Israël / Iran : la guerre à l’ère cyber
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
On a tous les yeux rivés sur le nouveau conflit entre Israël et l'Iran. Au passage, on n'oublie pas non plus ce qui se passe à Gaza. Les crimes de guerre qui se poursuivent sans discontinuer.
Mais cette guerre Israël Iran nous intéresse parce qu'elle se joue sur un terrain physique. Certes, les tirs de missiles et de drones, le bombardement américain sur les installations nucléaires iraniennes. Mais comme toutes les guerres actuelles, ce conflit est un conflit hybride qui se joue aussi sur le terrain cyber.
Euh des groupes de hackeurs s'activent des deux côtés pour perturber les infrastructures militaires, énergétiques, économiques et de désinform et et de et pour désinformer la population. Et pour en parler, on accueille notre invité suivant Amine Baba Aisa. Salut Amine, merci d'être avec nous.
Tu es journaliste à Numérama, spécialiste de la cyberguerre. C'est ça. Euh, ça fait plaisir de t'accueillir sur ce plateau.
On va parler avec toi d'un gros morceau ce soir. Quel genre de cyberattaque ont lieu pendant la guerre entre Iran et Israël là ? Est-ce qu'on a déjà identifié des cyberattaques ?
Alors, la guerre entre l'Iran et Israël a commencé, enfin les premiers bombardements ont eu lieu le 13 juin, mais la cyberguerre, elle a commencé depuis des décennies, je dirais. OK. Elle s'est jamais arrêtée.
Elle s'est jamais arrêtée. En fait, c'est les deux ennemis principaux dans le cyberespace. C'est vraiment l'Iran contre Israël. d'Israël contre l'Iran, c'est des attaques constantes, c'est des choses qu'on essaie de reporter au quotidien et euh et en fait ce qui est intéressant de voir c'est que aujourd'hui maintenant qu'on est en temps de conflit, il y a ces portes dormantes comme on appelle ces accès dormant qui sont activés.
C'est-à-dire queen fait pour faire une une cyberattaque, il faut infiltrer des infrastructures à travers des employés. on voyait parfois ça peut commencer par un email de fishing tout simple et en fait ça termine par une réelle cyberattaque en temps de conflit et c'est c'estàd que c'est comme dans le monde physique quand ils ont déployé les drones le jour de début de leur attaque. C'est-à-dire qu'ils ont d'abord ils sont d'abord allés sur le terrain et il y a sans doute des espions.
D'ailleurs, il y a des gens qui ont été arrêtés après par le régime iranien. Ils ont et c'est exactement pareil sur la guerre informatique. La guerre c'est aussi juste aller s'installer discrètement, placer des des C'est ça des factors.
C'est ça. C'est placer des pions pendant des mois, des années. Là, tout a explosé ces derniers jours.
Ah alors ces derniers jours pour l'instant ce qu'on sait c'est euh il y a un groupe de cybercriminels qui s'appelle Gangé Daré. Je suis vraiment désolé pour les Iraniens si je prononce très mal le nom, mais en gros c'est les moinaux prédateurs. On a du mal à identifier clairement euh d'où ils viennent.
Est-ce que ce sont des euh cybercriminels israéliens ? Est-ce que ce sont des des dissidents au régime iranien ? En tout cas, ce qui est sûr, c'est queils servent les intérêts d'Israël et ils ont mené déjà deux attaques depuis depuis le début du conflit.
Donc la première attaque, ça a été contre la banque CPA. C'est une banque d'État iranienne donc qui a été attaquée et qui euh en fait l'attaque, ils ont pris les données, ils les ont complètement détruites et du coup ça a été un réel problème en tout cas des témoignages qu'on a en Iran, des agences complètement fermées, même des stations services qui sont fermées parce que bien sûr ça crée un effet domino et et elles sont dépendantes de ces banques et du coup ça crée vraiment un un impact réel sur les sur la vie des Iraniens. Et la deuxième attaque qui a eu lieu cette semaine, qui a été avérée, qui a été revendiquée d'ailleurs par Ganjedande, qui qui n'a pas peur de de d'assumer ses attaques au grand public sur Twitter et cetera.
Et cette attaque, elle a visé une une entreprise de cryptoonnaie iranienne qui s'appelle Nobitex. Et là, on peut parler de 90 millions apparemment de dollars qui se seraient évaporés, qui ont été envoyés vers des comptes complètement scellés. Et le fait que ça a été envoyé par des banques complètement scellées, ça donne un indice aussi sur le type d'attaque qu'on voit parce que c'est pas du tout à but financier.
C'estàd que cet argent a été complètement bloqué. Ça a été vraiment un but de ça de déstabiliser le le pays. Et donc pour l'instant c'est les deux les deux attaques qu'on a vu depuis le début depuis le début du conflit.
Alors, arrête-moi, si je dis une connerie, mais le régime iranien a décidé de couper l'accès à internet dans quasiment tout le pays. Est-ce que c'est la preuve que les attaques israéliennes sont puissante ? Alors en fait ce qu'il faut ce qu'il faut vraiment voir c'est la paranoïa du régime iranien mais qui est parfois justifié et légitime.
Il faut pas oublier que Israël a vraiment réussi entre guillemets de gros coups de cyberattaque dans les dernières années. Il y a la première qui nous vient en tête, c'est celle du biper contre contre les les dirigeants dubola. Exactement au Liban.
C'est vraiment quelque chose qui a créé une paranoï au sein du du régime iranien. On pense aussi au leader politique du Hamas qui a été tué et son fils qui disait "Je suis persuadé qu'il a été tué par un missile qu'il a suivi à travers son téléphone." C'est-à-dire que c'est pour vous dire d'autres sources disent que c'est une bombe qui a été activée à distance chez lui, mais la paranoïa, elle est complète donc dans tout cet écosystème que ce soit le esbola, le régime iranien ou le Hamas.
Donc c'est pour ça qu'ils ont coupé, on suppose que c'est pour ça qu'ils ont coupé internet. Alors, on suppose que c'est pour ça qu'il a coupé qu'ils ont coupé internet, mais ça peut aussi jouer sur deux facteurs. Donc, il y a la cybersécurité, on coupe tout pour être sûr de ne pas subir une attaque, mais il y a aussi le fait de couper la population iranienne.
En fait, c'est la population iranienne qui est constamment perdante parce que c'est la population iranienne qui se retrouve coupée d'Internet. L'Iran a construit un un intranet entre guillemets qui s'appelle le National euh Network. Alors, que je dise pas de bêtises, c'est le Oui, c'est le National National Network.
Exactement. C'est le N. Je sais plus exactement c'est quoi l'acronyme de NIN, mais en gros l'idée c'est vraiment de créer un intranet.
Mais du coup en créant un intranet, on filtre, on sait exactement et genre sur le modèle nord-coréen un espèce de truc fermé où il y a que alors un modèle fermé, un internet iranien, quelque chose de complètement fractionné du reste du monde en tout cas. C'est dinguing. Usule, qu'est-ce qu'on sait ?
Il y a un truc qu'on sait, c'est que Israël a même une industrie de très en pointe sur le cyber qui va jusqu'à exporter ces logiciels et les vendre à d'autres pays souverains qui vont les utiliser un peu comme ils veulent. Euh au point queon en est le logiciel Pegasus notamment, on se souvient, au point qu'on en est à se demander si ça en fait ce sont pas des armes. Est-ce que c'est pas du commerce d'armes ?
Qu'est-ce qu'on sait de l'implication de ces entreprises qui sont des entreprises qui ont pignon sur rue ? parce que là on parlait de groupe de hackur que c'est tout cette zone grise où ça on ça agit pour les intérêts d'un pays mais en même temps le pays ne peut pas assumer ces attaques-là parce qu'elles sont illégales. Mais quel est le rôle de ces entreprises là qui sont en pointe dans ces domainesl dans ces attaques là ?
Alors ce qu'il faut comprendre c'est que Pegasus c'est vraiment le fer de lance et l'exemple parfait de la cyberoffensivité d'Israël. H c'est-à-dire que on parle d'un logiciel espion c'est ça. On parle d'un logiciel espion qui peut être activé à distance sans aucune interaction de la victime.
C'estàd que c'est vraiment incroyable. C'est quelque chose qui a été vendu à des états, à plus de 40 États. C'est quelque chose qui a pesé dans la balance parfois dans les négociations pour normaliser les relations avec Israël, avec certains pays.
C'est vraiment un outil qui a été Oui, c'est un outil qui a été utilisé comme vraiment un avec un poids avec un poids diplomatique de la part d'Israël. Ce qu'il faut voir aussi en plus, c'est que Pegasus est développé par un groupe qui s'appelle le NSO Group qui a été fondé par des anciens du ministère de la défense israélienne. Donc c'està dire que tout est lié et que en plus quand vous parliez de régulation euh il faut savoir que Pegasus n'est pas vendu à n'importe qui.
Il faut l'aval du ministère de la défense israenne avant de pouvoir acquérir Pegasus pour un état. C'est légal ça Pegasus. Enfin, je veux dire, est-ce qu'il y a une réglementation internationale qui viendrait dire "Je suis désolé, ça c'est comme l'arme nucléaire ou je sais pas quoi, il y a pas, ça circule pas ou alors c'est régulé ?" Alors en fait, ça se joue sur s'appuie sur un petit flou en fait.
Ouais, c'est ça exactement. Pegasus, c'est censé pouvoir infiltrer et espionner des organisations terroristes. Ouais.
Voilà, le mot est dit. Sauf que aujourd'hui euh c'est avéré que Pegasus a servi euh de d'outils d'espionnage pour espionner des journalistes, mais aussi des chefs d'état. Je sais pas si vous vous souvenez mais Emmanuel Macron était dans une liste de 14 chefs d'état espionnés.
Euh on sait pas s'il a été espionné mais en tout cas c'était dans la liste des cibles intéressantes pour Pegasus. Tu étais au salon du Bourget. J'y étais aussi.
Est-ce que les armes ou les systèmes de défense cyber prennent une place de plus en plus importante dans ces salons de l'armement notamment ? Je pense que comme moi vous avez dû voir, c'est c'est il y a des que ce soit les grands industriels ou que ce soit des boîtes de cybersécurité, maintenant c'est présent partout et puis même la manière dont dont s'est mis en avant, par exemple, je pense au stand d'assaut aviation qui met vraiment en avant euh ce qu'ils appellent le scaf, c'est-à-dire le le système de combat euh du futur aérien du futur où en gros c'est un c'est un système dans le système, c'est-à-dire que c'est un cloud complet européen qui est pensé pour envisager des attaques envers notre souveraineté numérique et c'est vraiment quelque chose qui est mis en avant. Il y a des entreprises de cybersécurité qui qui font pignon sur rue dans le salon du bourger.
On sent que c'est vraiment quelque chose qui est pris très au sérieux dans le monde de l'armée. Julie et justement dans dans ça, il y a aussi le rôle bah encore une fois de Lia, on parle beaucoup là notamment de de Lia Slop euh de toutes ces images. Alors soit pour de la propagande, pour de la désinformation et j'imagine que ça fait aussi partie de tout ce plan là.
Alors sur ce planl c'est vraiment c'est comment on utilise l'IA générative dans la cyberguerre et ça c'est tout un autre pan qui est qui a exploré parce que là on parle de campagne d'influence, on parle de déstabilisation plus psychologique et plus interne à un pays et quand vous faisiez référence à ISLOP en fait IASLOP c'est le fait d'inonder les réseaux sociaux et tout et le tout internet par du contenu Euh bas de gamme, très bas de gamme, de mauvaise qualité. Exactement. Cher voilà, fait par Lia.
Alors, qu'on tombe dans le panneau ou non, le souci c'est que ça occupe du temps d'écran et que ça occupe de la tension et que ça met de côté du contenu de qualité. Et c'est vraiment ça qui est qui est utilisé par les états et parfois juste par des groupes de pensées. On en parlera peut-être plus tard mais par des groupes de pensées pour inonder la toile et déstabiliser et mettre des idées dans la tête.
Justement, ouais, c'est ce que j'allais demander. Tu parlais notamment d'idées, de choses qu'on met dans la tête. Est-ce que tu penses aussi que la cyberger ça peut être aussi par des outils de soft power notamment à travers certaines figures culturelles ?
Je pense notamment au six bas harcèlements massifs qu'a vécu Iman Kellif, la boxeuse algérienne l'été dernier, qui était au final un espèce de mix entre de l'attaque conservatrice côté, on va dire états-Unis et britannique, conservatrice, transfob et cetera et en même temps du côté russe aussi. Est-ce que est-ce que ça fait partie selon toi de de formes de cybergerre là-dessus ? C'est une forme de cyberguerre. différence c'est que on parle plus forcément en visant un état.
OK. on parle plus d'un mode de pensée, d'une certaine philosophie, euh le conservatisme, le retour au traditionnalisme. Et euh quand on prend l'exemple par exemple d'imen Kieff qui donc a été la boxeuse algérienne qui a été attaquée de partout, euh en fait ce qu'il faut se dire c'est que c'est aussi une dynamique de réseaux sociaux et que la cyberguerre elle joue là-dessus et que par exemple euh une attaque discriminatoire genrée va engranger six fois plus d'engagement h qu'une attaque lambda lancée contre n'importe qui.
Si on commence à s'attaquer sur du physique du genre, là les réseaux sociaux, l'algorithme va glorifier un peu ce genre de pensée et c'est prouvé statistiquement que ces campagnes marchent beaucoup mieux. C'est pour ça qu'il y a une attaque plus précise sur tout ce qui est bah les femmes des dirigeants politiques. Je pense à des deep fake de la femme de Zelenski par exemple pendant la guerre en Ukraine.
Toutes les rumeurs de transidentité autour de Bid enfin c'est viser les femmes journalistes politiques. Il y avait déjà eu Michel Obama à l'époque he bien sûr. Et en fait le souci c'est que ça marche c'est que ça rentre dans une dynamique de buzz.
Ça rentre dans une dynamique Oui, ça un mode de pensée qui est en train de remonter qui est un peu nausé à bon et c'est exactement c'est exactement ça qui fait que ça fait partie de la cybergare en fait. Alors quand tu parlais de groupe de pensée, je tu pensais à quoi ? Moi alors sur le truc de LIA qui permet de générer justement de de polluer de la merde.
Lia, je l'avais vu j'avais vu que des groupes russes mettaient ça aussi au service pour créer des des faux sites carrément. Enfin des sites qui recopient l'esthétique, la charte de sites qu'on connaît bien, le monde, Libération, je sais pas quoi. Et d'ailleurs, on les voit sur on les voit sur X maintenant.
Ouais, sur X. Et ça arrive en sponso, un truc avec un faux site de presse et encore un truc de Macron. Brigitte Macron, est-ce que en vrai ce serait pas un singe ?
Enfin, tu vois, des trucs comme ça et euh et maintenant ça envoyé X qui régule pas évidemment. Mais euh tu pensais à quoi comme groupe de pensée ? Parce que là, on voit euh bon les Russes, je veux bien imaginer, les fou furieux aussi.
Euh euh mais est-ce qu'il y a d'autres groupes comme je sais pas les lobby pétroliers aussi font des trucs comme ça ont ces pratiques là ? Alors, on n pas on a bien sûr des preuves d'industriel qui ont mené des campagnes. Enfin, ça ça peut aller dans tous les sens he même le Paris-Germain a eu des campagnes contre certains de leurs joueurs pour mettre la pression sur des contrats.
Ça c'est par d'autres clubs. Non non non. En interne, ça a été documenté ça.
Je comprends rien. L'ancien directeur de la communication, monsieur RIB, qui euh qui était à la tête de de ce petit travail. Ouais.
Pour mettre la pression sur des joueurs du club. Voilà. Du club.
D'accord. Pour qui ? D'accord.
Pendant des négociations de contrat et cetera. Donc la cyberguerre c'est vraiment partout. Ouais, c'est ouf.
Et et il faut se dire quand on parlait de génération de de de contenu bas de gamme, c'est que ce qui pose problème aujourd'hui, c'est que les I génératives parfois ne font pas ce travail de sélection. Hm. Et que en fait en inondant la toile euh les I se nourrissent et nous rejettent ces informations qui ont été ingérés et qui nous les donne comme des choses factuelles.
Pourquoi ? Parce que ça a été trouvé sur un site qui ressemble euh à des sites c'estd qu'elles remangent leur propre caca après. Ouais.
En quelques temps. Si c'est une bonne ça va devenir un human sun typ iPad géant internet. OK.
On a l'image. On a l'image. Merci.
Merci. Euh non, à force de parler de la Russie, on a aussi tendance à oublier d'autres acteurs malveillants. Je crois que tu travailles en ce moment sur la Corée du Nord.
Alors, en ce moment, on travaille sur un sur un dossier sur le recrutement et enfin le lien entre le processus de recrutement et la Corée du Nord. En fait, ce qui est très intéressant là-dessus, c'est que je travaille beaucoup dans la cyberguerre, donc tout ce qui est géopolitique, on a du mal parfois à se rendre compte que ça peut nous concerner nous directement. Et en fait, ce qui est très intéressant de savoir c'est que les Nord-Coréens ont trouvé une manière de financer leur régime à travers des petites bricoles sur internet.
Et l'idée c'est d'intégrer des processus de recrutement. Alors ça va dans les deux sens. On peut être recruteur et recruter un ce qu'ils appellent un IT workers.
Donc c'est un nord-coréen qui euh va intégrer votre entreprise, qui va utiliser UNIA, donc le Face Swap pendant euh pendant euh pendant l'entretien d'embauche. Ça touche surtout ça touche surtout principalement les euh les entreprises du web 3, donc c'est les entreprises de crypto euh pas étonné donc qui utilise beaucoup le télétravail et qui et qui et qui surtout paye beaucoup en stable coins. às d'avoir une intraçabilité des revenus et de potentiellement pouvoir faire du blanchiment d'argent et de l'envoyer directement au régime nord-coréen.
Mais ça marche aussi dans l'autre sens. Parfois, on peut être nous en tant que chercheur d'emploi touché par les par les nord coréens. Prenons par exemple, vous avez un super profil sur Malte.
Vous avez 5 étoiles. Malte, c'est une malte, c'est une plateforme de freelance. Vous êtes développeur, vous êtes ingénieur en cybersécurité, vous avez des superbes notes, tout le monde vous veut.
Vous recevez un message vous disant "Et bah écoute, toi tu arriverais à te faire recruter recruter pas moi. Ce qu'on va faire c'est tu vas me donner une partie du du salaire et moi je vais faire le travail à ta place." Et en gros, ils intègrent comme ça des entreprises.
Donc ça peut poser des problèmes. Tout à l'heure, on parlait de bac d'or. Ça peut poser des problèmes.
Par exemple, si un matériel est envoyé à ces nord-coréens, qu'est-ce qu'ils en font ? Est-ce qu'ils peuvent insérer ce qu'on appelle une supply chain attack ? c'està dire quelque chose euh un virus dans l'ordinateur qui sera déployé plus tard en cas de conflit dont on c'est un peu une boule dont on parlait tout à l'heure et c'est quelque chose qui peut toucher concrètement un français un c'est incroyable cette arnaque c'est dingue.
C'est un c'est pas qu'une seule arnaque, c'est un ensemble complet. En tout cas, tout ton travail cher amine est à retrouver sur le site de Numérama. Un tonner d'applaudissement pour Amine Baba. [Musique]
Marina Ferrari