Agriculture, climat, biodiversité : l'apport scientifique
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 88 %Attaque 4 %Défensif 8 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 12:00OuverteRéponse directe
Quels sont les objectifs de sélection génomique pour les bovins ?
- 14:00OuverteRéponse directe
Comment les agriculteurs perçoivent-ils les innovations en protection des cultures ?
- 16:00OuverteRéponse directe
Quels liens entretenez-vous avec l'INRA pour vos recherches ?
- 18:00OuverteRéponse directe
Les éleveurs de races bovines montagnardes acceptent-ils les recommandations de format réduit ?
- 20:00RelanceRéponse partielle
Les innovations en protection des cultures sont-elles adaptées à une agriculture familiale ?
- 22:00OuverteRéponse directe
Comment le microbiote végétal est-il pris en compte dans vos recherches ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00vice-présidentChiffre
« l'agriculture est confrontée à de nombreux défi notamment bien évidemment en matière environnementale si elle contribue pour pour parti au au réchauffement climatique en étant le deuxème émetteur de gaz à effet de serre en France derrière les transports et devant l'industrie »
- 4:00vice-présidentChiffre
« en l'espace de 25 ans on avait perdu c'est des rapports allemands mais qui ont été confirmés par des rapports français on a perdu 65 % de la biomasse d'insectes dans nos territoires protégés et de l'ordre de 8 15 % dans les surfaces agricoles »
- 6:00introduction_generaleChiffre
« en France comme en Europe on est au-delà de 30 % de perte et gaspillage c'estd de choses qui sortent des exploitations agricoles en bon état et qui ne sont jamais consommé »
- 7:00introduction_generaleChiffre
« sur l'azote on les les éléments issus par provenant de l'écologie montre quand on a on peut aller jusqu'à 15 kg d'azote en excès par hectare et par an sur les surfaces ramené aux surfaces cultivées et aujourd'hui à l'échelle mondiale on est à 48 »
- 10:00aerleFait
« on a identifié les odeurs qui ont un effet répulsif euh sur les pucerons c'est une solution préventive donc il a un effet répulsif sur le colonisateur ça réduit l'alimentation ça un effet sur le comportement alimentaire des insectes de des buerons et ça réduit leur reproduction »
- 12:00Corine_VachetChiffre
« la vigne a une culture très traitée donc c'est la 4ème culture la plus traitée en France après la pomme la pomme de terre et la pêche si on considère l'indice de fréquence de traitement moyen »
- 14:00Jacques_Sainte-MarieChiffre
« agriculture ça représente 20 % actuellement de ce bilan carbone et le numérique c'est 4 % en forte augmentation d'ailleurs he mais 4 % c'est numérique global 4 % le numérique pour l'agriculture c'est une fraction de ces 4 % c'est 01 ou 02 % »
- 16:00Jacques_Sainte-MarieFait
« produire mieux en respectant la nature et les écosystèmes »
- 18:00Didier_BochardFait
« la sélection bovine est devenue ce qu'on appelle sélection génomique ce qui veut dire qu'on peut sélectionner les reproducteurs un âge très jeune quasiment dès leur naissance »
- 2:00Fait
« une niche d'innovation ça désigne un réseau d'acteurs qui cherche à penser différemment à s'orienter vers des nouveautés qui va se mobiliser des connaissances scientifiques des connaissances de la recherche et qui vont essayer par expérimentation d'avancer sur de nouveaux choix technique »
- 4:00Chiffre
« l'agriculture biologique c'est 6 % des dépenses alimentaires des ménages »
- 18:00Fait
« il a fallu un siècle pour consolider nos choix techniques actuels il faudra probablement un siècle pour consolider des nouveaux choix techniques »
- 22:00Fait
« la diversification en maréchage elle se développe très peu en particulier dans les exploitations qui sont engagées dans les circuits longs »
- 28:00Chiffre
« la PAC en claque en quelques 1 2 3 4 5 ça fait 264 milliards d'euros pour les 5 ans à venir ce qui fait qu'en gros RZ c'est c'est un peu plus de 50 milliards par an dont un peu moins de 10 pour la France »
- 40:00Fait
« les régimes alimentaires en Union Européenne ne sont pas sains avec augmentation des surpoids et de l'obésité »
- 50:00Fait
« la balance agroalimentaire de l'Union européenne n'a jamais été aussi excédentaire qu'aujourd'hui »
- Fait
« ce qui aujourd'hui c'est que c'est pas rentable et donc en gros la solution des économistes c'est assez simple ce qui est il faut rendre plus rentable ce qu'ils ont du mal à faire parce que c'est trop cher »
- Fait
« les pesticides et les engrais et cetera de synthèse ne sont pas chers donc on voit bien qu'il faut modifier les prix relatifs »
- Fait
« il y a des beaucoup de travaux de recherche au niveau européen qui montrent qui qui sont des voies et par exemple les pour prendre les MAEC les ma sur résultat sont une voie dans ce sens »
- Fait
« ce qui manque enfin c'est ça qu'on constate c'est cette cohérence des politiques publiques sur l'ensemble de la chaîne alimentaire »
- Fait
« si vous vous penchez sur la comptabilité des agriculteurs la plupart des agriculteurs ne sont pas en comptabilité analytique parce que ça suppose un petit coup supplémentaire auprès de leur centre de gestion »
- Fait
« la comptabilité analytique qui va permettre de bien répartir toutes les charges en fonction des différentes cultures et vous faites une perspective à l'échelle de la rotation »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
vice-président chers pierre mes chers collègues mesdames et messieurs ravi de de vous accueillir pour cette séance de de l'OPEX qui est consacré donc à une audition publique aux apports de la science à l'agriculture face au réchauffement climatique et aux pertes de biodiversité l'initiative revient à un certain nombre de nos collègues mais tout particulièrement à Daniel salmon qui m'avait sollicité il y a déjà plusieurs mois je pense sur sur cette thématique donc je je remercie car le programme qu'il a élaboré pour cette matinée est assez riche avec donc pierre Henriet qui sera corapporteur ce matin qui mènera lui aussi les les débats si je peux dire donc ça promet d'être véritablement très très intéressant comme vous le savez l'actualité notre actualité agricole est particulièrement riche ces dernières semaines puisque le Parlement vient de débattre d'un projet de loi de projet de loi agricole qui vient d'être adopté d'ailleurs et nous entrons dans une phase de de préparation de la prochaine politique agricole commune de la prochaine Pâque c'està dire si nous avons besoin de de faire un point en amont et c'est tout le rôle de de l'opexte sur les les avancées scientifiques de car l'agriculture est confrontée à de nombreux défi notamment bien évidemment en matière environnementale si elle contribue pour pour parti au au réchauffement climatique en étant le deuxème émetteur de gaz à effet de serre en France derrière les transports et devant l'industrie l'agriculture est aussi l'une des des victimes en subissant les conséquences des des inondations des vagues de chaleur des des sécheresses et de la perte de biodiversité avec ce déclin qui est annoncé qui affecte la qualité des sols de l'air de l'eau et donc l'agriculture est également pénalisée par la disparition de d'espèces qui sont indispensables à la stabilité des écosystèmes et à la vie finalement de la matière première pour l'agriculture donc face à cette situation il nous a semblé pertinent et nous comptons beaucoup sur cette audition pour et avec nos nos invités du jour pour nous éclairer sur ce que la science peut apporter c'est bien le rôle de lopex he de faire un focus sur les apports scientifiques technologiques donc ce que la science peut apporter comme élément de réponse au défis que je viens de de décrire et que doivent affronter les agriculteurs mais aussi les les politiques que que nous sommes avant d'entrer de dans le vif du sujet je vais je vous rappelle que cette audition est enregistrée comme toute audition publique enregistrée diffusée en direct sur le site du Sénat et sur certains réseaux sociaux elle sera disponible ensuite pour les les nostalgiques en vidéo à la demande sur les pages de l'Office des sites des deux des deux sites de l'Assemblée nationale et du Sénat je vais dès à présent laisser la la parole à nos deux corapporteurs donc pierre Henriet d'abord puis Daniel salmon qui animera la 2e table ronde merci merci monsieur le Président chers collègues mesdames Messieurs les chercheurs la première table ronde a pour objet de mettre en avant des initiatives scientifiques prometteuses qui devraient permettre des avancées significatives en matière de développement de nouvelles pratiques en facilitant la résilience de l'agriculture face au changement climatique tout en respectant les limites planétaire avant de laisser monsieur hig pour une introduction générale euh sur cette problématique je me permets simplement de présenter également les personnes qui euh interviendront je me permettrai aussi de demander à chacun on va dire 10 10 minutes maximum de présentation pour qu'on puisse aussi avoir le le temps d'avoir une interaction sur sur le débat ensuite nous aurons donc aé le pic qui est donc fondatrice et directrice scientifique CTO donc d'agriodor puis Corine Vachet qui est directrice de recherche Aline Ra et directrice adjointe de l'UMR santé et agroécologie du vignoble spécialiste du microbiote des plantes puis Jacques Sainte-Marie directeur de recherche à l'ineria responsable du programme numérique et environnemental d'ineria copilote du PEPR agroécologie et numérique et enfin Didier boichard directeur de recherche inrae spécialiste de génétique bovine voilà Monsieur wig je vous cède la parole pour cette introduction générale merci merci beaucoup merci à tous les élus qui sont présents dans dans la salle de et et à tous les responsables de l'OPEX de nous donner la possibilité de de débattre du sujet qui est sur la table aujourd'hui puis merci à tous les collègues qui ont accepter de d'enrichir et de et de venir contribuer à vos réflexions et et à vos rapports effectivement comme vous venez de de le dire en quelques mots l'agriculture elle est elle est face au changement climatique face à l'obligation de restauration de la biodiversité et quand on le le formule comme ça même si dans le le titre qui est présent à l'écran il y a des virgules pour pas mettre face à on a souvent le sentiment que on a des enjeux de production qui sont en opposition avec les enjeux environnementaux euh et comme vous le disez en quelques mots l'agriculture étaé maîtrise de gaz à effet de serre et all impaccté part et donc on on dit bah ça y est c'est déjà une confrontation il y a un impact sur la qualité de l'eau et de l'air et a un impact sur la biodiversité le chiffre qu'on cite souvent et qui malheureusement est dépassé c'est que en l'espace de 25 ans on avait perdu c'est des rapports allemands mais qui ont été confirmés par des rapports français on a perdu 65 % de la biomasse d'insectes dans nos territoires protégés et de l'ordre de 8 15 % dans les surfaces agricoles et donc quand on l'exprime comme ça on a le sentiment d'une relation négative extrêmement forte ce qui se traduit par une forme de tension entre des biens privés et des biens communs et quand on dit qu'il y a une tension on pourrait en arriver à ce que l'arbitrage c'est chercher un compromis et donc on ne peut être bon sur un côté que en acceptant de perdre sur l'autre et donc des tradof et en fait les tradof conduisent globalement à lâcher le manche et a pas explorer des des ruptures plus fortes et donc c'est tout l'objectif je pense de de de ces deux tables rondes mais plus largement de toute la recherche qui est conduite aujourd'hui en autour de l'agriculture et des systèmes agricooles et alimentaires en France et aussi en Europe alors comment on peut sortir de cette de cette tension on peut en sortir avec trois grandes dans trois grands cadres le premier c'est en ayant la bonne métrique et la bonne focale alors en préparant cette cette cette matinée et et dans les échanges que j'ai pu avoir je disais mais en fait si on prend la question des limites planétaires ça change sacrément la donne par rapport à simplement de dire on a perdu de la biodiversité ou on a un impact sur l'eau et alors pourquoi c'est pourquoi ça change la donne ça change la donne pour deux grandes raisons le premier c'est que ça permet d'avoir une vision assez synoptique même si on peut débattre des limites planétaires mais ça donne une vision assez synoptique de ce qui est à la base de la durabilité si on s'éloigne des limites planétaires et ben globalement la durabilité puis pour nous et pour la génération d'après elle est pas vraiment assurée enfin elle est pas assurée du tout ça permet aussi de montrer à quelle vitesse un système se dégrade et dans l'autre sens ça permet d'avoir une métrique qui nous ramène et donc une métrique qui nous montre le le chemin à parcourir l'exemple le plus facile parce que parce qu'on fait est assez simple c'est la question une des limites planétaires c'est la question des nutriment donc du bouclage des cycles où on a dans les représentations qui sont souvent données par le le Stockholm Center le le phosphore et l'azote et par exemple sur l'azote on les les éléments issus par provenant de l'écologie montre quand on a on peut aller jusqu'à 15 kg d'azote en excès par hectare et par an sur les surfaces ramené aux surfaces cultivées et aujourd'hui à l'échelle mondiale on est à 48 donc on a l'ampleur de du chemin à parcourir et donc c'est pas un jugement c'est bien ou c'est pas bien en fait ça donne juste une métrique comme vous avez un compteur sur une voiture ça c'est le premier point donc le le fait de passer de logique d'un d'un chiffrage à une logique de chiffrage de de limite planétaire donne une vision plus plus global le deuxième c'est avoir le bon périmètre le le titre de la de la séquence c'est agriculture mais en fait il y a pas d'agriculture sans parler des systèmes alimentaires et sans parler de nos besoins en énergie l'agriculture étant globalement le lieu où les énergies renouvelables sont disponibles la seule énergie réellement renouvelable étant l'énergie solaire et sur les surfaces thopisé c'est essentiellement de l'agriculture donc si on parle d'agriculture et d'alimentation ou agriculture alimentation et énergie renouvelable on a un périmètre qui conduit en fait à repenser aussi le le l'ensemble de l'équation que l'on doit résoudre trème point c'est il faut obligatoirement avoir des approches systémiques d'où le fait de ne pas regarder l'agriculture sans regarder le reste donc d'avoir des approches systémiques et explorer tout ce qui peut bouger c'est une des grandes forces des approches de prospective prospective c'est pas une prévision c'est autour d'un système de dire mais qu'est-ce qui peut bouger comment tout peut bouger et comment tout doit bouger ensemble et donc si on regarde ce qui peut bouger dans ce qui nous intéresse aujourd'hui c'est d'abord l'évolution des systèmes alimentaires et des usages non alimentaires il bougent très fortement ils ont bougé très fortement en France en Europe et dans le monde et ils vont encore bouger beaucoup en particulier sur les les équilibres des systèmes alimentaire entre les les produits d'origine animale et les produits d'origine végétale mais aussi beaucoup sur les usages non alimentaires c'est tout ce qui est caché en France d'illeurs le terme de bioéconomie la France a fait le choix que la bioéconomie était plutôt les usages non alimentaires de la biomasse mais mais on voit que il se passe beaucoup de choses autour de ça le deuxième élément sur lequel qui ne sera pas abordé aujourd'hui mais qui est un enjeu absolument majeur pour l'équilibre global c'est la réduction des pertes et gaspillag on oublie de le de le dire et donc je vais le répéter là en France comme en Europe on est au-delà de 30 % de perte et gaspillage c'estd de choses qui sortent des exploitations agricoles en bon état et qui ne sont jamais consommé 30 % c'est absolument considérable la pomme consommé en France c'est un IFT de 40 si vous dites il y a un tiers qui est perdu ça veut dire que vous avez 13 applications de phytosan qu' nont jamais servi à rien c'est donc un impact sur le milieu qui est inutile et donc comment on va pas passer de 30 enfin de 33 % à Z0 mais si vous avez si on prend ça comme étant un élément sur lequel on peut jouer on voit bien que l'ensemble du système peut peut être visité puis le troisième et c'est l'objectif des deux tables rondes que nous avons aujourd'hui c'est mobiliser absolument toutes les innovation et elles sont rendues possibles parce que les frontières de la connaissance sont repoussé ou elles bougent en tout cas elles bougent et elles sont et elles bougent de façon absolument considérable et vous allez voir dans les présentations qui sont qui seront faites aujourd'hui ce matin à quel point elles ont bougé beaucoup en particulier parce que on prend conscience de la complexité du vivant et que on peut l'utiliser beaucoup beaucoup plus que ce qu'on en a fait aujourd'hui ce dans la première table ronde ce seront plutôt des innovations biotechniques donc vous verrez elles sont nombreuses elles sont dans des horizons quand on en parle on a le sentiment qu'on a jamais entendu parler de ça aé va nous parler des paysages olfactifs comprendre pourquoi un insect se déplace et donc plutôt que de le tuer on pèse sur sa volonté de se déplacer et s'il peut plus manger ben il se reproduira moins et s'il rencontre pas de partenaire sexuel ça se passe moins bien pour la reproduction la compréhension des microbiotes et donc Corine va nous parler des des microbiotes des plantes tous des grands spécialistes du microbiote humain mais microbiote du sol mobiote des plantes c'est un champ totalement nouveau et vous allez voir dans la présentation de de Corine à quel point il est passionnant et à quel point il permet de repenser la protection des cultures deain c'est la génétique ça sera Didier Bochard qui va illustrer toutes les avancées qui a eu dans le champ de la génétique sur dans l'exemple de l'animal et puis le numérique qui occupe la pensée de tout le monde l'intelligence elle est dite artificielle l'intelligence de de Jacques saintte-marie n'est absolument pas artificiel et et et en fait ça fait bouger absolument la totalité et puis la deuxème table ronde va porortter sur les les innovations organisationnelles euh et et j' dirais même jusqu'à dire les innovations politiques c'est comment on fait pour sortir des systèmes des logiques de verrouillage qui seront présentés par Marie Benoît et Mireille nos systèmes sont en état d'équilibre et si on les déforme ben comment qu'est-ce qui détermine le fait que ils se déf forme pour aller vers d'autres points d'équilibre quel est le rôle des politiques publiques et comment on peut les penser autour de ça et puis il y a pas de transition sans formation sans accompagnement des acteurs encore une fois c'est tout le système qui doit bouger donc on nous aurons le droit vous aurez le droit à ça ce matin pour finir et pour pas être plus long trois points le premier c'est des remerciements remerciement pour votre présence remerciement à tous ceux qui ont accepté d'intervenir et et j'espère que vous l'apprécierez à alors juste de valeur le deuxième c'est un message sous-jacent à ce qui va être dit ce matin et qui est peut-être un message politique ne le prenez pas mal c'est que ce que vous allez voir à la fois sur les enjeux mais aussi sur les leviers conduit à ce à dire que l'immobilisme n'est pas une option en matière d'agriculture et d'alimentation ce qui manque ne manque pas de selle au moment où la ploa est en discussion à l'Assemblée euh pourquoi parce que il ne peut pas y avoir de refus d'obstacle face à la question climatique et l'immobilisme est clairement le chemin le plus court vers la catastrophe et en fait pour le contraire de ça c'est qu'il existe des futurs désirables et les futurs désirables c'est à nous de les dessiner et les leviers pour y arriver les les les instruments disponibles pour y arriver ils sont nombreux et vous le vous le verrez nous le devons à notre société à nos agriculteurs d'aujourd'hui mais aussi à la génération future et puis le dernier point il est beaucoup plus court il est très person c'est que malheureusement je devrais vous quitter à 10h25 parce que j'avais pris un autre engagement avant et donc j'essaie de faire vivre à peu près tout en même temps voilà ce que je voulais vous dire et merci beaucoup bien écoutez je cède donc la parole à hé lesp je le disais fondatrice et directrice d'agriodor donc une start-up issu de la recherche in Rae qui développe des solutions innovantes basées sur l'identification l'application des odeurs de plantes pour modifier l'environnement lefctif ça a été dit des insectes Rav ur et principe protéger les cultures on va être passionné par cette activité merci à vous très bien donc bonjour à tout le monde et déjà donc je suis nlpque je suis estonienne donc veuillez m'excuser pour toutes les fautes qui vont venir à tout les sens les féminin masculin que je vais mélanger mais donc j'ai un doctorant en écologie chimique et une expérience de travailler en lie chimique appliqué à l'agriculture maintenant presque 20 ans et donc je suis très honorée d'être aujourd'hui ici avec vous pour vous présenter comment on peut utiliser les odeurs parce que clairement les paysag olfactif les sémiochimiques les signau chimiques en fait c'est des odeurs quand on ramène à langage de tous les jours c'est attendez j'allais trop vite alors les insectes ça ça va être très court les insectes en fait eux ils utilise des odeurs signaux des odeurs qui sont des signaux chimiques pour communiquer comme Christian a dit tout à l'heure pour eux les signaux chimiques les odeurs sont essentielles pour trouver leur partenaire sexuel ils ont besoin de féromon hein pour trouver leur plant c'est-à-dire quoi manger ils utilisent les odeurs pour trouver le site d'oviposition où mettre les œufs ils utilisent les odeurs et ainsi en fait à peu près 70 % des insectes ravageurs ils utilisent des odeurs pour se déplacer nous on est beaucoup dans la visuelle eux c'est dans les dans les odeurs et hop pardon et donc le nez des insectes c'est les antennes donc si vous ouvrez des livres de biologie par les premières pages vous allez avoir tous ces ces ces structure magnifique des antennes il y a une diversité parce que c'est c'est vraiment leurs antennes sont des détecteur des signaux chimiques et jusque dans les années 2020 euh donc assez récemment les antennes des insectes étaient de les meilleurs détecteur au monde pour de euh molécul c chimique pour des molécules tout tout court il y avait pas une machine au monde qui détectait mieux les odeurs que les antennes alors et donc on parle de paysages olfactif on peut demander qu'est-ce que c'est paysage olfactif et n'ayez pas peur ça c'est le le slide le le plus complexe que je vous montre on passe très vite c'est juste pour dire que paysage rfactif en fait c'est une espèce soupe odorante dans laquelle les insectes vivent et cette soupe odorante ça change du matin au soir pendant la nuit pendant en fonction de variété espèces état physiologique est-ce qu'il y a des insectes est-ce qu'il y a des bactéries donc c'est très changeant c'est dynamique et c'est pour cela que les insectes ils sont très sensibles à des changements d'odeur et des signaux sochimique et chez agriodor donc agriodor c'est une société qui était créé en 2019 et c'est issu de la recherche fondamentale qui a étit faite à INRA Inra de versaill où on a travailler sur tout ce qui est relation plant insectes et c'est une recherche qui était fait depuis plus de 40 ans donc c'est une recherche qui n'a pas abouti qui n'est pas allé au champ puis pendant des années 90 2000 parce que en fait il y avait les insecticides il y avait pas vraiment personne ne demandait ce type d'innovation d'aller jusqu'au bout et aussi il y avait les machines qui n'étaient pas assez performants tout à l'heure je vous ai dit c'est les antennes qui étaient les plus plus puissants pour détecter les odeurs parce que les plantes émettent très peu finalement des des odeurs et nos machines n'étaient pas capables de les détecter comme détecter les les insectes mais depuis des années 2000 il y avait une évolution dans les machines sensibilité de ces machine est venue presque rattraper le niveau sensibilité des insectes et aussi une autre chose les machines sont devenues beaucoup moins cher par exemple chez acryodor maintenant on a une machine qui s'appelle GCMs peu importe que ça s'appelle ça coûte maintenant 60000 mais à l'époque ça était par exemple à INRA c'était la région qui a contribué c'est l'État qui a contribué et ça ça a été des millions c'est un grande pompe a été ouvert ouverture d'une machine que nous maintenant on a et on peut acheter le mois prochain aussi donc qu'est-ce qu'on fait chez acréodor donc on travaille ces odeurs de plantes pour qui on est effit sur le comportement d'insecte et on a des attractifs et on a des répulsifs donc quand on parle entre les scientifiques on parle des homon quand on parle des répulsif et des chéromones quand on parle des attractifs et on peut utiliser ces odeurs pour protéger les cultures par exemple donc euh euh euh on peut utiliser ces odeurs pour euh protéger les cultures par exemple en 2021 il y a le le cas de pérave la interdiction des néonicotonides je pense qu'on a pas besoin de revenir dessus et euh en soi euh C euh en 2021 on ne savait rien sur le puceron c'est c'est concrètement je je vais vous faire une une chose incroyable on on savait rien sur les pueron et il y avait pas de solution à la base des sémiochimiques des phéromones des des odeurs pour contrôler ses insectes INRA a lancé avec l'État le projet NRI euh et on avait 3 ans avec l'obligation des réussite à mettre au point des solutions à partir d'une PL page planche contre ces insectes et on a pris le défi avec l'équipe INRA en collaboration et ensemble euh je vous dis en 3 ans on a identifié les odeurs qui ont un effet répulsif euh sur les pucerons c'est une solution préventive donc il a un effet répulsif sur le colonisateur ça réduit l'alimentation ça un effet sur le comportement alimentaire des insectes de des buerons et ça réduit leur reproduction donc il y a moins d'insectes déjà à la base et puis les peu qui reste il reproduisent moins et donc il a un impact positif sur l'absence de on a moins de de jaunis c'est ça qui est finalement le problème mais ce que je veux vraiment dire c'est que dans le monde de secticide ça prend à peu près 10 ans de mettre au point en secticide une molécule et ensuite ça part en réglementaire donc comme comme nous aussi mais ça prend 10 ans et ça prend à peu près 130 millions d'euros de mettre au point une une solution mais là avec cette innovation on peut mettre au point une solution en 3 ans euh qui euh attendez donc je je peut-être je vais revenir sur ce slide là c'est mais c'est c'est général les insectes c'est un impact et puis le gérer ces insectes c'est c'est c'est pas simple côté l'environnement je suis pas bon avec cel ok donc cette solution qu'on a mis en point avec INRA en 3 ans c'est vraiment spécifique ça n'a pas un impact sur les les pollinisates ur parce qu'on travaille vraiment euh sur les antennes d'insectes sur les récepteurs que cet insecte peut sentir euh l'autre chose c'est c'est préventif c'est c'est pas on n'est pas en curatif on tue pas les insectes on on lestapl on les dissoite de venir coloniser la péave pendant 3 semaines 6 semaines pendant la période de sensibilité de la culture parce que après cette période de sensibilité les insectes peuvent revenir donc c'est une gestion de population et c'est une des solutions qui créent pas des des résistance parce que le gros problème avec les insecticides en réalité donc c'est la santé publique l'environnement qui est pollué mais aussi les insectes deviennent résistants ça c'est ça c'est la réalité et ce type des innovation où on tue pas l'insecte ça crée pas résistance parce que finalement on crée pas d' sélection un euh sélection évolutif tissu et c'est c'est ce type de solution c'est pas uniquement spécifique pour le puceron on peut l'utiliser sur on a estimé à peu près sur 70 % des insectes ravageurs tous les insectes ravageurs ne sont pas sensibles aux odeurs parce queil y a des insectes travageurs qui sont très visuels ou utilisent des signaux acoustiques mais à peu près 70 % des insectes travageurs sont sensibles aux odeurs et on peut le manipuler le leur comportement avec ce type d'innovation et donc je vais vous faire un peu un petit état des lieux euh où où on est donc c'est une innovation qui est vraiment étudiée partout dans le monde c'est étudié en Chine au Brésil au aux États-Unis et c'est pas étudié comme nice to have hein c'est que c'est pour les scientifiques mais c'est dans la plan stratégique d'État euh vraiment euh pour réduire pour trouver des alternatives aux insecticides parce que en France euh ce qui pousse ou ce qui tir comment on regarde c'est les interdictions c'est interdictions on n pas de moléculle et cetera dans les zones tropicaux c'est pas les interdictions qui qui dirent c'est ils ont pas toutes tout ce qui qu'il y a mais ils n'ont pas d'interdiction ils ont les molécules qu'il y a ici en Europe c'est les résistances tout pêtement les insectes sont devenus résistants même les euh les OGM euh qui euh qui sont commercialisés 99 % des soja au Brésil c'est auogem mais euh aujourd'hui c'est résistant à plus un des plus grands ravageurs spoptera frugiperda c'est un un un papillon ravageur c'est résistant donc les agriculteurs qu'est-ce qu'ils utilisent ils ont les ogogmes qui devraent être euh résistants et en plus ils mettent 12 traitements danscticide tsus 12 traitement par saison de sorte que il y a carrément phyotoxicité et Pest rendement donc eux c'est une demande c'est une demande de ces sociétés de trouvernous des solutions alternatives complémentair aux insecticides parce que je vous ai dit ça prend 10 ans de mettre au point un insecticide molécu et 130 millions et les insectes au Brésil par exemple prûent une mot d'action en 4 ans 2 à 4 ans il prûent une mot d'action donc les insectes il prûent des mots d'action des insecticides plus rapidement que les sociétés privées sont capables de mettre au point donc euh c'est pour cela Queau Brésil tout ce qui est biocontrôle tout ce qui est les sémiochimique donc les odeurs comme je vous ai présenté c'est vraiment euh à au top niveau euh c'est pareil en Chine et aux États-Unis donc c'est une solution qui peut être combinée avec les autres solutions euh de biocontrôle c'est tout à fait compatible c'est ça la la force innovation mais actuellement en Europe donc je vous dis quel est quel est l'état c'est que ce type de Modot d'action et innovation où on tue pas l'insecte c'est une manipulation de comportement on déplace l'insecte on on crée une répulsion euh c'est considéré comme produit phytosanitair et il passe dans la exactement même case réglementaire que les insecticides donc très bien il nous faut les réglementation on n'est pas contre réglementation il nous faut mais euh de passer des études écotoxico qui n'ont aucun sens par rapport M d'action des innovations euh c'est euh c'est perte du temps et c'est ces perte de ressources par exemple euh 3 millions euh pour un dossier c'est même pas en développement c'est simplement dossier administratif pour un dossier homologation et ce qui est encore pire c'est 10 à 12 ans homologation 10 à 12 ans tit que au Brésil on parle pas des d'années là j'ai dit 10 à 12 ans là c'est des mois au Brésil pour mettre au point pour mettre au marché ce type d'innovation on parle 10 à 12 mois donc euh c'est voilà et euh en plus euh donc ça fait que si vous regardez ces innovations comme Christian il dit ils existent dans l'académie tant de Labau on arrive très bien euh faire des sociétés les développer en France en Europe mais on peut pas euh les euh développer la société en France ni en Europe parce que déjà tout ce coût de réglementaire tout ce coût réglementaire et une visibilité très floue entre 10 et 12 ans hein la société a 6 ans aujourd'hui donc euh et en plus on a un marché fragmenté c'està-dire le marché de 27 c'est il faut accéder à chaque marché présenter le dossier séparément donc vous voyez c'est pour cela je juste pour vous dire les sociétés jeunes plein d'innovation ils partent au Brésil euh clairement euh si vous allez euh près de Sao Paulo il y a une ville qui s'appelle pirassikaba il y a un siliconvallé de acritech il y a plein de société euh françaises euh qui s'instalent là-bas parce que réglementation est facile le marché est là et euh c'est le marché Brésil hein c'est c'est plus grand que le 27 combiné donc euh c'est pas pour un blomber moral de qui que ce soit c'est pour vous dire que il y a les innovations il y a les solutions euh le monde donc vraiment euh euh les États-Unis la Chine le Brésil le travail je les ai visité je les ai vu euh comment ils vont en avant et que la France aussi a la possibilité parce que c'est c'est né ici hein c'est ce type d'innovation et les Français sont sont très très forts euh pour le le le développement voilà merci à vous merci pour cette présentation on poursuit avec Corine Vachet donc ces travaux je le disais portent sur le rôle du microbiote dans la santé des plantes vous menez notamment des projets de recherche sur la gestion du microbiote pour lutter contre le mil milieu de la vigne et donc vous allez nous expliquer dans quelle mesure le microbiote peut-être utilisé pour une agriculture durable je vous laisse la parole bonjour à toutes et tous donc avant de commencer je voudrais vous remercier vivement pour votre invitation donc je suis très honorée d'avoir l'occasion de vous présenter ma thématique de recherche aujourd'hui euh donc je vais vous parler du microbiote végétal et euh je vais d'abord vous présenter l'état des connaissances scientifiques puis je vous présenterai comment ces connaissances peuvent être utilisées pour aller vers une agriculture plus durable euh bon les diapositives sont un peu flous euh bon c'est bizarre ah c'est bien bon ok donc les plantes vivent en association avec de très nombreux micro-organismes qui forment leur microbiotes donc ces micro-organismes se trouvent autour des racines sur les racines à l'intérieur on trouve des micro-organismes à l'intérieur des feuilles à la surface des feuilles sur les graines dans les tiges donc sur l'image de gauche par exemple vous voyez des bactéries qui colonisent une racine chaque petit point vert est une cellule bactérienne et l'ensemble de ces micro-organismes confère de nouvelles capacités à la plante et donc c'est pour cette raison que nous étudions ces micro-organismes donc et voil donc l'existence de ces micro-organismes est connu depuis assez longtemps mais en fait les connaissances ont vraiment fortement progressé à partir des années 2010 donc les premières observations de bactéries dans des échantillons environnementaux ont été réalisé dans les années 1670 avec les premiers microscopes les premières cultures microbiennes ont été réalisées en laboratoire dans les années 1850 à partir de 1950 avec la découverte de l'ADN nous avons pu appréhender la diversité microbienne dans notre environnement et c'est en 1988 que le mot microbiote a été utilisé pour la première fois dans un article scientifique et en 2010 et bien il y a eu une révolution technologique qui s'appelle le séquençage au débit donc ces méthodes de séquençage nous permettent d'avoir accès à à de décrire toute tous les micro-organismes qui sont présents dans un échantillon même si ceux-ci ne sont pas cultivable et donc aujourd'hui nous travaillons sur de très gros jeux de données qui nous permettent de dire quels micro-organismes sont présents et aussi comment est-ce qu'il interagiss entre eux donc grâce à ces avancées nous avons ont pu décrire les microbiotes de l'homme des plantes des animaux et des sols et ces recherches ont montré que ces microbiotes sont interconnectés c'est-à-dire qu'il y a des micro-organismes pathogènes ou bénéfiques qui peuvent passer d'un compartiment à l'autre et c'est pour cette raison que nous mettons en avant le concept d'une seule santé donc pour rappeler que la santé des hommes des plantes et des animaux sont interdépendantes donc le microbiote joue un rôle clé dans la santé parce que le microbiote fait barrière aux agents pathogènes donc c'est le cas chez l'homme sur l'image de gauche vous avez l'intestin avec son microbiote commensal qui est représenté en bleu vert et les recherches ont montré que ce microbiote commensal fait barrière aux bactéries pathogènes ici clostridoidise difficilé mais lorsque ce microbiote est perturbé par des traitements antibiotiques notamment et bien il perd son rôle d'effet protecteur et dans ce cas donc les médecins ont mis au point des probiotiques ou bien des méthodes de transplantation du microbiote intestinal pour restaurer la fonction protectrice du microbiote c'est la même chose chez les plantes à droite vous avez le microbiote commensal racinaire d'une tomate qui fait barrière à une bactérie pathogène qui est responsable du flétrissement de la tomate et là dans cette étude les scientifiques ont mis au point un cocktail prébiotique pour stimuler l'effet barrière de ce microbiote donc le microbiote des plantes ne joue pas seulement un rôle dans la protection contre les malad maladie il protège aussi la plante contre certains insectes ravageurs il augmente sa tolérance à des stress abiotiques comme la sécheresse la température la salinité et puis il améliore la nutrition de la plante donc les connaissances sur les microbiotes peuvent peuvent donc contribuer à une agriculture plus durable qui serait moins dépendante aux pesticides plus résiliente au changement climatique et tout en étant productive donc au cours des 20 dernières années les connaissances sur les microbiotes des plantes ont beaucoup augmenté et les questions sur lesquelles N travaillons maintenant c'est comment intégrer les connaissances sur les microbiotes à l'agriculture de demain et je vais essayer de répondre à cette question au travers de cinq défis donc le premier défi c'est de concevoir des biosolutions microbiennes pour restaurer et renforcer les microbiotes qui protègeent les plantes à l'heure actuelle il existe de nombreuses biosolutions pour protéger les plantes contre les maladies et pour augmenter leur croissance et leur tolérance au stress rabiotique notamment en sécheresse donc ces produits sont des produits qu'on appelle produits de bio contrôle ou biostimulant lorsqu'ils sont à base de micro-organismes vivants ces produits sont souvent à base d'une seule souche microbienne et il s'avère que leur efficacité est modérée et variable ce qui entraîne actuellement une perte de confiance des agriculteurs par rapport à ces produits donc les défis que nous devons relever c'est d'améliorer l'efficacité des biosolutions existantes en travaillant notamment sur les modalités d'application un défi très important c'est de concevoir des biosolutions multisouches qui seraient à la fois plus efficaces et plus résilientes au aux variations environnementales que les produits monosouch ensuite les optimiser pour chaque condition c'est-à-dire chaque variété chaque type de sol chaque climat une une étape importante sera de faire évoluer la réglementation pour faciliter leur homologation donc ma collègue vient d'en parler et puis il faudra repenser les systèmes de culture en intégrant plus de mesures prophylactiques pour favoriser l'efficacité de ces biosolutions un 2uxème défi c'est de gérer la biodiversité végétale dans les parcelles et les paysages pour favoriser la présence de micro-organismes bénéfiques donc on sait que la diversification végétale a des effets positifs elle tente à réduire les dommages causé par les insectes ravageurs et les maladies et on sait aussi qu'elle est capable de modifier le microbiote des plantes cultivées par des effets de voisinage donc dans ce domaine les défis que nous devons relever c'est d'identifier les espèces végétales qui sont des réservoirs de micro-organismes bénéfiques pour les plantes cultivées et puis déterminer comment les intégrer dans les parcelles pour favoriser les flux de micro-organismes donc il s'agit de mettre en place euh des en herbé des ha des arbres comme c'est illustré sur sur l'image présentée ici et cela reviendra à étendre les principe de la lutte biologique par conservation aux micro-organismes donc un troisème défi c'est de sélectionner des variété de plantes capables de mieux s'associer au microorganismes bénéfiques donc actuellement on connaît de mieux en mieux les mécanismes génétiques qui permettent à la plante de recruter son microbiote et on sait aussi que la capacité des plantes à interagir avec les micro-organismes a été modifié au cours du processus de domestication des plantes cultivées donc là l'enjeu dans ce domaine c'est de restaurer et renforcer les interactions plantes microbiotes par euh les programmes d'amélioration variétale et enfin le 4ème défi est celui de l'agriculture numérique donc là il s'agit de développer des capteurs et des outils numériques pour surveiller les microbiotes des plantes et des sols donc actuellement nous disposons de diagnostic de microbiotes qui vont donner une image ponctuelle de la santé des sols et puis aussi de la sensé ibilité des plantes à certaines maladies et indépendamment il y a des réseaux d'épidémiurveillance qui sont basés sur des capteurs de sport qui évaluent quotidiennement le risque de maladie et qui permettent aux agriculteurs d'anticiper de choisir les traitements donc l'enjeu c'est de fusionner un peu les deux approche c'est-à-dire suivre en temps réel les microbiotes en développant de nouveaux outils comme des biocapteurs couplés à des méthodes d'intelligence artificiel pour identifier les bioindicateurs de la sensibilité aux maladies et puis intégrer C temporelle de microbiote au programme d'épidémiurveillance pour mieux prédire les risques et enfin pour finir bah il convient d'intégrer les solutions ces nouvelles solutions basées sur le microbiote avec tous les autres leviers de la transition agroécologique donc là je vais prendre l'exemple de la viticulture donc comme vous le savez la vigne a une culture très traitée donc c'est la 4ème culture la plus traitée en France après la pomme la pomme de terre et la pêche si on considère l'indice de fréquence de traitement moyen et puis en viticulture donc 80 % des traitements qui sont utilisés actuellement sont des fongicides pour lutter contre deux maladies aériennes le Milu et l'oidium donc un enjeu majeur en viticulture c'est de trouver des alternatives à ces pesticides de synthèse afin de lutter contre les maladies aériennes donc dans le programme de recherche vitae qui vise à développer des innovations pour cultiver la viine sans pesticid donc nous avons travailler sur différents leviers pour sortir des pesticides en viticulture donc le premier levier c'est la prophylaxie la conduite de la vigne qui vise à diminuer la pression de maladie à créer un microclimat défavorable à ces maladies aériennes le deuxième levier c'est donc nous cherchons à développer des outils d'épidémiosurveillance pour mieux prédire le risque épidémique et optimiser les pratiques viticol donc nous travaillons bien sûr sur le biocontrôle pour protéger la plante la vigne donc contre les maladies aériennes par dérégulations naturelles et là dans le terme biocontrôle donc j'inclus la lutte biologique par conservation qui vise à aménager la biodiversité dans les parcelles et les paysages pour favoriser ces régulations naturelles et puis le dernier levier c'est l'amélioration variétale pour sélectionner des plantes qui sont plus résistantes aux maladies et sur tous ces leviers et ben il y en a trois pour lesquels les connaissances sur les microbiotes peuvent vraiment renforcer l'efficacité donc c'est le biocontrôle des maladies en priorité mais aussi l'épidémiosurveillance et puis l'amélioration variétale donc en conclusion les plantes sont associées à une multitude de micro-organismes qui a améliore leur croissance et leur santé cette biodiversité microbienne est une ressource clé pour l'agriculture durable notamment pour le biocontrôle des maladies l'avenir de l'agriculture passe par une meilleure gestion du microbiote dans des systèmes agricoles reconçus avec plus de prophylaxie plus d'épidémiurveillance et de nouvelles variétés de plantes donc je vous remercie pour votre attention et je voudrais remercier aussi bah les les soutiens financiers les grands programmes de recherche nationaux qui financent nos recherches sur C thématique donc notamment le programme cultivé et protégé autrement agroécologie numérique le plan parsada et puis le grand défi biocontrôle et biostimulation pour l'agroécologie merci merci à vous pour cette présentation on va poursuivre toujours dans notre innovation scientifique avec Jacques Sainte-Marie qui va donc nous expliquer comment le numérique peut transformer l'agriculture au bénéfice des agriculteurs et de l'environnement je lui cède la parole merci beaucoup monsieur le sénateur Mesdames et Messieurs les élus bonjour je suis ravi d'être ici voilà je vais parler donc d'agriculture et de numérique je vais essayer de montrer justement ce que le numérique peut faire en bien pour l'agriculture et pour l'environnement je vais commencer par des choses disons un petit peu générales et je vous donnerai vraiment des exemples très concrets à la fin Christian eg a parlé de chiffres je commence par quelques chiffres passer de 10 tonnes de CO2 par an à 2 tonnes de CO2 par an et par personne divisé par 5 c'est ça la neutralité carbone agriculture ça représente 20 % actuellement de ce bilan carbone et le numérique c'est 4 % en forte augmentation d'ailleurs he mais 4 % c'est numérique global 4 % le numérique pour l'agriculture c'est une fraction de ces 4 % c'est 01 ou 02 % je vous donne juste ces chiffres là pour qu'on ait le bon ordre de grandeur 20 % pour l'agriculture 01 ou 02 % peut-être pour le pour le numérique j'ai mis des choses en bleu c'est làdessus que je insister optimiser ou transformer le numérique on le voit souvent comme un outil d'optimisation on va faire de l'agriculture de précision on va aller un petit peu oui mais ce que vous allez voir après je pense que ça va plus loin c'est vraiment une transformation je vous donne juste un exemple lié à générative je montrerai des exemples di génératif à l'agriculture mais vousz l'enseignement aujourd'hui avec avec lia voilà demander des voir à la maison un élève ça va le même sens qu' a 2 ou 3 ans voilà donc c'est vraiment sur cette notion de transformation passer du véhicule thermique véhicule éctgrique c'est une optimisation mais c'est une optimisation qui renforce le modèle de mobilité individuelle qui sans doute n'est pas exceptionnelle donc moi je pense que l'uméque peut vraiment aider à transformer et bien sûr hein je les évoque dès maintenant le numque et l'agriculture il y a des risques il y a l'emprinte environnementale le technosolutionisme que je ne défends pas du tout des choses lesopè d'autonomie l'accaparement des données le poids important que va avoir que vont avoir les les données dans les les travaux et le développement du numérique en agriculture et les les les et les filières comment le numérique peut contribuer en agriculture il y a trois grands axes pour moi le premier connaître prédire modéliser ça a été cité tout à l'heure les défis environnementaux le changement climatique les risques naturels donc voilà modéliser les écosystèmes comprendre être capable de prédire ça c'est la première chose le second c'est bien sûr être sobre on vit dans un monde contraint Christian hiig l'a rappelé on vit dans un monde contraint également pour les ressources qui servent à construire des outils numériques par exemple les terres rares et bien entendu le conexte géopolitique qui peut pas nous assurer d'avoir une disponibilité sûre et fiable de tous ces composants y compris des composants numériques dans un avenir disons à moyen terme et le troisème volet c'est s'adapter numérique qui sert aussi à ça à s'adapter c'est-à-dire que développer numérique pour pour que d'autres secteurs l'industrie la mobilité mais aussi l'agriculture puisse euh disons avoir des des impacts environnementaux réduits et aller vers la transition écologique le numérique il pose aussi beaucoup de questions hein pas uniquement technique ma phrase que j'ai mise en bas le numérique est sorti de l'ordinateur à lineria là où je suis TR avec mes collègues avec de dinraay par exemple tous les sujets qu'on regarde c'est aussi des sujets où le numérique c'est des questions de sociologie c'est des questions d'économie c'est des questions d'enseignement voilà c'est pas uniquement des choses entre guillemets pour l'ingénieur ça reste quand même un sujet de controverse développer du numérique pour aller dans le sens de la préservation de de l'environnement voilà et mon dernier ma dernière phrase hein oui l'environnement est une priorité quand je fais des exposés quand je discute avec de gens oui tout le mond me dire ben oui oui l'environnement c'est une priorité mais c'est une priorité basse basse au sens où bah elle arrive loin derrière beaucoup beaucoup beaucoup beaucoup d'autres il y a un P agroécologie numérique Corine Vachet vient enen parler elle fait partie des des des projets qu'on est ravi de soutenir dans le cadre de ce PEPR qui est copiloté par in Raay une rie alors je vous ai donné une définition he d'un d'un ingénieur agronome Basil benzine 1928 de l'agroécologie produire mieux en respectant la nature et les écosystèmes on peut trouver mieux hein des définitions plus complexes pas voulu alourdir la présentation donc j'ai je prends cette phrase là elle est simple mais elle me donne à mon avis un un B qu'un autre objectif le copilote ce PPR avec Claire Rogel gaillard d Rae voilà penseer favoriser le développement de l'agroécologie en 2030 et même au-delà voilà hein c'est ça et donc on a quatre grandes thématique j'insisterai pas trop parce que je donnerai des exemples après mais je les rappelle quatre grands piliers le premier voyez AG aspect sociotechnique et je le dis comme ça he quel numérique pour quoi faire s'agit pas de développer du numérique juste pour le plaisir en développer il faut partir de des besoins des agriculteurs et en même temps des solutions numériques des avancées scientifiques qui sont disponibles dans les laboratoires il faut faire les deux se rencontrer quel numérique pourquoi faire les choses li à la génétique on a beaucoup fait de la sélection génétique il faut maintenant je pense plus tenir compte de la diversité pour s'adapter au changement climatique et au contexte environnemental beaucoup de choses autour des données beaucoup de mon exposé après parlera des données et de la modélisation et de la modélisation à partir des données un agriculteur je viens d'une famille d'agriculteur c'est quelqu'un qui prend des décisions hein irrigué traité tailler de telle façon planter telle espèce vendanger tel jour ou tel autre voilà et ces décisions ell doivent être informé et là le numérique peut aider et dernier volet bien sûr les agroéquipements la robotique agricole il y a des tâches pénibles il y a de l'élevage il y a du bien-être animal donc voilà ce genre de chos sur lequel on sur lequel on on travaille je voudrais maintenant donner juste quelques exemples concrets de ce que le numérique peut faire on a parlé de biodiversité alors je sais pas si vous connaissez un outil plantnet qui est c-éveloppé par inriia et l'inrae et d'autres que beaucoup de gens ont il y a une trentaine de millions de personnes qui l'utilisent pour reconnaître les plantes mais on peut aller beaucoup plus loin reconnaître les plantes reconnaître un pisseron d' piss en L un Peron pardon un liseron d'un piss en lit l'agriculteur va pas lui apprendre grand-chose en faisant ça mais les associations de plantes détecter très tôt les maladies et là voyez le je parlais de géoplant net c'est un outil vraiment faire des cartographies de biodiversité à une échelle très fine quelles sont les espèces présentes celles qui sont protégées et bien entendu en ligne de mire il y a des choses autour du zan du Zéro artificalisation nette modéliser les écosystèmes les prévisions météorologiques là je pense qu'il y a vraiment quelque chose de d'important j'ai mis en gras le mot souverain les préisions météo c'était des modèles que je connais bien des équations dérivé partiel on va beaucoup plus maintenant sur des outils basés sur les données il y a des grands acteurs étrangers qui proposent un centre de solution voilà euh à nous de voir quelle place quel rôle on veut avoir je pense qu'il y a sans doute une révolution à faire dans les outils de modélisation qui était beaucoup basé sur des outils ou des lois physiques chimiques biologiques et on va maintenant sur des approches basées sur les données voilà la place de l'IA me semble vraiment euh vraiment importante agro équipement et robotique je l'ai dit hein le la robotique c'est aussi pour aller vers la réduction de la pénibilité du travail c'est quand même quelque chose d'important dans la motivation des agriculteurs et dans leur travail à beaucoup de d'endroit il me semble qu'une façon d'y aller aussi c'est de faire des en lieux de rencontrre je l'ai dit tout à l'heure des lie de rencontre entre agriculteurs industriel et scientifiques les uns arrivent avec des pistes peut-être des idées de solutions les d'autres arrivent avec des problèmes l'agriculteur il a des problèmes et le scientifique il veut peut-être essayer de des P et je pense qu'il y a des rencontres comme ça et des challenges je pense que c'est important d'arriver à des avec des objets le monde du numérique en ce moment il est quand même beaucoup transformé par des objets je vais en citer j'aime pas bien le citer mais je chat GPT il existait pas il y a plus un peu plus de 2 ans voilà beaucoup de gens ont ce mot à la bouche là et effectivement c'est mais c'est un objet à la fin voilà et je pense que c'est aussi une façon d'avancer on peut définir des grandes thématiques de recherche mais il faut que ça s'incarne je pense dans des objets li générative pour le cons agriculteur je donnerai un exemple c'est ma dernière planche là-dessus et vous verrez à quel point je pense que c'est transform et je pense aussi il y a des outils d'évaluation le numérique c'est c'est quelque chose qui fait de l'empowerment qui fait de la du du verrouillage aussi et locking en anglais donc l'encapacitement et du verrouillage il y a beaucoup de d'outils numériques qui sont disons disponible ou accessible via des plateformes et ces plateformes elles ont un fonctionnement des fois basé sur liia un fnement qui est pas forcément complètement transparent et pour le régulateur pour la la stabilité des marchés je pense qu'il y a besoin de d'évaluation comme comme ça et les outils numériques enc ça permettre d'évaluer le fonctionnement d'un certain nombre de plateformes notamment par exemple dans le domaine de l'agro de l'agroalimentaire quelques leviers d'action j'en discuté avec ma collègue etné qui assis juste à côté de moi continuum entre recherche et innovation ça c'est quelque chose qui est capital on vit on est sans doute trop cloisonné à lineria bien entendu à liner aussi on essaie de développer ça il y a beaucoup d'outils il y a beaucoup de jeunes qui cherchent à s'impliquer sur ces thématiqu là de jeunes scientifiques il faut qu'il ait une beaucoup plus grande continuité entre la recherche et l'innovation et je remets ce mot objet je l'ai dit tout à l'heure ça beaucoup de choses s'incarnent malgré tout comme dans les objets les métiers les métiers sont transformés il faut former des gens je pense qu'il y a une appétit de beaucoup de gens à des formations autour de l'agroécologie autour de l'environnement bien sûr que le numérique a beaucoup d'impact sur les métiers je veux pas faire un exposé sur l'impact du numérique sur le travail ou de Lia sur le travail mais à terme on peut aussi penser que ça va réhumaniser beaucoup de tâches un peu fastidieuses aire je pense à mon métier de chercheur moi je pense qu'il est très largement perturbé ou disons remise en question par ce que c'est faire ila je pense qu'on va aller après l'étape ça va être vers une réhumanisation d'un certain nombre d'activités et le rôle des outils participatifs plant net en est un je l'ai cité tout à l'heure mais il y en a bien d'autres et ça je pense qu'en terme de de de fonctionnement dans et de liens social ces outils participatifs là ont un rôle les données dans numérique beaucoup de choses sont basées sur les données avec la modification de la chaîne de valeur qu'est-ce que ça veut dire pour moi on a longtemps dit on vit dans une économie de la donnée oui c'est vrai mais je pense que c'est un tout petit peu différent on vit dans une économie de ça qui savent transformer la donnée c'est pas la même chose si vous avez la donnée que vous en faites rien vous avez pas grand-chose si vous avez de la donnée et que vouslez donnez à quelqu'un qui lui s les transformer pour extraire l'information signifiante c'est lui qui a capté la chaîne de valeur et donc c'est pour ça que je pense qu'on est dans la maîtrise des infrastructures c'est ça qui est vraiment quelque chose d'important et en terme de souveraineté et puis Christian l'a dit tout à l'heure l'alimentation alors moi je pense que c'est vraiment un levier ultra important de transformation je travaille sur la gros écologie et le numérique je l'ai dit tout à l'heure pourquoi l'alimentation parce qu'elle croise deux choses importantes pour moi la santé et l'agriculture si on arrive à faire changer les pratiques si on arrive à les goûts les les façons d'achat les façons de se nourrir des gens c'est une contrainte que j'appelle plus douce en mathématique on a des contraintes fortes sur les systèmes des contraintes plus douces voilà vous comprenez tous que ça veut dire une contrainte plus douce qui s'appliquerait sur l'agriculture et je pense que là typiquement aller vers des outils quelque chose simple discuter avec des gens d' par exemple des outils numériques pour guider le choix des consommateurs mais aussi des patients il y a des gens qui souffrent de pathologie de polypathologie et pour qui savoir s'ils ont le droit de manger si en tel produit en association avec tel autre c'est pas évident donc je pense qu'il y a besoin d'aller faire ce genre de de choses de tout enfin voilà c'est c'est quelque chose sur lequel je auquel je crois beaucoup et que j'aimerais beaucoup développer et de toute façon il y a des des géants du numérique qui de toute façon je pense cherch à faire ce genre de chose je conclus ma présentation juste par cet exemple là alors c'est quelque chose qui a été fait par Mistral et alors qu'il y avait la je parti parcip pas mal de choses concernant le sommet mondial pour la la semaine dernière donc cette entreprise a été longement citée donc je pense que vous la connaissez la ferme digitale une association d'entreprises innovant dans le monde du du numérique alors ils ont fait quoi ils ont pris un LLM donc un large language model et ils l'ont define tuné donc ils l'ont particularisé sur des données agricoles scientifiques voilà et puis ils ont posé la question en rouge qui est au-dessus je suis un conseiller je suis conseiller agricole et je m'adresse à des agriculteurs en vender ilra des réponses détaillées sous forme d'un tableau quels sont les caractéris chiffré de la directive nitrate adaptée à la région en faisant la différence entre les zones vulnérables et les zones d'activité d'action renforcée et la réponse elle arrive tel quelle comme ça en 2 secondes voilà et donc j'insiste là c'est transformant pour deux raisons pour moi c'est transformant pour l'agriculteur parce qu'il va avoir ça sur son téléphone et c'est transformant aussi pour le métier de Conseiller agricole et ça veut pas dire qu'il disparaît ça veut juste dire qu'il faut construire ce genre d'outil et celui-là il marche bien mais il faudra qu' doute qui marche mieux faudra d'autres données euh sans doute plus signifiante pour aller vers des choses plus riches et il va falloir faire de la médiation après cette chose là d comme ça il y a sans doute comme chez le médecin il utilise le numérique mais il y a quand même toute une étape de médiation en faire le patient et là il y aura une étape de médiation aussi voilà et je m'arrête sur cet exemple merci à vous pour cette présentation ne voyez pas de connivance chers collègues sur l'exemple vendé1 salut au passage Hervé p qui est président de la ferme digitale et qui est aussi un acteur important en et de passerelle entre le monde agricole et et le monde numérique je cède maintenant la parole à Didier Bochard pour qu'on puisse compléter ce tableau de l'innovation et des avancées scientifiques pour avoir une approche assez holistique sur donc la génétique bovine je vous informe qu'il a été é récompensé pour ses travaux par l'Académie des Sciences en novembre dernier en recevant le prix du Jaric de la rivière donc félicitations à vous euh et donc vous allez nous expliquer dans quelle mesure la génétique est un levier essentiel pour adapter les beaux vins aux enjeux de demain et assurer une production durable je vous cède la parole merci beaucoup et merci beaucoup pour cette invitation et toutes mes excuses pour cette présentation à distance j'espère que la la qualité sera correcte diapositive suivante s'il vous plaît alors donc je vais vous parler de génétique et la génétique replacé dans son contexte de production qui va beaucoup évoluer et la génétique c'est pas quelque chose en général pour aujourd'hui c'est on prépare les animaux de demain euh on choisit des reproducteurs qui vont avoir des descendants différents des animaux actuels mais lorsqu qui seront nés en production et dans les générations suivantes on sélectionne donc pour des besoins qui sont à un horizon en général de 10 à 20 ans pour ce qui concerne les bovins et donc pas pour les besoins actuels il est donc absolument essentiel de bien anticiper ce que seront ces besoins pour orienter la sélection dans la bonne direction et cette vision euh c'est particulièrement vrai en en bovin elle doit être partagée entre tous les acteurs car la génétique est un travail très très collectif et quand je parle acteurs c'est les acteurs de la sélection mais aussi les acteurs des filières et assez souvent aussi les les pouvoirs publics diapositive suivante alors on n pas forcément un problème de enfin les outils techniques ont beaucoup évolué ces 15 dernières années et ils sont devenus extrêmement efficaces cela essentiellement parce que la sélection bovine est devenue ce qu'on appelle sélection génomique ce qui veut dire qu'on peut sélectionner les reproducteurs un âge très jeune quasiment dès leur naissance à partir du moment où on les analyse avec une puce ADN et qu'on est est capable de prédire leur leur potentiel génétique cette méthode elle a considérablement amélioré la puissance de la sélection en en bovin et sa souplesse aussi on est capable de sélectionner à peu près n'importe quel caractère très rapidement dès lors que on se met en place ce qu'on appelle une population de référence je vais revenir dessus dans le diapositive d'après mais la question c'est donc pour moi pas vraiment euh comment on va faire mais plutôt dans quelle direction quels sont les objectifs de sélection diapositive suivante ici vous avez une une image du principe de l'évaluation génomique vous constituez ce que vous appelez une population de référence c'est-à-dire un ensemble d'animaux suffisamment large he typiquement quelques dizaines de milliers et d'animaux qui sont à la fois génotypés et phénotypés génotypés c'est veut dire qu'on connaît leur leur génotype à chaque variation assez grand nombre de points sur le génome et phénotypé ça veut dire qu'on connaît les mesure on a mesuré des caractères sur ces animaux là le fait de disposer cette population avec des génotypes et des phénotypes ça nous permet de euh d'estimer la la valeur de chaque point du génome ici je vous ai ce qui est illustré c'est une paire de chromosomes il a été découpé en petites couleurs et les les morceaux de même couleur d'un individu à l'autre représent le fait qu'il porte les mêm marqueurs donc vessemblement la même séquence et qu'ils ont les mêmes effets et cette hypothèse là nous permet d'estimer les effets des marqueurs donc c'est la partie basse de la diapositive vous voyez par exemple que le segment rouge partout donc en en ha haut à gauche partout il vaut plus de son effet a été estimé à partir de la population de référence et quand on génotype un candidat et bien on on dispose juste de l'information génotype on lui applique les valeurs qui ont été estimées dans la population de référence on les somme et dans le cas présent pour cet animal on obtient + 4 voilà ça c'est le principe extrêmement simple après il y a des difficultés de mise en œuvre mais le principe il est là et c'est comme ça qu'on sélectionne les bovins depuis 2009 donc depuis 15 ans maintenant diapositive suivante si on se projette maintenant dans 15 20 ans on voit un certain nombre de contraintes et des enjeux qu'il faut anticiper euh d'abord on est dans une on a observé et ça continuera de s'observer une diminution de la population d'éleveurs probablement plutôt en grand temps qu' les deux vont diminuer et on va avoir une réduction probable assez forte des effectifs d'animaux euh et des changements régionaux qui vont risque d'être non négligeaable on va avoir aussi un renchérissement des intrant d'élevage que ce soit l'énergie les aliments concentrés et puis donc fait de la baisse du nombre d'éleveurs une contrainte de travail qui va être extrêmement forte également on a une réduction nécessaire de l'empreunte environnementale car les bovins sont montrer du doigt pour leur production de de méthane et puis on doit avoir une adaptation au changement climatique avec donc déjà des adaptations foragères et avec des impacts régionaux qui vont être assez marqués euh un enjeu aussi sur l'utilisation de la prairie qui va être assez compliqué pendant au moins 4 à 5 mois d'été euh les animaux devront être plus thermotolérants non pas forcément de façon pérenne mais au moins euh sur des périodes qui vont être de plus en plus chaudes et de plus en plus longues et on arrive actuellement un peu aux limites de les capacités de nos animaux et puis on va avoir à traiter des maladies que soi les maladies actuelles mais de façon plus grave à mon avis les maladies nouvelles qui vont nous venir du Sud euh du fait du réchauffement climatique diapositive suivante ce ce qui est déjà de cas par exemple avec la MH la FCO par exemple euh si je cible la réduction des émissions de méthane c'est un sujet extrêmement d'actualité donc qui fait l'objet de travaux déjà depuis pas mal de temps en recherche et on met actuellement en place une première sélection contre les émissions de méthane pour résoudre le problème de la de la mesure du phénotype la mesure du caractère qui est extrêmement difficile à mesurer en tant que tel on a travailler sur les spectres moyen infrarouges du lait ce sont des choses qui sont mesurées en routine et l'idée est que les fermentations qui ont lieu dans l'estomac de la vach dans le Brumen sont à la fois à l'origine du méthane mais aussi de la composition du lait et donc on a dans le lait la trace de la de la des fermentations qui produisent le méthane ça ça ce n'est applicable que évidemment sur les bovins latiers sur les bovins àéant on est en train de développer pour l'instant c'est toujours en stade de développement des analyses similaires à partir du proch inf rouge des fessesses donc des des bous des animaux à relativement court terme aussi on installe ce qu'on appelle des sniffers c'est-à-dire des petits capteurs qui mesurent le méthane c'est relativement moins cher que les outils qu'on utilisait jusqu'à maintenant et c'est particulièrement bien adapté au robot de traite on en install un dans les robots et on peut ainsi caractériser de nombreux animaux et puis à l'avenir on probablement on caractérisera le microbiote digestif pour l'instant ça c'est encore au stade expérimental ça c'est la la sélection directe à partir du moment où vous avez des mesures de métal vous pouvez sélectionner contre ces émissions mais on préconise aussi une sélection indirecte contre les émissions qui sont inutiles donc il ser bon que les animaux par exemple soi plus précoces avec des m bas à 2 ans on encore 60 % des vaches qui à 3 ans donc il y a une année là quasiment à gagner donc 10 % de méthane directement on peut améliorer la longévité ce qui diminue le besoin en en élevage de jeunes pour pour le renouvellement on peut diminuer le format des animaux hein les animaux français sont plutôt trop trop grands et puis on peut travailler pour une meilleure santé car un animal malade c'est un animal qui ne produit pas et qui produit quand même du méthane si on veut quand même que cette à mon avis on a tous les outils pour avoir une réduction de méthane alors à la vitesse de la génétique pas instantanément mais par contre de façon très progressive et cumulative et donc avec un un impact à long terme qui est extrêmement fort par contre pour que les gens sélectionnent sur le méthane il faudra qu'ils y VO un intérêt autre que celui de leur comment dire de leur caractère de citoyen et donc il est absolument nécessaire d'avoir une politique incitative qui se traduisent par quelque chose euh de un retour pour l'éleveur et ça ça va dépendre des pouvoirs public et ou des filières mais sans cette politique tive on peut on risque d'avoir un échec de la sélection contre le métal le deuxième grand point c'est l'améliorer la santé alors avec une actuellement on travaille beaucoup sur les maladies je dirais actuelles elles sont prises soit individuellement soit globalement individuellement va travailler sur les mamites les pathologies des PES la paratuberculose les infections du BE les gens pensent en général que ça marche pas je vous donne ici un exemple sur les indexes paratuberculose donc que les indexes varient environ de -1,5 à + 1,5 + 1,5 c'est les résistant - 1,5 c'est les sensible 0 c'est la moyenne de la population et bien un un animal qui est à mo-1 lescarttype génétique il a un facteur de risque qui est multiplié par 3 d'infection à la par la tuuberculose par rapport à la moyenne et un animal qui est considéré comme résistant à + 1 un risque qui est divisé par 2 dire entre ces extrêmes un rapport de risque de 6 et là on a un outil extrêmement efficace met en place relativement récemment en 2022 en rasselstein en 2024 en race normande pour aider à au contrôle de cette maladie diapositive suivante alors euh on peut passer en revue un peu toutes les les toutes les maladies mais on peut travailler aussi globalement sur la longité fonctionnelle les animaux qui durent longtemps bah c'est ceux qui ont réussi à passer au travers de tous les aléas de la vie je dirais on a également des des travaux sur l'apport que peut euh enfin que peut donner une analyse de la réponse immune innée des animaux qui euh et euh euh comment dire qui pourrait apporter une une protection je dirais plus plus plus globale des animaux on va avoir à faire face à des nouvelles maladies et euh en particulier donc les maladies émergentes et là je dirais on est relativement démuni pour l'instant on a toute une organisation qui est à mettre en place c'est pas qu'on ne sait pas faire c'est que pour l'instant on a un problème organisationnel ce n'est pas un risque he c'est une certitude chaque année on quasiment on aura de nouvelles crises la menace est très très forte et nos animaux sont pas de base adaptés à ces à ces maladies donc ils vont être relativement sensibles et les maladies nouvelles faut pas croire qu'elles vont arriver un j disparaître elles vont devenir endémiqu et revenir constamment régulièrement donc la génétique ne peut pas résoudre une crise dans l'urgence par contre elle peut préparer des solutions sur le long terme lorsque ces maladies vont revenir ou seront endémiques il est l'outil vraiment nécessaire le message que je voudrais faire passer c'est qu'il est absolument urgent de connecter les bases génétiques avec les bases sanitaires pour qu'on puisse construire les outils génétiques qui soi nécessaires et sélectionner des animaux qui soient résistants à ces maladies diapositive suivante alors après je dirais au-delà de ces deux objectifs essentiels on va on va rechercher des animaux à la fois plus efficients et plus autonomes plus efficient parce qu'il faut être économe en ressources et on va vouloir rechercher une meilleure précocité pour qu'elle soit à la fois sexuelle de développement et d'engraissement sexuel pour des misebas à 2 ans de développement et d'engressissement pour pour avoir des animaux qui soient moins dépendant déconcentré on dirait on va rechercher il faudrait rechercher un format adulte plus petit c'est une opinion des chercheurs pas forcément partagé par les filières mais je pense que on y viendra il faudra des animaux plus autonomes et entre autres donc avec des contraint de travail forte et des trau plus grands il faudra desbas plus faciles chez les bovins àitant et des mortalité qui soit mieux maîtrisé chez les jeunes avec un mortalité qu'il faudrait diviser par deux quasiment positif suivante on a les outils pour tout ça c'est pas le problème vraisemblablement à l'avenir on va avoir un développement du croisement la production actuelle elle est essentiellement organisée en race pur qui sont relativement fermé et indépendantes les unes des autres bon on a déjà pas mal de croisements viande sur femelles laitières c'est environ un quart des inséminations et ça continuera à progresser par contre le croisement laitier lui il se développe relativement lentement il est de représente de l'ordre de dis du chaptel laitier et on pense qu'il se développera parce que il induit des animaux qui sont à la fois équilibrés et productif et qui bénéficient d'un fort hérosis et donc qui sont des animaux relativement bien comment dire résilient et pour l'instant ça manque un petit peu les outils génétiques qui sont en cours de développement on espère les proposer dès cette année diapositive suivante alors j'ai pas TR pas trop le temps de vous vous parler de d'autres outils technologiques qui sont en cours de développement mais il y en a clairement deux il y a d'une part les outils épigénétiques et d'autre part les outils associés au microbiotes on pense dans un cas comme dans l'autre que euh la génétique n'explique que la génétique mais on pourrait prédire aussi d'autres choses et avoir des modèles de prédiction qui qui qui incluent des effets non génétiques à valeur prédictive assez forte alors on a beaucoup travaillé sur l'épigénétique en particulier en développement ce qu'on appelle une puce de métilation et bien juste d'être opérationnel on va pouvoir mesurer ce qu'elle apporte en terme de qualité de la prédiction à la fois pour les performance futur de l'individu ça ça devrait marcher à peu à coup sûr voir sur les performances des descendants qui suppos une certaine transmission des marques de mutilation entre parents et descendants ce qui reste encore à à démontrer en terme d'efficacité et globalement comme je disais le même la même approche d'amélioration des modèles de prédiction peut-être appliqué au microbiote à la fois sur la performance propre de l'individu mais aussi sur les performances de ses apparenté de ses descendants diapositive suivante et je c que je vous remercie de votre attention ici une jolie photo de trois races françaises au domaine expérimental du pain sur paturage merci à vous pour cette présentation merci euh aux quatre intervenants qui nous ont présenté leurs activité de recherche nous allons maintenant faire place au au débat je suppose que les différentes thématiques qui ont été présentées soulève un certain nombre de de questions sur et de réflexions aussi sur euh cette audition sur la thématique de cette audition qui souhaite s'exprimer bruno Sido oui je voudrais merci monsieur le Président je voudrais remercier les intervenants de de cette première table ronde c'était partic particulièrement intéressant euh je suis agriculteur enfin je l' t tout au moin ce que je voulais dire c'est que le monde agricole que je connais bien euh est beaucoup plus performant qu'il l'a été il y a un siècle ou il y a 50 ans si vous voulez il y a il y a un siècle ou 50 ans tout au moins chez moi dans une famille d'agriculteurs quand ils étaient bons ils aller à la poste ou chez DF et cetera et le plus mauvais restait agriculteur donc il faisait de la sélection inverse c'est fini c'est fini et et je sais pas quelle est la profession où il y a le des gens qui sont aussi formés que les agriculteurs peut-être pas bac + 5 ou + 10 mais ils ont tous un BTS aujourd'hui à peu près tous d'ailleurs pour s'installer il faut c'est c'est nécessaire et par conséquent euh la seule chose que je veux dire c'est que les agriculteurs sont très à l'écoute de tout ce que vous dites et ils ont des revues nous avons des revues euh qui qui qui veillent et et qui sont lus par les agriculteurs et ils sont à la les agriculteurs sont toujours à la recherche du du meilleur je n'en veux pour preuve des choses qui se voient mais regardez bien les champs aujourd'hui même s'ils sont pas plats ils sont semés parfaitement droit pourquoi parce qu'ils ont tous maintenant le GPS avec la précision de 3 ou 4 cm et ils y sont tous mis je suis le dernier ne pas mis et on reconnaî mesé chant parce que c'est un peu voilà bon ceci ceci ce que je veux dire c'est queueer comme ça c'est très intéressant moi je vous aurais posé une question sur le sur la grosse altise du colza qui est un vrai problème pour chez nous dans l'Est de la France on ne peut plus faire de colza parce qu'on nous interdit insecticides qui marcheent encore mais ils sont interdits mais à vrai dire les agriculteurs ils se moquent bien de savoir si c'est un insecticide ou si c'est un produit dont vous parlez qui qui repousse les animaux qui les font bon pourvu que ça marche idem pour le puceron le pueron de la de la betterave sucrière nous ce que nous cherchons nous agriculteurs c'est des bah finalement des produits qui fonctionne bien qui marche et et qui sont pas trop chers je voudrais quand même aboutir arriver à ce ce point-là les insecticides avaient au moins un intérêt que quand ils étaient efficaces qu'ils étaient pas chers pas cher du tout peut-être pas assez cher me diront certains mais vos produits à quel prix vous vous réussirez quand ils seront prêt à les vendre et en faire la promotion je suis sûr que les agriculteurs tomberont immédiatement sur ces produitsl je n y a aucune crainte encore faut-il que ce soit compétitif exactement donc la question de coû et quand on est en côté industriel on parle des Cogs donc les les cût de matière première c'est c'est très important et donc vous vous avez dit les insecticides ne coûtent pas cher et ça c'est le référentiel parce que M d'action des insecticides c'est spectre large ça tue tous les insectes donc à la base une société qui produit une neurotoxine qui a un effet sur euh large spectre des insectes il peut le homologuer les commercialiser sur beaucoup de cultures sur beaucoup d'insectes euh en face euh c'est les gros problèm que vous pointez les innovations sont pas des spectrre large ce que vous je vous ai présenté on peut manipuler le comportement des insectes c'est très spécifique pour l'espèce tonné c'est-à-dire euh directement euh tous mes coûts de développement de ce produit et coup d'homologation c'est sur une culture sur une espèce d'insecte qui est normalement dilué sur sur en cas d'insecticide sur beaucoup d'insectes et en plus de cela il a tout le coup d'homologation euh alors ça c'est un sujet très très important parce que nous on a travaillé sur colsa hein c'est crossaltis euh il y a on a terminé il y a une thèse chiffre qui a terminé justement sur ce sujet-là et en fait on est en constat un constat d'échec économique sur les question de cols je vous explique très bien c'est que sintifiquement on a mis au point on a les les candidats qui peuvent parce que colsa l'insecte c'est un peu particulier c'est en oligophage il adore colza et il a pas vraiment de PL d'utes alternatif pour cette C insecte là parce que cols c'est une hybride compagnie il y a d'autres plantes mais par par défaut comme il a tellement colsa il va aller sur le colsa et il a besoin d'aller sur le colsa pour faire son cycle de vie donc on doit repousser et l'attirer en même temps donc il y a il y a mais mais on a les on a la solution côté scientifique on a et là où on est un échec c'est que premièrement col les agriculteurs sont prêts à payer à peu près 35 € l'hectare pour une protection totale c'est c'est ça donc et c'est bien entendu parce que en soit colza c'est pas une une culture à haute valeur ajoutée c'est ça ça part après pour l'huile et biofu et compagnie donc ok 35 € en Europe mais disons que on va conquérir le marché mondial le marché européen en fait il y a pas marché européen de cols cols c'est tellement spécifique pour la France et le cols qui est aux États-Unis c'est canola c'est une autre c'est le colsa de printemps il y a une autre espèce de de de altise donc en soit si on fait notre feuille d'Excel on regarde on dépense plus à développement ton produit en plus 10 an d'homologation derrière euh pour un March che euh tout petit en France que peut-être ok on est fou on a les poches très profonde je sais pas d'où mais on y va et ça se peut que dans 10 ans il y a plus de filière de colzaa parce que ça disparu parce que il y a plus de molécule non plus et les agriculteurs ont passé à une autre chose à unere autre culture donc c'est les coqus les couts c'est c'est crucial et c'est ça qui est euh malheureusement il y a les innovations mais la réalité actuelle c'est trop cher pour l'agriculture c'est très bien pour la santé cosmétique compagnie l'agriculture c'est l'enfant pauvre qui n'a pas assez un prêt à payer parce que les consommateurs ne payent pas non plus hein donc tout le monde aime poo mais personne n'est prêt à payer ce que je vous propose c'est de prendre quelques quelques questions David Ross annecatherine Loisier Daniel Salmon et Martine ber qui voulait poser question et Florence s Sara donc on prend les questions et puis on aura des réponses globales pour essayer de pas trop déborder sur le timing merci monsieur le Président je vais essayer de faire faire cours effectivement donc merci à tous les à tous les présentateurs entre guillemets alors moi je suis pas agriculteur mais j'avoue j'aime les beaux vins et les bons vins donc il y a quand même des des choses intéressantes sur ce qui a été dit ce matin et j'ai aussi une appétence particulière pour tout ce qui est le le numérique et la recherche donc j'auraai deux questions une pour vous et et et né lespic d'abord bravo pour ce que vous avez créé et pour rester en France en tant qu'estonienne et donc vous avez pointé les difficultés de manière globale ce qui un mal français sur lequel nous législateurs on réfléchi comment faciliter l'implantation d'entreprise suite à l'innovation et et le parcours d'entreprise en revanche j'avais une question à vous poser sur puisque vous avez dit que c'était le fruit de travaux de l'iner de Versailles est-ce que vous Contin continu avoir des relations avec l'INRA dans les deux sens bénéficier de travaux de l'INRA qui viendrait alimenter ce que vous vous êtes en train de développer et aussi des choses que vous vous découvririez qui nécessiteraient des travaux complémentaires et donc en informer linra ça c'est la première question et la deuxième question c'est plus pour Jacques Sainte-Marie c'est ce numérique on a vu un exemple très parlant de comment ça vait ça pouvait être utile mais à travers ce qu'a dit bruno Sido il y a évidemment l'aspect financier du coup mais il y a aussi l'aspect de la culture comment est-ce que on peut sensibiliser les agriculteurs qui ont déjà un métier très lourd et très chargé à intégrer eux-mêmes à voir l'intérêt pour eux et intégrer dans leur pratique toute l'avancée liée au numérique et aux sciences en général Martine vert oui merci merci beaucoup euh moi j'aimerais poser tout d'abord une question à Monsieur Boisard donc dans mon département de la Savoie nous avons des races de vaches qui sont très petites adaptées à la montagne entre les tarin et les abondances mais s'ouvre en fin de semaine le Salon international de d'agriculture on a l'habitude de de voir de très gros éléments très grosses vaches qui ont un rapport euh économique important intéressant pour les agriculteurs est-ce que puisque vous préconisez d'être plutôt sur des petits animaux est-ce que vous avez un dialogue déjà qui s'instaure envers ces éleveurs qui ont des races très très grosses voilà ça c'était ma question comment quel est le retour quel est le ressenti voilà de ses éleveurs et puis donc pour Anne-Catherine Loisier qui a dû nous quitter elle voulait donc poser une question à Madame Vacher sur voilà par vous avez parlé du microbiote alors je vous prie de m'excuser j'étais en retard et ça devait être très intéressant mais je prendrai connaissance bien sûr du contreendu avec beaucoup d'intérêt et elle voulait vous demander si euh vous preniez en compte le facteur sol voilà dans vos dans vos recherches merci Daniel sal merci bon déjà merci pour vos présentations c'est on entre dans un autre monde c'est ça qui est fantastique c'est qu'avec la connaissance on on entre dans des paysages vous avez parlé des paysages olfactifs on a le microbiote aussi qui est un monde à à découvrir et donc c'est là aussi où la science et et la connaissance sont essentiels dans un moment où c'est souvent l'émotion qui pilote nos politiques publiques donc voilà c'est tout l'intérêt aussi de cette de cette rencontre de ces échanges de de ce matin euh bon j'urai de nombreuses interrogations mais je vais pas toutes les poser euh concernant les modes que vous avez exposé pour éloigner les les ravageurs des culture euh vous avez parlé du cout euh d'abord est-ce que vous pensez que dans que c'est accessible pour une agriculture qu'on veut conserver familiale paysane en en France est-ce que il va pas ces nouvelles enfin molécules oui ce sont nouvelles molécules ne seraiit pas plus adapté à une agriculture plus massive plus agro-industrielle c'est peut-être ça une de une de mes inquiétudes et dans dans ces produits vous avez regrett le fait que en France nous soyons assez lents par rapport au Brésil pour homologuer nouvelle lutte contre les contre les ravageurs mais comment son son produit c'est je veux dire c'est répulsif à partir de quelle molécule est-ce que vous faites toutes les études d'impact aussi parce que moi mon inquiétude c'est toujours de changer de passer d'un pesticide on a vu les les dégâts qui sont colossaux aujourd'hui à un répulsif qui a priori semble beaucoup plus anodin pour l'environnement mais je pense qu'à chaque fois il faut se se poser les les questions àer jusqu'au bout pour savoir quels sont les les impacts réels euh sinon j'avais une autre question plus précisément sur sur la la génétique effectivement on a sélectionné des des espèces qu'elles soient végétales ou animales aujourd'hui pour aller avoir les meilleurs rendements mais en sélectionnant sur un critère et bien on a affaibli sans doute d'autres critères comment arriver vous l'avez un peu exposé en allant vers des en parlant des beauins en allant vers des des bête plus petite et sans doute plus équilibré ce qui avait réussi à faire un peu la sélection naturelle est-ce qu'on ne revient pas un petit peu à cette sélection naturelle avec des bêtes plus équilibrées parce qu'on sait bien qu' en ayant eu des vaches qui font plutôt 30 l par jour et bien on a aussi par cette hypersélection amener des vaches qui sont beaucoup plus sensibles aux maladies qui ont une longévité vous en avez parlé qui est très courte puisqu'on parle aujourd'hui quoi de 2,5 3 lactations par vache donc quelque part là aussi euh c'est des moyennes je je les ai trouvé voilà sur de nombreux écrits de de d'agrimaire entre autres donc euh voilà où est-ce que l'on va dans les dans les équilibres et est-ce que cette science qui a été exposée ce matin qui est très très intéressante est-ce qu'elle est compatible donc avec une agriculture qui ne serait pas une agriculture de société oui merci parce que je je dois m'en aller je suis pas sûre d'avoir le temps d'écouter la réponse j'étais très intéressée par les paroles de Corine vacher à propos du microbiote d'autant que je suis pédiatre il y a longtemps que chez le nourrisson on se préoccupe du microbiote c'est quelque chose qu'on connaît bien et mon pédiatrie on utilise très peu d'antibiotiques euh parce que de toute façon chez dans santé humaine c'est ce qui c'est ce qui nous préoccupe maintenant les résistances donc le ma question est simple faire pousser une vigne c'est long il y a le temps long je sa 10 à 15 ans pour qu'un un un pied donc l'excépage résistant euh il y a y a un décalage entre ce dont on aurait besoin le goût du vin que l'on recherche et puis le la la la é de plantation pour ce qui est des pour ce qui est des du microbiote de la vigne est-ce que vous avez vraiment des des discussions avec les viticulteurs les les les syndicats est-ce que est-ce que c'est vraiment quelque chose qui se construit de façon étroite ou est-ce que vous êtes sur du théorique avec parallèlement une viticulture qui souffre tellement qu'il n'ont même plus la l'argent pour arracher euh ne serait-ce que sur le plan sanitaire or quand il y a une parcelle envahie de MU euh celle qui est à côté va être traitée beaucoup plus souvent justement parce que parce qu'il y a cette pression ne serait-ce que de voisinage voilà donc comment vous envisagez le le partenariat bon je rappelle je suis sénatrice de la Gironde le partenariat entre la viitticulture qui qui est quand même le comment dire la la principale activité de de de mon département et linra où il y a un temps long et ensuite il y a le temps euh de comme comme disait euh madame le pic de de d'homologation et et bon il y a une urgence et puis on a l'impression que rien rien rien n'est fait pour faciliter la fluidité entre euh les différents opérateurs de la vigne là oui c'est ça bonjour à toutes et à tous et merci pour ces exposés passionnant euh qui nous montrre à quel point finalement on connaît pas si bien que ça le fonctionnement de la nature hein quand même euh et et moi j'avais une question concernant notamment le l'approche génomique en matière de euh de de de d'optimisation enfin je sais pas comment le dire en tout cas de de processus de sélection des races bovines en particulier enfin euh en fonction des des critères qui sont recherchés aujourd'hui notamment justement pour mieux respectecter les les grands les grands équilibres naturels ou environnementaux et et donc ma question est la suivante c'est vous n'avez pas aborderé ou alors j'ai été peut-être un peu distrait parce que je répondais à quelques messages en même temps mais de manière aussi approfondie que pour la race pour les races animal si je pu dire le sujet concernant la sélection des plantes alors est-ce que c'est pour éviter de tomber dans le fameux débat sur les OGM ou est-ce que vous pensez qu'il y a moins de possibilit ité par exemple de sélectionner des variétés de céréales qui résisteraient mieux à telle ou telle maladie qui résisteraient mieux aux évolutions climatique qui s'adapteraiit mieux en particulier au stress hydrique au moment de l'épiaison est-ce que voilà est-ce que en gros on peut quand même espérer que cette recherche basée sur la sur le génome permette des avancées dans ce domaine sans pour autant être contraint à voilà à la sélection enfin à la à la pratique des OGM qui pose objectivement aussi d'autres problèmes même si effectivement la vie en société c'est souvent choisir entre plusieurs problèmes et sélectionner le moins important mais bon alors simplement pour information auprès des membres de l'OPEX avec Martine mert donc nous corédigeons actuellement donc un rapport sur les nouvelles techniques génomiques euh pour essayer de brasser justement aussi la sélection végétale et donc on en fera une présentation normalement d'ici le la fin du 2e trimestre de l'année avant les vacances qui qui qui souhaite le premier s'exprimer madame le pic peut-être ou donc il y a eu une question est-ce qu'il y a des innovations ou des projets en collaboration avec INRA on a beaucoup ça continue et je dois dire que depuis au moins 10 ans il a eu un changement de mentalité chez INRA et c'est il y a un des marches proactif côté INRA pour empliquer les sociétés privées et transférer l'innovation donc là il y a rien à à à reprocher et ça ça en fonction de de de unité de centre ça marche vraiment très très bien donc nous concrètement on a au moins six six différents projets des projets européens des proj projet parsada projet franceçmaire donc ça marche très très bien par contre j'ai occasion donc je vais vous alerter en fonction publique il y a un gros gros problème de financement euh financement ça passe par des projets de recherche donc ils ont pouré de machines dans les labo ils ont des machines beaucoup de machines parce qu'ils arrivent à faire financer achat de matériel mais ils n'ont pas de personne pour le faire tourner donc ça fait que ad dans les universités où moi je suis aller chercher d'aide pour certains expertise sur certains projets ils ont carrément des machines qui sont même pas déballé depuis 2 ans c porte parce que ils n'ont pas de technicien ils arrivent pas à recruter il y a pas d'ouverture de poste des techniciens ni d'ingénieurs donc ils ont plein de machines des directeurs de recherche des Chargés de Recherche qui écrivent des projets qui qui ont des désart et des Master 2 qui passent mais ce sont pas des gens qui peuvent piloter des machines qui qui coûtent cher et donc il y a pas une continuité et c'est un un trou énorme dans la raquette d'innovation et de recherche publique donc je ferme cette parenthèse et euh et on a plein de projets avec INRA et ce qu'on a justement besoin c'est comme ça était évoqué on a des innovations est-ce que c'est quoi les les les résistances qu'est-ce qui qu'est-ce qu'est-ce que quels peuvent être les les impacts pour l'environnement pas prévu jusqueà maintenant si on les utilise à grande échelle c'est ça que INRA INRA travaille et c'est c'est là où on collabore beaucoup où ils peuvent nous aider parce que les sociétés privées ils peuvent pas faire tous ces ces études à large selle à long terme et euh et sinon la la solution c'est une solution de biomimétisme c'est exactement les même molécule que les molécules de plantes et ils peuvent être utilisés sans problème accessi à des jardins euh et pour les particulier aussi bien que pour les pour les agriculteurs niveau présil voilà donc je laisse la parole euh merci donc j'avais une question sur le sur le numérique et sur son aspect de de coût financier de formation et de diffusion pr chose que j' envie dire c'est que c'est pas cher le numérique alors moi je enfin je suis mathématicien mais je suis fils de viticulteur aussi et je toujours vou êre viticulteur donc il y a une erreur d'aiguillage comme vous voyez à un moment donné parceque j'ai pas fini viticulteur mais j'aurais toujours voulu l'être et bon je connais assez bien mais c'est pas cher vous prenez le prix d'une machine avant danger et vous prenez le prix d'un téléphone ou d'un capteur mais il y a un rapport de 1 à 100 entre donc le numérique quelque part c'est pas très cher euh il y a des choses qui sont assez cheres mais qui sont vraiment très spécifiques le numéque que que chacun utilise c'est quelque chose qui est pas très très cher voyz je sais pas une station météo c'est pas très cher l'exemple que je vous ai donné du LLM fine tuné sur les données agricoles honnêtement c'est c'est Epsilon comme coup hein c'est pas c'est vraiment pas très cher voilà la construction le savoir-faire de l'entreprise mistralea ou de gros acteurs numérique oui il est cher mais après l'utilisation et la particularisation pour faire des là par contre c'est quelque chose qui n'est pas très cher l'adoption il y a quelques années j'étais en Allemagne et on m alors c'était il y a déjà 2 3 ans donc ça a dû encore bouger depuis on m'a dit on m'a enfin la question qu'on m'a posé c'est est-ce que vous connaissez l'outil numérique le plus utilisé par les agriculteurs en Allemagne il y a 3 ans c'était WhatsApp voilà et donc c'est diffuséfin alors le numérique va très très vite moi je suis dans un village de 100 habitants où le téphone est arrivé en 1983 1983 la 5e chaîne on la même pas eu parce que le jour où elle a C desm elle était même pas encore arrivée dans le le numérique et la 4G elle est arrivé bien plus vite et donc en fait il y a une diffusion qui est quand même beaucoup plus rapide une appropriation qui est bien plus grande le numérique a réussi cette chose que de faire des choses très sophistiquées et très simples à utiliser vous n'est passé de voyz souvent quand on complexifie quelque chose ça devient compliqué à utiliser le le cockpit d'un avion je pense qu'entre en 50 ans il s'est beaucoup beaucoup complexifié mais le numérique le téléphone que chacun a mais il est d'utilisation assez naturelle et donc là il y a une diffusion qui à mon avis est assez assez grande dernière chose donc formation là je pense que c'est capital la formation et la formation continue la formation des jeunes bien entendu au démarrage mais la formation continue avec ces nouveaux outils là et aussi une formation j'ai commencé mon exposé en par ça au risque tous les risques pour l'agriculteur j'ai envie de dire c'est un petit peu les mêmes que pour les dans la société les jeunes et les moins jeunes eu égard au numérique décerner la bonne information de la fausse aujourd'hui c'est quelque chose d'assez compliqué il faut effectivement une forme de culture euh assez grande et donc j'ai envie de dire que tous les risques inhérents au numérique dans la société encore une fois chez les jeunes et chez les moins jeunes on peut bien entendu les transposer aux agriculteurs mais enfin il y a quand même une espèce de d'optimisme en tout cas de ma part enc sur le prix sur la diffusion et surtout sur les potentialités transformantes je m'arrête ici dans ma réponse mais il y a vraiment des choses qui qui me semblent vraiment être de façon vraiment nécessaires et qui seront en cours faites par des acteur français je l'espère et sinon malheureusement peut-être par d'autres acteurs bonjour donc vous m'avez posé la question de la prise en compte du facteur sol donc oui effectivement le sol c'est c'est un compartiment que nous prenons en compte c'est le principal réservoir de biodiversité microbienne j'aurais dû le préciser mais en fait la plante est colonisée par des micro-organismes à partir du sol donc ces micro-organismes soit ils passe par les racines soit ils peuvent remonter par des boutelettes d'eau ou le vent être emmené ensuite sur les parti aériennees de la plante donc il est indispensable en fait de maîtriser le microbiote du sol pour contrôler celui de la plante euh ce microbiote du sol est d'autant plus important que par exemple dans le sol il y a il y a des micoris des champignons micoris harbuscule notamment qui confèrent une tolérance à la sécheresse donc c'est très important de de maîtriser cette micorisation dans un cadre de de réponse au changement climatique et enfin nous le microbiote du sol donc qui nous intéresse on a pu montrer par exemple que c'est un très bon prédicteur de la sensibilité de la vigne au Milou pourtant le Milou est une maladie aérienne mais si on utilise toutes les données qui sont dans le sol on arrive à prédire la sensibilité d'une parcelle au Milou de manière très très performante voilà donc c'est c'est pour cette raison que je pense que ces bioindicateurs basés sur le microbiote des sol pour être introduit dans les programmes d'épidémiurveillance donc vous m'avez aussi posé la question du temps des innovations et puis là ben on pourra revenir au sol à nouveau donc Madame la SARA disait que il y a certaines innovations qui mettent beaucoup de temps à aller jusqu'au viticulteur donc par exemple la création de nouvelles variétés résistantes où bah j'ai j'ai parlé tout à l'heure des biosolutions microbiennes et pourquoi est-ce que si nos innovations prennent du temps et bien parce que il y a des problèmes règlementaires qui ont été évoqué par hé le pic et des coûts financiers aussi mais il y a quand même un certain nombre d'innovations qui peuvent être mises en place dès maintenant et notamment pour préserver la biodiversité microbienne dans les sols on peut très facilement mettre en place des couverts végétaux qui vont renforcer la biomasse microbienne et puis la diversité microbienne ça c'est une innovation qui est accessible tout de suite euh et enfin vous m'avez posé la question de nos liens avec les viticulteurs avec les syndicats alors bah oui nous travaillons en fait main dans la main avec les instituts techniques nous hébergeons un institut technique dans notre re unité de recherche l'Institut français de la vigne du vin euh nous enfin une une partie de cet institut et nous travaillons en étroite collaboration avec eux au quotidien donc nous travaillons avec la Chambre d'Agriculture de Gironde avec des châteaux aussi puisque ce sont eux qui sont aussi à la source de l'innovation ils ont des parcelles en agroforesterie et on va étudier avec eux le microbiote dans dans ces parcelles voilà et puis on on fait des ateliers aussi de conception de nouveaux systèmes viticool monsieur board si vous souhaitiez conclure oui merci alors d'abord je voudrais insister effectivement sur le fait que en gétique bovin on est aussi extrêmement connecté avec la filière j'ai je suis maintenant un peu proche de la retraite mais pendant près de 15 ans j'ai animé une UMT donc une t mixte technologie qui associe inrae Idel l'institutinstitut technique des ruminants etiance donc la Fédération des des entreprises de service pour les éleveurs et tous ceux qui connaissent la la sélection bovine savent que linra a roué a joué un rôle central depuis la loi sur l'élevage euh ça a évolué évidemment au cours du temps et si je vous ai parlé de la sélection éonomique c'est vraiment parce que c'est vraiment je dirais l'UMT in qui a qui qui a fait en sorte que ça se mette en place nous avons été réellement précurseur dans dans le domaine alors est-ce que c'est utilisé dans d'autres espèces oui les bovins ont été précurseurs en en sélection génomique mais c'est largement utilisé aussi bien en animal qu'en végétal alors à des degrés divers tout dépend des contraintes économiques si le génotypage coûte cher par rapport à la valeur de l'animal ou par rapport au au coût du phénotypage et bien on va plutôt favoriser le phénotypage mais chaque fois que c'est possible euh c'est la sélection génomique est mise en œuvre et les les grands semenciers sont tous euh euh comment dire je pense que la moitié de nos thards formés en en en génétique animale sont recrutés par des semenciers végétaux hein par exemple ça c'est un bon indicateur euh en terme d'objectif de sélection on dit toujours la sélection les productivistes et cetera enfin je pense que c'est quand même une vision largement du passé euh le l'objectif de sélection actuelle il comprend au moins 20 ou 25 caractères suivant les races parfois plus et la production en tant que telle joue pour un/4 ou un/ers de cet objectif total et gr à la à la à la sélection génomique qui est très efficace on arrive à faire du progrès sur tous les caractères qui sont sélectionnés et on a restauré des niveaux de fertilité ou des niveaux de résistance au mamite par exemple en bovin Litier qu'on avait perdu effectivement du temps de la sélection d'avant qui était beaucoup plus contrainte et donc beaucoup plus unidirectionnelle je pense que la la la sélection actuelle est beaucoup plus vertueuse hein qu' qu'elle ne pouvait être auparavant euh alors on est en contact effectivement régulier avec beaucoup de partenaires ça veut pas dire qu'on est toujours d'accord avec eux alors c'est eux qui pratiquent la sélection c'est pas nous hein nous on donne des recommandations on fournit des outils et après ils mettent en œuvre et euh bah des fois on n'est pas forcément d'accord euh sur le format par exemple nous on constate que aussi bien on a temp que dans les ractières les plus les plus nombreuses le format n'arrête pas d'augmenter ce qui est de point de vue une certaine erreur stratégique nous n'avons pas changé nos recommandations depuis au moins 20 ans en préconisant plutôt dans dans l'autre sens en préconisant des il y a pas que le format sur lesquels il y a des différence de point de vue mais voilà après nous on continuera à à à à émettre des recommandations à à aider à essayer de convaincre et puis ensuite comment dire les sélectionneurs sont bien entendu maîtres de la sélection qu'il pratiquent merci à vous écoutez je pense qu'on va pouvoir mettre fin à cette première partie puis donc je vais laisser à mon collègue Daniel salmon donc le la présentation pour la deuxème table ronde juste petit point d'alerte euh au niveau timing si on peut être un peu moins bavard sinon voilà on a d'autres obligations aussi dans nos hémicycles respectifs écoutez on va on va essayer de de faire court merci déjà merci monsieur le Président d'avoir accepté de faire cette cette table ronde ces table ronde ce matin sur un sujet très important puisque effectivement il s'agit de voir ce que la science peut apporter pour vraiment faire évoluer notre notre modèle agricole nous sommes comme vous le savez tous confrontés à d'immenses défis aujourd'hui qui sont les défis du du réchauffement climatique et ça a été dit tout à l'heure que effectivement l'agriculture a sa part et il doit faire son part de sa part de de chemin également pour réduire ce limiter ce réchauffement climatique on a aussi cet effondrement de la biodiversité qui est qui est là qui est bien présent ça a été rappelé également avec 75 % de la biomasse d'insecte qui a disparu en quelques en quelques années ce qui est assez dramatique et qui doit nous inquiéter euh et puis effectivement aujourd'hui on l'a dit il y a besoin de de connaissance de davantage de Scien pour pour comprendre parce queon a les agriculteurs ont avancé depuis le néonilitique mais par des des des connaissances empiriques et on a souvent besoin d' bien aujourd'hui de comprendre beaucoup plus finement ce qui se passe et le micro iot en est un bon exemple et puis effectivement on a besoin aussi de de se servir de tout le panel de scientifique et le numérique en fait en fait partie également bon je ne vais pas vous refaire le le le tableau de de l'agriculture aujourd'hui parce que nous venons de passer un tunnel un tunnel législatif sur sur cette question avec des approches assez différentes et donc on finira tout à l'heure avec cette loi d'orientation agricole je ne vous dirai pas tout tout ce que j'en pense mais je le ferai je je le ferai tout à l'heure mais effectivement il faut sortir de de vision simpliste erroné et et aller de l'avant et je pense que euh le travail que nous faisons ce matin va apporter davantage aussi de de connaissance pour aller vers des approches les plus respectueuses on a parlé de de vertus on a parlé de la génétique aussi qui a bien évolué c'est vrai qu'on a la recherche pendant un certain temps c'est s'est enfermé je dirais dans un modèle on lui avait donné cette mission là un mod productiviste aujourd'hui ben il s'agit pas d'arrêter de produire parce qu'on en a vraiment besoin et on a bien vu qu'il y a des nouveaux dangers avec des nouvelles maladies avec les aléas climatiques qui vont venir impacter aussi les productions des cultures donc mais on se doit d'avoir une vision sans doute prendre de la hauteur et voir l'agriculture dans dans toutes ces composantes et l'agriculture fait partie de la société également et donc ne peut pas être simplement on peut pas avoir une vision simplement corporatiste comme certains l'ont de l'agriculture parce que nous nous sommes tous dépendants de cette agriculture donc sur cette deuxè table ronde et bien nous allons commencer avec deux intervenantes donc Marie Benoît Magrini chercheur en Scien économique dans l'unité agir au centre inrae ocitanie de Toulouse et Mireille navaret qui est donc en visio directrice de recherche en agronomie à linrae et directrice de l'Unité de Recherche et codéveloppement votre travaux de recherche visent à produire des outils et méthodes pour accompagner la transition des exploitations agricoles vers des pratiques respectueuses de l'environnement et de la santé humaine aujourd'hui vous allez donc traiter de deux sujets très interdépendants ce qui vous amène à faire donc une intervention à de voix et bien je vous laisse la parole puisque il ne faut pas qu'on traîne merci bonjour mesdames et messieurs pour comprendre les transformations nécessaires à l'adoption de solution durable nous allons vous introduire plusieurs cadres explicatifs et je vais commencer par celui du verrouillage alors le verrouillage c'est un terme consensuel pour rendre compte d'une situation dans laquelle il est reconnu qu'il est nécessaire de changer mais on ne parvient pas à faire aboutir le changement et ce problème de verrouillage il est largement reconnu et partagé dans tous les secteurs d'activité qu'il s'agisse du transport du logement de l'énergie il y a des milliers de publications scientifiques sur ce sujet nous sommes confrontés à des difficultés du marché à transformer nos systèmes de production mais nous verrons dans cette table ronde que ce problème de verrouillage peut être solutionné alors pour comprendre d'où vient ce processus de verrouillage il est nécessaire hop on va me l'allumer il est nécessaire merci d'adopter une perspective sur temps long alors sur ce schéma je vous ai positionné en fait différents euh rond pour représenter différents choix techniques de production agricole et il faut comprendre que nos choix actuels sont très dépendant de ce qui s'est passé au début du siècle dernier alors j'ai choisi de commencer avec les années 1910 car c'est la période de la découverte du processus aberboche qui va permettre le développement des engrais de synthèse à partir des énergies fossiles ainsi que le développement des pesticides de synthèse dans les décennies suivantes et ces choix techniques sont en opposition avec des pratiques plus bio-organiques dont les facteurs de production relèvent d'abord de régulation biologique et mécanique interne à l'exploitation agricole et en fait à partir de ces découvertes qui qui vont se renforcer avec l'effort de guerre un rapide processus de diffusion et d'adoption va s'enclencher à partir des années 40 qui va s'intensifier à partir des années 50 grossissant le point rouge du schéma qui représente ce choix technique alors en tant qu'économiste en tant qu'économiste il faut comprendre et ce sur quoi je voudrais porter votre attention c'est que à partir de ces premières adoptions à partir de ces premières adoptions il y a des mécanismes de marché Inter dépendant qui vont conduire en fait à diffuser et à adopter de plus en plus ces choix techniques et autour desquels finalement progressivement le marché il va se verrouiller et les alternatives représentées ici en bleu sont de moins en moins utilisées elles ne sont pas développées mais en plus aujourd'hui face à ce verrouillage cela freine le développement de nouvelles alternatives alors plus précisément ce que les économistes explique et montre c'est que plus plus une technique est diffusée et adoptée et plus sa performance au au fil du temps va augmenter sa profitabilité va augmenter mais cela va prendre du temps parce qu'il y a de multiples mécanismes économiques derrière que les économistes qualifient de rendement croissant d'adoption alors nous avons écrit plusieurs travaux à in Rae sur ces mécanismes qui ont progressivement verrouillé notre système de production agricole autour donc de ces choix initiaux d'après-g guerre qui se sont intensifiés et largement diffusés et qui ont du coup progressivement formé ce qu'on appelle aujourd'hui ce paradigme agrochimique de l'agriculture ces mécanismes ils sont nombreux je vais pas tous vous les présenter ici et vous retrouverez plus de détails dans un nouvel ouvrage qui va apparaître prochainement et je vais juste prendre quelques exemples alors si vous vous situez à gauche de la figure un premier les premiers mécanismes en phase d'adoption sont liés à la phase d'apprentissage qui est toujours conséquente dans le développement d'une nouvelle technique et les exemples de tout à l'heure l'illustreent il faut du temps pour que une nouvelle technique ou option puisse apporter les fonctionnalités recherchées au moindre coût et si vous voulez penser aussi à des exemples hors du champ agricole pensez au premier développement et performance et prix d'achat des ordinateurs lors des T premiers ordinateurs donc dans cette phase d'apprentissage il a nécessité d'amortir ses coouts il y a aussi un autre facteur qui joue beaucoup c'est le rôle des récit et des croyances en phase d'adoption il y a encore des incertitudes et les récits qui qui vont être construits autour de certaines options techniques vont orienter les choix d'adoption et cela en fonction de l'état des connaissances du moment et de leur accessibilité et donc comprenez en ce sens qu'il y a comme une forme de Paris qui est construit au début en phase d'apprentissage en attendant d'atteindre finalement les coûts marginaux qui vont assurer la profitabilité des choix techniques qui sont en train d'être construits l'accroissement de cette profitabilité en économie elle est très dépendante d'un facteur positionné ici au centre qui sont les économies d'échelle et de gamme c'est ça qui permet de réduire les coûts marginaux de production et l'exemple illustré sur le colsa illustre parfaitement ces questions d'économie d'échelle à cela s'ajoute des interdépendances technologiques avec l'industrie agroalimentaire et des économies de réseau autour du conseil agricole tout ceci va former un ensemble de normes de standards sur le marché de réglementation on en a parlé ce matin qui vont verrouiller le marché autour des premiers choix techniques alors je vais juste illustrer avec un court exemple autour des légumineuses vous savez que ces cultures permettraient de réduire fortement les gaz à effet de serre du secteur agricole mais elles n'ont pas été développées pourquoi parce que le choix a été fait d'aller vers des rendements élevés sur les céréales permis par l'usage de ces engrais de synthèse et de ces pesticides et des variétés qui allaient de paire et donc le résultat a été que ces légumineuses ne sont sont pas développé et l'agro pour l'alimentation a développé toute une gamme de produits autour des céréales mais a délaisser ces légumineuses qui aujourd'hui ont quasiment disparu de de nos asselements mais aussi de notre régime quotidien on pourrait prendre un autre exemple sur les cultures associées aujourd'hui ces cultures associées seraient des solutions très innovantes pour réduire les int synthèse mais elles ne sont pas adoptées parce qu'elles sont confrontées à des infrastructures qui ne sont pas adapté donc il faut infin il faudrait comprendre et retenir que toutes ces interdépendances vont créer un verrouillage parce que ces interdépendances au fil du temps elles se consolident et elles vont augmenter la performance et la diffusion des premiers choix techniques au détriment d'autres alternatives et cette consolidation en économie elle est d'autant plus forte qu'il faut aussi amortir les investissements de départ et ces investissements de départ ils s'autoalimentent pourquoi parce qu'il est toujours moins coûteux de prolonger la durée de vie d'une infrastructure que de la reconstruire entièrement et donc le coût du changement grossit d'année en année ce qui constitue un frein majeur au verrouillage alors ce coût du changement augmente fortement car il faut réaliser de nouveaux investissements matériels im matatériel on en a parlé ce matin mais ce coût il n'est pas que financier il y a aussi derrière des coûts cognitifs et psychologiques et les sciences cognitives aujourd'hui vous montre et vous explique à quel point il est difficile de changer nos façons de faire d'agir et de penser de plus il faut aussi considérer que ce coût du changement il augmente au fur à mesure du non changement plus on attend et plus les coûts cachés liés aux effets aux impacts de ces système sur l'environnement sur notre santé merci sur l'environnement sur notre santé sur le changement climatique augmente et aujourd'hui selon la FAO ces coûts représentent au moins 10 % du PIB mondial par an ce qui est colossal et donc on a une objectivation aujourd'hui de ces coûts cachés par des données de plus en plus précise on a les informations on a ces données et donc ça devrait nous conduire à entamer ce changement mais en fait ce changement il reste un effort immense pour toutes les composantes de la société puisqu'il s'agit derrière de changer nos façons d'agir et de penser alors que ces façons d'agir et de penser ont été modelés au cours de décennies en fonction du paradigme initial en fonction de ces premiers choix techniques qui se sont intensifiés après guerre sous l'effet de ces mécanisme de verrouillage que je viens de vous exposer et là on touche un autre point sur lequel je voudrais faire porter votre attention c'est qu'en fait ce verrouillage notre système de production il a conduit à un alignement des façons de penser et d'agir des groupes sociaux ici simplifié à 5 sur cette figure et en particulier entre les producteurs les industriels et les consommateurs au sein des filières et comprenez là que la majorité composant ces groupes sociaux va dans la même direction dans le même sens que représenteent les flèches ainsi par exemple nos habitudes de consommation se sont bien alignées avec l'offre agro-industrielle et nous n'avons jamais autant consommeré d'allumement ultra transformés plus de 75 % de nos achats se font en grande et moyenne surface au détriment d'une alimentation qui pourrait être fondée sur une connexion plus directe avec le monde agricole auprès de groupements de producteurs orienté sur des solutions plus durables plus agroécologiques et rappelons aussi que dans le système actuel la part de la valeur ajoutée associée aux dépenses alimentaires qui revient aux agriculteurs est de plus en plus faible et s montré et s objectivés par des études notamment par France agrimaire donc les sciences sociales elle désigne cet alignement progressif qui s'est créé au fil du temps par le terme de régime socio-echnique ça renvoie finalement un ensemble de règles d'action collective qui aujourd'hui freine ce changement ça freine le changement de trajectoire car c'est une force systémique et en ce sens on peut affirmer que finalement personne n'est individuellement responsable du verrouillage mais que nous sommes tous contributeur de ce verrouillage alors maintenant que je vous ai présenté l'ampleur de ce processus de verrouillage on peut se demander comment on peut faire pour essayer d'arriver à enclencher à réaliser cette transition vers un nouveau système est-ce que on peut renverser un verrouillage dans une économie de marché alors pour vous aider à y réfléchir j'ai choisi de vous présenter les travaux de gils et notamment son approche à trois niveaux alors c'est Guil c'est un chercheur contemporain d'analyse sur les transitions c'est celui aujourd'hui qui est le plus cité à l'international et il est à l'origine du concept de régime socio-echnique que je viens de vous présenter alors son approche à trois niveaux schématisé sur cette figure est plus simple à comprendre que ce qu'il n'y paraît alors on va se placer à gauche avec le rond rouge en fait ça représente le régime sociotechnique que je viens juste de vous introduire à l'instant donc je vous disais que ce régime sociotechnique est verrouillé c'est lui qui oriente la trajectoire de nos systèmes de production et il est verrouillé par les multiples interdépendan qui se sont renforcé au fil du temps sous l'effet des mécanismes de verrouillage que je vous ai exposé mais au-dessus tout en haut de la figure vous avez les éléments de contexte que vous connaissez et qui exerce une pression et qui exerce une pression à changer ça ouvre des fenêtres d'opportunités qui peuvent permettre de penser des innovations et des innovations ce matin il vous en a été présenté ces innovations elles vont bousculer les choix actuels et elles vont être construite dans ce qu'on appelle des niches d'innovation représentées en bas de la figure qu'est-ce que c'est qu'uneiche d'innovation une niche d'innovation ça désigne un réseau d'acteurs qui cherche à penser différemment à s'orienter vers des nouveautés qui va se mobiliser des connaissances scientifiques des connaissances de la recherche et qui vont essayer par expérimentation d'avancer sur de nouveaux choix technique alors dans une économie de marché ces niches d'innovation elles sont composées d'organisations de nature très variable on peut avoir des entreprises privées vous en aviez une ce matin des auto-entrepreneurs des formes coopératives des groupements associatifs des consommateurs mais il y a aussi des collectivités territoriales qui s'engagent dans des niches d'innovation bref il y a une multitude de profils d'acteurs et ma collègue tout à l'heure Mireille navaret en parlant des innovations couplées va vous présenter des exemples de niche d'innovation et donc sur cette figure qu'est-ce qu'on vous dit et ben si ces niches d'innovation arrivent à trouver les conditions de leur développement les flèches bleues qu'elles représentent vont pouvoir monter et essayer de s'yibrider avec les composantes du régiment place que l'on a irrité qui est notre système actuel et si elles arrivent à s'hybrider et bien on peut imaginer la consolidation d'un nouveau choix technique de nouveaux choix techniques par exemple autour de l'agroécologie et en fait ici la couleur violet ne vise qu'à vous symboliser cette hybridation par mélange du bleu et du rouge donc ici on est dans une situation de réussite de la transition et ce schéma vous résume ce que peut-être un processus de transition sociotechnique à une échelle sectorielle dans une économie de marché mais le problème et vous le savez c'est que nous avons tendance à rester dans le rouge on est en échec par rapport à cette transition parce que ces niches d'innovation si elles existent elles ne parviennent pas suffisamment à se développer dans le régime en place la concurrence de marché à laquelle elles sont confronté ne leur permet pas une plus large diffusion et adoption pour permettre de réduire leur coût marginal et trouver une voie de profitabilité on en a parlé ce matin essayez donc de revisualiser les rouages des mécanismes des rendement croissant d'adoption ces niches d'innovation elles sont confronté à une phase d'apprentissage difficile parce qu'elles ne sont pas adaptées aux infrastructures en place aux réglementations en place et donc c'est difficile pour elle d'arriver à enclencher ces fameux rendements croissants d'adoption et à trouver leur profitabilité et donc l'hybridation nécessaire à ce processus de transition ne semble pas s'opérer on est en échec face à la transition et pour TER terminé si je reviens sur quelques chiffres des exemples de chiffres pour essayer de situer le poids de quelques niches elle n'occupe qu'une part mineure de nos systèmes de production l'agriculture biologique c'est 6 % des dépenses alimentaires des ménages et en dehors de l'agriculture biologique on vient de conduire à une raé un récent chantier visant à analyser des démarches portées par les très grandes marques nationales en dehors de l'agriculture biologique et bien ces démarches elles ne représentent que 2 à 5 % de des ventes alimentaires donc ces niches elles existent mais elles sont confrontées à des difficultés dès lors il est nécessaire de revenir au rôle de l'État pourquoi parce que l'État c'est lui qui est le garant de la concurrence juste et responsable sur un marché c'est l'État qui permet aussi le fonctionnement du marché et donc il faut trouver des soutiens pour apporter à ces niches leur développement pour leur permettre d'enclencher ces fameux rendements croissant d'adoption et il a fallu un siècle pour consolider nos choix techniques actuels il faudra probablement un siècle pour consolider des nouveaux choix techniques donc je reviendrai en conclusion sur des pistes de politique public qui peuvent aider à consolider ce processus de transition je laisse maintenant la parole à ma collègue Mireille qui est connectée en ligne et qui va vous parler aussi des innovations couplées nécessaires à ce processus merci Marie bonoirt merci de de m'accueillir et désolé d'être en visio effectivement je vais traiter la question de comment on peut maintenant déverrouiller ce système euh qui est extrêmement verrouillé comme l'a montré Marie Benoît la slide suivante s'il te plaît voilà euh donc intéressons-nous d'abord au au système agrialimentaire donc ce système agrialimentaire il comporte différents maillons qui sont représentés chacun par une pièce du puzzle sur ce schéma donc c'est la production agricole en ferme c'est la fourniture d'un Tran la commercialisation des produits agricoles le conseil technique et cetera les acteurs du système agrialimentaire sont interconnectés parce qu'il y a des flux de produits d'information évidemment entre eux pour autant l'innovation aujourd'hui est majoritairement penser au grains de chaque domaine par exemple un agriculteur va tenter de développer des innovations techniques sur sa ferme en s'adaptant aux contraintes de la Val de la filière qu'il considère ses contraintes comme figées cette façon d'innover qui a pourtant bien fonctionné pendant très longtemps est aujourd'hui remise en question parce que elle aboutit à des potentiels d'innovation largement insuffisants pour répondre aux enjeux sociét et environnementaux actuelsapau suivante nous avons donc proposé le concept d'innovation couplée qui est la combinaison cohérente d'innovation relevant de différents domaines du système agrialimentaire et qui nécessite la coordination de différents acteurs de ce système pour résoudre un problème complexe donc sur le schéma vous voyez que sur la partie droite avec l'innovation couplé on arrive à associer combiner plusieurs morceaux du puzzle qui initialement étaient déconnectés c'est des innovations de quelle nature sont-elles euh elles sont de nature variables ça peut être des innovations techniques comme cell qu'on a dont on a discuté dans la table ronde ce matin le biocontrôle par exemple elles peuvent être technologiques organisationnel réglementaires institutionnel ou social la posuse suivante alors l'innovation couplée ça se produit ça peut se produire naturellement dans la vraie vie mais on peut aussi la forcer et nous en tant que chercheur et chercheuses impliqué sur l'innovation couplée on a deux postures une posture analytique qui consiste à comprendre et décortiquer les innovations existantes et une posture transformative qui est là pour soutenir accompagner l'émergence de nouvelles innovations et donc je vais maintenant prendre deux exemples pour vous illustrer ces deux ces deux posturesapo suivante alors le premier donc premier exemple euh la le recouplage entre les domaines de la production et de la restauration non c'est celle d'avant de la restauration collective euh pourquoi parce que alors la restauration collective publi on sait que c'est un levier pour accélérer les transitions des systèmes agrialimentaires et plusieurs lois récentes ont été élaboré pour guider les changements de pratique donc j'en citerai simplement une la loi égaline pour autant on constate que les objectifs qui étaient fixés dans la loi égaline sont loin d'être atteints notamment par exemple sur le pourcentage de bio dans les cantines scolaires euh et ces évolutions trop lentes et ben à quoi elles sont dues à ce fameux verrouillage socioechnique pour autant il existe des niches d'innovation et donc au sens où Marie Benoît en a parlé tout à l'heure et je vais vous les vous en présenter uneau suivante c'est celle qui a permis la coordination donc l'approvisionnement des cantines des crèches de Paris en légume 100 % bio cette innovation elle repose sur une forte coordination entre des producteurs donc initialement des céréaliers la coopérative bio île-de-fance la saexo et la ville de Paris le travail a commencé avec un légume F qui est la pomme de terre alors pour deux raisons parce que d'une part c'est un produit essentiel dans l'alimentation dans les les menus en fait des des bébés et d'autre part parce que on vous l'a dit précédemment c'est un des légumes les plus traités avec un ifft de 20 euh donc cette pomme de terre elle a joué elle a été le le point de départ elle a joué un rôle central en permettant ensuite de développer l'approvisionnement en bio pour d'autres légumes donc comment ça a fonctionner au au départ euh il y a et bien ce sont des céréaliers d'Île-de-France qui ont introduit la pomme de terre dans leur rotation et qui ont adopté des modes de production bio pour fournir les crèches de Paris ils ont pour cela créé une coopérative qui les a rassemblé donc pour regrouper leurs produits mais aussi et surtout un atelier de transformation pour transformer les pommes de terre brutes en produits de 5e GAM en l'occurrence c'est des des pommes de terre précite et sous vide qui sont donc fournies directement aux cantines la question qui s'est posé c'est comment faire pour apporter ces pommes de terre sous-vide depuis la télétransformation donc qui est basée en Île-de-France en zone rurale jusqu'au 300 cuisines des crèches de Paris et c'est là que la Sodexo intervient la Sodexo a mis en place une plateforme logistique pour réaliser le transport des des des produits de 5e gamme donc c'est pommes de terre sous-vide depuis la télétransformation jusqu'aux cantines euh dans ce dispositif d'innovation couplée la ville de Paris a joué un rôle central par son marché public en mettant une clause disant qu'il fallait que les pommes de terre soient apportées en 100 % mode de production biologique dans cet exemple les acteurs se sont coordonnés ils ont combiné leurs innovations de façon cohérente en étant bien dans une situation d'innovation couplée la posuse suivante pour autant ce processus de donc de déverrouillage hein du du système euh qui était initialement verrouillé euh c'est'est pas passé aussi simplement que ça il a fallu plus de 10 ans comme vous le voyez sur ce schéma pour coordonner progressivement euh les les les différents domaines et pour apprendre pour que les acteurs apprennent à euh à interagir et et à et et à se coordonner euh ce processus donc c'est une niche d'innovation il a été permis parce que les acteurs étaient dans un euh milieu un contexte relativement protégé et parce qu'ils étaient donc c'est la commande publique en fait ils étaient soutenus à la fois par la Ville de Paris et par une réglementation favorable qui est la loi égal la posuse suivante dans le deuxième exemple que je vous présente maintenant euh donc on est dans une posture d'accompagnement des par les chercheurs l'enjeu c'est de diversifier les les cultures pourquoi diversifier ben parce qu'on sait que la diversification enfin les scientifiques ont montré que la diversification c'est vraiment un levier majeur pour réguler les bioagresseurs des cultures il y a une expertise récente qui a été pilotée par inrae en 2022 et qui a compulsé toutes les données scientifiques et qui montrre bien ce ce faitl pour autant la diversification en maréchage elle se développe très peu en particulier dans les exploitations qui sont engagées dans les circuits longs alors pourquoi c'est pas un hasard c'est parce que c'est un contexte de commercialisation qui est extrêmement concurrentiel il est basé sur des circuits longs est piloté largement par la grande distribution et tous ces éléments font que le régime est extrêmement verrouillé donc comment faire pour déverrouiller le système et permettre aux agriculteurs de enfin au marécher de diversifier leur culture po suivante euh dans un projet de recherche participative donc qui associé des chercheurs mais aussi des agriculteurs des équipementiers des coopératives et des GMS on a conçu des prototypes d'innovation couplé pour permettre de soutenir les agriculteurs les maréchés dans leur la diversification de leur culture euh je parle ici bien de prototype parce que ce sont pas des innovations qui sont mises en place sur le terrain ce sont des concepts euh que dont les acteurs doivent maintenant se saisir alors cette innovation couplée je vais pas la détailler entièrement je voudrais ici surtout insister sur un point c'est que la diversification des cultures ça entraîn des changements importants dans les caractéristiques de la production on augmente le nombre de culture enfin d'espèces cultivées dans l'exploitation à surface constante donc vous vous doutez bien que les volumes sont plus petits ces volumes sont plus hétérogène et ils entrent en tension avec le modèle des économies d'échelle de la grande distribution donc pour faire soutenir la diversification au maréchage c'est essentiel de développer des organisations économiques avec l'aval de la filière donc regroupement des volumes entre agriculteur des contrats entre coopératives et agriculteurs et puis également des contrats entre les coopératives et les GMS la grande distribution qui infin va être le le le pourvoyeur essentiel des des légumes pour le le consommateur accompagné d'innovation couplé sur la diversification dans ce cas-là c'était donc encourager les interactions entre les acteurs de la production et de l'av pour arriver à des modes de production plus durabl en conclusion on pourrait dire finalement quel est le rôle de la recherche pourquoi la recherche s'implique dans cet accompagnement il se trouve qu'il y a encore peu d'acteurs socio-économiques intermédiaires qui sont capables d'accompagner la conception d'innovation couplée il y a à lafis un problème de compétence à acquérir mais il y a aussi un problème de posture c'est-à-dire que ces acteurs doivent être capable de soutenir de faire avancer le bien commun et de mettre éventuellement en second plan les stratégies individuelles et les stratégies court terme donc la recherche pour le moment a jouer ce les enfin en tant que chercheur on joue ce rôle là sur quelques projets de recherche participative il s'agit donc de faire ces recherches participatives avec les acteurs pour soutenir les déverrouillages il faut reconcevoir absolument des modèles économiques qui vont soutenir économiquement on a beaucoup parlé des coûts dans la table ronde précédente c'est essentiel et puis il faut aussi de nouvelles formes d'action publique pour soutenir ces changements et je voudrais terminer en parlant du réseau Idas qui est un réseau qui a qui est dédié à l'innovation dans les systèmes agrialimentaires et qui combine trois composantes essentielles donc la recherche avec production de connaissance d'outils de méthode mais aussi une plateforme d'appui pour accompagner les acteurs comme nous nous l'avons fait dans l'exemple de la diversification des cultures mais il y a beaucoup d'autres exemples et puis dernier volet mais pas le moindre la formation pour faire monter en compétence alors à la fois les acteurs actuels là qui sont au manettees systèm agrialimentaire mais aussi les jeunes en formation qui seront les futurs acteurs qui eux devront gérer euh les nouveaux enjeux des systèmes agrialimentaires je vous remercie de votre écoute et je passe la parole à Marie oî qui va conclure notre intervention alors très vraiment très rapidement parce que on a encore deux intervenants après vous et vraiment on a des obligations en séance les uns et les autres il y a des propositions de loi qui sont qui commencent à être débattu donc pour pas finir à deux je pense qu'il va falloir vraiment qu'on accélère donc le point sur lequel on voulait insister en conclusion c'est qu'il est nécessaire de renforcer les interactions et la coordination entre les opérateurs dans les filières et dans les systèmes agréalimentaire pour arriver à ces innovations couplées qui accompagnent les niches d'innovation et donc on voulait vous inviter aussi à réfléchir à ces innovations organisationnel et on vient va paraître là prochainement un ouvrage collectif où on a coordonné entre économistes juristes et sociologues une mise à plat des différents dispositifs contractuels aujourd'hui qui organisent les échanges entre les différents opérateurs du monde agricole et ce que l'on a observé c'est qu'à travers la gouvernance contractuelle on voit que la capacité des acteurs à sang AG dans des innovations collectives sur le temps long et très variable et donc probablement que ce volet de la contractualisation est un levier à discuter pour essayer d'accompagner ces niches d'innovation nous vous remercions et bien merci beaucoup mesdames effectivement il nous aurait fallu 2 heures et on ne les a pas donc désolé de de ces frustrations et bien écoutez maintenant on va vooir le le prochain intervenant qui est Hervé guillaumard direct directeur de recherche en économie Aline Rae donc c'est complètement dans le dans le fil puisqueon a parlé de déverrouillage et vous vous allez nous parler un peu du rôle de l'État à travers la les politiques et en particulier la PAC et voir comment tout cela peut s'articuler merci voilà merci beaucoup alors je vais je vais aller je vais essayer d'aller vite enfin faut jamais dire ça je sais don moi j'ai j'ai parlé en fait ce que je vais dire c'est moi je travaille à un avec les gens avec lesquels je suis évidemment on travaille à un niveau plus agrégé donc on utilise un peu tout ce qui a été présenté ce matin et nous on fait de la modélisation des marchés agricoles leur impact sur les marchés les prix les revenus et cetera l'impact sur l'environnement enfin le climat je vais très très vite et on regarde beaucoup l'impact des politiques publiques en particulier l'impact de la politique agricole la plus grande difficulté qu'on a c'est l'intégration de toutes les connaissances que vous avez vu ce matin et d'autres et de dans ce cadrelà en particulier la plus grande difficulté c'est d'arriver à modéliser ce que sera demain étant donné ce qu'on sait aujourd'hui dans ce cadre là je vais vous présenter quelque chose qui est plus à court terme qui est sur la PAC d'après 2027 donc au 1er janvier 2028 qui devrait théoriquement s'appliquer en se basant sur un travail qu'on a risé pour le Parlement européen alors voilà alors la PAC en claque en quelques 1 2 3 4 5 ça fait 264 milliards d'euros pour les 5 ans à venir ce qui fait qu'en gros RZ c'est c'est un peu plus de 50 milliards par an dont un peu moins de 10 pour la France ce qui veut dire que c'est un levier très fort il y a neu objectifs qui couvre toute la durabilité sur lequel tout le monde sera d'accord la question c'est les priorités c'est décliné en deux piliers qui sont présentés à droite et retenez pour ceux enfin je suppose que beaucoup d'entre vous connaissent retenez que c'est un peu comme des briques d'un d'un Lego quoi c'està dire que si vous êtes agriculteur bah vous avez un soutien de base si vous êtes jeune vous avez un paiement supplémentaire pour les jeunes agriculteurs si vous êtes inf enfin si vous bénéficiez du paiement redistributif sur les petites et moyennes vous avez en plus et cetera et cetera si vous êtes en zone défavorisée si vous êtes avec des vaches allettantes en France vous avez l'IDE couplé et cetera et de l'autre côté il y a le deuxième pilier qui a la particularité d'être cofinancé par les États-membres et par Bruxelles qui couvre un ensemble très disparate de mesures mais en particulier en tout cas dans notre pays qui couvre la compensation dans les zones défavorisées et les mesures agréenvironnementales et climatiques dans d'autres pays c'est un peu différent voilà il y a un cadre commun défini au niveau de l'Union européenne et dans l'évolution que l'on constate moi je commence aussi un peu être depuis longtemps àin donc j'ai connu plein de réformes peu à peu voilà au nom d'une plus grande efficacité au niveau national on applique un principe de subsidiarité donc on passe de quelque chose qui était très commun à quelque chose qui est de moins en moins et en passant je vais dire à un moment donné on va se demander pourquoi il faut rester commun virgule mais du coup au nom de la subsidiarité et du coup ça rend très complexe l'évaluation tous les l'application de la pque telle qu'elle est aujourd'hui est très différente dans chaque État membre et du coup c'est très dur d'avoir l'information pour avoir cette évaluation globale et si je retiens de façon vraiment très simplifiée on risque de caricaturer il y a un problème qui oppose économie et en particulier les revenus agricoles et la protection de l'environnement il y a un arbitrage il y a un trait d'ofre pour reprendre l'expression de Christian tout à l'heure voilà qui est de dire aujourd'hui si vous soutenez plus l'environnement à technique in changé je précise ça hein voilà ça va se faire au détriment de l'économie et des revenus si vous faites la priorité au revenus ça va se faire au détriment de l'environnement et la question pour demain et la PAC de l'après 2027 c'est où on va aller j'accélère B oui voilà ça ça se situe dans les réflexions sont dans un contexte très différent par rapport à ce qu'on a connu quand on a mis en place la Pact de 2000 enfin de 2021 qui n appliqué 2023 je passe sur plein de choses il y a des des contextes nouveaux le crise de la covid la guerre en Ukraine et cetera vous connaissez tout ça il y a des il y a des des éléments de contexte qui sont augmentés c'est les risques et les crises voilà de toute nature politique climatique tout ce que vous voulez il y a les protestations agricoles et en particulier la demande de moins de normes et de contrainte et la question des revenus agricoles mais demeurent tous les objectifs que vous aviez avant qui étaient dans l'impct tel qu' connaî aujourd'hui et demeurent des objectifs qui ne sont toujours pas pris en compte j'en ai mis un volontairement qui est la question de la non dururabilité du fait que les régimes alimentaires en Union Européenne ne sont pas sains avec augmentation des surpoids et de l'obésité et des maladies qui concourent et si si vous ne jouez que sur la PAC vous n'aurez rien sur les régimes et on va continuer il y a deux grandes inconnues qui sont l'élargissement de l'Union à l'Ukraine et à d'autres étatsmembres même si ça se fera pas tout de suite la question l'Ukraine c'est un grand pays en terme de richesse c'est un petit pays donc il contribuera pas par contre en terme de surface il va bénéficier beaucoup et pour tout à l'heure JEI dit la France touche un peu moins de 10 milliards voilà l'Ukraine à elle seule toucherait 8 milliards à politique inchanger donc la question c'est est-ce que l'adhésion de l'Ukraine va être un catalyseur pour modifier la PAC ou pas après je sais pas du tout ce qui va se passer avec l'Ukraine évidemment et la deuxième grande inconnue c'est le budget de la PAC ça veut dire que de toute façon il faut prendre en compte ça dans la réflectionion parce qu'il y a l'Ukraine mais il y a d'autres pays qui adhèrent alors j'y vais alors ce qu'il faut c'est pardon ce qu'il faut nous ce qu'il faut c'est avoir un casadre d'analyse et ce qu'on propose et ce qu'on essaie de modéliser c'est ce casre d'analyse là qui qui est en gros par rapport à ce qui'est présenté Marie Benoît qui est en haut en fait de son schéma donc on considère les enjeux sociétaux qui sont à gauche et les enjeux agricoles qui sont à droite c'est une manière de classifier après il y a des choix politiques vous faites des choix et dans le le cadre de du travail il y a on peut définir plein de trajectoires et nous ici on a fait cinq trajectoires à la limite extrême pour bien montrer les effets et du coup ça va être les objectifs de la future pack selon nos trajectoire qu'il faut ensuite instrumenter avec des instruments comme ça a été dit la question du budget la question de la gouvernance et dont il faut regarder les impacts potentiel sur les enjeux qui sont les priorités politiques doncon a considéré comme prioritaire mais aussi sur les autres enjeux alors ça donne ça les cinq trajectoires donc en partant de la gauche pour moi qu'elle voit pour le système agroalimentaire européen ici ce qu'on a voulu montrer c'est les grands arbitrages qui ne peuvent pas être résolus sur au moins le cour et le moyen terme y compris en augmentant les ressources budgétaires le premier c'est la protection de l'environnement et les capacités d'approvisionnement domestique si vous augmentez par exemple les surfaces d'intérêt écologique vous allez avoir une diminution de la production donc ça c'est le premier tradeof si vous a arbitrage le deuxième je suis en bas de schéma c'est en terme de capacité de production vous pouvez viser la compétitivité prix à tout prix pour les marchés à l'export et cetera ou vous pouvez avoir une volonté de soutenir le revenus de tous les agriculteurs ça dépend après ce que vous voulez et si vous allez en haut protection de l'environnement il y a deux grandes voies soit vous jouez sur l'efficacité environnementale et on a vu des solutions ce matin et ça est concourt et la deuxième c'est vous faites une refonte complète des systèmes et des paysages agricoles et là il y a deux voies il y a une voie qui est celle de l'agroécologie c'est la trajectoire e et il y a une voie qui est celle de dire je vais intensifier sur les terres restants en agriculture et je vais rendre beaucoup plus de terre à la nature alors je répète c'est caricatural ou c'est extrême plutôt pour bien montrer les effets et donc je vais vous juste vous montrer les effets à court terme rouge c'est pas bien vert c'est mieux jaune ou orange c'est au milieu si vous prenez par exemple les trajectoires où vous privilégiez l'économie les revenus c'est rouge en terme d'environnement VO mais par contre c'est meilleur en terme d'approvisionnement domestique si vous privilégiez l'environnement soit en réservant des terres à la nature soit en faisant l'agroécologie c'est mieux pour l'environnement et c'est rouge pour l'approvisionnement domestique ça c'est les impacts à court terme je détaille pas tout bon parce qu'il y a les régimes et cetera les revenus bon après vous pourrez lire les rapports si vous voulez par contre ce qu'il faut regarder en même temps est ce qu'on essaie de quantifier aussi c'est les impacts à plus long terme et là j'ai pris l'approvisionnement domestique donc si vous allez si vous dites aujourd'hui je vais privilégier la production dans une optique disons de sécurité alimentaire qui est placé sur la production la question c'est le long terme avec la dégradation de la biodiversité des agroécosystème et cetera est-ce que ce que vous allez maintenir à court terme vous allez pouvoir le maintenir à long terme nous on rajoute un point d'interrogation parce que ça va dépendre des innovations et cetera que les économistes ne sont pas capables en c'est pas leur métié de de dire si oui on aura mais étant donneré ce que l'on sait aujourd'hui on va plutôt vers le rouge par contre si vous prenez la trajectoire de l'agroécologie donc en gros d'agroécologie je fais vite plus changement de régime alimentaire j'ai pas beaucoup de temps ça va avoir un impact négatif à court terme sur la production la question c'est une fois le choc passé est-ce que vous récupérez quelque chose à plus long terme et là aussi il y a des inconnus voilà donc c'est pour ça qu'on a mis alors c'est normalement c'est Orange voilà et la dernière colonne c'est sur le nombre d'exploitation alors on parle beaucoup de renouvement des génération comme vous savez dans tous les objectifs politiques qui concernent l'agriculture à part des syndicats qui ont des positions très fermes autrement il y a pas le dans la loi d' agricole par contre je l'ai lu un peu il y a pas le nombre d'exploitation indiqué donc nous ce qu'on dit ici c'est que ça va continuer à baisser parce que c'est la tendance du régime socio-echnique pour reprendre le vocabulaire de Marie Benoît dominant par contre ce qu'on dit c'est que le grand représente des trajectoires dans lequels la diminution sera moins forte que dans les trajectoires où c'estes petit N et c'est ça qu'on essaie de quantifier alors je vais terminer par ça je vais terminer alors ça je vousla je vous laisserai hop pour aller plus vite je vais en haut ouais voilà je vais volontairement on a fait 5 messages donc le rapport il fait 300 pages où il y a beaucoup plus de détails mais le premier c'est de dire que il y a des challenges qui sont nombreux ça c'est facile qui sont de grande ampleur et que ils sont au mieux difficilement conciliables donc il faut en tout cas selon nos recherches et modéisation c'est pas la peine de laisser croire que tout est conciliable au moins à court terme à long terme je sais pas le deuxième euh message c'est que si vous jouez à l'offre uniquement je appelis ça une Pâque traditionnelle vous allez laisser entier le problème des diètes vous allez jamais résoudre le problème des régimes alimentaires et ça rejoint ce qui a été dit vous pouvez toujours essayer de développer la production de fruits et légumes metton ou de légumineuse à graine enfin comme vous voulez c'est pas ça qui changera les préférences et les habitudes alimentaire donc c'est ça qu'il faut savoir et d'autre part ce que montre tous les no des travaux de recherche du même style que ce qu'on fait c'est que c'est en joint sur l'ensemble du système alimentaire donc depuis je sais bien qu'il faut plus dire ça mais de la la farm tout fork que vous êtes le plus efficace en terme de réduction des impacts environnementaux la troisième point c'est que la transition ne sera pas possible sans ressources additionnelles qu'elle doit couvrir l'ensemble de la chaîne alimentaire qui a des besoins d' investissement qui sont considérables tout à l'heure on a un peu parlé de bien-être animal si vous visez des niveaux très élevés de bien-être animal dans lequel tous les anim monogastrique compris aurait accès à l'extérieur les besoins annuels au niveau Europe se situe à 25 milliards d'euros par an bon ben faut faut voir comment on fait et dans ce cadre là ce qu'on étudie c'est qu'il faut agir à l'échelle européenne en particulier pour éviter les distorsions et donc la question c'est la question d'emprunt européen et ce qu'on voit un peu en tant que chercheur européen travaillant sur l'agriculture agroalimentire c'est que dans les textes de la commission l'agriculture et l'agroalimentaire a tendance un peu à être exclu ou en tout cas sous-estimé sur les priorités après la volonté politique européenne c'est pas moi qui doit décider le le dernier point c'est l'importance c'est de placer la Pâque de l'près 2027 sur de bon rail comme ça a été montré ce matin c'estàd qu'on peut avoir des choix positifs à court terme en privilégiant par exemple la production ce qu'on a tendance à voir aujourd'hui mais ça peut être mauvais pour le long terme et du coup ça peut y compris en terme de production mais y compris en terme de sens donner à l'innovation et de permettre à des innovations de se développer il faut surtout pas essayer de renoncer à essayer de concilier économie environnement au risque de prendre encore un retard voilà et la question c'est efficacité budgetaire et nouveaux instruments pour le faire je vais juste donner un c'est pour les pesticides bon on sait qu'il y a un problème de pesticides on sait que si on les réduit ça va poser des problèmes de revenus aux agriculteurs on sait que l'instrument économique le plus fort c'est la taxe et donc nous ce qu'on étudie comme travaux c'est par je taxe les pesticides on ça fait ça fait du mal au revenu mais je rends les sous aux agriculteurs donc je fais des taxes et des remboursements découplés de telle façon à garder le caractère incitatif et à compenser l'effet revenu et le dernier point faites attention enfin il faut faire attention la France n'est pas lu réciproquement et alors je vais donner un exemple c'est sur les échanges la balance agroalimentaire de l'Union européenne n'a jamais été aussi excédentaire qu'aujourd'hui les exportation européenne agroalimentaire augmente plus vite que ne le font les importations les deux augmentent dans notre pays en France c'est l'inverse les deux augmentent les deux augmentent mais les importations augmentent plus vite que les exportation et du coup après ce qu'il faut se poser et c'est ça que nous on doit analyser pour après que vous preniez des décisions c'est quelles sont les raisons de pourquoi en Europe il y a cette évolution là et pourquoi en France il y a celle-là il y a peut-être des excès de normes et cetera mais il y a pas que ça il y a des positionnements produits qui sont différents on a voulu maintenir une pâack beaucoup moins dynamique que dans d'autres pays et notre travail de modélisation c'est d'arriver à peu près à quantifier ces différents effets merci et bien merci merci beaucoup et bien nous allons passer au notre dernier intervenant Monsieur Thierry Langouet qui est directeur de l'appui à l'enseignement technique agricole et du terre à l'Institut agrou je pense qu'il est vraiment fondamental effectivement d'aborder la formation parce que les agriculteurs de demain ils sont dans ils sont dans les écoles bon merci beaucoup et puis aussi pour l'honneur d'être d'être ici donc oui alors c'est c'est je suis chargé alors d'achever la table ronde j'espère pas vous euh alors forcément que les toutes les questions qui ont été traitées euh forcément concernent aussi l'enseignement agricole alors j'ai souligner technique parce que on aurait plus aussi parler de l'enseignement supérieur agronomique puis moi je suis dans un établissement supérieur agronomique mais ma mission c'est d'appuyer les 800 établissements de lenseignement technique agricole alors si j'appuie là-dessus ça doit marcher c'est lequel c'est celui-là ah c'est le sens avers ça voilà donc forcément que tout ce que tout ce qu'on a discuté enfin tout ce que vous avez entendu aujourd'hui c'est repris en terme de priorité par l'enseignement agricole bon j'ai pas mis toutes les priorités mais j'en mis deux que vous connaissez bien vous en avez parlé ce matin c'est le renouvellement des générations mais il y en a une qui s'appelle aussi formmer aux transition il n'y a pas que ces priorités là mais je pense que le sujet de ce matin nécessitait que j'en parle davantage donc en fin la déclinaison de la priorité formée au transition qui est une des priorité de la direction générale deenseignement et de la Recherche elle passe par tous ces pointslà je vais bien entendu pas les détailler hein mais un des plus important c'est la rénovation des alors on dit les référentiels des diplômes de l'enseignement agricole parce que tout ce qu'on a entendu ce matin nécessite forcément des adaptation forte pour tous les diplômes je vous rappelle que les diplômes d'enseignement agricole ça va dans le technique de la 4e jusqu'au brevet technicien supérieur et dans l'enseignement supérieur forcément les masters les licences et cetera et cetera voilà euh les la rénovation des référentiels de diplôme en fin de compte ça passe par quelque chose que vous connaissez bien parce que vous avez entendu beaucoup de choses ce matin qui alimentent ces référentiels c'est les savoirs agronomiques et économiques pour des systèmes résilients c'est un peu une synthèse rapide mais c'est comme ça mais il y a aussi quelque chose qu'on connaît moins c'est le développement de ce qu'on appelle des compétences psychosociales il faudrait qu'on y passe du temps mais c'est aussi penser que lorsque les gens sont formés mais il faut aussi qu'il fasse du chemin pour réfléchir à des nouveaux systèmes ce qui n'est pas toujours aussi évident que ça enfin aussi évident qu'on peut le penser voilà et puis quelque chose qui est peut-être un peu plus facile à comprendre c'est les référentiels l'enseignement agricole maintenant sont tous rédigés de la même manière c'est-à-dire avec une approche compétence et interdisciplinaire le contraire étant une approche disciplinaire voilà alors pourquoi parce que ce qu'on a entendu ce matin aussi c'est l'approche systémique et l'approche compétence se veut dans les ducation le pendant de cette approche systémique et de ne pas rentrer seulement par des disciplines ça veut pas dire qu'elles sont pas importantes mais rentrer aussi par d'autres biais qui sont on forme à des compétences face à des enjeux qui ont été décrits beaucoup ce matin euh la deuxième chose c'est d'inciter valoriser les initiatives des établissements pour les transitions c'est favoriser et appuyer les projets des établissements et chaque année on fait par exemple dans l'enseignement agricole ça va le prochain et bientôt le printemps des transitions où les les établissements d'enseignement technique agricole font des événements sur qu'estce qu'ils font eux dans leur établissement et notamment sur les exploitation agricole alors qu'ils sont souvent dans les établissements agricoes public ils vont démontrer montrer ce qu'ils font pour adapter les exploitations des lycées alors ça sert pour les élèves mais ça sert aussi pour les agriculteurs du territoire on pourrait prendre quelques exemples tout à l'heure si vous voulez voilà et puis il y a toute la partie accompagner les projets de transition des établissements notamment don des exploitation ce que je vous parlais tout à l'heure et ça l'objectif c'est de faire évoluer les pratiques et les systèmes d'exploitation agricoes et ateliers technologiqu des établissements alors j'ai rajoué atelier technologique c'est souvent l'agroalimentaire parce qu'en effet c'est pas une approche que production agricole c'est aussi le lien avec les systèmes alimentairire voilà et inciter et soutenir les coopérations enseignement technique enseignement supérieur et recherche je je conclurai là-dessus parce que tout ce qu'on a entendu ce matin forcément qu'il faut que ça percolle je sais pas si c'est le bon mot parce que ça per colle pas toujours très facilement mais dans la formation des des futurs agriculteurs ou des salariés de agricole voilà et puis on a demandé aux établissements d'élaborer des plans locaux pour l'enseignement des transitions alors on a quelque chose je vais juste prendre cet exemple là on a quelque chose qui trans enfin qui est transversal à tous ces objectifs c'est ce qu'on appelle le plan enseigner produire autrement qui a commencé en 2014 et qui qui en est maintenant maintenant à sa deuxème vague et là justement on vient d'avoir une évaluation externe par une par l'agence pH des effets de ce plan alors c'est comme disait tout à l'heure c'est un rapport très épais et qui est encore pas publié pour l'instant je pense qu'il sera bientôt par le ministère de l'agriculture mais je vais vous en donner quelques éléments donc depuis 2014 alors le premier il est il a existé il était très basé sur l'évolution des exploitations agricoles des établissements dansement tech technique agricole alors je répète il y en a beaucoup tous les établissements s technique agricole ont une exploitation ou plusieurs ce n'est pas le cas toujours dans les établissements privés mais il y a aussi des établissements privés qui ont des exploitations alors le second qui a commencé donc après 2018 il a prprès une première évaluation mais interne cette fois-ci il il a constaté que si on encourageait pas la parole des alors les apprenants ça fait pas pour faire science de l'éducation c'est pour éviter de dire à chaque fois élèv stagiaire apprentis étudiant c'est ça va c'est tous les gens qui sont en formation dans l'enseignement technique agricole on se rendait compte qu'ils étaient peut-être pas assez associés à la conception de de ces nouveaux systèmes voilà on va le faire comme ça donc le deuxième plan a fait ça le la deuxième chose c'était mobiliser l'ensemble de la communauté éducative et de d'agir surtout les projets d'établissement la rénovation des diplômes la formation des personnels et puis aussi des ressources parce que tout ce que nos collègues chercheurs ont montré tout à l'heure vous vous imaginez que ça demande pour les enseignants et les formateurs des ressources qui soient pédagogiques adapté à la transmission à des élèves de différents niveaux c'est c'est quand même pas il y a il y a ce qu'on appelle une transposition pédagogique à faire quoi voilà la deuxième chose c'était amplifier la mobilisation des exploitations des établissements euh à des vues d'apprentissage mais ce qui était nouveau c'était aussi que ça soit des des vues d'expérimentation et de démonstration par exemple pour les agricults du territoire de l'établissement voilà et puis la dernière chose c'était justement dans ces territoire aller plus loin que seulement l'établissement mais animer des choses et simer les pratiques innovantes alors alors ça concerne l'ensemble des formations j'ai pas le temps de vous dire différence entre les formations initiales formation continue qui diplôme qui diplôme pas mais on pourra en parler après si vous voulez je vais alors j'ai mis seulement quelques indicateurs de ce que que l'agence pH a mis en évidence il y avait un objectif d'avoir des des démarches pédagogiques expérimentales autour des transitions je fais cours c'est par exemple que des élèves de BTS qui sont souvent les élèves qui comme le disait tout à l'heure le sénateur qui s'installe comme agriculteur soit associé à des dynamiques de reconception de système d'exploitation voilà que ça se passe pas sans eux y compris dans l'établissement et qu'ils a forcément pendant leur formation eu des démarches comme ça où ils vont jusqu'à la reconception d'un système avec toutes les difficultés que ça peut poser hein mais voilà donc ça vous donne un exemple donc ça ça a plutôt bien marché il y avait des objectifs très techniques sur les exploitations agricoles des lycées l'arrê du glyphosate sur l'exploitation d'établissement alors l'enquête dit 85 % mais tous n'ont pas répondu donc si on prend que les si on n pas on met ça à l'ensemble des établissements c'est la moitié à peu près 46 le pourcentage de surface en agriculture biologique des exploitations des établissements d'enseignement agricole souvent l'établissement d'enseignement agricole public c'est 36 % au moins un atelier en en agriculture biologique c'est 42 % voilà donc il y a voilà vous voyez que c'est mi-chèvre michichou mais enfin l'objectif n'était pas de transformer toutes les exploitations agricoles en en agriculture biologique les Plans Locaux enseignés à produire autrement c'està-dire la mobilisation d'ensemble de l'équipe de des établissements pour aller vers enfin toute asimute vers la l'enseignement de transition c'est à peu près le de tiers des établissements en sachant qu'il y a quand même une grande différence entre les établissements publics qui sont qui l'ont pratiquement tous fait euh alors alors dans lesétablissements privés on est à 21 % j'ai mis enquête parce que bon c'est une enquête ils ont moins répondu ça veut peut-être pas dire qu'ils l'ont pas fait autant une chose importante parce que nos collègues tout à l'heure disaient la complex enfin vous avez vu la complexité de ce que ce qu'ils exposent et l'intérêt bien entendu il faut qu'on forme les enseignants on avait un objectif d'en former beaucoup plus que ça on en a formé 3000 sur le le dernier plan j'ai mis en rouge un sur 6 c'est seulement un sur 6 alors on trouve ça bien mais c'est peut-être pas tout à fait suffisant et puis ah là ça appuyé pardon ça va revenir euh les il y avait un autre indicateur qui était d'avoir dans chaque établissement un échoresponsable même si c'est un peu le lien de loin de la production enfin voilà donc ça c'est plutôt très avancé il y a eu 10000 élèves qui se sont appliqués dans ces dynamiques les projets sciences participatives c'est un petit peu aussi ce qui expliqué tout à l'heure on on les a incité ça a plutôt pas mal marché les apprenants associés à des projets structurants de transition c'est-à-dire je disais tout à l'heure avec les exploitations soit de l'établissement soit de du territoire bah c'est michèvre Michou parce que c'est 50 % et puis on a parlé des galimes euh l'enseignement agricole a les mêmes objectifs que Laou et Galim en général donc c'est ça a bien fonctionner euh euh à 97 % c'est pris en charge sauf que lorsqu'on regarde le l'objectif approvisionnement local on est seulement à 30 % ce qui est quand même quelque chose d'un peu difficile puisquon est dans des exploitation on est dans des lycées agricoles qui ont beaucoup de d'exploitation et puis la rénovation des diplômes autour des questions de transition de bien-être animal il y a un processus continu mais c'est pratiquement la totalité faite d'ailleurs mes équipes travaillent c'est mes équipes qui travaillent à l'écriture de ces diplômes avec des chercheurs souvent alors les obstacles qu'on a pu repérer parce que alors ce qui est surprenant c'est quand on enquête enfin quand l'agence va enquêter le plan enseigner à produire autrement dans les personnels des établissements notamment les enseignants les formateurs il fait consensus il y a pas de il y a pas de il y a aucun rejet voilà mais donc c'est par exemple ça a beaucoup amplifié le la mobilisation des exploitations agricoes des lycées des établissements alors il y a des obstacles je vais aller vite pour pas trop vous charger il y a une forte différenciation des situations je pourrais vous projeter une carte notamment à l'chelle régional les dynamiques régionales ne sont pas toutes les mêmes et dans les établissements c'est la même chose donc c'est quand même un souci c'est en orange c'est dire c'est moins grave que ce qui est en rouge les pratiques des enseignant formateurs n'ont pas suffisamment évolué je cite la phrase du rapport provisoire j'ai dit n'ont pas suffisamment ça veut pas dire qu'elles n'ont pas évoluer ces derniers déclarent un consensus que je disais tout à l'heure sur les questions de transition mais il y a des divergences d'engagement selon les enseignants et il y a un outillage encore insuffisant c'est souvent ça d'ailleurs le plus gros problème qui est pointé c'est les ressources pour pouvoir enseigner des choses aussi complexe que ce qu'on a écouté ce matin euh les l'approche compétenence dont je vous ai parlé tout à l'heure est plusdisciplinaire n'est pas totalement intégré on pourra en parler pendant des heures la distance entre le monde enseignant et les exploitations des établissements fait que ces dernières sont insuffisamment mobilisés pour être des supports pédagogiques voilà ça veut pas dire qu'elles ne le sont pas mais ne le sont pas suffisamment je parle à la place des rapporteurs de la de la loi et ce qui est plutôt en rouge c'est ce que vous entendez beaucoup je vous donnerai une ressource tout à l'heure les profils sociologiques des apprenants la distance entre les savoirs acquis en centre de formation et les pratiques et discours du terrain voire les incertitudes agronomiques et économi peuvent j'ai bien souligné constituer de très forts obstacles je pense que cette phrase condense beaucoup de choses mais on pourra en parler tout à l'heure c'est quand même le plus gros obstacle que rencontre le le développement de ce type de plan et puis le deuxième c'est les cloisonnements entre l'enseignement technique supérieur la recherche les professionnels les les les les membres du conseil qui ne permettent pas d'étaayer suffisamment les pratiques organisation pédagogiques visant les transitions en gros tout ce qu'on a entendu ce matin ça arrive dans les établissements mais ça demanderait sans doute des organisations dédiées des choses plus fortes voilà et puis euh la dernière chose c'est que les dans les enquêtes quantitativ et qualitativ qui ont été faites par l'agence pH ont été pointés que la parole et une initiative des apprenants sur les les transitions ne sont pas suffisamment mobilisé quoi voilà ils sont pas souvent pas suffisamment associés ils subissent aussi beaucoup ça avec des problèmes avec leur profil sociologique qui peut faire que d'ailleurs c'est parfois assez heurté par je suis un ancien directeur de lycer agricole je sais de quoi je parle alors en conclusion et perspective euh le rapport est tous on on pense que il y a une nécessité de clarifier l'ambition politique le cadre de référence de ce qu'on appelle les transitions quoi comment avec des objectifs chiffrés une articulation des différentes politiques publiques parce que là je vous ai donné c'est pas toujours très bien compris par les établissements c'est tellement multiforme que parfois ça demanderait à être clarifié voilà et chiffré en terme d'objectif il y a le besoin de favoriser une territorialisation des actions parce que on peut pas demander aux établissements au territoire d'avoir des projets si on leur permet pas de vraiment être ancré dans leur territoire on peut pas décider ça de l' administration centrale il faut qu'on ait plus de territorialisation parce qu'autrement ça n'a aucun sens parfois les établissements peuvent renvoyer que ça manque de sens d'ailleurs voilà mieux mobiliser les acteurs de terrain en décloisonnant les approches je vous en ai parlé tout à l'heure hein enseignant formateur exploitation atelier technologique monde professionnel et enseignement supérieur et recherche ça c'est quelque chose qui apparaît beaucoup dans le rapport de l'Agence phare mettre davantage des apprenants au centre de l'attention pour la conception la mise en ruve et au suivi des actions qui qui vont dans le sens des transitions ça c'est un peu et puis quand même pour finir sur des perspectives intéressantes il y a des orientations ministériell en ce moment qui sont pas nouvelles mais qui sont plus fortes en ce moment de notre ministère puis il y a aussi des actions des établissements qui vont dans le sens du développement des coopérations entre l'enseignement technique l'enseignement supérieur la recherche et les professionnels en faveur des transitions bon je vous ai donné des des des grandes appels à projet cas d'art amis France 2030 et cetera et on on a les exemples des projets lauréat de l'appel à manifestation compéten et métier d'avenir que vous connaissez peut-être qui est un axe de France 2030 qui a qui est doté d'une somme enfin d'un budget assezf qui était jusqu'à maintenant doté d'un budget très important et l'enseignement technique agricole avec l'enseignement supérieur la recherche les professionnels c'est beaucoup mobilisé et on a soutenu à partir avec nos équipes 18 projets qui ont un financement important par que c'est quand même 8 5 million d'euros dettes et ce qu'on constate c'est quand même une très bonne évolution c'est que le les très larges consortium ou consortiat et partenariats qui se sont fait hein entre la formation l'enseignement technique et supérieur la recherche les instituts techniques et professionnels et aussi les sujet de ces projetsl qui portent tous en même temps c'est réponse à l'appel à manifestation d'intérêt compéten et métier d'avenir mais quand même qui porent tous pour l'objectif 6 de de France 203 enfin de la compét et métier d'avenir sur les nouvelles compétences qui que vous avez exposé ce matin en fin de compte dans l'enseignement agricole l'élevage résilient le numérique et l'arobotique en agriculture les nouveaux agroéquipements la logique de durabilité de la forêt l'alimentation durable les ferements alimentaires aussi voir sur la gestion de l'eau et cetera et cetera donc c'est quand même quelque chose qui est beaucoup plus positif peut-être que même si le reste n'était pas négatif he c'est on est un peu au milieu du chemin donc le pour finir le le l' le plan enseigner à produire autrement qui a beaucoup mobilisé le l'enseignement agricole et là fini en 2024 et son évaluation débouchera sans doute sur un troisème plan qui s'appellera peut-être pas de la même façon mais qui visera les mêmes objectifs peut-être même avec une volonté de les accélérer voilà je vous ai mis les ressources et puis il y en a une que vous que vous connaissez peut-être moin c'est le c'est le podcast qui la série de podcast qui a été fait sur France Culture sur la parole donné aux jeunes dans les lycées agricoles notamment et qui parle de leur relation à l'agroécologie les transitions et cetera et cetera alors ça peut parfois heurter en même temps on considère qu'il faut si ce n'est les entendre au moins les écouter voilà je vous remercie et bien merci beaucoup pour toutes ces présentation alors je je je vois l'heure qui tourne il est il est déjà midi donc je ne sais pas si on on peut prendre quand même une ou deux questions oui ok et ben très bien ben écoutez mes chers collègues est-ce que vous avez des questions sur à l'issue de cette table ronde alors rapidement d'ailleurs les les deux sujets se rejoignent un peu enfin j'ai tendance à penser que de la même façon que la démocratie c'est le pire du système à l'exception de tous les autres l'économie de marché c'est encore ce qui permet le mieux globalement d'organiser sauf que on faut être conscient des choses c'est que cette économie de marché elle a du mal à appréhender à la fois le long terme et puis comme on dit parfois les externalités négatives alors prenons l'exemple concret qui est celui de l'encouragement à la production de légumineuse quand vous êtes agriculteur si vous faites par exemple dans votre assolement une année de trèfle de l'userne en gros pendant un an vous gagnez rien ça coûte beaucoup moins cher de remettre de l'engrais azoté sur le blé que vous allez faire après par exemple enfin et et donc comment queles seraient les pistes par exemple par le biais de la PAC hein pour que euh je sais pas moi d'un d'un côté on soutienne effectivement on met une allocation de moyens sur effectivement la bonification de du euh du rendement enfin du du revenu lié à la production de légumineuse et puis parallèlement à ça effectivement un système de de de sorte de bonus malus par rapport à l'utilisation effectivement de d'engrais azoté parce que en fait au final il y a deux choses qui qui gouverne finalement dans tout ça c'est à la fois la capacité de l'agriculteur à survivre et puis d'autre part le consommateur parce que le consommateur il aujourd'hui il achète par exemple pour 50 % au moins de poulet fabriqué uniquement avec du poulet élevé en 3 mois avec du soja brésilien parce que c'est moins cher parce qu'entre ce que les gens disent et ce qu'ils font voilà donc donc je pense que effectivement pour déverrouiller le système il va il va falloir êre inventif vous voulez répondre ben alleis-y je vous en prie non mais moi j'avais juste effectivement ce qui était très intéressant c'est de voir la complexité et c'est tous ces mécanismes qui verrouillent qui verrouillent un système et sur lequel on a mal du mal à mettre de l'huile pour pour vraiment avancer mais voilà il faudrait en discuter encore longuement et vraiment étudier tout cela pour voir comment et bien on peut avancer à la vitesse la vitesse requise parce que on peut se dire que c'est difficile et qu'on y arrive pas mais on a des impératifs c'est pas une option il va falloir y arriver quoi pour compléter j'ajoute par rapport à l'alimentation effectivement il suffit pas de produire pour que les gens aient une consommation entre guillemets plus vertueuse indépendamment du prix enfin c'est quand même très lié c'est que vous parliez des problèmes d'OB par exemple qui engendre des coûpts là aussi des externalités négatives par exemple en matière de prise en charge la pour du cou c'est le budget l'assurance maladie c'est quand même les pauvres aujourd'hui qui sont obais c'est pas les dans le 7e arrondissement vous voyez pas d'obaise si je peux intervenir sur la remarque que vous avez faite sur l'introduction de légumineuse et le fait que ça entraîne un coup plus important en fait il faut faire attention aux intuitions qu'on peut avoir justement dans l'étude l'expertise collective qui a été faite par INRA qui est sortie en 2022 euh on a montré en fait que cette impression que vous avez est pas forcément systématique sur le fait que introduire des légumineuses c'est c'est une perte d'argent parce qu'en fait vous avez un bénéfice à long terme avec une amélioration de la structure du sol de la santé du sol et donc finalement vous faites par contre vous investissez sur du long terme et donc l'enjeu en fait c'est pas uniquement de regarder les coûts l'année ha mais c'est de regarder aussi l'effet cumulat sur plusieurs années même si j'ai conscience que l'agriculteur l'annéenne il va investir de l'argent et qu'il va pas avoir de revenu sur cette parcelle surtout surtout s'il a des emprunts à rembourser quoi parce que effectivement vous savez ce que disait Ken à long terme on sera tous morts donc le c'est un peu ça le sujet c'est quand je parler d'externalité négative c'est aussi ça c'est effectivement le fait que on prenne en compte que effectivement le court terme alors que je suis d'accord avec vous sur le fond mais mais voilà dans la vraie vie comment on fait quoi voulez ENF un point qu'on peut dire c'est que ce que vous dites est vrai mais c'est pas aujourd'hui qu'on découvre et en fait en regardant je vais prendre la PAC que c'est ce que je suis censé connaître le mieux mais c'est vrai dans d'autres pays on on prend pas les mesures correctrices pour voil alors on va dire c'est dur de de quantifier les externalités négatives et positives ok c'est dur les grandes masses on sait quand même on peut voir et il y a des chiffrages la FAO a fait quelque chose si on a pu faire quelque chose au niveau du monde au sent de la FAO c'est quand même un peu plus facile de faire au niveau de l'Union européenne où les statistiques sont plus développées après nous par exemple Europe comme France on a développer des plans de développement de protéines vous comme vous le savez pouvez-vous me faire le bilan de ces plan a-t-on quelque chose qui dit ça a marché ça a pas marché si on est au niveau des des agriculteurs enfin disons les broutons que ce soit des lumusines ou fouragère voil ce qui aujourd'hui c'est que c'est pas rentable et donc en gros la solution des économistes c'est assez simple ce qui est il faut rendre plus rentable ce qu'ils ont du mal à faire parce que c'est trop cher et l'inverse pour ce qu'ils ont intérêt à faire parce que les pesticides et les engrais et cetera de synthèse ne sont pas chers donc on voit bien qu'il faut modifier les prix relatifs ça va avoir des conséquences de revenus donc du coup ce ce à quoi on tr c'est trouver des dispositifs pour garder les incitations tout en compensant les effets revenus et bon après facile à dire mais n'empêche que il y a des beaucoup de travaux de recherche au niveau européen qui montrent qui qui sont des voies et par exemple les pour prendre les MAEC les ma sur résultat sont une voie dans ce sensl nous on en a peu en France mais il y a des exemples en Allemagne et qu' faut continuer en fait à travailler après la question de la cohérence c'est ce quei on dites collègues la cohérence de l'ensemble de la chaîne alimentaire aujourd'hui on l'a pas voilà et d'après ce que je sens et que je lis de des évolutions euh et des textes qui sont débattus dans les différents états dont le nôtre on reste très agricole aujourd'hui la loi d'orientation agricole c'est ça mais du coup vous vous n'avez pas cette cohérence de faire comment vous allez changer les comportements des consommateurs pour qu'ils ayent vers des régimes plus sains et au-delà de leur comportement où c'est des mécanismes économiques et cetera qui peuvent jouer c'est comment vous allez changer les préférences et là ça renvoie à l'éducation la formation et cetera et en fait ce qui manque enfin c'est ça qu'on constate c'est cette cohérence des politiques publiques sur l'ensemble de la chaîne alimentaire je sais que c'est pas facile mais n'empêche que ça fait un moment qu'il y a pas cette cohérence voilà si je peux donner un complément sur les légumineuses parce que j'anime aussi le le groupe filière légumineuse d'inar ce qu'on a vu ce qui marchait chez les agriculteurs c'est s'ils adopter une comptabilité analytique ils arrivent à percevoir le bénéfice interannuel de la légumineuse et le bénéfice économique qui peuvent entourer et aujourd'hui en fait si vous vous penchez sur la comptabilité des agriculteurs la plupart des agriculteurs ne sont pas en comptabilité analytique parce que ça suppose un petit coup supplémentaire auprès de leur centre de gestion pour avoir ce conseil làà mais qui leur permettrait probement de faire de meilleurs choix économiques et ensuite sur la légumineuse concrètement dans quel sens il une comptabilitéque oui la comptabilité analytique qui va permettre de bien répartir toutes les charges en fonction des différentes cultures et vous faites une perspective à l'échelle de la rotationyen Générale voilà mais dans les collectivités territoriales vous faites de la comptabilité analytique et ben chez l'agriculteur il faudrait renforcer cette perception là et ensuite les marchés ils sont variables effectivement si on développe le marchéalim a humaine pour la légumineuse il y a des marchés qui sont aujourd'hui rentables pour la légumineuse mais pas tous les marchés voilà les marchés ça se construit aussi en fonction des valeurs et des préférences des consommateurs bien ben écoutez on va on va arriver à la conclusion de cette de cette matinée assez dense avec effectivement comme l'a dit Daniel salmon prolongement possible très très très très ample si l'on le souhaitait mais comme je l'ai dit tout à l'heure on a des engagements enfin je je suis le dérouleur pour ce qui se passe au Sénat en ce moment donc B moi ça va je suis pas très loin il y en a qui sont un petit peu plus loin pour rejoindre l'Assemblée nationale mais mais ça devrait le faire pour les pifas qui sont aussi des sujets qui concernent l'OPEC sur lesquel l'OPEX a travaillé produit des notes régulièrement donc un grand merci pour vos pour vos contributions désolé du du temps contraint et l'accélération un peu sur sur la fin mais on est obligé aussi de de répondre à nos à nos engagements merci à Daniel et et Pierre pour c'être emparé Daniel é à l'initiative de de cette initiative mais de sêt emparé de de ces table ronde et les avoir mené toute toute cette matinée merci à vous pour vos vos interventions bon retour dans vos instituts de recherche respectifs et chers collègues à très bientôt merci merci
Stéphane Piednoir