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InterviewPublic Sénat (sur YouTube)· 5 octobre 2026 23 minContradictoireActualité / polémiqueÉducation & rechercheTravail & emploiÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Éric Coquerel : « Quand un gouvernement n’a comme seule réponse la répression, il se plante »

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 20 %Attaque 60 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:01OuverteRéponse directe

    Quel regard portez-vous sur ces mouvements étudiants ?

  • 0:45OuverteRéponse directe

    Est-ce que ces mouvements ont changé de nature ?

  • 1:25OuverteRéponse directe

    Les lycéens expriment une angoisse pour leur avenir, notamment sur Parcoursup. Qu'en pensez-vous ?

  • 2:06OuverteRéponse directe

    Ces mobilisations partent des lycées populaires. Est-ce une nouveauté ?

  • 2:47RelanceRéponse directe

    Vous dites que le gouvernement n'a que la répression comme réponse. Que répondez-vous à cette accusation ?

  • 3:23RelanceRéponse directe

    Le gouvernement accuse l'ultra-gauche d'être à l'origine du mouvement. Qu'en pensez-vous ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:47Éric CoquerelFait
    « Ça vient d'abord des villes populaires, des lycées populaires au départ. Parti de Créteil sur des choses très concrètes. »
  • 5:21Éric CoquerelFait
    « En général, ils se plantent et le mouvement ne fait que se développer. Ça, c'est la fameuse phrase de Matignon. »
  • 5:56Éric CoquerelFait
    « Il y a eu surtout plusieurs jeunes éborgnés, des jeunes défigurés, que ce soit à Sevran, que ce soit à Saint-Ouen-le-Mône, d'Argenté. »
  • 9:59Éric CoquerelFait
    « Par Parcoursup, le choix, il va se faire à la fin de l'année scolaire. »
  • 10:40Éric CoquerelFait
    « On demande aussi pour l'abrogation de la loi 2019, Blanquer, qui est une loi qui a été catastrophique pour l'aménagement des emplois du temps. »
  • 12:08Éric CoquerelChiffre
    « Vous avez 840 millions de moins sur l'éducation, l'enseignement secondaire, l'enseignement et l'enseignement supérieur. »
  • 12:45Éric CoquerelFait
    « On est au-dessus de la moyenne de l'OCDE largement et de pays qui nous entourent. Donc profitons en sorte de réduire les effectifs. »
  • 15:12Éric CoquerelFait
    « Soit ils trouveront une opposition complice pour ne pas les censurer après un 49-3, ils y iront par 49-3. »
  • 16:15Éric CoquerelChiffre
    « Sébastien Lecornu il dit une loi spéciale ça coûte 15 milliards ça c'est pas vrai ils n'ont jamais été capables de le prouver. »
  • 17:58Éric CoquerelFait
    « La question n'est pas est-ce qu'il faut faire des économies, c'est comment fait-on des économies et qu'est-ce qu'il y a dedans ? »
  • 18:37Éric CoquerelFait
    « Les recettes ont baissé et ce qui a baissé, c'est l'imposition sur le capital pour aller vite de manière vraiment très importante. »
  • 19:14Éric CoquerelFait
    « Le pouvoir d'achat, qui depuis deux ans est en chute libre dans ce pays. »
  • 19:48Éric CoquerelFait
    « Quand la croissance baisse, vous avez moins de rentrées fiscales, moins de cotisations et vous avez un effet dit récessif sur l'économie. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:01

– Sous-titrage Société Radio Comment calmer la colère ? Les cinq chantiers lancés par Sébastien Lecornu sont-ils les bons ? Pour en parler, nous recevons Éric Coquerel, le député de la France Insoumise de la Seine-Saint-Denis, président de la Commission des finances de l L'Assemblée nationale. Bonjour, merci beaucoup d'être avec nous. Éric Coquerel interview en partenariat avec la presse régionale représentée par Stéphane Vernet de Ouest-France. Bonjour Stéphane. Bonjour Auréane. Éric Coquerel, bonjour. Bonjour. On va commencer évidemment par cette mobilisation lycéenne, vous avez manifesté Eric Coquerel dans votre jeunesse dès 14 ans

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si on en croit votre biographie contre la loi Devaquet après en 1986. Quel regard vous portez sur ces mouvements étudiants ? Ça vous rappelle quoi ? Des souvenirs de jeunesse – Pas seulement des souvenirs, parce qu'en fait je vais devant les lycées actuellement pour non seulement les soutenir et les écouter surtout, mais aussi faire en sorte que les choses se passent le plus calmement possible quand j'y arrive. Oui, c'est un mouvement qui, en tout cas par son aspect massif me rappelle par exemple les grands mouvements comme Devaquet ou le CPE parce qu'il y a beaucoup de monde. Des fois il arrive qu'il y ait des mouvements avec des blocus sous les blocus sont minoritaires. Mais là c'est vraiment pas le cas, vous avez quasiment tout le lycée qui est dehors et les gens qui se mobilisent.

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Bon et puis par contre je crois que contrairement aux périodes dont je viens de vous parler il y a une plus grande angoisse chez les lycéens de leur avenir. C'est pour ça qu'ils parlent de Parcoursup qui est une vraie boucherie en ce moment, il faut le dire. Vous avez des centaines de lycéens qui n'ont pas d'affectation, qui parlent de leurs conditions concrètes de cours donc voilà ça exprime le mal-être des jeunes et des lycéens dans une période où les choses ne vont pas pour ce pays. Mais est-ce que vous jugez enfin vous qui avez un regard depuis des années est-ce que c'est pour vous c ces mouvements ont changé de nature est ce qu'il ya une mutation est ce qu'aujourd 'hui on est dans une mobilisation classique ou dans une mobilisation qui a une tournure inédite ?

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Ce qui est différent des mobilisations il y a une quarantaine d c'est que ça vient d'abord, mais c'est un lien avec le contexte que je vous explique. Ça vient d'abord des villes populaires, des lycées populaires au départ. Parti de Créteil sur des choses très concrètes. La Seine-Saint-Denis, c'est embrayé, ce n'est pas vraiment étonnant. Ça fait deux ans par exemple qu'en Seine-Saint-Denis vous avez les enseignants qui ont un mouvement pour demander un plan d'urgence pour la Seine-Saint-Denis. Voilà, ça c'est une différence, c'est-à-dire que les mouvements CPE ou surtout de Vaquais sont d'abord partis des étudiants avant d'essaimer dans les lycées voilà c'est ça la différence sinon en termes là vous pensez que ça va être inverse c'est à

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dire ça part des lycées et ça va essaimer oui c'est ça et en plus ça part des villes populaires des lycées des lycées des lycées des villes populaires où l'angoisse l'angoisse est plus grande par rapport aux conditions qui sont mauvaises par rapport souvent aux bâtiments qui sont dans un sale état par rapport au manque de médecine scolaire etc et c'est un mouvement qui a vocation à s'étendre pour vous je pense qu qui va s'étendre. Parce que vous savez, là, par contre, vous me parlez de mon expérience, alors je peux vous dire une chose, c'est que quand un gouvernement n'a que comme réponse la répression et une version policière de l'histoire, on dirait complotiste aujourd'hui en disant « il y a une C'est une main invisible, c'est nous la main invisible qui agite tout ça.

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En général, ils se plantent et le mouvement ne fait que se développer. Ça, c'est la fameuse phrase de Matignon. Elle est fille, elle s'est proxie l'ultra-gauche accusée d'être à l'origine du mouvement bon ça a été beaucoup débattu évoqué qu'est ce que vous répondez à cette moi j'appelle sébastien lecornu à raison garder à mesurer ses propos quoi c'est la première fois qu'on utilise ce terme ça fait deux fois en fait il l'avait déjà dit une fois oui qui est intermilitaire en plus qui définit plutôt des organisations terroristes enfin on voit bien qu'il y a un côté militaire quoi vis-à-vis d'une opposition on n'est pas en guerre que je sache voilà donc je trouve que cette façon de faire qui tend le sujet exactement comme d'ailleurs ils ont fait dès le départ

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c'est-à-dire que dès le départ vous avez le ministre de l'éducation avant de parler de plateforme etc et le ministre de la intérieur qui ont appelé tout de suite à une répression par rapport au blocus là maintenant il s'adoucit le ministre de l'éducation il dit ah mais il y a les lycéens d'un côté c'est vrai et puis il y a quelques casseurs l'autre mais au début ils n'ont pas fait ça ils ont tout de suite envoyé l'appeler pour faire en sorte de disperser les blocus une note des renseignements qui parle de facilité par le gouvernement oui écoutez c'est pas parce que les lycéens sont poussés à ces actions par des éléments d'extrême gauche qui viennent notamment d'organisation politique comme l fi donc c'est pas parce que c'est ça vient des renseignements que ça la valide première

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réponse et la deuxième c'est que c'est le ministre premier ministre qui a fait en sorte que sa fuite puisque c'était une cellule de de crise. Donc voilà, ça veut dire qu'il endosse ces propos que je vous dis, je les trouve irresponsables, parce que ça ne fait que tant de la situation en plus, outre le fait que c'est calomniateur, parce qu'évidemment, on n'a rien à voir avec des proxys, premièrement, mais deuxièmement, en En plus, vous savez, les lycéens, quand ils écoutent que c'est LFI qui est à l'origine de tout, ils rigolent. Ils apprécient notre présence parce que ça les rassure, parce qu'ils ont des adultes qui les soutiennent, mais sinon, ça les fait doucement rire. Donc tout ça, et en plus de ça, je dis au gouvernement, c'est jamais,

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quand vous faites ça, en général, vous êtes prêts de perdre. Mais est-ce que vous les avez appelé au calme ? On rappelle Pascua était un spécialiste de ça, et bilan, ils ont perdu, sauf qu'entre Entre-temps, et c'est ça que je redoute, il y a eu la mort de Malik Lussekin. Parce qu'il ne faut pas oublier... Vous redoutez qu'il y a un mort cette fois-ci à nouveau ? On parle beaucoup de la dégradation, des violences, etc., que je réprouve les feux de l'élycée. Souvent, c'est des éléments extérieurs. Enfin, ça c'est du matériel. Pour l'instant d'un point de vue humain, il y a eu, d'un point de vue humain grave, il y a eu surtout plusieurs jeunes éborgnés, des jeunes défigurés, que ce soit à Sevran, que ce soit à Saint-Ouen-le-Mône, d'Argenté, je pourrais... – Alors justement, vous parliez,

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vous disiez que le ministre... – Oui, il y a eu aussi des forces de l'ordre, du personnel enseignant. – Oui, je parle en termes de blessures graves, pour le moment, c'est-à-dire de blessures où votre vie durant, vous avez perdu un oeil, pour l instant, c'est du côté lycéen. C'est pour ça que je comparais avec Malik Ousekine, parce que quand vous avez ce genre de blessures et elles ont eu lieu au moment de la référence de Vaquet, vous ne savez jamais où ça s'arrête. Juste une précision, vous disiez, le ministre semble s'adoucir, vous parlez du ministre de l'Éducation nationale, est-ce que c'est le cas du ministre de l'Intérieur ? Là, on parle de plus de 5000 interpellations en une semaine, 85 % de mineurs placés en garde à vue.

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C'est disproportionné ou est-ce que les débordements survenus en fin de semaine justifient ça – Il faut vous rendre compte que je crois avoir entendu que c'était un nombre supérieur au pic culmiment des arrestations en mai 68, qui a été autrement plus violent vis-à-vis des forces de l'ordre. C'est moi vous le dire. Donc bien sûr que je pense que c'est disproportionné. En plus, Darmanin a donné des consignes déjà. Il a dit qu'en gros il devait y avoir des poursuites pénales dures qui suit. Alors il y a des poursuites pénales. C'est-à-dire qu'un môme, il se retrouve en garde à vue et pour parfois rien, parfois franchement des pécadilles j'en ai vu. Il se retrouve poursuivi devant la justice. Donc vous voyez bien qu'il y a l'utilisation

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d'une instrumentalisation de la répression et après de la justice. On verra ce que fait la justice ensuite qui est là pour intimider les lycéens. Pour intimider les lycéens, il y a aussi une vraie difficulté à faire le tri entre les casseurs parce qu'il y en a et les lycéens qui manifestent légitimement, pacifiquement, manifestement, il y a une difficulté de la police à gérer ce contexte-là. Vous avez une façon de gérer les choses. Je vous donne un petit exemple. L'autre jour, j'étais devant Paul-Éloard, le lycée dont on parle beaucoup, à Saint-Denis. Tout d'un coup, tout se passait bien. C'est-à-dire que vous avez eu plusieurs centaines de lycéens qui parlaient, ce que j'espère qu'après on va parler de leurs revendications. Qu'est-ce qui se passe ?

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Tout d'un coup, on voit un mouvement de foule. La police est de chercher un lycéen au milieu de ses camarades. On l'accusait d d'avoir été un des auteurs du casse de la grille qui avait eu lieu trois jours avant. Est-ce que vous croyez vraiment que c'est nécessaire de le faire à ce moment-là ? Qu'est-ce qui se passe ? Les lycéens ne savent pas pourquoi on arrête Adéler, il y a des mécanismes de solidarité et on a eu toutes les pètes du monde avec Bali Bagayoko à remettre, je veux dire, à s'interposer. Donc il y a une façon de faire et cette façon de faire, je vous le dis, c'est d'abord avant d'entendre les revendications des lycéennes, je dis les lycéennes parce que c'est souvent elles qui sont à la pointe en termes de revendications et des lycéens,

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c'est d'abord de répondre par la répression. Ça, ce n'est pas une bonne manière de faire. Et d'ailleurs, ça continue avec la loi qu'est sur Payor. – Dont le gouvernement avance l'examen qui sera examiné au Sénat ce mois-ci. Pour vous, ce n'est pas une bonne de loi, la loi Casserpille ? Vous rigolez. Je me demande même si ça sera constitutionnel. Vous savez que le code pédale dit que nul n'est responsable pénalement que de son propre fait. Et là, ça va inventer l'idée, contrairement à une loi qui existe déjà, que désormais quand vous ferez partie d'un attroupement, vous pouvez être susceptible, donc il y a une présomption de culpabilité, de vous retrouver dans cette situation. Voilà. Donc c'est ça la première réponse que M. Lecornu fait.

8:55

Il a fait une lettre – Juste, pardon, on le précise, la loi Casseur-Payeur, ce n'est pas une loi en réponse initialement à ces violences du CNE. C'est une loi qui a été présentée en septembre au Conseil des ministres sur les violences en marge des restes du PSG. – Sauf que là, il y a dans son tweet M. Lecornu, qui répond soit mutualisant au mouvement lycéen et qui établit un certain nombre de choses, juste d'ailleurs, qui parle de problèmes d'aménagement. Parler de la lettre, c'est pas un tweet, c'est une lettre. C'est une lettre, mais il y a un tweet qui l'accompagne, d'accord ? Et dans la lettre, dans la lettre, vous avez – Vous avez 5 chantiers dans la maison. – Vous avez 5 chantiers, alors que ne les a-t-il pas fait avant ? D'accord ?

9:26

Et deuxièmement, le tweet explique comme mesure concrète, la première mesure concrète c'est cette loi Kassor Peyer et ça vient bien comme réponse. Alors que ne répond pas. Pourquoi dans sa lettre, par exemple, il analyse le fait qu'il y ait un problème avec Parcoursup ? Il le dit, les lycéens le disent tous. Bon, mais ça, il le renvoie au présidentiel. Il analyse le fait qu'il y a des problèmes d'enseignement, etc. Il parle quand même d'une amélioration, il demande d'une amélioration, une transparence de Parcoursup. Bien sûr, oui, mais d'accord. Donc l'urgence, c'est de laisser tranquille Parcoursup, mais c'est de vous faire une loi qu'a sur payeur. Vous voyez bien qu'il y a des réponses décalées qui ne correspondent pas à la situation. Il explique.

9:59

Par Parcoursup, le choix, il va se faire à la fin de l'année scolaire. Non, on pourrait faire une loi d'abrogation de Parcoursup et la changer parce que Parcoursup ne fonctionne... Alors déjà, discriminer, sélectionner, mais en plus là, ça ne fonctionne plus du tout parce que je vous dis, il y a des milliers de lycéens dans le – Et ça, Parcoursup, ça fait partie des revendications des lycéens. Vous, vous voulez une abrogation de Parcoursup ? C'est-à-dire on supprime complètement le Parcoursup ? Ou on le remplace par autre chose ou pas Oui, c'est de faire en sorte qu'on garantisse à quelqu'un qui a le baccalauréat de pouvoir continuer ses études. Le bac ça ouvre la possibilité de, donc c'est pas comme Parcoursup qui détermine qu'à un moment donné, vous n'avez pas le droit d'aller à

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tel endroit et qu'en plus de ça, vous avez même des chances d'aller nulle part. Donc ça, excusez-moi, ça c'est ni à faire, etc. On demande aussi pour l'abrogation de la loi 2019, Blanquer, qui est une loi qui a été catastrophique pour l'aménagement des emplois du temps. Ils n'arrêtent pas d'en parler, les lycéens. Écoutez-les, ils parlent sans arrêt de ça. Pourquoi ? Parce que la loi Blanquer a enlevé les séries, a mis des spécialisations hyper compliquées. Si vous ajoutez des profs qui manquent, vous avez des emplois du temps où ils se retrouvent parfois à des heures, maintenant sans téléphone. Je dis ça parce que ça se rajoute dans ce qu'ils disent à... Et enfin, ils demandent, j'allais dire un, qu'il y ait des moyens d'avantage d'enseignants, davantage d'enseignants remplaçants, etc.

11:23

Et là, je reviens à la lettre parce que la lettre, elle ment. Elle explique que le gouvernement a mis plus d'un milliard de plus dans l L'éducation, c'est l'année 1 ,2 milliard en budget. C'est un mensonge parce que pour comparer un budget avec l'année précédente, il faut inclure l'inflation qui est plus de 2%. Et si vous incluez l'inflation, je vous donne les chiffres comme comme ça n'a pas été beaucoup donné, vous avez 840 millions de moins sur l'éducation, l'enseignement secondaire, l'enseignement et l'enseignement supérieur. Vous avez 643 milliards de moins sur l enseignement, l'éducation. Mais sachez que là-dedans, la plus grosse baisse, c'est les collèges et les lycées, 557 millions. Vous supprimez 1600 enseignants. Donc ils font exactement l'inverse de ce qu'ils disent.

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Vous êtes en train de nous dire qu'à euro constant, le budget baît. Bien sûr. Ils baissent à euro constant, ça c'est clair, c'est les chiffres. Regardez, j'ai mis hier un tableau là aussi sur X qui le dit. Donc vous avez un tableau très clair. Ils ont même supprimé des enseignants. Donc déjà, par exemple, au lieu de faire la loi casseur-payeur, il ferait mieux de faire un plan d'urgence pour les écoles. Mais pardon, il l'explique par la démographie. Le gouvernement l'explique par la démographie. Il y a moins d'élèves donc il y a moins d'élèves. C'est une réalité qu'il y a moins d'élèves donc on devra en profiter pour qu'il y ait moins d'élèves par classe. Et dans le secondaire, contrairement à ce que dit ministre de l'Intérieur, on n'est pas dans la bonne moyenne justement.

12:45

On est au-dessus de la moyenne de l'OCDE largement et de pays qui nous entourent. Donc profitons en sorte de réduire les effectifs. Les suppressions, les réductions d'effectifs, elles ne concernent pas les lycées, c'est plutôt les écoles. Non, c'est les lycées et les collèges. Il manque le collège la moyenne. Je crois qu'il l'a mis lui-même. C'est plus de 30 élèves par classe en vie. Non mais sur les suppressions de postes d'enseignants dans le prochain budget. 700 dans le secondaire, sur 1600. Juste un dernier mot parce qu'on va parler du budget Éric Coquerel avec Stéphane Le Tempile. Qu'est-ce que vous répondez à Bruno Retailleau qui suggère une interdition de LFI Parti Sénicieux Écoutez, il donne un argument de plus pour

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qu'il ne soit surtout pas président de la République parce que là on serait carrément en dictature avec ce genre de propos. Donc il veut interdire une opposition ? Enfin où est-on ? Ça doit être les résultats de Bolsonaro, de Trump ou de l'AFD qui doivent l'influencer. Et par contre la suppression, juste très vite, la suppression temporaire des réseaux sociaux, ce qui est ce qui a été proposé par Nicolas Isnard en cas d'émeute. Parce que ça fait partie Président de la métropole d'Aix-Marseille. C'est faire de supprimer ton point également les réseaux sociaux. Franchement, la solution qui consiste à faire qu'un des moyens de communication les plus importants, c'est un peu comme si on avait empêché aux mômes dans le passé, de téléphoner ou autre chose. Ce n'est pas comme ça.

13:55

Il faut réguler les réseaux sociaux, ça c'est sûr. Mais les interdire, je veux dire, tout ça est une manière de de casser le thermomètre au lieu de... C'est ce qui demande, le blocage temporaire des réseaux sociaux. Ce n'est pas tout à fait une interdiction. C'est toujours une réponse qui n'est pas une réponse de fond. Quand on les écoute, qu'on les reçoive, qu'on leur laisse faire des assemblées générale dans les lycées, parce que là le Premier ministre parle de dialogue, c'est pas vrai, moi j'en ai pas vu des dialogues. On a écrit au recteur, il y a des lycéens de Paul-Éloire qui ont écrit au recteur pour le voir, il n'a toujours pas répondu. Donc qu'on les laisse exprimer leurs revendications, ils sont en train de s'organiser. La plateforme de concertation, ils peuvent l'utiliser ?

14:35

Vous les encouragez à l'utiliser ? Une mur au vert aussi. Non mais c'est pas sérieux, c'est pas sérieux ça. Voilà, on passe au budget ? Bon, soyons très directe, l'Assemblée nationale entame l'examen du budget. Est-ce qu'on aura un budget avant la fin de l'année ? Ce que je crois, c'est que soit ils trouveront une opposition complice pour ne pas les censurer après un 49-3, ils y iront par 49-3. C'est quoi une opposition compliquée ? Je ne sais pas, manifestement, pour l'instant, il cible plutôt le RN, on verra bien. Donc soit il se trouve compli, ça veut dire que vous ne censurez pas le gouvernement, donc vous laissez passer un budget qui ne peut pas être adoptés parce que le gouvernement est une minorité à l'Assemblée.

15:12

– Ou que vous trouvez un compromis, c'est ce qui s'est passé l'année dernière. – Voilà, deux fois le Parti socialiste, là, ils ont l'air de plus de se diriger vers l'ERN, mais comme avec le Parti socialiste, on peut toujours être surpris, je ne sais pas. Soit il y aura ça, soit je vous le dis à l'avance, je suis à peu près certain qu'il y aura des ordonnances au bout de 60 jours. Ça c'est ce que demande Bruno Retailleau. Oui et je pense que j'ai cru comprendre... Non, c'est pas que j'ai compris. Sébastien Lecornu pour l'instant ne veut pas. C'est-à-dire que je pense qu'il ne veut pas être censuré. Pour qu'on comprenne, c'est que quand vous avez les ordonnances, le budget passe, enfin, vous avez toutes les chances derrière d'être censuré.

15:43

Oui, mais on a un budget, en fait. C'est ça la différence. Donc, je comprends pour lui que ce soit un problème, mais je pense qu'ils par ordonnance et qu'ils essaieront de faire passer en force un budget qui, une fois de plus, je le rappelle, ne sera pas voté à l'Assemblée, ne sera même pas soumis au vote. Et en plus, c'est minoritaire, ce qui est quand même un problème. – En plus, il faut préciser, si c'est un budget adopté par ordonnance, tous les amendements qui ont été négociés et discutés pendant les 70 jours, il tombe tout au ballot. On revient à la copie qui a été présentée ce jeudi en Conseil des ministres. – C'est pour ça que moi j'avais proposé une solution, mais ils n'en ont pas voulu, c'est bien dommage, qui était une solution de compromis,

16:15

qui était de C'est-à-dire qu'on fait une vraie loi spéciale, c'est-à-dire la loi spéciale, vous savez que quand vous la votez, tous les crédits de l'année précédente sont remis sur la table. Et après, vous avez des décrets d'application qui décident de l'appliquer de manière plus ou moins restrictive. Ça fait deux ans qu'ils l'appliquent de manière restrictive pour faire pression sur l'Assemblée pour qu'ensuite, elles votent le budget. Mais là, ils auraient pu ne pas le faire. On aurait même pu l'accompagner de ce qu'on appelle des mesures fiscales, des lois spéciales de recettes, par exemple, pour indexer l'impôt sur le revenu pour que ça ne coûte pas 15 milliards parce que Sébastien Lecornu il dit une loi spéciale ça coûte 15 milliards ça c'est pas vrai ils n'ont jamais été capables de

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le prouver ça c'est des chiffres qu'ils ont mis sur la table au début de l'année dernière à chaque fois qu'ils ont mis nos social. Ils n'ont pas été capables de le trouver. Ça leur a plutôt même économisé de l'argent parce que, comme ils ont une vision restrictive de la loi spéciale, pendant le premier trimestre, tous les crédits n'ont pas été débloqués. Donc tout ça, c C'est pas vrai. Mais bon, ils ne veulent pas. Je pense qu'on aurait été incomprunis par le haut qui aurait permis une certaine visibilité en attendant les présidentielles. Là, les choix auraient été faits. Ils n'ont pas voulu. Donc ils ont décidé de passer en force un très mauvais – Soyons clairs, on est dans un contexte avec la présidentielle au printemps, s'il n'y a pas de budget voté, négocié avant la fin de l'année,

17:25

il n'y aura pas de deuxième service en début d'année. – Je ne crois pas qu'ils iront jusqu'à là, c'est pour ça que je vous dis qu'à mon avis, ils feront les ordonnances, mais je voudrais revenir quand même sur le fond, c'est un budget catastrophique en mettant les choses au point. – Mais juste, pardon, déjà sur le cadrage… – C'est dommage que vous ne vouliez pas m'entendre sur le… – Non mais c'est justement, on va en parler, sur le cadrage, avant de parler du contenu et formatif de 43 milliards, c'est ce que dit Sébastien Lecornu. Si on ajoute les mesures déjà engagées ça fait 54 milliards. Déjà est-ce que vous dites oui il faut 54 milliards d'économies, il faut qu'on trouve 54 milliards d'économies ? – Bah non je dis pas ça non, je dis pas ça. Je dis pas ça, ça dépend.

17:58

– Donc c'est pas uniquement sur la méthode que vous n'êtes pas d'accord, c'est aussi sur le besoin d'économies ? – Parce que la question n'est pas, alors c'est pas 54, c'est 43, c'est 43 en 2027, mais la question n'est pas est-ce qu'il faut faire des économies, c'est comment fait-on des économies et qu'est-ce qu'il y a dedans ? Bon, eux, ils choisissent maintenant depuis plusieurs années de dire que pour faire en sorte que les déficits n'explosent pas, vous jouez sur les dépenses sociales, les dépenses de l les dépenses des collectivités. Vous ne touchez quasiment pas, contrairement à ce qu'ils peuvent dire, les cadeaux fiscaux qui ont été faits aux ultra-riches, qui fait que... Vous pouvez regarder toutes les statistiques, il y a d'excellents chiffres,

18:37

qui fait qu'en En gros, le capital pour aller vite parce que c'est comme ça que ça se traduit en termes de dividendes n'a eu de cesse de baisser dans le prélèvement obligatoire. C'est-à-dire que les recettes ont baissé et ce qui a baissé, c'est l'imposition sur le capital pour aller vite de manière vraiment très importante. Donc, faute d'aller récupérer cet argent, ils choisissent d'aller baisser les dépenses sociales et d'attaquer quasiment tous les Français. Parce que contrairement à ce qu'ils disent, à part ces ultra-riches, je ne connais pas de Français qui ne va pas être impactés par ce budget, soit en termes d'imposition, par exemple les retraités, soit en termes de revenus, par exemple le point d'indice des fonctionnaires, etc. Donc tous les Français vont être attaqués.

19:14

Et qu'est-ce qui se passe quand les Français sont attaqués comme ça ? Eh bien il y a ce qu'on appelle le pouvoir d'achat, qui depuis deux ans est en chute libre dans ce pays. Ce qui est une catastrophe parce que ça... Déjà pour les gens, parce que ça veut dire que certains doivent faire attention sur absolument tout quand c'est pas carrément ce privé, et bien ce pouvoir d'achat qui baisse, c'est la consommation intérieure qui baisse. Quand la consommation intérieure baisse, la croissance baisse. Et quand la croissance baisse, vous avez moins de rentrées fiscales, moins de cotisations et vous avez un effet dit récessif sur l'économie. Voilà ce qu'ils mettent en place et qui recommencent cette année. Et donc à la fin du fin, non seulement économiquement ça va mal,

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non seulement pour les gens ça va mal, mais refigurez-vous même les déficits qui est leur objectif premier, ils se trompent, ils sont dans l'erreur – La solution, quand on a une dette qui atteint 120 % du PIB, des taux d'emprunt qui frôlent les 5%, on fait quoi ? – C'est vrai, mais ça c'est pas de… Vous avez remarqué que c'est pas la faute des oppositions ça, d'accord ? Bon, c'est… Alors, il y a un fait international, et je pense que que la politique du gouvernement l'aggrave. La solution, c'est peut-être déjà d'aller faire en sorte que vous n'ayez pas justement sur l'économie un effet récessif. Donc quand le pouvoir d'achat vous débrouillez pour prendre des mesures qui fassent que le pouvoir d'achat arrête de baisser. Donc il faut plutôt miser sur une augmentation des salaires,

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arrêter de baisser les minima sociaux parce que ça a l'effet dont je viens de vous parler, de s s'attaquer aux revenus des retraités qui ne sont pas les privilégiés de ce pays. Maintenant, à 1260 euros, certains retraités auront une désindexation partielle. C'est les privilégiés à 1260 euros ou même à 2034 pour une désindexation tonnelle. Vous voyez bien que ça, ça ne tient pas la route. Par contre, je vous le dis, on l'affichera quand on va publier notre programme présidentiel, on récupère assez facilement 100 milliards d'euros en allant revenir sur les cadeaux fiscaux qui ont été faits par par M. Macron, au plus riche, par exemple, supprimant la flat tax et le bouclier du capital, mettons un ISF climatique, mettons l'attaque Zuckman

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et attaquons aussi des niches, réformons des niches qui sont souvent des trappes à optimisation. On récupère facilement, je vous assure, 100 milliards d'euros. Et ça, déjà, un, ça peut un peu réduire les déficits, mais ça peut aussi répondre aux besoins sociaux des Français, par exemple dans l'éducation. – Un dernier mot Stéphane. – Moi je voulais juste savoir un peu sur les retraites par exemple, il y a consensus vous dénoncez le gel des retraites mais vous n'êtes pas les seuls le Rassemblement National aussi le Parti Socialiste aussi est-ce qu'il y a des points particuliers au cours de la discussion budgétaire, où toutes les oppositions au gouvernement pourraient se mettre d'accord pour proposer des amendements ensemble ? – Alors je pense, oui. Je pense.

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– Vous savez ce qu'il y a dans ces cas-là – Non, je le dis parce qu'on nous dit depuis deux ans que c'est le Parlement qui fait le budget. Eh bien quand vous avez des mesures un peu fortes qui soit suppriment des articles du budget, soit par exemple on ajoute, l'an dernier on avait ajouté une taxe sur les multinationales qui rapportait 20 milliards. Eh bien il passe par 49 ,3 et supprime tout. Autrement dit vous avez une espèce de faribole qui laisse penser que c'est un gouvernement ouvert à la discussion et que finalement seules les oppositions qui ne seraient pas d'accord avec ce sujet bloquerait. L'année dernière un compromis a été trouvé sur l'expension de la réforme des retraites, c'est ce qu'a dit – Écoutez, ce que j'observe, c'est qu'elle n'est que suspendue

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et qu'en échange de l'avoir suspendue pour la première fois, l'Assemblée nationale, du coup, on a voté le principe, alors qu'il y avait une majorité pour l'abroger. Donc je ne suis pas L'an dernier, il y avait eu un consensus sur la sécurité sociale, sur la partie sécurité sociale. C'est possible aussi cette année ? Il n'y a pas de consensus, elle a été passée. Mais dedans, je vous ferai remarquer qu'il y avait des mesures qui ont permis ce consensus, comme vous dites, qui ensuite, dans l ont été annulées par des annulations de crédit parce que ça en plus de ça ils votent des budgets et dès le mois de février mars ils annoncent des annulations de crédit qui montrent que tout ça ne tient pas la route merci rick coquerel merci

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on aura évidemment l'occasion de reparler avec vous du budget qui sera examiné au parlement durant les prochaines semaines la une de ouest france justement