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InterviewFrance Inter (sur YouTube)· 7 juillet 2025 10 minComplaisantActualité / polémiqueEnvironnement & énergieÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsSolidarités & famille

Emmanuel Grégoire : "Je veux avoir comme seule obsession de rassembler la gauche" pour 2026

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 75 %Attaque 20 %Défensif 5 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:14OuverteÉludée

    Ce fut l'une des images du week-end. Des Parisiens se sont baignés dans la Seine... Vous avez piqué une tête, vous ?

  • 0:32OuverteRéponse directe

    C'était presque un acte politique de se baigner dans la Seine.

  • 0:49FerméeRéponse directe

    Mais là c'est fermé puisqu'on est soumis aux aléas climatiques... C'est fermé jusqu'à demain matin, c'est ça ?

  • 1:07OuverteRéponse directe

    En tout cas, ça fait partie des victoires d'Anne Hidalgo, des promesses tenues ?

  • 1:24OuverteRéponse directe

    Vous allez faire campagne l'année prochaine, enfin dès maintenant, sur le bilan d'Anne Hidalgo ?

  • 1:50OuverteRéponse directe

    Je pose cette question parce que vous êtes en froid avec Anne Hidalgo... Vous vous êtes reparlé depuis votre victoire le 30 juin ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:29Invité politiqueFait
    « Bien sûr, sur le bilan de la gauche à Paris depuis 2001, les deux mandats de Bertrand Delanoé, les deux mandats d'Anne Hidalgo. »
  • 1:35Invité politiqueFait
    « On va aussi poser de nouvelles priorités sur la question du pouvoir d'achat, sur la question de la protection, encore de la transition écologique. »
  • 2:02Invité politiqueFait
    « Oui, en échange. Je ne suis pas en froid avec Anne Hidalgo. J'ai été dix ans son adjoint. »
  • 2:41Invité politiqueFait
    « D'abord, que tout le monde en prenne bien conscience. Deuxièmement, de rappeler qu'une crise écologique, c'est aussi une crise sociale. »
  • 2:51Invité politiqueFait
    « Et donc, nous avons engagé des choses à travers le plan local d'urbanisme, bioclimatique, comment on adapte la ville. »
  • 3:54Invité politiqueFait
    « Il y a déjà un plan qui a été engagé. C'est d'ailleurs pour toutes les écoles de France et pas que pour les écoles parisiennes. »
  • 4:16Invité politiqueFait
    « Pouvoir faire classe dehors à condition d'avoir nos fameuses cours oasis. Ces cours aménagés avec beaucoup plus d'arbres, beaucoup plus d'endroits végétalisés, avec beaucoup plus de points d'eau. »
  • 4:56Invité politiqueFait
    « On se connaît très bien. On a envie de travailler ensemble. On se réunira d'ailleurs dès cette semaine. »
  • 5:25Invité politiqueFait
    « Moi j'ai un principe simple. Le leadership ça ne se décrète pas. Ça s'installe, ça se construit. »
  • 5:37Invité politiquePromesse
    « Je veux avoir comme seule obsession de rassembler la gauche au premier tour en mars 2026. »
  • 5:59Invité politiqueFait
    « La menace de l'extrême droite, la menace d'une droite conservatrice extrêmement dure. Ce sont d'abord les quartiers populaires, les classes moyennes qui en souffriraient. »
  • 6:59Invité politiqueFait
    « Alors, nous ne souhaitons pas d'accord avec les Insoumis, ni au premier ni au deuxième tour, ils ne le souhaitent pas non plus d'ailleurs. »
  • 7:51Invité politiqueFait
    « La réalité, c'est que le vote de cette motion de rejet préalable renvoie le texte et montre que l'Assemblée ne voulait pas de ce texte. »
  • 8:16Invité politiqueFait
    « C'est un texte qui n'a pour objectif que d'affaiblir le service public de l'audiovisuel et surtout de le mettre sous contrôle politique. »

Temps de parole

  • Emmanuel Grégoire75 %
  • Présentateur25 %

2,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Il pourrait être le prochain maire de Paris. En tout cas, les militants socialistes de la capitale l'ont choisi pour être leur candidat aux élections municipales l'an prochain. Et il a la lourde tâche de maintenir la capitale à gauche. Paris, dirigé par les socialistes depuis 24 ans. Bonjour Emmanuel Grégoire. Ce fut l'une des images du week-end. Des Parisiens se sont baignés dans la Seine, des bassins publics comme on n'en avait pas vu depuis un siècle dans le fleuve de la capitale. Vous avez piqué une tête, vous ?

0:24
Emmanuel Grégoire

Non, je n'avais pas le temps ce week-end. On se baigne quand on est en vacances. Je ne suis pas encore en vacances. Le frais avec mes enfants, avec les amis.

0:32
Présentateur

C'était presque un acte politique de se baigner dans la Seine.

0:34
Emmanuel Grégoire

Oui, je l'ai déjà fait et je dois vous dire que c'est très agréable. Je veux rassurer ceux qui se posent des questions. C'est comme nager dans un lac. C'est extrêmement agréable. Et on le fait sur des sites absolument magnifiques. Et donc les trois ont leur charme. Prenez un peu de temps pour y aller.

0:49
Présentateur

Mais là c'est fermé puisqu'on est soumis aux aléas climatiques, à la pluie qui est tombée et donc les analyses sont mauvaises. Là c'est fermé jusqu'à demain matin, c'est ça ?

0:57
Emmanuel Grégoire

Exactement, c'est un principe de prudence. C'est comme un lac, c'est comme la mer. Quand tout est parfait, on peut y aller. Quand il y a des doutes, on ferme. C'est au moins s'assurer que quand c'est ouvert, on peut y aller en toute sécurité.

1:07
Présentateur

En tout cas, ça fait partie des victoires d'Anne Hidalgo, des promesses tenues ?

1:10
Emmanuel Grégoire

Absolument. C'est grâce aux Jeux Olympiques et Paralympiques qui ont permis d'accélérer considérablement les investissements pour assainir la scène. Et c'est vrai que c'est un des éléments positifs parmi tant d'autres de ce bilan exceptionnel de l'équipe municipale à gauche.

1:24
Présentateur

Vous allez faire campagne l'année prochaine, enfin dès maintenant, sur le bilan d'Anne Hidalgo ?

1:29
Emmanuel Grégoire

Bien sûr, sur le bilan de la gauche à Paris depuis 2001, les deux mandats de Bertrand Delanoé, les deux mandats d'Anne Hidalgo. On va aussi poser de nouvelles priorités sur la question du pouvoir d'achat, sur la question de la protection, encore de la transition écologique. On l'a vu avec l'épisode de Canicule qu'on vient de connaître. Mais on est très fiers de ce bilan. Maintenant, à nous d'inventer une nouvelle histoire avec des nouvelles priorités.

1:50
Présentateur

Je pose cette question parce que vous êtes en froid avec Anne Hidalgo. Vous avez été son premier adjoint. Vous n'étiez plus son dauphin. La maire de Paris avait adoubé un autre candidat, Rémi Ferrault. Vous avez battu donc. Vous vous êtes reparlé depuis votre victoire le 30 juin ?

2:02
Emmanuel Grégoire

Oui, en échange. Je ne suis pas en froid avec Anne Hidalgo. J'ai été dix ans son adjoint. Je suis désormais le candidat pour lui succéder. Elle m'apportera évidemment son soutien dans cette campagne. Elle me sera important.

2:13
Présentateur

Elle sera avec vous en meeting ?

2:15
Emmanuel Grégoire

On verra en temps utile. Mais en tout cas, je sais qu'elle ne sera au rendez-vous pour que Paris reste à gauche. Parce que je crois que c'est ce qui lui tient à cœur. Et c'est un héritage collectif. Et maintenant, un objectif que nous partageons.

2:27
Présentateur

Ces dernières semaines à Paris, comme dans beaucoup d'autres grandes villes de France, on a eu très chaud. Très très chaud. Les températures vont remonter cette semaine. C'est quoi votre plan pour survivre à ces canicules de plus en plus précoces, intenses et récurrentes ?

2:41
Emmanuel Grégoire

D'abord, que tout le monde en prenne bien conscience. Deuxièmement, de rappeler qu'une crise écologique, c'est aussi une crise sociale. Parce que ce sont souvent ceux qui sont les plus fragiles, qui sont les plus durement touchés. Et donc, nous avons engagé des choses à travers le plan local d'urbanisme, bioclimatique, comment on adapte la ville. Il y a la question évidemment de l'aménagement de l'espace public, du verdissement, de la place de la nature en ville. Et puis, il y a la question de la rénovation énergétique des bâtiments. On a déjà annoncé de grandes mesures pour faciliter, pour accompagner, pour aider les copropriétés à cela.

Et puis, il y a aussi toutes les politiques sociales qui vont venir accompagner cela. C'est notamment une attention très particulière pour nos aînés, qui sont les plus exposés à ces risques. Également, les familles, les jeunes enfants. On a tout un plan pour adapter la ville. Il faut s'y préparer. Et c'est montré aussi que c'est un chemin de courage et de détermination. Il y a eu deux épisodes caniculaires à cette fin de printemps. On attend un été extrêmement chaud. Je crois que ça invite tout le monde à prendre conscience de l'urgence et à nous faire confiance pour agir.

3:41
Présentateur

C'est arrivé très tôt cette année. L'année scolaire n'était pas terminée. Les écoles ont souffert énormément. Les écoles parisiennes doivent être rénovées. Aujourd'hui, vous avez un plan justement pour rendre les classes vivables ? Absolument.

3:52
Emmanuel Grégoire

Il y a déjà un plan qui a été engagé. C'est d'ailleurs pour toutes les écoles de France et pas que pour les écoles parisiennes. Mais la ville de Paris a engagé un grand plan de rénovation thermique du bâti des écoles. dans lequel il y a le sujet de la protection contre le chaud. Alors qu'historiquement, on avait plutôt tendance à vouloir obsessionnellement se protéger contre le froid. Le chaud est devenu sans doute l'enjeu principal. Dans lequel il y a aussi des méthodes pédagogiques différentes. Pouvoir faire classe dehors à condition d'avoir nos fameuses cours oasis. Ces cours aménagés avec beaucoup plus d'arbres, beaucoup plus d'endroits végétalisés, avec beaucoup plus de points d'eau.

C'est vraiment un changement de paradigme. Il faut se préparer à affronter la chaleur. Et en sachant que c'est un enjeu majeur pour les grandes villes. Parce que si on n'y arrive pas, le risque c'est celui de l'insalubrité, de la dégradation de la qualité de vie. Et donc c'est une bataille culturelle, une bataille politique et une bataille sociale.

4:42
Présentateur

La bataille de Paris, votre adversaire principal c'est Rachida Dati, candidate de la droite, ministre de la culture également. Pour la BAD, vous allez faire front commun avec les autres forces de gauche. Vous êtes trois candidats déclarés pour l'instant. Le communiste Yann Brossa et l'écologiste David Béliard.

4:56
Emmanuel Grégoire

On se connaît très bien. On a envie de travailler ensemble. On se réunira d'ailleurs dès cette semaine. Dès mercredi, 9 juillet, pour engager ce pacte de la gauche sociale et écologique à Paris. On a travaillé ensemble. Chacun y apportant sa petite touche, ses priorités. Ça a toujours été dans un climat de confiance et de respect mutuel. Je souhaite pouvoir incarner cela et porter cette dynamique à gauche. On y travaille dès mercredi.

5:21
Présentateur

C'est un peu le problème puisque chacun des trois vous dites « c'est moi qui dois porter le projet ».

5:25
Emmanuel Grégoire

Moi j'ai un principe simple. Le leadership ça ne se décrète pas. Ça s'installe, ça se construit. Ils me connaissent. On a beaucoup travaillé ensemble. Et le principe quand on travaille collectivement, c'est de ne pas mettre ni de case ni de prérequis. Je veux avoir comme seule obsession de rassembler la gauche au premier tour en mars 2026. Ça doit se faire sur la base d'un programme clair, cohérent et de façon transparente vis-à-vis des Parisiennes et des Parisiens. Nous engageons la dynamique cette semaine. On se donne rendez-vous à la fin de l'été. Mais je peux vous dire une chose, c'est que la gauche a hautement conscience de sa responsabilité.

La menace de l'extrême droite, la menace d'une droite conservatrice extrêmement dure. Ce sont d'abord les quartiers populaires, les classes moyennes qui en souffriraient. Donc notre responsabilité c'est de les convaincre, c'est d'engager le rassemblement et de gagner.

6:11
Présentateur

Iliane Brossal, communiste, il dit qu'il faut de la radicalité face à une candidate comme Rachida Dati.

6:17
Emmanuel Grégoire

Il faut toujours de la radicalité, à condition que la radicalité ce soit une ambition crédible. Et donc je veux de la radicalité. Ce sera le cas sur la transition écologique, ce sera le cas sur les politiques sociales, ce sera le cas également sur l'accompagnement et le développement des services publics.

Et je suis certain qu'on arrivera à proposer, on y a déjà beaucoup tous travaillé les uns les autres, on arrivera en rassemblant nos projets à créer quelque chose de tout à fait innovant, de tout à fait inédit, qui je l'espère d'ailleurs inspirera pas seulement les électeurs parisiens, mais aussi la gauche nationale sur cette gauche plurielle que j'aime et qui je crois est celle dont ont besoin les plus fragiles à Paris.

6:54
Présentateur

Gauche plurielle jusqu'à où en fait ? Est-ce que les Mélenchonistes, les Insoumis viennent avec vous ?

6:59
Emmanuel Grégoire

Alors, nous ne souhaitons pas d'accord avec les Insoumis, ni au premier ni au deuxième tour, ils ne le souhaitent pas non plus d'ailleurs, mais je veux dire que j'ai l'intention évidemment de m'adresser aux électeurs qui à un moment ont été tentés par Jean-Luc Mélenchon. Quand on parle de la jeunesse, quand on parle des classes populaires, ce ne sont pas des segments électoraux, ce sont mes priorités, ce sont les priorités de notre projet politique. Nous allons leur parler, nous allons essayer de les convaincre que c'est avec nous qu'on a une chance de garder Paris à gauche, à nous d'être suffisamment radical, à nous d'être suffisamment ambitieux pour les convaincre.

7:29
Présentateur

Emmanuel Grégoire, vous êtes aussi aujourd'hui député socialiste, membre de la commission des affaires culturelles. La semaine dernière, vous avez pris clairement position contre le projet de réforme de l'audiovisuel public qui nous concerne au premier chef ici à Radio France. La motion de rejet du texte déposé par la gauche a été adoptée. Est-ce que c'est une victoire pour vous ou un piège politique qui va finalement accélérer le parcours législatif de ce texte ?

7:51
Emmanuel Grégoire

Alors non, c'est totalement faux de dire que ça accélère le parcours. On a lu les deux depuis plusieurs jours. Pourquoi ? Oui, parce que Rachida Dati a l'habitude de raconter n'importe quoi et de feindre quelle est la cause des choses qui lui échappent. La réalité, c'est que le vote de cette motion de rejet préalable renvoie le texte et montre que l'Assemblée ne voulait pas de ce texte. Il est renvoyé au Sénat et il reviendra pour examen complet à l'Assemblée nationale. Et donc, d'une certaine manière, nous allons continuer à batailler contre ce texte. C'est un texte qui n'a pour objectif que d'affaiblir le service public de l'audiovisuel et surtout de le mettre sous contrôle politique.

C'est une vendetta, j'ai l'habitude de dire ça. Ce n'est pas un projet de réforme de l'audiovisuel public, c'est une vengeance de la ministre et ça me paraît tout à fait insupportable. Oui, il y a des enjeux de modernisation, de transformation du service public de l'audiovisuel, mais ils doivent pour cela disposer de moyens pour les accompagner et pas de perte de moyens, comme c'est le cas des derniers budgets qui ont été votés.

8:40
Présentateur

Sur ce texte, vous êtes l'auteur de plus de 250 amendements sur les 935 déposés. Est-ce que ce n'est pas trop ? Est-ce que vous ne jouez pas contre votre camp à faire un peu de l'obstruction ?

8:48
Emmanuel Grégoire

Non, j'assume totalement l'obstruction, notamment parce que, tant que la ministre ne répond pas aux questions qui se sont posées par la représentation nationale, que ce soit par moi ou par bien d'autres d'ailleurs, je ne suis pas le seul à mener ce combat, nous ne supportons pas cette stratégie d'évitement, cette stratégie de contournement du débat, dans laquelle nous posons des questions. Quel est le budget ? Quelle est la trajectoire ? Quels sont les grands objectifs de cette réforme ? Elle échappe toujours au débat en faisant soit un bon mot, soit parfois une attaque extrêmement violente.

Un ministre, ça doit répondre de sa fonction et ça doit prendre des engagements clairs devant les Français.

9:27
Présentateur

Merci Emmanuel Grégoire, député socialiste et candidat donc au municipal à Paris pour l'année prochaine.

9:32
Emmanuel Grégoire

Merci beaucoup.