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Podcast / conversationC à vous (sur YouTube)· 26 mars 2024 12 minComplaisantActualité / polémiqueDéfenseÉconomie & entreprisesTransportsJustice

Pont de Baltimore, attentats de Moscou et Paris 2024 - Le 5/5 - C à Vous - 26/03/2024

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0:00
Présentateur

L'un des principaux ports des Etats-Unis à l'arrêt après l'effondrement d'un pont gigantesque. Le port de Baltimore sur la côte est, c'est juste au nord de Washington. Ce gigantesque porte-conteneur que vous allez voir, singapourien de plus de 300 mètres de long, est censé quitter le port américain pour le Sri Lanka, mais il percute de plein fouet la pile du pont Francis Scott Keylon de 2,6 km, inauguré en 1977 et qui s'effondre comme un château de cartes.

0:26
Invité

Yo ! Oh my gosh !

0:41
Présentateur

Et signe que c'est un drame national, le président Joe Biden vient de faire cette déclaration.

0:56
Invité

L'effondrement de ce pont a eu lieu en quelques secondes seulement.

1:08
Présentateur

C'est un pont routier à quatre voies et même si c'est la nuit, vous voyez, il y a des voitures qui circulent, qui s'en sortent miraculeusement quelques secondes avant que le pont s'effondre. En revanche, les lumières que vous voyez sur la droite, vous allez les voir, sont sans doute des véhicules d'ouvriers en plein travaux, qui sont emportés cette fois dans la chute. Deux miraculés ont été sortis de l'eau, mais les secours cherchent encore sept personnes.

1:30
Invité

The Coast Guard's primary mission right now is search and rescue, looking for any survivors in the water. On scene, we currently have three small boats. We also have the Coast Guard Cutter Mako, an 87-foot patrol boat. We have a helicopter from Air Station Atlantic City.

1:46
Présentateur

Quelques minutes avant l'impact, les lumières du navire se sont éteintes et rallumées plusieurs fois. Le porte-conteneur a ensuite dévié de sa route au dernier moment avant de percuter ce pilier. C'est donc la piste de l'incident électrique qui est privilégiée. C'est ce qu'a expliqué le gouverneur de l'état local du Maryland.

2:03
Invité

Ce port de Baltimore,

2:33
Présentateur

il est donc encore entièrement fermé. Ce soir, 52 millions de tonnes de marchandises sont exportées chaque année à partir de ce port américain. C'est par exemple le premier en ce qui concerne l'automobile dans le pays. En France, nous avons sept ports capables d'accueillir ce type de navire géant avec une procédure bien particulière, explique à TF1 le commandant du port du Havre. C'est assez traumatisant, oui. C'est un gros porte-conteneur qui fait plus de 350 mètres, je pense. On prend en charge les navires à 40 km d'ici. On les accompagne au radar, on met un pilote ou deux pilotes à bord suivant la taille du navire.

Ensuite, on va les suivre, on va continuer de les suivre jusqu'à ce qu'ils soient à bord. Ils ont donc tout un ensemble de systèmes de navigation et d'aide de la navigation électronique qui vont sécuriser leur parcours. Tout ça explique pourquoi c'est extrêmement rare ce genre d'incident avec des cargos géants. Mais alors vous allez voir, il y a dix jours seulement, dans un port cette fois de Turquie, un navire a raté sa manœuvre pour une raison encore inconnue. Il a fait s'effondrer là comme des dominos les gigantesques grues situées sur ce port. L'incident a fait un blessé grave seulement.

Après l'attentat de Moscou revendiqué par le groupe Etat islamique, la Russie multiplie les accusations contre l'Ukraine. Déclaration sans ambiguïté ce matin du patron du Conseil de sécurité de la Russie. Vous allez voir, c'est furtif. L'Ukraine ou l'Ukraine ? L'Ukraine, bien sûr, dit-il. Le FSB et les services secrets russes vont même plus loin et étendent leurs accusations aux occidentaux.

3:57
Invité

Ces accusations sont sans fondement.

4:13
Présentateur

Le groupe Etat islamique a revendiqué l'attaque qui a fait au moins 139 morts. Les quatre auteurs présumés ont été arrêtés. Leur visage tuméfié laisse penser qu'ils ont été torturés. Ce sont des ressortissants tajiques. Et aujourd'hui, une vague de racisme touche maintenant des résidents tajiques en Russie qui sont, vous le voyez, arrêtés les uns après les autres, arbitrairement disent-ils. Les héros de l'attentat, parce qu'il y en a aussi, ont été décorés par le régime de Vladimir Poutine. Ceux qui ont sauvé des centaines de vies, notamment, on en parlait hier, de l'adolescent islam qui a conduit des dizaines de personnes pendant l'attaque à travers les sous-sols de la salle de concert.

Et pendant que Moscou accuse Kiev et l'Occident de l'attentat, l'Ukraine frappe, vous le voyez, la marine russe en mer noire. Quatre navires de guerre détruits entre ce week-end et ce matin dans le port de Sébastopol, en Crimée. L'Ukraine qui dépend plus que jamais des livraisons occidentales. La France voudrait accélérer le rythme de ces livraisons. Eh bien, le ministre des Armées, Sébastien Lecornu, a évoqué tout à l'heure une économie de guerre et des réquisitions possibles. Pour la première fois, je n'exclus pas d'utiliser ce que la loi permet aux ministres et aux délégués généraux pour l'armement de faire.

C'est-à-dire, si le compte n'y était pas en matière de cadence de production et de délai de production, c'est-à-dire de faire des réquisitions, le cas échéant, ou de faire jouer le droit de priorisation. Nicolas Béthoud, qu'est-ce que ça implique ? L'économie de guerre, ces réquisitions, particulièrement dans ce qu'on décrivait tout à l'heure, cette rigueur budgétaire ? D'abord, c'est très tard. Ça fait deux ans qu'on est rentré dans une phase de guerre et ça fait des mois et des mois qu'on devrait livrer davantage d'armes puisque nous sommes l'un des pays, des grands pays, en tout cas européens, qui livraient le moins d'armes aux Ukrainiens.

Ensuite, ça veut dire effectivement des réquisitions. La troisième chose que ça veut dire, c'est des financements de l'industrie de guerre qui sont aujourd'hui très très en deçà de ce qui se passe par exemple aux États-Unis, ne serait-ce que parce qu'un certain nombre de fonds d'investissement, de gens dont le métier est de placer leur argent ici ou là, ont considéré à tort d'ailleurs que l'industrie de la défense était aussi malfamée que tout ce qui est hostile au changement climatique.

et donc ils ont mis dans toutes ces industries qui sont non compatibles avec la transformation climatique, ils ont mis la défense et la défense en Europe est très sous-cotée et donc très invalidée par cette obsession psychologique qui est on ne veut pas faire de la défense, on ne veut pas financer ça. Aujourd'hui, il faut vraiment changer cet état d'esprit. Un mot, Éric Gaillard ? Dans les manuels de macroéconomie, il y a toujours un chapitre guerre et déficit. C'est-à-dire que globalement, effectivement, quand il y a la guerre, ça coûte beaucoup plus et vous avez moins de recettes, surtout quand c'est sur votre territoire parce qu'il y a moins d'activité. Donc qui doit financer le déficit ?

Est-ce que c'est aux générations qui subissent la guerre, en plus de financer par de l'impôt, etc. ou est-ce qu'on dit on le fait pour les générations futures et donc ça, ça se transmet aux générations futures via la dette ? Là, on a un exemple. Aujourd'hui, si on fait la guerre en Ukraine, ou en tout cas si on aide l'Ukraine à faire la guerre, est-ce qu'on le fait au nom des générations futures ? Et donc du coup, c'est normal qu'une partie soit financée par de la dette publique et pas par de l'impôt. Là-dessus, Emmanuel Macron a une solution qui est l'emprunt européen, 100 milliards. La mort de Claude Alfandéry, grand résistant et figure de l'économie solidaire.

Il avait 101 ans et il appelait il y a trois semaines seulement dans l'Obs, sur son lit d'hôpital, à tout faire pour empêcher ce qu'il appelait une nouvelle nuit noire de l'humanité. Son tout dernier appel avec les forces qui me restent, écrivait-il. Lui, le résistant dirigeant du réseau de la Drôme, l'Ardèche, pendant la Seconde Guerre mondiale. Il a ensuite été énarque, économiste du solidaire. Et parmi les anecdotes qui forgent une légende, il racontait il y a deux ans comment il avait profité d'une panne de téléphérique en présence du Premier ministre d'alors, Michel Rocard, pour le convaincre. Je me suis trouvé avec lui et son ministre de l'Emploi dans une petite cabine de téléphérique.

Et, miracle, elle est tombée en panne. J'ai pu raconter à Michel Rocard toutes les initiatives que j'avais connues en matière d'économie sociale et solidaire. Et j'ai raconté tout ça à Michel Rocard qui a dit mais c'est très important. Voilà comment Claude Alfandéry a convaincu Michel Rocard. Voilà, morale de l'histoire, profitez toujours d'un téléphérique pour faire passer des messages. Le plan de transport pour les Jeux Olympiques précisé par Valérie Pécresse, la présidente de la région Île-de-France. Oui, ça sera hardcore, disait le ministre des Transports, Clément Beaune, quand il était au gouvernement. Et effectivement, à entendre Valérie Pécresse, il faudra s'adapter.

Il ne faut pas avoir peur de faire un peu de marche. C'est bon pour la santé. On est au mois d'août. On espère qu'on profitera aussi pour voir le bois de Boulogne et profiter des berges de la Seine. Ça fait un peu rire jaune cette idée de mettre à la marche. Oui, oui, en session plénière. Voici, vous allez voir ce que dit un internaute. Il parle de Navi Godas, des gammes de chaussures de sport, fictives évidemment, RATP, pour remplacer les bus ou métros saturés. Et puis aussi cette polémique sur le prix du ticket 4 euros l'unité. Valérie Pécresse s'est expliquée. Je sais qu'on a beaucoup parlé du ticket de métro à 4 euros.

Mais si nous l'avons mis à 4 euros, c'est pour que ce soit un tarif dissuasif, rédhibitoire, trop élevé. Et que tous les voyageurs s'orientent soit vers le passejour, s'ils ne sont pas franciliens. Et puis l'application Transport Public Paris 2024 sera lancée d'ici deux mois dans six langues. Elle va permettre de suivre en temps réel l'affluence sur les lignes. Figurez-vous que les agents RATP seront aussi aidés d'un traducteur simultané. Voilà, à Londres c'était beaucoup plus cher. C'était beaucoup plus cher et c'était un réseau qui était catastrophique en 2012. Vraiment. Bon, qu'est-ce que vous pensez des déclarations de Valérie Pécresse ? Nicolas Béthou, Éric Heillard ?

10:42
Invité

Je le sou, bucolique.

10:45
Présentateur

Bon, vous ne serez pas au JO cet été, Adam. Non. Mais vous viendrez quand même soutenir vos collègues ?

10:52
Invité

Alors j'aimerais bien. J'aimerais bien pendant l'été. Après c'est une période où je suis assez occupé avec les entraînements. Mais si j'arrive à trouver un petit temps, j'aimerais voir quelques épreuves.

11:02
Présentateur

Bon alors prenez des navigodasses pour marcher d'une épreuve à l'autre. Il nous reste une minute d'émission pour nous parler du conflit entre Inès Règue et Natacha Saint-Pierre. Ah bah oui, Inès Règue hier, je vous en parlais, elle affirmait avoir été insultée par la chanteuse. Elle promettait les larmes aux yeux qu'elle n'avait pas menacé de mort Natacha Saint-Pierre. La chanteuse lui a répondu hier soir en vidéo. Elle dit que c'était une mauvaise blague, qu'elle a traité, elle a utilisé en fait les mots de Valérie Traerweiler dans Pékin Express. La question est maintenant de savoir si les deux concurrentes de Danse avec les Stars vont apparaître ce vendredi soir sur TF1.

En tout cas, ça donne des idées. Vous allez voir la régie pub d'RTL qui a récupéré cette affaire avec son célèbre slogan « Vivre ensemble ». RTL qui s'était déjà illustré en associant par exemple un gilet jaune dans les bras d'un policier. Meghan Merkel est la reine d'Angleterre et le professeur Raoult avec le ministre de la Santé à l'époque du Covid, Olivier Véran. Voilà, belle réactivité du community manager d'RTL.