🔴 Israël, Iran : la guerre des ponts|LCI
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
et ce 36e jour de guerre au Moyen-Orient. Des frappes qui se poursuivent de toute part aujourd'hui. Treran qui a été frappé, Israël aussi et puis vous voyez le Liban notamment ces frappes israéliennes au sud de sur le sud de la banlieu de Beou.
On va retrouver notre équipe sur place dans quelques minutes, mais on va parler en effet de cette guerre des ponts parce que hier justement Israël a détruit un pont dans l'est du Liban. Il l'avait annoncé hein déjà dès hier après-midi qu'il les allaient cibler de ponts. Ils appelaient justement la population civile à s'écarter de ces endroit.
Ils l'ont annoncé en disant voilà c'est ça permet le transfert d'hommes et de moyens du Esbola vers le sud. Il menace donc en effet de de détruire d'autres ponts. C'est vrai que on a vu ces images impressionnantes de ce pont iranien qui a été bombardé bombardé par les États-Unis.
Regardez. Voilà, des images toujours évidemment impressionnantes avec des bombes, je crois, me semble-t-il clair, sont des bombes utilisées qui pouvaient justement aller dans des des souterrain. Donc c'est des des bombes vraiment voilà qui qui explosent de façon extrêmement violente, qui font beaucoup de dégâts.
Vous nous disiez déjà dit que ce pont en effet, il était tout neuf. Les travaux étaient quasiment terminés me semble-t-il fin janvier. Donc il servait parce que euh quand on le justifie, en tout cas quand les États-Unis justifient euh la destruction ce pont, ils disent ça va permettre aux militaires de ne plus passer, on pouvait transférer par la missile mais euh c'est aussi un pont qui servait notamment pour les civils.
Oui. Essentiellement je vois l'usage de ce fond là, c'était dans l'intérêt de la population si vous voulez. Ça permettait de gagner du temps en allant vers la mère Caspienne.
Bien évidemment, si on généralise le discours que tous les disons les du régime passent par-ci par là, on peut généraliser la destruction et d'ailleurs véritablement c'est un mauvais choix. Et d'ailleurs le président américain avait évoqué que il valait il a comme objectif de de de rendre l'Iran à l'âge de de Pierre si vous voulez. Là, n'oublions pas aujourd'hui chez les beaucoup d'Iraniens, deux figures sont très aimées et appréciées.
Le premier ministre israélien, mais également le président américain là. Ça, il faut le savoir. Mais en même temps avec ces destructions et tout ça, ça peut avoir un effet très très négatif.
Et d'ailleurs, parler ainsi de l'âge de Pierre par rapport à une grande civilisation comme l'Iran, la Perse et donc l'Iran ne se résume pas au régime totalitaire existant. l'Iran demain et après la chute et la fin de ce régime-là, il faut construire et donc ça reste pour la population, pour les futurs dirigeants de de ce pays-là qui seront dans le domaine de la démocratie. Et parmi bien évidemment les figures de l'opposition, il y a également la figure de prince Rapavi qui est effectivement qui s'impose au niveau de l'opinion publique en Iran.
Et donc c'est sincèrement je pense que ce qui est absolument à la fois efficace mais également demandé par beaucoup de gens de des Iraniens, c'est de se concentrer sur les objectifs militaires. Mais également mais également j'ai oublié de le dire dans le dans mon commentaire précédent parmi les bâtiments qui sont détruits, non seulement il y a des endroits qui sont habités par le responsable du régime mais également il existe des bâtiments dans le quartier donc civil qui sont des centres d'espionnage et de préparation donc des gardiens de la révolution mais également des bassidis et aussi des forces disons extérieur C'est-à-dire aujourd'hui et d'ailleurs on a dans les informations à l'époque de la répression il y avait la participation des disons des des milices iraakiennes et libanais et également des Syriens voire Palestiniens aussi afghan et aussi Pakistani qui sont venus en Iran pour aider le régime islamiste au pouvoir. Et encore là on a depuis avanhier on a des informations.
Il y a beaucoup de milices iraakiens qui arrivent dans le sud de l'Iran pour justement deux choses à la fois quand il s'agit de réprimer donc le peuple iranien mais également au cas où il y a des Américains qui envisagent effectivement l'atterrissage pour frapper des Américains aussi. On comprend bien cette difficulté de toute façon en effet d'identifier ces lieux où peuvent se cacher en effet ces ces groupes terroristes ou ces milices en tout cas qui sont associé au régime des mols et qui se mélange évidemment à la population. Ça c'est une stratégie de guerre.
Béli nabli, la guerre des ponts comme on pourrait dire, c'est une stratégie militaire mais ça montre un tournant dans la guerre quand même hein. Quand on arrive là, c'est-à-dire que voilà, ça va avec les infrastructures civiles derrière quand on les tape. Oui, ça relève de ce qu'on appelle une guerre totale.
Et comme je vous l'ai dit, il y a effectivement à la fois une ambigué autour de ce type de cible parce que c'est à la fois des infrastructures civiles mais qui peuvent faire l'objet d'usage militaire. Oui. Donc vous voyez, c'est pas une interdiction absolue du point de vue du droit international de pouvoir toucher ces infrastructures.
Le problème c'est lorsqu'on bascule dans une destruction systématique et généralisée des infrastructures civiles. Et on a cette déclaration, j'allais dire solennelle et et de référence de Donald Trump qui qui a exprimé sa volonté de ramener l'Iran à l'âge de pierre. On est très très loin des premières déclarations de ceux qui ont commenté l'opération comme étant destiné à libérer le peuple iranien.
On est là, on est on est passé dans deux registres complètement opposés. Moi, je m'entiens la parole de la parole officielle du chef des armées américaines et pas des commentateurs. Et là, pour le coup, il a exprimé quelque chose de très important et c'est en cela que cette déclaration Oui.
Soutient ou nourrit l'analogie avec Gaza comme laboratoire de ce que de ce type d'opération. Lorsqu'il parle de retour à l'âge de pierre, les images qui nous viennent à l'esprit, c'est celle de Gaza. Alors, la déclaration, j'ai envie de dire, il y a aussi l'Ukraine dans certains quartiers.
C'est vrai que là aussi c'est pareil hein, on a été quand même des quartiers qui sont totalement anéantis. Clair, vous le savez bien parce que vous avez été longtemps sur place. Vous y retomerez peut-être d'ailleurs sûrement aussi bientôt.
On va partir au Liban justement pour retrouver retrouver nos envoyés spécial sur place Marion Russell parce que en effet frappe qui continue donc ce matin dans la banlieue sud du Liban où vous vous trouvez et puis en effet un pont hier qui a été détruit. Oui, tout à fait. Les frappes qui ont donc touché la banlieue sud de Darié, vous le voyez ici, c'est pas la frappe d'hier ici, mais on voulaz vous la montrer parce qu'en fait les frappes qui ont eu lieu notamment ce matin étaient un peu sur le même schéma, c'est-à-dire avec des immeubles qui ont été ciblés selon l'armée israélienne, des infrastructures dubgola et des immeubles qui sont comme ça à moitié détruits.
On le voit bien sur les images de de Camille Soo, il y a eu deux frappes ce matin dans les premières heures du jour. Euh quatre frappes au total, au moins euh depuis hier soir. On avait senti la tension monter au fil de la journée avec le les drones qui étaient revenus, des ordres d'évacuation qui avaient été euh également euh donnés et puis il y a, vous l'avez dit, euh ces ponts qui ont été euh détruits dans le sud du pays, des ponts qui avaient été ciblés par Israël, qui avaient été nommés par Israël appelant les civils à évacuer la zone. pont.
Ils ont été détruits selon l'armée israélienne pour éviter le transfert d'hommes et de matériel dubola vers le sud où se déroulent les combats. Mais il y a aussi cette logique de couper la zone sud. Le l'armée israélienne l'a l'a annoncé.
Il souhaite que cette zone ne soit pas réinvestie par les habitants qui ont pu fuir. De nouvelles frappes sur ces ponts ont eu lieu ce matin. Pour l'instant, la zone est inaccessible mais ce sont des zones particulièrement stratégiques pour l'accès au sud de Liban où les combats se poursuivent.
Les bombardements aussi tout au long de la journée. Merci beaucoup Marion. Mario Russell et Camiso, donc toutes les deux en direct du Liban.
On voit bien Cler Cambier en tout cas la stratégie quasi identique finalement d'Israël et des États-Unis. Même si en effet l'objectif et les objectifs de guerre, on l'a compris, ne sont pas les mêmes, notamment par rapport au Esbola et par rapport au régime des Mola. On l'a souvent dit pour Israël c'est une question de survie.
Mais finalement, les stratégies en tout cas sur le terrain et sur les bombardements sont conjointes et presque les mêmes. Oui. Bah l'objectif militaire, il est clair.
Ce sont des routes logistiques. Là pour le Liban, vous disiez c'est nouveau en Iran. Pour le Liban, ça fait de tr semaines déjà qu'il bombarde les ponts, notamment au niveau du de la rivière l'Itanie et comme le disait Marion, effectivement ça isole toute cette portion au sud de cette rivière. 8 % quand même du territoire libanais que le ministre israélien de la la défense menace chaque semaine d'envahir et de garder.
Donc ça c'est une vraie crainte au Liban. En on voit que la situation est quand même un peu différente en en Iran. Donc il y a eu effectivement cette cette frappe sur le front à Carage avec objectif militaire puisquil faut quand même souligner que ça relie euh Teran à la mer quaspienne avec les liens notamment avec la Russie et donc ces possibilités d'échange d'armement et c'est aussi évidemment une cible symbolique puisque malgré toutes les sanctions et bien l'Iran avait réussi à construire ce pont un pont très moderne je crois qu'il fait plus de 130 m de haut Et c'était euh euh pour eux donc du coup une une fierté qui du coup se fait bombarder.
Tamar SBO rajouter ? Oui. Alors par rapport au Liban, je peux expliquer la logique.
Euh je ne suis pas sûr que que c'est la bonne mais voilà la logique est que euh les propositions diplomatiques sont avec les gouvernements libanaises. Les gouvernements libanaises ne contrôlent pas du tout le rizbala. Le Rizbala menace Israël et menace les habitants du sud de Liban.
H donc il y a une euh je crois que les le gouvernement israélien ce qu'ils essayent de faire sachant qu' un moment ils vont être arrêtés par la communauté internationale. C'est une forme de fuite en avant pour détruire le maximum de infrastructure. H et de créer une zone tampon.
C'était ça aussi à la base dans le sud du Liban ce qui avait été avancé par rapport à ces tempos euh on sait très bien qu'il y a un gouvernement très à droite en Israël donc encore une fois c'est une politique de gagner le maximum d'espace et poser et poser des conditions sur les terrains. ne veut pas dire malgré ce qu'ils disent que ça va durer des années et que ils vont rester parce qu'on a vu que la dernière fois que Israël était au Liban, c'était un bourbier. Ouais.
Mais il faut que le gouvernement libanais puisse un moment en fait prendre la main et reprendre totalement totalement la main. Ce qui est intéressant aussi, c'est la réponse quand même de l'Iran à tout ça parce que en effet il y a eu cette donc menace de Donald Trump. Il l'a affirmé en s'adressant à la nation d'ailleurs cette semaine la nation américaine en disant voilà maintenant on va taper les infrastructures civiles.
Il y a une réponse notamment du ministre iranien des affaires étrangères Abbas Arakchi qui a dit frapper des structures civiles y compris les ponts inachevés ne forcera pas les Iraniens à se rendre chaque pont chaque bâtiment sera reconstruit et plus solide et écouter notamment aussi le porte-parole des gardiens de la révolution qui a réagi à ce sujet. Si les États-Unis mettent à exécution leurs menaces concernant les centrales électriques iraniennes, les mesures de représaille suivantes seront immédiatement appliqué. Toutes les centrales électriques, les infrastructures énergétiques et les technologies de l'information et de la communication du régime sioniste, ainsi que toutes les entreprises similaires de la région ayant des actionnaires américains seront anéantis.
On sent bien de toute façon et c'est dans une logique de communication évidemment du régime iranien qui ne veut pas montrer le moindre signe de faiblesse mais qui a quand même menacé de détruire eux-mêmes des ponts dans les pays du golf et des ponts qui là on servent servent on le sait notamment aux bases militaires américaines. Donc ils ont quand même publié alors là aussi c'est des images évidemment de propagande mais une carte avec des ponts disant on sait où sont les points stratégiques. Nous aussi on ira les bombarder.
C'est le risque en même temps. Oui. Et en même temps, c'est pas que de la communication parce qu'ils sont déjà passés à l'acte s'agissant des menaces qu'ils avaient.
On est dans l'escal. Exactement. Et et c'est même l'un des avantages des Iraniens depuis le début, c'est que lorsqu'ils ont proféré des menaces, ils les ont mis à exécution.
Donc leur parole est relativement crédible s'agissant de la stratégie militaire, pas du point de vue politique naturellement. Donc il y a là à nouveau le spectre pour les régimes de la région, les monarchies alliées euh aux États-Unis, d'être à nouveau les victimes collatérales de l'escalade qui euh prend forme sous nos yeux. Et pour le coup euh ces monarchies du golf se retrouvent plus que jamais confronté à deux options.
Soit elle bascule dans un engagement militaire auprès euh de la de l'alliance israélo-américaine, ce qui est difficilement encore imaginable du point de vue politique pour les notamment avec de d'allier les pays du golf et Israël. Soit elle tente à nouveau et de manière continue d'essayer de peser sur la position de l'administration Trump. Sachant que jusqu'alors forcé de constater l'échec de leur stratégie diplomatique puisque avant même le déclenchement officiel de la guerre, elles ont tenté d'empêcher euh celle-ci avec bah avec l'échec qu'on ne peut que constater et qui aura une résonance après la guerre.
Je pense que les relations en particulier entre l'Arabie Saoudite et les États-Unis vont être affectés par cet épisode. Je ne reviens pas sur les insultes de Donald Trump à l'endroit du prince héritier. Oui.
Qui a encore eu un langage très châtier. Oh, je crois qu'il a eu aussi encore un message pour Bruce Springstein qui était très délicat qu'il a comparé de vieux pruneaux séchés me semble-t-il encore cette nuit. Donc il nous a encore fait évidemment du Donald Trump.
Je voudrais qu'on revienne quand même et ça nous amène justement sur l'armée enfin le régime en tout cas iranien qui résiste. On parlait beaucoup en effet de ces stock de munition au début, on se disait d'ailleurs sous-estimé hein par Donald Trump. Finalement, il a sous-estimé son adversaire.
Il continue de frapper. On est au 36e jour de guerre, ils ont toujours des munitions. On va partir en Israël parce que cette nuit encore Israël a été bombardé et visé.
Betsab Salem, justement, vous êtes sur place. Les sirènes ont raisonné en raison du missile encore une fois à sous-munition. Il y a beaucoup de dégâts.
Il y avait des fortes explosion. Regardez derrière moi et bien dans une station de tramouet souterraine les Israéliens qui continuent à dormir donc dans ces stations souterraines pour tout simplement éviter d'avoir à courir au milieu de la nuit pour aller se réfugier. Et donc cette nuit, pas mal de dégâts matériels ici à Ramadgan et puis dans la grande banlieue avec et bien des immeubles qui ont été qui ont pris feu, des étages qui se sont effondrés, des voitures aussi qui ont pris feu que des blessés légers.
Puis à noter dans le même temps que Sal a repris ses frappes à la fois sur Beyoute et a annoncé aussi que hier avait été visé à Teran des sites de défense stratégique où été stockés notamment des missiles antiériens du régime iranien. Yeah.