Guerre au Moyen-Orient: ces ouvriers israéliens "essentiels" qui ne peuvent pas s'abriter
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Le chemin du bureau pour Itsic, c'est 60 m à grimper tous les matins pour atteindre la cabine de sa grue sur un chantier de Tel Aviv. Et une fois là-haut, sa plus grande crainte désormais, une alarme qui pourrait se déclencher comme ce matin où il se filme pour nous tentant de trouver un semblant de protection sous les poutres métalliques de sa cabine. Impossible pour lui de rejoindre un abri à temps.
Il lui faudrait une dizaine de minutes quand l'alerte laisse 90 secondes aux habitants pour se mettre en sécurité. Les frappes et les interceptions de missile, lui il les voit en direct depuis le ciel. Nous le retrouvons à sa pause déjeuner qui commence par un coup de fil pour rassurer.
Allô maman, ça va ? Ça va et toi ? J'aimerais vraiment que tu puisses arrêter ce travail.
à mais en se repassant la frappe de ce matin, je vois vraiment tout ce qui se passe dans le ciel contrairement aux gens qui sont dans les abris. Ce matin, j'ai vu une interception de missile vraiment pas loin. Va savoir si ça ne sera pas sur moi la prochaine fois.
Il aimerait bien arrêter mais le secteur de la construction est classé secteur essentiel. Aucune indemnité en cas d'arrêt pour lui. Injustifiable pour Roy, le fondateur du syndicat des grutiers.
On pourrait très bien installer des passerelles jusqu'à l'immeuble en face et le mettre à l'abri, au moins derrière des murs en béton. Je ne vois pas pourquoi risquer ma vie pour cette construction. Est-ce que ça va nous aider à gagner contre l'Iran, le Liban ?
Ça aide juste l'économie. Chaque jour, depuis le début de la guerre, 600 grues comme celle d'accue immeubles au rythme des alarmes et sans abri possible pour ses ouvriers.