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interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo· 16 avril 2026 23 min

Prix des carburants, loi Yadan, suppression des ZFE... Le "8h30 franceinfo" de Laurent Jacobelli

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:01
Présentateur

Bonjour Laurent Jacobelli. Bonjour. Vous êtes député de Moselle, porte-parole du Rassemblement National. Merci d'être avec nous sur France Info. Bonjour Paul Barcelone. Bonjour à tous. On commence évidemment par les carburants. Le gouvernement ne semble satisfaire personne, ni l'opposition, ni les distributeurs avec son projet de décret pour plafonner les marges. Encore hier soir, Jean-Anne Bardella sur France 2.

0:21
Laurent Jacobelli

L'idée dérisoire sur le papier, ce n'est pas ça qui va rendre du pouvoir d'achat aux Français. Il faut baisser les taxes sur le carburant. Donc je demande au gouvernement une baisse de la TVA de 20% à 5,5% sur le carburant.

0:35
Présentateur

Plafonner les marges des distributeurs comme le propose le gouvernement, pour vous, c'est un effet de communication ?

0:40
Invité

Oui, c'est un effet de communication. D'ailleurs, quelques heures après, la porte-parole du gouvernement, qui est aussi en charge de l'énergie, Madame Bréjon, expliquait que rien n'était finalement dans les tuyaux, que c'était une idée comme ça. Le gouvernement n'a pas encore tranché. Voilà. Donc, une fois encore, on parle beaucoup, mais ça fait depuis le début de cette crise, depuis le début de cette guerre, que le gouvernement parle, essaye de rassurer, mais ne fait rien. Il nous avait dit, vous allez voir, c'est temporaire, les prix ne vont pas être augmentés, ils vont rebaisser. Comment vous pouvez dire qu'ils ne font rien ?

1:02
Présentateur

Ils ont fait des ciblés, quand même.

1:04
Invité

Si je ne peux pas rien faire, factuellement. Un centime, un centime de baisse sur le plein de l'essence. Tout cela est dérisoire. Il faut prendre des mesures chocs. Il faut effectivement, comme l'a dit Jordan Bardella, et comme le propose aussi Marine Le Pen, baisser la TVA sur l'essence, et sur les énergies d'ailleurs, de manière générale, de 20% à 5,5%. Aujourd'hui, vous avez trois acteurs. L'État, les distributeurs et producteurs d'essence, et les consommateurs. L'État ne fait aucun effort. Les producteurs ne font aucun effort.

Les seuls sur qui tout repose, le poids de la guerre, le poids financier de la guerre en France, reposent sur ceux qui se lèvent le matin, qui vont bosser, et qui sont obligés de prendre leur voiture. 270 millions de recettes supplémentaires. Voilà ce qu'a encaissé l'État. Voilà ce que les Français ont payé. Ça suffit, parce que ça veut dire ralentissement de l'économie demain. Ça veut dire des gens qui ne peuvent plus aller bosser. Et ça veut dire baisse de la consommation, baisse de la production. Et donc, si on ne prend pas des mesures urgentes, les Français s'appauvriront, et notre économie ira dans le mur.

On a un État incapable d'algir, qui me fait penser, excusez-moi de l'expression, mais assez vache, dans les prix qui regardent passer les trains. Comparer l'État à une vache, vous. C'est une comparaison, vous avez bien compris, je ne compare pas les personnes. Mais qui regardent passer les trains en étant complètement incapables d'agir, agir sur le plan international, agir pour défendre le pouvoir d'achat des Français, il est temps de prendre ces mesures.

2:21
Présentateur

On a bien compris votre proposition au Rassemblement National, baisser la TVA de 20 à 5,5%. Cela coûterait, selon les estimations du gouvernement, 1 milliard d'euros par mois, 12 milliards d'euros à peu près aux finances publiques par an. Où est-ce que vous trouvez l'argent, et comment vous financez cela, à l'heure où les caisses sont vides, Laurent Jacobelli ?

2:37
Invité

Alors, ces 12 milliards, ils vont d'une manière ou d'une autre être financés. Donc aujourd'hui, on demande simplement aux Français qui bossent et qui payent des impôts, qui payent des taxes de financer. Vous savez, 12 milliards dans le budget de l'État, finalement, ce n'est pas grand-chose. Ce n'est pas grand-chose si on regarde, par exemple, le coût de l'immigration, si on regarde le coût de la contribution à l'Union européenne, si on regarde le frais de fonctionnement de l'État. Qui doit payer demain ? Est-ce que vous trouvez logique de demander aux Français de faire des efforts en disant on ne fera aucun effort sur les soins gratuits ou l'hébergement des migrants ?

Vous trouvez normal de demander aux Français de faire des efforts en disant eh bien, on va continuer à caser les copains avec des salaires à 15 000 euros par mois ? Vous trouvez tout cela normal ? Eh bien, pas nous. S'il y a un effort à faire aujourd'hui, c'est à l'État sur son train de vie et sur les mauvaises dépenses. Et un deuxième raisonnement. Si vous ne faites pas cet effort maintenant, ce n'est plus 63 000 faillites par an que vous allez avoir, mais c'est 70, 80, 100 000 faillites par an. Et donc, des cotisations sociales qui ne rentreront plus dans les caisses de l'État, alors même qu'il y aura plus de chômage et qu'il faudra plus de social.

3:37
Présentateur

Mais vous dites qu'il faut couper dans les dépenses sociales, les dépenses de santé, de l'éducation ?

3:40
Invité

Non, non, non. Je dis, il y a des dépenses dont on a déterminé qu'elles étaient aujourd'hui des mauvaises dépenses. On va être très clair. Le surcroît de contributions au budget européen. Il y a 5 à 6 milliards à les trouver. Le coût de l'immigration. Vous avez 11 milliards à les trouver. Le train de vie de l'État. Vous avez des dizaines de milliards à les trouver. Je crois qu'il faut d'abord faire cette cure d'amaigrissement de l'État avant de dire aux Français vous allez payer votre plein d'essence 15, 20, 30, 40 euros plus cher. Tout simplement, vous allez payer un droit à l'essence pour aller travailler. C'est amoral et inefficace.

4:12
Présentateur

C'est un programme de campagne, de la prochaine campagne, la présidentielle, pour laquelle vous vous positionnez. Mais là, dans l'urgence, on fait quoi ? Deux mesures. Je vous le dis.

4:19
Invité

Baisse de la TVA et baisse de la TICPE. Je ne veux pas être technique. De 16 centimes. Exactement. Qui est une taxe sur l'essence.

4:25
Présentateur

Payée par les pétroliers.

4:26
Invité

baisse de 16 centimes sur cette taxe. Pourquoi ? Parce que si on fait l'ensemble de ces taxes, c'est 20 euros d'économie par plein. 25 euros,

4:36
Présentateur

a dit Jordan Bardella.

4:37
Invité

25 euros sur un plein de 50 litres.

4:38
Présentateur

Voilà.

4:39
Invité

Ça dépend des voitures, etc. Je donne toujours le seuil le plus bas pour ne pas qu'on vienne critiquer les chiffres. Mais moi, je veux bien qu'Emmanuel Macron et que son gouvernement soient plus intelligents que la Terre entière et plus intelligents que son opposition. Mais enfin, pourquoi l'Espagne le fait ? Pourquoi l'Italie le fait ? Pourquoi même l'Allemagne le fait aujourd'hui ? Aujourd'hui, je le répète, en France...

4:59
Présentateur

Ce sont des pays qui ne sont pas exactement dans les mêmes situations de l'état des finances publiques. Bien sûr.

5:04
Invité

Donc, ils ont géré notre pays comme des sagouins et maintenant, ils disent, puisqu'on a mal géré, vous allez en plus payer. Alors ? 1,70, 1,80 ou 1,90, c'est le coût du litre d'essence chez les pays voisins. Est-ce que vous croyez une seconde que les Français qui habitent à la frontière vont faire le plan en France ? Non. Donc, en ayant une essence trop chère, c'est moins de consommation à France et c'est moins de recettes fiscales. On a un gouvernement qui n'a aucune notion d'économie, mais ça, on le savait.

5:28
Présentateur

Alors, Paul vous interrogeait tout à l'heure sur le fait que ni les oppositions, on l'entend dans votre voix ce matin, ni d'ailleurs les distributeurs ne sont d'accord avec cette proposition de plafonner les marges. Ce serait contre-productif, disent les uns et les autres, notamment dans la grande distribution. Dans une lettre ouverte hier au Premier ministre, les distributeurs demandent au gouvernement de suspendre temporairement la collecte de ce qu'on appelle les certificats d'économie d'énergie, ce qui représente 15 à 20 centimes par litre du carburant. Cette petite enveloppe financière-là sert à financer la transition écologique. Donc les distributeurs veulent la suspendre.

Est-ce que c'est une solution ?

6:02
Invité

Pourquoi vous dites

6:02
Présentateur

que vous êtes sûr ?

6:03
Invité

Parce que moi, je lis les rapports de la Cour des comptes, c'est toujours intéressant, et je vois que ces certificats d'économie d'énergie, selon cette Cour, sont mal gérés, dont on ne peut pas déterminer les flux financiers. On n'est même pas sûr, d'ailleurs, qu'ils servent à financer

6:18
Présentateur

la transition écologique. Pour avoir lu le rapport dont vous parlez aussi, ils disent aussi que ça sert notamment à financer l'isolation des bâtiments. Ah mais ça, c'est sur le papier. Vous avez bien raison.

6:26
Invité

Sauf qu'il y a une déperdition d'énergie, permettez-moi la comparaison, entre l'argent collecté et l'argent financé réellement dans la transition écologique. Bref, c'est un impôt déguisé. On va arrêter de tourner autour du pot. Donc, une fois encore, est-ce qu'il faut aujourd'hui augmenter la pression fiscale ou la diminuer ? Ces certificats d'énergie ont augmenté récemment. D'ailleurs, je rappelle que le Rassemblement National, par la voix de Jean-Philippe Tanguil, avait dénoncé qu'on a été traité à peu près de tous les noms pour l'avoir fait. Or, aujourd'hui, tout le monde voit cette évidence. C'est un impôt supplémentaire qui ne sert pas à grand-chose.

Vous savez, je vais vous dire quelque chose. Si c'est pour construire des éoliennes qui ne servent à rien ou des panneaux solaires chinois, honnêtement, autant arrêter.

7:04
Présentateur

Est-ce qu'il faut que les Français se mobilisent maintenant ? Peut-être durement ? Est-ce que vous les appelez, clairement, ce matin sur France Info, à retourner sur les ronds-points façon époque gilet jaune et à se faire entendre ?

7:12
Invité

Non, non, moi j'appelle, vous savez, moi je crois en une chose, c'est la transition non pas énergétique, même si elle est utile parfois, mais la transition démocratique. Il nous reste un an à tenir. Moi je le dis à nos compatriotes, un an à tenir. Donc regardez ce que fait le gouvernement aujourd'hui. Rappelez-vous qu'Édouard Philippe avait augmenté les taxes sur l'essence. Ça a été sa première décision. Et demandez-vous qui demain défendra les Français qui bossent et les automobilistes ?

7:37
Présentateur

Donc vous ne les appelez pas à descendre dans la rue mais à voter pour vous dans un an.

7:41
Invité

Mais évidemment, qui aujourd'hui matraque les automobilistes ? Qui ont fait des parias de la société alors qu'une fois encore on a interdit le centre-ville aux Français les plus défavorisés ? Qui ? Eh bien ce gouvernement... Moi je rappelle qu'on a eu une victoire récemment. C'était il y a un jour ou deux. C'est la fin des zones à faible émission au centre-ville.

7:59
Présentateur

On va en parler après le fil d'info mais avant j'aimerais qu'on parle sur le détroit d'Hormuz parce que hier lors d'un forum économique aux Etats-Unis, le ministre de l'économie Roland Lescure a estimé que la France payait déjà pour le détroit d'Hormuz. C'est en anglais, tendez l'oreille, on vous l'a traduit. Nous payons déjà, tout le monde paie. Donc tout ce qui peut permettre au pétrole de naviguer librement est le bienvenu. Mais avec une grande réserve, nous pensons que les lois internationales en termes de circulation maritime doivent être appliquées.

Bon alors depuis le ministère de l'économie a expliqué qu'il ne s'agissait non pas de droits de péage, la France paye les conséquences de la guerre et donc du blocage de ce point stratégique mais on se souvient que Roland Lescure avait déjà fait une boulette qui lui avait été reprochée par le président de la République sur le choc pétrolier. Est-ce que ça pour vous c'est une nouvelle boulette du ministre ?

8:42
Invité

Mais monsieur Lescure est au ministère de l'économie ce que je suis à la danse classique. C'est-à-dire ? C'est-à-dire qu'il n'y connaît rien. C'est bien le problème. Le problème c'est que ce ministre affirme à l'Assemblée nationale et sur les plateaux des choses en disant qu'ils sont les seuls à savoir et que les oppositions ou les pays étrangers font n'importe quoi mais au final quand on gratte un peu il n'y connaît rien et c'est bien le problème de ce gouvernement

9:02
Présentateur

C'est-à-dire qu'il doit démissionner ?

9:04
Invité

Écoutez, ça c'est sa décision et puis c'est au Premier ministre et au Président de la République de le décider mais vous savez on peut faire la liste des ministres la plupart ne connaissent pas de quoi ils parlent il faut venir à l'Assemblée nationale et je vous y invite et j'appelle tous vos téléspectateurs On y vient à l'univers à regarder Quand on pose aux ministres des questions ils sortent une fiche ils ne comprennent pas pour la plupart

9:23
Présentateur

Vous n'êtes pas un peu caricatural il n'y a pas des ministres compétents au gouvernement ?

9:26
Invité

Il y en a peut-être je ne les ai pas trouvés mais peut-être qu'en grattant un peu ils sont tellement nombreux on va peut-être en trouver un derrière les lambris dorés de la République qui fait son boulot mais moi pour l'instant je ne l'ai pas trouvé On a aujourd'hui des marionnettes qui récitent des éléments de langage je vais vous dire ce qu'ils font Ils essayent d'anesthésier les Français avec des fausses promesses ou des fausses réassurances Ils n'ont plus qu'un an à attendre et cette année-là ils vont essayer de se préserver pour leur voie de fonction et leurs indemnités agir pour les Français ça ne semble pas leur première priorité C'est votre élément de langage

9:56
Présentateur

attendre un an Sur le fond de ce que dit Roland Lescure est-ce que pour vous les entreprises françaises doivent s'asseoir sur les consignes françaises et payer les droits de péage à l'Iran pour passer le Détroit ?

10:05
Invité

Non, il y a des règles internationales maritimes notamment que le Détroit d'Ormousse comme d'autres Détroits doit être gratuit et dédié à la circulation des biens Mais vous savez il ne faut pas être naïf aujourd'hui entre les droits d'assurance les droits d'escorte pour essayer de traverser en toute sécurité ce Détroit il y a déjà des coûts Aujourd'hui au moment où on se parle il y a des négociations en tout cas des débuts de négociations des espoirs de négociations et de dialogues à peu près dans tous les sens attendons avant de tirer des conclusions mais une fois encore le recours au péage le recours à la taxe il faut arrêter avec ce réflexe pavlovien au final c'est toujours le consommateur qui paye

10:40
Présentateur

Malgré tout si on en est là c'est peut-être aussi en partie de la responsabilité de Donald Trump le président américain En un mot Laurent Jacobelli est-ce que vous ne regrettez pas d'avoir salué son élection son retour au pouvoir aux Etats-Unis ? Jordan Bardella s'était même interrogé pour savoir d'où il tenait toute cette énergie

10:53
Invité

Oui mais enfin on peut reconnaître que quelqu'un est énergique sans pour autant le soutenir mais vous savez nous on a une règle d'or c'est que nous n'intervenons pas pas d'ingérence dans les élections locales

11:01
Présentateur

Vous aviez quand même salué le vent de liberté qui soufflait sur l'Amérique

11:04
Invité

Ah mais un vent de liberté oui c'est-à-dire que des américains ont voté pour le candidat que les médias leur demandaient de ne pas élire donc le phénomène est remarquable en revanche le candidat nous n'avons jamais soutenu et pour être très honnête avec vous je trouve que ces paroles parfois un peu brutales et vulgaires qui sont prononcées chaque jour ces changements de cap d'heure à heure du président de la fédération américaine ne sont pas rassurants

11:25
Locuteur non identifié

Le 830 France Info Paul Barcelone Paul Larouturo

11:30
Présentateur

Toujours avec Laurent Jacobelli député de Moselle porte-parole du Rassemblement National et avec Paul on voulait vous interroger Laurent Jacobelli sur la proposition de loi portée par Caroline Layadan députée Ensemble pour la République députée macroniste qui sera examinée aujourd'hui à l'Assemblée Nationale qui vise à lutter contre l'antisémitisme notamment en créant un délit d'appel à la destruction d'un État d'abord et avant d'entendre Aurore Berger la ministre qui sera au banc cet après-midi allez-vous voter ce texte ou pas avec le Rassemblement National

11:59
Invité

Écoutez nous verrons bien le texte final que nous aurons parce que vous imaginez bien qu'il y a beaucoup d'amendements notamment de la gauche qui vont être proposés C'est le débat parlementaire Pardon ? C'est le débat parlementaire Nous verrons bien ça fait des semaines qu'on en parle vous savez pas ?

Ah ben moi je ne sais pas ce qui va être voté ou pas voté vous savez souvent les rangs de la majorité sont vides les rangs du groupe des Républicains sont vides et donc au final il y a des majorités fluctuantes et on se retrouve parfois à la fin avec un texte qui ne ressemble pas au texte du début on sait ce qu'il y a dans ce texte Non mais le texte du moment Est-ce que vous votez le texte du moment ? Je ne vais pas me défiler Est-ce que c'est un bon texte ? Non Est-ce qu'il y a une urgence à voter un texte sur l'antisémitisme en France ? Oui Est-ce que nous le voterons ? Très probablement Très probablement Pourquoi ?

Parce qu'une fois encore je ne sais pas ce qu'il y aura à la fin Mais pour revenir sur ce texte il part d'une nécessité le nombre d'agressions physiques verbales de menaces contre nos compatriotes de confession juive a explosé il n'est pas seulement en hausse il a explosé depuis les pogroms les pogroms du Hamas du 7 octobre Aujourd'hui il y a une force politique on va le dire qui fait de l'antisémitisme un élément pour rabattre un certain nombre d'électeurs notamment issus du communautarisme C'est la France insoumise Donc oui bien sûr il y a un danger aujourd'hui en France Est-ce que le texte est assez précis ?

Non Est-ce que ce texte est amélioré par rapport à la première version où très honnêtement il y avait des risques pour la liberté d'expression ? Oui Donc vous le voterez

13:20
Présentateur

en l'état On va écouter Aure Berger qui est ministre chargé de la lutte contre les discriminations ce matin sur France Info

13:27
Locuteur non identifié

Aujourd'hui appelé à la destruction de l'état d'Israël considéré qu'Israël devrait être rayé de la carte même se poser la question clairement d'où vient cette obsession maladive à l'encontre de l'état d'Israël si ce n'est parce que c'est le seul état refuge au monde pour les juifs

13:43
Présentateur

Question très simple avec ce texte est-ce qu'on pourra toujours critiquer très durement la politique d'Israël sans être accusé d'antisémitisme ?

13:50
Invité

Oui je le crois et c'est le curseur dont je parlais tout à l'heure entre la liberté d'expression et la condamnation de l'antisémitisme or aujourd'hui il faut dire les choses clairement il y a chez Jean-Luc Mélenchon et chez ses affidés une propension à travers la critique d'Israël déguisée en antisionisme de faire de l'antisémitisme crasse Vous mettez antisémitisme

14:13
Présentateur

et antisionisme désormais sur le même plan au Rassemblement National ?

14:17
Invité

Ça ne l'est pas à l'origine mais il y a une instrumentalisation telle qu'il faut bien des outils pour agir Et aujourd'hui

14:22
Présentateur

la loi ne suffit pas ?

14:24
Invité

Non mais clairement regardez ce qui se passe regardez à l'Assemblée Nationale écoutez les discours de Jean-Luc Mélenchon d'un certain nombre de ses députés très clairement aujourd'hui il y a des signaux antisémites qui sont envoyés sans que la loi ne puisse qu'il y faire

14:36
Présentateur

Pour autant Rima Hassan a été interpellé placé en garde à vue ça veut dire que la loi aujourd'hui d'une certaine manière permet au juge de prendre manifestement des mesures

14:45
Invité

Oui dans une certaine limite mais c'est vrai qu'aujourd'hui il y a une forme d'apologie du terrorisme qui est déguisée quand on dit qu'on veut l'éradication d'Israël même si on le dit avec des termes fleuris et choisis ça veut dire l'extermination d'un peuple donc il y a un moment il faut dire les choses il y a une instrumentalisation de l'antisémitisme il y a un antisémitisme 2.0 on n'est plus dans l'antisémitisme des années 70 et 80 aujourd'hui il y a un antisémitisme d'extrême gauche qui est malheureusement largement représenté au sein même de l'Assemblée Nationale avec des gens qui ont pignon sur rue et qui crachent leur haine du matin au soir est-ce qu'il faut laisser faire ?

Non est-ce qu'il faut réagir ? Oui est-ce que c'est la meilleure des lois ? Non

15:26
Présentateur

mais une fois encore on fait avec ce qu'on a Au-delà de la France Insoumise plus de 700 000 personnes ont signé une pétition contre cette loi des étudiants se mobilisent et puis il y a la Commission Nationale Consultative des Droits de l'Homme qui alerte elle aussi sur des risques pour la liberté d'expression est-ce que vous comprenez sans nous répondre s'il vous plaît à la fille on a bien compris ça fait deux fois que vous répondez à la fille est-ce que vous comprenez ces inquiétudes ?

15:44
Invité

Bien sûr que je comprends ces inquiétudes parce que même je vous le dis la première version du texte nous avait donné les mêmes inquiétudes sur la liberté d'expression qui est un droit sacré et qu'il faut préserver coûte que coûte en revanche le texte a progressé certains doutes ont été levés il y aura certains amendements faits pour encore préciser les choses que l'idée ici est d'attaquer l'antisémitisme et non pas la liberté d'expression et c'est en fonction de cet équilibre que nous voterons au final c'est pour ça que j'ai eu une position mesurée au début parce qu'à deux ou trois amendements près on peut arriver à un texte déséquilibré ce que nous ne voulons pas mais lutter contre l'antisémitisme aujourd'hui dire aux français de confession juive ce pays est le vôtre vous n'avez pas à partir vous n'avez pas à avoir peur vous n'avez pas à déménager

16:27
Présentateur

Donc le Rennes se pose comme un rempart on a entendu votre ordinateur

16:29
Invité

Mais nous sommes le dernier et le seul rempart parce que nous sommes les seuls à avoir défini la menace qui est l'islamisme et le communautarisme

16:36
Présentateur

Laurent Jacobelli autre sujet au cœur de l'actualité du Rassemblement National Jordan Bardella le président de votre parti déjeunera lundi avec le bureau exécutif du Medef je précise comme d'autres candidats plus ou moins déclarés à l'élection présidentielle Marine Le Pen de son côté a dîné avec des grands patrons c'était début avril quel est l'objectif de cette opération drague si j'ose l'expression est-ce que l'idée est que le RN soit devenu un parti comme les autres y compris aux yeux du capitalisme

17:04
Invité

je crois que l'idée est de préparer l'alternance on voit bien ce que donne la préparation on le a vu aujourd'hui avec le gouvernement et le président actuel c'est-à-dire qu'on a des gens qui prennent des mesures sans définir les conséquences sans savoir si elles auront un impact positif sur la société nous on veut préparer notre arrivée et donc on discute avec tout le monde y compris bien sûr les grands patrons qui ne sont pas des parias qui sont des gens qui créent de la richesse et qui créent de l'emploi qui créent aussi le rayonnement de la France à l'international il est normal qu'eux nous posent des questions parce qu'il y a beaucoup d'images d'épinal de caricatures de notre programme il est normal nous aussi qu'on teste nos idées avec eux pour voir si elles seront bénéfiques pour l'économie est-ce que vous partez pas de loin

17:39
Présentateur

parce qu'à en croire les journaux de l'opinion et le nouvel obs ce dîner entre Marine Le Pen et quelques patrons du CAC 40 on va notamment citer Patrick Poyennet de Total ou Bernard Arnaud d'LVMH ce serait mal passé et ils en seraient repartis consternés est-ce que l'économie

17:56
Invité

elle souffre du coût du travail trop cher elle souffre d'une imposition devenue complètement délirante et elle souffre de normes complètement absurdes ce sont 4 points sur lesquels nous voulons agir dans une France gouvernée par Marine Le Pen et Jordan Bardella nos entreprises seront libérées de l'étau fiscal de l'étau normatif l'emploi sera moins cher et les salariés seront mieux payés donc excusez-moi je crois que c'est bénéfique pour tout le monde Est-ce que pour autant

18:21
Présentateur

dîner avec des patrons du CAC 40 déjeuner avec le comité exécutif du patronat le MEDEF cela ne fait pas du RN la fin du parti anti-système vous êtes souvent présenté comme ça le parti du peuple des gens c'est pas un peu contradictoire ? Non mais le mot système

18:38
Invité

ça veut dire qu'il y a connivence voilà connivence entre certains qui défendent leurs intérêts au lieu de défendre l'intérêt national nous on veut continuer évidemment à défendre l'intérêt des français et l'intérêt de notre économie et pour ça nous discutons avec ceux qui la font je comprends même pas en fait pour être très honnête avec vous ce qui vous surprend dans l'histoire évidemment on a des points d'accord on a des points de désaccord nous on assume qui nous sommes on assume notre programme mais c'est complètement normal que tout le monde le connaisse une fois encore nous ne nous en sortirons pas s'il n'y a pas une relance de la productivité une relance de la croissance une relance de la production et nous ne le ferons pas seuls certains ont essayé les socialistes ont essayé avec leur politique désastreuse Emmanuel Macron a essayé avec sa non politique nous nous essaierons de travailler pour l'intérêt de la France et on le fera avec les patrons avec les salariés avec tout le monde

19:23
Présentateur

Autre actualité les zones à faible émission le Parlement a intériné hier après le vote du Sénat la suppression de ces zones à faible émission qui avaient été décriées le Rassemblement National a d'ailleurs voté leur suppression il y a deux jours à l'Assemblée est-ce une victoire pour vos troupes et les troupes de Marine Le Pen une victoire politique ?

19:40
Invité

Alors clairement il faut le dire à ceux qui nous regardent si demain les ZFE sont supprimés c'est grâce

19:44
Présentateur

détricoter des avancées écologiques est une victoire pour le RN

19:49
Invité

C'est pas une avancée écologique c'est un recul social comment peut-on imaginer qu'on interdise les centres-villes aux français les plus défavorisés et aux classes moyennes ? On a dit aujourd'hui si vous n'avez pas une voiture électrique qui coûte 50 000 euros vous ne pouvez plus aller dans les centres-villes C'est pas un peu caricatural ? Non, c'est la vérité et qu'est-ce qu'on a fait en même temps ?

Enfin, on, ils ils ont supprimé les services publics en périphérie et ils ont tout remis en centre-ville donc grosso modo si vous voulez vous faire soigner si vous voulez étudier si vous voulez avoir recours aux services publics il faut aller au centre-ville mais vous n'avez pas le droit d'y aller parce que votre voiture n'est pas achetée chère C'est ça la démocratie c'est ça la république évidemment, non Je tiens à dire que tous les groupes politiques ont été lâches que le gouvernement a réintroduit ces ZFE dans le texte

20:28
Présentateur

Mais le Conseil constitutionnel peut passer par là-dessus et supprimer la mesure qui a été votée par le RN

20:32
Invité

Nous ne lâcherons rien Nous ne laisserons pas les centres-villes devenir la propriété des bobos des seuls français qui gagnent très bien leur vie et de ceux qui veulent exclure 75% de la population française et puis lâchez-les lâchez les automobilistes une fois encore lâchez-les vraiment on a besoin d'eux et ils n'ont pas le choix souvent

20:51
Présentateur

Il est 8h56 sur France Info l'heure de la question qui à retrouver sur nos réseaux sociaux Aujourd'hui la question qui secoue le monde de l'édition Le Festival du Livre ouvre ce soir à Paris le départ d'Olivier Nora de Grasset inquiète une partie des écrivains cette nuit 114 auteurs annoncent leur départ dans une lettre ouverte ils dénoncent l'influence de Vincent bon l'aurait est-ce que vous comprenez ces inquiétudes et qu'est-ce qui se passe si vous arrivez au pouvoir dans le monde de l'édition ?

21:14
Invité

Alors excusez-moi mais nous n'aurons aucune mesure sur le monde de l'édition chaque société peut diriger peut choisir son dirigeant c'est les actionnaires qui doivent le faire les auteurs peuvent aller dans la maison d'édition qu'ils veulent

21:27
Présentateur

Vous avez un programme dans le monde de la culture notamment sur le CNC dans le cinéma vous avez annoncé notamment sur ce plateau vos collègues du RN dans le monde de l'édition il n'y a pas de programme

21:33
Invité

Mais là mais ce n'est pas qu'il n'y a pas de programme c'est que ce sont des entreprises privées qui ne sont pas financées par l'État donc pourquoi est-ce que l'État irait s'immiscer dans la nomination de patrons et de grands patrons ? Alors je sais que c'est la mode je sais bien et on le voit en ce moment avec la Macronie on recycle les copains donc on les met à la tête d'entreprise etc.

21:49
Présentateur

Est-ce que pour autant vous félicitez de la prise d'influence de Vincent Bollereux au sein des éditions Grasset ?

21:54
Invité

Mais je n'ai pas à me féliciter ou à m'inquiéter on a un homme d'affaires qui prend des parts dans des entreprises culturelles qu'elles soient de médias audiovisuels de presse écrite c'est son droit les auteurs iront chez l'éditeur de leur choix il y a d'autres éditeurs nous sommes dans un pays d'économie libre et c'est tant mieux je serais inquiet que ce soit le gouvernement qui choisisse les patrons de maisons d'édition ce serait très inquiétant entre vous et moi et je serais inquiet qu'il n'y ait qu'une seule maison d'édition en France ça s'appelle la liberté liberté d'expression liberté d'écrire liberté d'entreprendre liberté il faut retrouver le sens et le goût de ce mot merci Laurent Jacobelli merci à vous porte-parole du Rassemblement National merci Paul

22:35
Présentateur

merci