique pourquoi parce que les soignants sont malades sont malades souffrent dans leur corps et on le voyait déjà dans les statistiques de d'avant le covid de la fin des années 2010 qui sont assez incroyables à ce moment-là au moment du départ à la retraite des infirmières et des aides soignantes on avait 20 % des infirmières 30 % des aides soignantes qui étaient reconnu en situation d'incapacité au travail de par des problèmes parfois psychologiques mais surtout physiques conséquence du port de charge mais aussi des horaires décalés et des sous-effectifs qui font que bien souvent ne comptent pas leurs heures pas toujours rémunéré et une des conséquences assez dingues c'est que et là encore on est avant le les souffrances liées au covid avant la poursuite des fermetures de de l' d'hoppitaux dans les années 2010 on avait déjà mesuré que l'espérance de vie des infirmières était de 7 ans inférieure à celle des femmes françaises et on le sait souvent les personnes moins diplômées ont des espérances de vie plus V plus basse que d'autres mais les infirrieurs sont tout à fait diplômés et parmi les personnes de leur niveau de diplôme elles ont une espérance de vie vraiment très basse on observe aussi que les infirmières quittent en masse l'hôpital public dès qu'elles le peuvent pour travailler en libéral par exemple où les contraintes sont sont un peu moins fortes et alors même que beaucoup avaient cette vocation de travailler à l'hôpital public ce qui se passe dans les hôpitaux publics c'est à la fois de de terribles sous-effectifs des fermetur partielle qu'on voit de plus en plus aux urgences et pas seulement l'été et puis des des terribles injonctions contradictoires qui font que même lorsqu'on ne souffre pas directement dans son corps on souffre dans sa tête dans sa vocation et en voyant les gens souffrir devant soi par exemple lorsque un chirurgien viscéral on l'évoque dans notre précédent livre se voir reprocher de ne pas faire assez les opérations qui rapportent c'est l'hôpital public comme les hernies euh et de plutôt se concentrer sur d'autres opérations c'est une scène vécue observée par un sociologue c'est lié à ce qu'on appelle la tarification à l'activité qui a été mise en place à l'hôpital dans les années 2000 et qui vise à faire semblant d'être une clinique sachant que les hôpitaux ne sont pas des cliniques ne vont pas faire faillite de toute façon mais on leur demande de faire leur compte comme s'ils étaient des clinique le problème et ce qui fait que l'injonction est contradictoire c'est que l'hôpital il n'est pas là pour gagner l'argent pour ses actionnaires sinon la vie serait simple probablement difficile pour les patients mais on aurait un seul ensemble de contraintes or l'hôpital public il doit accueillir tout le monde notamment aux urgences il doit traiter les malades chroniques ce qui demande beaucoup plus de ressources et qui n'est pas fait par les cliniques si c'est un CHU il doit faire de la recherche la formation de nouveaux médecins donc il ne peut pas se concentrer uniquement sur ce qu'il rapporte et ce qui se passe avec les les réformes entre guillemets de de ces dernières décennies qu'on dont on dit que ces réformes sont en fait des massacres c'est la multiplication de ces de ces injonctions contradiictoire qui font souffrir les personnes dans leur travail et qui permettent aussi ensuite de toujours les accuser de ne pas avoir bienfait puisqu'elles ne peuvent pas avoir bien fait à la fois sur les objectifs de rentabilité et sur les objectifs de service public hein on le dit dans nos livres on a une sorte d'inversion de la culpabilité qui rappelle presque les les situations d'agression où l'agresseur va essayer à tout prix de dire que la victime l'avait bien cherché ou de faire que ce soit la victime qui est honte c'est ce que les sociologues appelle dans le contexte des services publics la mise en faillite des services publics ça consiste à les mettre en situation de mal faire leur travail en sous- effffectif ou en très faible ouverture de guichet ce qui va faire que les usagers vont se plaindre du service au guichet parce que ça n'est pas assez ouvert parce qu'il y a pas assez de personnes parce que c'est ce sont des personnes en service civique par exemple qui n'ont pas toutes les compétences nécessaires donc on va ouvrir très peu et très mal le guichet après on va dire les usagers se plaignent ferment totalement ce guichet ou externalisons ce service à une entreprise ou euh à un niveau plus large on va redécouper les services publics faire une sorte de de jeu de fusion acquisition euh de façon à créer des entités qui seront structurellement en déficit et qu'on pourra ensuite critiquer c'est l'histoire des trains euh puisqu'on a séparé la SNCF en beaucoup d'entités différentes alors il y a les trains qui vont vers l'étranger les Eurostar par exemple qui rapportent plus qui soit une société à part les trains régionaux sont maintenant séparés des TGV et des Intercités et puis il y a Réseau Ferré de France qui gère les rails bah les rails ne font pas payer directement les usagers donc les rails structurellement sont en déficit ce qui fait que les dirigeants et les personnels de Réseau ferré de France se font en permanence accusés de mal faire leur travail à à cause de ce déficit qui est qui est inscrit dans la manière même dont réseau feré de France a été [Musique] créé dans les rencontres autour de notre précédent livre qui nous ont donné envie d'écrire la haine des fonctionnaires il y a une expression qui est revenue très souvent sans que les personnes se soi je pense concerté aussi bien de la part de fonctionnaires de tous les différents services publics que de Mair de respons t de collectivité c'est on est à l'os on est à l'os et on sait pas ce qui va se passer si on nous demande encore de consommer moins de ressources d'avoir moins de personnel et cetera ce qui est en train de se passer avec les discussions budgétaires donc il y a ce sentiment d'effondrement qui existe à peu près dans tous les métiers du public évidemment on en est tous et toutes plus conscient par nous-mêmes ou par nos proches pour ce qui peut concerner l'hôpital ou l'école les deux plus grands service public en volume mais on a ce même sentiment d'effondrement qui se retrouve y compris dans les personnes dites en backofice donc qui ne voit jamais le public dans les caisses d'allocation familiales qui ont l'impression de ne plus du tout arriver à faire leur travail sans même parler des caisses d'assurance vieillesse ou avec la réforme des retraites et un nombre d'agents qui était déjà pas tout à fait suffisant pour faire tous les calculs de projection de retraite euh les caisses d'assurance viess n'arrivent plus euh à à répondre aux personnes qui demandent quand est-ce que je pourrais partir en retraite avec quel montant quelles sont mes différentes options à au point qu'on a des start-up privé qui se sont mis sur ce marché d'essayer de faire les calculs de retraite pour les gens évidemment moyen en finance donc il y a un vrai sentiment d'effondrement chez les agents et agentes de ces différents services publics qui tiennent souvent ces services publics avec les dents un douù leur épuisement physique mais ça ne tiendra pas éternellement sur le surdévouement la sur implication physique des agents on le voit dans les France services qui sont un palliatif à la fermeture de nombreux guissers qui sont certainement pas assez nombreuses qui n'ont certainement pas assez de compéten mais qui sont souvent très appréciés des usagers mais les rares premières études dont on dispose sur les maisons France servic elle soulligne que le personnel est très précaire très sous-payé en même temps très passionné par sa tâche très dévoué mais que le personnel va craquer à un moment donc il y a vraiment cette idée ça peut s'effondrer alors qu'est-ce qui se passe si ça s'effondre c'est une vraie discussion qu'on a eu avec mes coteurs et coauteries est-ce que les riches s'en sortirai quand même est-ce que les riches peuvent se passer de service public évidemment si les services publics s'effondrent ça va d'abord euh détruire la vie des plus vulnérables des plus malades d'entre nous des personnes les plus porteuses de handicap des personnes les plus pauvres qui ont le plus besoin de service public pour des choses tout à fait vitales en même temps c'est une absurdité de penser que les riches peuvent se passer de service public et c'est vraiment un point que les gouvernements devraient avoir en tête quand ils disent notre pays a trop de dépenses publiques il n'est pas attractif en fait notre pays est aussi attractif parce qu'il a plutôt des très bonnes infrastructures de transport plutôt un très bon système de santé très apprécié des personnes expatriées en France un certain nombre de service public comme ça que les riches utilisent aussi bien sûr les riches pour les opérations de routine vont se rendre dans des cliniques privées qui proposent des meilleures prestations hôtelières par exemple vont mettre leurs enfants à Stanislas qui incidemment est essentiellement financé par de l'argent public mais où les enseignants ne sont pas fonctionnaires strict sensu mais en fait c'est mêmes riches s'ils ont des maladies compliquées des accidents très graves vont aller au CHU parce que c'est là où on peut faire un quadruple pontage de la médecine de pointe une double greffe ou que sais-je encore et puis les infrastructures de transport par exemple sont surutilisés par les plus riches qui utilisent davantage les autoroutes qui utilisent davantage les TGV sans sans parler des avions ou même des jets privés qui en fait utilisent bah les tours de contrôle public donc personne n'a intérêt à un effondrement des services publics en réalité mais pour s'en rendre compte il faut mettre la conversation sur les besoins de service public au lieu de s'en tenir à des équivalences simples comme service public égal assistance au plus pauvres ben non les services public bénéficie à tout le monde aussi au plus riches ou et bien sûr les équivalences comme fonctionnaire fénéant pour sortir de ces équivalences le point c'est sans doute de se concentrer sur les besoins en service public c'est un appel qui a été lancé notamment par le collectif nos services publics dans son premier rapport l'an dernier suivi par un nouveau rapport sur d'autres thèmes à cette rentrée partir des besoins alors c'est pas facile de partir des besoins il s'agit pas de dire que par exemple les membres énarques de nos services publics détiennent la vérité sur nos besoins ce n'est d'ailleurs pas ce qu'il et elles disent par ti des besoins ça veut dire s'arrêter 2 minutes et réfléchir c'est ce qu'on dit dans notre propre livre ça veut dire organiser des conférences de besoins à une échelle sans doute assez locale parce que ces besoins ils sont aussi différents selon les territoires he la ruralité souffre d'un manque de service public les banlieux populaires souffrent aussi d'un manque de service public assez similaire en fait et les DomTom sont dans une situation encore bien pire mais les besoins exacts sont sont différents selon les territoires donc pourquoi pas essayer de se parler au niveau local entre les fonctionnaires les usagers via des associations des syndicats des collectifs les élus aussi et les élus locaux sont peut-être les personnes qui nous ont donné avec leur leur service une petite lueur d'espoir dont on rend compte dans dans notre livre on parle de de choses assez incroyables qui sont passées dans différentes municipalité en terme de création de nouveaux services publics pas seulement de défense de l'existant mais de création de nouveaux services publics qui peuvent répondre à des nouveaux besoins des populations exprimés aujourd'hui le besoin d'une meilleure alimentation par exemple des besoins en matière de santé de traitement de la dépendance ou du handicap qui était existant auparavant mais largement ignoré et auquels des municipalités peuvent répondre dans une certaine mesure on a aussi bien lu et rencontré des gens de Faux la Montagne dans la Creuse vraiment zone rurale que de grandes Saintes dans la banlue de d'unkererque une banlue populaire où dans les deux cas il y a une inventivité incroyable à grande sainte moi j'ai découvert par exemple le four à pizza municipal ça n'a l'air de rien en fait ça met la convivialité ça mutualise des dépenses d'énergie qui sont importantes c'est un petit truc mais c'est c'est intéressant est-ce que ça veut dire pour autant que on peut s'en sortir juste par le municipalisme aujourd'hui on voit bien que non puisque dans les débats sur le budget actuellement il est encore question de limiter le soutien de l'État au collectivités locale alors que les collectivités locales dans le même temps ont très peu d'impôts à leur disposition pour faire venir elles-même leur propres ressources donc dépendent de ces ressources de l'État donc ces projets municipaux qui ont ça de de vraiment intéressant qui sont gérés démocratiquement en lien avec des associations en lien avec les besoins réels de ces populations ils sont suspendus en fait à ces financement par le budget général de l'État ou par des appels à projet qui vont mettre une municipalité en concurrence avec l'autre ce qui fait que si grande sainte peut faire quelque chose benah une autre municipalité de de banlieu ne pourra pas donc on a besoin de discuter localement de ces besoins on a aussi besoin de rouvrir un débat national y compris à l'Assemblée sur le fait que la dépense publique c'est pas que de la dépense en fait c'est la réponse à des besoins fondamentaux de la population [Musique] [Musique]
Guillaume Kasbarian