Incendies en Gironde : centres d'hébergement mobilisés et agriculteurs sur le terrain
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Chapitres
Questions et réponses
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- 2:00OuverteÉludée
Les patrons doivent-ils s'engager dans la campagne présidentielle ?
- 4:00OuverteÉludée
L'État doit-il sortir le chéquier pour les incendies ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Comment s'est organisée l'accueil des évacués à Gugan Mestras ?
- 13:00OuverteRéponse directe
Comment coordonnez-vous les centres d'hébergement 24h/24 ?
- 17:00OuverteRéponse directe
Comment les agriculteurs aident-ils les pompiers en Gironde ?
- 22:00OuverteÉludée
L'ARCOM doit-il devenir la police des réseaux sociaux ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:00Maxime LiedoFait
« Est-ce que pour une situation aussi exceptionnelle, l'État ne va pas devoir sortir le fameux chéquier ? »
- 22:00Maxime LiedoFait
« Est-ce que l'ARCOM va devenir la police des réseaux sociaux ? »
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Sud [musique] Radio, les débats de l'été 10h 13h. [raclement de gorge] Maxime Liedo. Bonjour, bonjour à toutes, bonjour à tous.
Soyez les bienvenue sur Sud Radio. [musique] Installez-vous confortablement avec la ligne direct que vous connaissez, c'est le 0826 300300. Vous avez également le site sudradio.fr ainsi que les réseaux sociaux pour participer à l'émission, pour nous interpeller, pour réagir.
Vous le savez, durant ces 3 heures d'antenne, vous êtes les bienvenus Sud Radio. C'est chez vous, vous le savez. De quoi on va parler ?
LVMH, l'entreprise de Bernard Arnaud, le groupe Bolloré avec à la tête un certain Vincent Bolloré. Les deux ont rejoint le réseau social X et hier, c'est Total, le groupe officiel du groupe Total qui a répondu aux fameux économistes Gabriel Zucman. Vous savez, qui voulait un qui voulait tout simplement imposer sa taxe lors des débats budgétaires l'année dernière.
Est-ce que les patrons doivent s'occuper de l'élection présidentielle ? Ça fait quelques semaines qu'on sent un peu de remot entre les prises de parole, des communiqués de presse, des réponses à des économistes, à des groupes politiques. Est-ce que vous le souhaitez ?
Est-ce que vous le demandez ? Est-ce que la campagne présidentielle qui s'annonce a besoin d'un peu de rationalité économique, que ce soit Bernard Arnaud, tiens, que ce soit Patrick Pouyané pour total ou que ce soit Vincent Boller est-ce que les patrons doivent s'engager ? Doivent-ils le faire plus ou au contraire, vous allez peut-être me dire au 0826 300300 que surtout pas que les patrons restent éloignés de la politique.
Chacun son business. On va revenir bien entendu durant cette émission sur les incendies avec avec le prisme là aussi économique. Est-ce que l'État doit sortir le chéquier façon quoi qu'il en coûte, c'est une petite musique qui monte quand même entre la saison touristique qui va être épouvantable entre les entreprises qui ont été obligées de bouger les premières mesures qui sont en train d'être prises concernant le chômage partiel, concernant la simplification de certaines dispositions.
Est-ce que pour une situation aussi exceptionnelle, l'État ne va pas devoir sortir le fameux chéquier ? Le fameux chéquier de l'État. Dieu sait qu'il a été utilisé au cours des dernières années d'Emmanuel Macron.
On avait promis que le robinet serait fermé. Mais quand on regarde la situation des incendies, quand on voit les images, quand on voit les ravages de ces feux, ne faut-il pas sortir le chéquet de façon exceptionnelle ? Un quoi qu'il en coûte spécial incendie, vous êtes peut-être concerné par la situation.
Tiens, à la tête d'un camping, à la tête d'une entreprise, à la tête d'un restaurant, à la tête d'un hôtel dans ce coin-là et vous auriez peut-être besoin d'un coup de d'un [musique] coup de main de l'État. Tiens, incendie, l'État et le chéquier façon quoi qu'il en coûte. 0826 300 et puis l'Arcom, vous connaissez l'Arcom, vous en entendez souvent parler, le patron était l'invité hier de Benjamin Glaise, de Gilles Gzman et du patron de cette radio Patrick Roget.
Grande discussion sur son rôle, sur l'étendue de son pouvoir, sur la campagne présidentielle qui arrive. quelques annoncés, une petite phrase qui n'est pas passée inaperçue concernant le contrôle de l'Arcom influenceurs, sur les fameux réseaux sociaux en disant qu'il va pas peut-être falloir que l'Arcom se mêle de tout ça en imposant certaines règles notamment d'équité, en imposant certaines règles notamment sur le sur la diversité du contenu, sur la fameuse pluralité des politiques. Est-ce que l'ARCOM va devenir la police des réseaux sociaux ?
Est-ce que ça vous inquiète ? Est-ce que ça vous rassure ? Tout ça dans un contexte, rappelez-vous, on a déjà beaucoup évoqué ce rapport du Sénat qui invoqué des ingérences intérieures, rien que ça.
L'ARCOM, la nouvelle police des réseaux sociaux. 0826 300 pour le moment 10h6 notre premier fait du jour. Sud Radio, les débats de l'été 10h 13h Maxime Liedu [raclement de gorge] et notre premier fait du jour ça tarde évidemment sur ce qui se passe du côté de la Gironde encore et toujours avec depuis le début de l'incendie 42000 hectares qui ont été ravagés et plus de 220000 personnes qui ont été obligées de quitter les lieux avec on dit souvent une solidarité qui se qui se met en place, une spontanéité que l'on peut apercevoir absolument partout dans beaucoup de communes notamment lorsqu'il s'agit d'accueillir les fameux évacués parce parce que c'est un peu comme ça qu'on les appelle maintenant.
Bonjour Xavier Paris. Bonjour. Merci beaucoup d'être avec nous ce matin sur Sud Radio, maire de Gugan Mestra et du côté de la Gironde et on avait eu on a eu envie de vous appeler ce matin tout simplement parce que vous vous faites partie des communes qui avaient, j'ai envie de dire assez spontanément ouvert ses portes pour accueillir les évacuer pour faire preuve de solidarité.
Comment ça s'est passé ? Comment ça s'est organisé ? Vous avez notamment deux centres d'hébergement dans votre ville sur lesquels on reviendra.
Mais racontez un peu comment tout cela s'est mis en place d'abord. Alors effectivement, nous sommes une vie euh qui accueille les euh les les sinistrés. Euh nous avons d'abord ouvert un premier un premier centre à la pâtinoire de de Gan Vestras où nous avions accueilli au tout début des incendies des des habitants de de la ville de de Sang Guuinée.
Et quelques jours après, nous avons dû ouvrir un second centre suite à l'évacuation de trois villes du bassin d'Arcachon. euh 2e centre qui se situe dans la salle Omnisport du lycée de la mer. Donc c'est toute une organisation à mettre en place euh bien entendu euh accueillir comme ça un nombre très important et dans des délais assez courts de de vous êtes à combien de personnes recueillies Xavier Paris jusqu'à 500 personnes.
Nous avons accueilli jusqu'à 500 personnes euh samedi soir hein lorsque les trois villes du Sudassin ont été ont été évacuées. Aujourd'hui, je suis à 200 personnes encore accueillies puisque d'autres personnes ont trouvé d'autres solutions. Nous avons aussi logé personnes chez des habitants.
Énormément de Gujanés se sont proposés spontanément pour héberger ces ces personnes-là. Donc certains sont partis chez chez l'habitant, d'autres sont restés dans les centres de d'accueil et d'hébergement. Voilà.
Hm. Et comment euh justement en tant que maire on organise, on essaie de de superviser tout ça ? On parle beaucoup de la spontanéité, de la la générosité, de l'entraide de de la plupart des habitants.
On voit les restaurateurs, on voit les agriculteurs, on voit les artisans. Vous en tant que maire Xavier Paris du côté de de Gugan Mestras, comment ça s'est passé ? Comment vous avez essayé de tout coordonner pour que cela se passe au mieux ?
Alors, c'est vraiment un travail collectif qui a été réalisé. bien entendu la municipalité, les élus, les agents municipaux qui ont fait un travail aussi extraordinaire. J'ai la chance d'avoir sur ma commune une réserve communale de sécurité civile que j'ai créé il y a il y a 3 ans.
Ce sont une trentaine de personnes euh voilà qui se sont totalement mobilisé. Et puis ensuite d'une manière générale, ce sont les les habitants qui ont proposé euh des d'être d'être présent, hein, de voilà, de soutenir moralement les les personnes, j'y reviendrai, ou d'apporter des denrées, des produits et cetera. Donc c'est vrai, c'est une mobilisation générale sans compter bien entendu aussi les les entreprises qui jouent vraiment le le le jeu.
Là aujourd'hui, c'est les deux centres sont ouverts 24h/ 24, y compris la la nuit hein. Le le centre est est ouvert. Euh nous nous relayons, hein, il y a tout un un planning qui a été qui a été fait.
Euh les entreprises, quelques entreprises locales nous fournissent les repas puisque nous faisons petit-déjeuner, déjeuner et dîner euh bien entendu. Euh nous avons aussi euh un un un petit pôle médical qui s'est créé parce que imaginez bien que ces personnes que nous avons accueilli euh sont aujourd'hui un peu fatiguées, un peu désappointés, un peu à bout, il faut il faut il faut le dire. Moralement c'est c'est très dur. depuis plusieurs jours, elles n'ont pu rentrer, voilà, c'est plus que pénible, ell n'ont pu rentrer à leur domicile.
Donc, il y a aussi un accompagnement à à à faire. Donc j'ai des infirmières, des psychologues, des kinés qui viennent voilà pour essayer de d'apaiser tout ça. En tant que maire, Xavier Paris, on généralement quand vous êtes dans les médias, c'est souvent pour dénoncer une certaine bureaucratie, pour dénoncer des manques de budget, pour dénoncer un certain comportement de l'État vis-à-vis de certaines communes.
Là, c'est assez extraordinaire de voir que la plupart des mèes qu'on a au téléphone avec bien sûr la plupart du temps des des motifs légitimes encore dans cette situation pour se pour se plaindre de certains éléments concrets, mais tous à un moment dans la discussion sont étonnés, sont bluffés, sont épatés par la solidarité entre les habitants et en fait la la générosité qu'ils sont obligés d'organiser dans un moment comme celui-ci. C'est votre cas ? Non, c'est c'est totalement mon cas et et je peux vous assurer que ça fait vraiment chaud au cœur.
On a plutôt tendance à dire que aujourd'hui ça dev plutôt une forme d'égoïsme. Là aujourd'hui, c'est tout le contraire. C'est tout l'inverse.
C'est tout l'inverse. Et dans des moments difficiles comme ça parce que même si jean Mestras n n'est pas une ville évacuée, on sent quand même une ambiance un peu anxiogène et cetera. Donc cette générosité fait vraiment chaud au cœur.
Elle fait elle fait plaisir et on sent que dans des moments difficiles, les gens voilà se serrent les coudes et pour passer au mieux cette période qui malheureusement va durer encore quelques jours he h quelques jours. C'est vrai que on a appris dans la nuit hein que le feu est est en tout cas présenté comme stabilisé, pas encore fixé. On sait que aujourd'hui ce c'est c'est malheureusement une canicule qui redémarre avec un risque de feu et de reprise de feu qui est forcément amplifié.
Vous de votre côté, comment vous vous préparez à ces prochaines heures, à ces prochains jours ? Est-ce que vous vous apprêtez éventuellement à renforcer certains centres, à en agrandir certains ? Est-ce que vous avez changer le le message peut-être que vous faites déjà passer sur dans votre dans votre commune ?
Expliquez-nous un peu. Alors, effectivement, on se on se prépare à toutes les éventualités, hein. Aujourd'hui, comme vous l'avez très bien dit, le feu est est stabilisé, il n'est pas fixé et les gens ne pourront rentrer à leur domicile que lorsque le feu sera fixé. h ça va prendre eff jours en fonction de l'évolution de la météo aujourd'hui les fortes chaleurs le vent effectivement ne favorise pas cela donc on se prépare.
Moi j'ai un troisème centre qui est prêt à être ouvert. Voilà nous avons déjà tout installé et si d'autres communes devaient être évacuées nous pourrions effectivement accueillir ces ces personnes dans ce troisème centre sans sans difficulté. Donc véritable préparation, non pas au pire mais préparation à on va dire à recevoir un peu plus de personnes et à accueillir les personnes dans le besoin.
J'espère qu'on aura pas le faire mais il faut se préparer [raclement de gorge] voilà une anticipation à faire et et nous nous sommes prêts comme les communes voisines. Il y a quatre communes là du du Sud Bassin qui aujourd'hui ne sont pas évacuées. On on est dans la même logique là.
Se préparer à accueillir si besoin des des personnes sinistrées. H quel message éventuellement vous aimeriez passer ? aux habitants de votre commune qui souhaitent aider ou qui pourraient eux-mêmes être évacués.
Je ne sais pas du tout si Gugan Mestras pour l'instant est concerné d'un quelconque façon pour par un risque ou par une éventuelle anticipation d'évacuation. Non, rien de ça pour l'instant. Non non et puis merci de me poser la question parce que sur les réseaux sociaux on entend et on voit un peu tout et n'importe quoi.
La ville de Gjoman Mestras comme les autres villes la Teste Leche et et Arcachon ne ne sont pas évacués. Il il y a pas de de crainte à ce niveau-là. C'est vrai qu'on peut recevoir ce matin, il y avait de la fumée, une odeur bien entendu, mais il y a pas de de risque d'évu pour l'instant pas de risque voà pas de risque d'évacuation à ce jour de ces de ces de ces communes.
Moi je voudrais dire que j'en ai déjà les remercier de de leur générosité, de leur mobilisation et puis les les les rassurer. Voilà, rassurer à la fois les gugané. J'essaie moi d'avoir des contacts très réguliers tous les jours avec les personnes que nous accueillons dans les centres d'hébergement euh puisqu'ils ont besoin voilà de de de ce lien d'être peut-être un peu rassuré puis avoir des informations un peu plus fiables.
J'ai j'ai la chance de faire un point chaque jour avec mes collègues maires et avec le sous-préfet de l'arrondissement de d'Arcachon. Donc, on essaie de le tenir de de tenir informé ces personnes-là euh au mieux que nous pouvons. Hm.
Et euh et euh pour en effet pour pour le reste, toujours appel peut-être à la prudence si jamais on veut on veut aider dans les centres d'hébergement. J'imagine qu'il y a tout ce qu'il faut sur le site de la mairie directement. Aujourd'hui, il y a vraiment tout tout ce qu'il faut.
Peut-être même un peu trop, mais ça c'est c'est pas grave. Il vaut mieux que ça soit comme ça. Jamais trop.
Jamais trop. Voilà. Euh mais non, aujourd'hui nous avons nous avons tout.
Si un jour il devait manquer quelque chose, on ferait bien entendu un appel et et dans les minutes qui suit, je sais très bien que on aura une réponse favorable. Donc aujourd'hui, voilà, la mobilisation, elle a été là, elle est présente. Beaucoup de bénévoles, tenir des centres d'hébergement 24h sur 24, c'est très très lourd he c'est des présences pris la nuit et cetera.
Des personnes se sont inscrites, on a pu faire un planning là. Moi, j'ai un planning qui va au moins jusqu'à dimanche soir et on continuera siend c'est organisé et c'est préparé du côté de de Gentan Mestras dont vous êtes le maire. Merci beaucoup Xavier Paris d'avoir été avec nous et puis on le répète des centres d'hébergement du côté de votre commune que ce soit à la pâtinoire que ce soit du côté du fameux lycée de la mer avec le centre sportif qui a été réquisitionné et vous nous avez même dit que un 3è centre s'apprêtait potentiellement à être ouvert si jamais de nouvelles évacuations devaient avoir lieu et je vous remercie. de l'avoir dit sur Sud Radio et d'avoir précisé la situation en rappelant peut-être ce point contrairement à certaines informations qu'on voit circuler ici et là notamment sur les réseaux sociaux.
Non, Gjon Mestra n'est pas du tout concerné par les évacuations ou par les incendies. Tout va bien. C'est au contraire une commune qui peut vous accueillir et dans laquelle vous pouvez vous arrêter.
Il est 10h15 sur Sud Radio. Dans un instant, puisqu'on parlait de la solidarité, de l'entrée, de d'une certaine générosité, de spontanéité et bien on sera avec les agriculteurs notamment par la voix de Théo Hernandez qui est le président des jeunes agriculteurs de la Gironde. Ben, il va nous dire comment ça se passe sur le terrain quand il aide les pompiers, quand il aide actuellement les forces de l'ordre, quand il aime ma les habitants.
Ben oui, de temps en temps, on a même une entrée dans tout ce petit monde. Et ben, c'est beau à voir. Je peux vous le dire.
À tout de suite sur Sud Radio. Sud Radio. [musique] Sud Radio, les débats de l'été 10h 13h, Maxime Liedo 10h19 sur l'antenne de [musique] Sud Radio.
On poursuit notre balade dans l'actualité du jour en restant bien sûr principalement concentré sur ce qui se passe avec les incendies et les images qui frappent énormément, qui font le tour de la France, peut-être même du monde et notamment via l'intermédiaire des réseaux sociaux. C'est ces agriculteurs qui viennent aider nos pompiers avec leur fameuse leur fameuse citerne réserve d'eau qui participe justement à la lutte contre les incendies. Bonjour Théo Hernandez.
Tho Hernandez que vous êtes avec nous. Je crois que on est avec vous. À moins qu'il y ait un léger problème technique, c'est simple, c'est très enfin c'est très simple.
Oui, il y a eu un problème technique. Est-ce que ce n'est grave ? Absolument pas.
C'est le camarade Zac et le camarade Anthony qui sont en technique qui vont assurer ça. Je pense qu'entre du côté de la Gironde, le réseau n'est pas non plus des meilleures qualité. Et on aimerait vous avoir parce que cette solidarité, elle est importante quand même à mettre à mettre en avant.
Puis on sait à quel point les agriculteurs le territoire est important et je crois que la magie de la technique et la magie des deux personnes qui sont en régie ont fait qu'on vous a retrouvé. Tho Hernandez, bonjour. Oui, bonjour.
Excusez-moi, au milieu des bois, on capte pas forcément. C'est c'est ce que je disais, il y a absolument aucun problème. Th Hernandez, merci beaucoup d'être avec nous.
Vous êtes président des jeunes agriculteurs de la Gironde. Je le disais quand même des images qu'on fait le tour des réseaux sociaux, le tour des chaînes infos, le tour du pays, ces agriculteurs qui aident les pompiers. Vous, c'est le cas en girande, vous êtes en total soutien des pompiers et si oui, comment ça se passe concrètement ?
Oui, tout à fait. Oui, on n'a pas hésité à à venir et à se mobiliser donc dans le réseau JA mais aussi plus largement l'ensemble des agriculteurs de la Gironde, des départements limitrophes et même limitroph de la Nouvelle Akitaine. Donc ça fait un bel élan de solidarité.
Euh voilà. Donc nous notre job c'est d'aller à des points d'eau, de ravitailler de charger nos tonnes à eau, de ravitailler les pompiers, de les charger directement leur camion. au plus près euh des flammes et des colonnes euh tout en se mettant en sécurité.
Il faut toujours allier les deux, la rapidité et la sécurité. Euh et ça leur fait gagner un temps précieux et surtout une rapidité de de chargement pour qu'il soit le plus efficace possible euh sur les fautes. Mais racontez un peu comment quand même tout ça s'est organisé parce que on comprend la volonté d'aller aider.
Entre le moment où on a envie d'aller aider et le moment tout d'un coup on se retrouve au milieu des flammes en train d'essayer de de remplir des cuves d'eau pour aider pour les rapprocher des des pompiers. Ça a dû mettre un petit peu de temps, non ? Comment ça s'est passé ?
Vous êtes coordonné avec eux ? C'est ça ? Oui, tout à fait.
En moins de 24 heures, on avait des convois qui étaient prêts. On a nous chez jeunes agriculteurs, on a décidé de diviser nos convois pour avoir de la relève parce que moi je suis arrivé vendredi et et j'avoue que la nuit dernière, j'ai pu dormir un petit peu. C'était quand même très agréable parce que j'ai d'autres GIA du Blauer qui sont qui sont arrivés pour prendre un peu la relève.
Et là, depuis ce matin, on a été officiellement réquisitionné par la préfecture. Donc là, on est sur un on suit une colonne de 80 pompiers euh pour les ravitailler. Là, on se dirige vers le Porsge pour avoir le le briefing et savoir où on part.
Hm. Ce qui est ce qui est quand même toujours un peu hallucinant dans ce type de de situation parmi celle que vous décrivez, Théo Hernandez, en rappelant que vous êtes le président des jeunes agriculteurs de la Gironde, c'est de voir à quel point bon entre le moment où vous êtes mis en place, le moment où la préfecture vous vous réquisitionne d'une certaine manière, le moment où toute la chaîne en réalité se construit officiellement, vous me dites que ça a commencé vendredi, on est mercredi. Bon, disons qu'il fallait pas être pressé quoi.
Exactement. le feu, ça fait euh 8 jours qui un mercredi de la semaine dernière. Heureusement qu'on a pas attendu d'être équilitionné pour pour intervenir.
Après, on reste très attaché à notre patrimoine. Les agriculteurs, on travaille avec la nature et quand on voit cette nature euh partir en fumée, c'est une évidence d'y partir. On a encore en tête 2022 où un grand nombre de de nous étaient là-bas et donc on a pris de notre expérience 2022 pour arriver le plus rapidement possible.
H mais il y a deux il y a deux éléments quand même que je retiens dans dans la discussion qu'on a depuis quelques minutes maintenant. Tho Hernandez la première c'est que généralement quand on parle des agriculteurs, c'est souvent parce que vous traversez des périodes plus que pénibles, c'est souvent parce que vous avez des revendications. On filme souvent les grands cortèges sur les autoroutes qui font des blocages, des points de blocage et cetera et cetera.
Là, malgré toute cette période de tension, malgré les les les difficultés que vous traversez, la lutte contre les incendies, les les différents avec les pouvoirs publics, peut-être même avec les autres professions, ça disparaît. C'est l'urgence d'abord. Euh tout tout à fait.
Euh dans dans des situations d'urgence, c'est là c'est on n'est pas sur une crise, on est sur de l'urgence. Euh tout disparaît. Il y a il y a même il y a j'ai envie de dire il y a même plus de syndicats.
On travaille tous ensemble euh pour essayer euh de d'éteindre d'éteindre cet incendie. Euh là voilà, on est on est sur du sur de d'urgence et euh mais on on sera rappelé à la à la fin de cet épisode au pouvoir public que voilà, même si euh il nous aide mais pas forcément comme on a envie où c'est très long, nous on fait être réactif et en moins de 24 heures quand il y a un problème comme ça euh on est on sait être sur le terrain si on avait essayé comme comme l'État nous traite parfois on serait peut-être arrivé dans un mois ou de sur le terrain. [rires] Ça c'est pas faux.
Il y a aussi un rapport, j'imagine pour vous, Tho Hernandez, au territoire, à la terre, au paysages, à la nature qui est très important en tant qu'agriculteur parce que les ravages que tout cela provoque, on va peut-être en en saisir entièrement les conséquences dans 2 3 semaines pour pas dire plus de temps. Vous vous avez ce rapport-là qui fait que pour vous ce qui se passe un véritable drame, beaucoup plus et vous le vivez peut-être encore plus profondément que certaines personnes. Ben bien sûr, nous on travaille tous les jours dehors avec la nature et je rappelle enfin on a quand même autour de de et et dans tous ces coins là, on a quand même des agriculteurs.
Moi, j'ai des adhérents qui sont là-bas. Euh je m'entretenais ce matin avec Jeanis Carlier de la DDTM euh parce que ben on a nos agriculteurs ne peuvent plus aller travailler sur leur terre alors qu'on est en pleine récolte de pommes de terre, plein semi d'haricot vert et récolte de maïzou. Et ça pose aussi un problème parce que des exploitations qui sont déjà en crise, qui ont des cultures euh qui arrivent à terme euh vont peuvent pas ramasser et des cultures qui doivent mettre au sol pour nourrir aussi la population hein parce que le maillou c'est du maillot consommation humaine et les haricots verts aussi euh ne peuvent plus travailler.
Donc on est en plus obligé nous de travailler sur deux choses. C'est le fond et la forme. C'est-à-dire que on est sur le terrain pour aller monter les pompiers mais on est aussi obligé d'être à l'écoute des des agriculteurs qui sont secteur qui essayent de protéger leur maison comme ils peuvent et et leur culture et faire en sorte qu'ils puissent continuer à à travailler pendant les les incendies.
H sachant [raclement de gorge] que il y a il y a aussi vous parlez des agriculteurs, c'est très important. Il y aussi, je crois, vos vos confrères viticulteurs qui vont traverser une salle passe parce que quand bien même ils ne sont pas touchés par les incendies, il y a toutes les conséquences que peuvent provoquer les les grands écrans de fumée qu'on peut voir partout sur le territoire de la Gironde dont on va là aussi je pense mesurer les conséquences seulement dans quelques semaines. Une question Théo Hernandez puisque on se penche sur cette histoire de la nature.
Vous êtes le président des jeunes agriculteurs de la Gironde. On a beaucoup de débats ces derniers temps sur les mesures écolo qui empêchaient parfois qui empêcheraient de prendre certaines mesures contre les incendies où on pense au débroussaillage, on pense à certaines normes en forêt, on pense à certaines normes justement aussi dans les champs. Vous en tant qu'agriculteur, vous êtes confronté aussi à ça parfois à une à une idéologie écolo qui empêche le pragmatisme.
Vous le voyez sur le terrain ? Mais oui, tout à fait. Oui, on on le voit parce que on a quand même de la chance dans le secteur où on est d'avoir des sablières, mais on créerait des retenu d'eau.
Euh ça nous ferait aussi des des points de pompage pour justement ce genre d'incendie. Euh et s'il y avait des réels parfeux euh alors oui, un parfeu c'est peut-être pas joli, mais euh on se rend compte que en cas de d'incendie de cette ampleur, les parfeux euh il y a pas besoin de les créer en en urgence et de se battre contre le feu. Enfin, hier soir, hier après-midi, pardon, j'étais au mieux sur une piste forestière à ralimenter les pompiers.
Euh on était à 400 m des flammes et on avait des bulles pour nous protéger et pour créer un parfeu. Donc euh je pense que on n' pas retenu les leçons de 2022 pour des histoires d'idéologie et surtout de bureaucratie et et de paperace. Euh mais je pense que pour le bien-être de la faune et la flore he parce que faut pas oublier la faune et la flore là qui est qui est en train de de s'éteindre et qui va mettre du temps à revenir sur le terrain euh bah ces parfuml auraient évité d'avoir autant d'hectar d'avoir autant d'impact.
Et j'en profite aussi pour remercier quand même parce que ça il faut quand même en parler tous les bénévoles qui sont dans les salles communales les maires de de toutes les villes. [raclement de gorge] On était on était avec un maire justement il y a il y a 5 minutes de cela en effet. Et et parce que on a eu un un super accueil.
On a dormi ce soir hier soir pardon à Brache euh commune qui est à 10 km de la Cano. On a été reçu euh on arrivé tard hein, on arrivait après-minuit, on a été très très bien reçu. Euh moi ça j'avais pas prévu de rester aussi longtemps.
Euh je pensais que le le feu allait s'atténuer. Euh ils ont pas hésité à prendre mon sac et à me laver mon linge parce que ben je j'avais plus de linge propre à me mettre. Ils nous ont nourri jusqu'à 1h du matin.
Ce matin à 6h euh ils nous ont ils nous ont préparé le café. Enfin, je tiens vraiment à à remercier toutes ces personnes et il faut absolument les mettre en valeur parce que sans eux, on serait épuisé et et voilà, ça fait quand même chaud au cœur tout cet élan de de solidarité. Et on voit bien que de toute façon, Tho Hernandez, actuellement, la France tient par cet élan de solidarité que vous avez formidablement décrit.
Merci beaucoup d'avoir été avec nous, président des jeunes agriculteurs de la Gironde. Bon courage encore pour cette journée. On a bien compris que vous étiez sur les routes à destination d'autres lieux justement pour apporter le soutien des agriculteurs à à nos soldats du feu qui sont encore en train de lutter contre cette incendie he contre ce méga feu comme il est appelé désormais stabilisé mais toujours pas fixé avec un risque de reprise particulier aujourd'hui avec la la canicule et certains vents qui vont certainement se remettre à souffler dans un instant sur Sud Radio alors qu'il est 10h29 vous en avez l'habitude vos grands débats de l'été les éditorialistes approchent entrent et s'installent autour de la table on va causer notamment de l'arcom Mais ce qu'elle va devenir la police des réseaux sociaux ?
Hier, le son grand patron était l'invité de Sud Radio au micro de Patrick Roger, Benjamin Glaise et Gilles Gansman. Et vous allez le voir, il a développer une petite idée qui n'est pas tombée dans l'oreille d'un sour, encore moins l'oreille de nos auditeurs, à savoir commencer à contrôler un peu comme ils le font du côté des médias certains influenceurs en parlant de diversité des politiques, en parlant de non pas de surveillance mais ça sort forcément de vigilance sur les contenus, sur le temps de parole. Bref, est-ce que l'Arcom va devenir la police des réseaux sociaux ?
Et ben on en débat dans une poignée de seconde. À tout de suite sur Sud Radio. Sud Radio.
Parlons vrai.