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interviewFrance Culture (sur YouTube)· 25 mai 2021 43 min

Inflation, emploi, cryptomonnaies : les nouveaux défis de l’économie

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

les matins de france culture guillaume erner une forte actualité économique entre questions relatives à l'inflation à l'emploi la sortie de crise bonjour patrick artus vous êtes chef économiste de natexis et alors vous publiez avec marie-paule virard la dernière chance du capitalisme aux éditions odile jacob c'est un titre étrange puisque on a l'impression que le capitalisme se porte finalement très bien maintenant le capitalisme ne se porte pas très bien on connaît alors on va pas revenir sur tous les défauts connus du capitalisme les inégalités le partage du revenu en défaveur des salariés etc l'excès de délocalisation non le vrai sujet c'est que ce capitalisme là qui n'est plus libérale 1 contrairement à ce qu'on dit le plus souvent puisque l'une de ses composantes essentielles c'est la constitution de monopoles est devenu inefficace on a moins en moins de croissance de moins en moins de progrès technique la productivité augmente plus on crée surtout des mauvais emploi est donc le vrai là la vraie difficulté enfin pour ce capitalisme esquisse qui me ce qui nous fait penser que marie-paule virard que ses jours sont comptés la vraie difficulté c'est que on pourrait sans doute accepter ces inconvénients si c'était quelque chose qui crée du dynamisme économique or il ne crée pas de dynamisme économique et au contraire alors évidemment il faut essayer de comprendre pourquoi il ya plusieurs raisons mais mais mais ce qui fait que ce modèle va être rejetée c'est que on est plus on n'est plus dans le deal de reagan ah oui vous avez des inégalités mais en même temps vous aurez une économie dynamique on a des inégalités une économie qui n'est pas dynamique mais alors justement alors que vous parlez d'une économie peu dynamique la presse plus tôt d'ailleurs la presse américaine pour la situation aux états unis parlent d'un rebond étonnant de l'économie d'une surchauffe avec un risque qui est complètement inattendue parce qu'on s'attendait à avoir un chômage de masse il est là mais moins important que prévu en revanche le risque principal qui est pointée c'est l'inflation oui alors là on est dehors dans une dans un horizon qui n'est pas le même on est dans un horizon beaucoup plus court terme il ya de l'inflation aux états unis un dernier indice des prix et à plus de 4% sur un an et c'est cette inflation elle n'est absolument pas structurelle c'est l'inflation qui est complètement accidentelle est transitoire elle est due à quelque chose qui est assez particulier qu'on n'avait pas bien vu venir c'est que en sortie de crise decaux vide on a une énorme des formations de la demande au détriment des services et en faveur des biens ça fait vingt trente ans que partout dans les pays de l' ocde on consomme de moins en moins de biens et plus en plus de services ce qui paraît normal élévation du revenu vieillissement resta or là tout d'un coup on se met à consommer peu de services et énormément de bien et donc il ya des raretés qui sont créés à cause de cette déformation de la demande qui était pas du tout anticipé donc c'est des raretés qu'on connaisse et des matières premières les métaux les semi conducteurs le transport maritime etc mais ça ça va se corriger si on consomme pas de service c'est surtout qu'on peut pas consommer certains services donc comme je vais pas au restaurant je change mon ordinateur mais on voit que c'est passé pas c'est pas une caractéristique durable des économies ça va se corriger en attendant et ça c'est vrai des états unis à la drôme il ya un certain nombre de produits qui sont de plus en plus cher le bois par exemple dans le voit c'est aussi les états unis c'est parce que alors ça c'est en fait on s'aperçoit que peut-être la conséquence la plus importante de cette crise et le télétravail peut-être que c'est ça finalement le choc majeur puisque ça va vraiment changer l'organisation des entreprises ça peut fabriquer une grande vague de délocalisation des jeunes qualifiés parce que ils vont aller peut-être beaucoup dans des pays où le logement est bon marché par exemple et puis ça aux états unis ça s'est très très bien observé aujourd'hui ça conduit à ce que beaucoup de salariés quittent les grandes agglomérations et s'installent dans des petites villes et donc ils construisent des maisons en bois est donc une explosion de la demande de bois de construction d'un nouveau une fois que vous avez quitté votre appartement à new york et construire votre maison en bois au dubstep new york comme on dit et acheter un ordinateur une chaise de bureau c'est fait et vous allez recommencer à consommer des services donc on vous avec ce choc là c'est pas c'est pas très intéressant enfin surtout les marchés financiers s'excite énormément sur cette question de l'inflation mais ce qui est intéressant c'est qu'est ce qui fait que depuis 25 ans il n'y a plus d'inflation structurellement et est ce que ces chants structurelles qui font qu'il n'y a plus d'inflation depuis 25 ans ont changé pendant cette crise est la réponse est non attendez avant de cotiser sur le risque inflationniste car il y en ad'autres autre que les matières premières quand même est-ce que ça signifie pas patrick artus qui a tout simplement une demande mondiale qui explose par exemple pour le prix des containers et du transport c'est l'argent est ce que non mais médium c'est la selas elle avait le même argument on a acheté énormément d'électronique et biens d'équipement ménager et donc on a fait exploser le trafic depuis la chine alors c'est le trafic trans pacifique en container c'est le trafic de containers entre la chine et l'europe heures dont une partie maintenant passe entre 1 et met à nouveau ça fait partie de cette même chose transitoire une fois que vous avez changé votre télé votre ordinateur et votre mobilier vous aller tranquillement recommencer à aller au restaurant à voyager aller au cinéma donc donc mais est ce parce que il faut quand même voir que le pipe du monde la production du monde aujourd'hui elle est toujours plus basses qu'avant la crise donc on dit on a une reprise warner autrui ce mandat comme moins de production qu'avant la crise donc il peut pas y avoir de problème normalement il ya un problème parce qu'on on s'est mis à consommer massivement un certain nombre de produits qui ont comme composante particulière en général d'incorporer des semi conducteurs par exemple et donc on crée une rareté sur arte qui est nouveau c'est pas un phénomène structurel de l'économie allait l'autre phénomène inflationniste c'est celui de la reprise à la fois des salaires et de l'embauchent aux états unis avec des professions qui sont tout simplement dans l'incapacité donc de remplir les offres d'emploi on le voit aussi en france alors je ne sais pas si vous avez des chiffes patrick artus mais par exemple sur la restauration dit que sont des secteurs qui ont du mal à embaucher la conséquence naturelle pour être une augmentation des salaires oui alors ça c'est assez il faut aussi faire la part entre l'anecdotique et le macro économique alors on a tous vu aux états unis les annonces chez amazon chez huawei chez mcdonald's mcdonald's quand vous regardez le salaire or les annonces juste pour expliquer aux auditeurs tandis que les salaires minima à les augmenter dans certains cas jusqu'à 15 $ ça c'est anecdotique oui mais alors quand vous regardez le salaire horaire moyen de l'ensemble des américains ils augmentaient de 0 7% sur un an donc en fait à nouveau aussi c'est anecdotique c'est à dire que au niveau macroéconomique on trouve le mécanisme macroéconomique qu'on attend il manque toujours 9 10 millions d'emplois aux états unis par rapport à la situation d'avant l'aco vider les salaires n'augmentent port la question du salaire minimal qui est très important des cours pour la gauche et pour by donne à 15 dollars de l'heure est ce que vous vous trouvez ça anecdotique mais il le fera pas moi je pense qu'il le fera pas pour la raison suivante parce que si effectivement vous faites une hausse globale force du salaire minimum aux états unis si on mettait à 15 $ de l'heure le salaire minimum on toucherait à peu près directement 30 millions d'américains dont les salaires montrera et après vous avez des effets de répercussions que comme on le voit partout et et là vous auriez de l'inflation simplement si vous avez de l'inflation les taux d'intérêt vont augmenter si les taux d'intérêt augmentent bailon ne peut plus faire son programme de déficit public donc je pense qu'ils ont peut pas tout avoir sur soi vous soutenez l'économie par un très gros déficits publics avec des dépenses d'investissements des dépenses de protection sociale etc et pour ça il faut un environnement de taux d'intérêt très bas et si vous mentez en même temps que vous faites ça le salaire minimum vous n'avez pu l'environnement de taux bas donc je pense que bayonne a choisi de ne pas monter salaire minimum évidemment il y aura quelques entreprises ou les plus bas salaires vont monter bien nouveau au niveau agrégé regarder que l'inflation est à 4 et les salaires horaires à 07 c'est quand même impressionnant bien sûr mais c'est cette mesure elle est plébiscitée par 85% des démocrates 45% des républicains ça c'est finalement la chose la plus étonnante donc oui mais il le fera pas well ans il enfin j'ai versé on peut pas tout avoir vous pouvez pas émettre une énorme dette publique parce que la réserve fédérale l'année prochaine va arrêter d'acheter les émissions du trésor a donc fort vraiment placer la dette publique émise vous pouvez pas placer une énorme dette publique à des taux d'intérêt bas et en même temps faire une hausse massive des plus bas salaires faut choisir donc on ne peut pas faire les deux mais pour autant je continue à vous embêter avec sa patrick artus pour autant on pourrait imaginer que cette pandémie ayant vraiment révélé de manière éclatante les inégalités notamment les inégalités aux états unis la politique de bail de temps à les corriger l'une des manières de les corriger c'est d'augmenter le salaire minimal oui mais je pense qu'il a fait le choix de réduire les inégalités en mettant en place une protection sociale décente donc augmentation des dépenses de santé augmentation des dépenses d'éducation avec la gratuité un des jardins d'enfants de maternelle etc augmentation d'un certain nombre de dépenses sur le soir indemnisation du chômage enfin voilà donc je pense qu'il a plutôt fait le choix de mettre en place une protection sociale pas tout à fait aux européennes mais allant dans cette direction plutôt que les hausses de bas salaires et alors c'est un débat certes mais honnêtement vous voyez l'argument les bas salaires c'est quand même des emplois de service assez peu qualifiés sur lesquels il est très difficile de faire des gains de productivité donc si vous votez massivement les bas salaires vous avez de l'inflation ça sera une vraie et on peut pas avoir de l'inflation et faire une politique de dette publique massive pourquoi ne pas imaginer un autre partage de la valeur ajoutée oui mais à ce moment là il faut on on peut revenir à dire c'est des choses qui tentons débat dans le bouquin que la gentillesse de parler on peut revenir à haegen mis des années soixante dix cols c'est à dire c'est à dire une économie où il ya un conflit pour le partage des revenus parce que l'inflation va dire à ses rôles c'est enfin je veux dire c'était vacances j'étais jeune économiste ont baigné là dedans c'était les thèses marxistes quoi sur l'inflation c'est un conflit de partage des revenus alors il faut expliquer aux auditeurs ça veut dire quoi c'est dur combat on a on a dû revenu à se partager il ya une partie qui va aux capitalistes et deux parties qui va aux salariés s'il ya un conflit certes les salariés en veulent plus et les capitalistes veulent pas lâcher bas les salaires monté en réaction les entreprises montrent les prix et comme les salaires sont indexés sur les prix les salaires montent donc les travailleurs ne gagne rien au final et c'est ce qui se passait dans les années soixante dix avec l'inflation à deux chiffres qui était un conflit de répartition comme on dit avec en plus une forte indexation des salaires au prix alors ce monde-là a disparu parce que on a d'abord complètement d indexer les salaires des prix donc même quand il ya de l'inflation les salaires ne réagissent pas et puis parce qu'on a complètement tué le pouvoir de négociation des salariés donc on n'est plus du tout aujourd'hui il ya plus du tout conflit de répartition donc on pourrait imaginer de revenir dans un monde de conflits de répartition simplement la difficulté c'est que dans un monde de confit de répartition on n'a pas le droit d'avoir de dette parce que les taux d'intérêt sont élevés alors nous on a fait le choix de la dette donc on ne peut plus payer le luxe du monde de conflits de répartition ou alors ça va être très compliqué qu'est ce qui se passe en france pendant ce temps là patrick artus est ce que finalement la situation est aussi grave que ce que l'on pouvait redouter auparavant voulait dire aujourd'hui donjon je crois pas je crois pas je pense que là tous les travaux que nous faisons et enfin je dis nous c'est collectivement l'ensemble de béco confrères ont l'air de montrer que le problème est concentrée dans les pme des secteurs qu'on connaît tous et qui ont été fermés par la pandémie donc en fait on a 80 12 ou 13 % d'économie qui va bien et qui va même mieux que ce qu'on anticipait ce qui est quand même étonnant il faut insister là dessus parce que on avait vraiment peur du monde avait peur de quelque chose de lavéra du monde ça mais on a vraiment aujourd'hui les derniers chiffres qu'on a sont étonnants enfin les chiffres sont compatibles avec une croissance très forte et puis on a un bout de l'économie qui fait 6 ou 7 % d'économie qui va enfin qu'ils allaient jusqu'à la semaine dernière à extrêmement mal bon il faut quand même rappeler aux auditeurs là aussi qu'on a gagné 2 ou 3 % puisque six économiste parlait de l'économie des 90% sous-entendu 10% de l'économie faire mais c'est pas le cas on s'est passé pas c'est pas le cas et on fonctionne à moi on fonctionnait enfin jusqu'à là on n'a pas encore les chiffres bien sûr depuis une semaine mais ont fonctionné à -5% d'anormal mais mais mais le reste est extrêmement dynamique et cette dynamique d'ailleurs elle part aussi du commerce mondial puisse qu'on a eu on a une croissance extrêmement rapide du commerce mondial plus de 9% sur un an et un pays comme la france ou l'europe globalement qui est très ouverte en profite énormément donc l'industrie va très bien et l'industrie ça diffuse énormément dans les services donc en fait on a une économie totalement au bi polaire quoi gérer ya un petit bout qui va très très mal et un gros bout qui va beaucoup mieux que ce qu'on a donné ce qu'on craignait alors même que la pandémie si mes informations sont bonnes patrick a reçues ce n'est pas terminé non elle n'est pas terminée mais d'abord les entreprises ont appris à vivre avec et puis on a une reprise simultanée en asie aux etats-unis quand vous le commerce mondial c'est + 9% sur un an en volume donc c'est quelque chose qui est extrêmement violent donc non on est plutôt dans une situation où on voit que le on a un problème très concentré et c'est une chose pour les salariés il ya un petit nombre de salariés s'est même pas d'essai au delà des salariés il ya des indépendants etc qui sont en grande difficulté et une majorité qui a au contraire gagné du revenu pendant cette crise alors justement est ce que finalement les mesures différentes mesures de relance de soutien à l'économie il y à d'autres mesures qui sont annoncées aujourd'hui dans les echos est ce que ces mesures finalement elle ne favorise pas aussi cette relance il y a faut il ya deux types de mesures et lieux des mesures complètement défensive le chômage partiel les plantes soutien aux entreprises ces mesures évidemment n'ont d'intérêt que tant qu'on est dans ce n'est que de nuire difficulté le vrai débat il me semble qu'il faut qu on s et c'est sur les mesures de long terme c'est vrai ce que est ce que ce qu'a annoncé le gouvernement est suffisant et moi je pense qu'il manque tout un pan qui est le pan que j'appelle compétences sur ce qui correspond à l'éducation au sens très large des requalifications la formation on a un énorme problème de compétence dans ce pays on le sait très bien on a on dans le premier plan de relance on s'occupe de transition énergétique on s'occupe de réindustrialisation s'occupe de santé oms baisse des impôts d'entreprise il ya très très peu sur les compétences je pense qu'ils font un plan compétences au sens très large assez l'apprentissage et l'alternance d'université et ça va jusqu'à la maternelle où on sait que l'échec scolaire commence dans les toutes petites classes de la maternelle donc c'est ça qui manque et on n'a pas besoin aujourd'hui de faire un grand plan de stimulation des revenus va dire il ya il ya 200 m réservé à accumuler la cfdt propose c est la une des echos un des contrats de six mois pour l' embauche dans les très petites entreprises oui alors on sait qu on a eu une expérimentation déjà ce que sarkozy de 2,0 charge sur les les embauches dans les pme ça marche très très bien chaque la réponse de l'emploi à ce type de mesures est très très forte donc on peut effectivement réfléchir à ça mais je crois qu'il faut cibler on n'est plus aujourd'hui dans un besoin de faire un chèque à tout le monde quoi que ce soit des ménages ou des entreprises il faut cibler d'une part sur les ménages et les entreprises qui sont encore en difficulté et puis je pense qu'il faut cibler sur cette question des compétences parce qu'on sait que tant qu'on n'aura pas corriger ça le reste ne marchera pas vous pouvez par réindustrialiser 6 à des problèmes d'ordre gauche massif peut pas digitalisées une économie où il n'ya pas de diplômés en sciences enfin donc il ya un énorme problème de compétences qu'il faut traiter on va partir avec vous à la recherche du monde d'après patrick artus est l'un des chapitres du livre que vous publiez avec marie-paule virard la dernière chance du capitalisme aux éditions odile jacob on va voir quelles sont les conséquences actuelles de cette pandémie lequel n'est pas terminé mais on voit déjà un certain nombre de tendances très net sur l'économie mondiale vous serez rejoint dans quelques instants par nicolas chéron il est stratégiste marché pour zonebourse spécialiste de cryptome monnaie il est 8 heures sur france culture excellent réveil à tous 7h 9h les matins de france culture guillaume erner et l'on parle de l'économie de l'économie du monde d'après mais pas le monde d'après après vous voyez le monde d'après de maintenant celui que l'on observe déjà sous nos yeux et qui est témoin de ce qui a changé suite à cette pandémie et qui n'a à peu près rien à voir avec ce que l'on imaginait il ya quelques semaines encore nous sommes en compagnie de patrick artus vous êtes chef économiste de natexis natexis il faut dire que sont les anciennes caisses d'epargne tout à fait est là et la banque populaire banque populaire caisse d'epargne là vous publiez avec marie-paule virard la dernière chance du capitalisme aux éditions odile jacob et en face de vous nicolas chéron bonjour je vous ai convié nicolas chéron parce que vous êtes notamment spécialiste de crypto monnaie est l'une des choses les plus étonnantes dans cette atmosphère étrange sur le plan économique ce sont les crypto monnaie on va en parler dans quelques instants mais tout d'abord patrick artus ce monde d'après que l'on voit sous nos yeux on a commencé à l'évoquer on a dit qu'il y avait une inflation qui pour vous êtes une inflation momentanée on a vu qu'il y avait des changements qui était déjà des changements effectifs par exemple le télétravail avec des répercussions sur l'immobilier notamment l'immobilier de bureaux quel tableau dressé finalement de ces changements qu'on a aujourd'hui sous nos yeux bon ben ya tout ce que voulait dire que en général on regroupe sous le mot digitalisation de l'économie donc tous les plus digital la façon dont on travaille la façon dont on consomme les loisirs alors après il ya un débat entre économistes pour savoir si nico demi digital ce une économie avec plus de croissance de beer emploi ou pas les plateformes internet sacré plutôt de mauvais emploi donc on n'est pas sûr du tout que cette économie digital elle soit meilleure et qu'elle crée plus de revenus et qu'elle crée plus d'emplois qualifiés elle crée un petit nombre d'emplois qualifiés et beaucoup d'emplois peu qualifiés et puis après second grand choc alors ça nous conduit à votre sujet d'après guillaume c'est l'abonné les banques centrales les états ont voulu faire des déficits publics gigantesque c'était impossible sans le soutien des banques centrales qui ont acheté les dettes publiques émises et ont créé d'abonnés pour pour payer ses achats en fait on à financer les déficits publics par la création monétaire ce qui d'ailleurs rend complètement surréaliste débat qu'on a aujourd'hui sur la dette il n'y a pas de dette qu'ovide d'être co vidal a été l aider elle a été aussi vite détruites qu'elle était créé puisqu'elle était rachetée par les banques centrales donc tout se passe comme si on avait financer toutes les dépenses covit part directement par de la création de mode mais pourtant il y avait dans les échos la semaine dernière un tableau assez inquiétant pour les français qui expliqué qu'ils allaient nous falloir 67 ans ont baissé ce ça c'est un travail centré temps pour rembourser la graille d'euler hermes qui que je trouve ridicules pour dire la vue pourquoi n'existe pas cette dette on repense pas une bête qui n'existent pas quoi cette dette a été détaillée cet argent il existe et c'est à monet c'est vrai que quand l'état français payent le chômage partiel il fait une gesticulation un peu bizarre qui est dû à des contraintes légales qui est qu'il est mais une obligation qui est dans l'instant acheté par la banque centrale qui paye en créant de la monnaie donc on aurait pu s'éviter la gesticulation et créer de la monnaie pour payer le chômage partiel on n'a pas le droit de faire ça que ça s'appelle le financement monétaire du déficit public mais on a le droit d'acheter l'obligation trois jours après qu'elle ait été émise donc il n'ya pas de dettes qu'ovide donc ya pas besoin de monter les impôts donc il y aura pas à rembourser la dette qu'ovide et tous ces calculs n'ont aucun intérêt alors pourquoi on ne fait pas ça en permanence pourquoi dense qu'à l'habitude on fait face en permanence parce que peut-être il ya quelques inconvénients au fait de créer une montagne de mosnes lesquels vrai sujet il ya cent ans quand on crée de la monnaie on avait de l'inflation donc c'est notre débat d'une demi heure aujourd'hui on a pu ce que l'abonné n'a pu cette nature là dans les années 20 en allemagne canton monétise la dette publique ont fait la même chose qu'aujourd'hui les allemands prennent la monnaie et vont acheter à manger donc on fait de l'hyperinflation qui part des produits agricoles aujourd'hui quand on achète quand on crée de la monnaie cette monnaie elle sert de placement donc aujourd'hui d'ailleurs on voit que l' usage qui est fait de la monnaie créée par les banques centrales c'est un acheter des biens immobiliers et 2 investir quoi épargner acheter des actions donc donc le lien aujourd'hui il est entre la monnaie et les prix des actifs c'est-à-dire les actions les crypto bonnet l'immobilier etc alors justement c'est de cela dont il va être question maintenant puisque parmi les conséquences extrêmement étrange de cette période il y a donc l'inflation des actifs c'est à dire que l'immobilier encore pour une bonne partie les actions et plus spécifiquement encore ce qu'on appelle les crypto monnaie ont vu leur prix s'apprécier les crypto monnaie ont vu leurs cours diminué il ya quelques jours mais au global c'est une augmentation significative vous en êtes spécialiste nicolas chéron peut-être tout d'abord eu une définition qu est ce qu une crypto monnaie alors permettez moi une petite précision je suis effectivement analyse de marché spécialisée sur le marché actions depuis près de 15 ans et si vous voulez avec l'avènement de cette nouvelle classe d'actifs aujourd'hui qui pèse plusieurs centaines de milliards et bien voilà on a énormément de clients qui veulent se mettre sur les crypto monnaie qui veulent apprendre quelques sont les crypto monnaie aujourd'hui il ya beaucoup de définitions certains vont dire que ce sont effectivement des monnaies d'autres vont dire que ce sont des réserves de valeurs ce sont des actifs numériques donc pour le coup on va pas avoir de billets de banque ou de pièces en face on va avoir des lignes de code et c'est crypto monnaie aujourd'hui c'est une nouvelle classe d'actifs qui a un peu moins de 10 ans le bitcoin la principale crypto monnaie est née en 2008 2009 est donc aujourd'hui ça devient une classe d'actifs à part entière qui a intéressé une énormément d'investisseurs justement cette période qu vide très particulière où les gens étaient enfermés chez eux et avaient envie d'investir alors les crypto monnaie effectivement ce n'est pas seulement le bitcoin le bitcoin est aujourd'hui assez connus mais en réalité il y en a des quantités assez impressionnante c'est quand même étonnant de voir des gens acheter des crypto monnaie nicolas chéron alors que celles ci ne sont pas soutenues par des états c'est même l'une de leur première définition sont des monnaies mais il n'y a rien de régalien derrière alors qu'on a l'habitude de dire que dans les périodes troublées est la nôtre et singulièrement troubler les gens vont plutôt vers des valeurs refuge vers l'or vers des choses solides alors qu'est-ce qui se passe eh bien peut-être qu'il y a eu une crainte de certains investisseurs par rapport au système financier dans son ensemble c'est à dire qu'avec cette crise du coc vide on a vu les bourses mondiales s'effondrent et les économies connaître leur pire récession depuis la deuxième guerre mondiale et on a donc une partie des investisseurs des jeunes notamment qui se sont dit que il devrait mettre leur argent sur d'autres classes d'actifs qui ne sont pas gérés par justement les gouvernements les banques centrales dans une optique de diversification et puis de sortir un peu du système en place dont on sait pas qui est aujourd'hui il est complètement administrée par les banques centrales si cela en fait qui est assez étrange dans ce phénomène nicolas chéron c'est qu'on a à faire un drôle de mélange entre des gens qui sont détenteurs donc d'une turquie va de la culture geek de la culture informatique à une culture d'investisseurs traditionnels un drôle de mélange avec à la fois des gens qui refusent le système tel qu'il est et puis d'autres qui sont complètement inséré dans ce système c'est un mélange complètement inédit expliquez nous oui c'est vrai qu'on va du geek à l'ultra spéculateurs c'est vraiment très particulier alors on on a connu des vagues sur les crypto vous avez une vague sur les crypto mode edge sur les crypto monnaie vous avez des vagues d'adoption massive 2013 2015 2017 et puis plus récemment en 2020 des vagues vous avez tout une nouvelle partie de la population qui va s'intéresser à la classe d'actifs qui va rentrer dedans équivalent à faire gonfler alors c'est vrai qu'au début c'est un mouvement qui avait été créée par satoshi nakamoto et c'est une liste diffusion qui avait été envoyé aux saveurs punk ce donc vous voyez on parle de un peu de gens qui étaient hors du système et qui voulait se battre pour mettre en place la cryptographie pour protéger la vie privée ça c'est vraiment le fondement même donc au début on parle de deux geeks et d'informaticiens après je pense qu'il ya une porosité intéressante entre les informaticiens et la communauté des joueurs en ligne les fameux gamer aujourd'hui ma génération j'ai près de 40 ans a vieilli et on a un nombre de personnes qui jouent aux jeux vidéo et qui sont connectés à internet qui est absolument énorme donc je pense voilà qu'au début on avait les geeks puis les gamers et puis on a vu des investisseurs de plus en plus spécialistes enfin de moins en moins spécialistes d'ailleurs des spécialistes au début des crypto monnaie et puis ensuite des spéculateurs pure qui se sont tout simplement intéressé à la volatilité de ces actifs puisqu'on parle de performances en centaines ou en milliers 2% là où notre marché actions est désormais un peu plus calme et oui c'est à dire qu'on a vu des valeurs dont le bitcoin passer d'une valeur zéro à une valeur de 50 mille dollars pro descendre remontée patrick artus votre regard sur ce phénomène là aussi complètement inédit je suis d'accord avec l'explication il ya mélange de 1 défiance vis-à-vis de la gestion monétaire des banques centrales qui crée trop de monnaie quoi donc les bonnes et public sont tv dépréciés dévalorisés et pourquoi c'est dangereux de casses et autres monnaies non mais oui et puis il ya le mouvement libertarien en disant ce truc l'état mais pas ses salles main sur ma monnaie quoi bon moi je pense que les crypto menait privés vont disparaître parce que dans cinq ans dans dix ans on n'en parlera plus parce que ça peut pas marcher vous émettez la façon dont c'est fait s'est mise en émettait une quantité qui à la fin ne varie plus il ya une espèce de d'état stationnaire ou le mining devient tellement compliqué là il va falloir que vous traduisez ça devient trop cher d'en fabriquer de nouveaux donc on a on a on aura une offre de bi cogne par exemple qui sera à peu près constante et la demande à l'escale est donc tous les mouvements de la demande passe dans les prix c'est bien ce qu'on voit donc vous fabriquez un actif dans la variabilité du prix va être de plus en plus gigantesque et ça ça peut pas que conduire à ce que ça prenne une part de marché conséquente les humains ont pas envie de mettre une partie importante dans leur épargne dans un truc dont le prix peut doubler puis être divisé par deux puis redoublé donc ça va rester petit et puis deuxième facteur les états sortent leur cryptome onel qui sont ils qu'est ce que ça veut dire une crypte homo ça veut juste dire que les échanges sont gérées sur la blocs chaîne c'est juste de la techno lab lokchine c'est un algorithme informatique c'est un échange son sens unités centrales de des changes mais c'est essentiel parce que ça veut dire d'une part que c'est sécurisé c'est sur différents orteil a pas de sens de chambre de compensation centrale un tout et décentraliser les y aura bientôt des crypto monnaie public et les états qui sortent des crypto monnaie public on le voit en chine aujourd'hui veulent détruire évidemment les crypto monnaie privée pour que les leur prenne la place le bitcoin en chine ses jours sont comptés et ça sera bientôt le cas aux états unis donc je pense que un c'est trop volatile c'est que c'est comme l'or avant la découverte des amériques les prix s'envolent pas si on n'a pas assez puis après les prix s'effondrent c'est comme les actions de l'oppression dual aulas voilà donc je ne crois pas à la capacité d'un actif dont l'offre est fixé dès pas gérer venir importants à prendre une part de marché importante et 2 les états vont vouloir imposer les leurs de crypto monnaie donc ce que nous aurons dans notre téléphone portable ça sera du crypto euros et ça sera pas du bitcoin mais ça sera de l'euro ça sera pas un autre actif ce sera de l'euro sur les blogs chan quoi mais alors en attendant nicolas chéron là aussi le phénomène des crypto monnaie ça n'est pas seulement donc une manière de voir différemment les deux visent à telle enseigne d'ailleurs qu'on se demande si on a encore à faire à des monnaies c'est aussi une autre manière de voir la finance avec différents organismes qui veulent faire concurrence aux banques qui veulent envisager une autre un autre système bancaire expliquez nous oui effectivement via la finance décentralisée on va permettre à certains acteurs de ceux de se prêter de l'argent par exemple entre vous et moi sans passer par le système bancaire aujourd'hui il y a déjà des milliards de dollars qui sont échangées qui sont prêtées reçu entre des particuliers en direct sans passer donc partout le maillage si vous voulez traditionnels de la banque qui va valider les transactions et permettent les échanges donc donc ça c'est une grande innovation c'est une manière patrick artus fait tourner la tête et on va continuer dits collatéraux ça veut dire que on a la possibilité d'envisager en tout cas c'est une utopie concrète une autre manière de faire office de banque c'est c'est une possibilité après je pense que de la même manière que les états essaient de contrôler les crypto monnaie et de les réguler les banques vont aussi avoir leur mot à dire et vont aussi vouloir peut-être changer la donne alors après j'hésite parce que il ya les banques qui vont se dire contre et puis à les banques qui vont carrément investir dedans c'est là où je ne suis pas d'accord avec vous monsieur vertu c'est à dire que en 2017 lorsqu'il ya eu la bulle sur les crypto monnaie jétais un analyste boursier classique c'est à dire qu'à ce moment là on avait une sur médiatisation d'un phénomène une entrée massive de particulier qu'ils ne connaissaient rien au bitcoin d'ailleurs on pouvait trouver sur internet le nombre de recherche commun c'est du bitcoin carte bleue qui avait littéralement explosé et on avait des prix qui partait en parabolique et à ce moment là en 2017 je me suis dit bon baron menée dans la crise des tulipes on est dans une nouvelle crise dans une nouvelle bulle majeur et ça va retomber tout seul mais depuis 2018 2018 2019 2020 depuis trois ans il ya comme une maturation de cet écosystème et de la même manière qu'en l'an 2000 nos sociétés technologiques avaient connu une bulle était retombé et puis ensuite on avait une maturation de de tout ce qui était technologie est bien là ces dernières années on a vu un nombre de projets se mettre en place autour des crypto monnaie absolument firent type de projets par exemple de d12 des exemples alors vous avez un des plus gros projet qui a été mis en place récemment c'est un concurrent du bitcoin c'est l'été les hommes allaient terium c'est un système de protocoles et alors c'est encore très abstrait mais si vous voulez sur les terrains on va pouvoir mettre en place des smart contracte alors qu'est ce qu'un smart contracte voyez ça comme un automatisme prenons un exemple simple et c'est aussi parce qu'il n'y a pas encore assez de cas d'utilisation dans la vie quotidienne que les gens ne se rendent pas compte de la puissance peut être de ce système après je vous avouerai que je me pose encore la question de savoir si dans dix ans nous nous aurons un écosystème crypto monnaie ou pas mais donnez nous un exemple de ce que peut être un smart et bien voilà vous prenez un avion avec air france vous allez en voyage et puis à votre retour votre avion est en retard et bien vous allez mettre en place un smart contracte qui va faire que sur les blocs shine on va avoir la liste protéger cryptographie et de l'ensemble de ses passagers et que si l'avion arrive en retard et bien il ya une ligne de code un automatisme qui dit et bien l'ensemble de ses clients là demain vont être remboursés d'une partie du prix du billet parce que ils sont en retard donc on a comme ça d utilisation qui sont en train de se mettre en place petit à petit on a des sociétés françaises a notamment dans la bloque chain qui sont en train de signer des contrats avec des grosses sociétés du cac 40 pour essayer de mettre en place des systèmes de blocs taisne à moyen long terme patrick artus je vous vois bouillir non mais deux choses il faut pas confondre les crypto bonnet lablaude chaîne oui ma banque fait du crédit sur la blood chaîne veut dire c'est une technique informatique ça n'a aucun rapport et les frites aux monnaies à les smart contracte on fait tous ça dans l'assurance ça n'a aucun rapport avec les crypto mais c'est la blood chaîne donc faut pas confondre l'instrument informatique et la monnaie qui est dessus deuxièmement quand on a créé les banques alors c'est quand même assez anciens sacem enfin disons dans le monde contemporain en italie la fin du moyen-âge ça a été considéré comme un immense progrès par rapport à la situation antérieure au monsieur apprêtez à monsieur b parce que les banques diversifie de risque et fournissent de la liquidité moi je crois qu'il ya un une supériorité terrible de la banque par rapport à la situation monsieur apprête à monsieur b donc je ne crois absolument pas à ça non je pense que les crypto monnaie c'est essentiellement aujourd'hui à part à nouveau le petit noyau de gens qui croient pour des raisons philosophiques qui sont à nouveau des libertariens anti-eta c'est essentiellement quelque chose qui est purement spéculatif et comme c'est un actif qui n'a aucun intérêt puisqu'il ne verse aucun revenu qui ne financent pas l'économie c'est quelque chose qui disparaîtra quoi je ne vois pas qui puisse voir de futurs as a à nouveau la blouse chaîne c'est tout à fait autre chose c'est un instrument extrêmement puissants doigts alors la belote shane ça peut permettre par exemple nicolas chéron lorsqu'il est question de transparence dans l'économie puisque ça c'est quelque chose qui est aujourd'hui particulièrement important et qui est souligné par différents acteurs il faut expliquer que la blocs chaîne permet de tracer toute une série de choses et donc dans un monde où la blocs stein tracerait toutes les transactions y compris des transactions minimes les transactions de la vie quotidienne il y aurait une surveillance ça c'est le mauvais côté et une transparence donc une impossibilité par exemple d'avoir affaire à des mécanismes de corruption ce genre de choses ah bah y'a aucune inviolabilité de la blog shane puisque les valider par le système de la blood chaîne qui est lui on ne peut pas hacké le système de la bloquer donc c'est vraiment une validation qui est faite par plusieurs acteurs et c'est un système qui qui est qui va complètement validé les informations et je me perds un petit peu lorsque l'on voit ça justement patrick artus on se dit qu'il ya une possibilité effectivement d'utiliser ces différentes techniques pour poursuivre la digitalisation avec là aussi des révolutions dans le domaine bancaire oui alors il ya deux niveaux moi je crois à nouveau que ce qu'on aura scellé crypte monnaie public donc on aura du crip torero du crypto de l'art du crypto reminbi y en a et ça c'est quand même un changement considérable au regard deux formes de cryptome république il ya celui qui ne sert qu aux échanges entre les banques donc là c'est vraiment la ville obtiennent donc à nouveau c'est pas très intéressant sera pas très intéressant aussi mais c'est de la technologie mais ce que font les chinois c'est de la crypto bonnet privé c'est à dire que vous vous allez payer avec du crypto reminbi sert votre compte en banque eelv a pu être dans une banque qui va être à la banque centrale et c'est la banque centrale qui va gérer vos transactions alors peut-être jusqu'à un certain plafond est pas ajouté et donc quand vous allez acheter votre de vote déjeuner au restaurant vous allez payer sur un débit de votre compte à la banque centrale alors il ya un risque totalitaire parce que ça veut dire que l'état connaît toutes vos transactions et c'est déjà le cas en chine puisque avant même qu'ils y est donc une crypto devises il y a la possibilité donc de supprimer la monnaie fiduciaire classique et donc l'ensemble de vos transactions pour être assez par wim exemple le régime et après la question est de savoir si ça c'est géré par votre banque donc vous avez un compte dans une banque chinoise ou si c'est géré en crypto reminbi par votre compte dans les bilans de la banque centrale il voyait qu'eux on va en fait si ça avance beaucoup les banques ont pu de dépôt quoi les dépôts quittent les banques et fonds à la banque centrale c'est pour ça d'ailleurs que les européens pour l'instant non pas ce projet-là leur projet de crypto euros c'est juste de l'inter bancaire assez les échanges entre banques c'est pas pour l'instant quelque chose qui est un substitut aux dépôts des banques c'est un substitut aux billets ou bien aux pièces comme et pas au dépôt si vous allez à l'étape suivante vous c'est la banque centrale qui gère la liquidité quoi il s'est plus les banques commerciales qui gère la liquidité est ce que ça veut dire malgré tout patrick artus qu' on est dans une économie dans une phase de l'histoire de l'économie où les banques centrales jouent un rôle complètement inédit alors c'est à la fois compliqué à expliquer parce que ce sont des mécanismes extrêmement technique est cependant et bien aujourd'hui ils ont des conséquences sur notre vie quotidienne évidemment et moi je pense que ça pose un très très grand problème démocratique qu'est la question de l'indépendance banques centrales elles sont indépendantes parce qu'on est sur une fiction qui est la seule chose qu elle fonce et contrôler l'inflation à long terme c'est la théorie monétaire la plus basique mais aujourd'hui les banques centrales font pas ça alors effectivement elles vont gérer d installer moyens de paiement avec les crypto modèle mais elle elle finance les états en monétisant les dettes publiques elles veulent intervenir dans le vert elles veulent racheter les créances verte a des airs des conditions meilleures que les autres créances elles financent les entreprises au japon elle s'achète des actions la banque du japon est le plus grand actionnaire des entreprises japonaises et donc les banques centrales elles interviennent dans tous les aspects de l'économie donc comment est ce qu'elles peuvent être indépendantes comment vous faites tout ça sans être sous le contrôle des parlements dont je crois qui a sacré un gigantesque problème de démocratie et pour la banque centrale européenne banque centrale européenne c'est une question alors pour l'instant mais n'achètent pas d'actions in fine il y z quand même considérablement les états à se financer à faire des déficits publics donc ils interfèrent avec les politiques de l'économie réelle à nouveau le la théorie de l'indépendance c'est très clair la banque centrale peut être indépendante parce qu'elles n'interfèrent pas avec l'économie réelle parce qu'elle a un seul objet qu'elle contrôle de l'inflation si elle sort de cet objet ça pose un véritable problème de parce que ce qui fait les fondements de l'indépendance n'est plus présent clairement patrick artus on a débuté cette discussion sur la question de l'inflation zahedi elle est momentanée parce que il ya un certain nombre de besoins du bois pour construire des maisons en bois du métal parce que l économie industrielle reprend mais l'inflation des actifs ce que l'on vient d'évoquer l'inflation sur les actions alors les actions de tesla par exemple donc le constructeur de d'automobiles électrique ça aussi c'est un phénomène qui est étonnant non c'est pas étonnant à nouveau assez étonnant dans un climat économique quand même un certain mais non parce que s'ils voulaient pas le mécanisme il est simplissime on vous donne de la monnaie gk nouveau c'est l'abonné qui finance les dépenses publiques et cette monnaie voulu vous n'allez pas la garde et ça rapporte rien vous allez l'utiliser pour acheter des bitcoins des actions de l'immobilier des entreprises et donc vous faites m'ont fait monter les prix des actifs c'est que la régularité qui était qu' il ya cent ans il y avait un parallélisme entre l'augmentation de la quantité de monnaie l'augmentation des prix des biens vous le retrouvez aujourd'hui dans le parallélisme entre l'augmentation de la quantité de monnaie et l'augmentation des prix des actifs alors si vous faites un joli graphique vous verrez que les prix des actifs donc les prix de l'immobilier et les cours boursiers etc ils suivent la quantité de monnaie nicolas chéron oui effectivement on a eu des plans de relance des plans budgétaires des plans de soutien des banques centrales qui était historique rappelons à vos auditeurs que le le pib mondial c'est autour de cent mille milliards de dollars si on met tous les plans les uns avec les autres on est à plus de dix mille milliards de dollars déversés sur l'économie et les marchés financiers pour se faire une petite idée en 2000 lorsque de 2008 lorsqu'on connaît la crise des subprimes une des crises les plus importantes de ces cinquante dernières années on va injecter pour sauver les banques deux mille milliards de dollars en l'espace de moins d'un an c'est cinq fois plus que l'on met en place donc on est dans des proportions historiques jamais vu ça crée de l'ultra liquidités qui crée effectivement l'inflation des actifs dont vous parlez et puis par ruissellement qui fait monter d'autres classes d'actifs comme les crypto un mot de conclusion patrick artus donc la dernière chance du capitalisme votre livre que vous publiez avec marie-paule virard aux éditions odile jacob là c'est à plus long terme et avec évidemment une conséquence de ce qui est en train de se passer actuellement oui parce que je pense que capitalisme d'abord on l'a dit tout à l'heure est assez peu efficace du point de vue du dîner l'économie en face capitalisme là et puis il a ce qu'on appelle des béquilles et la dernière béquille c'est cette gigantesque création monétaire est ce que les chiffres que vous citez c'est de la monnaie quoi je dire assez on a fait comprendre que ces déficits publics ils sont financés par la création de et ça ça finira mal que ça soit vous continuez sur vous continuer à augmenter la quantité de monnaie les prix des actifs vont devenir délirant et on aura une énorme crise financière genre tulipes ou l'eau tulipes ccc le dépistage des piles d'or l'épisode des bulbes de céleri plus qu est sûre les bulbes de tulipes c'est la septième et choix on sort de cette politique un certain moment et là on a un problème et que les dettes puisque les dettes ne sont portables que si les taux d'intérêt sont très bas on en parlait tout à l'heure au sujet de bail donne est donc toute façon peut pas faire l'économie d'une crise c'est soit une crise de bulle sur une crise de la dette et donc cette crise va forcer à changer de capitalisme et d'ondés quant à ben je sais pas dans trois semaines et deux heures non mais ces essais c'est 2023 le moment où les banques centrales vont devoir quitter cette politique quoi et là il va bien falloir faire autre chose merci nicolas chéron de nous avoir exposé les principes de la crypto monnaie patrick artus vous publiez avec marie-paule virard la dernière chance du capitalisme et c'est aux éditions odile jacob

Inflation, emploi, cryptomonnaies : les nouveaux défis de l’économie — Christian Jacob · Pourquijevote