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InterviewRadio J — L'interview politique· 21 octobre 2025 14 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsRetraitesÉconomie & entreprisesJustice

Pierre-Henri Dumont - L'interview politique du 21/10/25

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:36OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que la condamnation de Sarkozy vous inspire ?

  • 1:12OuverteRéponse directe

    Vous allez participer au rassemblement en soutien à Sarkozy ?

  • 1:40OuverteRéponse directe

    La non-censure valait-elle l'abandon de la réforme des retraites ?

  • 3:48OuverteRéponse directe

    Comment la suspension de la réforme des retraites sera-t-elle inscrite dans le marbre ?

  • 4:43OuverteRéponse directe

    Le Premier ministre peut-il passer l'hiver ?

  • 6:30OuverteRéponse directe

    Si Lecornu chute, une dissolution pourrait-elle redonner une majorité ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:23Invité politiqueFait
    « Un président par la case prison, Nicolas Sarkozy, condamné à 50 prisons fermes pour association de malfaiteurs »
  • 1:29Invité politiqueFait
    « Le Premier ministre Sébastien Lecornu avait indiqué deux jours plus tôt dans son discours de politique générale qui suspendait la réforme des retraites. »
  • 2:04InvitéChiffre
    « On a vu déjà en commission hier, lors de l'examen du PLF, que les impôts ont sensiblement augmenté en plus des 15 milliards d'euros qui étaient déjà initialement prévus de hausse d'impôts dans le projet de loi de financement présenté par Sébastien Lecornu. »
  • 2:19InvitéFait
    « On a les liquidations obligatoires des PER au moment de l'arrivée en retraite qui était un moyen de pouvoir léguer un petit capital quand une personne arrivait à l'âge de la retraite ou voulait encore continuer un petit peu à mettre de côté pour transmettre à ses enfants. »
  • 5:47InvitéChiffre
    « On a évidemment, tous en mémoire, les 1 000 milliards d'augmentation de la dette depuis l'arrivée d'Emmanuel Macron. »
  • 5:53InvitéFait
    « L'ensemble des recettes de l'impôt sur le revenu, donc tout l'impôt sur le revenu que tout l'ensemble des Français payent, ne sert qu'à payer les intérêts de la dette, même pas rembourser le capital de la dette, simplement les intérêts. »
  • 6:04InvitéFait
    « La dégradation des notes fait qu'on emprunte plus cher, que ces intérêts augmentent de plus en plus »
  • 9:07InvitéFait
    « On a aujourd'hui un budget qui est pire que les budgets de François Hollande, quand François Hollande avait la majorité socialiste à l'Assemblée nationale. »
  • 9:14InvitéFait
    « On a une augmentation d'impôts, comme rarement ces dernières années. »
  • 13:23Invité politiqueFait
    « Est-ce que certains groupes politiques, la France insoumise, pour ne pas la citer, ont une responsabilité dans cette situation ? »
  • 13:40InvitéFait
    « parler de Mme Hassan qui, on le sait bien aujourd'hui, il y a dans la bande de Gaza des exécutions sommaires de civils palestiniens par le Hamas »

Temps de parole

  • Invité73 %
  • Pierre-henri Dumont23 %
  • Présentateur3 %

2,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:08
Présentateur

7h45 sur Radio J, place à l'invité politique du jour aujourd'hui, Pierre-Henri Dumont, secrétaire général adjoint de LR, ex-député du Pas-de-Calais. Il est au micro de David Revaud-Dallon. Bonjour à vous deux messieurs.

0:21
Pierre-henri Dumont

Bonjour Pierre-Henri Dumont. Bonjour David Revaud-Dallon. Un président par la case prison, Nicolas Sarkozy, condamné à 50 prisons fermes pour association de malfaiteurs dormir à ce soir à la prison de la santé où il va être placé dans quelques instants à l'isolement. Qu'est-ce que ça vous inspire ?

0:38
Invité

Déjà de la peine pour lui, pour sa famille. C'est une épreuve qui est une épreuve difficile. Je lui adresse évidemment tout mon soutien. Et puis rappeler quand même qu'il reste présumé innocent puisqu'il a fait appel. Et donc nous verrons à l'issue des, j'espère, les jours les plus courts qui seront ceux où il va passer en prison puisqu'il va tout de suite demander et faire une demande de remise en liberté auprès du juge, qu'il puisse préparer sa défense et que son innocence soit prouvée lors de son procès en appel.

1:06
Pierre-henri Dumont

Alors ces fils, ces trois fils sont appelés aujourd'hui à un rassemblement à quelques pas d'ici, dans le 16e arrondissement. Vous allez y aller ? Je pense que j'ai passé, oui.

1:15
Locuteur

D'accord.

1:16
Pierre-henri Dumont

Alors, situation politique générale compliquée. Jeudi, la motion de censure présentée par les députés de la France insoumise a été rejetée comme celle du Rassemblement national, notamment parce que le PS a choisi de ne pas voter la première. Le Premier ministre Sébastien Lecornu avait indiqué deux jours plus tôt dans son discours de politique générale qui suspendait la réforme des retraites. Paris vaut bien une messe, avait dit Henri IV. Est-ce que la non-censure valait bien l'abandon de la réforme des retraites ?

1:44
Invité

Écoutez, de toute façon, on verra ce qui sera in fine dans les projets de loi de finances et le projet de loi de finances de la sécurité sociale puisque c'est le Parlement qui va rédiger ces deux textes. Il n'y aura pas de 49.3, donc il n'y aura pas de voiture balai qui permettra de nettoyer les horreurs fiscales et sociales qu'il y aura à l'intérieur. On a vu déjà en commission hier, lors de l'examen du PLF, que les impôts ont sensiblement augmenté en plus des 15 milliards d'euros qui étaient déjà initialement prévus de hausse d'impôts dans le projet de loi de financement présenté par Sébastien Lecornu.

Et qu'on a, par exemple, la fin du pacte d'Utreil qui permettait la transmission des entreprises familiales, en particulier dans nos régions. On a les liquidations obligatoires des PER au moment de l'arrivée en retraite qui était un moyen de pouvoir léguer un petit capital quand une personne arrivait à l'âge de la retraite ou voulait encore continuer un petit peu à mettre de côté pour transmettre à ses enfants. C'est le musée des horreurs, ce budget, c'est ce que vous dites ? C'est le Rocky Horror Music Show, oui, bien sûr. C'est vraiment horrible ce qu'il y a à l'intérieur, mais c'est la composition de l'Assemblée nationale.

On a aujourd'hui une alliance qui est une alliance de ceux qui vont dépenser, de ce qu'on appelle, avec Bruno Retailleau, le cartel du déni, qui est l'alliance entre le NFP et le Rassemblement national, qui, main dans la main, votent des augmentations d'impôts partout, en particulier pour la France qui travaille. Donc, on verra ce qui sera, in fine, dans ces deux textes. Il y a un enjeu qui est l'enjeu majeur, qui est celui de la présence de tous les députés, en particulier du Bloc central, pour éviter d'être battus sur des taxes. Par exemple, la taxe Zuckman, qui a été certes rejetée en commission, mais qui va toujours revenir en hémicycle.

Et puis, celle des sénateurs, en particulier de la majorité sénatoriale, LR et centriste, au Sénat, pour nettoyer tout ça et faire en sorte d'avoir un budget qui ne soit pas une catastrophe pour la France. Donc, aujourd'hui, vous dire ce que sera le budget à la fin, personne ne peut vous le dire, mais il y a une probabilité non nulle qu'aucun budget soit voté, in fine, et que donc, la proposition de Sébastien Lecornu, je fais le lien avec votre question, sur la réforme des retraites, la suspension de la réforme des retraites, n'existe pas, puisque le PLFSS sera invotable par quiconque.

3:39
Pierre-henri Dumont

Oui, parce qu'il faut l'expliquer aux auditeurs, il y a une vraie incertitude sur le véhicule, comme on dit, de la suspension de cette réforme, comment ça va être inscrit dans le marbre. On parle beaucoup d'un amendement gouvernemental au PLFSS, mais ce que vous nous dites, c'est que le PLFSS, il risque de ne pas être voté ni par la droite, ni par la gauche.

3:55
Invité

C'est de la technique parlementaire. En réalité, le PLFSS, donc le projet de loi de financement de la sécurité sociale, qui est plus important que le projet de loi de finance, puisqu'il y a plus de dépenses sociales que de dépenses non sociales en France. Et donc, il peut y avoir à l'intérieur une majorité pour suspendre la réforme des retraites. Elle existe à l'Assemblée nationale, mais qu'en parallèle, il peut y avoir, par exemple, une suppression totale ou partielle de l'aide médicale d'État pour les étrangers en situation irrégulière. Et ça, la gauche ne la valera pas. Et donc, ça, la gauche ne peut pas le voter. Donc, le vote se fait en bloc sur le texte.

Donc, si elle veut voter pour la suspension de la réforme des retraites, elle doit en même temps voter la France insoumise, le Parti socialiste, les écologistes, le Parti communiste, peut-être pour une diminution, une suppression de l'AME. Donc, vous comprenez bien que dans ces conditions, il y a tellement à boire et à manger pour tout le monde que personne votera un texte comme ça.

4:37
Pierre-henri Dumont

Bon, ce qu'on comprend, c'est que ça s'annonce très serré pour Sébastien Lecornu, pour ne pas dire comme une mission impossible. Il peut passer l'hiver, le Premier ministre ?

4:45
Invité

C'est surtout pour la France que la mission semble impossible. Il est aujourd'hui très compliqué d'imaginer un budget autre que celui initial, qui sera présenté, comme c'est prévu par les dispositions législatives, par ordonnance, si au bout de 70 jours d'examen ou d'un vote contre le budget, puisqu'il n'y a pas de 49-3. C'est l'application par ordonnance du projet initial, donc avec les 15 milliards de hausses d'impôts qui est prévu et qui sera appliqué, mais donc sans vote, c'est ce qui va creuser encore plus le fossé entre les citoyens, leurs représentants, et il n'est pas bon pour la démocratie.

5:15
Pierre-henri Dumont

Oui, parce que le Premier ministre a promis aux socialistes, notamment, qu'il demandait qu'il n'utiliserait pas le 49-3, mais s'il passe le budget par ordonnance, finalement, c'est presque encore pire d'un point de vue démocratique.

5:23
Invité

Je vous le confirme.

5:25
Pierre-henri Dumont

Alors, vous parliez de la situation de la France. L'agence de notation S&P a baissé vendredi la note de notre pays de A à moins à A plus. On a l'impression que c'est pas mal A plus, mais en fait, c'est vraiment pas terrible. En raison, je cite, d'une incertitude élevée sur les finances publiques. Ça, c'est pas du tout une bonne nouvelle, en plus.

5:42
Invité

C'est une très mauvaise nouvelle. Il faut quand même se rendre compte du niveau d'endettement de notre pays. On a évidemment, tous en mémoire, les 1 000 milliards d'augmentation de la dette depuis l'arrivée d'Emmanuel Macron. Mais pour avoir une image très claire, l'ensemble des recettes de l'impôt sur le revenu, donc tout l'impôt sur le revenu que tout l'ensemble des Français payent, ne sert qu'à payer les intérêts de la dette, même pas rembourser le capital de la dette, simplement les intérêts.

Et donc, la dégradation des notes fait qu'on emprunte plus cher, que ces intérêts augmentent de plus en plus, et que l'ensemble de l'impôt sur le revenu des Français ne permettra pas, demain, à la suite de cette dégradation, de cette incertitude, parce que les dégradations ne sont que la traduction de ces incertitudes politiques et financières et budgétaires, que ce ne sera pas suffisant pour payer. Donc, c'est vraiment de l'argent en moins qu'on mettra sur les politiques d'éducation, de santé, de défense, de sécurité. Et c'est évidemment dramatique pour l'avenir de notre pays, de nos enfants.

6:30
Pierre-henri Dumont

Alors, faisons un peu de politique fiction. Si d'aventure Sébastien Lecornu, ce qui n'apparaît pas comme une hypothèse totalement farfelue, chutait avec une nouvelle censure, ça pourrait entraîner une dissolution. Est-ce que vous pensez que c'est une solution pour redonner une majorité relative ou absolue à notre pays ?

6:49
Invité

Écoutez, il faudra voir les calculs. Mais comme disait Jacques Chirac, c'est à la fin de la foire qu'on comptera les bouses. Donc, c'est à la fin de l'élection législative. S'il y a une élection législative partielle qui a lieu, qu'on pourra voir s'il y a une majorité ou pas à l'Assemblée nationale. Ce qui est sûr, c'est que c'est quand même un saut dans l'inconnu. On peut avoir une majorité beaucoup plus facile à trouver ou beaucoup plus difficile à trouver. S'il y a des blocs qui sont les deux blocs LFI d'un côté et RN de l'autre qui sont totalement irréconciliables et qui font que pour le coup, il ne peut vraiment pas y avoir de gouvernement. Une impossibilité de dissoudre pendant un an.

Un président de la République qui vient en première ligne et donc derrière, une question qui est que même s'il y a un nouveau président de la République, si le président viendrait à démissionner, il ne pourrait pas dissoudre pendant un an. Et donc, c'est une arme à manier avec énormément de précautions.

7:31
Pierre-henri Dumont

Et la proposition d'Edouard Philippe sur une présidentielle anticipée, en fait, une démission du président, même s'il ne le dit pas clairement, mais c'est bien de ça qu'il est question. Qu'est-ce que vous en pensez ?

7:39
Invité

C'est dangereux, c'est dangereux parce que ça crée d'une part un précédent dans notre démocratie qu'un président qui est mis en minorité dans les sondages et à l'Assemblée devrait démissionner, alors que par exemple, on a eu des cohabitations qui se sont très bien passées. Et d'autre part, ça crée une distorsion de concurrence puisque c'est de la technique un peu législative d'élection. Mais le Conseil constitutionnel ne peut déclarer une élection ouverte que quand la démission effective du président est enregistrée. Donc on a 20 à 35 jours pour faire l'élection.

Même si le président décide de dire « je démissionne dans 3 ou 4 mois », les comptes de campagne, donc l'argent qui est dépensé ne peut pas être remboursé parce qu'il n'y a pas d'élection en cours, puisque l'élection n'est pas ouverte par la décision du Conseil constitutionnel. Et donc il y a une distorsion de moyens entre les différents candidats qui vont se présenter, entre les partis qui ont de l'argent, des partis qui n'ont pas d'argent, aucune obligation de neutralité de certaines chaînes qui voudront inviter telle ou telle personne pour faire monter dans les sondages.

Donc on voit bien qu'il n'y aura aucun cadre légal pour pouvoir mener ces élections présidentielles et que donc on risque d'avoir encore une présidentielle où on n'a pas l'ensemble des sujets qui sont mis sur la table. Et c'est bien ça le problème, c'est qu'on traîne aujourd'hui 2022, on n'a pas eu de campagne présidentielle. Une campagne présidentielle doit être celui du temps long de la présence des débats sur la table, par exemple sur la réforme des retraites, qu'est-ce qu'on fait ? Est-ce qu'on continue comme ça ? Est-ce qu'on augmente l'âge de départ ? Est-ce qu'on passe à un système par capitalisation ? Ça prend du temps pour digérer, pour discuter.

8:52
Pierre-henri Dumont

Bon, ça tourne par rond cette hypothèse. Un mot sur la droite, il y a 15 jours, Bruno Retailleau claque la porte du gouvernement, du ministère de l'Intérieur, en apprenant que Bruno Le Maire était nommé ministre des Armées, alors qu'il n'en avait pas été informé. Est-ce qu'il a eu raison ?

9:05
Invité

Il a évidemment eu raison, et l'effet lui donne raison. On a aujourd'hui un budget qui est pire que les budgets de François Hollande, quand François Hollande avait la majorité socialiste à l'Assemblée nationale. On a une augmentation d'impôts, comme rarement ces dernières années. On a la mise à bas de tout ce qui fait la compétitivité de notre pays. Je parlais tout à l'heure de la mise à bas des pactes d'Utreil, par exemple, qui sont des éléments essentiels dans la transmission de nos entreprises familiales en région. Et donc, évidemment qu'il a bien fait, puisqu'il savait qu'il n'allait pas avoir les moyens de sa politique.

L'exemple, c'est Laurent Nunez, qui explique, par exemple, sur la question des relations avec l'Algérie, qu'il faut calmer le jeu, qu'après tout, ce n'est pas très grave si notre compatriote Boalem Sansal est emprisonné par le régime algérien et qu'il faut qu'on arrête de vouloir pointer du doigt l'Algérie. Bon, on comprend bien que Bruno Retailleau n'avait absolument pas les moyens de sa politique. C'est un homme qui a des convictions, qui les défend et qui ne pouvait pas mener une politique de gauche alors que c'est un homme profondément de droite.

9:54
Pierre-henri Dumont

Alors, sur la participation de la droite au gouvernement, on est un petit peu perdu, je vous avoue, parce que Bruno Retailleau a dit non. Et puis, je crois qu'on a quand même six ministres LR, si je ne me trompe pas. Qu'est-ce qui se passe ? Là, on ne comprend plus très bien.

10:05
Invité

On y verra un peu plus clair demain, puisque nous avons un bureau politique demain soir. Nous avions dit, bureau politique a une large majorité, puis les adhérents, 75%, via un référendum interne avec plusieurs dizaines de milliers de votants, ont dit que les républicains ne voulaient pas participer à ce gouvernement. Et que donc, par extension, tous les ministres qui étaient écartés chez les républicains se sont mis en retrait du parti, qu'ils se sont en réalité auto-exclus du parti.

Donc, nous avons, via notre secrétaire général, Otman Nassrou, envoyé un courrier à ces six ministres, leur demandant soit de quitter le gouvernement, soit de vouloir présenter leurs arguments pour dire qu'ils voulaient rester républicains. Je pense que maintenant, il faut respecter le vote des adhérents et entamer la procédure d'exclusion. Non pas parce que nous n'en voulons plus, mais parce qu'ils sont exclus d'eux-mêmes du parti. Ils ont défié l'autorité et du bureau politique. À la limite, ce n'est pas très grave, mais surtout celle des militants. On est avant tout des cadres au service de nos militants et pas au service des ambitions personnelles d'avoir une voiture avec chauffeur.

10:55
Pierre-henri Dumont

Alors, jusqu'à il y a 15 jours, Bruno Retailleau, c'était l'homme qui montait à droite et s'était imposé dans l'opinion depuis qu'il s'était installé à Place Beauvau. Mais on a l'impression que tout s'effrite un petit peu depuis son départ. Est-ce qu'il n'a pas perdu son capital politique,

11:12
Invité

On ne perd jamais un capital politique en défendant ses convictions. Bruno Retailleau ne pouvait pas mener, je l'ai dit, la politique qu'il désirait mener. Une fois plus, les faits lui ont aujourd'hui donné raison sur la teneur du budget, sur la politique menée, sur les propos qui sont tenus par l'ensemble des membres du gouvernement, sur les ministres qui sont nommés. On a des ministres qui sont, par exemple, antinucléaires à l'environnement. Et donc, évidemment qu'il a eu raison. Je pense que l'avenir lui permettra de rendre grâce. Peut-être qu'aujourd'hui, ce n'est pas forcément compris ce pour quoi il est parti, mais qu'en final, on s'apercevra qu'il a eu raison.

La politique, vous savez, c'est du temps long. Et donc, imaginez qu'on n'engrange pas des gains tout de suite dans les deux, trois premières semaines suite à un départ d'un gouvernement. C'est parfaitement entendable. Mais vous verrez que défendre ses convictions, c'est ce qu'il y a de plus important en politique.

11:59
Pierre-henri Dumont

Alors, il y a quand même quelqu'un qui n'a pas tout à fait l'intention de lui laisser le champ libre à Bruno Retailleau. C'est Laurent Wauquiez, bien sûr. Comment vous voyez cette compétition ? Parce que lui, il n'a pas du tout renoncé à 2027.

12:09
Invité

Laurent Wauquiez doit comprendre qu'il a perdu l'élection interne en mai dernier. J'ai pas l'impression

12:15
Pierre-henri Dumont

que ce soit le cas.

12:16
Invité

C'est pour ça que je vous dis qu'il doit le comprendre. Et que 75% des adhérents Les Républicains ont voté pour Bruno Retailleau. Et que donc, le devoir, quand on est gaulliste, quand on se réclame dans cette grande famille qui est celle du général de Gaulle, c'est quand le chef a décidé, on exécute. Et le chef est parfaitement légitime aujourd'hui. Et je pense que Bruno Retailleau, dans la situation inverse, il avait perdu l'élection interne à l'élection du président des Républicains, que Laurent Wauquiez était devenu président des Républicains. Bruno Retailleau, président du groupe au Sénat, aurait fait en sorte que ses sénateurs s'alignent avec les positions de Laurent Wauquiez.

Et je pense que maintenant, il faut que chacun tire dans le même sens. On ne peut pas se permettre le luxe, non pas pour nous, les Républicains. On s'en fiche, la survie du parti, ce n'est pas l'enjeu. L'enjeu, c'est la survie de la France. Et que la situation de la France exige d'avoir un parti de droite républicaine qui soit capable de pouvoir aller dans un seul sens. Et tous ceux qui tirent à l'inverse de la décision et des décisions qui sont prises et par le président légitimement élu par une large majorité des adhérents et par le bureau politique tirent en réalité pas simplement contre le parti mais contre le pays.

13:13
Pierre-henri Dumont

Depuis le 7 octobre, on assiste à une flambée d'antisémitisme avec une explosion des actes à l'égard de la communauté juive. Est-ce que certains groupes politiques, la France insoumise, pour ne pas la citer, ont une responsabilité dans cette situation ? Immense.

13:27
Invité

Immense. Et je m'étonne aujourd'hui de voir certains élus de la France insoumise continuer à pouvoir proférer des propos antisémites ou des propos qui sont clairement d'amitié avec le terrorisme. Évidemment, parler de Mme Hassan qui, on le sait bien aujourd'hui, il y a dans la bande de Gaza des exécutions sommaires de civils palestiniens par le Hamas et Mme Hassan qui diffuse des propos en disant un par un, on ira chercher tous ceux qui ont collaboré avec Israël et qui justifient les exécutions sommaires de civils palestiniens par un régime terroriste.

Donc évidemment qu'on voit qu'il y a des élus de la République et de la France insoumise qui aujourd'hui malheureusement favorisent le développement de l'antisémitisme en France.

14:06
Pierre-henri Dumont

Merci Pierre-Henri Dumont et à très bientôt sur Radio-J. Merci à vous.

14:10
Présentateur

Merci à vous deux. Demain à 7h45, David, vous recevrez Thomas Cazenave, député Renaissance de Gironde et ex-ministre des Comptes publics. Restez avec nous dans un instant, un nouveau journal sur Radio-J. Merci.

14:22
Locuteur

Merci. Merci.