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InterviewRadio France (sur Site radio)· 14 octobre 2026 6 minComplaisantActualité / polémiqueSolidarités & familleÉconomie & entreprises

Les aides à domicile pénalisées par "l'absurdité du système économique", la critique de l'association Amaelles à Belfort

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 10 %Défensif 50 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:14OuverteRéponse directe

    Est-ce que vos collaborateurs arrivent encore à prendre leur voiture vu les prix des carburants ?

  • 1:00OuverteRéponse partielle

    pouvoir d'achat perdu, c'est les personnes qui travaillent pour vous ?

  • 2:33OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous lancez aussi un appel aux élus plus près de chez nous ?

  • 4:31OuverteRéponse directe

    Si on continue à ce rythme, qu'est-ce qu'il faudra faire pour vous de votre côté ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:36InvitéChiffre
    « 2,25 euros le litre de gasoil aujourd'hui à Belfort. »
  • 0:53InvitéChiffre
    « Ça a augmenté de plus de 40% depuis le mois de janvier, je pense en particulier au gasoil. »
  • 2:04InvitéFait
    « Dans les 10-15 ans qui viennent, il y aura quand même beaucoup plus de personnes âgées de 80 ans et plus. »
  • 2:36PrésentateurChiffre
    « le département du Doubs distribue 8000 euros d'aide avec des chèques carburants, notamment à Montbéliard. »
  • 3:10InvitéFait
    « Ce sont des crédits d'État qui sont distribués par les conseils départementaux. »

Temps de parole

  • Invité85 %
  • Présentateur15 %

≈ 1,7 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Le casse-tête pour les associations continues face à la hausse des prix du carburant. Exemple à Belfort, dans le secteur de l'aide et des soins à domicile pour les personnes âgées ou handicapées. On en parle avec votre invité ce matin, Alexandre Le Père. Bonjour Philippe Weber. Bonjour. Vous êtes le directeur général d'Amaël à Belfort. Est-ce que vos collaborateurs arrivent encore à prendre leur voiture vu les prix des carburants ?

0:18
Invité

Oui, elles arrivent à prendre leur voiture, je dis elles parce que ce sont essentiellement des dames, sur Belfort et sur le pays de Montbéliard aussi, j'insiste là-dessus. Et alors qu'il est là, on a 300, 400 personnes qui sont en train de préparer les interventions et qui par définition ont besoin, pour se déplacer d'un domicile à l'autre, d'utiliser leur véhicule personnel. Elle vous parle beaucoup de la hausse des prix des carburants, 2,25 euros le litre de gasoil aujourd'hui à Belfort. Oui, elle nous en parle évidemment beaucoup.

J'ai reçu pas plus tard que la semaine dernière une pétition d'une partie de nos collaborateurs qui sont situés sur le pays de Montbéliard, qui nous font part de leurs difficultés lourdes à faire face à cette augmentation. Ça a augmenté de plus de 40% depuis le mois de janvier, je pense en particulier au gasoil. Donc évidemment, c'est compliqué. Elle quantifie aussi le

1:00
Présentateur

pouvoir d'achat perdu, c'est les personnes qui travaillent pour vous ?

1:03
Invité

Alors, vous faites bien de poser la question de cette manière-là, parce qu'en fait, l'utilisation du véhicule personnel fait l'objet de rétribution, d'indemnité kilométrique, comme on appelle ça. Mais vu les niveaux de salaire de nos salariés, l'indemnité kilométrique, même revalorisée une petite part, de toute manière, si le carburant augmente, c

1:21
Locuteur

'est

1:21
Invité

du pouvoir d'achat en moins. Donc, juste un petit point, cet incident-là, ce qui nous arrive actuellement, montre l'absurdité du système économique dans lequel nous sommes aujourd'hui. L'absurdité ? Oui,

1:33
Locuteur

oui,

1:33
Invité

tout à fait, l'absurdité. C'est-à-dire que le système de l'aide à domicile, la manière dont il est financé, dont il est conçu, fait des salariés de terrain la variable d'ajustement d'éléments qui les dépassent très très largement et dont elles ne devraient même pas être concernées. Elles ne sont pas assez payées, nos interventions ne sont pas assez facturées. C'est le modèle qui produit la situation dans laquelle on est aujourd'hui. Qu'est-ce qu'il faut changer alors ? Il faut changer l'approche complètement, le financement complètement. Il faut considérer que quelqu'un doit payer à un moment donné. Faire face au mur gériatrique qui nous attend.

Dans les 10-15 ans qui viennent, il y aura quand même beaucoup plus de personnes âgées de 80 ans et plus. Et tout le monde veut vivre chez soi. Là, la présidentielle arrive, les candidats nous expliquent tous combien les personnes âgées sont importantes, combien le fait qu'elles demeurent à domicile est important. Par contre, les solutions, on ne les voit pas venir et le financement non plus, parce que ce n'est pas populaire en fait. Parce qu'il va bien falloir que quelqu'un paye un jour. Et pendant ce temps-là, nos salariés sur le terrain, celles qui travaillent actuellement, ce sont-elles la variable d'ajustement de ces politiques publiques inachevées ?

2:33
Présentateur

Est-ce que vous lancez aussi un appel aux élus plus près de chez nous ? On entend ce matin, le département du Doubs distribue 8000 euros d'aide avec des chèques carburants, notamment à Montbéliard. Ça s'est déjà arrivé à Belfort et quelle est la réussite de ce

2:44
Invité

système ? Ce dispositif, c'est un dispositif national et nous, on a la chance dans le territoire de Belfort, comme dans le Doubs, d'avoir des partenaires avec les conseils départementaux. Ce n

2:52
Locuteur

'est

2:52
Invité

pas le cas partout, vraiment. Et donc, on a un vrai dialogue avec les conseils départementaux. Donc, le dispositif que j'ai entendu sur votre radio tout à l'heure, sur la mairie de Montbéliard, est en place aussi sur Amael à Montbéliard, est en place aussi sur Amael sur le territoire de Belfort. C'est déjà très bien. Ce sont des crédits d'État qui sont distribués par les conseils départementaux. Je pense qu'on peut aller un peu plus loin, non pas les départements, mais changer les règles de cette distribution. Aujourd'hui, on reçoit de l'argent pour acheter des véhicules. C'est très bien, des véhicules électriques.

Sauf qu'Amael a en tout 30 véhicules pour 500 salariés qui interviennent sur le terrain. Je pense que provisoirement, l'État pourrait prendre la décision d'orienter une partie des crédits destinés à l'achat de véhicules, provisoirement, je dis bien, à l'allocation d'aides, d'accompagnement pour les indemnités kilométriques. Vous parlez d'électrique, c'est une solution possible,

3:41
Présentateur

réelle dans le territoire de Belfort, vu les aménagements en place pour l'électrique.

3:45
Locuteur

Oui, il

3:45
Invité

y

3:45
Locuteur

a

3:45
Invité

largement de quoi faire. Après, il faut essayer de faire en sorte de pouvoir essentiellement axer l'attribution de véhicules électriques aux personnes qui habitent essentiellement au milieu rural, pour pouvoir, celles qui s'en servent le plus en fait. Mais la solution, on ne pourra pas acheter 500 véhicules, c'est impossible. Par contre, du coup, c'est ce que disait la dame qui était interrogée tout à l'heure, qui parlait de la mairie de Montbéliard, du CCAS de Montbéliard, c'est la reconnaissance du métier. Et si on n'augmente pas nos indemnités kilométriques, disait-elle, qu'on augmente nos salaires ? Eh bien, voilà,

4:16
Locuteur

c

4:16
Invité

'est tout simplement. Je sais bien que c'est compliqué. Ça relève de ce que je disais tout à l'heure, il y a bien quelqu'un qui doit payer à un moment donné. Et nos salariés ne sont pas destinés à adapter des politiques nationales qui ne sont pas efficaces.

4:28
Présentateur

Si on continue à ce rythme, Philippe Weber, et ce sera ma dernière question, qu'est-ce qu'il faudra faire pour vous de votre côté ? Réduire la voilure ou pas ? Travailler avec moins de personnel ? Quelle perspective pour vous ? Alors,

4:37
Invité

réduire la voilure, c'est inenvisageable. Parce que les personnes chez qui nous allons, elles ont besoin de nous. Les grands-mères et les grands-pères qui ne voient quasiment personne de la journée, si elles ne voient pas passer nos salariés, c'est absolument impossible. Non, moi je pense que le dialogue qu'on a avec les collectivités publiques, il

4:53
Locuteur

y

4:53
Invité

a des départements qui l'ont déjà mis en place, les Bouches-du-Rhône, la Meuse, la Haute-Vienne, de discuter avec la Caisse Nationale de l'Autonomie pour faire en sorte d'utiliser une partie de ces crédits, justement, provisoirement. Il ne

5:06
Locuteur

s

5:06
Invité

'agit pas de remettre en cause le programme d'électrique, provisoirement sur les indemnités kilométriques. C'est ce qu'on a saisi, les deux conseils départementaux, dans les jours qui viennent de passer. On a écrit à l'ensemble de nos salariés, avant-hier ou hier, pour leur dire cela, on connaît leur engagement, le sens qu'elles donnent à leur métier, la passion qu'elles apportent pour le service et l'accompagnement. Ce serait quand même abominable de devoir se priver d'intervenir en milieu rural chez des personnes âgées qui ont besoin de nous, parce que le système même n'est pas satisfaisant.

5:39
Présentateur

Il faut éviter ça. Merci beaucoup, Philippe Weber, directeur général d'Améla Belfort. Vous étiez l'invité d'ici matin. Une relecture vibrante.