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interview28 minutes - ARTE· 29 juin 2026 23 min

Masculinisme : un risque pour notre démocratie ? | 28 minutes | ARTE

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[musique] Il pensait venir en France pour y donner des conseils en séduction. Clavicular, comme il se fait appeler en hommage à sa carure, n'a pas reçu l'accueil escompté. Avec un discours qui prône une masculinité exacerbée et caricatural, cette star des réseaux sociaux est pourtant suivie par près de 900000 personnes sur Instagram.

Ce jeune homme est désormais la cocluche des masculinistes. Loin d'être anecdotique, cette tournée française s'inscrit dans une montée du masculinisme qui inquiète les pouvoirs publics. Dans un rapport, le Sénam est en garde contre les liens que cette galaxie entretient avec l'extrême droite suprémaciste, mais aussi sur la menace qu'elle fait peser sur les droits des femmes.

Quand on sait que 43 % des hommes qui sont exposés à des contenus déclarent adhérer à une vision inégale, toxique et violente des rapports entre les femmes et les hommes, on voit quel enjeu quel que c'est vraiment un enjeu de société. Une attention d'autant plus grande que le masculinisme ne relève pas de la simple idéologie. Il implique [musique] dans certains cas de possible passage à l'acte.

En juillet 2025, à Saint-Étienne, une attaque préparée par un masculiniste a été déjouée. Un étudiant de prépa de 18 ans qui se qualifiait de célibataires involontaires avait prévu d'attaquer [musique] au couteau des femmes exclusivement. La menace masculiniste qui pourrait être qualifiée de terroriste à partir du moment où ce discours existe, il nous faut l'observer.

Il faut nous former à être en mesure de répondre pour le cas où ces menaces apparaîtraient plus concrètes sur notre territoire. Plus jeune et plus violent selon la DGSI, quelle menace représentent vraiment les masculinistes ? En remettant en cause les droits des femmes, le masculinisme fait-il aussi peser une menace sur la démocratie comme le [musique] soutient, le rapport du Sénat ?

Et bien justement, nos trois invités à commencer par Dominique Verrien, bonsoir. Sénatrice UDI de Lyonne et présidente de la délégation aux droits des femmes. C'est votre délégation qui a fourni ce considérable travail à l'origine du rapport mascu, la nouvelle offensive contre les femmes.

Selon vous, le masculinisme est un mouvement protéiforme. Il y a par exemple ceux qui veulent se passer des femmes et puis il y a ceux qui exhibent leur virilité qui auraient tous à priori un point commun, la haine des femmes. À côté de vous Alice Apostoli, bonsoir. directrice de l'Institut du genre en géopolitique, vous estimez qu'on assiste à une radicalisation du masculinisme.

Cela existait déjà avant les réseaux sociaux, ajoutez-vous. Mais ces derniers ont accéléré la diffusion, la propagation de cette idéologie avec des contenus qui sont à priori quand même de plus en plus violents. Et à côté de vous Vincent Coquebert, bonsoir journaliste, essayée.

Dernier essai la guerre de sexession qui vient de paraître aux éditions Arqué. C'est ça, c'est bien le bon éditeur. Selon vous, le masculinisme est le symptôme d'un malaise qui repose notamment sur l'absence de récits positifs autour de la masculinité.

Vous estimez qu'il faut donner envie aux jeunes garçons, aux petits-enfants et aux jeunes garçons de se projeter dans une masculinité heureuse et positive. Donc, on en reparlera et on démarre avec le masculiniste du jour. clavicular hein qu'on ce jeune influenceur américain qu'on vient de voir dans la mise au point Braden Eric Peter, c'est son vrai nom, il a 20 ans.

Il est très connu dans la sphère du Lux Maxing qui prennent la modification du corps pour maximiser une pseudovérilité à coup de marteau par exemple sur la mâchoire. Et il tire un vrai commerce de ces vidéos sur les réseaux sociaux puisqu'il gagnerait plus de 100000 dollars par mois. Alice Apostoli, est-ce que claviculaire, c'est un archétype ou une caricature du masculiniste d'aujourd'hui ?

Euh, je dirais que c'est une un peu des deux très sincèrement, il il représente en fait cette masculinité euh hégémonique, toxique, un certain idéal de beauté qui fait vendre, hein, qui est le son fond de business. Euh d'un autre côté, il participe à un discours politique euh très concret, très large euh qui se base sur la victimisation en fait euh des hommes. Là, on parle beaucoup des des jeunes hommes par exemple, mais c'est les hommes en règle générale hein, les masculinistes, c'est différents mouvements et différentes offres idéologiques euh à destination des jeunes qui sont particulièrement influencés par le Lux Maxing par exemple et qui qui peuvent être radicalisés en ligne notamment dans la communauté Incell mais il y a d'autres offres idéologiques.

Célibataire à volontaire. il a des offres idéologiques pour les hommes plus âgés comme way euh qui ne sont pas forcément influencés par ce type de euh de personne, ce type de physique. Euh mais voilà, c'est un petit peu des deux.

Mais Domérien, ça remonte à loin finalement euh ce masculinisme, ça remonte à loin. le la misogénie d'une façon générale remonte à loin et la le fait de considérer que les femmes cherche à nuire à la masculinité à la virilité des hommes effectivement remonte à loin puisque quand on l'ancien os dire qu'on attaquait les hommes dans leur virilité parce que les femmes en 190 avant Jésus-Christ avait osé s'élever contre une loi qui leur interdisait de conduire un char ou de s'habiller avec des vêtements colorés, elles avaient osé protester et donc l'homme n'avait quand même plus d'autorité. C'était insupportable.

On était 190 avant Jésus-Christ. Donc on voit effectivement qu'on a rien inventé. Mais Vincent Cogbert, est-ce que c'est le bon mot masculiniste ?

Parce que quand on voit ce moment, on se dit "Bah, c'est l'équivalent masculin du féminisme." Donc une sorte de combat légitime. Voilà ce qu'on entend a priori.

Ouf ! Non non, il y a pas de il y a pas de parallèle exactement à faire. Là où on pourrait faire une distinction, c'est entre le matchisme et le masculinisme.

Et moi, je pense que le match bah le matchisme en fait c'est et le matchiste, c'est quelqu'un qui vit en fait avant la révolution, on va dire, du féminin dans les années 70, qui vit dans les années 50 60 et qui pense en fait donc les que les femmes ont tel rôle, que elles doivent rester à la cuisine par exemple, ce genre de choseslà. Les masculinistes pour moi en fait ont pris acte que les que les femmes avaient pris une autre place dans la société, parfois supérieure à la leur et il le déplore et ils aimeraient retourner à un monde ancienour. C'est il y en a voilà, il y en a qui qui n'ont pas vu le monde changer et d'autres en fait qui l'ont vu et qui aimeraient bien retourner en arrière.

H ah ben alors justement ça nous amène à notre archive puisque les masculinistes s'opposent à l'égalité des droits hommes-femmes qui souhaitent réfier les femmes et vous venez de le dire les maintenir dans des rôles traditionnels. C'était en germe dans ce petit film qui date de 79 où un homme accable son épouse, vous allez voir en sa présence. Mais qu'est-ce que vous aimeriez qu'elle fasse à la maison ?

Alors j'aimerais qu'elle fasse tout ce que je ne peux pas faire. Tout ce que je ne peux pas faire. C'est-à-dire quand je rentre le soir, j'aimerais avoir au moins le repas qui soit prêt.

Or, c'est jamais le cas. C'est souvent moi qui fait le repas. Marquelle fait la vaisselle.

Après, enfin, on se partage exactement toutes les tâches, mais j'ai l'impression que j'en fais à 75 % et elle à 25 %. Alors, comme elle milite dans un mouvement féministe, si vous voulez, c'est les rôles renversés. Maintenant, ça va bientôt être les hommes qui vont aller qui vont s'occuper des enfants et qui vont rester à la maison et les femmes qui vont prendre des responsabilité travailler à l'extérieur.

Dominique Verrien, on en r parce que quand même ça ça a changé depuis. C'est pour ça aussi qu'on braque les projecteurs sur les masculinistes qui sont certes une minorité mais activistes. Ça a changé mais c'était exactement le même discours.

C'estàd que des hommes qui disent qu'effectivement il faut pas ça sert à rien qu'une femme travaille parce que de toute façon comme elle est un peu bête son travail rapportera moins. Donc il vaut mieux qu'elle soit à la maison comme ça le soir elle est reposée pour pouvoir s'occuper de son homme. Et et ça c'est des jeunes qui ont 25 ans qui prôent ce genre de discours.

Donc c'est absolument terrible. Et donc là, on voit bien qu'il y a un vrai projet idéologique de retour en arrière. Vis-is de mère, c'est seul justement vous dites les fils avec des mères, vous pointez cela.

Alors, quand il se radicalise et il se radicalise sur les réseaux sociaux puisque l'algorithme fait que les réseaux sociaux s'adressent pas à vous de la même façon qu'à un jeune garçon entre 13 et 15 ans. Et sur TikTok, on va mettre un garçon enfin quelqu'un va mettre 26 minutes et à mon avis un jeune garçon moins d'un quart d'heure pour avoir des contenus masculinistes. Et s'il continue à les regarder, il va s'enfermer dedans.

Et on a une radicalisation qui fait qu'après on a effectivement au mieux un tyran à la maison qui va tyraniser sa mère, sa sœur en contrôlant comment elle s'habille, comment elles sortent, qui va refuser de faire la vaisselle parce que c'est une tâche de fille et qui au pire risque un jour de passer à l'acte comme les Insell comme on a vu il y a quelques jours encore au Canada. C'est l'expression d'un malaise, malaise profond chez les jeunes hommes. Chez les jeunes hommes la à mon sens l'adolescence est difficile pour tout le monde.

Donc il y a un malaise, je ne le remets pas en cause. En revanche, je me méfie un petit peu la médicalisation, la psychologisation du discours euh dans le sens où la santé mentale, c'est un problème extrêmement important qui est sûrement euh sous-traité par voilà la société, les services publics et cetera. Moi, je me pose la question de euh on a un mal-être chez les jeunes hommes qui euh se matérialise en acte de violence, le mal-être chez les jeunes filles qui en plus euh sont face à ces discours de haine euh dont elles sont la cible et parfois d'actes de violence, de camarades de classe dont elles sont la cible.

Euh on n'en parle pas forcément. Euh donc qu'il y ait un mal-être, oui, qu'on psychologise le débat et qu'on part du principe que ah c'est à cause de la santé mentale, je suis pas forcément d'accord. Ça s'inscrit quand même dans un continuum de violence et une société encore très patriarcale aujourd'hui.

Vous êtes d'accord ? Oui. Euh oui oui, je suis je suis d'accord sur le l'idée qu'il ne faut pas psychologiser euh tout pour euh pour l'expliquer.

Néanmoins, ce qu'on observe aussi dans le l'apparition en fait et la diffusion du masculinisme, c'est qu'il intervient après une longue séquence des années 70 jusqu'à la fin des années 2000, on va dire, où on observait toute proportion gardé en fait une une homogénéisation des valeurs entre mes femmes et où quand on posait la question aux femmes, est-ce que comment sont vos relations avec les hommes globalement, il disaient bah c'est quand même nettement mieux que pour ma mère, pour ma grand-mère et encore plus pour mon dernière grand-mère. Et euh on observe en fait avec la crise de 2008 qui n'est pas qu'une crise économique, qui est aussi une crise symbolique et qui qui est un peu une crise de rupture de confiance dans le pacte du progrès. Donc demain sera mieux où euh a pu se révéler chez une partie des des jeunes hommes et et a raison en fait he qu'ils étaient bah qu'ils étaient un peu dans une désaffiliation on va dire symbolique, économique, sociale parce qu'en fait c'est vrai que les rôles du masculin ne sont plus les mêmes.

Et donc en l'absence aussi, c'est pour ça que je vous parleriez tout à l'heure de récit positif, c'est que je crois qu'on a beaucoup beaucoup et a raison défini ce qu'on ne voulait plus que soi les hommes, mais je pense qu'on a du mal encore à définir à donner en fait un récit d'une masculinité adulte positive. H donc quand on a quand on est quelqu'un de 30 40 ans, entendre tous ces discours-là, c'est euh ça peut être très bien parce que ça permet de se décentrer, de sortir, de prendre question de ces privilèges. Quand on a 12 13 ans entendre parler sur la masculinité qu'à travers le prisme du privilège ou de la domination, c'est compliqué parce qu'en fait c'est se définir à travers voilà, c'est compliqué de se définir à travers une identité négative et c'est précisément là où interviennent les masculinistes.

Et puis par ailleurs, souvent ceux qui passent à l'acte, si on cherche un peu, ils ont été victimes de harcèlement. Enfin, il y a une faille initiale quand même avant ce passage à l'acte d'harcèlement scolaire. vous dites alors ce qui est compliqué c'est qu'il y a des femmes alors surtout aux États-Unis mais ça vient aussi de ce côté-ci en Europe des femmes qui qui se revendiquent du masculinisme qui le défendent dans les trad donc comme Williams vous allez voir s est l'une des plus emblématiques independent Alice Apostol, ça c'est du carburant pour les masculinistes.

Est-ce que ils sont de pères, ils sont complices avec ces femmes ? Comment ça çaarticule ? Euh bah écoutez, ils sont complices, oui, encore une fois, ils soutiennent le même narratif, ils ont les mêmes objectifs.

Il a eu récemment un congrès aux États-Unis. Exactement avec notamment euh euh la veuve de Charlie Cœur, la veuve de Charlie Cœur qui était qui était présente et énormément d'influenceuses qui étaient présentes pour expliquer euh que euh Dieu nous a créé euh en tant que femme et homme et euh il nous faut euh euh assumer nos missions divines qui est de procréer, qui est de rester à la maison et puis c'est génial de rester à la maison. Donc en fait, ils utilisent les codes de l'influence donc avec une esthétique, avec des récits positifs, on y revient.

Donc une dimension religieuse, vous diriez identitaire même euh dans le cas des États-Unis. Oui. Oui, tout à fait.

Ils reprennent tout le lexique voilà traditionnel et de la sacralisation de la famille nucléaire. Euh blanche, famille blanche bien sûr, blanche aussi. Euh c'est un enjeu de suprématie blanche évangéliste traditionnel.

Euh donc oui, ce sont des des complices. Après la réalité les rattrape dans le sens où il n'y a aucune influence strade wife qui a plus de 35 ans. Où sont ces femmes-là ?

J'allais dire au premier divorce où elles vont se retrouver seules avec les enfants, elles vont comprendre que de faire des études et d'être autonome, c'est bien aussi. Donc je suis moins inquiète des trades que des masculinistes parce que elles finiront par quitter les trades. De fait dans la vraie vie, quand on voit effectivement les violences intrafamiliales, le nombre qu'il peut y avoir, je pense qu'il y a un moment elles vont revenir sur terre.

Alors la grande attquitude, c'est évidemment les passages à l'acte violent. On va en parler avec vous Anna puisque la semaine dernière, c'était lundi dernier à Montréal, un homme a tué deux personnes et a laissé derrière lui un manifeste incell extrêmement haineux vis-à-vis des femmes. Oui.

Une fusiade a éclaté lundi dernier, c'était à Montréal au Québec. L'assaillant a été abattu après avoir ouvert le feu sur deux hommes, un policier et un habitant qui sont décédés. On ne connaît pas précisément encore aujourd'hui le mobile de cette attaque, mais la police a retrouvé un manifeste de 104 pages écrites par l'assaillant dans lequel sont consignés des propos racistes, antisémites et violemment misogynes qui appellent à la violence.

Il est notamment question de réorganiser la société pour je cite redonner aux hommes ordinaires l'accès au corps des femmes. Ce manifeste, il s'inscrit donc dans la mouvance Incell ces hommes célibataires involontaires qui se sentent rejetés par les femmes et qui les tiennent responsables de leur malheur. Toujours est-il que cet épisode, il fait tristement à deux autres tueries qui avaient déjà eu lieu par le passé au Canada, revendiqué par des masculinistes.

En 2018, un jeune homme avait foncé dans la foule avec sa fourgonnette, tuant 10 personnes dont h femmes. C'était à Toronto. Son acte était directement inspiré d'elliot Roger, un jeune californien de 22 ans, figure emblématique des masculinistes, qui lui avait tué six personnes avant de se suicider.

Et puis près de 30 ans plus tôt, cette fois en décembre 1989, il y avait eu le premier féminicide de masse au Canada. 14 jeunes femmes, on les voit ici, assassinées à l'École polytechnique de Montréal au motif qu'elles n'avaient rien à faire dans les écoles d'ingénieur. Et c'est précisément sur la place du 6 décembre 1989 en leur mémoire que des centaines de personnes se sont réunies jeudi dernier pour manifester et dénoncer le danger grandissant de cette idéologie incell.

Dominique Verrien, est-ce que vous craignez ce genre de tuerie en France au nom du masculinisme ? Oui. Euh en 2025, un attentat et vous l'avez dit tout à l'heure, avait été déjoué à Saint-Étienne.

La DGSI que nous avons auditionné euh nous dit suivre de façon très sérieuse ces mouvements et ils ont une dizaine de personnes en ligne de mire, euh sachant que certains maintenant commencent à être fichiés S. Donc on a affiché S. Oui, fichier S parce que on a effectivement un risque d'attentat puisque c'est ce qu'on disait, c'est une espèce de radicalisation qui se fait un peu à bas bruit parce que c'est beaucoup au travers des réseaux sociaux un peu comme les jeunes qui partaient faire le djihad et qu' fich le fichier c'est comme les djihadistes.

C'est exactement ça mais parce que c'est exactement la même méthode aussi d'imprégnation et ensuite de passage à l'acte possible. Vincent Cogbert, vous trouvez qu'il y a une prise de conscience quand même aujourd'hui justement des autorités, de la justice, de la police ? Est-ce que quand on fait ce parallèle avec les djihadistes, il est légitime, il est justifié ?

Euh oui, là où il me semble justifié, c'est que enfin on pourrait revenir à un livre de 2004 de l'écrivain allemand Hansmanus Hzenberger qui avait c'était commençait à avoir des premiers profils de djihadistes et il avait écrit un livre sur la figure du loser radical. Donc vraiment c'est ces individus qui avaient l'impression d'être rejetés par la société, par leur valeur et qui quelque part affirmaient une identité négative en allant au pire et en et en transgressant quelque part l'ordre établi au maximum jusqu'à la mort éventuellement d'ailleurs tout à fait parce que c'était la la manière d'être reconnu. Après je je pense que c'est quand même néanmoins des profils psychopathologiques assez assez particuliers pour pour ce type de passage à l'acte là.

Le masculinisme est évidemment une une idéologie mortifère, mais il ne faudrait pas non plus qu'à travers ces exempl on a l'impression en fait que derrière chaque jeune garçon, il y a un prototerroriste non plus. C'est euh vous dites ça peut être un aller un peu vite en besogne. Oui, parce qu'en fait enfin moi pour mon livre, je me suis beaucoup allé sur ces forum là et on voyait aussi beaucoup d'excell qui euh qui se rendaient compte ensuite après dans quel voilà dans quelle idéomie mortifère il baignait et euh souvent ils en sortaient en fait à à la faveur d'une rencontre et à la faveur en fait donc on se rendait compte que la déradicalisation la désescalade était était possible en tout cas.

Donc il est possible d'en sortir a dit apostolie. Bien sûr, il est possible de sortir à travers des récits positifs et puis surtout avec la mitigation de ces discours-là qui est possible euh de par exemple une meilleure modération sur les réseaux sociaux, chose qui n'est pas du tout euh le cas aujourd'hui euh parce que le business modèle des grandes plateformes de réseaux sociaux aujourd'hui, c'est l'engagement, c'est l'attention et comment on attire l'attention et l'engagement en proposant des du contenu polarisant, violent et c'est le cas notamment des discours de haine masculiniste. On a vu d'ailleurs une image de clavicular avec Nick Fuentes, un masculiniste et avec Andrew Tate qui faisait du trafic d'êtres humains chantait Hitler dans une boîte de nuit à Miami.

H oui et donc il y a un contenu il y a un contenu politique antidémocratique évidemment dans ce Oui. Alors antidémocratique liberticide euh et puis on parlait de d'un enjeu conservatif d'un retour en arrière. On parle aussi, on parle surtout de d'un enjeu réactionnaire quoi depuis la 2è élection de Trump où effectivement il a mis tous les gars femmes au pas et à condition de suivre ses conditions à lui justement et entre autres d'oublier toute politique d'égalité, toute politique de modération et donc de laisser la haine tranquillement se diffuser sur les réseaux.

Oui, on a vraiment un problème. C'est ça le plusur, c'est la modération sur c'est forcer les réseaux sociaux de choses le modèle économique des plateformes qui font qu'elles font de l'argent effectivement avec du buzz et les propos et la modération qu'on devrait mettre en face à partir du moment où on veut une société plus apaisée. Effectivement, nous on appelle de nos vœux que ce qui est interdit nous le sénat, nous la délégation au droit des femmes et à l'égalité des chances entre les hommes et les femmes du Sénat, nous souhaitons que ce qui est interdit dans la vraie vie, enfin dans la rue, soit interdit sur les réseaux évidemment et qu'on puisse condamner poursuivre, condamner, punir via une amende déluelle.

Alors, face à ce regard de masculinisme et son impact notamment chez les jeunes, on en parlait jeunes garçons, la R Poste s'organise. Regardez cet extrait d'un clip de campagne de l'association britannique de scoutisme féminin diffusé en septembre dernier. I don't want to walking down the streets.

Some boys jokes and making girls feel uncomfortable and scared for the rest of their life. Having easy access to pornographies making boys viewers bills as just a piece of meat. Vincent Cber, c'est ça qu'il faut faire, ça marche.

Alors déjà, c'est c'est plutôt une bonne chose parce que ça permet quand même de diffuser plutôt des on va dire des discours des discours positifs. Ensuite, après, je pense aussi que c'est le masculinisme aussi s'exprime à on parlait des réseaux sociaux à travers une transformation de nos modes de vie en fait et avec des vie qu'on passe de plus en plus online et avec des et avec on va dire des rencontres et des socialisations IRL de plus en plus incertaines même de de plus en plus rare. Et c'est pour ça qu'en fait aujourd'hui on observe aussi entre les jeunes garçons et les jeunes femmes, au-delà du problème du masculinisme en fait une polarisation affective, relationnelle, culturel et de plus en plus politique avec des jeunes garçons qui sont de plus en plus conservateurs comme on l'a dit et des jeunes femmes elles qui sont de plus en plus progressistes.

Mais pour revenir à ce que vous suggériez au tout début, redonner créer un récit de masculinité heureuse ou positive, comment on fait ? Bah comment on fait ? C'est je pense qu'on a on a su réussir à définir ce qu'on ne voulait plus que soit la masculinité.

Donc c'est qui le fait ? C'est qui le ferait ? Qui le fait ?

Bah je pense que ça peut se faire avec l'école. Ça peut se faire avec des paires aussi. Le PS, c'est euh ça peut être quelque chose aussi qui peut être soutenu à travers des modèles dans les dans les narrations, dans les fictions.

C'est en fait, je veux dire, il y a tout un tout un arsenal pour aussi pour recréer des nouvelles représentations en fait des nouveaux imaginaires. C'est à travers les imaginaires qu'on change en fait souvent. Alice apostolie, est-ce que les mouvements féministes ont un rôle à jouer justement dans cette prévention ?

Alors oui, d'ailleurs les mouvements féministes, l'association féministe et LGBTQ plus et tire la sonnette de l'alarme du peu près de 10 ans maintenant sur ce sujet-là. Euh après, on parle de d'une de démographies euh en ligne euh qui sont ouvertement misogynes et je pense que le message aura du mal à passer s'il est euh personnifié par une femme féministe par exemple. En même temps, ces masculines disent voilà, on est victime, on est stigmatisé.

Est-ce que dans la parole féministe aujourd'h association, il y a pas cette stigmatisation un peu qui peut construire et alimenter ce masculinisme ? La différence entre les féministes et les masculinistes pour dire qu'effectivement, il y a pas de parallèle. le féminisme, il demande juste à partager et à dire "Nous sommes 50 % de la population et on aimerait avoir des places à la hauteur de notre nombre simplement et on cherche pas à annuler ou à surplomber les hommes." Donc c'est pas du tout le même rapport.

Et pour répondre à ce qu'on pourrait faire, l'éducation à la vie affective relationnelle et sexuelle qui ne se passait jusqu'à présent que dans 15 % des écoles. Ellisabeth Borne a fait un programme pour que ça puisse se développer dans toutes les écoles. Je sais qu'Édouard Jeffrey est en train de regarder comment ça l'actuel ministre de l'éducation nationale comment ça se développe ou pas.

Mais il faut commencer par ça, refuser le l'accès à la pornographie parce que c'est aussi un exemple de couple qui n'est probablement pas qui n'est probablement pas effectivement à voir quand on se rend compte que 37 % de femmes, il y a eu un sondage qui montrait que 37 % de femmes de moins de 40 ans avaient subi un étranglement pendant une relation sexuelle. Ça ça vient directement du porno et d'une relation violente. Dominique Verrien une dernière question.

Il y a plein de sénateurs hommes au Sénat, ils embrassent ce combat euh où il y a que des femmes qui s'intéressent aux droits des femmes et à ce rapport mascul nouvelle offensive contre les femmes. Il y a heureusement des hommes qui s'intéressent à des femmes. Euh Gérard Larchet, je ne pas le pire de nos de nos sénateurs.

J'ai effectivement quelques noms sur quelques sénateurs qu'on pourrait probablement qualifier de masculinisme, mais ça n'est pas la majorité. Nous sommes 38 % au Sénat euh bientôt de femmes. Oui.

Et donc plus qu'à l'Assemblée nationale. Donc petit à petit effectivement tout le monde s'habitue à vivre ensemble et positivement et il faut que ça continue. Merci à tous les trois d'être venus débattre ce soir.