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interviewLCI (sur YouTube)· 28 mars 2026 109 min

Le 22h Nivat du samedi 28 mars 2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Mesdames, messieurs, bonsoir. Au 30e jour de la guerre entre la coalition américano-israélienne et l'Iran. Et bien, est-ce que déjà l'ombre de l'Iran ne serait pas planant en train de planer sur la France ?

En tout cas, on va y revenir parce que les incidents se sont produits en France aujourd'hui à ce propos. Euh nous allons donc parler avec Guillaume Farde ce soir, consultant police justice TFIN. Merci d'être là Guillaume [musique] et Bruno Pomard.

Bruno Pom, bonsoir. Vous êtes président de initiative sécurité intérieure, ancien instructeur du RAID. Après avoir fait ce petit détour en France, nous allons bien sûr revenir sur sur l'actualité internationale de cette guerre en Iran qui est chargée ce soir.

Donc comme je disais Guillaume Farde, est-ce que ce soir l'ombre de l'Iran en guerre plane sur la France ? Le ministre de l'intérieur, Laurent Nèz le pense. Il vient de le dire.

Je le cite simplement. Voici ce qu'il a dit. Je fais le lien avec les actions menées dans les pays voisins qui ont abouti et ont été suivies de revendication d'un grouuscule qui faisait référence au conflit en Iran.

C'est-à-dire, il parle du fait que cette nuit des policiers de la BAC ont déjoué un attentat dans le 8e arrondissement de Paris devant un bâtiment d'une banque, la Bank of America. Oui, parce que ils ont donc arrêté une personne. Oslo, Rotterdam, Amsterdam, Liège, plus récemment Londres le 22 mars dernier.

C'était sur des synagogues hein. Pas que il y a il y a eu l'ambassade des États-Unis dans le cas de d'Oslo de mémoire. Il y a eu aussi certaines ONG quand elles étaient israéliennes.

Il y a eu effectivement des écoles juives. En fait, ce sont des intérêt soit israélien, soit américains, soit des Européens de confession israélite. En clair, on désigne ceux qui interviennent présentement en Iran.

Le mode opératoire est toujours le même. Et c'est donc depuis le début de la guerre en Iran, hein, c'est depuis 3 semaines. C'est depuis début mars, on va dire.

Depuis début mars. Euh, il y a un mode opératoire qui est similaire. ça se passe toujours de nuit, des engins incendiaires dans des locaux qui sont désaffectés avec euh la mise à feu de ces engins et simultanément on filme, on capte les images.

Les images ensuite elles servent d'appui à des communiqués. Des communiqués de revendication, on en a eu, on en a déjà eu trois dans tous ces pays-là. pas dans tous ces pays.

On en a eu pour la Belgique, on en a eu pour les Pays-Bas et on en a eu euh pour la Grande-Bretagne. Et donc en fait, il manque la il manque la Norvège. Et euh les communiqués de revendication émanent d'une organisation de d'inspiration chit qui s'appelle le MICV pour mouvement islamique des croyants vertueux ou véritables selon la traduction le vertueux, ce groupe islamiste proiran.

C'est ça. Exactement. qui qui euh qui a qui a fait ses qui a qui a revendiqué ses ces actions qui sont quelque part des sortes d'avertissement.

Si vous voulez tuer des personnes, vous n'allez pas vous en prendre de nuit à des locaux désaffectés. ce mode opératoire il porte une signature et et ce que dit le ministre de l'intérieur ce soir c'est que ce que l'on a vu devant le siège de B of America, ça porte la même signature si vous me permettez d'un mot d'ajouter voilà alors simplement disons pour éclaircir celles et ceux qui nous regardent qu'il s'agit d'un mineur de 17 ans qui a été euh arrêté il tentait de mettre le feu justement à cet engin explosif artisanal mais il y a pas eu de communiqué de revendication à ce stade. Et ce que je voulais précisément ajouter, c'est ça, c'est que quand vous avez un mineur qui est recruté via Snapchat et que pour la modique somme de 600 € on lui dit d'aller commettre un attentat et d'encourir la perpétuité, on l'a déjà vu ça avec les services iraniens derrière en 2023, en 2024, il y a six cas qui ont quand même été relevés hein d'incendie volontaire par des gens qui sont souvent mineurs ont été recrutés via Snapchat, certains étaient liés à des aides mafia d'ailleurs à l'époque pour aller incendier des locaux d'entreprise dont les propriétaires étaient franco-israéliens ou français de confession juive.

Donc c cette signature-là, on la connaît et c'est ce qui fait que le ministre de l'intérieur dit "Mes regards ou mon regard se tourne assez naturellement vers l'Iran". Oui. Est-ce qu'il a raison Bruno Pomar euh le ministre de l'intérieur français de faire ce lien avec ce qui est en cours au Moyen-Orient ?

Mais d'abord, il a des renseignements précis de la DGSI, la DGSE, du de la direction du renseignement militaire, enfin de l'ensemble des services internationaux et français qui lui disent quoi ? Qui font remonter évidemment des informations, mais tout est lié. On l'a vu avec Gaza et Israël pareil euh le niveau de terrorisme en France est au somum, on le sait depuis de longues années même hein, on peut le dire mais là précisément par rapport à tout ce qui se passe.

Non mais il est pas au somum en permanence. Euh il a été très très haut pendant un long moment et c'est redescendu. Mais là, [raclement de gorge] visiblement, avec tout ce qui se passe avec Gaza Israël plus ce qui se passe actuellement en IR avec euh en Iran, et bien effectivement les services de renseignement sont sur le qui vivent en permanence et surtout les policiers évidemment sont sur le terrain.

Vous l'avez dit, les bacux qui ont interpellé ces jeuneslà et bien ont fait un formidable travail. Bien, il y a la DGSI, les services évidemment je pense à Faros, les réseaux sociaux qui sont contrôlés en permanence. Il y a un travail considérable de sécurisation à mener sur notre pays pour éviter le pire.

Mais alors Guillaume donc il s'agissait hier d'un jeune mineur, on le répète, de 17 ans qui a lui été arrêté. En revanche, il y avait un autre individu qui montait la garde et qui s'est enfui. Alors il faisait pas que monter la garde selon les informations, il filmait aussi hein.

Ah, il filma d'acc il filmait et donc vous vous me m'interrogez en me disant il y a pas de communiqué de revendication à 7 heure il y en a pas. Mais s'il devait en avoir un, la vidéo pourrait servir effectivement d'illustration, communiqué de revendication. Alors donc tous ces pardon de vous couper Guillaume mais donc pour qu'on comprenne bien tout ce qui se passe depuis le début de la guerre en Iran dans ces différentes villes d'Europe que vous avez cité, c'est toujours le même euh euh façon de faire et euh la même façon de revendiquer.

En tout cas, tout est filmé. Oui, parce que c'est une façon pour l'Iran. Alors, je mets le cas de la France légèrement à part parce que il nous manque effectivement la la revendication et que l'enquête du parking national de terrorist ne fait que démarrer.

Mais c'est une façon pour l'Iran de manière générale de dire que si elle veut, elle peut. Donc pour le moment, on a incendié des locaux de nuit au moment où ils sont désaffectés, mais si demain il devait y avoir un attentat de masse de jour, c'est possible. Désaffecté voulait dire que donc là, il s'agit de Ban of America, c'est simplement que c'était de nuit, donc il y avait personne.

C'est ça. Vendredi par de nuit, vous pouviez aller à la pause méridienne en pleine semaine quand les personnes sortent pour ou le matin quand elles arrivent et vous aviez pas le même résultat et vous pouviez leur tirer dessus plutôt que de mettre un engin incendiaire. Donc mais euh le le mode opératoire qui consiste à dire euh j'incendie, je filme et je vous montre que je peux faire plus que ça et en plus je peux le faire sans même me déplacer parce que aller sur Snapchat et recruter un jeune en lui disant bah tiens, tu tu veux 600 € vas-y.

Exactement comme le font euh les les réseaux criminels et notamment la design mafia pour rafaler des points de île, c'est la même méthode. Pas vous qui la qui Guillaume qui peut recruter pour 600 € sur Snapchat ? probablement les services iraniens, c'est une hypothèse mais elle est elle est assez crédible ce soir.

On l'a déjà vu, je vous disais en 2023 et 2024, ça a déjà été fait six fois sur notre territoire pour aller incendier des locaux d'entreprise à Toulouse, à Montpellier, dans les bouches du Rô qui étaient souvent des entreprises propriétaires de de binationaux franco-israéliens. Mais les mouvements sont une force considérable parce que effectivement avec le le terrorisme par internet avec à travers les réseaux sociaux c'est d'une facilité, elle est concertante effectivement on a affaire à des jeunes de plus en plus jeunes puisque celui 17 ans mais on le voit dans l'ensemble de ce qu'on voit dans le grand banditisme de façon générale avec le narcotrafic avec la prostitution avec le terrorisme maintenant on est capable de faire un acte terroriste certes pour intimider parce que là effectivement il y a il y a pas de risque de mort mais on est capable de pour 600 € d'être capable de perpéter un attentat donc c'est là où il faut qu'on se pose question en matière de sécurité et de répondre le plus efficacement possible. Mais ça a été déjoué donc par des policiers de la BAC parce que il suivait ce que cet individu était en train de faire ou ils étaient là par hasard, je ne sais quoi.

Expliquez-nous, est-ce que vous avez des informations là-dessus ? Parce que B ce qu'on peut expliquer aux gens, c'est que le 8e arrondissement de le hors semaine, c'est un vendredi soir de nuit, c'est plutôt calme. Oui, il y a pas grand monde.

Il y a pas grand monde. C'est un quartier qui est un quartier d'affaires, surtout là où il y a le siège de Bank of America. Donc c'est pas c'est pas un quartier particulièrement connu pour sa vie nocturne.

Donc si vous vous promenez avec un bidon d'essence et qu'il y en a un qui commence à le mettre devant la de la porte et que l'autre commence à filmer, vous pouvez assez vite être repéré. D'autant que c'est un quartier qui est un quartier sensible le 8e. He il y a il y a l'Élysée, il y a des commerces de luxe.

Bon, vous êtes en train de me dire qu'ils étaient quand même très maladroit ceux qui ont fait cela. Je veux dire 600 € sur Snapchat pour commettre un attentat, c'est vous encourez la perpétuité en clair hein pour 600 €. Donc en fait ce ce jeune de de 17 ans qui qui est d'origine pas annoncé qu'il a 17 ans, il d'origine sénégalaise, il vit il vit dans sa dans le département de Saint-Es Saint-Denis, il n'est pas connu une des informations qui sont parvenus des services de renseignement.

Donc en fait c'est soit le bras armé, soit l'idée utile selon ce que vous voulez retenir comme qualification d'une autre organisation ou de donneur d'ordre. Mais c'est pas c'est pas quelqu'un qui spontanément de sa propre initiative va se dire tiens, je vais commettre un attentat. On lui dit il y a des locaux, il faut il faut les incendie à 600 € à la clé, il va les prendre et il réfléchit pas.

Hélas hélas. Donc ça Bruno Pom, c'est de plus en plus fréquent, vous dites mais oui parce que le risque exogène comme on dit de de de groupes terroristes qui viennent comme on l'a vu évidemment dans les tristes années qu'on a connu quasiment impossible maintenant parce que le travail de renseignement et de DGSI a été très très opérationnel mais les forces présentes sur le territoire jeune endoctriné ou pas fichess ou pas enfin on se rend compte que maintenant cette jeunesse, une partie de cette jeunesse qu'on retrouve évidemment très concentré sur le secteur du 93 il faut le dire 95 93 et 78 mais surtout le 93 servent à beaucoup de et 78 aussi. Ce sont des opérateurs faciles pour les groupes terroristes, pour les groupes de narcotrafic des aides de mafia, on les retrouvé des jeunes des jeunes du 93 à Avignon, à Marseille faire des règlements de compte.

Donc vous voyez un petit peu le le le spectre qui est très très large sur lesquels il faut encore une fois le signaler. Les les services de police font un travail formidable quand même. Guillaume Fard mais ce groupe islamiste proan le les vertueux que vous avez mentionné tout à l'heure, ils avaient je crois menacé déjà la Ban of America il y a quelques jours.

Ce sont nos confrères du Figaro qui disent les intérêts américains, les intérêts israéliens en Europe. Donc en fait les ambassades euh les banques, bon banca, il y a América dans le don hein. Je veux pas désigner de cible mais les parcs d'attraction vous voyez à peu près lequel président tous compris un grand parc d'attraction américain qui se trouve en France dans lequel le président de la République s'est rendu encore de jours.

Donc ah là vous avez tout dit. Oui mais je veux dire c'est c'est si vous êtes les services iraniens, vous voyez ça et donc vous pouvez très facilement orienter vers les intérêts américains. C'est quoi les intérêts américains en France ?

C'est des marques qui vont parler au grand public. Ce sont les intérêts financiers. Ce sont dans dans certains cas les intérêts commerciaux.

Quant aux intérêts israéliens, ce sont certaines entreprises possédées par des Israéliens, des franco-israéliens, mais ce sont aussi tous nos compatriotes de confessions juive. Les PAC juives euh arrivent et là aussi la plus grande vigilance est de mise et le ministre de l'intérieur l'a dit parce que euh vu qu'il y a euh des personnes qui sont incitées à agir, vous êtes pas à l'abri non plus de ce qui s'est passé à Austine. Austine, on éétait pas du tout dans le cas d'un proxy à qui on dit d'aller incendier un bâtiment.

On est dans le cas de quelqu'un qui se qui est radicalisé et qui se dit "Bah tiens, aujourd'hui je suis le bras armé de l'Iran, vous m'avez pas détecté, je viens, je tue." Bon ça, on n'est pas à l'abri non plus en France. Donc en fait la menace donc on est à l'abri si je comprends bien de pas grand-chose mais en revanche il y a une immense vigilance de la part des services de l'état divers et variés épreuve en a été déjoué tout ce qui s'est passé la nuit dernière exactement les forces sentinelles sont en en renfort permanent hein et augmenté effectivement et les services il faut saluer encore une fois le travail coordonné et très efficace que mèneent les services de façon générale au ministère intérieur je pense à la DGSI entre autres mais tous les services comment dire extérieurs qui peuvent amener des informations importantes pour pouvoir beaucoup de travail qui sont sur le pont en permanence ou on imagine même pas mais c'est un travail dans la grande vigilance.

Merci infiniment à vous deux d'avoir été sur le ce plateau le plateau de LCI ce soir. Comme je vous le disais tout à l'heure, nous sommes au 30e jour de frappe entre la coalition américano-israélienne et l'Iran, la République islamique d'Iran. Des frappes ont eu lieu évidemment aujourd'hui comme cette frappe sur Teran, c'est-à-dire une la faculté la sciences la faculté des sciences de Teran a été touchée.

Voilà, comme vous venez de l'entendre ce matin, mais également il y a eu des frappes sur la centrale nucléaire civile iranienne de Boucher pour la troisème fois en 10 jours. Donc ça c'est pour ce qui concerne les frappes sur l'Iran. Bien sûr, l'information du jour aujourd'hui, c'est ce drone outil qui est tombé sur enfin, il a été intercepté, il a été intercepté donc il n'est pas tombé sur la station balnière israélienne des lates.

Il a été intercepté et c'est la deuxième attaque, ça il faut le souligner, c'est la deuxième attaque outil de la journée. Les outils n'étaient pas encore qui est donc qui sont qui travaillent pour l'Iran n'étaiit pas encore rentrés en action. Ils sont rentrés ce matin en action, ce matin tôt et cet après-midi.

Donc ce missile a été intercepté ce matin vers Israël et ce drone intercepté ce soir sur élate. Il faut mentionner aussi ce soir et je vais bien bien sûr vous présenter celles et ceux qui nous ont rejoint, les trois journalistes qui ont été tués aujourd'hui au sud Liban par une frappe de Tsal. Euh là euh ces trois journalistes se trouvaient dans une voiture siglée euh presse.

On écoute. Voilà. Euh Sopia Mara, merci vous nous avez rejoint.

Vous êtes grand reporteur spécialiste du Moyen-Orient. Galager Fenouck, vous êtes là également grand reporteur spécialiste des questions internationales. Général Richou, vous êtes ancien commandant de la 7e brigade blindé.

Bonsoir Stéphane Goldin, bonsoir. Vous êtes analyse sécuritaire, ancien commandant d'unité d'élite de Sal. Sylvie Berman, bonsoir, vous êtes ancien ambassadeur notamment de France en Russie.

Et Lorville, bonsoir Lor, vous êtes grand porteur en Fugaro, ancienne correspondante à Washington. Donc je reviens euh Sopia Mara sur cette frappe euh de Sa puisque là ça a été revendiqué par Sallah euh donc sur le sud Liban euh qui a euh tué trois personnes dans cette voiture, une femme et son frère. Cette femme travaillait pour une chaîne libanaise Fatima Fatouni et un homme correspondant emblématique d'une chaîne liée au Esbola donc Ali Shab considéré par TSAL comme un militant et accusé même d'être membre d'une d'une unité d'élite du Esbola.

Oui tout à fait. Alib il est journaliste à Manar c'est la télévision du Fat Founi et son frère Mohammed on y reviendra plus tard dans la soiréeadine qui est une télévision basée à Beou et financée par l'Iran et il se trouvait à Gine dans une zone chrétienne au sud de Liban et donc Israël accuse Ali Shai qu'on a rencontré moi-même je l'ai rencontré sur presque tous les fronts au Liban que j'ai couvert mais pour une télévision française et non pas pour Elmanard où lui travaillait et aujourd'hui accusé d'être un membre de la force Alradouine, l'unité dubola du du Esbola ce qui me semble pour l'instant on attend les preuves, ce qui me semble un petit peu compliqué et enfin que je je n'y crois pas du tout, même si c'était un propagandiste clairement probala et qui avec Fat Meftuni d'ailleurs se réjouissait de tous les malheurs, par exemple des Syriens qui étaient sous les bombes du Esbola et de l'Iran entre autres. Donc ce ne sont pas des enfants de cœur mais ce ne sont pas des tueurs, ce sont des journalistes.

On attend les preuves de du contraire. la soirée euh Laormandville sur cette cette information quand même importante qui est l'entrée en lisse, l'entrée sur le champ de bataille si je puis dire des outils puisque les outils étonnamment en tout cas étaient restés silencieux jusqu'à aujourd'hui. Ce matin, Tsal a intercepté un missile qui était en provenance donc du Yémen qui arrivait sur son territoire et ce soir il y a eu ce drone qui a été également intercepté par Tal surat.

Exactement. Donc ça c'est vrai que ça ça va compliquer cette donne. Déjà il y avait une inquiétude montante sur la la résilience en fait de l'Iran que tout le monde décrit à longueur de colonne depuis quelques jours.

Et et donc la question c'est cette complication avec l'entrée en en piste d'un des proxy de l'Iran qui que sont les outils et qui peuvent notamment avoir un effet de d'élargissement de ce conflit en menaçant en pouvant éventuellement prendre en otage le un autre des trit pas le des trois d'Ormous celui-ci mais celui des trit de Mandeb qui qui mène en fait à la [raclement de gorge] qui de le droit de la mer rouge qui mène vers le canal de Suè. Donc effectivement quelque chose qui va contribuer à à comment dire à croître en fait cette crise globale énergétique notamment pour les Européens. Ce serait un sur cette complication et sur les deux des trois.

On va y revenir bien sûr en détail un peu plus tard dans la soirée, mais écoutons le porte-parole de l'armée israélienne qui tout à l'heure a évoqué parce que effectivement on peut dire ce qu'on veut sur l'armée israélienne mais ils ont un souci de clarté, de transparence que d'autres n'ont pas bien sûr de la communication mais euh le ce porte-parole a donc essayé de de raconter quel quels étaient la quelle était la planification pour les frappes à venir. Nous avons intensifié les dégâts infligés aux industries militaires iraniennes. Désormais, je peux vous dire que d'ici quelques jours seulement, nous achèverons la frappe contre tous les composants critiques de cette industrie.

Cela signifie que nous détruirons la majeure partie de ces capacités de production militaire et qu'il faudra beaucoup de temps en régime pour les reconstruire. Bon, Stéphan Goldin, ceci dit, un souci de clarté certes, mais bon, un peu de jargon auquel on comprend pas grand-chose. Donc, qu'est-ce que vous pouvez nous clarifier ?

C'est très simple. Je pense que ça veut dire clairement que Efri d'frine, le porte-parole de Sal dit clairement que les opérations vont continuer sur le territoire iranien sur des cibles bien précises. Je dis bien des cibles bien précises et non pas sur non pas sur les populations civiles.

Ça veut dire que ça va ils vont continuer ça va continuer à frapper sur des sites de missile balistique sur des frappes qui pourraient lié aussi à la question du pétrole donc sur des stocks de pétrole sur tout ce qui touche je dirais au régime des mols pour continuer à le fragiliser parallèlement alors c'est vrai que le porte-parole deal n'en a pas parlé ce soir il y a toute la question des des qui qui rentrent maintenant en compte c'est vrai que les outils avaient prévenu que il pourrai rentrer dans la danse entre guill probablement ce qui pourrait se passer dans les heures dans les heures qui viennent le territoire y est plus loin que le [raclement de gorge] territoire iranien mais c'est vrai qu'il y a déjà une certaine habitude. C'est vrai que c'est un peu plus complexe parce que les avions ont besoin d'un ravitaillement en vol au moment du retour. Donc c'est un tout petit peu plus complexe mais il est très probable qu'il y ait une réponse très forte de Tsal et du côté à ces deux frappes à ces deux frappes aujourd'hui parce que je pense que Tsal n'attendra pas connaissant un petit peu la la philosophie.

Oui enfin je rappelle que vous êtes militaire israélien donc vous la connaissez. Oui Tal n'attendra pas Advita Etterna. Je pense qu'ils vont prendre le sujet à assez rapidement et vite frapper les outiles.

Alors c'est vrai que pour le moment les outils étaient rester en dehors entre guillemets du du conflit. Ils veulent rentrer dans le conflit. Tant pis pour eux.

Stéphan Goldine gardez vos détails pour tout à l'heure parce que nous allons revenir justement en détail sur sur l'entrée dans la danse si je puis dire. Bien sûr nous mettons des guillemets à la danse des outils au 30e jour donc puisque nous en sommes à un mois de cette nouvelle guerre. Je vous l'apprends.

Le D3 d'Ormous a changé de nom. Il s'appelle maintenant et bien écoutons Donald Trump. Nous sommes en train de négocier.

Ce serait formidable si nous pouvions faire quelque chose. Mais ils doivent l'ouvrir. Ils doivent ouvrir le D3 de Trump.

Je veux dire le D3 d'Ormouse. Excusez-moi, je suis vraiment désolé. Quelle terrible erreur.

Les fake news diront. Il a dit par accident avec moi, il n'y a pas d'accident, pas beaucoup. S'il y en avait, on aurait un énorme scandale.

Oui. Euh Sopia Marage, vous voyez sourire ? C'est vrai que Donald Trump là n'a pas penché la tête de côté, mais il fait le faux étonné, c'est-à-dire celui qui a fait un lapsus.

On n'est pas sûr que ça soit lapsus he oui enfin c'est c'est en tout cas il assume ce il insiste même. Je dirais même qu'il est assez lourd hein. C'est pas il y a pas une grande légèreté là dans cette plaisanterie he.

Il persistait signe sur ce faux lapsus. Oui voilà. Et voilà pour être précis et euh et il rappelle pour plus de confirmation euh qu'il avait euh euh souhaité euh ou en tout cas parler avec euh euh les responsables mexicains pour euh débaptiser euh le golfe du Mexique et lui donner le nom de euh sa chair Amérique.

Voilà, donc c'est une anecdote mais enfin ça en dit long sur ce monsieur qui n'a absolument qui est en roue libre même pour parler de géopolitique. Oui, Syv la question lui avait été posée à un moment sur qui allait contrôler le le pétrole iranien. Il avait répondu "Mais bimi, peut-être moi".

Donc et peut-être avec un aï mais Bimi. Ah je croyais que vous disiez Bibi dans le Bibi Netaniaou. Là je me disais "Mon dieu, où est-ce qu'on est parti Et donc c'est assez logique.

C'est pas du tout un lapsus. Il l'a fait exprès. Oui, il l'a fait exprès.

Alors la Maison Blanche, c'est la nouvelle façon de faire de la diplomatie persiste et signe puisque suite à ce vrai faux lapsus de Donald Trump, la Maison Blanche a posté sur son compte officiel ceci c'est pas une blague. Regardez. OK. [musique] Oui, général Richou.

Donc voilà, c'est c'est l'humour mais enfin de l'humour qui est quand même important puisque sont sur des comptes officiels. C'est c'est pas n'importe quoi, c'est pas des faux comptes hein. Je pense qu'il fait rire sa propre population, c'est Maga et cetera. il fait pas forcément rire le le reste du monde mais derrière il y a le message qu'il maîtrise le à partir du moment où c'est le D3 de Trump, ça veut dire qu'il maîtrise ce D3 et qu'il en a la maîtrise militaire et qu'il est capable de rétablir les libertés de circulation.

Donc maintenant on va voir si ce détr lui appartient véritablement sur le plan militaire et s'il est capable de dire ce qu'il fait. C'est pas tout c'est pas tout de plastronner devant devant les médias mais il a une capacité quand même à attirer l'attention absolument extraordinaire. On en parlait avant d'entrer en scène, il le monde entier est obsédé par Donald Trump.

Il attire sur lui les caméras du monde entier tout le temps et c'est un peu ça qu'il cherche. On ne parle que de lui que de lui. Mais même dans ses pitreries et donc [raclement de gorge] il sature l'espace médiatique.

Il y a ça aussi qui est derrière et qui ben qui qui est le propre d'un ancien de de la télé réalité. Alors, passons des pitreries de Donald Trump à euh quelques secondes de poésie dans cette guerre. cette image que nous avons eu envie de partager avec vous en Iran face au D3 d'Ormouse.

On écoute, on regarde [musique] تمومه درمی, [musique] mais en tout cas, c'est une petite fille qui fait de la balançoire comme vous voyez avec en arrière-plan un incendie sur sur Hormous ou plutôt sur le port Sopia Amara de Bandard à bas qui est derrière. Voilà parce que dans la guerre c'est ça, hein. On a les deux à la fois.

Il y a les bombardements et puis il y a la vie. Enfin, personnellement c'est ce que je retire de mes nombreuses années sur les terrains de guerre et il faut jamais oublier que les deux se produisent en même temps. C'est-à-dire que la vie continue dans la guerre.

Tout à fait. et que de toute manière même dans les le fracas euh euh des bombes et et et les les ce qu'on voit là euh ces colonnes de fumée euh suite à des bombardements forts probablement et bien il y a de la place pour de la vie et l'espoir et ça me fait penser moi à euh une autre scène que j'avais pu filmer et c'était un jeune homme qui faisait du piano dans la banlieue sud de Beouh en 2006 et qui avait fait pleurer beaucoup de mamans qui étaient venues et bien se rassembler autour de lui. lui et il interprétait la sonate claire de lune de Bethovan.

De toute façon, dans la guerre effectivement ceux qui la subissent, c'est-à-dire ceux qui sont sous les bombardement d'où qu'ils viennent essayent toujours de penser à autre chose. Revenons au D3 d'Ormous puisque cette image c'est le le D3 d'Ormous ou le D3 de Trump ou je ne sais plus comment l'appeler. Enfin pour le moment, il s'appelle encore le D3 d'Ormous et je crois que les Iraniens y tiennent.

La Thaïlande en tout cas est satisfaite puisqu'elle a réussi à conclure un accord avec la République islamique d'Iran pour permettre le passage, je cite, en toute sécurité, de ces navires pétroliers dans ce D3 quasi paralysé, on le sait, depuis le début de la guerre. Alors, comment le Premier ministre thaïlandais a-t-il réussi ? Il s'en est expliqué en faisant valoir que justement la Thaïlande n'était pas partie au conflit et avait le droit un passage maritime sûr en vertu du droit international.

Sylvie Berman, la Thaïlande et beaucoup d'autres pays de de d'Asie du sud du sud-ouest sont très inquiets. Ils sont très inquiets de ce qui se passe dans des trois d'ormous et ils arrivent pour les uns et les autres à tirer leur épingle du jeu en négociant. Oui.

Alors effectivement les euh les pays d'Asie sont les plus touchés et parce qu'ils sont les plus dépendants de c'est les plus dépendants du pétrole qui arrive effectivement par le D3 d'Ormous, même s'ils en reçoivent d'ailleurs, mais c'est effectivement ceux qui ont été les plus affectés. Bon, les Chinois, eux, ils se débrouillent, hein, via la Russie, via l'Arabie Saoudite. Euh, il y a pas il y a pas de problème.

Mais des plus petits pays ont moins de capacité de conviction. Et là, les Thaïlandais, bah c'est vrai que eux n'ont aucune implication dans cette guerre. Donc, ils ont obtenu effectivement le droit de passage qui est effectivement conforme au droit international.

Oui. Alors, il y a également de des 20 nouveaux navires, on vient de l'apprendre, qui sont autorisés à passer, qui sont eux sous pavillon pakistanais. Euh deux navires franchiront le D3 chaque jour.

Galer Fenwick, on a Donald Trump avait affirmé il y a quelques jours, il avait parlé de ce il avait été ravi de voir que quelques navires alors on n'est pas très sûr des chiffres qu'avancent Donald Trump. Il avait avancé hquer pakistanais. Le le monde entier n'en avait vu queun.

Bon, maintenant il s'agirait de qu'il en ait plus. Mais on a on a l'impression que ça va jouer un rôle parce que le Pakistan potentiellement va être un pays intermédiaire, un pays négociateur pour le futur de cette guerre entre la coalition américano-israélienne et l'Iran. Non, non, tout à fait.

C'est c'est déjà le cas. Ça va devenir une plateforme comparable à celle Coman a pu être avant le déclenchement de cette phase des des hostilités. Euh, on sait que les Américains, notamment JD V pourraient voir des Iraniens à Islamabad.

Si des garanties de sécurité pour le déplacement des Iraniens euh sont effectives et accordées. Alors, pardon, vous couper, c'est le ministre des affaires étrangères pakistanais qui annonce officiellement ce passage de 20 navires 20 tanqueurs battant pavillon du Pakistan. Non, et on voit qu'en fait le le régime iranien euh de manière très maligne est en train d'arsenaliser en fait euh son contrôle sur le D3 d'Ormous afin de diviser le monde entre pays euh alliés de de ses amis de leur point de vue et pays euh non belligérant.

Euh et ça ça permet euh et bien de montrer le contrôle qu'ils ont de ce point de de passage et puis au passage de soulager euh certains pays euh parce que on est passé un peu rapidement sur le cas de la Thaïlande. Vous parlez des Philippines, de la Corée du Sud, du Japon sans parler de de la Chine. Vous savez qu'en Thaïlande par exemple, le gouvernement a demandé l'extinction de tous les climatiseurs, a réduit la semaine de travail de 5 à 4 jours.

Oui. Oui. Il y a des conséquences pratiques dans le coup des transports.

Il y a des conséquences et et d'ailleurs oui vous avez raison, le premier ministre thaïlandais s'est excusé auprès de sa population pour justement les inconvénients ce qu'il faut comprendre c'est que les petits entre guillemets pays d'Asie du Sud-Est contrairement au Japon à la Corée du Sud qui sont relativement riches, il y a un effet d'éviction. C'estàd que l'inflation c'est un peu le luxe que peuvent se permettre les riches. Les pays qui sont moins bien dotés sont exclus en fait. c'estàd qu' n'ont pas les moyens de payer plus cher et n'ont tout simplement pas les moyens euh de continuer à faire tourner une partie de de l'économie parce que vous avez un effet domino avec tout un tas de coûts de production qui explosent et qui font bien que certaines usines réduisent leur cadence, des transports circulent moins fréquemment et ça a tout un tas d'autres conséquences comme cela.

Mais effectivement, le Pakistan pour l'instant à la fois sur le volet énergétique mais diplomatique fait partie de ces pays qui sortent l'épingle du jeu. Exactement. Sylvie Berman, le ce qui est intéressant avec le Pakistan, le fait qu'il puisse être potentiellement ce médiateur, ce nouveau négociateur par rapport à cette guerre, c'est que tous les deux, donc la République islamique d'Iran et le Pakistan, sont des pays musulmans mais non arabes.

Donc ça c'est quelque chose qui les rapproche. Et le Pakistan a des bons rapports également évidemment avec les États-Unis. 30 % des Pakistanais qui fait quand même euh combien ? 30 millions hein.

Les Pakistanais sont nombreux sont chites. Donc ça effectivement ça apporte ça apporte de la confiance du côté euh de l'Iran. Non bien sûr il y a un lien entre les deux puis la confiance des Américains parce qu'ils sont toujours appuyés sur les Pakistanais et surtout sur les services de renseignement pakistanais.

Ça leur a pas toujours parfaitement réussi. Non, ça c'est sûr [rires] ça c'est sûr entre les les talibans ou avec Ben Laden. Mais c'est vrai que c'est un médiateur qui est crédible et puis c'est une puissance nucléaire même si elle le reconnaît pas.

Et donc c'est ça lui donne de de poids. On verra bien ce que ça va donner la semaine prochaine puisque ça va lieu la semaine prochaine sans doute. Mais Galager Fenwick Donald Trump parle d'un maréchal pakistanais en disant "Mon maréchal préféré, le maréchal préféré de Donald Trump, c'est un maréchal pakistanais qui s'appelle Assim Mounir. qui est donc lui-même un ancien, il a dirigé les services secrets pakistanis peut-être plus pros qui rapproche le le Pakistan de l'erran, c'est tout simplement la géographie pakistanais.

Vous savez que la province du Sistan, Balouchistan, elle est les est voisigne. Il y a du séparatisme qui inquiète des deux côtés de de cette frontière. Les Pakistanais comme d'autres pays voisins sur le flanc, j'allais dire oriental de l'Iran ont extrêmement peur d'une désagrégation de l'État euh iranien et d'une d'un scénario de de guerre civile qui donnerait lieu à des flots de population très importants, sachant qu'il y a déjà pas mal d'afghans qui avaient traversé la frontière et qui du fait des événements l'ont retraversé dans l'autre sens.

Donc les Pakistanais ont un beaucoup beaucoup de raisons et d'intérêt très évident. d'éviter un embrasement total et veulent aller à la désescalade et calmer les choses. Je vous conseille de continuer à regarder LCI parce que dans les jours qui viennent justement, on va s'intéresser à ce qui se passe avec ce rôle grandissant du Pakistan, ce qui était pour le moins inattendu.

Donald Trump, on le sait, est en colère contre l'OTAN. Ça, je pense que c'est une colère qu'il a du mal à cacher. Euh, les États-Unis ont-ils besoin ou non des pays de l'OTAN, des pays du G7 pour rouvrir le le D3 d'Ormous ?

Écoutons Donald Trump. Nous dépensons des centaines de milliards de dollars par an pour l'OTAN. Des centaines de milliards pour les protéger.

Et nous avons toujours été là pour eux. Mais maintenant, au vu de leurs actions, je suppose que nous n'avons plus à l'être, n'est-ce pas ? Je n'arrête pas de le dire.

Pourquoi serions-nous là pour eux s'ils ne sont pas là pour nous ? était pas là pour nous Lormandeville, il n'était pas là pour nous mais là il fait référence justement à cette demande très récente par rapport au D3 d'Ormouse où effectivement personne n'a voulu y aller. Non, personne n'a voulu y aller pour plusieurs raisons.

D'ailleurs parce que juste avant parce que cette relation est en crise, je crois que c'est le président finlandais qui est censé être un bon ami de Donald Trump, vouloir faire le le lien a dit qu'on on a assisté à un chisme euh extrêmement important dans l'OTAN et que il fallait faire avec. C'est une réalité et je crois que enfin moi je je parlais avec des des amis américains proches de l'administration actuelle Trump et qui me qui qui renvoie l'idée que nous nous ne sommes pas mobilisés, que fait l'Europe occidentale ? Ah donc ils sont vraiment vexés, ils sont très vexés et ils disent c'est très grave la relation va se désagréger se déliter.

Et il n'est pas du tout exclu qu'il y ait à un moment vraiment une rupture et que Trump décide de bah de de sorter enfin de affaiblir de manière radicale l'article 5, voir voir même des représailles des représailles quels pourraient être les représailles justement de de Donald Trump. Ça pourrait être une participation aux prises des de décisions de l'OTAN futur. Ne me regardez pas avec cette air noire. général Richou une particip Non mais je sais je plaisante mais c'est parce que je sais que ce que je vais vous dire ne va pas vous plaire effectivement les représailles pourraient être je parle bien sûr au conditionnel donc une participation aux prises de décisions futures de l'OTAN payant mais pour ça pour ça il y a 32 membres et les 32 membres doivent se mettre d'accord à l'unanimité d'accord mais il n'a aucune aucun aucun pouvoir pour dire ça aucun levier sur nous ça aucun levier pour pour pouvoir dire des choses comme ça.

Il a juste sa pression politique qui lui permet effectivement d'avoir de l'influence sur chacun des États membres de l'OTAN mais pris individuellement. Mais ça, il ne peut véritablement pas imposer. De la même manière, je le rappelle que Donald Trump n'a pas le pouvoir lui-même de sortir de l'OTAN.

Il faut un parti avec une majorité qualifiée, je sais plus combien. Mais mais ça ça il peut pas le faire. Il peut rendre il peut je veux simplement finir il veut il peut le rendre comme il l'a fait pendant son premier mandat. il peut il peut en faire euh je veux dire euh le cérébralement euh une coquille vide.

Voilà, comme il l'a fait. C'était lui déjà qui avec avec Erdogan qui euh dans dans dans les années 2017 avec euh c'est Emmanuel Macron qui avait dit que l'OTAN était en état de mort cérébrale. Pardon hein, c'était pas Donald Trump, c'était Emmanuel Macron. qui l'avait programmé mais à cause de Donald Trump déjà à l'époque.

Oui oui. Ce qui est vrai, c'est qu'aujourd'hui cette situation signifie en fait que l'Europe se retrouve finalement pratiquement en train de se demander si elle a encore un système de sécurité viable alors que la elle est face quand même à une Russie extrêmement agressive qui mène une guerre hybride et cetera. Et donc quand vous parlez avec des stratèges européens comme par exemple Carlo Massala, vous savez cet allemand extrêmement connu qui a qui avait fait ce scénario en disant qu'il pourrait y avoir une une un coup de force dans les pays Baltes pour tester la viabilité de l'article 5.

Lui, il dit en gr en gros il y a deux possibilités si on ça continue comme ça, c'est que les Européens prennent le contrôle de l'OTAN, c'est-à-dire européanis totalement l'OTAN à voir les Américains leur disent on prend le contrôle de l'OTAN. Bon, vous apparemment vous voulez toujours garder la garantie de sécurité nucléaire si vous voulez, mais peut-être qu'il va dire "Non, j'en veux pas." Et ou alors il faut construire un nouveau système de sécurité.

Mais c'est vrai qu'on est on est quand même aujourd'hui dans une situation qui est grave. Alors, c'est vrai que la question qui se pose, c'est qu'est-ce que Donald Trump attend attend ou attendait de nous ? Parce qu'il veut qu'on aille l'aider à débloquer le D3 d'Ormous.

Mais qu'est-ce que ça signifie si on va aujourd'hui en temps de guerre dans le détroit d'Ormous ? Ça veut c'est c'est très risqué et ça veut dire surtout être entraîné dans une guerre qui va durer non pas des jours mais peut-être des mois. On on en sait rien.

Enfin, c'est c'est on ne comprend pas très bien en fait quelle est la logique en fait même de cette demande. Stéphan Goldin, je pense que Donald Trump mène plusieurs combats en parallèle et je pense qu'il a un autre combat qui mène en parallèle, c'est la déstabilisation de toutes les institutions internationales. H l'ONU, l'OTAN et ben c'est réussi ça.

Et concrètement non mais voilà, on voit que concrètement il essaie même de créer d'autres instances qui pourraient être parallèles aux instances internationale avec évidemment d'autres d'autres visions du monde avec une vision peut-être plus économique d'ailleurs toujours au nom des marchés, au nom de l'économie avec des accords autour de l'économie. Et donc l'OTAN est aussi un des un des une des instances qu'il veut je dirais entre guillemets casser. Alors la question de l'Europe est une véritable question sur la sécurité européenne.

Déjà l'Union européenne n'a pas su mettre en place déjà une sécurité euh commune, une défense commune. Donc je ne sais pas comment les choses vont pouvoir se faire. C'est vrai que l'OTAN aurait pu permettre de mettre quelque chose au moins en commun dans cette affaire, mais là on voit concrètement que les États-Unis d'abord mettent l'Europe de côté parce que l'Europe à chaque fois rate entre guillemets le train dans plusieurs dans plusieurs conflits n'est peut-être pas au rendez-vous comme il a souhaité et on voit concrètement que Donald Trump mène une autre politique de déstabilisation des institutions internationales pour en recréer d'autrescord.

Autre possibilité de représaille de Donald Trump, c'est effectivement retirer les troupes américaines. Par exemple, général Richou d'Allemagne. Voilà. [rires] Oui, ça ça dit depuis longtemps.

Je crois que c'est une menace qu'il fait aux Allemands depuis depuis un certain temps parce qu' il est très mécontent depuis son premier mandat. déjà il est avec il y avait Richard Grenel qui était à Berlin à l'époque, je le rappelle, qui est un maga et qui maintenant dirige le Trump center que moi j'ai bien connu à l'époque et et qui était et qui est quelqu'un qui tweetait de manière rageuse contre le gouvernement allemand dans les années déjà 2018-29 et donc il en veut beaucoup aux Allemands. Alors quand se retirer, j'aimerais bien savoir ce que ça veut dire parce que j'imagine ça veut pas se retirer de Ramstein si vous voulez.

Ramstein c'est la base majeure qui permet qui est le hub logistique qui permet d'arriver des États-Unis et de de repartir vers le Moyen-Orient. Donc, j'imagine que il peut retirer, il doit y avoir 35000 hommes au au en Allemagne de tout compris euh 35000 euh euh Américains, il peut retirer effectivement peut-être quelques quelques milliers d'hommes. Mais il faut pas croire qu'il va tout retirer.

Il a beaucoup trop d'intérêt à rester en Allemagne aujourd'hui. Et Ramstein est une pièce centrale de son dispositif. Alors si les Allemands étaient un peu équipés, il nous diraient et bien si vous retirez vos troupes, commencez à à dégager Dramstein.

Mais n'est pas de Gaulle qui veut. Voilà. Alors, passons à l'information majeure de ce samedi de ce qui marque le le le la fin du premier mois de guerre en Iran.

Israël a annoncé ce matin avoir pour la première fois visé par un missile tiré depuis le Yémen et puis cet après-midi, en fin d'après-midi, il y a eu ce drone tiré par les outils, revendiqués et intercepté également par Sal. Écoutons le porte-parole des outils de cette de cette de ces proxy proiraniens qui légitime ces frappes. Les forces armées yéménites avec l'aide de Dieu et en s'en remettant à lui ont mené leur première opération militaire.

Cette opération consistait en une salve de missile balistique visant des cibles militaires sensibles de l'ennemi israélien dans le sud de la Palestine occupée. Cette opération a coïncidé avec les opérations héroïques menées par nos frères Mjaidin en Iran et par le esbola au Liban. L'opération a atteint ses objectifs avec succès grâce à Dieu. [grognement] Il y a donc eu des précédents.

On se souvient Sophia Amara, les les outils sont entrés ont commencé à être actifs quand en Israël contre Israël déjà avec ce qui s'était passé précédemment. Oui, bien sûr. Après le 7 octobre, ils sont entrés en action.

Euh c'est eu comme on le sait un proxy, c'est-à-dire un un groupe paramilitaire qui est euh un des bras armés euh de l'Iran. L'Iran c'est mais avec une certaine marche de manœuvre. Oui, enfin c'est celui qui est le plus éloigné.

Euh mais il a beaucoup dépendu dépendu de lui. Moi, je me rappelle avoir exfiltré des images de de de du Yemen avec des hommes qui étaient pieds nus sous une tente et euh où euh il y avait euh des hommes du Esbola qui formaient les outils, qui ne savaient pas faire grand-chose. Aujourd'hui, ils ont acquis une puissance quand même très importante au point de vue maritime, terrestre et aérien, notamment avec les drones et les missiles. une importante capacité balistique, mais je persiste à croire enfin je pense que pour l'instant c'est une façon pour l'Iran de dire on n pas sorti toutes nos cartes.

Cette carte n'a pas été brandi depuis le début. Là, on rentre dans le deuxè mois et si les outils frappent sans faire de victime à et plutôt ce matin sur un autre une autre partie du territoire israélien, c'est pour et bien brandir une nouvelle carte qui est celle de Bab, la porte des lamentations et qui serait une catastrophe au niveau économique mondial s'il venait à être fermé comme le D3. Justement pour bien comprendre, on va regarder, on va étudier cette carte parce que tout se passe autour de la péninsule arabique.

Là, vous voyez qu'il y a donc du côté disons est nord-est le D3 d'Omous dont nous venons de parler. Nous l'avons encerclé de rouge. De l'autre côté, il y a ce D3.

Ce D3 qui est au début ou à la fin de la mer rouge et tout au nord, vous voyez ça c'est très important, c'est le canal de Suè. Donc et ce qui est en train de se passer en ce moment, c'est que le USS Bush donc un porte-avion américain Bush est en route avec son groupe aéronaval et trois destroyés euh pour rejoindre évidemment la zone des d'opération sur la guerre en Iran. Par où va-t-il passer ?

Il va passer par le canal de Suède. Il va donc passer le long de la mer rouge. Et on peut se poser cette question : Est-ce que c'est un avertissement ?

Stéphane Goldin. Les outils peuvent ont-ils lancé un avertissement ce matin aux États-Unis concernant l'accès à la mer rouge puisque ils seront quand ils seront dans la mer rouge, ils seront apportés bien sûr de missile antinavire outil. Je suis assez en phase avec ce que vient de dire Sopia sur je dirais le la deuxième phase de la volonté en tout cas de l'Iran en disant clairement on a encore des outils dans la caisse et on peut encore vous toucher.

Maintenant, les outils, il faut comprendre aussi que c'est une milice terroriste qui a été qui qui est qui tient le qui tient parce que il faut savoir que et l'Arabie Saoudite et les Émirats arabes se sont battus contre eux et n'ont pas réussi à à les défaire à les défaire. Israël les a frappé à minte et mainreprise alors c'est vrai qu'ils avaient réduit la voilure et c'est vrai que compte tenu aussi que les financements iraniens sont moins présents, la voilure est sûrement beaucoup plus réduite. Mais on voit très bien que derrière tout ça, il y a une volonté encore une fois de paralyser l'économie mondiale en créant un autre pôle au niveau du du passage de de Babel Mandem.

Et mais au-delà de cela, c'est vrai que ça va être une confrontation directe entre les Houtis et les Américains au moment où ils vont devoir se rapprocher au niveau du golfe Suède. Que vont faire les Houtis ? C'est une autre question.

Je reste encore persuadé qu'il y aura probablement dans les heures qui viennent une frappe israélienne sur le Yémen qui pourrait être en d'ailleurs en collaboration directe avec les États-Unis pour justement éviter et remettre les outils veulent faire. Voilà, les remettre à leur place. Mais tout de même, leurville, il y a donc une une volonté de perturber le trafic maritime dans le D3 de Babel Moed avec à l'aide de ces mines marines, en tout cas de perturber, de ralentir, de compliquer, de compliquer, de compliquer et ça ils en sont capables.

Ils en sont complètement capables. Et c'est vrai que ça nous emmène à la question de que posait Sarah Finberg d'ailleurs dans le Figaro cette semaine, c'est est-ce qu'on n'est pas en train de passer justement de cette guerre de performance qu'a cru mener en fait les Trump en disant on a tiré 10000 frappes, voilà, on est les meilleurs du monde, on a tant d'avion, on a cette espèce de démonstration de la performance, de la masse et cetera et et passer à une guerre d'endurance. urance et dans la guerre d'endurance on frappe de manière sélective en fait c'est dire que le le ce pays iranien très affaibli avec une capacité qui a été réduite diton de presque 80 90 % mais qui garde une capacité en fait de frappe sélective qui fait mal et qui en fait se déploie sur plusieurs en fait terrains.

Et et ce qui m'intéressait, c'était de vous demander si le justement le fait que ce soit Israël qui était frappé, est-ce que c'est pas aussi une manière de faire monter la pression sur Israël alors qu'Israël aussi donne quand même des signes de fatigue. C'est-à-dire que Israël se bat sur plusieurs fronts. Israël était parti avec l'idée qu'ils allaient mener une guerre préventive contre l'Iran et les voilà qui tout d'un coup se retrouvent menacés par une guerre longue.

Oui. qui selon certains stratèges israéliens n absolument pas une guerre qu'ils peuvent mener sur le long. Bah ça serait un trè front.

Ça serait ouvrir un trè front. Ça serait quand même pas simple Stéphane Goldin. S'il y avait l'ouverture d'un nouveau front.

Il y a il y a déjà Israël frappe en Iran, Israël frappe au sud Liban. Si Israël doit frapper maintenant sur le sur le sur les outils, ça fait beaucoup. sur sur l'Iran, c'était pas une guerre préventive, c'était une guerre qui était euh prévue, programmée avec un but très clair en tout cas pour le gouvernement israélien et pour Israël en tout cas.

C'est la chute c'est la chute du c'est la c'est la chute du régime. Oui, mais une guerre préventive, je veux dire par là, je crois que si elle elle est définie en tout cas comme ça par plusieurs stratèges israéliens une guerre pour effectivement prévenir une guerre de survie. Voilà, c'est une guerre de survie. que les choses soient claires.

Maintenant, Israël, c'est vrai, est déjà face pour le moment à deux fronts, celui de l'Iran et celui du Nord. Israël a déjà été face à plusieurs fronts, on l'a vu depuis le 7 octobre. Israël a été même face pratiquement à se ou h fronts ces dernières années.

Israël est capable d'être face à cette à cette bataille multifront. Alors, c'est vrai qu'il y a une certaine fatigue, il faut direement les choses. Attendez, je je je termine.

Il y a une parce que c'est vrai que Israël est en guerre depuis le 7 octobre. C'est vrai qu'Israël aussi euh a euh des hommes qu'il va falloir renouveler et on en parle beaucoup euh des des réservistes, mais c'est un c'est le fait qu'il manque quand même des hommes, enfin le chef d'étatmajur de salle le dit lui-même. C'est un sujet politique hein plus euh pour dire clairement les choses.

Mais Israël a la capacité encore aujourd'hui de pouvoir se battre d'une façon de sur multiront, c'estàdire d'envoyer et des avions à l'est du côté de Terran, au nord du côté du Liban, mais aussi frapper les outis. Oui, il a la guerre fenouille. L'entrée dans la guerre des outils est une escalade majeure et un dilemme stratégique et pas que pour les Israéliens et les Américains.

Pourquoi ? Parce que les outils ont certes aujourd'hui tiré sur Israël, mais les vrais points faibles et c'est ça la crainte mondiale, c'est qu'il commence à cibler les routes alternatives du pétrole, notamment voilà l'oléoduc est ouest saoudien. Alors pas que le saoudien qui termine à Yambu, qui est à la fois un port et une raffinerie, même si la la capacité de cette oléoduc qui fait 1200 km est moindre.

C'est-à-dire en théorie c'est à peu près 5 millions. Aujourd'hui, ils arrivent à faire passer 3,5 millions de barils jour est-ce qu'habituellement les Saoudiens, ils sortent 7 millions de barils par le D3 d'ormous. Et puis un peu plus au sud, vous avez celui des Émirats arabes unis, on voit bien sur la car qui part de Fugera et qui traverse pareillement toute la toute la péninsule.

Euh et ça, vous pouvez croire que c'est dans la ligne de mire des outils dont il ne faut pas sous-estimer ou més capacités, les outils. Juste pour celles et ceux qui ne sont pas familiers de ce mouvement qui est né dans les années 90 dans le nord-ouest du pays. C'est un mouvement Zaidi.

Donc c'est c'est un chisme qui n'est pas du proche du une forme de chisme. On va pas rentrer effectivement dans les détails. m'a dit toujours enfin et donc et donc aujourd'hui ça représente quand même 200000 combattants.

Ils ont été frappés 15500 fois par les Américains et les Israéliens notamment le port de Odeida. Ils ont pris je il faut quand même rappeler que cette guerre lancée en 2015 et ça a été dit par les les l'Arabie Saoudite et les Émirats arabes unis qui à eux deux représentent 100 milliards de dollars annuels en budget militaire face au outil. Ça a donné l'une des pires crises humanitaires au monde. 300000 morts direct et indirects, des millions de de déplacés.

Et c'est une guerre qui n'est d'ailleurs pas totalement terminée euh et qui n'a jamais été remportée par ces grandes puissances qui étaiit appuyé par les Américains, les Français indirectement au travers de ventes d'armes à l'Arabie Saoudite et cetera. C'est un mouvement il faut pas les sousestes aucun doute. Par les Iraniens qui a su développer ses propres capacités.

Il y avait un vrai point d'interrogation sur le pourquoi de leur absence dans cette configuration. On a le début du commencement d'une réponse. C'est je le redit une escalade majeure et qui va potentiellement beaucoup compliquer les choses et encore accroître la pression sur les épaules de Donald Trump.

Généralement. Oui. Ce que ce que je veux simplement rajouter à tout ça effectivement, c'est que si les outils réussissent leur coût, ils prennent en otage une bonne partie du commerce maritime mondial parce qu'il y a pas du il y a pas que le golfe persite et le et voilà et il y a il y a 15 ou 20 % du du transit qui vient de la Chine avec les portes container qui transitent par là.

C'est absolument considérable. C'est-à-dire que là, il y a une tenaille, il y a le on verrouille hormous sur le pétrole, au moins le pétrole qui va vers l'Occident, mais on verrouille une grande partie du commerce mondial mondial pour ce coup-là qui transite par le BLM Bed et qui va vers l'Occident. Et donc là, c'est ce qu'ils avaient fait la dernière fois parce qu'après c'est 15 jours pour traverser pour contourner l'Afrique avec des coûts qui explosent en matière d'assurance et c'est pas du tout le même prix à l'arrivée.

Mais est-ce que l'Europe va pas être obligé de s'impliquer parce qu'elle l'Europe est présente une pression effectivement s'effectue de plus en plus lourde sur l'Europe et présente actuellement dans en mer rouge et donc pourrait peut-être être amené en tout cas hier Donald Trump était et s'est rendu en Floride où il a donné une conférence qui était censée être sur l'économie les finances mondiales. C'était un forum économique mais il a parlé immédiatement de la guerre en Iran. Il a dit des choses d'ailleurs, nous étions en direct pour l'écouter euh hier qui était assez peu compréhensible.

Il y avait ces ces ces divagations, j'allais dire ces digression sur les dénominations des différents D3, le D3 d'Ormous, le golf le golf du Mexique qui était devenu le golf d'Amérique et cetera. Mais il a été clair sur un point et on va l'écouter tout de suite, c'est sur le nombre de cibles qu'il lui reste à atteindre en Iran. Et maintenant, nous sommes en train de frapper des cibles.

Ils n'ont pas de moyens antiérien. Donc nous sommes directement au-dessus de leur tête. Nous avons encore 3000 3500 cibles sur notre liste et ça sera réglé très rapidement.

Mais ils n'ont jamais rien vu de tel. Ça se dit ça général. Donc il reste 3554 cibles.

Ouais. Moi, je pense que il y a beaucoup de bluffs là-dedans. Il veut montrer qu'il maîtrise complètement la situation.

Bien sûr, il y a un ciblage. Le ciblage est très sérieux. C'est une chose que font très bien les Américains.

On sait Non. Mais vous pensez qu'il a dit ce chiffre au hasard ? Non.

Mais non. Oui, je pense qu'il dit au hasard là. Oui, oui, oui, oui.

Carrément. [rires] Que sur un pays comme l'Iran, 1800000 km², quand vous aurez tapé 3500 cibles, il en restera encore 10000 derrière qu'on pourrait taper encore parce que ce pays ne sera pas aplati bien entendu quand on aura tapé 3500. Je vais demander au au deuxè militaire de ce plateau parce que d'abord ça veut dire qu'on aurait 100 % de réussite chaque fois qu'on tape une cible dont on sait que c'est absolument pas possible et donc on voit bien que depuis un mois et bien la la capacité de de de rétorsion de l'Iran reste non pas intacte, elle est diminuée bien sûr la sa capacité militaire entamé elle reste existante et importante.

C'est fan Goldin sur 3554 cibles. En en général, on donne des pourcentages de cibles, mais en général pas jamais de chiffre et surtout un chiffre aussi précis. Je pensais [rires] qu'il avait été clair parce que il manquait même la virgule.

Voilà. Bon donc bon, soyons concret, je pense qu'il y a il faut comprendre aussi qu'il y a aussi une guerre psychologique qui se passe, une guerre psychologique par rapport à l'Iran, mais il y a aussi une guerre qui est menée, non pas ce n'est pas une guerre, mais il y a aussi toute une propagande qui est menée par Donald Trump par rapport à son propre électorat aussi. aux États-Unis parce que c'est vrai que Donald Trump va être face aussi à des échéances, il va être face aussi au le 4 juillet prochain euh pour célébrer les les 250 ans des États-Unis.

Il a besoin de montrer aussi des preuves. Et on voit aussi que dans l'administration de Trump aujourd'hui, il y a quelques différents entre d'un côté le V et de l'autre côté Rubio. Et donc à un moment donné, il joue je dirais le go between entre les deux.

Mais toujours est-il qu'il y a aussi cette guerre mais en toujours ce que je voulais dire on donne jamais de chiffre et moins on en donne mais on sport. D'accord. Ben on va essayer de comprendre.

En étant en direct de Washington avec Justine Jankowski, vous êtes accompagné de Mathieu Derrien. Merci Justine d'être avec nous. Euh effectivement, on est un petit peu tous interloqués par ce chiffre très précis de la part de Donald Trump euh qui l'a donné hier tout en donnant une mériade d'autres informations euh assez contradictoires et et donc en faisant ce que Donald Trump excelle à faire, c'est-à-dire du en même temps à la façon Trump puisqu'il essaie aussi de négocier et de se sortir de cette guerre.

Exact. Oui, Donald Trump souffle le chaud et le froid et c'est toujours ce qu'il fait dans ce genre de situation. Finalement, c'est sa stratégie pour créer la surprise.

D'un côté, il pousse pour la voie diplomatique et d'un autre côté, tout le monde se demande ici s'il va lancer un assaut final. Ce que l'on sait, ce qui est sûr, c'est que euh le commandement central américain a annoncé que l'USS Tripolie le navire d'assaut ainsi que 3500 marines, c'était bien arrivé hier au Moyen-Orient. Et on euh voit ce renfort arriver alors qu'on apprenait euh ce matin qu'une douzaine de soldats américains euh avaient été euh blessés par une frappe iranienne euh sur une base d'Arabie Saoudite.

Tous les médias en parlaient ce matin. Alors, est-ce que Donald Trump va ordonner un assaut euh final ? On peut avoir quelques éléments de réponse dans les déclarations qu'a fait Marco Rubio, le secrétaire d'État hier. il a dit euh qu'il pensait que les États-Unis pouvaient atteindre leurs objectifs sans envoyer de troupe au sol, mais qu'en fait ces forces américaines étaient disponibles dans la région, ces renforts étaient disponibles dans la région pour offrir à Donald Trump un maximum d'options et pour pouvoir parer à tout imprévu.

Merci Justine, merci d'avoir été avec nous en direct de Washington et nous l'apprenons à l'instant. Alors, c'est une lettre que ce lieutenant général de réserve des marines a a envoyé à ces troupes il y a quelques jours, mais elle a été rendue publique aujourd'hui. Voici ce qui est dit par ce commandant américain.

Je le cite, "Nos forces sont actuellement engagées dans des opérations liées à l'Iran. Euh et la [raclement de gorge] suite, vous la voyez sur votre écran. Nos ennemis ont leurs mots à dire.

C'est la suite qui est encore plus intéressante. Et une mobilisation massive pourrait devenir réalité. L'histoire exige l'histoire avec un H majuscule.

Notre disponibilité aujourd'hui, demain et chaque jour. Que ça veut dire général ce qu'on dit depuis le début, c'est que cette guerre ne peut pas se gagner par la marine et par l'aviation. Donc s'ils veulent avoir un résultat définitif, ce sont des troupes au sol.

Donc ils gardent cette option là. Il y a peut-être du bluff là-dedans véritablement. Mais je rappelle que les marines c'est c'est quasiment l'équivalent de l'armée française.

C'est 200000 hommes. Donc ils ont ils ont déjà si si on a l'impression quand même d'un ton de préparation. Mais là, on a l'impression quand même que si ils déploient tous leur marines, s'il mettent le la main dans le grrenage, on n plus du tout dans une guerre courte.

On n plus dans une du tout dans une guerre dans lequel il se dégage dans 2 semaines, mais on tombe dans un cycle long. Et là, c'est plus du tout le même type de guerre. Et j'ai quand même quelques doutes pour le moment.

On verra. Je crois qu'il est il est pris il est euh pris dans un dilemme en fait puisque il y a soit on finit la guerre, on se trouve une issue euh on on trouve soit on finit la le on finit la guerre comme on doit la finir pour qu'il y ait plus de problème. C'est-à-dire et donc là on est c'est c'est et sa difficulté en fait c'est que pour que il y ait plus vraiment de problème, il faudrait normalement que le régime tombe.

Et je crois que il apparaît de plus en plus clair. Je sais pas, on a vous avez sûrement lu l'article du Atlantique qui explique cite quelqu'un de l'administration disant l'idée c'était quand même que le le la décapitation du régime allait amener à un scénario un peu à lauélienne assez rapidement. Qui pouvait penser à un scénario aussi facile ?

Enfin, faut vraiment être d'une naïveté inou. Je pense qu'il y a eu une espèce de de vertige du succès vénézuélien et aussi cette idée de Trump que moi je vais être différent, je crois que c'est très fort chez lui, je vais être différent des présidents présidents. Toutes les présidents sont sont des gens qui sont pas capables d'aller jusqu'au bout.

Il ils prennent pas de risque. Moi donc s'il veut montrer qu'il est capable d'aller jusqu'au bout, il va il va envoyer des hommes au sol. Je pense que ce n'est pas du tout exclu justement, c'est que il y a il y a une possibilité à nouveau qu'il soit entraîné dans cet engrenage.

Mais pour mais je crois qu'il y a aussi chez lui il je pense qu'il n'a pas encore pris là encore sa peut-être en ayant pas voulu la prendre vous êtes en train de nous dire que là il va être obligé de la prendre justement pris par sonris peut-être. C'est-à-dire je pense qu'en tout cas que [raclement de gorge] Trump de manière générale il ne définit jamais son but total final. C'est-à-dire qu'en fait si on cherche une une fin, il il en fait il explore et il tâonne pour voir si ça tient.

Et donc je pense que il espère sans doute au fond de lui encore que euh les bombardements massifs vont vont contribuer à euh peut-être à à comment dire à affaiblir, ça veut pas dire d'ailleurs une chute de régime immédiate mais à affaiblir suffisamment pour que il puisse après se permettre d'envisager un retrait. Stéphane Goldin sur ce cette expression de mobilisation massive possible de la part de ce commandant américain des Marines. On appelle on amène pas 8000 ou 10000 hommes dans une région simplement pour les laisser sur des bateaux ou pour les placer dans des zones même si des zones dangereuses.

Mais en tout cas il y a des marines et les marines sont là pour intervenir en général d'une façon très commande. Très point. Alors vous êtes en train de nous dire donc c'est forcés qu'il vont qu'ils interviennent.

Ça veut dire quoi intervenir ? C'est pas une opération comme on pourrait se l'imaginer avec une opération au sol. Ça va être des opérations probablement des opérations de commando avec des des cibles bien précises où l'aviation ni la marine peut y accéder avec une volonté de continuer de vouloir déstabiliser le régime.

La question est de savoir quel type de fin de guerre Donald Trump veut. Or aujourd'hui, rentrer dans une négociation quand on né dans les pays du golf, quand on est dans les pays arabes, négocier, c'est aussi un acte de faiblesse pour certains et ils le prennent comme ça. Deuxièmement, aujourd'hui, si les États-Unis commençaient à négocier, ça serait probablement aussi une victoire pour la Russie et la Chine.

Et ça Donald Trump ne veut pas le donc la question est de savoir quel type d'intervention et je reste persuadé que oui, il y aura des interventions à terre avec des commandants qui vont avec des allées et retour qui cibleront et tout doucement qui aideront parallèlement parce qu'on on n'oublie pas aussi qu'il y a aussi une population iranienne qui attend ça qui attend que il y ait justement d'autres signes pour pouvoir continuer à se soulever parce que pour le moment ils n'ont plus les moyens de se soulever parce qu'ils peur. Hm hm hm. D'accord.

Les en tout cas une mobilisation massive possible. C'est ce que disent ce aux commandants des Marines. Mais pour le moment encore aujourd'hui, il y a eu des soldats américains qui ont été blessés.

Au moins 12 soldats américains ont été blessés ce matin, cette nuit, dont deux très grièvement dans une attaque iranienne contre une base militaire américaine en Arabie Saoudite. Cette cette fameuse base du prince sultan. Qu'est-ce qui s'est passé général ?

Donc il y a eu c'est d'abord c'est la il faut il faut souligner que c'est la deuxième attaque majeure sur cette base en moins d'un mois. La première elle avait eu lieu le 1er mars. Il y avait eu un mort.

Alors la première chose que je me dis c'est comment se fait-il que cette base soit pas mieux défendue pour le coup parce que c'est pas c'est pas les tirs sur Israël là il y a c'est quelques missiles et donc ils ont réussi à passer la deuxième chose j'avais entendu dire je sais pas si c'est vrai qu'il y avait un awax qui avait été si exactement deux avions ravilleurs endommagés plus un avion radar alors sont quand même des avions stratégiques à très haute valeur ajoutée qui coûtent des dizaines de de millions centes peut-être même c'est des centaines de millions d'euros hein c'est parce que c'est bourré d'électronique il y a pas plus il y a pas plus bourré d'électronique d'av. C'est ce qui permet de de faire le le tout l'espace aérien, le contrôle de l'espace aérien de le contrôle de tous les avions et cetera et cetera et et de diriger les opérations à partir du à partir des airs. Donc ça c'est des avions effectivement qui risquent de leur menter puis et puis les ravitailleurs également.

Alors ils en ont beaucoup des ravitailleurs effectivement mais ce sont quand même pas c'est c'est pas perdre un F16 quoi. C'est là on est dans un autre registre. Euh vous perturbez le fonctionnement des opérations aériennes quand vous perdez euh ce genre d'aéronef.

Donc c'est c'est des coûts très durs qui sont portés par les Iran même. Oui. Lormandville, le SENCOM, disait avoir réduit de 90 % les capacités de lancement euh iraniennes.

Euh donc ce succès en tout cas de ce matin d'aujourd'hui contredit complètement cette évaluation. Oui, mais c'est ce qu'ils appellent les frappes sélectives. Enfin, c'est une efficacité, j'ai lu ça dans de une efficacité sélective, c'està-dire qu'ils sont capables euh est-ce qu'ils sont aidés par les rues je sais pas. en tout cas de de porter des coûts avec des iraniens oui extraordinairement affaiblie mais ils arrivent à porter c'est vraiment la stratégie du faible au fort de la totalement asymétrique ils vont être obligés les américains à relocaliser leur base.

Mais ce qui est intéressant, c'est que l'Arabie Saoudite du coup, c'est aussi qu'est-ce que ça va entraîner ? Parce que ce qu'on voit, c'est qu'il y a une sorte de cission au sein des pays du Golf avec d'un côté des pays comme l'Arabie Saoudite, les Émirats Arabes Unis et Barin qui eux concluent en fait de cette situation qu'il faut continuer. Et donc là pour le coup, c'est la stratégie de il faut continuer parce que si on se dérabarasse pas de ce régime, il faut aller jusqu'au bout.

Ça c'est et et il y a plutôt le Qatar euh euh et euh Kit et Oman qui préféraient eux un accord pour euh pour ne pas avoir enfin oui, c'est ça. Un une sorte de sortie de crise euh immédiate quoi. Et c'est assez intéressant de voir cette sion apparaître.

Hm. Et ce qui est intéressant quand même, c'est de voir que euh le la taille de la zone aérienne à défendre est une faiblesse en soi. C'est-à-dire qu'on n' pas assez euh de vecteur aérien.

Alors, Israël, c'est le mieux défendu, on voit que ça passe de temps en temps, mais on voit bien qu'il y a pas suffisamment euh d'armes antiaériennes, de missiles antiaériens pour se permettre de défendre toute la péninsule arabique. Ça c'est une c'est une certitude. Voilà.

Donc et ça donne ça à un moment donné. Autre Oui, Stéphane Gold pour pour aller dans le sens du général Richou, d'où l'inquiétude d'ailleurs des pays du golf parce que c'est vrai que pays du golf étaient persuadés d'avoir un bouclier euh américain. Or, il s'avère que ce bouclier n'a pas concrètement Oui, là il y a une grosse déception de la part des pays du golf et une grosse colère même.

Une colère mais du coup ça a mis en colère entre guillemets les pays du golf qu'ils veulent maintenant aller jusqu'au bout. Mais derrière tout ça, on voit aussi euh que les Américains euh bon, d'abord, il y a pas de guerre sans blessé malheureusement, il y a pas de guerre propre, on l'a déjà dit, on le redira. Euh mais toujours est-il qu'on voit que concrètement ils n'ont pas encore su concrètement protéger euh leur propre leur propres troupes même leur propre troupe c'est trop dispersé trop autre autre relative faiblesse en tout cas potentiel problème plus de 850 missiles de croisière américain Toma Wok ont été tirés par l'armée américaine en 4 semaines de guerre contre l'Iran et cela inquiète bien sûr certains observateurs du Pentagone parce qu'il s'agirait éventuellement d'à peu près un/art du stock disponible.

Vous nous avez rejoint Richard Verli. Bonsoir. Merci d'être là.

Vous vous êtes journaliste pour Blic. Vous signez ce livre Cette Amérique qui nous déteste ce donc cette histoire de de Thomas W c'est quand même un problème. Comment en rendre davantage disponible ?

Mais absolument parce qu'il y a deux tout le monde a des problèmes de stock dans cette guerre. Oui, ça commence à être sérieux. Et en plus la difficulté c'est que vous avez pour un certain nombre d'armes et d'armements des commandes à honorer.

Et regardez ce que vient de dire Marco Roubio. Il vient de dire que des armes qui ont déjà été payées par les pays de l'OTAN, donc des armes qui ont déjà été payées, normalement quand vous payez quelque chose ça vous appartient. Et bien avec les États-Unis, on vient d'apprendre que vous pouvez payer et pourtant les armes ne vous appartiennent pas.

Il pose pour pour dans à cause de cette guerre au lieu de les livrer à ceux qui les auront achetés. que Marco Rubio a annoncé hier officiellement. Alors, il a pas dit que c'était fait, il a pas confirmé mais il a équé ça veut dire détourner l'armement vers le Moyen-Orient et vraisemblablement livrer plus tard.

Ça veut pas dire voler l'armement qui appartiennent dans l'oume Ah ben c'est des pratiques. Oui, bizarres. Oui, oui, bien sûr.

Mais on on l'a fait par exemple avec les canons César. À un moment donné, on arrivait pas à livrer les canons César. On les a détourné pour les livrer à l'Ukraine, par exemple au Danemark.

On leur a dit non non là on peut pas vous les livrer, on vous les livrera plus tard. Non pardon mon général, il y avait une énorme différence c'est que les Danois étaient d'accord. Tout à demandé la je défends pas la pratique du tout.

Je je dis c'est pas tout à fait vous avez payé, je je prends ton stock et je t'emmerde. Alors quelques ou là là général, il va falloir que je vous arrête là [rires] parce que attention attention quelques petites informations simplement très pratiques, très concrètes sur ces missiles Thomas Walk. 3,6 millions de dollars l'unité du missile, à peu près 2 ans de fabrication pour chaque missile et seul 57 exemplaires donc de missile Toma W inscrits l'an dernier au budget de la défense américain.

Donc effectivement c'est une arme relativement rare. Stéphane Goldin. Oui.

Ce que je voulais dire tout simplement alors je sais pas si 57 moi j'ai un autre chiffre c'est je sais que il y a eu 850 missiles qui ont été tirés oui depuis le début de la guerre depuis de la guerre comme vous l'avez dit et les États-Unis ont un taux d'acquisition à peu près de 90 tom par an donc on voit le différentiel bah oui crée on voit que ça va pas et un moment donné il va y avoir un moment de alors est-ce qu'il va y avoir une augmentation de la production avec une commande qui avec n'oublions pas que les États-Unis ont demandé une rallonge budgétaire oui 200 milliards production multiplié par 4 et multiplié ex mais est-ce que les capacités de production peuvent suivre comme ça aussi facilement général non absolument pas non non non non bah il faut il faut que plusieurs mois pour pouvoir augmenter les capacités de production combien même on les a parce que quelquefois il faut monter des chaînes de production et si on monte des chaînes de production il faut aussi des ingénieurs, il faut des ouvriers spécialisés donc c'est pas et matières premières et les matières premières alors les matières premières on peut penser qu'ils les ont mais c'est pas c'est facile un missile des fois il faut 6 mois un an pour le faire hein donc Voilà. Donc quand on quand on dit qu'on en fabrique 90, ça veut dire que il y a un missile sur sur un an. C'està dire qu'il faut avoir une très grosse capacité de production pour pouvoir en 90.

Écoutons écoutons cette sage parole du ministre de la guerre P Exess ministre de la guerre américain prononcé le 19 mars dernier à ce propos. En ce qui concerne les 200 milliards de dollars, je pense que ce chiffre pourrait évoluer. Il est évident qu'il faut de l'argent pour neutraliser les méchants.

Nous allons donc retourner voir le Congrès et ses membres pour nous assurer que nous bénéficions des fonds nécessaires pour ce qui a été fait, pour ce que nous pourrions avoir à faire à l'avenir et pour veiller à ce que nos stocks de munition soient non seulement réapprovisionnés, mais qu'il dépasse largement nos besoins. Garager, il faut beaucoup d'argent pour tuer les méchants. Vo moi je suis contribuable américain et j'aimerais bien savoir où sont passés les 1000 milliards de de de budget annuel parce que ça me semble déjà quand même pas mal qui doivent passer à 1500.

Voilà exactement à la demande du président Trump. [rires] Et généralement, ça ne compte pas euh les opérations de guerre. C'est fait pour l'entraînement, pour les pensions, euh pour les soldes et puis pour les équipement.

C'est dans l'armée française lorsqu'on part en guerre, il y a un collectif budgétaire ministériel et ça n'est pas sur le budget de la défense. Enfin théoriquement parce que dans la pratique on on pompe quand même mais globalement c'est c'est pas fait pour ça. Alors dans les dans dans les arsenaux, il y ait quand même de quoi faire normalement à la base.

Mais non, ça fait partie ces extraits qui sont joués et multijoués depuis que Pitexf a prononcé ses paroles comme preuve à à versé au dossier d'un Donald Trump qui ne sait pas exactement ce qu'il veut et qui hésite entre bah une forme de capitulation ou en tous les cas de retrait en race campagne ou alors de prolongation au risque d'une escalade en engageant notamment ses forces au sol dont on parlait tout à l'heure et qui effectivement nécessiterait une rallonce budgétaire conséquente mais qui va devoir être validé par un par un congrès. Et ça même s'il y a une légère majorité républicaine, c'est pas gagné d'avance. Les conversations, elles sont tendues sur le sujet de l'Iran au Congrès, y compris du côté des Républicains.

Il y a qu'à voir la manière dont Jed Vens, le vice-président, s'exprime. On a entendu tout à l'heure Marco Rubio et Donald Trump au milieu de tout ça qui est un peu l'arbitre entre ces deux équipes. Une qui s'estime être l'équipe l'Amérique d'abord et l'eau et et qui taxe celle d'en face d'être l'équipe Israël d'abord.

Alors justement JD, vous venez de faire allusion, le vice-président américain dont on sent bien que il n'a pas tout à fait la même approche que celle du président Trump et de Marco Rubiot. D'ailleurs, on sent bien aussi que Donald Trump joue sur les deux tableaux. Il envoie l'un en Europe, l'autre qui serait éventuellement euh son émissaire face aux Iraniens.

Qui disent-ils peut-être apprécieraient davantage d'avoir affaire à lui plutôt qu'à à quelqu'un d'autre, en tout cas plutôt que au tandem Jared Kouchner, Steve Vitkov. Mais Jed Evans donc a donné une interview sur un podcast américain, le podcast de Benny Show euh sur lequel il a dit, il a annoncé, expliqué que tous les objectifs dans cette guerre avaient été atteints. Alors voilà, tout va bien. [rires] Le président l'a dit, nous avons atteint la grande majorité de nos objectifs militaires et je pense qu'il a raison.

Nous avons atteint tous nos objectifs militaires. Le président va persévérer encore un peu pour s'assurer qu'une fois que nous serons partis, nous n'aurons pas à recommencer avant très très longtemps. Je pense que le président a été clair, à savoir que nous n'avons pas l'intention de rester en Iran encore un an ou deux.

Nous faisons ce qu'il faut. Nous allons bientôt nous retirer de là-bas et les prix de l'essence vont redescendre. Oui.

Oui. Sylvie Berman, on a quand même vraiment l'impression qu'il a très très envie de partir là. Il a pas très envie que de s'attarder trop en Iran.

Oui, ben c'est la ligne classique des magasin. C'estàd que Donald Trump avait promis à son électorat de ne pas engager de nouvelles guerres, de mettre fin, il a pas tenu sa promesse et lui très clairement d'ailleurs, on l'avait vu pour le Venezuela aussi hein, il n'était pas avec toute l'équipe à ce moment-là donc il est très réservé mais il y a des divergences. Maintenant, s'il y a une demande de rallonge, est-ce que le Congrès empêchera les Américains effectivement de mener à bien cette opération ?

Tout est une question d'impôt. Celui des Américains, celui des Israéliens, celui des Iraniens n'est pas du tout le même. Et le plus pressé, c'est effectivement Donald Trump.

Les Iraniens jouent là-dessus parce que ils le savent très bien. Alors, cela dit, ce que j'ai lu euh également dansfin les les réseaux sociaux américain, c'est que en réalité Donald Trump savait qu'il allait perdre les mi terme et que finalement il pourrait continuer malgré tout à faire ce qu'il voulait parce que qu'il gagne ou qu'il perde, ça ne ça ne changerait rien. Enfin, il aurait plus de chance de les gagner évidemment si cette guerre se terminait réellement en faveur de l'Amérique.

Et dernier point quand même, c'est tout à fait anormal que ce soi les Iraniens qui choisissent leurs interlocuteurs qui demande à Donald Trump nous on veut celui-là. C'est donc c'est une faiblesse côté américain de ne pas imposer son propre négociateur et de ce que Donald Trump croit être une force est en fait une faiblesse et ils en profitent. Oui.

Oui. Absolument. C'est pas la première fois.

Je rappelle que les Russes ont imposé le pellog de de la délégation russe pour justement le faire remplacer par l'ami Stevekov. Les Iraniens sont très malins parce que ils ont bien compris le jeu entre Jedy Vents et Marcille qui sont les deux si vous voulez en lis la campagne présidentielle de 2028 elle a déjà commencé or J Event il sait que le clip que vous venez de passer Benny dans le podcast de Benny Johnson qui est ultra suivi je il a des dizaines de millions d'abonnés Benny Johnson ou donc ça il va renvoyer Versa en 2028 en disant non moi je j'ai parlé contre parce que cette affaire Elle est mal embarquée et ça a été très bien expliqué. Beaucoup de celles et ceux qui ont voté pour Donald Trump, ils ont voté exactement contre ça.

Ça ça n'a pas échappé à JD Evens. Par ailleurs, les Iraniens, ils sont en train de mettre une petite pièce sur JD Events en disant vu qu'on est constamment trahi par les Américains, on va signer avec Jed Vents et les Iraniens que ça plaise ou non. Actuellement, il s'estime être en position de force.

Hal très ve engager j ce qui complique quand même l'équation pour J qui a envie de mettre de la distance et en même temps c'est l'occasion de briller à l'intrès vote moi c'est une question qui a posé Sylvie Ber n'a plus aucune importance général Rich Oui. [raclement de gorge] Alors je suis tout à fait d'accord avec ce qu'a dit madame l'ambassadeur en fait dans l'esprit de Donald Trump plusieurs choses. Il en a rien à ce que je vous disais, moi je disais le conè n'a plus d'importance des présidents en exercice perdent les élections de mi-mandat.

C'était valable pour Barack Obama, pour Joe Biden également dans une certaine mesure. Donc ça, moi je suis d'accord que c'est ça l'obsède pas du tout. Euh et il est bien plus obsédé parce qu'il va laisser par son leg qu'il ait un con à majorité euh démocrate.

C'est arrivé à plein de ses de ses prédécesseurs et de toute façon, il n'a que faire de ce congrès et de son pouvoir qu'il est 200 milliards, c'est ça les Ah, les 200 milliards, franchement, c'est Est-ce que les démocrates vont voter ça ? Voilà, c'est ma question. Parce que la chose et j'en termine par là qui a changé entre 2003 et 2026, c'est qu'en 2003, l'argument pour aller au Congrès, c'était de dire "Si vous votez contre ça, vous votez contre les troupes.

Vous n'êtes pas pour le soutien des troupes américaines." Alors qu'aujourd'hui, ils disent "La meilleure manière de soutenir les troupes, c'est de leur éviter d'éviter de les engager dans des guerres idiotes." Revenant aux affaires militaires puisque vous savez que nous aimons la précision et la nuance sur LCI.

Et cette nuit, un avion d'attaque américain, Adis Thunderbolt a frappé par erreur, par erreur une position de l'armée régulière en Irak. En Irak. Et sep soldats iraakiens ont été tués sur le coup. 23 ont été blessés.

C'était dans la province d'Onbar euh qui d'ailleurs cette province a déclaré jour de deuil aujourd'hui. Sopia Mara, je me tourne vers de vous. Qu'est-ce qui a pu se passer ?

Donc en fait, c'est plutôt assez évident ce qui s'est passé, c'est que le pilote a confondu une unité de l'armée avec une milice pro Iran. euh qui opère dans la même zone. C'est sans doute ça qui s'est produit.

Oui, sauf que la la zone d'Albar n'est pas une zone zone où où il y a beaucoup de milistes chit. C'est vrai, elle est une zone sunnite. Sunnite.

Donc c'est quand même assez étonnant. Ce qui ne veut quand même pas dire que les Américains ont visé ces soldats de l'armée régulière iraakienne qui n'est pas ni en conflit ni qui ne n'a pas de problème avec l'armée américaine. Enfin, ça va pas arranger les relations américanoirakiennes mais pour dégradé Oui.

Mais Sopia expliqué en un mot que les Américains sont dans un processus de désengagement en Irak et que peut-être le le premier ministre irakien en tout cas aujourd'hui, il s'est évidemment exprimé pour pour dire que c'était que c'était terrible ce qui venait de se passer, que c'est un problème de violation de souveraineté. Bien sûr que c'était inadmissible, que c'était très regrettable. Cela étant dit, dans une guerre, il y a parfois des accidents comme ce qui s'est passé avec ces trois.

Rappelez-vous de que le Kouette a fait a abattu des avions américains. C'était évidemment un accident. Là encore, tout devrait euh euh prouver, enfin peut-être qu'il y aura une enquête côté américain ou peut-être même iraakien, que là encore, c'est un accident parce que euh euh il n'y a pas de raison euh pour lesquelles Mohammed Shoud a de bonnes relations, le premier ministre irakin de très bon parce que vous prononcez tellement bien que on ne sait pas pardon le premier ministre actuel a de bonnes relations avec Washington et donc il n'y a vraiment pas de raison et comme je le disais est une zone sunite, une zone où il y a eu beaucoup de terrorisme à un moment, Soud et Al-Qaïda en Irak.

Et ça n'est pas une zone ça n'est pas une zone où il devrait y avoir des des milices en proanien en action. Ça ne va pas bien en Irak he néanmoins, ça ne va pas bien en ce moment à la faveur de ce conflit. On parle des différents des différents théâtres d'opération et d'ailleurs Emmanuel Macron a pris la parole pour dire que il faudrait absolument pas que l'Irak se retrouve pris dans cette guerre.

Donc il y a quand même aussi le souci parmi les autres théâtres d'opération de voir l'Irak aspirer par l'engrenage du conflit. Alors ça ne va pas bien en Irak effectivement. Il y a eu cette erreur.

La situation en Irak est compliquée. Quant aux États-Unis, il y a une situation en tout cas aujourd'hui assez complexe. Regardez ces manifestations, c'est en cours.

Je crois que c'est des images qui nous parviennent de Los Angeles. C'est la troisème fois en moins d'un an que l'Amérique, les Américains sont appelés à descendre dans la rue par une coalition association autour de ce fameux slogan No Kings, donc pas de roi. C'est vraiment véritablement une résistance nationale.

Ça avait eu lieu en juin 25 et puis en octobre 2025, il y avait eu plus de 7 millions. Aujourd'hui, il y a eu énormément de personnes qui sont descendu dans la rue à la guerre Fenwick. Notamment là, on a Los Angeles, mais il y en a eu beaucoup à Minnéapolis et et partout.

Non, effectivement, des millions de personnes qui qui sortent pour dénoncer ce qu'elles estimaient être un glissement de la démocratie américaine vers un système au minimum illibéral, au pire, j'allais dire fascisant avec un un président qui a une conception très unitaire du pouvoir exécutif, je le disais tout à l'heure, qui écrase ou en tous les cas évacue très largement les prérogatives du du Congrès et qui et c'est l'autre branche du gouvernement américain a une vision aussi très très particulière euh du rôle du judiciaire. On aperçoit quand même là Robert de Niroot qui fait partie justement des des voix qui porte ce Bruce. Oui, oui, oui.

Euh Bruce Sprinting, bien du camp du camp démocrate euh et et qui ont le sentiment que Donald Trump est en train de piétiner le la synchrointe Constitution des États-Unis dont il faut rappeler qu'elle était justement faite notamment pas seulement mais notamment pour éviter que les États-Unis reproduisent un modèle dont ils s'étaient émancipés au travers de leur guerre révolutionnaire, celle de la monarchie. Ils se sont détachés de ce système. Ils ne veulent pas y revenir.

Ils ne veulent pas d'une personne qui accumule tous les pouvoirs. Ils veulent qu'il y ait comme le système le provoit une juste répartition entre le judiciaire avec la plus haute juridiction la la Cour suprême, le circuit fédéral, l'exécutif, la Maison Blanche et puis d'un autre côté le législatif avec ses parlementaires, la chambre, le Sénat et la basse la chambre de représentants. Alors pour être vraiment encore exhaustive, le le slogan c'est "No kings, no ice et no war".

Donc on revient à la guerre. No war donc ça ve ça veut dire que tous ceux qui sont descendus dans la rue aujourd'hui aux États-Unis ne sont pas en faveur des guerres menées par les États-Unis. Comment ça un petit peu un petit coup de de ça fait un petit coup de guerre du Vietnam là surtout a sur le mall là avec euh avec l'obélise.

On a vraiment l'impression de se retrouver en 68 avec John B et cetera quoi. Elle a chanté John B. Elle a chanté aujourd'hui même avec cette différence que Donald Trump il est capable dans cette situation, je parle sous le contrôle de Galager d'avoir des réactions complètement dingues.

Rappelez-vous de sa réaction par rapport vous vous souvenez de ce clip qu'il avait diffusé avec c tas d'éjections qui tombaient d'un avion. Ce que je veux dire, c'est que dans les circonstances actuell dans les circonstances actuelles en pleine guerre, il est capable de ce type de réaction et là les choses peuvent s'enflammer très vite. Euh Stéphane Goldine, je comprends très bien moi l'argument sur les questions juridiques, sur les questions du Congrès là-dessus, mais le no war, ça veut dire qu'il aurait fallu laisser le régime des mol.

C'est dire qu'on ne bouge pas, on ne fait plus rien, on n'avance pas. Euh à un moment donné, il va falloir que le monde aussi prenne ses responsabilités par rapport à ce qui se passe dans le monde. Je comprends des négociations queon je comprends aisément qu'il faut oui passer par des instances qui sont comme le Congrès parce qu'il doit y avoir c'est dans n'importe quelle instance pays démocratique, il y a des verrou à passer.

En Israël quand il y a une guerre qui est déclarée, il y a une réunion du cabinet, il y a un vote qui se passe et le vote donne oui ou non. S'il y a un vote négatif, il y a pas de guerre. s'il y a un pos voilà mais là c'est pas mais au-delà de cela, la question d'une moi ce qui me gêne c'est à un moment donné tous ces personnes qui ont leur léginé pour pour manifester mais il faut aussi comprendre que à un moment donné il faut aussi bouger il faut remuer il faut on est face à un régime qui concrètement a assassiné plus de 35000 personnes.

Oui. Vous savez c'est pas palpable pour un américain du midle. Voilà, c'est ça, c'est ça le vrai.

Bon, puisque vous revenez sur le sujet de la guerre, sachez que Donald Trump évidemment est briefé tous les jours sur cette guerre, mais c'est un petit peu problématique de comment de le briefer. Il y a différentes méthodes pour le briefer. Il est briefé avec des notes.

Personne n'est vraiment sûr qu'il lit les notes qui sont rédigées pour lui. Donc, selon la chaîne NBC, beaucoup les militaires américains compilent pour Donald Trump un montage vidéo quotidien de 2 minutes environ. C'est ça qui lui est montré tous les jours.

Euh alors c'est c'est un petit peu problématique parce que ce sont les images des frappes les plus spectaculaires. Donc euh il manque beaucoup de choses dans ce cette compilation vidéo. Il est frustré Donald Trump parce que il il dans cette dans cette compilation il y a que les succès, il y a pas les revers.

Or Galager Fenwick dans la dans la guerre qui est menée dans toutes les guerres il y a aussi les revers. Il y a les moments qui sont pas spectaculaires. [rires] On reste dans le Nok Kings finalement parce que ce que vous décrivez c'est la poutinisation du fonctionnement de cette maison blanche qui ne donne que les bonnes nouvelles à Donald Trump et donc qui lui donne.

Vous pensez qu'à Poutine aussi on lui fait un montage vidéo de 2 minutes. Bien sûr, bien sûr. C'est-à-dire que il enfermé il est enfermé.

Peut-être qu'il lit un peu plus. Oui, mais mais bon, il y a évidemment aussi une volonté de montrer la guerre sous son meilleur jour et le fait qu' qu'elle soit victorieuse bien sûr. De fuite sur la manière dont dont ça fonctionne à la Maison Blanche.

Il est enfermé comme Vladimir Poutine dans une bulle et dessus informationnel parce qu'il a entretenu autour de lui un phénomène de courtisanerie où il n'a que des yes parce que celles et ceux qui osent suggérer différemment ou lui donner tort sont virés sur le champ. Et donc tout le monde a compris que l'idée c'est de lui montrer des images sans et lumière de réussite tactique qui mise bout à bout ne donne pas une victoire stratégique c'estàdire que d'un point de vue opérationnel du point de vue du renseignement indéblement les Américains, les Israéliens travaillent très très bien et ils travaillent main dans la main mais une suite de victoire tactique ça ne donne pas nécessairement une victoire stratégique à la fin. Oui, Sylvie, de toute façon, c'est un choix qu'il a fait de n'annoncer que les bonnes nouvelles.

Je veux dire, il ne va pas dire "On est en train de parler de perdre, c'est difficile." Alors, [rires] c'est vrai que bon, ses rapports sont assez sommaires et et sont visuels, mais il passe sa vie à regarder Fox News hein. Ou oui.

Et ce qu'il fait même, Sylvie, c'est qu'il interrompt les programmes, il téléphone en direct pendant les programmes. Évidemment, tout le monde le prend en direct parce qu'avoir le président Trump donc ça fait vraiment du du live. Mais vous avez raison, c'est c'est ça qu'il fait en permanence.

Alors, rappelons que euh et vous l'avez dit d'ailleurs tout à l'heure, je crois Stéphan Goldin, qu'il y a les 250 ans euh de de des États-Unis qui seront fêtés euh très bientôt et les préparatifs et les festivités en prévision de ce semi-incentenaire, ça s'appelle un semi-incentenaire, le 250e anniversaire des États-Unis dans quelques mois se poursuivent et une commission fédérale vient d'approuver la frappe, non pas les frappes militaires mais la frappe d'une pièce d'une pièce commémorative en or 24 karat. Voilà, vous envoyez la représentation à l'écran qui représente bien sûr Donald Trump. Donald Trump en costume, cravate bien évidemment les membres de cette commission ont été exclusivement nommés par Donald Trump.

On y voit Trump en costume cravate, les points visibles sur son bureau. Voilà, c'est comme si je me mettais comme ça, voilà, pour avoir un air très déterminé. Il a toujours cette aire de toute façon Donald Trump soit l'air.

Voilà cette airre déterminée un tantinet boudur bour. Oui mais en fait c'est la fameuse photo de Grognon ou Donald Trump ce qui l'intéresse c'est effectivement je crois que c'est Galager Fenoui qui l'a dit tout à l'heure c'est son héritage c'est son leg à l'Amérique et d'ailleurs la le succès en Iran en fait partie [rires] c'est la victoire sur Carter et les autres et puis on n pas encore parlé de Cuba mais ça viendra naturellement Cuba. viendra ça viendra en son temps Cuba ça viendra c'est ça qu'il veut laisser de même que l'aile est de la maison blanche la salle de balle voulez dire la salle de balle c'est ça sera l' Trump j'ajoute pour votre commentaire général Richou que Donald Trump a aussi réussi l'annonce a été faite il y a de jours par le trésor américain à a à apposer sa signature sa signature hyper reconnaissable sur les futurs billets de banque de 100 dollars toutes les coupures d'ailleurs pas très légers billets de 100 dollars qui seront imprimés en juin porteront cette signature et c'est une première pour un président en exercice eff.

Je crois que alors pour pour les les billets, je crois que l'usage veut que ce soit le gouverneur de la de la Fed qu'il le fasse. Ça c'est fait avant. Mais je crois que c'est illégal pour les pièces de monnaie où normalement il ne doit pas y avoir le visage euh voilà de de de du président de la République.

Je crois qu'il y a une loi qui le dit me semble-t-il et donc bah il s'assoit surtout en fait un petit peu puisque'à partir du moment on peut pas le alors peut-être ce seront-elles après vous savez c'est dans l'antiquité après il y avait la la dame nation mémorial donc on pilonnait tout ce qui représentait le la personne oni et donc peut-être que le prochain pouvoir mettra ses monaies au pilon mais ceux qui les auront gardés auront gagné une pièce très très rare. Voilà. Oui, Galager sur sur Donald Trump et c'est ça si vous voulez on est toujours pardon mais dans la thématique no Kings que on a quand même un personnage extrêmement narcissique qui a ce besoin presque viscéral de mettre son nom partout sur le Trump Kennedy Center.

Ça a été dit par madame l'ambassadeur. Reconfigurer architecturalement les parter notamment la Roserie à la Maison Blanche mais aussi l'aile la East Weng. Euh maintenant cette pièce frappée à son à son effigie, Donald Trump a besoin de se voir.

Et d'ailleurs dans cette guerre quelque part, c'est ça aussi, c'est il a un rapport narcissique à cette guerre. C'estàd que il voit dans les images qui lui sont présentées le reflet de ce qu'il estimaître sa puissance. d'un homme qui a échappé, on parlait tout à l'heure de la guerre du Vietnam au service sur des prétextes médicaux assez douteux à l'époque, mais aujourd'hui qui se pense un peu comme un un empereur qui estime que le réel doit se conformer à sa parole parce qu'elle est tellement puissante.

C'estd il convoque les Européens pour ouvrir le D3 d'Ormous et puis aussi il pense être le maître des horloges. C'estàd il peut décider quand c'est terminé mais attention les Iraniens ne seront peut-être pas d'accord. Les Iraniens sont peut-être pas d'accord.

Et bien, vous avez raison de revenir aux Iraniens puisque j'allais y revenir. Euh les ce matin euh ben évidemment les Iraniens continuent à frapper dans les pays du golf tous azimutes et les ils ont des présentateurs à la télévision qui font la télévision c'est une télévision exclusivement d'État bien sûr mais qui font des émissions directes. Je suis pas sûr qu'il y a des émissions avec des commentateurs tels que nous les faisons ici mais en tout cas euh partageons, regardons ensemble écoutons ce présentateur de la télévision iranienne. il y a quelques jours, mais la la l'image ne nous est parvenue qu'aujourd'hui. [grognement] Vous allez regarder avec attention d'ailleurs les logos qui sont derrière lui et et écouter également ce qu'il dit parce que il y a pas de langue de bois.

Aujourd'hui, j'ai vu le ministre des affaires étrangères d'un de ces pays du golf déclarer "Si l'Iran pense que nous ne rosterons pas, il se trompe lourdement." Ces longues dents ressortaient clairement à l'image. Et bien je lui réponds : "Ne t'avise pas de parler autant, sinon on te frappera si fort que tes dents sauteront et que tu devras te faire soigner.

Compris ? Tu sais quel endroit on a pris pour cible puisque tu as permis à l'ennemi d'utiliser ce territoire. Même le droit international nous donne le droit de le prendre pour cible.

Alors cache tes dents et arrête de dire que l'Iran ne devrait pas croire qu'on ne peut pas reposter." Bon, je vous avais dit que c'était pas de la langue de bois. Vous avez remarqué les logos des plus grands médias américains derrière, l'EFT, CNN et cetera.

Donc je pense que Sopia Mara c'est une c'est une émission de de commentaire de la presse internationale mais là c'est vis-à-vis des des pays du golf. Il s'adresse directement au pays du golf. Donc on voit bien le le ton est étonnant quand même.

Bien sûr est très agressif. Jusqu'ici euh les Iraniens ont toujours prétendu qu'ils ne visaient les pays du golfe que quand leur territoire était utilisé pour frapper l'Iran et qu'il ne frappait que cette zone-là. Rappelez-vous qu'ils ont dit à un moment "Oui, mais les Américains, ils se sont repliés, ce sont des lâches, ils sont allés dans des hôtels, ce qui était une façon de dire "On va frapper les hôtels et on aura un prétexte." Ils ont même demandé aux civils de s'en éloigner.

Exactement. Et en fait, il peut peu leur importe que les Américains soient dedans ou pas, mais ça leur donnait là une une carte blanche pour frapper des hôtels et faire encore plus mal à ces oasis qui se prépentent comme des oasis de prospérité et euh de modernité. Euh ce qu'on peut dire de de ce monsieur, c'est que évidemment là le plateau semble un peu tout s'il est comparé au nôtre.

Mais [rires] non, non, mais ne comparons pas et c'est incomparable. Je j'allais écouter. Il était vide, il était seul là.

Moi je fais pas une émission, c'est pas un one man show he cette émission. Ce que je peux vous dire par plus sérieusement, c'est que si vous vous consultez la presse iranienne anglophone et par exemple Terran Times, vous allez vous verrez que là par contre la propag dans la une d'aujourd'hui était assez spectaculaire également genre venez venez vous vivre un enfer. dire que si Donald Trump faisait l'effort de se de ne pas se contenter de 2 minutes de vidéos de War Games, elle comprendrait à quel point il a affaire à des diplomates et des politiciens iraniens qui sont certes des tueurs puisqu'ils ont tué 35000 hommes.

Vous le disiez, ce ne sont pas les seuls au Broch Orient, il faut encore le rappeler hein parce queil y a d'autres pays où il y a eu des crimes et ça n'a pas Attendez et ça n'a pas provoqué de guerre. Je reviens donc sur ce sur ce journal. Et bien dans le journal, ils disent "Regardez Donald Trump, il cherche un objectif, c'est sortir de la guerre parce qu'il n'y arrivera pas.

Il s'en rend compte, il ne comprend pas que sa puissance ne le mène pas au au euh au à l'objectif qu'il veut. Et nous on plus plus il il parle de négociation et moins on va les lui donner et on va sortir nos cartes les unes après les autres." Ils le disent pas comme ça, mais ça se lit entre les lignes et c'est ce qui est en train de se passer aujourd'hui.

Nous avons pris connaissance aujourd'hui d'un autre succès iranien d'une autre nature, celui d'un groupe de hackurs, des hackers liés à Tran, le du nom du groupe Andala qui ont qui a publié hier sur son site des photos et des courriels, vous le voyez, qui appartiennent au chef du renseignement intérieur américain, donc Cash Patel, c'est quand même assez extraordinaire. Ils ont hacké, ils ont été capables de hacker la boîte mail du chef du renseignement intérieur américain. Ils l'ont piraté et ça a été confirmé côté américain.

Confirmé tout de même. Confirmé Stéphan Goldin, c'est quand même un énorme coup. C'est un énorme coup mais je ne suis pas surpris.

On sait très bien. Je ne suis pas surpris parce qu'on sait très bien que la guerre la la cyberguerre je dirais par l'Iran, elle est pas nouvelle. Ils ont été très forts en la matière.

Euh, ils ont essayé euh d'acquer plusieurs fois des sites israéliens euh à main et mainreprise euh sans y arriver automatiquement. Euh et on sait très bien qu'ils ont aussi tout un département très fort sur les questions du cyber. Donc aucune surprise euh au niveau euh en tout cas de la guerre cyber du côté iranien.

Euh ce sont nous n'oublions pas une chose quand même, le peuple iranien est un peuple d'ingénieur est un peuple avec une avec une formation très haute, avec une haute technologie donc qui ont su travailler aussi toute la question des hautes de des nouvelles technologies qui savent très bien travailler euh je dirais tout ce qui touche au cyber et c'est vrai qu'il mène aussi parallèlement des guerres qui sont ces guerres souterraines autour du cyber. D'accord. Mais personne ne s'en offuse que Gagar Fenwick, j'ai l'impression de ce qui s'est passé.

C'est c'est complètement humiliant. C'est le patron qui alors soit dit entre nous, c'est un clown cach patel un clown la guerre dans votre bouche là, je suis un peu étonné. C'est-à-dire bah il il enfin il passe son temps à utiliser l'un des deux jets du FBI pour aller voir sa copine qui est chanteuse de conter. [rires] Il a été vu en train de boire des bières avec les les l'équipe de hockey masculine des États-Unis.

Il s'est fait remonter les Bretes par Donald Trump à ce sujet et mais je je passe la dire même Donald Trump lui remonte les Bretes. D'accord. Oui, c'est dire.

Alors en fait ce qu'il voulait plusieurs choses. D'abord ce qui a été hacké c'est sa boîte Gmail donc sa boîte privée et c'est les courriels de 2010 à 2019. Ah d'accord.

Donc c'est pas la boîte du FBI du FBI. Mais mais ça reste ça reste très préjudiciable parce qu'il [raclement de gorge] publie alors ce qui est intéressant c'est qu'il ne publie pas tout. Ce qui veut dire qu'ils ont peut-être des munitions supplémentaires sur donc on voit des photos notamment de lui, on en parlait tout à l'heure à Cuba en 2013 en train de savourer ce qui est probablement un bon cigare cubain.

Par ailleurs, ça a été attribué à Handala qui est un groupe qui est directement lié au ministère iranien du renseignement. Attention donc les images qui sont publiées, elles sont signées Handala. Des petits malins sont allés voir le serveur sur lequel ces images ont été déposées.

Devinez où est-ce qu'il loge le serveur ? [rires] En Russie. Donc il est possible que ce soit une opération entre guillemets alors pas sous fausse bannière mais sous autres bannières.

Donc l'histoire elle est un petit peu plus compliquée que ce qu'on pourrait penser comme cela. En tous les cas, c'est une humiliation pour Cachpatel dont je rappelle l'un des rôles est protéger les Américains et notamment les responsable américain typiquement face à ce genre d'ingérence euh et de activisme à cœur et activisme euh euh dont sont parfois victimes les les Américains. Ils en ont été victimes, on le sait, en en 2016.

Les toutes les agences de renseignement étaient d'accord pour le dire. à l'époque, ça venait très largement de de la Russie et cela intervient à un moment où les agences de sécurité américaine, c'est véritablement le grand bazar, il faut le dire. Euh donc vous avez Donald Trump a fini par renvoyer Christine Noem, vous savez, celle qui dirige qui supervise le département de la sécurité intérieure qui supervise ICE, enfin qui était la supervise de Ice.

Tsy Gabar du renseignement intérieur a été tellement nul qu'elle va sûrement sauter et lui également. C'est-à-dire qu'au fond, il y a tout un pan de l'administration de Trump qui aujourd'hui est complè en fait. Il reste plus que Trump quoi.

Absolument. Il reste plus que Trump. Que faisait que faisait-il en 2019 parce qu'il était pas connu.

Alors c'était c'est une très bonne question. Oui. La période qui est ciblée, elle est elle date d'avant son arrivée à la tête du FBI.

Donc il a coupé des postes au département de la justice avant ça. Et puis avant, écoutez, il y a dans les emails quand il arrive à Washington qui cherche un appartement euh des emails envoyés à des amis qui veulent lui présenter de nouvelles personnes à Washington. Donc on plan dans sa vie personnelle et on [raclement de gorge] sait que des éléments sur la vie personnelle d'un personnage de premier plan, ça peut parfois être utilisé comme levier de pression.

Oui, c'est vrai que toutes ces nominations dans les le service de renseignement américain, tous les coordonateurs et autres, ça paraît assez baroque. Enfin, en tout cas, c'est des personnalités qui n'en ont pas la compétence. Mais pourquoi ? parce que Donald Trump a un compte à régler avec eux à cause de pour eux, ils considèrent qu'il ils ont été des empêcheurs de tourner en rond dans ses relations avec Vladimir Poutine pendant son premier mandat et il a eu un procès en illégitimité depuis le début de son arrivée en pouvoir parce qu'on parlait de d'ingérence russe Pierre de collusion et bon il y a eu un procureur, il y a eu une enquête et donc il a un compte à régler avec eux ce qui paraît aberrant parce qu'on considère que dans nos pays, les services de renseignement sont au service précisément de l'État.

Alors, on l'a vu tout à l'heure dans la guerre, la vie continue. On vous a montré l'image de cette petite fille qui se balançait avec beaucoup de joie sur dans cette balançoire dans le D3 d'Ormous avec un fond de flamme derrière elle. La vie continue en Iran.

L'équipe de foot nationale iranienne a rendu hommage aujourd'hui aux écolères de Minab pendant l'hymne national en tenant justement des petits sacs à dos, les petits sacs à dos de ces écolières. Je rappelle Sopia Mara qu'il y a eu cette frappe qui est une erreur pas encore reconnue mais en tout cas une enquête est en cours de l'armée américaine sur cette école élémentaire de Minab donc iranienne avec 175 morts. Oui.

Enfin, il y a quand même eu des sources sérieuses qui ont nettement penché en faveur d'une d'une erreur une grave erreur de l'aviation américaine et qui aurait provoqué la mort de ces petites filles dans cette école de jeune filles. Euh au départ, elle avait été mise par les activistes iraniens qui avaient dit "Mais non, mais non, c'est l'Iran qui s'est qui s'est trompé et c'est un missile de l'Iran qui est tombé et qui n'a pas atteint son objectif. Apparemment, c'est une erreur des Américains évidemment et et la propagande iranienne aime beaucoup se jouer avec l'enfance, la jeunesse, la pureté, l'innocence.

Et vous avez également ces petites filles du qui sont bras dessus bras dessous avec ces petites filles devenues des anges puisqu'elles sont mortes et qui moi sur les réseaux que je surveille vous les voyez sans cesse en perçant en anglais dans toutes les langues pour dire que voilà elles aussi sont des victimes de Trump. Mais alors pour rester quelques instances dans le domaine du football, vous savez qu'il y a la coupe de mondiale du football qui va arriver à partir du mois de juin dans trois pays, les États-Unis, le Mexique et le Canada. Euh il y a il y a quand même éventuellement un petit problème avec euh avec l'équipe nationale iranienne qui pour le moment euh reste invité et voici ce que ce qu'on a dit.

Il a il a abordé ce sujet le vice-président de la Fédération iranienne de Football. D'après le calendrier, les matchs se dérouleront aux États-Unis. Il faudra voir comment la FIFA organisera les conditions.

Il faudra voir comment la FIFA organise. Gre bah le sport est très politique donc il mais parce que est-ce qu'on voit les est-ce qu'on voit l'équipe nationale de football iranien arriver pour ce qui est possible si soit déplacé sur le territoire du Mexique ou du Canada qui était le lieu quand même de j'allais dire des chaufouré je fais mise la chose entre les cartels et les autorités sur place suite à l'élimination de El Mencho qui était le le chef d'un cartel ultra ultra connu en tous les cas On voit que les échéances et pas que politiques mais sportives majeures pour Donald Trump arrive et la géopolitique va et c'est souvent le cas, rappelez-vous de la Coupe du monde de foot au Qatar gentiment s'inviter là-dedans avec des controverses énormes déjà à à venir. Oui.

D'autant le l'Iran, juste petite correction Anne, l'Iran n'est pas invité, elle s'est qualifiée l'équipe d'Iran. Donc elle est bel et bien qualifiée pour la phase finale de la Coupe du monde des États-Unis. Ils ont menacé de pas leur donner de visa en même temps.

Alors effectivement après on peut déborder ça au Canada ou au Mexique. Donc c'est à mon avis c'est mais ça veut dire qu'ils auront un camp d'entraînement également comme l'équipe de France d'ailleurs. Normalement ils auront un camp d'entraînement.

Ils seront dans un hôtel et ils auront donc toute une logistique à leur disposition mise à la disposition par la FIFA. Oui dire oui évidemment la coupe du monde mais comme tous les événements sportifs s'invitent dans le monde politique ou la politique s'invite dans le monde de du monde sportif. Or, dans le fond, depuis le début de cette guerre, euh il y a déjà eu des équipes iraniennes qui ont participé à des compétition internationale et je pense que la problématique, elle vient plutôt de l'Iran où on a vu d'ailleurs une équipe féminine qui ne voulait pas rentrer il y a quelques temps mais du coup qui est quand même rentrée sur le territoire iranien.

Il y a des sportifs iraniens qui veulent faire des fections et donc cela montre aussi une image du pays qui n'est pas euh je dirais favorable au régime des MOLA. Et peut-être que la peur aussi du régime des Molas, c'est que cette équipe iranienne aille évidemment joué aux États-Unis, au Mexique ou au Canada et plus probablement au Mexique ou au Canada plutôt qu'aux États-Unis, mais qui à un moment donné se disent "Nous, on va pas pouvoir rentrer sur le territoire iranien au moment." Et donc il y a aussi une image qui sera donnée parce que le sport aujourd'hui comme vous l'avez dit bah il y a un tout est à faire mais s'il participent ils sont gagnants en mat.

Oui, mais vous savez, ils peuvent gagner mais ils peuvent aussi dire je retire le drapeau. Il y a il y a Oui. Bon euh revenons à à la guerre qui nous préoccupe et a des propos assez intéressants et étonnants qui ont été tenu par le chef d'étatmajor de l'armée israélienne Eal Zamir qui a prévenu lors d'une réunion du cabinet de sécurité il y a 2 jours, je cite que l'armée israélienne pourrait s'effondrer sur elle-même face aux exigences opérationnelles croissantes et à la pénurie d'effectifs de plus en plus importante.

Stéphane Goldin, on a la chance de vous avoir sur sur notre plateau. Vous êtes militaire israélien quand même. Une condamnation sévère en temps de guerre.

C'est étonnant qu'il tire qu'il tire à ce point la sonnette d'alarme en ce moment même. Alors le Zamir tire la sonnette d'alarme mais on rentre dans une question qui est de politique politicienne israélienne pour dire clairement les choses parce que ce débat sur l'incorporation d'une partie de la population israélienne elle date pas depuis le début de la guerre, elle date depuis le dire maintenant parce que c'est vrai que Israël est dans une phase aujourd'hui où elle a recruté énormément de de réservistes. Il y en a encore 40000 qui ont étéce-que [rires] concrè et concrètement il y a une population ultraorthodoxe pour dire cment les choses qui représente à peu près 14000 personnes qui pourraient être conscrites.

Il y a eu ils sont pas consrits, on peut pas les mobiliser jusqu'à présent. Il y a eu un un une un projet qui a été proposé qui pourrait en incorporer 4000. Il y en a à peine 2 ou 3000 qui rentrent dans l'armée.

Or concrètement il va falloir que chacun mette la main à la patte dans cet atou. Alors, la question est de savoir est-ce que Israël va devoir remonter le temps du service militaire à 36 mois comme ça l'était auparavant parce que du coup la le fait d'avoir baissé fait partir les gens un peu plus tôt, c'est une question qui se pose. Mais je peux vous dire qu'en Israël, il y a une il y a un large consensus pour que cette population ultraorthodoxe participe aussi à la vie de la cité, à la vie du pays et qu'elle puisse faire un service.

Moi, je dis les choses de façon très claire. Je pense que les ultraorthodoxes doivent aussi donner au pays que cela soit au niveau d'un service civil, au niveau d'un service [gémissement] public ou à l'armée s'ils le veulent. On sait très bien qu'aujourd'hui c'est et pour le moment il le refuse catégoriquement. il refuse pour des raisons qui sont je dirais plus que plus que plus qu'ancestral et donc mais aujourd'hui nous sommes dans une phase où nous ne pouvons plus nous permettre de ne pas avoir une partie de la population qui rentre dans les forces de sal ou en tout cas dans les forces de sécurité israélienne pour combattre avec le peuple israël.

Alors avant de vous faire réagir, écoutons ce qu'on a dit euh parce que ces propos c'est ça a fait réagir évidemment en Israël. Euh YR Llapide, le chef de l'opposition en Israël. Le chef d'étatmajor a fait savoir hier au conseil des ministres qu'il n'avait plus aucun moyen de continuer à mobiliser les réservistes.

Certains d'entre eux en sont déjà à leur 6e ou 7e période de service. Ces réservistes sont épuisés et ne sont plus en mesure de relever nos défis en matière de sécurité. L'armée ne dispose pas de suffisamment de soldats pour mener à bien ses missions.

Le fait que le gouvernement continue d'encourager l'insoumission des ultraorthodoxes constitue un désastre sécuritaire et porte un coup sévère à la capacité opérationnelle de l'armée. Vous voulez tous réagir [rires] là ? Un désastre sécuritaire quand même.

Là là je suis d'accord. On voit tout de suite que il il explique qu'on a un problème mais il il explique aussi par le fait que les ultraorthodoxes ne veulent pas rejoindre les forces armées. Alors mais une autre conséquence qui n'est pas propre à Israël lorsque l'on mobilise c'est les conséquences économiques très importantes.

C'est-à-dire que quand vous mobilisez dans un pays qui fait 9 millions et demi d'habitants à peu près, hein, c'est ça Stéphane, plusieurs centaines de milliers de réservistes et que ces gens-là sont des ingénieurs qui partent, qui sont dans les high-tech, qui qui participent à la prospérité du pays euh et et qui doivent partir plusieurs mois euh au combat, euh vous avez un véritable problème après pour pour faire vivre pour pour faire vivre le pays sur le plan économique. Et donc ça ça a quand même un effet exponentiel. Yeah.