Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewFrançois Ruffin· 11 novembre 2021 28 min

#BDR100 : l'origine de Fakir !

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

bon les copains m'ont demandé comme ces bulletins sens de faire un truc spécial un truc marrant bon moi j'aurais dit bon je vais vous parler de france 2030 c'est le projet de macron à 34 milliards d'euros là pour avoir dans l'agriculture il parle pas d'eux des abeilles des vaches et tout ça il parle de robotique il parle de numérique et il parle de génétique voilà tu vas j'ai rien dit dans son discours qui supposait de la réponse au changement climatique il ya alors combien de fois je suis un j'avais comme une formation de l'ex y commettre mois il ya 84 fois innovation 35 fois rupture 36 fois accélération 23 fois de technologie et en revanche il ya une seule fois le mot nature mais c'est pour la nature des dépenses publiques il ya une seule fois le mot er c'est pour armée de l'air tu vas et il ya zéro fois le mot au alors qu'on peut penser que reese y avoir des guerres de l'eau enfin que ça va être un véritable enjeu il ya zéro fois le mot rivières et à 0 fois le mot oiseaux il ya zéro fois le mot abeilles et quand il parle d'agriculture c'est pour dire que ce qu'il faut mettre en place et de la robotique c'est de la génétique et c'est du numérique bon donc là on est dans la continuité de ce que j'avais écrit dans leur port est le nôtre mais alors là les copains ils m'ont dit non ça c'est pas spéciales critique et macro ont vraiment besoin de toi c'est pas marrant bon je leur ai dit bon je vois pas de faire un spécial crise de l'hôpital tu vois là j'ai eu un témoignage d'une soignante à compiègne qui ce matin une collègue a appelé 21-21 service de réanimation pour un accident donc un un accident il cherche un réanimateur et ça marche pas compiègne il essaie dont les hôpitaux tous les autres france pour trouver une place et seulement 21e qu'ils ont trouvé une place des témoignages comme ça on en a plein et jeu vous devrez faire le ferai ailleurs mais cette crise ils la veulent cette crise est un crime de l'hôpital public et au fond il organise depuis des décennies mais là la crise du coc vide qui aurait pu être l'occasion sauver l'hôpital je pense que pour eux c'est l'opportunité d'en finir en tout cas avec des pans entiers de l'hôpital pour le livrer au privé bon mais donc là les copains ils mendient quoi ils m'ont dit franchement ce espace spécial et c'est encore moins marrant je me suis dit bon il ya un truc sur lequel j'aimerais bien rebondir c'est un propos de zemmour il passe à la télé est dit que bon les femmes font du temps partiel pour élever leurs enfants elles choisissent les métiers qui sont moins bien payés c'est leur liberté dans le film de boules et femmes on montre déjà que ce sont des faux temps partiel mais des vrais salaires partiel avec une énorme amplitude horaire plein de métiers féminins c'est d'ailleurs le rapport hérel il y la même chose il dit que ce sont en général des temps partiels contraints et non des temps partiel choisi mais surtout cette expression c'est leur liberté suire c'est vraiment le reflet d'une idéologie c'est la liberté du renard dans le poulailler quoi la liberté d'aller bouffer toutes les poules et les poules elles sont libres de se faire bouffer mais je pense que ça reflète une idéologie mais ça reflète pire c'est que il appartient pleinement à la bourgeoisie quoi il est dans le showbiz depuis des décennies et il sait plus comment vivent les gens il se donne des airs populistes comme ça sur l'immigration mais en vérité comment respire le pays ils l'ignorent aujourd'hui bon mais là les copains m'ont dit quoi ils m'ont dit écoute parler de zemmour par les temps qui courent c'est pas vraiment original ça rien de spécial c'est pas marrant bon j'en avais marre que vous me répondiez à chaque fois c'est pas spécial c'est pas assez marrant bas qu'est ce que vous voulez et là vous m'avez demandé de faire mon ancien combattant j'aime pas ça mais comme il ya le bulletin numéro sens que c'est le facchi en numéro 100 qui revient sur les premières années du canard ya maintenant 22 ans en 1999 je vais raconter le premier numéro du journal as tu en vois ce qu'il est c'est ça le premier numéro du journal tu vois je vais raconter tu as déjà déjà comment ça s'ouvre ça chauffe pas comme un journal normal ça s'ouvre comme un calendrier je vais expliquer pourquoi politiquement on a fait le choix que ça s'ouvre comme elle comme un calendrier voilà le la naissance de la start-up fakir avec mol d'auto entrepreneur alors d'abord qui je suis à l'époque je suis un étudiant en fac de lettres à amiens et qui suis déprimé qui suis isolé est très très très très très très timide en même temps j'ai eu la chance d'accompagner un copain ultralibéral biélorusse andrei c'était l'époque de la thérapie de choc donc elle signe faisait ça en russie est lui considéré que non en biélorussie fallait faire pareil qu'il fallait licenciés tous les ouvriers puis qu'après on verra on verrait bien ce qui se passerait quoi bon mais c'était mon pote quand même et donc je l'avais en campagne et en biélorussie pour un voyage et bien ça m'avait plu d'aller rencontrer les gens j'avais écrit un bouquin ensuite à partir des témoignages recueillis et je me suis dit aux journalistes pourquoi pas c'est intéressant puis après j'avais passé un an aux états unis avec un partenariat entre la fac de picardie et l'université du texas et j'avais fait prof là bas n'est du coup j'en étais revenu avec dix mille dollars d'économies mais surtout avec plus de confiance en moi c'est pour ça que c'est vachement important enfin moi je comprends toujours les gens qui ont pas confiance en eux quoi où il ya quelque chose de brisé à construire ça va pas de choix d'avoir confiance en soi de se dire qu'on peut mener à bien des projets qu'on peut faire des choses dans l'existence que on a une valeur sûre cette terre bon enfin bref donc je reviens ici et cette idée qui me trottait quand même dans la tête depuis des années de faire un journal là je me dis je vais essayer vraiment quoi j'ai assez confiance en moi pour essayer vraiment donc c'est monté sous forme associative mais la vérité c'est qu'au départ c'est vraiment une entreprise individuelle quoi andré y avait lancé un journal en français à minsk qui s'appelle le petit prince mais un ministre biélorusse il allait lancer un journal en français donc c'était le chapeau et j'avais mon cousin jérôme qui me filer des coups mais voilà l'équipe de départ pourquoi je veux faire un journal déjà je pense parce que j'ai envie d'intervenir sur la scène publique serait pu être j'aurais préféré d'ailleurs que ça soit par des romans par la littérature bon maintenant je n'avais pas à écrire des bons romans donc voilà j'aurais peut-être sur a pu être par le théâtre j'aurais pu être par le cinéma / être pu être par la politique mais j'étais quand même un révolté j'ai dit tout à l'heure j'ai me révolter ou pas habitants faut pas oublier révolté il me poussait des boutons tellement j'étais en colère contre le monde quelque part donc on est à une époque aussi où la gauche est en voie de blé réalisation c'est blair schröder j'ose pas au milieu et il va lancer une campagne dans lesquelles il va pas prononcé le mot ouvrier et on est dans ce temps là où moi ici en picardie je vois par exemple la boîte yoplait qui est délocalisée et je me souviens de cette une du journal deuxième minois donc et la gazette municipale distribué dans toutes les lettres qui titrait sur amiens un carnaval fou et gratuit tu vois la semaine il n'y a pas un mot à l'intérieur sur yoplait qui ferment et on est dans ce temps où finalement les fermetures d usines les ouvriers les eu tout ça c'est du passé et bah voilà le monde change ça se mondialise c'est bien normal et voilà je suis en révolte contre sa chanson révolte aussi sur les poules les poules en batterie tu vois c'est un truc qui les élevages industriels comment on peut traiter de du vivant comme ça quoi donc bon voilà donc j'ai des sources de révolte et j'ai besoin de construire un canal d'expression pour sa exprimé c'est un verbe que j'adore exprimer ça veut dire pousser dehors tu vois et donc je pense que j'avais tout ça qui était à l'intérieur qui poussait par des boutons valait mieux que ça pousse par quelque chose de verbal par deux l'expression quoi et donc je décide de lancer ce canard fakir pourquoi fakir ce qu'il ya de pire dans le journal c'est le titre parce qu'on croirait le journal du bangladesh qu avec un titre comme ça mais c'était au départ l'association f à ses apostrophes heroes c'est à dire la colère de la fac ce que j'étais en collision à la colère mears et la colère en latin et à la fac donc voilà et puis ça permettait des tas de jeunes beaux le journal qui ne marche pas en taule être les clous et ainsi de suite bon mes premiers papiers je fais une première enquête sur les apprentis de la restauration je tiens à signaler que je suis super bien accueillis à la fois dans le lycée hôtelier privé qui est le lycée saint-martin amiens et dont le lycée hôtelier public qui est là ô toi je suis très bien accueilli par les profs qui me pour rencontrer les jeunes lycéens qui sont qui ont été stagiaire qui ont été apprenti qui sont dans les restaurants aux picards ou qui sont allés jusqu'en suisse et qui ont des tas d'histoires à me raconter je veux juste y a que je me suis en plus dénoncée prof mais ce premier accueil tu vois où on te répond pas non est-ce que vous pouvez m'envoyer un cv ou des tas de choses comme ça mais juste on t'accueille on te permet de rencontrer les gamins et bien moi c'était un bon on peut me parler j'arrive à interroger les gens fin pour moi qui étais quand même je rappelle très très très timide quoi il il fallait que j'aie beaucoup beaucoup beaucoup d envie pour franchir la timidité et que j'aille vers les autres comme ça et je fais un autre papier dans le premier numéro enfin j'en fais plein d'autres mais il y en a un sur le zoo d'amiens il y avait eu un impact pied dans le journal des amis noah sur sandrine l'éléphante temps sa trompe aux enfants comme en signe de bienvenue et c'était la réouverture du zoo c'était super festif et moi je vais là-bas et je demande à rencontrer l'équipe du zoo les joueurs demandent si comme c'est écrit dans le journal c'est vraiment la nature c'est vraiment authentique c'est vraiment la liberté c'est vraiment l'harmonie c'est vraiment une aventure ce qu'ils me répondent d'une seule non à jo ça reste un zoo il ya sept hectares 70 espèces forcément les animaux sont dans des enclos plus tôt et 3 l'animal n'est pas heureux d'être là mais bon voilà c'est comme ça et il ya le choix niant qu'ils me racontent que non sandrine elephant elle est tellement folle à force d'être enfermée elle à des tactiques elle tourne dans tous les sens que pour la soigner il est obligé de tirer à elle peut pas rentrer dans l'enclos parce qu'elle est déjà essayé de tuer une fois il est obligé de tirer de loin avec un fusil pour endormir avec les seringue hypodermique moi je suis plus trop enfin bon et que voilà une fois la faille rentrer dans l'enclos bourdier l'enclos et faire fait très peur aux enfants tu vas donc nous a donc je suis allé retrouver le gars qui écrit des articles pour le journal zaman et comment vous pouvez écrire des choses pareilles et il dit pas non mais bon voilà oui je savais qu'elle était folle mais un mois j'étais un révolté la vérité quelque part et donc et je le suis d'ailleurs toujours quand je pète un câble face à shia pas là chez ruquier c'est parce qu'au fond je ne supporte pas la mauvaise foi c'est dur tu vas est donc là je me retrouve face à une presse de mauvaise foi et mon objectif est de détruire le journal des amis noirs on peut dire que 20 ans plus tard c'est un échec parce qu'il est toujours là et bien là tu vois maintenant ce que je dis c'est que un échec ça mène quand même à réussir plein de choses qu'on n'avait pas prévu mais donc quand même au passage dans notre long échec on a quand même réussi des trucs qui était pas prévu donc voilà ce qu'on met dans le journal d'en quête d' enquête sociale on va rencontrer les gens et l'objectif c'est de donner au maximum la parole aux classes populaires on va dire bon donc que la gauche a abandonné à l'époque maintenant ça c'est rien du tout là je vous parle de ce qu'on met dans le journal mais le problème du journal c'est parce qu'on met dedans c'est comment on le diffuse alors déjà la mise en page c'était quelque chose puisque j'avais que l'ordinateur sur lequel mon père faisait un peu de compta et je me souviens le logiciel à l'époque c'était quark xpress déjà comment j'avais acheté le logiciel j'étais allé à l'école supérieure d'art et design qui se trouve à amiens j'avais fait un appel à la criée à la fois pour avoir des dessinateurs et si quelqu'un avait un logiciel et si quelqu'un faisait la mise en page bon on avait obtenu un logiciel que j'avais plus payer 50 francs à l'époque et on m'en avait fait une copie tu vois j'espère qu'il ya prescription est un logiciel très compliqué fallait que je me mette comme ça d'un seul coup et surtout sur l'ordinateur de mes parents je te promets quand on bouge et un dessin tu vas mais on bouge et un dessin de 5 cm et bain avec jérôme mon cousin on avait le des temps de descendre en bas de bouffer notre dîner ont remonté le truc les calculs étaient toujours pas fait le truc était toujours pas déplacés vous pouvez redescendre faire la vaisselle remontée et enfin le truc est et fait donc bon on a pu fait comme ça on a fait à l'ancienne en laissant des gros trous sur les pages et puis c'est à la photocopieuse qu'on colle et les trucs plutôt que de faire la mise en page directement à l'écran parce qu'on s'en sortait pas donc voilà ça c'était une étape dont la logistique parce que un journal c'est énormément de logistique moi j'ai envie ceux qui peuvent naître journalistes aujourd'hui par le numérique c'est à dire avec immensément moins de logistique et c'est évident qu'aujourd'hui si je devais le refaire je ferais un blog un site internet enfin quelque chose qui fait qu'il n'ya pas du papier à manipuler de l'argent à recevoir enfin bon et donc le principal souci ensuite c'est quand même la distribution faut imprimer déjà faut avoir les sous pour imprimer bon alors j'avais un contact avec le l'université et je rencontre le responsable de la communication je lui ai dit voilà moi pour mon projet pour relancer ce journal à la fac dont on lui disait que ça ajouterait du prestige à l'université s'il y avait un journal étudiant donc je pouvais espérer un financement j'aurai besoin de 12 8 francs le gars il rigole qu'est ce que vous voulez faire avec douze mille francs à douze mille francs ça fait 2000 euros qu'est ce que vous voulez faire avec douze mille francs on lance pas journal avec ça moi je pense que pour votre projet vous en faut 50 milles et pour en avoir 50 mille fondement des 100000 passe par avenance sans cela ça se regonflent une facture donc je refais mon de vias à 100000 bon mais ça n'avance pas il ya des réunions soit disant qu'on va me donner quelque chose puis finalement il ya un qui se passe chez moi j'étais un jeune homme pressé quand même tu vois je changer le monde ça ne devait pas traîner au moins changer le zoo d'amiens en finir avec le gie des ah bon et donc je décide de squeeze et le truc je vais à l'imprimerie de la fac et je fait imprimer premier numéro en disant rêver on a l'accord de l'université va tu vois un peu comme ça quoi alors ça c'est pas le numéro zéro c'est numéro un mais le numéro zéro je leur ai demandé 500 exemplaires les mecs ils ont mis un post-it dessus avec marc et 500 exemplaires est en fait ils ont fait tout le travail d'impression avec le post it c'est donc ce qui fait que sur ma couverture qui était déjà crado parce que comme c'est une mise en page un peu à l'arraché il ya un terrible au milieu avec marc et 500 ex tu vois j'avais donc 500 exemplaires qui au passage avait été agrafées par mon copain andrei biélorusse et par une lituanienne qui était là la fac de picardie en échange et qui avait aggravé aussi long maintenant j'ai des 500 exemplaires il faut les écouler encore il ya un truc qui s'appelle picardie citoyenne parce qu'à l'époque le président du conseil régional a été élu charles baur avec les voix du front national et donc ça fait scandale la gauche se rassemble elle elle produit un événement picardie citoyens et là on peut dire que les proches qui me connaissent à 6 en direct à la transformation de la chrysalide en papillon tu vois où et après pâques réunion qui crie très fort puisque moi qui étais un jeune homme très réservé et qui au fond on peut le rester en bien des occasions un peu replié voilà tu vois le portrait et bien d'un seul coup je me mets sur une chaise debout et je crie pour le vendre ce canard tu vas et en moins de 24 heures je j'écoule les 500 exemplaires on est hyper content résultat on en rit imprime 3000 sur les 3000 monde est resté 2007 sans voiture bon donc ça c'était un stock de de longue durée après ça donc je termine là dessus c'est on est presque à la fin du numéro un là mais donc j'avais cherché à avoir de l'argent la pub mais c'était compliqué j'ai eu quelques trucs j'ai eu un magasin de surf qui m'a pris la pub font un bleu picardie qui m'a pris une pub par les u23 pu mais vraiment c'était pas énorme mais non j'ai arrêté et c'est pas pour des raisons de hec pas envie de me d'être dépendant des petits commerçants du centre-ville et en vérité c'était pas ça c'était juste parce que franchement déjà faire un journal le vent en plus aller chercher de la pub ça faisait beaucoup quoi bon et 1 je retourne voir le directeur de la communication à l'université en lui disant voilà j'attends pour les cinquante mille francs quand on avait convenu quoi me dit votre journal rappelle les plus mauvais temps de la collaboration vous êtes presque aussi con que serge halimi d'abord je lui disais je vous remercie de francs ça pour un compliment serge halimi qui est maintenant directeur du monde diplomatique mais qui venait d'écrire les nouveaux chiens de garde qui était une critique assez radicale des éditorialistes mais bon donc je lis mais bon du coup les 50 mille francs j ai dit non vous n'avez pas compris vous aurez rien là ou alors je comprends pas et j mais comment je peux faire pour financer et je sais pas trop ce qui ravage il part derrière faire une photocopie et là sur son bureau je vois la carte le numéro de téléphone du mec qui avait une fille le papier sur le zoo d'amiens sur l'éléphant du zoo d'amiens qui étend sa trompe aux enfants comme un signe de bienvenue et que j'avais complètement démonté dans le journal tu vas donc forcément ces liens là qui sont des liens très forts en local salut mais je me heurte et pendant des années avec des procès en série à la clé la gelée je l'avais en mode carte de visite sur le bureau du gars tu vois et donc il revient éminent mais les 50 mille francs c'est pas la peine d'y compter gym et je vais faire comment il me dit moi dans ma jeunesse je suis breton on vendait des crêpes dans les fest noz c'est comme ça que vous devriez financer votre journal j'écoute ça m'a fait marrer je me revois encore parce que là le campus il à l'extérieur de la ville donc tu as 5 km à faire pas dans la campagne maintenant plus la plus en plus de bâtiments qui seront construits mais enfin et je me revois encore en vélo sur le chemin du retour en pédalant rigolant comme c'est pas possible et je vais voir ma mère que tu connais vive tu sais pas ce qui m'a dit il m'a dit qu'on devrait vendre des crêpes dans les fest noz ma mère mais oui c'est une très bonne idée on va vendre des crêpes bonbons la finance est autrement le journal on la finance est simplement en le vendant face simplement c'est pas simple du tout il y avait un copain qui me file un coup de main alexandre qui était allé voir le réseau diffusion locale donc les nmpp les messageries sommes presse et il avait été reçu par le directeur christian soleilland j'ai donné son savoir et le gars avait dit écoutez moi je vous laisse faire vous vous mettez le journal dans les endroits que vous voulez je vous dirai rien parce que normalement il ya un monopole donc il nous laissait la liberté mais revenez dans un an si votre truc a survécu je vous prends mais là je n'ai pas envie qu'on s'embête avec ça je suis venu un temps après puis on il m'a été de un vrai soutien parce que voilà au fond je pense qu'il ya plein de gens qui m'ont aidé - parce que c'était de gauche et même il ya plein de gens de gauche qui ont eu des réticences parfois amédée que parce que c'était le petit gars qui n'en veut quoi tu vas est par exemple le le patron de chez frau je lui parlais lui aussi stéphane lamy il vient de décéder ce monsieur au départ il me prend le canard et puis il me dit oui mais je pense 50% oui bon ok je m'en fous tu moi ce n'était pas pour le fric j'ai même pas si c'était rentable pas rentable et puis tous âges eu d'accord pour 50% puis donc voilà puis bon je me casse et puis il me rappelle le lendemain ou deux jours plus tard mais dit mais tu sais que ton journal par la h10 la bombe est ce que tu pourrais me ramener j'en ai ramené on en a vendu jusqu'à 300 chez lui lui on avait enfin il y avait le journal et puis trouver ça finalement sain parce qu'il y avait à l'intérieur mais lui il le faisait parce qu'il pensait que ça allait lui rapporter de l'argent finalement il l'a fait pour rendre service mais finit en blanc tu sais même les gens qui raisonnent en termes de marché est ce que ça peut nous rapporter de l'argent pas nous rapporter de l'argent quelque part ça m'arrange parce que ça avait aidé à lever un certain nombre d'obstacles politiques sinon de gens qui avaient un bistrot mais qui se dit ah ouais mais si je vends le journal fakir là je vais brouillé avec la mairie d'amiens donc je pourrai plus amont annoncé mais événements dans le journal des amis noirs enfin tu vas tu as des raisonnements comme ça et au moins le mec qui pensaient pognon et ben ça passait par dessus ça et tu pouvais négocier avec lui tu vois le truc bon enfin est donc là on a sauvé le journal comme ça dans un premier temps les gens me filer du pognon pour être tranquille tu vois juste pour que je les lâche et un mec je me souviens il m'a dit écoute s'il ya une nana à poil dans ton journal je l'achète je sais pas si je regarde julie il y en a eu tu arrives à voir ou pas tu vois et donc je vais vendu le canard parce qu'il y avait une nana poil dans mon journal cite à adam et eve quoi mais et donc on a fait et j'ai beaucoup fait parce qu'au départ je disais hé oh et puis c'était comme général avec des troupes énorme je me retourne et puis je me dis qu'il ya qui derrière tu as et parce qu'au départ il ya vraiment pas grand monde et on vendait le journal à la criée à la sortie des mesures culture à la sortie des cinémas donc dans les bars les restos les concerts aux expériences sont des expériences souvent assez pathétique parce que tu ressors le soir pendant aller trois quatre cinq canards avec des tas de gens qui te regardent comme ça comme si c'était une bouche quoi comme si ce que tu faisais être présenté au cas l'intérêt que c'était juste une nouvelle forme de clodo quoi bon et donc tu je suis en haut comment s'appelle le truc de noël à le marché de noël vendre au marché de noël avec les mouches au milieu des gaufres et tout va oui et tu vas par yom j'étais tellement tard et je terminais là dessus j'étais tellement tard et je veux des abonnements aussi j'allais à la bibliothèque je pose le journal comme ça sur une table et comme le pêcheur a eu je m'assieds de trois chaises à l'écart et puis je surveille et y'a un mec il pour journée commence à le lire sa mort poids sa mort tu commences à venir il y pas du tout simple il leur pose alors là je jette sur lui tu as aimé ah ouais c'est extra c'est formidable ça c'est moi qui fait non c'est pas vrai cela qu'il fait oh là là vraiment aller je m'abonne monsieur non est ce que je voudrais c'est que tu en prennes 10 et que tu les mets tu dans ta fac et en pharmacie donc il a pris des exemplaires pour les demandes en pharmacie puis quand j'ai eu le numéro deux qui étaient prêts je repasse un jeu je passe le voir pour qu'il me feel les 50 euros ou 50 francs 50 francs 7 euros 50 bons les 50 francs et que je lui donne le numéro deux et là je suis accueillie par sa mère claudine boucau qui me wade quoi c'est vous qui nous appelaient à une heure du matin non madame moi j'avais franchement vous voyez je suis un garçon qu avec moi je vous assure qu'à à 11h15 je dors c'était très régulier dans les heures de sommeil non non je suis vraiment jeu pas comme ça donc là elle s'en va il monta laitages elle revient pieroni 03 22 33 04 77 c'était mon numéro de téléphone il voit là vous avez appelé le lundi 12 janvier à 1h10 est du matin je dis non mais c'est pas possible et en fait si tu veux je faisais du somnambulisme téléphonique j'étais un centre d'appels inconscient et apparemment la nuit je me levais et je je composais des numéros de téléphone pour vendre des abonnements dit quoi tu veux un peu bon donc voilà dans un premier temps et après je veux pas rentrer dans cette histoire là mais les pros c'est finalement ce qui a contribué à solidariser une équipe à faire que il ya eu du monde qui s'est mis autour c'est lé procès parce que c'était un des moments avec des huissiers qu'il passe à rebondissements donc ça cyril jours et rendre hommage à cyril donc le journaliste de fatigue qui alors que je lui disais écoute j'ai vraiment pas envie de replonger dans ces histoires d'anciens combattants ça va nous demander du temps et tout ça on a autre chose à faire s'est donné la peine de d'effectuer des entretiens avec andrei avec emmanuel avec toutes les personnes qui étaient là au début ils compris avec fabian qui le président de fakhir qui accompagne depuis une vingtaine d'années et d'aller rechercher des anciens papiers pour les republier donc vraiment un grand grand grand grand boulot de syrie ça s'est il raconte très bien et aussi toute la série de procès qu'on a pu avoir et qui ont été fondés un tel temps de confrontations que oui face au bloc de la mairie du journal local du crédit agricole 2 qui te font des procès en série eh ben ça répond par une solidarité des gens et de la gauche des syndicats des associations qui se mettent à aa se dire bon bah on va aller se courir ce petit canard local quoi donc voilà donc écoute on peut dire que c'est un échec tout ça puisque tout n'a pas le jeu idéal à des fois puisque le lej idea est toujours là mais bon au fil de notre échec on aura donc fait sans numéro 22 ans de publication aura lancé une maison d'édition on aura produit donc trois films maintenant ça va quoi il faut espérer qu'on va continuer d d'échouer de tout rater comme ça longtemps voilà est avec vous avec le slogan a été très vite trouver un fakir sans vous on n'est rien avec vous on peut presque tout et c'est pour ça qu'à la fin c'est nous qu'on va

#BDR100 : l'origine de Fakir ! — François Ruffin · Pourquijevote