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interviewC à vous (sur YouTube)· 19 mars 2025 52 min

Conclave : la méthode du premier ministre en question - C à Vous l’intégrale - 19/03/2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

... - A.-E.Lemoine: "C à vous" en direct jusqu'à 21h avec toute l'équipe.

Bonsoir à tous les 5. Emilie, votre choix de l'actu? - E.Tran Nguyen: Libérés, délivrés...

Après 9 mois coincés la Station spatiale internationale, les 2 astronautes ont pu retrouver la Terre hier soir. - A.-E.Lemoine: Ils sont partis pour 8 jours, ils sont restés 9 mois.

On en parle avec L.Suchet. Mohammed? - M.Bouhafsi: Vous entendrez la colère de la famille de Leslie.

L'un des accusés mis en examen pour assassinat a été libéré hier à cause d'un vice de procédure. - A.-E.Lemoine: Un mail envoyé par erreur...

C'est une histoire hallucinante. Patrick? - P.Cohen: On parle des discussions sur les retraites et la réforme de la réforme...

Ca tourne assez mal. Pas de retour à 62 ans, a dit F.Bayrou dimanche.

La CGT, à son tour, devrait claquer la porte ce soir. - A.-E.Lemoine: On en parle avec la ministre chargée du Travail et de l'Emploi, A.Panosyan-Bouvet.

Bonsoir. Merci d'avoir accepté notre invitation. Lorrain? - L.Sénéchal: Un séisme sur la Côte d'Azur. - P.Lescure: W.Anderson est un cinéaste singulier.

Il garde tous les détails, tous les costumes, les petits objets de tous ses films. Il ne jette rien. C'est, entre autres, pour ça que je l'adore.

La Cinémathèque lui consacre jusqu'à début juillet, et depuis ce soir, une rétrospective et une magnifique exposition que nous visiterons ensemble. - A.-E.Lemoine: Après 20h, on reçoit également l'humoriste R.Bougheraba qui se délocalise en Inde à l'occasion de son nouveau film.

M.Blanchard, le dernier vainqueur en date de l'ultratrail le plus exigeant au monde. 600 km dans le froid glacial du Canada, il l'a parcouru en 7 jours et 22 heures.

L.Foly, chanteuse, comédienne, imitatrice aussi...

Elle pensait que "C à vous" la boycottait, la preuve que non. Voilà pour le programme. Le dîner est préparé ce soir par C.Chiavola qui a fait griller de la seiche.

Il est aux côtés de B.Chameroy. - B.Chameroy: Bonsoir à tous.

Le chiffre du jour, c'est 58. C'est le nombre de bobs Cochonou qui ont servi pour créer la chemise que la ministre porte ce soir. Au menu? - C.Chiavola: Pigeon de Pornic, la fameuse seiche.

On a un jus de crabe bleu réduit et du poivre fermenté. - B.Chameroy: Merci beaucoup.

Bonne émission, Babeth. - A.-E.Lemoine: Une bonne nouvelle pour commencer: la naissance d'un bébé "C à vous".

Elle s'appelle Anna, elle a vu le jour aujourd'hui. Sa maman s'appelle dessus J.Planchon, c'est la présidente de Mediawan.

On les félicite et on les embrasse, toutes les deux. Tout de suite, P.Cohen.

Conclave sur les retraites. - P.Cohen: Après Force ouvrière, la CGT devrait quitter la table.

S.Binet a prévu de l'annoncer ce soir dans un JT de 20h, après 2 consultations de son comité. Qui va éteindre la lumière?

Peut-être la CFDT, 1er syndicat de France, dont la numéro 1 a dit ce matin sur RMC vouloir fermer le conclave tel qu'il existe. - M.Léon: Le conclave tel qu'il a commencé ne peut pas continuer.

Le Premier ministre change les règles du jeu. Il ne voit pas là où est le problème. - P.Cohen: "Ce sera un autre conclave..." Toujours pour discuter de l'âge de départ, sans exiger l'âge de 62 ans pour tous les travailleurs, mais avec des sièges vides autour d'elle... - A.-E.Lemoine: Le Premier ministre a mis le feu à son propre conclave. - P.Cohen: A l'origine de la promesse, les exigences des socialistes, qui, pour ne pas censurer le gouvernement, demandaient la suspension de la réforme.

Pas de suspension, leur avait répondu F.Bayrou lors de sa déclaration de politique générale, mais OK pour tout remettre sur la table. - F.Bayrou: Nous pouvons, j'en ai la conviction, rechercher une voie de réformes nouvelles, sans aucun totem, sans aucun tabou, pas même l'âge de la retraite, à condition qu'elle réponde à l'exigence fixée. - P.Cohen: L'exigence fixée, c'est celle de l'équilibre du système.

Ca semblait compliqué avec un retour à 62 ans. La Cour des comptes n'a même pas testé ce scénario. Elle a seulement évalué l'âge à 63 ans.

Un point d'atterrissage qui paressait acceptable pour la CFDT. F.Bayrou avait promis de ne pas s'en mêler.

Il pose une impossibilité. - F.Bayrou: J'ai été interrogé pour savoir s'il était, à mes yeux, possible qu'on revienne à la retraite à 62 ans, la suppression de la réforme des retraites.

J'ai répondu que je considérais que ce n'était pas possible. - P.Cohen: Ce n'est pas un scoop, mais ce n'était pas à lui de le dire.

D'où l'accusation de la CFDT d'avoir rompu le contrat. F.Bayrou répondait dimanche sur France Inter à une question sur le réarmement de la France.

Est-ce que, dans le contexte géopolitique des efforts à faire, il était raisonnable de revenir aux 62 ans? Non, a-t-il répondu. Or, ça n'a rien à voir.

Les retraites sont financées par nos cotisations. Il y a un équilibre financier propre au système actuel. Les armées sont financées par nos impôts.

Tout cela laissait penser que les dés étaient pipés dès le départ, c'est ce que disent certains socialistes. Ils n'ont pas l'intention, pour l'instant, de censurer le gouvernement. J.-L.Mélenchon dit que les socialistes se sont laissés rouler dans la farine. - A.-E.Lemoine: Il reste de quoi discuter? - P.Cohen: La pénibilité, la carrière des femmes...

Tout le monde convient que la réforme actuelle peut être améliorée. Est-ce que ça passera par ce conclave, qui n'en est plus un...

Le conclave n'est pas un endroit d'où tout le monde s'échappe. - A.-E.Lemoine: Vous vous attendiez à un cours de latin, A.Panosyan-Bouvet? - A.Panosyan-Bouvet: Non.

Je pense...

On parle de délégation paritaire permanente, c'est devenu un terme beaucoup plus laïc. On a voulu un terme plus laïc. Vous avez bien fait de rappeler l'origine.

C'est un exercice très inédit en France, et très exigeant. - A.-E.Lemoine: Le point de départ, c'était ce qui ressemble à une manoeuvre politique pour éviter une censure. - A.Panosyan-Bouvet: Je ne suis pas d'accord.

Le point de départ, c'était véritablement améliorer les choses en ce qui concerne la retraite. Il y a d'abord un déséquilibre rappelé par la Cour des comptes. Il y a une trajectoire financière de l'origine des retraites qui est inquiétante.

Cela doit être équilibré. - A.-E.Lemoine: La promesse de départ, c'était ni totem ni tabou. - A.Panosyan-Bouvet: Oui.

L'exercice inédit, c'est de dire: "On demande à la Cour des comptes un rapport qui dit lui-même que la trajectoire financière est préoccupante." Pourquoi c'est inédit? On dit que l'on peut discuter de tout, y compris de l'âge, mais aussi de la pénibilité, des femmes, de la capitalisation, des sujets qui fâchent. - A.-E.Lemoine: F.Bayrou n'a pas changé les règles du jeu? - A.Panosyan-Bouvet: Non.

Ce que l'on oublie, c'est qu'une lettre a été envoyée aux partenaires sociaux par le Premier ministre qui disait: "Vous pouvez discuter de tout, à la seule condition qu'on revienne à l'équilibre en 2030." Un régime par répartition, s'il n'est pas équilibré, c'est dangereux pour les retraités actuels, et surtout pour ceux qui arriveront à la retraite. - A.-E.Lemoine: Ceux qui claquent la porte sont de mauvaise foi? - A.Panosyan-Bouvet: Personne n'est de mauvaise foi.

Je ne suis pas en train de compter les points de qui est de bonne ou de mauvaise foi. Je crois au dialogue social, comme ce gouvernement. On a eu des désaccords importants sur l'assurance chômage ou les seniors...

Les partenaires sociaux ont une légitimité à s'emparer de ces sujets. J'aimerais que les partenaires sociaux, ceux qui ont décidé de continuer à se réunir tous les jeudis...

Demain, ils vont parler pénibilité, de l'âge...

La semaine prochaine, les carrière longues...

Qu'ils puissent travailler sereinement. Il y a vraiment des choses à améliorer, que ce soit sur la trajectoire financière, ceux qui travaillent, qui ont des métiers usants. La retraite, on ne la vit pas de la même manière quand on est cadre, cariste ou aide soignante.

Le sujet des femmes...

Les pensions des femmes sont inférieures à celles des hommes. - A.-E.Lemoine: Avec des sièges vides, on arrive à un accord avec de la légitimité? - A.Panosyan-Bouvet: On a quand même la CFDT.

Madame Léon a dit qu'elle resterait là. On a la CGC, la Confédération des travailleurs chrétiens. Il y a le Medef et la CPME, qui ont chacun des perspectives et des préoccupations différentes.

Que ce soit sur le sujet du financement, le bouclage financier, le sujet des conditions de travail et la prise en compte du travail dans les retraites, ce sont des sujets importants. - A.-E.Lemoine: Hier, l'Union des entreprises de proximité, qui représente les artisans, les commerçants et les professions libérales, a décidé de quitter les négociations.

Son président a expliqué pourquoi, pour "C à vous". - Je pense que ça fait quelques jours qu'on se rendait compte que nous allions dans un mur. Les dés étaient pipés à partir du moment où la pente d'âge comprise dans la réforme Borne était remise en question comme un préalable par toutes les organisations, et que rien ne bougeait là-dessus.

C'est essentiel. On ne peut pas descendre à 62 ans. Personne ne voulait revenir sur cette utopie de ramener l'âge à 62 ans.

C'est les entreprises qui allaient en faire les frais. - A.-E.Lemoine: "Les dés étaient pipés dès le départ..." - A.Panosyan-Bouvet: Encore une fois, la condition sine qua non, c'est le retour à l'équilibre dès 2030.

On est déjà à un déficit de 6 milliards d'euros. Il faut trouver un équilibre à 2030. Il faut un compromis entre les partenaires, c'est indispensable.

Je regrette que l'U2P ait quitté cette concertation, car ils ont un vrai ancrage de proximité et une sensibilité sociale. Ils ont aussi évoqué le sujet des conditions de travail et des pénibilités. C'est dommage.

Ca fait partie du jeu du dialogue social, qu'on peut quitter quand on ne se sent pas conforme avec la manière dont les choses sont menées. - A.-E.Lemoine: Revenir aux 62 ans, c'est une utopie? - A.Panosyan-Bouvet: Si on revient à l'équilibre...

On a eu un rapport de la Cour des comptes mi-février, mais un 2e rapport va arriver sur la question de l'emploi, de la compétitivité, du taux d'emploi des seniors...

On peut en parler. En France, à partir de 59 ans, on n'a plus l'impression d'avoir sa place dans l'entreprise. On est surreprésentés dans les plans sociaux, les plans de départs volontaires.

Il y a un vrai sujet aujourd'hui de taux d'activité des seniors. Je pense qu'il va falloir regarder cette question. - A.-E.Lemoine: En revanche, si on arrive à un compromis pour abaisser l'âge de départ à la retraite à 63 ans...

Cette mesure pourrait être débattue au Parlement? - A.Panosyan-Bouvet: Ce sont des sujets qui doivent être discutés entre partenaires sociaux.

Ce n'est pas sur ce plateau de télévision que l'on va discuter. - A.-E.Lemoine: Si les partenaires sociaux arrivent à ce compromis... - A.Panosyan-Bouvet: Ce que souhaite le Premier ministre, si ce compromis respecte la règle d'équilibre à 2030, qu'elle soit financée...

Je rappelle, comme l'a dit monsieur P.Cohen, qu'il y a un coût à cela. On a déjà 6 milliards de déficit.

Il faut ajouter 3 milliards de plus pour abaisser à 63 ans. Ca n'améliore pas le sujet des carrières des femmes, les pensions des femmes...

Ca n'améliore pas non plus la question des carrières pénibles. - A.-E.Lemoine: Vous n'y croyez pas des masses? - A.Panosyan-Bouvet: Ce que je veux, c'est d'abord avoir un régime par répartition qui soit à l'équilibre.

Il faut rappeler comment marche un régime par répartition. 28 % du salaire brut, salarié comme employeur, partent, non pas pour votre propre retraite, mais partent pour la pensions des retraités actuels. C'est essentiel que ce régime soit en équilibre.

Nous serons pour que, quand nous serons en retraite, nous ayons une pension décente. C'est un point indispensable, qui n'est pas regardé mais c'est indispensable pour la soutenabilité de notre régime. Je crois qu'il y a des améliorations indispensables à amener en termes de justice sur ceux qui ont des carrières pénibles.

On a 35 % des ouvriers non qualifiés, de la manutention, du bâtiment, 25 % des aides à domicile qui partent en inaptitude professionnelle entre 51 et 59 ans. Il faut traiter de la réparation en termes de pénibilité. C'est des sujets sur lesquels les partenaires sociaux ont travaillé.

C'est également travailler sur la prévention d'usure professionnelle. C'est aussi pour ça...

J'ai aussi des sujets de l'orientation, de la situation économique, le front de l'emploi. Il faut travailler avec les partenaires sociaux sur les sujets de reconversion. - A.-E.Lemoine: Vous leur dites qu'il y a d'autres priorités que l'âge de départ. - A.Panosyan-Bouvet: Effectivement.

Je pense qu'il y a aussi d'autres sujets que les retraites dans notre pays. Il y a aussi le sujet de la reconversion avec les restructurations économiques. Il y a aussi le sujet de l'emploi des jeunes, quand on voit qu'ils sont les principaux touchés avec la remontée du chômage.

Les seniors et la question des femmes. La question des femmes... 150 000 femmes quittent chaque année le monde du travail, faute de garde d'enfants.

Elles le font car elles n'ont pas de garde d'enfants. Ca se traduit par la difficulté de rattraper les différences salariales jusqu'aux retraites. Il faut en parler. - E.Tran Nguyen: Ce sont des discussions qui arrivent dans un contexte particulier, un contexte international.

En France, il faut faire des économies et, en plus, il faut s'engager et se réarmer. Il faut augmenter nos budgets de défense. On écoute E.Philippe. - E.Philippe: Cette discussion en conclave est hors sol.

Le Parlement a légiféré. Dire cela, ça n'est pas mépriser la démocratie sociale. Pas du tout.

La démocratie sociale, ça n'est pas de faire parler les partenaires sociaux sur un sujet sur lequel ils n'ont aucune marge de manoeuvre. Je suis parfaitement à l'aise avec la démocratie sociale quand on lui donne du grain à moudre, et pas quand on la cantonne sur un tout petit sujet, qui n'est plus d'actualité et qui ne donnera lieu à aucune transformation. - E.Tran Nguyen: C'est un sujet qui n'est plus d'actualité, une discussion hors sol dans le contexte que l'on vit, comme le dit E.Philippe? - A.Panosyan-Bouvet: Malgré l'immense respect que j'ai pour E.Philippe, je ne pense pas que les retraites soient un petit sujet.

Je pense que les partenaires sociaux ont légitimité à parler de ça. Ce sont les principaux financeurs de notre régime des retraites. Ils sont ancrés dans la question de l'économie, les conditions d'exercice des entreprises, les conditions de travail, pour parler et proposer des améliorations. - E.Tran Nguyen: Vous vous êtes dit quoi, dimanche? - A.-E.Lemoine: Que c'était lui qui était hors sol? - A.Panosyan-Bouvet: Je ne veux pas opposer le social et la question de la souveraineté.

Dans cette nouvelle normalité qui s'impose à nous, la souveraineté et la puissance vont aussi être déterminées par notre puissance économique. On a une vraie question aujourd'hui, qui est qu'on n'a pas assez de gens en capacité de travailler et qui travaillent. Par rapport à l'Allemagne, la Grande-Bretagne, je ne parle pas des pays du Nord...

On a une difficulté à insérer nos jeunes sur le marché du travail. Les femmes ont boosté le taux d'activité ces dernières années, et ce taux stagne. On a une question de maintien à l'emploi de nos travailleurs expérimentés.

J'ai fait cette analogie une autre fois, mais je trouve qu'elle marche bien. Là où l'Allemagne, les Etats-Unis, sont 11 sur un terrain de foot, nous, on est à 8 car il nous manque des jeunes, des femmes et des travailleurs expérimentés. C'est comme ça qu'on augmentera la production et la capacité à créer de la richesse pour répondre aux nouveaux enjeux.

Ce n'est pas en opposant...

Les indemnités journalières sont autour de 18 milliards d'euros à la fin 2024. Il y a un effet de vieillissement de la population qui est forcément corrélé à la question de l'absentéisme. Il y a des sujets sur lesquels il faut travailler. - A.-E.Lemoine: Réduire les indemnités journalières? - A.Panosyan-Bouvet: C'est des sujets qu'il faut regarder.

Aujourd'hui, le 1er motif d'absentéisme et d'arrêts de travail, ce sont d'abord les sujets de risques psychosociaux, qui ne sont peut-être pas suffisamment bien appréhendés par les entreprises et la médecine du travail. On avait un Conseil des ministres pour parler de la santé mentale dans notre pays. Ca concerne aussi les entreprises.

Il y a eu des reportages là-dessus, sur des abus de médecins, des plateformes, qui donnent des arrêts de travail non justifiés. Tout cela, il faut le mettre à plat. Derrière l'absentéisme, c'est du mal-être, des difficultés pour les équipes qui restent et qui bossent.

C'est aussi une organisation qui est assez désorganisée. - A.-E.Lemoine: Merci, A.Panosyan-Bouvet.

Restez avec nous pour commenter le reste de l'actualité. La Story de M.Bouhafsi. - Une disparition qui inquiète et qui intrigue dans les Deux-Sèvres.

Un couple âgé de 21 et 22 ans s'est volatilisé... - Tous 2 ont été vus pour la dernière fois dans cette maison.

Le lendemain, la voiture de la jeune femme est retrouvée ouverte et abandonnée devant la maison. - Deux corps ont été retrouvés non loin de la maison du suspect. - Il n'y a guère de doute qu'il s'agit bien de Leslie et Kévin. - M.Bouhafsi: C'est l'histoire d'une famille brisée et en colère contre la justice française.

Dans les Deux-Sèvres, les 2 amoureux sont assassinés. Leurs corps sans vie sont retrouvés 3 mois plus tard, les 3 et 4 mars 2023. Dès les premières semaines de l'enquête, la famille est consternée par l'attitude du magistrat. - Le procureur n'a pas pris la peine de nous appeler. - A 23h, un communiqué de presse indiquait que l'enquête passait en assassinat.

Patrick a fini par m'attraper...

J'ai lu le communiqué de presse, il n'y avait pas de "S"... "C'est une erreur, madame.

Ils ont oublié le S." Ils ne sont même pas capables d'envoyer un communiqué de presse correctement. Ce n'est pas 30 ans qu'on a pris... - C'est perpète. - M.Bouhafsi: Hier, c'est un coup de massue inattendu.

Les proches ont appris que Nathan B., un des mis en examen, a été relâché à la suite d'une erreur judiciaire. Sur les 5 personnes mises en cause dans cette enquête, c'est déjà le 3e suspect à avoir été libéré avant le procès.

Pour les parents de Leslie, on assiste à un fiasco judiciaire. - La perte de ma fille, c'est une chose horrible qui peut arriver à tout parent. En plus, on se retrouve dans un système judiciaire complètement bancal. 3 personnes libérées...

Ca met un pic à chaque fois dans la plaie qui est encore ouverte. - On savait que le deuil mettrait du temps à venir, tant que le procès ne serait pas passé. C'est comme si on nous tournait le couteau dans la plaie. - M.Bouhafsi: Comment expliquer que cet homme de 24 ans, mis en examen et placé en détention provisoire, puisse être libéré sous contrôle judiciaire?

Explication: la convocation a été envoyée à une mauvaise adresse mail. L'avocate profite d'une erreur judiciaire. - Je n'ai jamais été convoquée.

Lorsque je me suis aperçue que je n'avais pas été convoquée, que la décision avait été rendue en mon absence, j'ai décidé de faire appel. La convocation a été adressée à une mauvaise adresse. Je comprends que ce soit difficile à entendre...

Mais ça ne préjuge pas de l'audience qui se tiendra devant une cour d'assises, ni d'une éventuelle culpabilité qui sera prononcée ou pas. - M.Bouhafsi: Nathan B. pourra comparaître libre lors de son procès, s'il respecte son contrôle judiciaire.

C'est le logiciel informatique utilisé dans la justice qui était au coeur de la critique. Ces erreurs sont pointées du doigt depuis plus de 10 ans, au point de créer de l'insécurité juridique, selon les greffiers. - Ce logiciel pose problème.

Il a été mal conçu dès le départ. Même si les informations, le dossier sont bien rentrés dans la machine, malgré tout, au bout du bout, si le greffier ne vérifie pas, le logiciel peut créer des erreurs juridiques. Du coup, la procédure tombe.

Il faudrait trouver une solution pour se passer du logiciel. Pour l'instant, c'est le seul logiciel au niveau pénal qui existe. Cassiopée, c'est vraiment le problème du ministère de la Justice. - M.Bouhafsi: Aujourd'hui, les parents de Leslie craignent la fuite des accusés présumés de l'assassinat de leur fille et de son compagnon, mais aussi de les recroiser dans la rue. - C'est de la grosse colère. - Il est assigné à 10 km de chez nous.

Les craintes de le croiser, les craintes qu'il se fasse la malle. - La crainte de notre réaction si on le croise dans la rue... - On relâche quelqu'un de dangereux, un criminel avéré.

C'est absurde, aberrant. Après la peine qu'on a subie, on a du mal à se relever. C'est quand que ça s'arrête? - M.Bouhafsi: Les familles de Leslie et Kévin ne peuvent pas faire appel de cette décision de justice, qui concerne la justice et les accusés.

A.Panosyan-Bouvet, est-ce normal que l'un des principaux logiciels utilisés par la justice française depuis 17 ans soit bardé de bugs malgré les nombreuses alertes du personnel judiciaire? - A.Panosyan-Bouvet: Ce n'est pas normal.

C'est déchirant de voir les parents de Leslie. Ils ont besoin de faire leur deuil. Pour faire leur deuil, il faut que justice passe.

Là, elle n'est pas passée. Le bug du logiciel, ça renvoie aussi au fait qu'on a eu, pendant très longtemps, une justice qui manquait de moyens. Quand vous regardez le classement du budget de la justice au sein de l'UE, on est au niveau de Malte.

Ces dysfonctionnements sont révoltants. C'est indigne. - M.Bouhafsi: Il faut mettre fin à ce logiciel? - A.Panosyan-Bouvet: Je suis ministre du Travail, je ne suis pas ministre de la Justice.

Je ne peux pas vous donner de détails sur le logiciel. Je vois ces témoignages bouleversants et révoltants. Je pense que tous les spectateurs qui assistent à ça sont consternés et se disent: "Si ça m'arrivait à moi?" Pour le moment, la justice ne passe pas.

Ca rend la situation très difficile et révoltante. - P.Lescure: Sur la question du port du voile dans le sport, F.Bayrou a dû appeler hier l'ensemble des ministres à la solidarité sur cette question.

Votre collègue ministre des Sports avait émis des réserves à la suite d'une proposition de loi LR. Ce matin, B.Retailleau a dit soutenir ce texte.

F.Bayrou a dit soutenir cette proposition de loi. Finalement, le débat a été ouvert par les propos de M.Barsacq...

Il n'y aura pas de nouvelles discussions autour du périmètre de la laïcité obligatoire? - A.Panosyan-Bouvet: On parle de sport, non pas entre personnes qui font un match de foot dans un parc, mais notamment dans des matchs avec des arbitres, des fédérations.

Une décision du Conseil d'Etat donnait les pouvoirs aux fédérations pour remédier à une délégation, en cas d'entrisme religieux. Un certain nombre d'études montre qu'il y a des stratégies d'entrisme, notamment des Frères musulmans, dans le sport. Quand il s'agit de matchs avec des arbitres, organisés par des fédérations sportives, il faut rappeler que les règles de la République s'imposent.

Ce ne sont pas des matchs privés entre copains et copines dans un parc. Ce n'est pas la même chose. - A.-E.Lemoine: On les appelle "les naufragés de l'espace".

S.Williams et B.Wilmore, 2 astronautes chevronnés de la Nasa sont restés coincés en orbite pendant 9 mois, prisonniers de la Station spatiale internationale où ils étaient arrivés en juin dernier.

D'autant plus heureux d'arriver qu'ils pensaient en repartir 8 jours plus tard. Très vite, leur retour sur Terre est retardé d'une quinzaine de jours...

Résultat, un été tout entier dans l'espace. Voir les JO de très loin, manger de la sardine au lieu de la dinde de Thanksgiving et célébrer un joyeux Noël avec une famille extraterrestre. ... - A.-E.Lemoine: 9 mois de sourires un brin forcés.

Une délivrance enfin, hier, au large de la Floride avec des dauphins pour comité d'accueil. ...

Applaudissements. - A.-E.Lemoine: Bonsoir, L.Suchet.

Quelle histoire, ce qu'ont vécu ces 2 astronautes, que vous ne souhaiteriez pas à votre pire ennemi? - L.Suchet: Ce n'est pas vrai.

Un astronaute est fait pour voler dans l'espace. Ils l'ont fait plus longtemps que prévu. Je pense qu'ils étaient assez contents. - A.-E.Lemoine: Il y a de quoi perdre son sang-froid alors qu'on doit partir pour seulement 8 jours et qu'on reste 9 mois.

On est préparés à ça, garder espoir? La Nasa n'avait même plus de date de retour, à un moment. - L.Suchet: Ils sont partis pour tester un vaisseau Boeing.

Ca s'est mal passé au niveau de l'amarrage. La Nasa et Boeing ont analysé la situation et ont décidé de ne pas les faire rentrer dans ce vaisseau. La priorité, c'est la sécurité.

On ne prend pas de risques. On fait rentrer le vaisseau seul. Au final, ça s'est mal passé.

Les 2 astronautes sont donc restés dans la station. A partir de là, la Nasa et les partenaires de la SSI ont décidé de les intégrer à un équipage. Un équipage devait monter à 4 astronautes.

Ils ne sont montés qu'à 2. Ils ont été intégrés dans une mission spatiale de 6 mois, ce qui est le rythme normal des missions dans l'ISS. Ils ont réalisé une mission avec les 2 qui étaient montés, comme T.Pesquet l'a fait.

Ils étaient partis pour tester un vaisseau. Finalement, ils ont fait une mission spatiale. - A.-E.Lemoine: Ils étaient volontaires?

Ils avaient une petite valise de 8 jours! - L.Suchet: On a des moyens pour leur monter des valises. - A.-E.Lemoine: Et de la nourriture.

Même si tout est bien fait dans l'espace...

Quand on envoie des astronautes dans l'espace, on leur fait quasiment des menus sur-mesure. Ils ont dû s'adapter. Ca faisait partie des soucis du quotidien qu'ils ont traversés. - L.Suchet: Ce n'est pas bien grave.

Ils ont dû s'adapter au début. Ensuite, ils ont été ravitaillés par des cargos automatiques. On s'est adaptés en fonction de ce qu'ils voulaient.

Ils n'ont pas eu des rations pour 9 mois sans pouvoir rien dire. - A.-E.Lemoine: A mon avis, les sardines, ce n'était pas leur 1er choix.

Ils s'étaient préparés physiquement pour une mission aussi longue? - L.Suchet: Non. - A.-E.Lemoine: Ca a dû être plus difficile? - L.Suchet: Oui.

C'est des pilotes d'essai, des astronautes. On a des protocoles. C'est une priorité de ces vols longue durée.

On veut garder en bon état de santé les femmes et les hommes en micropesanteur sur une longue durée. Ils sont suivis régulièrement. Ils font 2 heures de sport par jour.

Ils arrivent fatigués mais en bonne santé. - A.-E.Lemoine: Fatigués, parce qu'on sait qu'il y a une perte musculaire et osseuse mais ils ont aussi passé des nuits blanches à préparer leur retour.

On ne monte pas comme ça dans une navette. - L.Suchet: On pense qu'ils sont fatigués car les contraintes physiques sont très dures au retour.

Ce n'est pas complètement faux. Avant le retour, ils passent des nuits blanches à préparer et à profiter des derniers instants dans la station. - A.-E.Lemoine: Ils n'en ont pas eu assez? - L.Suchet: C'est les derniers jours.

Ils vérifient que tout est calé dans le vaisseau, un peu comme quand on part en vacances. Il faut tout vérifier. C'est ce qu'ils font dans la station avant le retour.

Ils sont fatigués car ils ont passé pas mal de temps à réfléchir, à ne rien oublier. - A.-E.Lemoine: Vous n'avez pas le même discours que D.Trump, qui a accusé J.Biden d'abandonner les astronautes.

La Maison-Blanche a remercié et salué E.Musk et SpaceX, puisqu'ils sont revenus en capsule SpaceX, de les avoir sauvés. ... - A.-E.Lemoine: Vous dites que personne ne les avait abandonnés.

Tout ça a été monté...

C'est devenu une affaire politique instrumentalisée. - L.Suchet: C'est une façon de présenter les choses, mais ils n'ont pas été oubliés.

Ils ont été inclus dans un équipage. Leur vaisseau de sauvetage était amarré. Ils pouvaient rentrer à tout moment s'il y en avait le besoin.

Ils ont réalisé leur mission jusqu'à la fin. Ils n'ont été ni bloqués ni abandonnés. - A.-E.Lemoine: C'est un échec pour Boeing et Starliner? - L.Suchet: C'est vrai.

Ca n'a pas marché. - A.-E.Lemoine: Cette fusée, avant même de partir...

Il y avait des problèmes de fuite sur ce vaisseau. - L.Suchet: Il y a eu des problèmes à l'amarrage qui ont conduit à la décision de les faire rentrer en automatique sans l'équipage. - A.-E.Lemoine: Ca a poussé la Nasa a confié le retour des astronautes à l'entreprise d'E.Musk, qui fait la course en tête, qui a un monopole sur le transport des astronautes de la Nasa? - L.Suchet: Sur le transport d'équipage, côté américain, Boeing était la 2e possibilité, mais avec des bugs.

Côté russe...

C'est un endroit où les Russes travaillent avec les Européens et les Américains. Soyouz permet de transporter 3 personnes. Il y a 2 vaisseaux qui ravitaillent: celui de SpaceX et celui côté russe. - A.-E.Lemoine: Ce monopole pose problème?

C'est dangereux? - L.Suchet: Les monopoles sont toujours dangereux.

Dans le spatial et dans d'autres domaines, on aime bien avoir des variantes, des possibilités de choisir autre chose si ça se passe mal. Là, il y a un monopole, mais il n'est pas complet sur tout. ...

Il ne faut pas considérer qu'E.Musk fait le spatial pour le monde entier de façon complète. En France et en Europe, on a des capacités importantes pour développer du spatial.

On a réalisé il y a quelques temps le lancement d'Ariane 6 avec un satellite militaire. Nous l'avons fait avec nos propres moyens. - E.Tran Nguyen: Ariane 6, pour le compte de la France, si on compare avec le SpaceX et les lanceurs Falcon 9 notamment...

Il y a 10 000 satellites en orbite...

Ils envoient sans compter. C'est 2 stratégies différentes. - L.Suchet: Un programme important pour l'Europe et la souveraineté de l'Europe, c'est le programme Iris Square qui va couvrir les besoins en termes de communication à faible latence depuis l'espace.

C'est 306 satellites. Rien à voir avec les dizaines de milliers de satellites. Il y a une logique de répondre à nos propres besoins dans une logique... - A.-E.Lemoine: Sa logique est déraisonnable et déraisonnée, E.Musk? - L.Suchet: Ca pose un problème pour l'environnement, ces milliers de satellites.

C'est un moyen pour que l'information...

Vous connaissez l'importance de l'information. L'initiative Iris Square est de développer un système qui permettra aux Européens d'être souverains à ce niveau-là. - P.Cohen: Quelle est la différence?

Je ne comprends pas pourquoi il nous faut quelques centaines de satellites et pourquoi, dans le système d'E.Musk, il en faut plusieurs dizaines de milliers. - L.Suchet: Les satellites sont plus gros, plus complexes, et ont plus de capacité, les satellites d'Iris Square.

C'est pour ça qu'ils sont en moins grand nombre. On ne veut pas non plus couvrir le monde entier. On veut répondre seulement à nos besoins.

Ce n'est pas la même logique. C'est pour ça qu'il y a 2 systèmes différents. - A.-E.Lemoine: Euh...

La stratégie ne vous semble pas bonne...

Le temps que la question passe par le satellite Starlink et arrive à mon cerveau...

Houston? - A.Panosyan-Bouvet: Ces 2 monsieurs... - A.-E.Lemoine: Une dame et un monsieur. - A.Panosyan-Bouvet: Le sujet dont il parle est essentiel.

Ca a été souligné par le ministre de la Défense. Il y a une nécessité absolue d'augmenter nos capacités de renseignement par l'espace. Pendant quelques jours, quand les Etats-Unis ont tout arrêté avec l'Ukraine, on a vu combien ça handicapait les forces ukrainiennes qui n'avaient plus les informations du renseignement américain.

C'est essentiel de se renforcer là-dessus sans avoir à dépendre du ressentiment américain. - A.-E.Lemoine: Merci, L.Suchet. 9 mois dans l'espace au lieu de 8 jours, la belle affaire, si j'ai bien compris votre message!

Vous restez avec nous. C'est l'heure du 5/5 de L.Sénéchal.

B.Nétanyahou fait voler la trêve en éclats à Gaza. - L.Sénéchal: Le Premier ministre israélien a repris les frappes sur l'enclave palestinienne il y a 2 jours.

Elles ont déjà fait près de 1000 morts dont au moins un employé de l'ONU. Israël prévient: ce n'est qu'un début. ... - L.Sénéchal: Le gouvernement israélien veut forcer la main du Hamas, pousser l'organisation terroriste à libérer les otages.

Il reste 59 otages dont 34 déclarés morts. L'Armée israélienne a déjà bloqué l'aide humanitaire, coupé l'électricité il y a 2 semaines pour poursuivre sa pression sur le Hamas. Les Palestiniens sont dans une situation tragique. ... - L.Sénéchal: Avec ce retour des frappes, B.Nétanyahou est critiqué de toutes parts, à commencer par la France. - E.Macron: La reprise des frappes israéliennes, malgré les efforts des médiateurs, constitue un retour en arrière dramatique pour les Palestiniens de Gaza, les otages et leurs familles, la région entière qui tente de se relever en plus d'une année de guerre et de bouleversements. - P.Lescure: Même les Israéliens se retournent contre leur Premier ministre.

Une grande manifestation d'opposants a rassemblé des milliers de personnes à Jérusalem. ... - L.Sénéchal: Israël frappe aussi ses voisins, notamment un site militaire en Syrie, pays qui entame une difficile transition.

Le risque d'embrasement de la région est d'autant plus grand que les rebelles yéménites houthis ont frappé Israël dans le désert du Néguev et promis d'abattre des navires marchands américains après des frappes américaines sur des bastions houthis. Nouvelle frappe la nuit dernière sur l'Ukraine. Un hôpital a été touché.

Des infrastructures civiles aussi. Poutine s'est dit prêt à ne plus frapper ces infrastructures lors de son entretien avec D.Trump.

Le coup de fil a duré 2 heures, mais les versions divergent. ... - L.Sénéchal: 24 heures après ce fameux appel, le président ukrainien a enfin été briefé.

Il s'est entretenu avec D.Trump, qui lui a promis plus de systèmes de défense antiaérienne. Zelensky évoque une discussion positive, substantielle et franche avec D.Trump.

Il s'engage à cesser les frappes ukrainiennes sur les infrastructures civiles. L'Ukraine a frappé, la nuit dernière, un dépôt pétrolier russe. Ils ont utilisé leurs propres missiles longue distance, d'une portée de 1000 km.

Nouvelle infamie de la Russie révélée sans vergogne à la télévision russe. Du scotch bleu serait utilisé par les Russes pour se faire passer pour des Ukrainiens. ... - L.Sénéchal: La couleur bleue est celle de l'Ukraine.

C'est inscrit noir sur blanc dans les conventions de Genève et protocoles additionnels...

Il est interdit d'utiliser les uniformes de l'armée adverse pendant des attaques. C'est ce que fait l'armée russe pour reprendre Koursk. Il y aurait des atrocités russes dans la région de Koursk. ... - L.Sénéchal: Pour l'instant, la Russie est accusée de crimes de guerre en Ukraine.

V.Poutine est visé par un mandat d'arrêt de la CPI. - A.-E.Lemoine: Le gouvernement se prépare à distribuer un manuel de survie en période de crise, en France. - L.Sénéchal: Ces mots font un peu peur et rappellent les scénarios catastrophes des années 50.

C'était enseigné aux Etats-Unis aux écoliers. ... - L.Sénéchal: Le livret du gouvernement français vise à nous sensibiliser sur les pratiques à adopter en cas de crises multiples.

Ca va de l'accident industriel, à la crue, à l'épidémie ou au conflit armé. Ca fait partie des dispositions, mais ça ne vise pas à préparer la population à la perspective d'une guerre, disent les autorités, contrairement à la Suède, qui a envoyé ce fascicule fin 2024. "Nous vivons des temps incertains.

Des conflits armés se déroulent dans notre région du monde." Les campagnes de désinformation et le terrorisme sont aussi cités. On explique comment suturer des plaies, notamment. 80 000 réservistes sont prévus à l'horizon 2030.

E.Philippe prône un service militaire volontaire pour former chaque année 50 000 réservistes supplémentaires. On ne joue pas à se faire peur avec ce genre de fascicule? - A.Panosyan-Bouvet: Pour la Suède...

Ce pays est très proche de la Russie. Ce pays a été neutre pendant des années. Il adhère à l'Otan.

Ca a été un vrai changement systémique. C'est un autre monde pour la Suède et la Finlande, qui a une longue frontière avec la Russie...

Le fascicule présenté aujourd'hui, c'est aussi pour faire face aux crises civiles. On a vu les inondations, les feux de forêt, qui peuvent bouleverser des villes et des campagnes, pour lesquelles on n'a pas nécessairement les premiers secours. Ca souligne la nécessité d'augmenter la résilience collective et individuelle de chacun face à des temps incertains. - A.-E.Lemoine: Notamment des tremblements de terre.

Un séisme à Nice. - L.Sénéchal: Magnitude 4,1 et un épicentre près de la métropole, dans l'arrière-pays niçois.

Ca a provoqué quelques dégâts et ça a surpris les Niçois. - C'est quoi, ça? - Un tremblement de terre... - La porte était ouverte.

Les verres ont bougé tout seuls. - Mon mur se fissure! On vient de vivre un tremblement de terre.

C'est hallucinant. - Vous avez vu le tremblement de terre de malade? La télé est tombée du mur et elle est cassée. - L.Sénéchal: Aucun blessé à part la télé.

Pas de dégâts majeurs signalés. Attention aux risques de réplique. - J'ai dormi habillé car des répliques peuvent être plus fortes. - L.Sénéchal: Une personnalité qui habite la Côte d'Azur l'a expliqué: G.Holtz. - G.Holtz: J'étais avec ma femme.

Une 1re fois à 18h45. On s'est dit que ça allait passer. On se calme.

On dîne. On fait des mots croisés. A 22h30, ça recommence.

On a eu une explosion, la maison qui tremble...

On a 2 chats formidables. D'un coup, ils lèvent les oreilles et partent dans tous les sens. Je ne suis pas Superman.

Je me suis écrasé en hélicoptère sur le Paris-Dakar, mais hier, j'ai été choqué. - L.Sénéchal: Il y a des séismes fréquents, mais qui dépassent rarement la magnitude 4 dans la région.

Pas de risque de tsunami. - A.-E.Lemoine: Qui est la personnalité préférée des enfants?

L.Marchand. - L.Sénéchal: C'est le classement du "Journal de Mickey".

Soprano est détrôné. Il passe 4e. Il n'y a pas de fille, malheureusement. - P.Cohen: Grosse gamelle pour Mbappé. - L.Sénéchal: Oui.

Certains sont hors classement. - Nicole Wallace, qui a joué dans "A contre-sens". Gabriel Guevara, dans le même film. - E.Macron, car il dirige bien le pays. - Je les aime bien tous, en soi, mais j'aime bien les cuisiniers en général, P.Etchebest. - L.Sénéchal: Je suis sûr que vous êtes juste après. - A.-E.Lemoine: On a fini? - L.Sénéchal: K.Mbappé est 11e.

Griezmann est 5e. Même Zidane est 8e. - A.-E.Lemoine: Emilie connaît le classement par coeur.

Où sont les filles? - E.Tran Nguyen: Incroyable. - A.-E.Lemoine: Je n'en reviens pas.

Ils n'ont interrogé que des garçons? Non? Je suis prête à contester ce classement.

Merci, A.Panosyan-Bouvet. Merci, L.Suchet.

Conclave : la méthode du premier ministre en question - C à Vous l’intégrale - 19/03/2025 — François Bayrou · Pourquijevote