"C'est quelques pourcents de baisse" : la Croix-Rouge du Finistère connait une baisse des dons
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 80 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 91 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Nicolas Georgiou, les Français donnent moins. Quelles conséquences pour les associations ?
- 0:21OuverteRéponse directe
Est-ce que vous aussi, vous constatez cette baisse des dons ?
- 0:50OuverteRéponse partielle
Cette baisse, est-ce qu'elle est minime ou importante ?
- 1:21OuverteRéponse directe
Est-ce que c'est parce que les gens donnent moins, ou alors c'est parce qu'il y a moins de donateurs ?
- 1:57OuverteRéponse directe
Est-ce que c'est les petites sommes qui font un petit peu les grandes rivières ou pas ?
- 2:22OuverteRéponse directe
Est-ce que cette baisse des dons a une conséquence sur vos activités ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:05PrésentateurChiffre
« Les dons des Français reculent de 18 euros cette année. »
- 0:23InvitéFait
« on le voit effectivement, à une moindre mesure en tout cas »
- 0:58InvitéChiffre
« à l'échelle nationale, c'est environ quelques pourcents, effectivement, de baisse »
- 2:10InvitéFait
« on a beaucoup de petits dons »
- 2:12InvitéFait
« même un euro, c'est important aussi pour notre association »
- 3:34PrésentateurChiffre
« une personne sur cinq qui a fait appel à la solidarité pendant les douze derniers mois »
- 5:13InvitéChiffre
« On est aujourd'hui aux alentours de plus de 1000 bénévoles à l'échelle du département, 78 000 bénévoles à l'échelle de la France. »
Temps de parole
- Invité69 %
- Présentateur30 %
≈ 1,7 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Nicolas Georgiou, les Français donnent moins. Quelles conséquences pour les associations ? Les dons des Français reculent de 18 euros cette année. Résultat dévoilé par l'Observatoire des Générosités, étude que vous dévoile ce matin à votre radio, ici en exclusivité. Hugo David, bonjour. Bonjour. Vous êtes responsable de la Croix-Rouge du Finistère. Est-ce que vous aussi, vous constatez cette baisse des dons ?
Alors, on le voit effectivement, à une moindre mesure en tout cas, puisque, étonnamment, en tout cas, les Français restent aussi très généreux avec notre association, avec la Croix-Rouge française, et on le voit notamment pendant nos journées nationales qui ont lieu chaque année, à un moment où on va justement à la rencontre du grand public pour expliquer nos actions, les expliquer, les montrer également, parce qu'on forme aussi pendant ce moment-là, et permettre aussi de collecter des dons auprès du grand public.
Alors, cette baisse, est-ce qu'elle est minime ?
Est
-ce qu'elle est importante ou pas ? Est-ce qu'on arrive un petit peu à la mesurer ?
À l'échelle de la France, en tout cas pour la Croix-Rouge française, à l'échelle nationale, c'est environ quelques pourcents, effectivement, de baisse, mais en tout cas aussi à l'échelle locale, on le voit, on le ressent, qu'il y
a
effectivement une diminution des dons, qui, en tout cas, peut impacter aussi nos activités, puisque, bah, on est une association, et on vit notamment des dons du grand public, mais aussi des dons privés et des entreprises.
On
y reviendra justement sur l'impact sur vos activités. Alors, pour bien comprendre, est-ce que c'est parce que les gens donnent moins, ou alors c'est parce qu'il y a moins de donateurs
?
Eh ben, des deux, puisqu'on voit qu'effectivement les donateurs changent. On a notamment des plus jeunes qui viennent justement faire des dons à la Croix-Rouge, notamment des dons financiers lors de nos journées nationales, mais on voit effectivement que les dons sont moins importants en termes de monétaires, mais effectivement, on voit en tout cas une évolution qui est à la baisse, certes, mais ça nous permet de maintenir nos activités. En tout cas, on essaye de maintenir au maximum nos activités pour pouvoir répondre justement aux besoins des plus vulnérables.
Et alors, est-ce que c'est les petites sommes qui font un petit peu les grandes rivières ou pas ? Ou alors, est-ce que c'est quelques gros dons qui vous permettent vraiment de maintenir vos activités ?
Eh ben,
on
a de tout, on a des petits et des gros dons, on a beaucoup de petits dons, et ce qu'il faut comprendre aussi, c'est que même un euro, c'est important aussi pour notre association, et il n'y
a
pas de petits dons, en tout cas, qu'on peut faire. Alors justement, vous en avez
parlé un petit peu avant, est-ce que du coup cette baisse des dons a une conséquence, des conséquences sur vos activités
? Eh
ben, pour l'instant, non. On le voit effectivement, comme je le disais, qu'il
y a
une diminution du montant des dons, mais pour l'instant, en tout cas, on réussit à équilibrer, justement, nous, nos activités avec les dons qu'on peut avoir. Et au-delà des dons financiers dont on parle, il y a aussi les dons, notamment de vêtements, qu'on peut récupérer, nous, dans nos structures, les dons matériels aussi, de linge de maison, de jeux, de jouets, qui permettent, justement, qu'on redistribue ça aux personnes vulnérables et qu
'on
les revende à travers, justement, nos boutiques aussi Croix-Rouge.
Mais alors, comment faire pour équilibrer les activités avec quand même moins d'argent
? Eh
ben, c'est une très bonne question. L'idée, c'est justement de pouvoir équilibrer entre le coût aussi de nos activités. On le voit sur nos maraudes, on le voit sur nos distributions alimentaires. Eh ben, on prend aussi sur nos fonds propres, parce qu'on a aussi à l'échelle nationale des dispositifs qui nous permettent, justement, d'équilibrer aussi à travers les régions, à travers les départements, les dons, en tout cas, et les besoins financiers qu'on peut avoir.
Donc, c'est ça qui vous permet, finalement, de ne pas être impacté, que ce soit au niveau du personnel ou alors des distributions que vous pouvez faire ?
Tout à fait.
Alors, si les gens donnent moins, eh bien, c'est parce qu'il y a moins d'argent. Selon l'enquête, c'est une personne sur cinq qui a fait appel à la solidarité pendant les douze derniers mois. Alors, vous avez moins de dons, mais donc, est-ce qu'à contrario, vous avez plus de personnes à aider ?
On
le voit, que ce soit sur nos maraudes à Brest, à Quimper, à Concarneau. Il y
a
un nombre, en tout cas, qui est plus important qu'il peut y avoir il
y a
quelques années, de personnes qu'on peut accompagner, de personnes qu'on peut rencontrer également, mais également sur nos aides de distribution alimentaire, notamment à Brest. On le voit, il y a, en tout cas, un public qui est différent aussi, puisqu'on a un public qui est de plus en plus jeune, que l'on accompagne sur nos maraudes, sur nos épiceries sociales, ou sur nos aides alimentaires.
Et
alors, c'est beaucoup plus de gens, ou ça reste quand même encore à la marge ?
Ça reste moindre, mais on voit, en tout cas, que le public devient de plus en plus jeune, qu'on a de plus en plus de jeunes, notamment, qui sont en précarité alimentaire et qui viennent, justement, et qui bénéficient de nos dispositifs alimentaires. Notamment les étudiants ? Notamment les étudiants.
L'autre point, peut-être important aussi, pour vous, pour votre association La Croix-Rouge, forcément, c'est les bénévoles. Est-ce qu'aujourd'hui, vous en manquez, ou pas du tout ? Est-ce que vous pouvez nous faire un petit point là-dessus
?
On en manque toujours, on recrute toute l'année des bénévoles, parce qu'à côté des dons qui permettent de faire vivre nos activités, il y
a
aussi les bénévoles qui permettent, justement, de réaliser des maraudes à Brest, à Quimper, à Concarneau, de faire nos activités de lien social également, nos visites de courtoisie, comme on peut le faire à Landerneau, mais aussi assurer nos dispositifs de poste de secours, qu'on peut le faire à l'échelle du département. Donc, on recrute toute l'année, on a toujours besoin de bénévoles.
Et dans le Finistère, vous auriez besoin de combien de bénévoles, en plus ? Est
-ce
que vous savez ?
On n
'a
pas de chiffre, en tout cas de besoin estimé. On est aujourd'hui aux alentours de plus de 1000 bénévoles à l'échelle du département, 78 000 bénévoles à l'échelle de la France. Mais en tout cas, on recrute toute l'année, parce qu'on voit que le bénévolat et la forme du bénévolat a changé. Des personnes qui faisaient 30, 40, 50 ans de bénévolat dans une même association, il
y
a quelques années,
c
'était entre guillemets monnaie courante. Et depuis le Covid, on voit effectivement qu'il
y
a un basculement, en tout cas un changement dans le bénévolat.
Hugo David, vous êtes responsable de la communication de la Croix-Rouge du Finistère. Merci d'avoir répondu à nos questions. Merci à vous. Il est 7h50, vous écoutez ici Brézizel. Bon mercredi.