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interviewLe Figaro· 8 septembre 2025 3 min

François Bayrou, qui devrait être renversé ce lundi à l’issue du vote de confiance à l’Assemblée

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Mesdames et messieurs les députés, cette épreuve de vérité comme chef du gouvernement avec l'assentiment du président de la République, je l'ai voulu. J'ai voulu ce rendez-vous et certains d'entre vous, les plus nombreux, les plus sensés probablement ont pensé que c'était déraisonnable, que c'était un trop grand risque. Or, je pense exactement le contraire.

Le plus grand risque était de ne pas en prendre, de laisser continuer les choses sans que rien ne change, de faire de la politique comme d'habitude, de faire durer sans prendre les décisions qui s'imposent jusqu'au moment où l'irréparable est là et où l'on arrive au bord de la falaise. Toutes ces questions sont aujourd'hui soumises à la question dont tout dépend, à la question vitale d'urgence vitale où notre pronostic vital est engagé. Donc dépend notre état, notre indépendance, nos services publics, notre modèle social.

C'est la question de la maîtrise de nos dépenses, la question du surendettement. J'ai été frappé des messages que j'ai reçu pour avoir évoqué les plus jeunes et le poids qui pèse sur leur génération. Ils portent les plus jeunes.

Ils portent et vont porter pendant 20 ou 30 ans ou davantage encore le poids des milliers de milliards de dettes que leurs aînés ont contracté et qu'ils vont eux devoir endosser. Elles n'ont pas été contractées pour équiper le pays comme il aurait fallu pour pour décider de leur avenir. Ces milliers de milliards de dettes ont été consacrées à éponger les dépenses courantes de la vie de tous les jours qu'un pays normal devrait assumer à chaque à chaque génération pour son compte.

Depuis des décennies sur ce point, nous avons rompu le contrat de confiance entre générations qui est la base du contrat social. J'ai été frappé de vérifier combien les jeunes se sentent génération sacrifié. Ils disent "Nous n'aurons pas de retraite, la retraite ça sera jamais pour nous." et le double enjeu qu'il rencontre aujourd'hui.

Oui. Oh, je sais très bien que vous voulez qu'on augmente encore les charges sur leurs épaules. Et bien, nous croyons exactement le contraire.

Nous pensons qu'il faut les alléger de manière qu'ils soient libérés de l'esclavage dans lequel on les plonge. [applaudissements] La démocratie est l'organisation sociale qui porte à son plus haut la conscience et